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Techniques de Coffrage et Ferraillage

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COURS DE TECHNOLOGIE

PROFESSIONNELLE
Module : Technique de Ferraillage et de
Coffrage (TFC)
Classes : BT2 & BT3 GC

Septembre 2018
MATIERE : Technique de Coffrage et de Ferraillage (TFC)

GENERALITES SUR LES


COFFRAGES
I. DEFINITION
Le coffrage est une structure provisoire destinée à soutenir (soutènement) ou à porter (étaiement) et à
définir la géométrie et la qualité de l’aspect de la partie d’ouvrage à obtenir. Il assure la stabilité du béton
frais jusqu’à son durcissement.
II. LES CONSTITUANTS D’UN COFFRAGE
Le coffrage est généralement constitué de cinq éléments :

 La peau ou surface coffrante


 L’ossature
 Le support
 Les éléments de sécurité
 Les accessoires
1. La peau ou surface coffrante :
Cette partie du coffrage définit l’aspect définitif de l’élément coffré en lui laissant son emprunte. Son
choix dépend de l’état de surface à obtenir et du nombre de réemploi souhaité. On distingue trois types
de matériaux :

 Le bois : c’est le plus utilisé sous forme de plaque de contre-plaqué ; l’épaisseur varie de 5 à 25 mm.
 Le métal : on utilise généralement l’acier sous forme de tôle (3 à 5 mm) ou des tôles épaisses (7 à 12
mm).
 Les matériaux spéciaux : il s’agit des peaux coffrantes réalisées au moyen de résine synthétique armé
ou non de fibre de verre, de polystyrènes, de polyesters, de caoutchouc permettant d’obtenir des
formes complexes généralement difficile à décoffrer.
Choix de la peau
Ce choix est conditionné :

 D’une part par la spécification du contrat exprimé p ar le maitre d’œuvre. C’est généralement la
géométrie et l’aspect du parement
 D’autre part par les moyens les mieux adaptés qui permettent d’atteindre les résultats au moindre
coût.
Il est à signaler que toute fuite entraine une perte de laitance (ciment+eau+éléménts fins) des agrégats.
Cette perte présente des inconvénients suivants :

 Gène du décoffrage par constitution de butée


 Apparition au décoffrage des formes de saillies
 Perte des éléments fins dans la composition du béton, ce qui rend le béton fragile du point de vue
résistance.
2. L’ossature :
Elle permet au moyen de ses raidisseurs primaires et secondaires de limiter les déformations de la peau et
reporter au support les efforts transmis par le béton frais. Les raidisseurs secondaires sont fixés
perpendiculairement aux raidisseurs primaires.

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Cours préparé par : K. ATCHONGBLE Prof LETP
MATIERE : Technique de Coffrage et de Ferraillage (TFC)

3. Le support
Il a pour fonction d’assurer la stabilité et la position de l’ensemble pendant la phase de bétonnage.

 Pour des surfaces verticales, il assure une fonction de soutènement


 Pour les surfaces horizontales, il assure une fonction d’étaiement.
4. Les éléments de sécurité
Ils permettent l’utilisation d’un coffrage par le personnel de réalisation dans les meilleures conditions de
sécurité.
5. Les accessoires
 Les entretoises : elles permettent d’assurer une position relative des deux faces coffrantes
conformément à l’épaisseur de l’ouvrage à réaliser.
 Les joues : ce sont les éléments formant les parties du coffrage situé à l’extrémité du mur sur la
tranche.
 Les réservations : elles sont constituées de matériaux de forme et de position déterminée mise en
place sur les peaux coffrantes et destinées à maintenir un volume sans béton.
 Les démoulants : encore appelés les produits de démoulage, ils sont des produits qu’on passe sur la
peau avant le coulage du béton et qui ont pour but de faciliter l’opération de démoulage. Les différents
types de démoulant sont :
 Les huiles simples ou adjuvants
 Les émulsions en phase huileuses ou aqueuses
 Les agents chimiques de démoulage.
Peau
Peau Ossature

Ossature

Support

Support

Coffrage parements verticaux Coffrage parements horizontaux

III. CALCUL DES COFFRAGES


Les actions pouvant intervenir dans l’évaluation des charges sont :
 Le poids propre du coffrage
 Le poids propre des armatures
 Le poids et la poussée du béton frais
 Le poids du personnel
 Le stockage provisoire des matériaux et du matériel
 Les effets du pesage du bétonnage
 Les effets dynamiques apportés par le coulage
 Les actions parasites apportées (choc, vent etc.)
Le calcul des différents éléments (peau, ossature, support) se fait suivant les formules classiques de la
RDM.

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MATIERE : Technique de Coffrage et de Ferraillage (TFC)

IV. LES PRINCIPAUX SYSTEMES DE COFFRAGES


1. Coffrages traditionnels
Ils sont constitués de bois et ne seront utilisés que quelques fois voir une seule fois.
2. Coffrages outils
Est un coffrage conçu spécifiquement pour une partie d’ouvrage et qui permet d’obtenir une
meilleure productivité (nombre de réemploi élevé). Ce sont :
 Les banches : elles sont utilisées pour les élévations verticales (voiles, béton banché)
 Tables de coffrage ou tables coffrantes : elles sont utilisées pour les éléments verticaux
 Coffrage tunnel : ils sont utilisés pour coffrer simultanément les éléments verticaux et horizontaux.
C’est la combinaison de banche et table coffrante.

3. Coffrages spéciaux à progression verticale


Coffrages grimpants : ce sont des coffrages constitués par un à trois détails d’éléments coffrants avec un
support doté de passerelle permettant le bétonnage et utilisés pour les éléments verticaux de sections
constantes.
Coffrage semi-glissant ou coulissant : ce sont des coffrages utilisés pour les éléments verticaux de
grandes hauteurs et de sections constantes. Lors de leur transfert, les coffrages semi-glissants ne sont pas
séparés de la structure réalisée mais on assure le glissement sur celle-ci jusqu’à leur mise en position pour
le bétonnage de niveau supérieur.
4. Coffrages spéciaux pour tablier de ponts et tunnels
Coffrage gonflant : c’est un coffrage utilisé pour les égouts et canalisations

Coffrage roulant : c’est un coffrage utilisé pour les galeries et tunnels. Leur déplacement se fait sur les
rails et roulettes.

5. Coffrages horizontaux
Ils servent au bétonnage des poutres, des planchers et dalles diverses de nervures ou alvéolaires.
Coffrage à poutres : ce sont des coffrages constitués par un fond de moule et deux parties verticales.
Coffrages nervurés : ce sont des coffrages permettant de réaliser simultanément le coffrage des nervures
et des hourdis et parfois celui des poutres principales.
Coffrages alvéolaires : ce sont des coffrages constitués par des caissons dont les bouts coffrent les nervures.
Coffrages perdus : ce sont des coffrages non démontables qui servent au bétonnage des hourdis au-dessus
des poutres. Ces coffrages ne participent pas généralement à la résistance de la structure finale, mais
doivent résister aux sollicitations appliquées en cours de construction.
V. Les qualités d’un coffrage
Les coffrages doivent :
 être suffisamment rigides pour supporter la poussée du béton, tout particulièrement dans le cas des
bétons fluides, sans se déformer y compris pendant la phase de vibration, et stables ;
 être étanches pour éviter les fuites de laitance aux joints ;
 avoir un parement nettoyé et traité avec un agent de démoulage approprié et appliqué en couche
régulière : cette préparation est indispensable pour l’obtention d’un béton apparent régulier et pour
éviter des phénomènes d’adhérence entraînant des arrachements lors du décoffrage ;
 être exempts de corps étrangers (clous, ligatures, boulons...) et d’eau stagnante.

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VI. Les types de coffrages


Il existe deux types de coffrages :
 Les coffrages en bois
Matériau sciable et clouable, le bois est l’un des premiers matériaux utilisés pour la réalisation de coffrages.
Du fait de sa texture et de ses possibilités d’assemblage, le coffrage bois présente de nombreux avantages
pour les bétons apparents structurés et pour les ouvrages de formes complexes et non répétitifs.
Les planches utilisées pour les coffrages doivent être suffisamment épaisses pour éviter un gauchissement
(27 à 40 mm) et être tirées d’essences de bois exempts de tanin, secs et stabilisés.
Les caractéristiques du bois se modifient au cours des réemplois (porosité plus faible, usure de la surface) ;
ces modifications peuvent avoir une influence sur la teinte et l’aspect du parement.
Pour les surfaces importantes et planes, le coffrage peut être réalisé en panneaux de contreplaqué. Celui-ci
est également utilisable pour les petits éléments de forme complexe, du fait de sa facilité de découpe. Pour
un grand nombre de réemplois, on utilise surtout des panneaux de type CTBX (contreplaqué marine
imperméable) en épaisseur de 16 à 19 mm, dont la surface peut être bakélisée pour augmenter encore sa
longévité. En effet, il existe 2 types de contreplaqués : contreplaqué CTBO (ordinaire) utilisés pour les
travaux intérieurs et les CTBX (amélioré) qui sont donc utilisés pour ouvrages exposés aux intempéries.
 les coffrages métalliques
Ils se sont beaucoup développés dans le bâtiment. Ils permettent de rationaliser la mise en œuvre du béton
et contribuent à l’amélioration de la productivité du chantier. Leurs possibilités de réemploi sont
appréciables pour des éléments à caractère répétitif : voiles verticaux, planchers et poteaux. L’utilisation de
raidisseurs permet la réalisation d’éléments de grandes surfaces.

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MATIERE : Technique de Coffrage et de Ferraillage (TFC)

TECHNIQUE DE REALISATION
DE MOULE ET LE DECOFFRAGE
I. REALISATION DES COFFRAGES (MOULES)
Les moules sont réalisées souvent à partir du bois, du métal ou autres matériaux ; ils sont des structures qui
définissent la forme ou la géométrie des ouvrages à réaliser.
1.1. Coffrage d’un poteau libre rectangulaire ou non
Pour les poteaux rectangulaires, le coffreur procède à :

 la coupe les bois suivant les plans de structure des poteaux (ces plans définissent la section droite et la
hauteur des poteaux).
 l’assemblage des différentes parties du coffre (c.-à-d. panneau, taquets, chanfrein et ceinture).
Dans la plupart des cas, la peau coffrante des poteaux libres donne un parement lisse.
Une autre solution pour le coffrage des poteaux rectangulaire ou carrés consiste à utiliser des panneaux
identiques (standards) disposés comme les pales d’un moulin à vent. Cette solution permet de réaliser
différentes tailles de poteaux en modifiant la géométrie des panneaux.
Le coffrage de poteaux circulaires sont aux contraire constitués de demi-coquilles circulaires dont le
diamètre est fixe par construction, et donc sans possibilité de réglage. Il faut ainsi changer de coffrage pour
réaliser des poteaux de diamètres différents.
Une autre technique de coffrage de poteaux circulaires consiste à utiliser des cylindres en carton ou des
contreplaqués. Ces cylindres sont à usage unique et sont détruits lors du démoulage

½ Coquille

Panneaux standards
disposés : en pales de moulin

1.2. Coffrage d’une poutre


Le processus de réalisation du coffrage (moule) des poutres est le suivant :

 Pose de fond suivi de réglage de l’étayage


 Pose des joues
 Pose des taquets
N.B : lorsque les fonds sont mal réglés, on obtient des poutres déformées au décoffrage.

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1.3. coffrage des semelles isolées


Il est réalisé, quand le sol est instable.
Le coffrage (moule) se réduit en un quadrilatère réalisé à partir des lattes.
1.4. Coffrage de réservation de baies
On utilise les cadres métalliques réglables en hauteur et en largeur. Le décoffrage se fait par action sur les
vérins. Lorsqu’il s’agit du coffrage par cadre en bois, on peut prévoir une clé de décoffrage (facultatif).

Clé de décoffrage

Vérin

1.5. coffrage des angles


Dans les angles, on se sert de deux (2) banches de longueurs bien déterminées et reliées entre elles par une
cornière d’angle puis le tout boulonné dans les profilés verticaux.

1.6. coffrage des dalles


Les tables coffrantes sont des coffrages outils destinés à servir de fond de moule aux planchers (haut)
coulés sur place. Elle sert à la fois de :

 L’étaiement vertical
 L’étaiement horizontal
 Et du fond de moule.
A défaut des tables coffrantes sur les petits chantiers, on sert des planches pour le fond de dalle et les pièces
en bois ou en métal pour l’étaiement vertical et horizontal.
II. DECOFFRAGE DES OUVRAGES EN BA
Après que le béton ait atteint une certaine résistance, on passe au décoffrage qui est une opération
consistant à enlever le coffrage. Le temps mis entre le bétonnage et le décoffrage dépend de plusieurs
facteurs :

 La nature de l’ouvrage (ouvrage massif, sa hauteur, sa longueur)


 Le milieu extérieur de l’ouvrage (température, l’eau, l’air)
 La durée de prise du liant utilisé (ciment à prise rapide, lente normal)
Par convention, le temps de décoffrage est fixé à 28 jours d’âge du béton. Pour rendre le démoulage facile,
il est nécessaire de passer le démoulant (l’huile de démoulage) dans les coffres bien avant le coulage du
béton.
Comme outils de décoffrage, nous avons : le pied de biche ; marteau. Après tous les travaux de décoffrage,
l’opérateur doit classer les bois en fonction de leur nature ; nettoyer et conserver les moules pour les
travaux ultérieurs.
Pour les éléments verticaux (exemple de murs et poteaux) en ciment CPJ à prise normale, la durée est de 1
à 4 jours dans les conditions normales. Cette durée augmente pour les ouvrages très hauts et avec des liants
à prise et durcissement lents.

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MISE EN OEUVRE DES COFFRAGES


SUR CHANTIER COURANT
Dans les ouvrages de maçonnerie courante, le moule qui impose sa forme définitive au béton coulé est
appelé boisage parce que le plus souvent réalisé en bois de sapin.
1. Boisage traditionnel

En planches jointives non rabotées, ce procédé a fait ses preuves et s'il n'est guère plus employé que sur
les petits chantiers, il présente de nombreux avantages :
− Il permet de boiser à la demande selon des cotes prescrites,
− La manutention des planches peut se passer d'engins de levage,

− La mise en œuvre ne nécessite aucun outillage, autre que l'outillage courant du maçon,
− Les planches isolent bien le béton du froid et de la chaleur qui assure une prise plus régulière,
− Le parement rugueux obtenu sans bullage facilite l'accrochage de l'enduit éventuel,
− Les planches utilisées économiquement coûtent bien moins cher que le contre-plaqué, la tôle ou
la matière plastique.
Par contre, il faut signaler certains inconvénients :
− Réemploi des planches très limité (2 à 5 fois),
− coupes intempestives entraînant des pertes,
− Stockage et entretien difficiles,
− Parement strié de balèvres.
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2. Mise en œuvre
Le boisage est constitué du moule et des ouvrages de soutien :
Le moule est fait de panneaux en planches de 27 mm jointives assemblées par des raclettes (chutes
de planches) au moyen de pointes de 55 mm. On peut aussi employer des planches de 34 mm ou la
volige pour du boisage courbe.
Les panneaux sont raidis par des chevrons.
Les éléments de soutien par des chevrons, des bastings ou des madriers.
On emploiera aussi des accessoires d'assemblage dont le rôle est d'assurer l'exactitude des cotes, la
stabilité et la facilité du démontage : entretoises, carcans, tiges filetées, clavettes de coffrage

Boisage d'un mur de fondation


à une face de coffrage dans la hauteur du sous-sol

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1 Planche de 27 mm 6 Basting 65 x 165


2 Traverses en chevrons 8 x 8 7 Basting 65 x 165
3 Bastings 65 x 165 8 Basting 65 x 165
4 Lisse en basting 65 x 165 9 Tortillard
5 Contre-fiche 10 x 12 10 Entretoise

− Boisage à panneaux de bois raboté


Le bois raboté, assemblé à rainures et languettes offre toutes les possibilités de coffrage. Il permet
l'obtention de surfaces brutes de décoffrage donnant même un parement décoratif qui peut
comporter les empreintes soit des dessins du bois utilisé (nœuds, fibres) soit des combinaisons
géométriques réalisées par un plan d'appareillage.
− Boisage en contre-plaqué
Il permet d'obtenir un parement brut de décoffrage qui après un léger ragréage des bulles peut éviter
l'enduit au mortier.
Cependant, si le contreplaqué présente l'avantage d'une économie de .M.O. et une grande facilité
d'emploi, il supporte mal les manutentions répétées qui détériorent rapidement les arêtes et les
angles, rendant difficile le coffrage jointif.
On emploie soit la qualité C.T.B.O. ou C.T.B.X. suivant le nombre de réemplois prévus. On peut
éventuellement employer du contre-plaqué bakélisé, c'est-à-dire ayant reçu une imprégnation
protectrice.
Les fibres des plis extérieurs sont à orienter dans le sens perpendiculaire aux appuis. L'emploi de
pointes est à réduire au minimum.
Le contre-plaqué permet de réaliser des moules cintrés les rayons de courbure varient selon les
épaisseurs de plaques et le sens de cintrage.
− Boisage en panneaux de fibre de bois aggloméré.

Sont d'un réemploi plus limité que le contre-plaqué et nécessitent beaucoup plus de précautions, mais
leur prix d'achat est inférieur.
Existent en 2 qualités : dure et extra dure portant des labels D et ED suivi des chiffres donnant
l'épaisseur.
Leur résistance mécanique est nettement inférieure à celle du contre-plaqué. Leur faible rigidité oblige
l'emploi d'un support solide et presque continu.

- Boisage en matières plastiques

Le plus riche d'avenir, car il possède des qualités indéniables : légèreté, imputrescibilité, stabilité
dimensionnelle, rapidité de pose et dépose, facilité d'entretien et de stockage. Par ailleurs, du fait
de leur facilité de moulage les MP se prêtent particulièrement bien au boisage de formes
compliquées non développables.
Et surtout, le nombre de réemplois est pratiquement illimité.

La fabrication de ces coffrages est faite à partir de résine renforcée à la fibre de verre. La résine la
plus employés est le polyester, la résine époxy présente des caractéristiques nettement supérieures,
mais son prix en est plus élevé.

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Le coefficient d'élasticité du plastique armé étant très faible, il est nécessaire pour les pièces de
grandes dimensions de disposer de nombreux raidisseurs en bois ou en métal afin de réduire les
déformations.

Ces raidisseurs sont noyés dans le plastique au moment de la fabrication ou bien collés à la sous-face
du coffrage.
Cependant, il est peu rentable de fabriquer des coffrages constitués par de grandes surfaces planes.
Une solution originale en ce qui concerne le problème du chauffage du béton est de réaliser des
coffrages isothermes constitués par de la mousse de polyuréthanne prise en sandwich entre deux
parements en plastique armé.
− Le banchage
Pour permettre une exécution plus rapide, on peut remplacer le boisage par des banches en bois ou
en métal. Les banches ou encoffrements sont des panneaux mobiles interchangeables, constituant
une sorte de coffrage unitaire, maintenus par des boulons ou des étriers à un écartement égal à
l'épaisseur du mur. Les banches sont déplacées au fur et à mesure de l'avancement des travaux,
réalisent une économie de matériel sur le chantier. En alternant la fixation des boulons sur les
banches, on facilite le repérage des positions successives.
− Les banches en bois
Elles sont bien souvent réalisées par l'entreprise en fonction de l'ouvrage à exécuter et de ce fait
présentent un investissement relativement faible.

L'entretoise filetée peut être avantageusement remplacés par du fil de fer raidi à l'aide de tendeurs
spéciaux dont la mise en œuvre est plus aisée et rapide.

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Les dimensions des banches seront tout d'abord limitées par les moyens de levage dont on dispose
et ensuite par les moyens de raidissement qui devront leur être appropriés. En effet, il y a lieu de
tenir compte de la poussée latérale exercée sur les parois cette poussée est variable suivant le degré
de plasticité du béton, sa masse volumique, le vide de remplissage du moule, le mode de serrage et
la température ambiante.

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GENERALITES SUR LES


TECHNIQUES DE FERRAILLAGE

I. DEFINITION
Le ferraillage est l’ensemble des fers (c.-à-d. armatures) qui entrent dans la construction d’un ouvrage en
B.A. C’est encore l’ensemble des activités (ou opérations) concourantes pour mettre en place les armatures
d’un ouvrage en B.A. Sans elle, on ne parlera plus de BA mais du béton.
Les opérations relatives au ferraillage :
Stockage-coupe-façonnage-assemblage-manutention.
Ces opérations doivent être suivies de pose dans le coffrage
Le tableau ci-après montre ces différentes opérations et les matériels correspondants :

1 STOCKAGE

Chevalets ou supports verticaux, rangement et classement


des diamètres sur madriers horizontaux

2 COUPE

Cisaille :
 Coupe-boulons ⇒ capacité ø  12
 A levier ⇒ capacité ø  25
 Electrique ⇒ capacité tous les diamètres

3 FACONNAGE
MOYENS

Cintreuses :
 A simple levier, à double levier, à pédale électrique

4 ASSEMBLAGE

Ligatures avec fil recuit, attaches rapides, soudures par


points

5 MANUTENTION

Avec engin de levage (chariot élévateur, pont roulant,


grue, etc.) palonnier (nécessaire pour châssis importants)

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II. LES TYPES D’ACIERS POUR ARMATURES BA


2.1. Définition :
Les armatures sont des assemblages d’éléments (c.-à-d. aciers) noyés dans la masse du béton et destinés à
accroitre la rigidité d’une pièce, d’un ouvrage ou d’un matériau.
2.2. Rôles et qualités des aciers en BA
Les aciers adhèrent bien aux bétons grâce à leurs configurations. Ils demeurent solidaires au béton pour
ainsi limiter les déformations ; absorber les efforts de traction. Ils aident également le béton à pallier aux
efforts de compression.
Pour le choix des aciers pour armer le béton, les règles BAEL sont bien indiquées pour définir les aciers.
2.3. Composition du matériaux Acier : Nuances
L’acier est un matériau constitué essentiellement de fer et d’un peu de carbone. Le carbone intervient dans
la composition que pour une très faible part (1%). Outre le fer et le carbone, l’acier peut comporter
d’autres éléments qui lui sont associés :

 Soit involontairement :
 Le phosphore et le soufre qui ont une action favorable sur l’usinabilité de l’acier
 L’azote qui élève la température de transition de la résilience. Il est neutralisé par l’aluminium ou
le titane
 L’oxygène et l’hydrogène qui sont des impuretés qui ne doivent pas être dans l’acier.
 Soit volontairement et ont pour propriétés d’améliorer les caractéristiques mécaniques des aciers
(résistance à la rupture, dureté, limite d’élasticité, ductilité, résilience, soudabilité). On peut citer :
 Le magnésium : il fixe le soufre ; c’est un élément durcissant améliorant la résilience.
 Le silicium : élément trempant comme le manganèse, son action sur la résilience est défavorable
au-delà de 0,2%.
 L’aluminium : il abaisse la température de transition ; il favorise par conséquent la soudabilité ; il
est nocif au point de vue de la forgeabilité.
 Le titane : fixateur énergétique de l’oxygène et de l’azote ; néfaste au point de vue inclusions.
 Le nickel : il améliore la résilience et la résistance aux basses températures.
 Le chrome : il augmente la trempabilité de l’acier ainsi que la résistance à l’oxydation.
 Le molybdène : il augmente le trempabilité sans compromettre la résilience ; il donne à l’acier des
caractéristiques mécaniques élevées à haute température.
 Le vanadium : il a une action défavorable sur la résilience.
2.4. Convention d’écriture des nuances d’aciers
Le symbole d’acier comprend
a- Une lettre :
 Pour les aciers de construction : les lettre A et E
 Pour les aciers faiblement alliés : rien
 Pour les aciers fortement alliés : la lettre Z
 Pour les aciers spéciaux non alliés destinés au traitement thermique : les lettres XC, CC
b- Un nombre:
 Pour les aciers de construction, ce nombre désigne :
 La limite de rupture en MPa si la lettre précédente est A
 La limite élastique en MPa si la lettre précédente est E.
 Pour les autres aciers, le nombre est la teneur en carbone multipliée par 100.
c- Des lettres symbolisant les principales additions, rangées par teneur décroissante (voir tableau ci-
dessous)
d- Des nombres représentant les teneurs réelles des additions.

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Dans le cas des aciers peu alliés, les teneurs sont multipliées par des coefficients figurant dans le tableau
suivant :
Tableau : désignation des additions et des coefficients multiplicateurs

Additions Symboles Coefficients


Aluminium A 10
Bore B 1
Chrome C 4
Cobalt K 4
Cuivre U 10
Manganèse M 4
Molybdène D 10
Nickel N 4
Niobium NB 1
Silicium S 4
Titane T 10
Tungstène W 10
Vanadium V 10
Soufre F 10

EXEMPLE : Donner les désignations des aciers suivantes :


1.) Z2 CN 10.10 : Acier fortement allié de 0,02% de carbone, de 10% de chrome et de 10% de nickel
2.) 35 CAD 6.12 : Acier faiblement allié de 0,35% de carbone, de 1,5M de chrome, de 1,2%
d’aluminium et des traces de Molybdène.
3.) E 280 : Acier de construction de limite élastique 280 MPa.

2.4.1. Désignation des aciers utilisés en BA


Les aciers utilisés en armatures de béton armé sont désignés par :
 Leur forme (barre lisse, barre haute adhérence)
 Leur nuance (doux, mi-dur, dur) correspondant au pourcentage de carbone contenu dans
l’acier entre 0.2 et 0.50 de carbone.
 Leur limite élastique exprimée en MPa (symbole E)
Exemple : Fe E235
Fe : acier (et non fer)
E =: limite élastique (fe ou fsu) = 235 MPa
On distingue :
 Ronds lisses de nuances :
Fe E215 limite élastique fe = 215 MPa
Fe E235 limite élastique fe = 235 MPa
 Les barres à haute adhérence, de nuances :
Fe E400 limite élastique fe = 400 MPa
Fe E500 limite élastique fe = 500 MPa
 Treillis soudés formés par :
- assemblage des barres de fils lisses (TSL) : TSL 500⇒ fe = 500 MPa
- fils à haute adhérence (TS HA) :
FeTE 400 ⇒ fe = 400 MPa
FeTE 500 ⇒ fe = 500 MPa

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2.5. Types et formes des aciers


Les aciers utilisés pour constituer les pièces en B.A sont :
 Les ronds lisses
Dont la surface ne présente aucune aspérité en dehors des irrégularités de laminage. Sur nos chantiers, on
utilise les diamètres 6-8-10-12-14-16-20 de nuances FeE22 et FeE24 (où 22 et 24 désignent les limites
d’élasticité longitudinales en kg/mm2 x10 = MPa)
 Les armatures à haute adhérence : HA
La haute adhérence est obtenue par des nervures en saillies sur le corps de l’acier en vue d’augmenter
l’adhérence acier-béton. Deux nuances sont utilisées : FeE40 et FeE50 (ou FeE400 et FeE500). Les
diamètres nominaux sont : 6-8-10-12-14-16-20-25-32-40-50.
On utilise aussi comme armature pour B.A, les fils à haute adhérence et les treillis soudés.
Les différents types d’acier HA :
 Acier du type 1 : armature à H.A obtenue par laminage à chaud d’un acier
 Acier du type 2 : armature à H.A obtenue par laminage suivie d’un écrouissage sans réduction de section
 Acier du type 3 : armature à H.A obtenue par laminage suivie d’un écrouissage par tréfilage à froid
entrainant une forte réduction de section
 Acier du type 4 : Treillis soudés

2.6. Caractéristiques des aciers


2.6.1. Les caractéristiques géométriques
Les barres utilisées sont caractérisées par leur diamètre nominal ø.
Tableau donnant la section des armatures en fonction de leur diamètre et leur nombre

Tableau donnant les masses linéaires des armatures en fonction du diamètre :


6 8 10 12 14 16 20 25 32 40
Masse 0,222 0,395 0,617 0,888 1,208 1,578 2,466 3,358 6,313 9,8
Kg/ml

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2.6.2. Les caractéristiques mécaniques


Essai de traction

N Eprouvette allongée

C
Eprouvette initiale

A D
B

N O

a
a 
a

L’essai est pratiqué sur une éprouvette cylindrique, soumise à un effort de traction progressif, croissant de
zéro à la rupture. Les résultats sont enregistrés sur un diagramme effort-allongement (F, ∆l) ou contrainte-
F l
allongement (  ,  ) avec   et   . Ce diagramme se décompose en quatre (4) phases :
S l
Phase OA : zone rectiligne pour laquelle les allongements sont proportionnels aux efforts appliqués. C’est
la zone élastique (qui est réversible) car si l’on supprime l’effort de traction, la barre revient à sa longueur
initiale.

La partie rectiligne OA permet d’écrire :   . Il y a donc proportionnalité entre contrainte (  ) et
E

déformation unitaire (  ). Le rapport de proportionnalité ( ) est appelé module d’élasticité longitudinal ou

module de YOUNG noté E.

l
On a alors :   E   ou   E 
l

E s’exprime comme une contrainte


Exemple E=2. 105 N/mm2
Signalons que l’allongement de la tige produit par l’effet de la traction s’accompagne corrélativement d’un
d
rétrécissement de la section. La mesure de la variation relative du diamètre d est tel que :     où 
d
ε
= coefficient de poisson (sans unité)   a
εl

Phase AB : palier horizontal qui traduit un allongement sous charge constante. L’éprouvette s’allonge sans
que l’effort ne change sensiblement de valeur. AB caractérise le domaine plastique.

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Phase BC : La charge croit à nouveau avec les allongements jusqu’à un maximum C correspondant à la
limite de rupture.
Phase CD : L’allongement continue bien que la charge soit décroissante. A ce stade apparait le phénomène
de striction : la déformation n’est plus homogène ; elle se concentre au voisinage d’une section
sensiblement centrale dont l’aire diminue rapidement. Le point figuratif décrit alors la partie descendante
CD de la courbe jusqu’à la rupture de l’éprouvette.

A partir de l’allongement permanent, un nouveau diagramme est obtenu donnant une limite élastique fe' 
fe qui entraîne le phénomène d’écrouissage.

I. LES DIFFERENTES FORMES FACONNEES DE BARRES EN ACIER


Les barres en acier sont façonnées suivant plusieurs formes selon l’utilisation qu’on veut en faire. Les
formes sont diversifiées selon qu’on soit dans le cas du ferraillage des semelles, des radiers, des poteaux,
des poutres, dalles, nervures, chainages longrine, etc.
 Dans le cas des semelles, radiers et dalles on rencontre des armatures sous forme de quadrillage des
barres d’aciers (aciers porteurs et aciers de répartition). Les extrémités de ces barres d’aciers peuvent
comporter des crochets (ancrages) ou non.
 Dans le cas des poteaux, poutres, nervures, chainages et longrine, on parle d’armatures
longitudinales et transversales.
 Les armatures longitudinales sont celles posées parallèlement à l’axe longitudinal de ces pièces en
béton (poteaux, poutres, nervures, chainages, longrine). Ces armatures longitudinales sont
constituées des barres droites ayant des ancrages (ou non) aux extrémités.
 Les armatures transversales sont celles posées suivant (ou parallèlement à) la section transversale
de la pièce.
Ainsi nous avons comme exemple d’armature transversale : les cadres, les étriers, les épingles et les cerces.
Le schéma suivant présente la forme du cadre, étriers, épingle et cerce:

Cadre Etriers Epingle Cerce

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ASSOCIATION ACIER-BETON
DISPOSITIONS CONSTRUCTIVES GENERALES

GENERALITES
L’association hétérogène de l’acier avec le béton lui confère le nom de béton armé (BA). Cette association
est née en France vers 1880. Elle est régit par différentes méthodes et règlements (CCBA 68 ; BAEL 83 ;
BAEL 91 ; BAEL 2000).
I. LES RAISONS DE CETTE ASSOCIATION

 Bonne adhérence entre les deux matériaux (acier et béton ont même coefficient de dilatation)
 Limitation des déformations du béton due à la différence du module d’élasticité longitudinale (pour
l’acier E=2x105 MPa et pour béton E=2x104 MPa).
 Bonne résistance à la compression du béton et négligeable à la traction
 Bonne résistance à la traction de l’acier

Cette association explique que les efforts de compression sont repris par le béton et les efforts de traction
sont repris par l’acier.

II. DISPOSDITIONS CONSTRUCTIVES GENERALES


1. Protection des armatures (enrobage C)
Poutre Dalle Fondation

C
C

 5 cm pour ouvrages à la mer ou exposés aux brouillards salins, ainsi que pour les ouvrages
exposés à des atmosphères très agressives. Cet enrobage peut être ramené à 3 cm si les
armatures ou le béton son protégés.

 3 cm pour parois coffrés ou non soumises (ou susceptibles de l’être) à des actions
C= agressives, ou à des intempéries ou à des condensations, ou encore, eu égard à la destination
des ouvrages, au contact d’un liquide. Cette valeur peut être ramenée à 2 cm si fc28  40 MPa.

 1 cm pour des parois qui seraient situées dans les locaux ouverts et clos et qui ne seraient
pas exposées aux condensations.

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2. Possibilité de bétonnage correcte


1.1. Diamètre (ø) des barres
 Pour les dalles

h
 h
10

 Pour les poutres

h b
t  min( , l , )
35 10
h

b
1.2. Groupement des barres
 Les armatures peuvent être groupées de différentes manières :

ou

1 2
3 Interdits

 Les distances entre nus des paquets de barres

a e  l
b
 où Cg  diamètre du plus gros grain
eh   l
ev
1,5Cg
eh
e 
eh   l
e
Cg

3. Poussée au vide
Toute armature courbe et tendue exerce sur le béton une poussée dans le plan de la courbure et du
côté de la concavité. Si l’armature est comprimée, la poussée est exercée du côté de la convexité

Traction

Poussé au vide Eclatement du béton

Traction

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Si la poussée est orientée vers une face externe, il y a risque d’éclatement du parement. Pour éviter
les poussées au vide, il convient :
 Soit de l’équilibrer en attachant la barre par des ligatures orthogonales ancrées dans la masse du
béton.

correct

Incorrect Traction

 Soit de réduire les risques d’éclatement du béton en inclinant les retours vers la masse du béton

 Soit de supprimer la poussée au vide en modifiant le ferraillage (par croisement des barres)

Barre comprimée

Barre tendue

Traction

4. Prescription pour limiter les fissurations


Il faut proportionner le diamètre des armatures aux dimensions transversales des pièces et bien répartir
ces armatures ; c-à-d choisir le plus grand nombre de barres compatibles avec une mise en place correcte
du béton.

3
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a b c d

Le règlement précise que les dispositions a) et b) sont nettement défavorables que les dispositions c) et d)
qui assurent une meilleure répartition des fissures.

5. Adhérence
C’est l’action des forces de liaison qui s’opposent au glissement des armatures (suivant leur axe) par
rapport au béton qui les enrobe. Ces forces de liaison sont mesurées par la contrainte d’adhérence.

Béton
N
Armature
lS

N  2
La contrainte normale dans la barre est donnée par l’expression :  S  avec A
A 4

4N  2
S  2 ⇒ N   S 1
 4

N
La contrainte d’adhérence est donnée par l’expression :  S  avec Aτ  π l S
A
N
⇒S  2
π l S
En remplaçant 1 dans 2 on a :

N S  σS
S   ⇒ τS 
π l S 4 l S 4 lS

 S  contrainte d' adhérence


l  longueur d' ancrage
S

σ S  contrainte normale dans la barre
  diamètre nominal de la barre

a. Ancrage
Une barre est dite ancrée lorsque l’effort N de traction exercée sur cette barre est entièrement équilibré
par l’adhérence entre le béton et l’acier dans la zone d’ancrage.
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Par définition, nous désignons par lS la longueur d’ancrage (ou de scellement), c-à-d la longueur d’une
barre de diamètre  capable d’équilibrer avec une contrainte d’adhérence S , l’effort N provoquant
dans cette barre une contrainte de traction égale à la limite élastique de l’acier fe .

 σS  fe
τS  or  S  fe ⇒ lS  
4 lS 4 S

l S est supposé constante, la valeur moyenne de  S est : τ S  0,6 ψ S ft j


2
Si

1 pour RL
Avec ft j  0 ,6  0 ,06 fc j et ψ  
1,5 pour HA
Tableau : donnant la longueur d’ancrage l S fonction du type d’acier et de fc 28

Nuance FeE22 FeE24 FeE40 FeE50


fc 28
s 1 s 1  s  1,5  s  1,5
20 50  54  41  51 
25 43  47  35  44 
30 37  41  31  39 
35 33  36  27  34 

Les règles BAEL recommandent :

l s  40  pour HA FeE40

l s  50  pour le RL et HA FeE50
b. Recouvrement des barres
Les armatures trouvées dans le commerce ayant une longueur limitée, il est parfois nécessaire pour
certains éléments de plus grande longueur d’utiliser plusieurs barres. Pour établir la continuité mécanique
entre les barres, nous effectuerons un recouvrement, c-à-d que nous ferons chevaucher les barres sur une
longueur l r . Cette longueur sera donc la longueur nécessaire pour assurer la transmission des efforts qui
sollicitent l’armature.

 Calcul de la longueur de recouvrement lr


 Cas de simple recouvrement des extrémités de barres (cf schéma)

 Barres tendues : lr  l s si d 5 ø

lr  l s  d si d 5 ø

5
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 Barres comprimées l r  0,6 l s

Remarque : (cas courant)

lr  40 pour HAE400


 Barres tendues :
lr  50 pour HAE500

 Barres comprimées : l
r  24 pour HAE400

lr  30 pour HAE500

 Cas de recouvrement suivant la forme suivante

 Barres tendues : lr  2l s  e si d 5 ø

lr  2( ls  d )  e si d 5 ø

Remarque : Pour FeE400 et d=ø ⇒ lr  80  e

 Barres comprimées lr  1,2 l S  e

Remarque : Pour FeE400 et d=ø ⇒ lr  29  e

 Recouvrement des barres terminées par des crochets normaux

 Pour les ronds lisse (RL)  Pour les Hautes Adhérence (HA)
l r  0,6l S Si d  5ø lr  0,4l S Si d  5ø
lr  0,6l S  d Si d  5ø l r  0,6l S Si d  5ø

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Pour les barres isolées s ou faisant partie d’un ensemble de barres courbées disposées en un seul lit on
aura :

3   RL
r
5,5   HA

Dans les endroits où toutes les armatures de traction sont en courbe, les règles BAEL prévoient pour plus
de sécurité :

7   RL
r
11  HA

N.B : On ne fait pas le recouvrement avec des barres de différents diamètres.

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FABRICATION ET POSE EN
COFFRAGE DES ARMATURES
GENERALITES
Le cycle de fabrication des armatures englobe les opérations principales de coupe, de façonnage et
d’assemblage. Le cycle est souvent précédé d’une opération de dressage des aciers et se termine lorsque les
armatures ont été mises en place dans le coffrage et contrôlées avant bétonnage.
Les paramètres déterminants pour les temps d’exécution des armatures sont les suivants :
 nombre de barres à couper ;
 nombre d’armatures à façonner ;
 nombre d’armatures correspondant à des « repères » différents (diamètres, dimensions, formes, etc.) ;
 nombre de « plis » ou façonnages à effectuer ;
 nombre de points d’assemblage ;
 complexité des façonnages ;
 complexité d’assemblage ;
 complexité de la pose.
C’est au stade de la conception que ces paramètres sont totalement définis.
Les moyens de production mis en œuvre varient suivant la « catégorie » des armatures. Il existe trois
catégories d’armatures :
– armatures sur plans ;
– armatures sur catalogue ;
– armatures spéciales.
1. Armatures sur plans
Définition
Les armatures sur plans sont fabriquées à partir de plans fournis par le client. Cette catégorie correspond
aux armatures des structures en béton armé d’ouvrages de génie civil ou de grands bâtiments. Chacune de
ces structures fait l’objet d’une étude spécifique qui comporte en particulier l’établissement de plans
d’armatures.
Dans le cas des « armatures sur plans » la fabrication proprement dite est le plus souvent précédée d’un
travail de préparation très important.

1.1. Préparation de la fabrication – analyse des plans


Cette phase de préparation peut prendre différentes formes en fonction du contenu de la commande
d’armatures.
Le premier cas est celui d’une commande d’armatures coupées-façonnées à un armaturier chargé
uniquement de la fabrication. En général ce type de commande émane d’une entreprise spécialisée dans la
pose sur chantier, titulaire d’un marché complet de fourniture et pose des armatures. Ce « poseur » effectue
en général un travail préalable avec le bureau d’études afin que la conception du ferraillage tienne compte
du processus de mise en coffrage qu’elle a adopté.
L’atelier de fabrication reçoit de son client des listes (ou nomenclatures) d’armatures.
Ces documents ne donnent aucune indication sur la destination ou la fonction de chaque armature coupée-
façonnée.

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L’armaturier est alors un simple exécutant. Il n’intervient auprès du bureau d’études que si certaines
armatures prévues présentent des difficultés ou impossibilités de fabrication. Parfois les nomenclatures sont
utilisées directement pour la fabrication.
Le plus souvent, elles sont transcrites sous forme d’ordres de fabrication manuscrits ou informatisés, qui
constituent des plans d’atelier. Ces documents de production sont en général édités en plusieurs
exemplaires. L’un des exemplaires constitue l’étiquette d’identification qui restera attachée à l’armature
jusqu’à sa pose en coffrage.
Le deuxième cas concerne la commande d’armatures à livrer assemblées dans toute la mesure du possible.
Ce type de commande peut être passé par une société spécialisée dans la pose des armatures ou par une
entreprise de gros œuvre en maçonnerie ou en béton armé.
L’armaturier dispose alors de plans complets de ferraillage et de coffrage. Cependant, ces plans ne
constituent pas des « plans d’atelier » utilisables pour la fabrication.
Le travail de préparation, assuré par des techniciens appelés « décortiqueurs », peut être plus ou moins
élaboré. Son objet principal est d’établir les documents de production à partir des plans des bureaux
d’études. Ce travail peut aussi donner lieu à une analyse détaillée des plans qui permettra :
– de s’assurer que les armatures figurant sur les plans sont conformes aux prescriptions normatives ;
– qu’elles sont définies sans ambiguïté ;
– qu’elles sont réalisables et que leur pose en coffrage ne présentera pas de difficulté insurmontable ;
– de proposer éventuellement les modifications nécessaires ou souhaitables qui devront, avant toute mise
en œuvre, être validées par le bureau d’études.
Cette prestation n’est pas due contractuellement par les armaturiers car les marchés qui leur sont sous
traités par les entreprises de gros œuvre ne comprennent théoriquement qu’un travail d’exécution :
fabrication et (ou) pose en coffrage des armatures.
Le troisième cas est celui où la fabrication et la pose sont assurées par une même société. La préparation se
fait alors en commun entre l’atelier et le service pose de cette société suivant les principes décrits dans le
deuxième cas, ci-dessus.

1.2. Dressage
La recherche d’une diminution des chutes d’acier et d’une meilleure productivité a conduit à un
développement des aciers livrés en couronnes plutôt qu’en barres.
Limité à l’origine aux petits diamètres, ce conditionnement existe aujourd’hui jusqu’au diamètre 20 mm.
Cette opération est réalisée dans une dresseuse. Le principe consiste à faire passer le fil dans une «chicane»
constituée de cadres tournants ou de galets. Certaines machines (dresseuses) effectuent uniquement le
dressage et la coupe en barres droites, d’autres (cadreuses) réalisent le façonnage directement après cette
opération.
1.3. Coupe
C’est une opération simple qui s’effectue, soit directement sur les barres avec des cisailles mécaniques, soit
sur les dresseuses dans le cas des fils livrés en couronnes. Dans les cadreuses, la coupe est effectuée en fin
de façonnage.
1.4. Façonnage
Le façonnage est réalisé à froid.
Dans le cas des fils, le façonnage s’effectue directement après le dressage dans des cadreuses. Les formes
sont programmées par l’opérateur à partir des documents de production (nomenclatures, étiquettes ou bons
de fabrication).
Les barres coupées sont façonnées sur des cintreuses. Les armatures comportant deux pliages sont assez
fréquentes. De ce fait beaucoup de cintreuses sont équipées de deux têtes de façonnage pouvant fonctionner
simultanément.
Toutes ces machines comportent une gamme de mandrins de cintrage correspondant aux diamètres
susceptibles d’être prévus sur les plans.
Il existe aussi des machines qui façonnent par une succession de plis de petite amplitude. Ceci permet des
programmations plus complexes comme par exemple des formes non circulaires ou non planes.
Pour le façonnage des armatures avec des rayons très élevés, (par exemple les cerces de réservoirs
circulaires ou armatures d’arcs ou de voûtes) on utilise des cintreuses à trois galets ou on façonne par une
succession de plis.

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1.4.1. Diamètres de cintrage


On fixe les valeurs minimales des diamètres intérieurs de cintrage permettant de satisfaire à deux exigences
différentes :
– ne pas endommager l’armature elle-même lors du cintrage ;
– ne pas endommager le béton lors de la mise en charge de l’armature.
La première condition est liée uniquement aux caractéristiques mécaniques de l’acier et en particulier à sa
ductilité. La seconde a pour but de limiter les contraintes qui apparaissent dans le béton au contact d’une
armature cintrée, sollicitée en traction, en particulier à l’intérieur de la courbure.
 La première condition « ne pas endommager l’armature » Dans tous les cas, quels que soient la
fonction de l’armature et l’angle de façonnage, les diamètres de mandrins de façonnage doivent respecter
les valeurs figurant dans le tableau suivant :
Diamètre minimal du mandrin pour tous les façonnages
Diamètre de
la barre
Barres et fils
≤ 16 mm øm ≥ 4 ø
> 16 mm
ø m ≥ 7ø

Diamètre minimal du mandrin

ou
ou
Assemblages d
soudés
d ≥ 3ø ø m ≥ 5ø
(barres et treillis)
pliés après
soudage
øm ≥ 5 ø d < 3ø pour soudure

dans la partie courbe øm ≥ 20ø


NB : dans le cas des soudures situées dans la partie courbe, le diamètre du mandrin peut
être réduit à 5ø lorsque le soudage est effectué conformément à l’EN ISO 17660

1.4.2. Dimensions et angles de façonnage des armatures


Pour la plupart des armatures, les cotes sont bien précisées par les plans. La lacune la plus fréquente
concerne les façonnages comportant des angles autres que 90° ou 180° et en particulier les ancrages
d’extrémité. Pour définir une armature pliée à un angle différent de 90° ou 180° telle que celle représentée
sur la figure ci-dessous, il faut donner par exemple la cote A et deux des trois cotes B, C, ou D. La longueur
développée peut remplacer une des cotes. On peut aussi donner les cotes A, B, et un angle.

1.4.3. Ancrage par courbure et longueur minimale à respecter lorsque le plan ne l’a pas précisée

 Ancrage à un angle  compris entre 90 et 180 degrés


Lorsque les longueurs rectilignes, après courbure d’un ancrage par courbure, ne sont pas mentionnées sur le
plan, les longueurs rectilignes minimales après courbure ( Lr ) à respecter sont données par la formule

suivante : Lr  ( 25  ) d  =l’angle de cintrage exprimé en degré
9
d
d= diamètre nominal de l’acier

Lr et d sont exprimés dans la même unité

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N.B : cette formule n’est valable que pour des angles de cintrage compris entre 90° et 180°.

 Ancrage à 180
5ø
180

 Ancrage à 135

 Ancrage à 90
15ø

90

1.5. Assemblage
L’assemblage des armatures coupées façonnées (appelé couramment montage) est réalisé soit en usine, soit
sur chantier soit, le plus souvent, de façon mixte. L’assemblage en usine, très développé en France, est plus
rapide et plus économique mais peut entraîner des coûts de transport plus élevés. Les choix sont effectués
en fonction du volume des cages à transporter, de la distance entre atelier et chantier et du processus de
pose en coffrage. En atelier, l’assemblage est réalisé par soudure. Il s’agit le plus souvent uniquement de
soudures « de montage » dont la fonction est d’assurer le bon positionnement et le maintien des armatures
façonnées y compris pendant leurs transports, leurs manutentions et la mise en place du béton.
On réalise parfois des soudures « résistantes » permettant d’assurer la continuité mécanique d’une
armature. On utilise alors un des procédés avec apport de métal.

Pour l’assemblage manuel des armatures sur plans les plus courantes (poutres, poteaux…) on utilise
souvent des tréteaux sur lesquels on pose les armatures longitudinales. Les cadres sont ensuite engagés sur
celles-ci, soit par la fermeture des cadres, soit par une extrémité des armatures longitudinales. Les autres
formes peuvent nécessiter des dispositifs particuliers.
Il existe aussi des machines plus ou moins automatisées permettant de réaliser des cages dans lesquelles les
cadres sont assemblés sur des armatures filantes de montage. Les armatures longitudinales sont ensuite
introduites dans ces cages.
Par ailleurs, certaines machines sont très spécialisées. C’est en particulier le cas des machines qui
produisent des cages d’armatures de pieux de fondation en enroulant et soudant sur des barres filantes des
spires issues directement de couronnes.
Sur chantier l’assemblage est effectué soit en atelier « forain » installé à proximité de l’ouvrage, soit
directement en coffrage. En général ces deux solutions coexistent. L’entrepreneur assurant la pose choisit
au cas par cas celle qu’il estime la plus pratique. Il est possible de souder sur site, mais le plus souvent, le
montage se fait par ligatures avec des fils d’attache en acier recuit.
D’une façon générale, en tenant compte dans la conception des armatures, des techniques de montage de
l’armaturier, le bureau d’études peut diminuer de façon significative les temps et donc les coûts
d’assemblage.

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1.5.1. Fermetures des cadres, étriers et épingles

Schéma montrant : fermeture des cadres, modes de fermeture facilitant


la mise en place des armatures longitudinales

Les cadres sont presque toujours figurés sur les plans par des schémas. Il est certain que, dans la plupart des
cas, la représentation est « symbolique ».
Elle ne signifie pas forcément que le bureau d’études impose une fermeture par crochet à 135°. Il s’agit
d’une habitude de dessin qui a maintenant été intégrée dans la plupart des logiciels de dessin d’armatures.
Beaucoup d’armaturiers français ont choisi de réaliser systématiquement les cadres avec des fermetures par
crochets à 135° suivis d’une longueur droite de dix diamètres. Ils préfèrent éviter ainsi des refus de leurs
clients. Par ailleurs, les longueurs développées figurant sur les plans sont en général calculées avec cette
hypothèse, alors que les ancrages à 90° exigeraient une longueur légèrement supérieure.

L’ancrage avec fermeture par crochet à est à l’origine de fréquentes difficultés de montage des armatures.
Les quelques exemples suivants illustrent ces difficultés et proposent des solutions alternatives permettant
au contraire de faciliter l’assemblage.

Exemple 1 : mise en place des barres longitudinales


Quelle que soit la technique utilisée pour positionner les armatures longitudinales dans les cadres, la figure
suivante montre que cette opération sera difficile pour les barres situées dans l’angle comportant la
fermeture par crochet à 135°. Dans le cas de cadres étroits et de barres de gros diamètre, on peut même
arriver à une impossibilité.

Barres croisées
dans cadres étroits

10

19 Cad. HA 8 x 1.45 (e = 0.20)

54
370
16
15 15

2 HA 8 x 4.20 (Haut)

2 HA 10 x 4.20 (Bas)

La difficulté disparaît complètement si on utilise une fermeture avec deux ancrages à 90° (avec longueur
droite de dix diamètres comme le prescrit la norme
La solution avec un ancrage à 90° et un à 150° (avec longueur droite de 5 diamètres) est aussi acceptable.

Exemple 2 : lits de barres superposées dans une poutre


Dans le cas de lits superposés de gros diamètre, les crochets obligent à décaler les barres avec une perte
sensible de hauteur utile par rapport aux hypothèses de calcul. Pour des poutres de faible hauteur l’écart
relatif devient important et peut être très préjudiciable au bon comportement structural de la poutre.

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Ecart entre la position


théorique et la position réelle

Exemple 3 : cadres étroits


Pour des cadres étroits tels que ceux représentés sur la figure de l’exemple 3, l’adoption de
fermetures à 90° conduisait fréquemment à des impossibilités compte tenu de la longueur droite
de quinze diamètres exigée par les règles BAEL.
Cette difficulté se présente maintenant moins souvent grâce à la réduction de cette longueur à
dix diamètres par la norme NF EN 1992-1-1. En cas de nécessité, on pourra adopter un crochet
à 90° pour un des deux brins et un crochet à 150° pour l’autre (figure D). On peut aussi réaliser
une seconde équerre sur le brin horizontal (figure E).
L’utilisation d’ancrages à 135° rend difficile ou impossible la mise en place des armatures
longitudinales. Avec des longueurs droites après courbure de 10 diamètres éventuellement
exigées par les règles BAEL, le problème est aggravé et les extrémités des ancrages sortent de
l’emprise du cadre, créant ainsi des risques d’enrobage insuffisant (figure 36-d).
Ø 12 Ø 14
Ø 50
150°
Ø 50
Ø 70
Ø 50

12 15
Ancrage à 135° – cadres étroits Fig C Fig D Fig E
Fig A Fig B
Ces difficultés, alliées à une petite recherche d’économie, conduisent d’ailleurs certains
fabricants à raccourcir la longueur droite après courbure au mépris des exigences prescrites.

Exemple 4 : imbrication de cadres perpendiculaires


Dans cet exemple, il ne s’agit pas de placer des barres longitudinales mais d’engager les cadres 5 dans les
cadres 3 placés dans des plans perpendiculaires (schéma d’exemple 4). Dans la zone des crochets de
fermeture, la tâche apparaît pour le moins ardue. Dans ce cas, la faisabilité du montage nécessite l’adoption
d’ancrages à 90°. Lorsqu’un armaturier reçoit des plans comportant des dispositions telles que celles que
nous avons présentées à titre « d’exemples à ne pas suivre », la préparation de la production se trouve
bloquée, puisqu’il n’est pas habilité à modifier les plans sans l’accord du bureau d’études. Il ne peut que
proposer d’adopter des fermetures autres que les crochets à 135° causes du problème.
Pour éviter ce blocage, il suffirait de convenir entre bureaux d’études et armaturiers de la règle suivante : «
Sauf indication contraire, conformément à la norme NF EN 1992-1-1, les cadres seront fermés par des
ancrages à 90° avec une longueur droite de 10 diamètres après la courbure, et les épingles seront ancrées
par des crochets à 150° avec une longueur droite à 5 diamètres après la courbure. »
Cette mention pourrait figurer dans le cartouche des plans.

6
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2. Armatures sur catalogue


Définition
Les armatures sur catalogue sont conçues sous la responsabilité du fabricant et décrites dans un catalogue.
Celui-ci doit être approuvé par un bureau de contrôle technique.

2.1. Cycle de production


2.1.1. Préparation de la fabrication
La préparation est effectuée lors de l’étude du catalogue. Chaque référence est définie par une fiche de
fabrication et fait l’objet d’instructions relatives à l’étiquetage et au conditionnement.
Le plus souvent l’armaturier n’a aucune information sur l’ouvrage dans lequel les armatures qu’il livre
seront intégrées. Quand il reçoit une commande spécifique, elle se présente sous la forme d’une
nomenclature indiquant les nombres de chacun des produits du catalogue désignés par leur référence sans

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préciser leur composition. Cette nomenclature est parfois accompagnée d’un plan de pose sur lequel est
simplement repérée la position de chaque armature.
2.1.2. Fabrication des armatures sur catalogue
Les armatures sur catalogue se différencient des armatures sur plans par plusieurs caractéristiques : leurs
formes et dimensions sont répétitives et une grande partie d’entre elles se présente sous la forme de cages
de longueur 6 m, avec des cadres rectangulaires régulièrement espacés. Certains producteurs proposent
aussi des gammes de poutres, de chevêtres, et autres produits répondant aux besoins pour les constructions
courantes. Ces caractéristiques ont permis de développer des outils de production spécifiques. Dans les
divers processus existants, une partie ou la totalité des phases de la fabrication est automatisée. Certaines
machines intègrent dans un seul ensemble la totalité des opérations de dressage, coupe, façonnage et
assemblage. Elles produisent des armatures assemblées directement à partir de fils en couronne.

3. Armatures spéciales
On peut considérer qu’entrent dans cette catégorie tous les dispositifs structuraux utilisés dans le béton,
mettant en œuvre des armatures « classiques » associées à d’autres éléments.

4. Pose en coffrage
La pose en coffrage des armatures est réalisée soit à partir d’armatures coupées façonnées soit à partir
d’armatures assemblées.
Quelle que soit la méthode adoptée, le bureau d’études joue encore ici un rôle primordial.
En prenant en compte le processus de pose le concepteur de l’armature est en mesure de faciliter cette
opération. Inversement, une armature parfaitement calculée peut s’avérer très difficile voire impossible à
mettre en place si le processus de pose a été ignoré.

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FERRAILLAGE DES POTEAUX


I. IDENTIFICATION DES ACIERS D’UN POTEAU
Les poteaux sont ferraillés par deux (2) types d’armatures à savoir : armatures longitudinales et
transversales
1. Armatures longitudinales
 Elles participent à l’effort de compression avec le béton
 Elles résistent avec le béton au phénomène de flambement ou de flambage
2. Armatures transversales
Elles sont constituées par des cadres, des étriers, épingles et des cerces. Elles ont pour rôles :
 Relier les barres longitudinales entre-elles
 Permettre le positionnement adéquat des armatures longitudinales et le respect des enrobages
réglementaires
 Augmenter la résistance du poteau sous l’effet de compression et de flambement
 S’opposer à l’expansion latérale du béton.

II. DISPOSITIONS CONSTRUCTIVES PARTICULIERES


1. Armatures longitudinales
 Aciers min et max
La section d’armature longitudinale (A) est au moins égale à :
 4cm2 par m de longueur du parement (périmètre «P» de la section droite du béton)
 0,2 de la section totale du béton comprimé (B) sans toutefois dépassé 5 B.
4 P 0 ,2 B
A  Amin  max( ; )
100 100
5
A  Amax  B
100
N.B : P est en cm ; A et B sont en cm2

Exemple : poteau de section 15x15 15

15

On doit avoir Amin  A  Amax avec


4 P 0 ,2 B  4  ( 4  15 ) 0 ,2  ( 15  15 ) 
Amin  max( ; )  max ;   2 ,4cm 2
100 100  100 100 

5 5
Amax  B  ( 15  15 )  11,25cm 2
100 100

 Disposition des aciers

 Dans les sections carrées ou rectangulaires : on place des armatures dans chaque angle et si nécessaire des
armatures intermédiaires de manière à ce que la distance entre axe des armatures voisines d’une même face
soit au plus égale :
 Au plus petit côté +10 cm
 40 cm

a
c  min(a  10cm;40cm)

c
1
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 Dans les sections polygonales : on place les armatures dans chaque angle et si nécessaire des armatures
nécessaires.

 Dans les sections circulaires : les armatures sont uniformément réparties sur tout le pourtour avec
au minimum 6 barres.

2. Armatures transversales

Soit :  t le diamètre des armatures transversales


l max , le diamètre maximal des armatures longitudinales
l min , le diamètre minimal des armatures longitudinales
S t , l’espacement entre les armatures transversales
a , la plus petite dimension de la section

On a : t  l max
3
S t  min(15lmin , 40cm , a  10)

b=30
Exemple :

a=15

20
t   6 ,67  t  8mm
3
S t  min(15cm , 40cm , 25cm)  S t  15cm
Soit S t  15cm

N.B :
Il faut des armatures transversales pour relier les armatures longitudinales placées en dehors des angles de
la section (les étriers).
Dans un poteau soumis à la compression simple, les crochets sont proscrits (c-à-d les armatures
longitudinales ne doivent pas comporter des crochets).

2
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III. EXEMPLES PRATIQUES DE DISPOSITIONS D’ARMATURES


1. Jonction poteaux-semelles

A A

Coffrage de la semelle
Ferraillage de la semelle

Armatures Long. (øL)


B B

Armatures trans. (øt)=cadre

B-B (section poteau)


Quadrillage (aciers porteurs
et aciers de répartition)

A-A Elévation

2. Jonction poteaux superposés


 Poteaux de mêmes sections

Le nombre de cadre (n) doit être suffisant sur la longueur de


recouvrement (lr) : n 3

Aciers en attente
lr

3
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 Poteaux de sections différentes (P1  P2)

P2
n3
lr

P1  P2

P1

3. Quelques exemples de dispositions de ferraillages correctes et incorrectes

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TECHNIQUES DE FERRAILLAGE DES


POUTRES ET DALLES
I. LES POUTRES
1. Identification des aciers d’une poutre
Les poutres (toujours en position horizontale) sont ferraillées par des armatures longitudinales et
transversales.
Les armatures longitudinales sont prioritairement disposées dans les zones tendues en vue d’aider le béton
à résister à la flexion. Toutefois, elles traversent aussi les zones comprimées soit pour servir d’acier de
montage soit parce qu’il y a insuffisance de la section du béton devant permettre de supporter seul les
contraintes de compression.
Encore appelées armatures d’âme, les armatures transversales sont constituées de cadres, étriers et épingles.
Les armatures transversales des poutres ont pour principal rôle de résister à l’effort tranchant qui crée des
fissures sensiblement inclinées à 45° sur la ligne moyenne (autrement dit leur principal rôle est d’empêcher
l’ouverture des fissures dans le béton). En dehors de ce principal rôle, elles jouent d’autres rôles communs
aux rôles des armatures transversales des poteaux, chainage et longrine. Il s’agit de :

 Relier les armatures longitudinales entre-elles (rôle de montage).


 Maintenir les espacements des armatures longitudinales entre-elles et de respecter les enrobages
réglementaires.
 S’opposer à l’expansion latérale du béton

2. Armatures des poutres


2.1. Armatures longitudinales minima
 Dans toutes pièces soumises à la flexion simple ou composée et comportant une zone tendue, les
armatures longitudinales de traction doivent avoir une section au moins égale au millième de bo et h
(dimensions de la poutre) : règle du millième.

AS  0,001 b0 h
 Armature minimum des poutres en flexion simple
La condition de non fragilité impose une section minimale d’armatures :

f tj
AS  0 ,23 b0 d d  0,9h
fe

En résumé, dans le cas d’une poutre rectangulaire soumise à la flexion simple, la section d’armatures
tendues (armatures longitudinales) As est au moins égale à la valeur minimale fixée par la règle du
millième et la condition de non fragilité :

 bh
1000
AS  Max
 f tj
0 ,23 b0 d
 fe

 Armature minimum des poutres en flexion composée avec compression


Les armatures longitudinales de traction doivent avoir une section au moins égale à :

f tj
AS  b0 d
fe

1
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 bh
1000
Dans le cas de la flexion composée, on aura : AS  Max
 f tj
 fe b0 d

Avec
fe= limite élastique de l’acier

ft j = 0,6 + 0,06 × fc j si f c j  60 MPa

f t j = 0,275× f cj2/3 si fcj  60MPa

j
fc j  , où  j est la valeur moyenne des résistances obtenues sur l’ensemble des essais réalisés.
1,15
On utilise le plus souvent la valeur à 28 jours de maturité : f c 28 . Pour des calculs en phase de réalisation,
on adoptera selon les cas, les valeurs à j jours définies à partir de f c 28 par :

 D’après BAEL 91 :
 pour f c 28  40MPa ,

si j  60 jours
 Pour f c 28 40 MPa,

si j  28 jours

 D’après BAEL 83, fc j = 0,685 × fc 28 × log(j + 1)

2.2. Section minimale d’armature d’âme d’une poutre

Le diamètre des armatures d’âmes d’une


poutre est au plus égal à h/35 (h étant la
hauteur totale de la poutre), ainsi qu’au
diamètre de la plus petite barre
longitudinale ( l min ) et au dixième de la h
largeur de l’âme (b).

 h 35
t  min l min
 b 10 b

0,9 d
L’espacement St des cours successifs d’armatures transversales d’âme doit vérifier : St  min
40cm

2
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2.3. Section d’armature de peau d’une poutre (Ap)


On place les armatures de peau quand il s’agit des poutres de grande hauteur. Une poutre est considérée
comme étant de grande hauteur, lorsque la hauteur (ha) de son âme respecte la condition suivante :
ha(cm)  2(80  fe(Mpa)
10
)
h0
 Fissuration préjudiciable ou peu
préjudiciable
AP est au moins 3 cm2 par mètre de h Armatures de peau Ap
3 P( cm ) ha
parement Ap 
100 (cm)
 Fissuration très préjudiciable
AP est au moins 5 cm2 par mètre de
5 P( cm )
parement Ap 
100 (cm) b

3. Dispositions des armatures

3.1. Disposition des armatures dans une section de poutre

a. Section réalisée en un seul lit


 Il est possible d’utiliser des barres de deux (2) diamètres différents
 Il est recommandé de n’utiliser que des diamètres ne différant pas de plus de trois intervalles dans
la liste des diamètres nominaux :
Par exemple, avec HA 20, on pourra utiliser, comme plus petits diamètres, des 16, 14 ou 12, mais pas
des 10 ou plus petits.
b. Section réalisée en deux lits
 Pour chaque lit, il est recommandé de n’utiliser que des diamètres ne différant pas de plus de trois
intervalles dans la liste des diamètres nominaux.
 Globalement, pour l’ensemble de la section de barres, il est recommandé de ne pas dépasser cet
écart maximal de trois intervalles.

c. Une section d’armatures, qu’elle soit réalisée en un seul ou en deux lits, doit obligatoirement être
symétrique par rapport à l’axe de symétrie vertical de la section du béton.

Axe de symétrie

3
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d. Lorsqu’une section est réalisée en deux lits, les


armatures du second lit doivent être placées
verticalement exactement au-dessus de celles du
premier lit, si elles sont en nombre inférieur à celles
du premier lit, elles doivent toujours être placées de
façon symétrique par rapport à l’axe de symétrie
vertical de la section de béton, vers l’extérieur de la
section : les « vides » sont au centre de la section.
e. Lorsqu’on se déplace de l’extérieur de la section
vers l’intérieur, horizontalement ou verticalement,
le diamètre des barres rencontrées ne peut
augmenter (voir figure ci-contre) : une barre ne peut Légende : Sens de diminution des
être plus grosse que sa voisine du même lit située diamètres des barres
plus à l’extérieur ; une barre du second lit ne peut
être plus grosse que celle du premier lit sur laquelle
elle repose.

3.2. Arrêt des armatures principales : règle forfaitaire


a. Répartition des armatures sur appuis (Chapeaux)
Les chapeaux sur appuis doivent déborder du nu de l’appui au moins :

 1/5 de la longueur de la plus grande travée voisine si l’appui n’appartient pas à une travée de rive,
 1/4 de la longueur de la plus grande travée voisine si l’appui appartient à une travée de rive.

 l=?

lb
l1 l2 li li+1
b l
l avt dernière dernière travée

travée

lb  max l1 ;l2 4 la  max li; li 1 5 la  max lavant dernièretravée; ldernièretravée 4

b. Répartition des armatures en travée


Les armatures inférieures As peuvent être réparties en deux (2) lits :

 Premier lit : section d’au moins As/2, ils sont filants sur toute la longueur de la poutre.
 Second lit : le reste de la section est placé dans la partie centrale des travées, les barres étant
arrêtées à une distance du nu des appuis inférieure ou égale au dixième de la longueur de la travée

considérée. ( la  l 10 ).
Exemple :

4
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l’ l1 l l
lc   l'  b  1 2
lc b lc 4 4
l
h lo la la lo la 
10
lo  h
Ap Aa As
Ap 
l1 l2 2
Aa  As  Ap
Avec As = la section totale d’armature tendue

3.3. Répartition des armatures transversales


Lorsque la travée de poutre étudiée comporte des charges concentrées, on utilise une méthode, dite
générale, pour évaluer la densité de cadres (donc leur espacement) en fonction de la variation de l’effort
tranchant. Cette méthode, assez complexe, ne sera pas exposée ici.
Dans le cas des travées de hauteur constante sans charges concentrées, on utilise une méthode simplifiée
forfaitaire : méthode de caquot.
 Méthode pratique de caquot
On calcule :
 L’écartement St0 des armatures transversales à l’appui : le premier cadre est ainsi placé à 0,5 St0 du
nu de l’appui ;
 Puis on adopte, pour l’écartement des cadres suivants (en centimètres cm), la suite des nombres ci-
après (à partir de la valeur de St0) : 7-8-9-10-11-12-13-16-20-25-35-40 en cm.
 Chaque espacement étant répété n fois.
n= nombre entier de mètres (par excès) dans la demi-travée de la poutre ou dans la portée totale pour
une console.
3.4. Quelques exemples des difficultés de dispositions d’armatures

a. Cas de l’appui intermédiaire d’une poutre sur une autre poutre


Dans ce cas, ce sont les armatures longitudinales des deux poutres qui risquent de se rencontrer. La poutre
portée comporte toujours des barres supérieures, et la poutre porteuse peut en comporter aussi au moins
dans certaines zones. Le problème est particulièrement délicat quand on se trouve en présence d’armatures
de gros diamètre et parfois sur plusieurs lits.
Si aucune disposition particulière n’est prévue, c’est l’entreprise qui pose en coffrage qui choisira de faire
passer l’armature d’une des deux poutres au-dessus de l’autre suivant son inspiration et parfois hors des
cadres. Il peut ainsi arriver que l’écart entre la position réelle et la position théorique des barres dépasse
largement les tolérances admises ou que l’enrobage ne soit pas respecté.
Pour bien faire, il faut que le bureau d’études choisisse lui-même une position d’armature réalisable, en
tienne compte dans ses calculs, et la représente de façon explicite sur les plans.
Si les poutres sont de même hauteur, le problème se pose aussi pour les armatures inférieures. On peut dans
ce cas prévoir un léger dévoiement des barres inférieures, ou encore la mise en place de « clés » avec
recouvrements.

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« chapeaux » d'une des deux poutres


décalées vers le bas

b. Cas de Poutre s’appuyant sur deux poutres porteuses

Poutre A Poutre B
Poutre C

« Tirettes »
( crosses indépendantes
livrées non montées)

Dans le cas de cages d’armatures de poutres posées assemblées, on peut rencontrer des difficultés si chaque
poutre a été étudiée séparément sans se soucier de l’ensemble.
La pose de la cage d’armature de la poutre C, faisant suite à celle des poutres A et B, demandera une
manutention délicate pour introduire les ancrages aux appuis.
La solution est connue sous le nom de « tirettes » c’est-à-dire de crosses non assemblées et livrées
simplement attachées en position rentrée dans la cage. Leur section et leur longueur doivent être calculées
pour transmettre l’effort tranchant par recouvrement avec les barres inférieures. La pose de la cage C
s’effectue alors sans problème et on glisse ensuite les tirettes dans la position prévue au plan.

II. LES DALLES


1. Armatures d’une dalle
Les dalles sont armées à partir des quadrillages des barres d’aciers. C’est-à-dire les armatures sont
disposées suivant deux directions perpendiculaires telles que le rapport de la section armant la direction
moins sollicitée (armatures de répartition) à celle armant la direction orthogonale (la plus sollicitée) est au
moins égal à :
AS
 1/3 si les charges appliquées comprennent des efforts concentrés Ar 
3
 1/4 dans le cas contraire Ar  AS
4
2. Dispositions des Armatures d’une dalle
 L’écartement des armatures d’une même nappe ne doit pas dépasser les valeurs du tableau suivant dans
lequel h désigne l’épaisseur totale de la dalle.
Tableau : écartement des armatures d’une même nappe

Directions Charges réparties seulement Charges concentrées


Direction la plus sollicitée 3h et 33 cm 2 h et 25 cm
Direction perpendiculaire à la 4h et 45 cm 3h et 33 cm
plus sollicitée

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 Les aciers armant à la flexion la région centrale d’une dalle sont prolongés jusqu’aux appuis :
 dans leur totalité, si la dalle est soumise à des charges concentrées mobiles.
 à raison d’un sur deux au moins dans le cas contraire.
 Sur les parties du contour d’appui où pourraient se développer des moments d’encadrement partiels, on
doit prévoir des armatures « en chapeaux » capables d’équilibrer un moment de signe contraire au
moment de flexion maximal (Mt) de la région centrale et d’une valeur au moins égale aux quinze
centième de ce dernier.

Map  0 ,15Mt

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