Techniques de Coffrage et Ferraillage
Techniques de Coffrage et Ferraillage
PROFESSIONNELLE
Module : Technique de Ferraillage et de
Coffrage (TFC)
Classes : BT2 & BT3 GC
Septembre 2018
MATIERE : Technique de Coffrage et de Ferraillage (TFC)
Le bois : c’est le plus utilisé sous forme de plaque de contre-plaqué ; l’épaisseur varie de 5 à 25 mm.
Le métal : on utilise généralement l’acier sous forme de tôle (3 à 5 mm) ou des tôles épaisses (7 à 12
mm).
Les matériaux spéciaux : il s’agit des peaux coffrantes réalisées au moyen de résine synthétique armé
ou non de fibre de verre, de polystyrènes, de polyesters, de caoutchouc permettant d’obtenir des
formes complexes généralement difficile à décoffrer.
Choix de la peau
Ce choix est conditionné :
D’une part par la spécification du contrat exprimé p ar le maitre d’œuvre. C’est généralement la
géométrie et l’aspect du parement
D’autre part par les moyens les mieux adaptés qui permettent d’atteindre les résultats au moindre
coût.
Il est à signaler que toute fuite entraine une perte de laitance (ciment+eau+éléménts fins) des agrégats.
Cette perte présente des inconvénients suivants :
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3. Le support
Il a pour fonction d’assurer la stabilité et la position de l’ensemble pendant la phase de bétonnage.
Ossature
Support
Support
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Coffrage roulant : c’est un coffrage utilisé pour les galeries et tunnels. Leur déplacement se fait sur les
rails et roulettes.
5. Coffrages horizontaux
Ils servent au bétonnage des poutres, des planchers et dalles diverses de nervures ou alvéolaires.
Coffrage à poutres : ce sont des coffrages constitués par un fond de moule et deux parties verticales.
Coffrages nervurés : ce sont des coffrages permettant de réaliser simultanément le coffrage des nervures
et des hourdis et parfois celui des poutres principales.
Coffrages alvéolaires : ce sont des coffrages constitués par des caissons dont les bouts coffrent les nervures.
Coffrages perdus : ce sont des coffrages non démontables qui servent au bétonnage des hourdis au-dessus
des poutres. Ces coffrages ne participent pas généralement à la résistance de la structure finale, mais
doivent résister aux sollicitations appliquées en cours de construction.
V. Les qualités d’un coffrage
Les coffrages doivent :
être suffisamment rigides pour supporter la poussée du béton, tout particulièrement dans le cas des
bétons fluides, sans se déformer y compris pendant la phase de vibration, et stables ;
être étanches pour éviter les fuites de laitance aux joints ;
avoir un parement nettoyé et traité avec un agent de démoulage approprié et appliqué en couche
régulière : cette préparation est indispensable pour l’obtention d’un béton apparent régulier et pour
éviter des phénomènes d’adhérence entraînant des arrachements lors du décoffrage ;
être exempts de corps étrangers (clous, ligatures, boulons...) et d’eau stagnante.
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TECHNIQUE DE REALISATION
DE MOULE ET LE DECOFFRAGE
I. REALISATION DES COFFRAGES (MOULES)
Les moules sont réalisées souvent à partir du bois, du métal ou autres matériaux ; ils sont des structures qui
définissent la forme ou la géométrie des ouvrages à réaliser.
1.1. Coffrage d’un poteau libre rectangulaire ou non
Pour les poteaux rectangulaires, le coffreur procède à :
la coupe les bois suivant les plans de structure des poteaux (ces plans définissent la section droite et la
hauteur des poteaux).
l’assemblage des différentes parties du coffre (c.-à-d. panneau, taquets, chanfrein et ceinture).
Dans la plupart des cas, la peau coffrante des poteaux libres donne un parement lisse.
Une autre solution pour le coffrage des poteaux rectangulaire ou carrés consiste à utiliser des panneaux
identiques (standards) disposés comme les pales d’un moulin à vent. Cette solution permet de réaliser
différentes tailles de poteaux en modifiant la géométrie des panneaux.
Le coffrage de poteaux circulaires sont aux contraire constitués de demi-coquilles circulaires dont le
diamètre est fixe par construction, et donc sans possibilité de réglage. Il faut ainsi changer de coffrage pour
réaliser des poteaux de diamètres différents.
Une autre technique de coffrage de poteaux circulaires consiste à utiliser des cylindres en carton ou des
contreplaqués. Ces cylindres sont à usage unique et sont détruits lors du démoulage
½ Coquille
Panneaux standards
disposés : en pales de moulin
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Clé de décoffrage
Vérin
L’étaiement vertical
L’étaiement horizontal
Et du fond de moule.
A défaut des tables coffrantes sur les petits chantiers, on sert des planches pour le fond de dalle et les pièces
en bois ou en métal pour l’étaiement vertical et horizontal.
II. DECOFFRAGE DES OUVRAGES EN BA
Après que le béton ait atteint une certaine résistance, on passe au décoffrage qui est une opération
consistant à enlever le coffrage. Le temps mis entre le bétonnage et le décoffrage dépend de plusieurs
facteurs :
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En planches jointives non rabotées, ce procédé a fait ses preuves et s'il n'est guère plus employé que sur
les petits chantiers, il présente de nombreux avantages :
− Il permet de boiser à la demande selon des cotes prescrites,
− La manutention des planches peut se passer d'engins de levage,
− La mise en œuvre ne nécessite aucun outillage, autre que l'outillage courant du maçon,
− Les planches isolent bien le béton du froid et de la chaleur qui assure une prise plus régulière,
− Le parement rugueux obtenu sans bullage facilite l'accrochage de l'enduit éventuel,
− Les planches utilisées économiquement coûtent bien moins cher que le contre-plaqué, la tôle ou
la matière plastique.
Par contre, il faut signaler certains inconvénients :
− Réemploi des planches très limité (2 à 5 fois),
− coupes intempestives entraînant des pertes,
− Stockage et entretien difficiles,
− Parement strié de balèvres.
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2. Mise en œuvre
Le boisage est constitué du moule et des ouvrages de soutien :
Le moule est fait de panneaux en planches de 27 mm jointives assemblées par des raclettes (chutes
de planches) au moyen de pointes de 55 mm. On peut aussi employer des planches de 34 mm ou la
volige pour du boisage courbe.
Les panneaux sont raidis par des chevrons.
Les éléments de soutien par des chevrons, des bastings ou des madriers.
On emploiera aussi des accessoires d'assemblage dont le rôle est d'assurer l'exactitude des cotes, la
stabilité et la facilité du démontage : entretoises, carcans, tiges filetées, clavettes de coffrage
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Sont d'un réemploi plus limité que le contre-plaqué et nécessitent beaucoup plus de précautions, mais
leur prix d'achat est inférieur.
Existent en 2 qualités : dure et extra dure portant des labels D et ED suivi des chiffres donnant
l'épaisseur.
Leur résistance mécanique est nettement inférieure à celle du contre-plaqué. Leur faible rigidité oblige
l'emploi d'un support solide et presque continu.
Le plus riche d'avenir, car il possède des qualités indéniables : légèreté, imputrescibilité, stabilité
dimensionnelle, rapidité de pose et dépose, facilité d'entretien et de stockage. Par ailleurs, du fait
de leur facilité de moulage les MP se prêtent particulièrement bien au boisage de formes
compliquées non développables.
Et surtout, le nombre de réemplois est pratiquement illimité.
La fabrication de ces coffrages est faite à partir de résine renforcée à la fibre de verre. La résine la
plus employés est le polyester, la résine époxy présente des caractéristiques nettement supérieures,
mais son prix en est plus élevé.
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Le coefficient d'élasticité du plastique armé étant très faible, il est nécessaire pour les pièces de
grandes dimensions de disposer de nombreux raidisseurs en bois ou en métal afin de réduire les
déformations.
Ces raidisseurs sont noyés dans le plastique au moment de la fabrication ou bien collés à la sous-face
du coffrage.
Cependant, il est peu rentable de fabriquer des coffrages constitués par de grandes surfaces planes.
Une solution originale en ce qui concerne le problème du chauffage du béton est de réaliser des
coffrages isothermes constitués par de la mousse de polyuréthanne prise en sandwich entre deux
parements en plastique armé.
− Le banchage
Pour permettre une exécution plus rapide, on peut remplacer le boisage par des banches en bois ou
en métal. Les banches ou encoffrements sont des panneaux mobiles interchangeables, constituant
une sorte de coffrage unitaire, maintenus par des boulons ou des étriers à un écartement égal à
l'épaisseur du mur. Les banches sont déplacées au fur et à mesure de l'avancement des travaux,
réalisent une économie de matériel sur le chantier. En alternant la fixation des boulons sur les
banches, on facilite le repérage des positions successives.
− Les banches en bois
Elles sont bien souvent réalisées par l'entreprise en fonction de l'ouvrage à exécuter et de ce fait
présentent un investissement relativement faible.
L'entretoise filetée peut être avantageusement remplacés par du fil de fer raidi à l'aide de tendeurs
spéciaux dont la mise en œuvre est plus aisée et rapide.
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Les dimensions des banches seront tout d'abord limitées par les moyens de levage dont on dispose
et ensuite par les moyens de raidissement qui devront leur être appropriés. En effet, il y a lieu de
tenir compte de la poussée latérale exercée sur les parois cette poussée est variable suivant le degré
de plasticité du béton, sa masse volumique, le vide de remplissage du moule, le mode de serrage et
la température ambiante.
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I. DEFINITION
Le ferraillage est l’ensemble des fers (c.-à-d. armatures) qui entrent dans la construction d’un ouvrage en
B.A. C’est encore l’ensemble des activités (ou opérations) concourantes pour mettre en place les armatures
d’un ouvrage en B.A. Sans elle, on ne parlera plus de BA mais du béton.
Les opérations relatives au ferraillage :
Stockage-coupe-façonnage-assemblage-manutention.
Ces opérations doivent être suivies de pose dans le coffrage
Le tableau ci-après montre ces différentes opérations et les matériels correspondants :
1 STOCKAGE
2 COUPE
Cisaille :
Coupe-boulons ⇒ capacité ø 12
A levier ⇒ capacité ø 25
Electrique ⇒ capacité tous les diamètres
3 FACONNAGE
MOYENS
Cintreuses :
A simple levier, à double levier, à pédale électrique
4 ASSEMBLAGE
5 MANUTENTION
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Soit involontairement :
Le phosphore et le soufre qui ont une action favorable sur l’usinabilité de l’acier
L’azote qui élève la température de transition de la résilience. Il est neutralisé par l’aluminium ou
le titane
L’oxygène et l’hydrogène qui sont des impuretés qui ne doivent pas être dans l’acier.
Soit volontairement et ont pour propriétés d’améliorer les caractéristiques mécaniques des aciers
(résistance à la rupture, dureté, limite d’élasticité, ductilité, résilience, soudabilité). On peut citer :
Le magnésium : il fixe le soufre ; c’est un élément durcissant améliorant la résilience.
Le silicium : élément trempant comme le manganèse, son action sur la résilience est défavorable
au-delà de 0,2%.
L’aluminium : il abaisse la température de transition ; il favorise par conséquent la soudabilité ; il
est nocif au point de vue de la forgeabilité.
Le titane : fixateur énergétique de l’oxygène et de l’azote ; néfaste au point de vue inclusions.
Le nickel : il améliore la résilience et la résistance aux basses températures.
Le chrome : il augmente la trempabilité de l’acier ainsi que la résistance à l’oxydation.
Le molybdène : il augmente le trempabilité sans compromettre la résilience ; il donne à l’acier des
caractéristiques mécaniques élevées à haute température.
Le vanadium : il a une action défavorable sur la résilience.
2.4. Convention d’écriture des nuances d’aciers
Le symbole d’acier comprend
a- Une lettre :
Pour les aciers de construction : les lettre A et E
Pour les aciers faiblement alliés : rien
Pour les aciers fortement alliés : la lettre Z
Pour les aciers spéciaux non alliés destinés au traitement thermique : les lettres XC, CC
b- Un nombre:
Pour les aciers de construction, ce nombre désigne :
La limite de rupture en MPa si la lettre précédente est A
La limite élastique en MPa si la lettre précédente est E.
Pour les autres aciers, le nombre est la teneur en carbone multipliée par 100.
c- Des lettres symbolisant les principales additions, rangées par teneur décroissante (voir tableau ci-
dessous)
d- Des nombres représentant les teneurs réelles des additions.
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Dans le cas des aciers peu alliés, les teneurs sont multipliées par des coefficients figurant dans le tableau
suivant :
Tableau : désignation des additions et des coefficients multiplicateurs
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N Eprouvette allongée
C
Eprouvette initiale
A D
B
N O
a
a
a
L’essai est pratiqué sur une éprouvette cylindrique, soumise à un effort de traction progressif, croissant de
zéro à la rupture. Les résultats sont enregistrés sur un diagramme effort-allongement (F, ∆l) ou contrainte-
F l
allongement ( , ) avec et . Ce diagramme se décompose en quatre (4) phases :
S l
Phase OA : zone rectiligne pour laquelle les allongements sont proportionnels aux efforts appliqués. C’est
la zone élastique (qui est réversible) car si l’on supprime l’effort de traction, la barre revient à sa longueur
initiale.
La partie rectiligne OA permet d’écrire : . Il y a donc proportionnalité entre contrainte ( ) et
E
déformation unitaire ( ). Le rapport de proportionnalité ( ) est appelé module d’élasticité longitudinal ou
module de YOUNG noté E.
l
On a alors : E ou E
l
Phase AB : palier horizontal qui traduit un allongement sous charge constante. L’éprouvette s’allonge sans
que l’effort ne change sensiblement de valeur. AB caractérise le domaine plastique.
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Phase BC : La charge croit à nouveau avec les allongements jusqu’à un maximum C correspondant à la
limite de rupture.
Phase CD : L’allongement continue bien que la charge soit décroissante. A ce stade apparait le phénomène
de striction : la déformation n’est plus homogène ; elle se concentre au voisinage d’une section
sensiblement centrale dont l’aire diminue rapidement. Le point figuratif décrit alors la partie descendante
CD de la courbe jusqu’à la rupture de l’éprouvette.
A partir de l’allongement permanent, un nouveau diagramme est obtenu donnant une limite élastique fe'
fe qui entraîne le phénomène d’écrouissage.
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ASSOCIATION ACIER-BETON
DISPOSITIONS CONSTRUCTIVES GENERALES
GENERALITES
L’association hétérogène de l’acier avec le béton lui confère le nom de béton armé (BA). Cette association
est née en France vers 1880. Elle est régit par différentes méthodes et règlements (CCBA 68 ; BAEL 83 ;
BAEL 91 ; BAEL 2000).
I. LES RAISONS DE CETTE ASSOCIATION
Bonne adhérence entre les deux matériaux (acier et béton ont même coefficient de dilatation)
Limitation des déformations du béton due à la différence du module d’élasticité longitudinale (pour
l’acier E=2x105 MPa et pour béton E=2x104 MPa).
Bonne résistance à la compression du béton et négligeable à la traction
Bonne résistance à la traction de l’acier
Cette association explique que les efforts de compression sont repris par le béton et les efforts de traction
sont repris par l’acier.
C
C
5 cm pour ouvrages à la mer ou exposés aux brouillards salins, ainsi que pour les ouvrages
exposés à des atmosphères très agressives. Cet enrobage peut être ramené à 3 cm si les
armatures ou le béton son protégés.
3 cm pour parois coffrés ou non soumises (ou susceptibles de l’être) à des actions
C= agressives, ou à des intempéries ou à des condensations, ou encore, eu égard à la destination
des ouvrages, au contact d’un liquide. Cette valeur peut être ramenée à 2 cm si fc28 40 MPa.
1 cm pour des parois qui seraient situées dans les locaux ouverts et clos et qui ne seraient
pas exposées aux condensations.
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h
h
10
h b
t min( , l , )
35 10
h
b
1.2. Groupement des barres
Les armatures peuvent être groupées de différentes manières :
ou
1 2
3 Interdits
a e l
b
où Cg diamètre du plus gros grain
eh l
ev
1,5Cg
eh
e
eh l
e
Cg
3. Poussée au vide
Toute armature courbe et tendue exerce sur le béton une poussée dans le plan de la courbure et du
côté de la concavité. Si l’armature est comprimée, la poussée est exercée du côté de la convexité
Traction
Traction
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Si la poussée est orientée vers une face externe, il y a risque d’éclatement du parement. Pour éviter
les poussées au vide, il convient :
Soit de l’équilibrer en attachant la barre par des ligatures orthogonales ancrées dans la masse du
béton.
correct
Incorrect Traction
Soit de réduire les risques d’éclatement du béton en inclinant les retours vers la masse du béton
Soit de supprimer la poussée au vide en modifiant le ferraillage (par croisement des barres)
Barre comprimée
Barre tendue
Traction
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a b c d
Le règlement précise que les dispositions a) et b) sont nettement défavorables que les dispositions c) et d)
qui assurent une meilleure répartition des fissures.
5. Adhérence
C’est l’action des forces de liaison qui s’opposent au glissement des armatures (suivant leur axe) par
rapport au béton qui les enrobe. Ces forces de liaison sont mesurées par la contrainte d’adhérence.
Béton
N
Armature
lS
N 2
La contrainte normale dans la barre est donnée par l’expression : S avec A
A 4
4N 2
S 2 ⇒ N S 1
4
N
La contrainte d’adhérence est donnée par l’expression : S avec Aτ π l S
A
N
⇒S 2
π l S
En remplaçant 1 dans 2 on a :
N S σS
S ⇒ τS
π l S 4 l S 4 lS
a. Ancrage
Une barre est dite ancrée lorsque l’effort N de traction exercée sur cette barre est entièrement équilibré
par l’adhérence entre le béton et l’acier dans la zone d’ancrage.
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Par définition, nous désignons par lS la longueur d’ancrage (ou de scellement), c-à-d la longueur d’une
barre de diamètre capable d’équilibrer avec une contrainte d’adhérence S , l’effort N provoquant
dans cette barre une contrainte de traction égale à la limite élastique de l’acier fe .
σS fe
τS or S fe ⇒ lS
4 lS 4 S
1 pour RL
Avec ft j 0 ,6 0 ,06 fc j et ψ
1,5 pour HA
Tableau : donnant la longueur d’ancrage l S fonction du type d’acier et de fc 28
l s 40 pour HA FeE40
l s 50 pour le RL et HA FeE50
b. Recouvrement des barres
Les armatures trouvées dans le commerce ayant une longueur limitée, il est parfois nécessaire pour
certains éléments de plus grande longueur d’utiliser plusieurs barres. Pour établir la continuité mécanique
entre les barres, nous effectuerons un recouvrement, c-à-d que nous ferons chevaucher les barres sur une
longueur l r . Cette longueur sera donc la longueur nécessaire pour assurer la transmission des efforts qui
sollicitent l’armature.
Barres tendues : lr l s si d 5 ø
lr l s d si d 5 ø
5
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Barres comprimées : l
r 24 pour HAE400
Barres tendues : lr 2l s e si d 5 ø
lr 2( ls d ) e si d 5 ø
Pour les ronds lisse (RL) Pour les Hautes Adhérence (HA)
l r 0,6l S Si d 5ø lr 0,4l S Si d 5ø
lr 0,6l S d Si d 5ø l r 0,6l S Si d 5ø
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Pour les barres isolées s ou faisant partie d’un ensemble de barres courbées disposées en un seul lit on
aura :
3 RL
r
5,5 HA
Dans les endroits où toutes les armatures de traction sont en courbe, les règles BAEL prévoient pour plus
de sécurité :
7 RL
r
11 HA
7
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FABRICATION ET POSE EN
COFFRAGE DES ARMATURES
GENERALITES
Le cycle de fabrication des armatures englobe les opérations principales de coupe, de façonnage et
d’assemblage. Le cycle est souvent précédé d’une opération de dressage des aciers et se termine lorsque les
armatures ont été mises en place dans le coffrage et contrôlées avant bétonnage.
Les paramètres déterminants pour les temps d’exécution des armatures sont les suivants :
nombre de barres à couper ;
nombre d’armatures à façonner ;
nombre d’armatures correspondant à des « repères » différents (diamètres, dimensions, formes, etc.) ;
nombre de « plis » ou façonnages à effectuer ;
nombre de points d’assemblage ;
complexité des façonnages ;
complexité d’assemblage ;
complexité de la pose.
C’est au stade de la conception que ces paramètres sont totalement définis.
Les moyens de production mis en œuvre varient suivant la « catégorie » des armatures. Il existe trois
catégories d’armatures :
– armatures sur plans ;
– armatures sur catalogue ;
– armatures spéciales.
1. Armatures sur plans
Définition
Les armatures sur plans sont fabriquées à partir de plans fournis par le client. Cette catégorie correspond
aux armatures des structures en béton armé d’ouvrages de génie civil ou de grands bâtiments. Chacune de
ces structures fait l’objet d’une étude spécifique qui comporte en particulier l’établissement de plans
d’armatures.
Dans le cas des « armatures sur plans » la fabrication proprement dite est le plus souvent précédée d’un
travail de préparation très important.
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L’armaturier est alors un simple exécutant. Il n’intervient auprès du bureau d’études que si certaines
armatures prévues présentent des difficultés ou impossibilités de fabrication. Parfois les nomenclatures sont
utilisées directement pour la fabrication.
Le plus souvent, elles sont transcrites sous forme d’ordres de fabrication manuscrits ou informatisés, qui
constituent des plans d’atelier. Ces documents de production sont en général édités en plusieurs
exemplaires. L’un des exemplaires constitue l’étiquette d’identification qui restera attachée à l’armature
jusqu’à sa pose en coffrage.
Le deuxième cas concerne la commande d’armatures à livrer assemblées dans toute la mesure du possible.
Ce type de commande peut être passé par une société spécialisée dans la pose des armatures ou par une
entreprise de gros œuvre en maçonnerie ou en béton armé.
L’armaturier dispose alors de plans complets de ferraillage et de coffrage. Cependant, ces plans ne
constituent pas des « plans d’atelier » utilisables pour la fabrication.
Le travail de préparation, assuré par des techniciens appelés « décortiqueurs », peut être plus ou moins
élaboré. Son objet principal est d’établir les documents de production à partir des plans des bureaux
d’études. Ce travail peut aussi donner lieu à une analyse détaillée des plans qui permettra :
– de s’assurer que les armatures figurant sur les plans sont conformes aux prescriptions normatives ;
– qu’elles sont définies sans ambiguïté ;
– qu’elles sont réalisables et que leur pose en coffrage ne présentera pas de difficulté insurmontable ;
– de proposer éventuellement les modifications nécessaires ou souhaitables qui devront, avant toute mise
en œuvre, être validées par le bureau d’études.
Cette prestation n’est pas due contractuellement par les armaturiers car les marchés qui leur sont sous
traités par les entreprises de gros œuvre ne comprennent théoriquement qu’un travail d’exécution :
fabrication et (ou) pose en coffrage des armatures.
Le troisième cas est celui où la fabrication et la pose sont assurées par une même société. La préparation se
fait alors en commun entre l’atelier et le service pose de cette société suivant les principes décrits dans le
deuxième cas, ci-dessus.
1.2. Dressage
La recherche d’une diminution des chutes d’acier et d’une meilleure productivité a conduit à un
développement des aciers livrés en couronnes plutôt qu’en barres.
Limité à l’origine aux petits diamètres, ce conditionnement existe aujourd’hui jusqu’au diamètre 20 mm.
Cette opération est réalisée dans une dresseuse. Le principe consiste à faire passer le fil dans une «chicane»
constituée de cadres tournants ou de galets. Certaines machines (dresseuses) effectuent uniquement le
dressage et la coupe en barres droites, d’autres (cadreuses) réalisent le façonnage directement après cette
opération.
1.3. Coupe
C’est une opération simple qui s’effectue, soit directement sur les barres avec des cisailles mécaniques, soit
sur les dresseuses dans le cas des fils livrés en couronnes. Dans les cadreuses, la coupe est effectuée en fin
de façonnage.
1.4. Façonnage
Le façonnage est réalisé à froid.
Dans le cas des fils, le façonnage s’effectue directement après le dressage dans des cadreuses. Les formes
sont programmées par l’opérateur à partir des documents de production (nomenclatures, étiquettes ou bons
de fabrication).
Les barres coupées sont façonnées sur des cintreuses. Les armatures comportant deux pliages sont assez
fréquentes. De ce fait beaucoup de cintreuses sont équipées de deux têtes de façonnage pouvant fonctionner
simultanément.
Toutes ces machines comportent une gamme de mandrins de cintrage correspondant aux diamètres
susceptibles d’être prévus sur les plans.
Il existe aussi des machines qui façonnent par une succession de plis de petite amplitude. Ceci permet des
programmations plus complexes comme par exemple des formes non circulaires ou non planes.
Pour le façonnage des armatures avec des rayons très élevés, (par exemple les cerces de réservoirs
circulaires ou armatures d’arcs ou de voûtes) on utilise des cintreuses à trois galets ou on façonne par une
succession de plis.
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MATIERE : Technique de Coffrage et de Ferraillage (TFC)
ou
ou
Assemblages d
soudés
d ≥ 3ø ø m ≥ 5ø
(barres et treillis)
pliés après
soudage
øm ≥ 5 ø d < 3ø pour soudure
1.4.3. Ancrage par courbure et longueur minimale à respecter lorsque le plan ne l’a pas précisée
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MATIERE : Technique de Coffrage et de Ferraillage (TFC)
N.B : cette formule n’est valable que pour des angles de cintrage compris entre 90° et 180°.
Ancrage à 180
5ø
180
Ancrage à 135
Ancrage à 90
15ø
90
1.5. Assemblage
L’assemblage des armatures coupées façonnées (appelé couramment montage) est réalisé soit en usine, soit
sur chantier soit, le plus souvent, de façon mixte. L’assemblage en usine, très développé en France, est plus
rapide et plus économique mais peut entraîner des coûts de transport plus élevés. Les choix sont effectués
en fonction du volume des cages à transporter, de la distance entre atelier et chantier et du processus de
pose en coffrage. En atelier, l’assemblage est réalisé par soudure. Il s’agit le plus souvent uniquement de
soudures « de montage » dont la fonction est d’assurer le bon positionnement et le maintien des armatures
façonnées y compris pendant leurs transports, leurs manutentions et la mise en place du béton.
On réalise parfois des soudures « résistantes » permettant d’assurer la continuité mécanique d’une
armature. On utilise alors un des procédés avec apport de métal.
Pour l’assemblage manuel des armatures sur plans les plus courantes (poutres, poteaux…) on utilise
souvent des tréteaux sur lesquels on pose les armatures longitudinales. Les cadres sont ensuite engagés sur
celles-ci, soit par la fermeture des cadres, soit par une extrémité des armatures longitudinales. Les autres
formes peuvent nécessiter des dispositifs particuliers.
Il existe aussi des machines plus ou moins automatisées permettant de réaliser des cages dans lesquelles les
cadres sont assemblés sur des armatures filantes de montage. Les armatures longitudinales sont ensuite
introduites dans ces cages.
Par ailleurs, certaines machines sont très spécialisées. C’est en particulier le cas des machines qui
produisent des cages d’armatures de pieux de fondation en enroulant et soudant sur des barres filantes des
spires issues directement de couronnes.
Sur chantier l’assemblage est effectué soit en atelier « forain » installé à proximité de l’ouvrage, soit
directement en coffrage. En général ces deux solutions coexistent. L’entrepreneur assurant la pose choisit
au cas par cas celle qu’il estime la plus pratique. Il est possible de souder sur site, mais le plus souvent, le
montage se fait par ligatures avec des fils d’attache en acier recuit.
D’une façon générale, en tenant compte dans la conception des armatures, des techniques de montage de
l’armaturier, le bureau d’études peut diminuer de façon significative les temps et donc les coûts
d’assemblage.
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MATIERE : Technique de Coffrage et de Ferraillage (TFC)
Les cadres sont presque toujours figurés sur les plans par des schémas. Il est certain que, dans la plupart des
cas, la représentation est « symbolique ».
Elle ne signifie pas forcément que le bureau d’études impose une fermeture par crochet à 135°. Il s’agit
d’une habitude de dessin qui a maintenant été intégrée dans la plupart des logiciels de dessin d’armatures.
Beaucoup d’armaturiers français ont choisi de réaliser systématiquement les cadres avec des fermetures par
crochets à 135° suivis d’une longueur droite de dix diamètres. Ils préfèrent éviter ainsi des refus de leurs
clients. Par ailleurs, les longueurs développées figurant sur les plans sont en général calculées avec cette
hypothèse, alors que les ancrages à 90° exigeraient une longueur légèrement supérieure.
L’ancrage avec fermeture par crochet à est à l’origine de fréquentes difficultés de montage des armatures.
Les quelques exemples suivants illustrent ces difficultés et proposent des solutions alternatives permettant
au contraire de faciliter l’assemblage.
Barres croisées
dans cadres étroits
10
54
370
16
15 15
2 HA 8 x 4.20 (Haut)
2 HA 10 x 4.20 (Bas)
La difficulté disparaît complètement si on utilise une fermeture avec deux ancrages à 90° (avec longueur
droite de dix diamètres comme le prescrit la norme
La solution avec un ancrage à 90° et un à 150° (avec longueur droite de 5 diamètres) est aussi acceptable.
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12 15
Ancrage à 135° – cadres étroits Fig C Fig D Fig E
Fig A Fig B
Ces difficultés, alliées à une petite recherche d’économie, conduisent d’ailleurs certains
fabricants à raccourcir la longueur droite après courbure au mépris des exigences prescrites.
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préciser leur composition. Cette nomenclature est parfois accompagnée d’un plan de pose sur lequel est
simplement repérée la position de chaque armature.
2.1.2. Fabrication des armatures sur catalogue
Les armatures sur catalogue se différencient des armatures sur plans par plusieurs caractéristiques : leurs
formes et dimensions sont répétitives et une grande partie d’entre elles se présente sous la forme de cages
de longueur 6 m, avec des cadres rectangulaires régulièrement espacés. Certains producteurs proposent
aussi des gammes de poutres, de chevêtres, et autres produits répondant aux besoins pour les constructions
courantes. Ces caractéristiques ont permis de développer des outils de production spécifiques. Dans les
divers processus existants, une partie ou la totalité des phases de la fabrication est automatisée. Certaines
machines intègrent dans un seul ensemble la totalité des opérations de dressage, coupe, façonnage et
assemblage. Elles produisent des armatures assemblées directement à partir de fils en couronne.
3. Armatures spéciales
On peut considérer qu’entrent dans cette catégorie tous les dispositifs structuraux utilisés dans le béton,
mettant en œuvre des armatures « classiques » associées à d’autres éléments.
4. Pose en coffrage
La pose en coffrage des armatures est réalisée soit à partir d’armatures coupées façonnées soit à partir
d’armatures assemblées.
Quelle que soit la méthode adoptée, le bureau d’études joue encore ici un rôle primordial.
En prenant en compte le processus de pose le concepteur de l’armature est en mesure de faciliter cette
opération. Inversement, une armature parfaitement calculée peut s’avérer très difficile voire impossible à
mettre en place si le processus de pose a été ignoré.
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15
5 5
Amax B ( 15 15 ) 11,25cm 2
100 100
Dans les sections carrées ou rectangulaires : on place des armatures dans chaque angle et si nécessaire des
armatures intermédiaires de manière à ce que la distance entre axe des armatures voisines d’une même face
soit au plus égale :
Au plus petit côté +10 cm
40 cm
a
c min(a 10cm;40cm)
c
1
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Dans les sections polygonales : on place les armatures dans chaque angle et si nécessaire des armatures
nécessaires.
Dans les sections circulaires : les armatures sont uniformément réparties sur tout le pourtour avec
au minimum 6 barres.
2. Armatures transversales
b=30
Exemple :
a=15
20
t 6 ,67 t 8mm
3
S t min(15cm , 40cm , 25cm) S t 15cm
Soit S t 15cm
N.B :
Il faut des armatures transversales pour relier les armatures longitudinales placées en dehors des angles de
la section (les étriers).
Dans un poteau soumis à la compression simple, les crochets sont proscrits (c-à-d les armatures
longitudinales ne doivent pas comporter des crochets).
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A A
Coffrage de la semelle
Ferraillage de la semelle
A-A Elévation
Aciers en attente
lr
3
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P2
n3
lr
P1 P2
P1
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AS 0,001 b0 h
Armature minimum des poutres en flexion simple
La condition de non fragilité impose une section minimale d’armatures :
f tj
AS 0 ,23 b0 d d 0,9h
fe
En résumé, dans le cas d’une poutre rectangulaire soumise à la flexion simple, la section d’armatures
tendues (armatures longitudinales) As est au moins égale à la valeur minimale fixée par la règle du
millième et la condition de non fragilité :
bh
1000
AS Max
f tj
0 ,23 b0 d
fe
f tj
AS b0 d
fe
1
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bh
1000
Dans le cas de la flexion composée, on aura : AS Max
f tj
fe b0 d
Avec
fe= limite élastique de l’acier
j
fc j , où j est la valeur moyenne des résistances obtenues sur l’ensemble des essais réalisés.
1,15
On utilise le plus souvent la valeur à 28 jours de maturité : f c 28 . Pour des calculs en phase de réalisation,
on adoptera selon les cas, les valeurs à j jours définies à partir de f c 28 par :
D’après BAEL 91 :
pour f c 28 40MPa ,
si j 60 jours
Pour f c 28 40 MPa,
si j 28 jours
h 35
t min l min
b 10 b
0,9 d
L’espacement St des cours successifs d’armatures transversales d’âme doit vérifier : St min
40cm
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c. Une section d’armatures, qu’elle soit réalisée en un seul ou en deux lits, doit obligatoirement être
symétrique par rapport à l’axe de symétrie vertical de la section du béton.
Axe de symétrie
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1/5 de la longueur de la plus grande travée voisine si l’appui n’appartient pas à une travée de rive,
1/4 de la longueur de la plus grande travée voisine si l’appui appartient à une travée de rive.
l=?
lb
l1 l2 li li+1
b l
l avt dernière dernière travée
travée
Premier lit : section d’au moins As/2, ils sont filants sur toute la longueur de la poutre.
Second lit : le reste de la section est placé dans la partie centrale des travées, les barres étant
arrêtées à une distance du nu des appuis inférieure ou égale au dixième de la longueur de la travée
considérée. ( la l 10 ).
Exemple :
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l’ l1 l l
lc l' b 1 2
lc b lc 4 4
l
h lo la la lo la
10
lo h
Ap Aa As
Ap
l1 l2 2
Aa As Ap
Avec As = la section totale d’armature tendue
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Poutre A Poutre B
Poutre C
« Tirettes »
( crosses indépendantes
livrées non montées)
Dans le cas de cages d’armatures de poutres posées assemblées, on peut rencontrer des difficultés si chaque
poutre a été étudiée séparément sans se soucier de l’ensemble.
La pose de la cage d’armature de la poutre C, faisant suite à celle des poutres A et B, demandera une
manutention délicate pour introduire les ancrages aux appuis.
La solution est connue sous le nom de « tirettes » c’est-à-dire de crosses non assemblées et livrées
simplement attachées en position rentrée dans la cage. Leur section et leur longueur doivent être calculées
pour transmettre l’effort tranchant par recouvrement avec les barres inférieures. La pose de la cage C
s’effectue alors sans problème et on glisse ensuite les tirettes dans la position prévue au plan.
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Les aciers armant à la flexion la région centrale d’une dalle sont prolongés jusqu’aux appuis :
dans leur totalité, si la dalle est soumise à des charges concentrées mobiles.
à raison d’un sur deux au moins dans le cas contraire.
Sur les parties du contour d’appui où pourraient se développer des moments d’encadrement partiels, on
doit prévoir des armatures « en chapeaux » capables d’équilibrer un moment de signe contraire au
moment de flexion maximal (Mt) de la région centrale et d’une valeur au moins égale aux quinze
centième de ce dernier.
Map 0 ,15Mt
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