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Rimbaud : entre liberté et héritage littéraire

Dissertation rédigée : 3e partie - Conclusion - Sujet : "Tout à démolir, tout à effacer dans ma tête"

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Dissertation : neuf , net

Sujet « Tout à démolir, tout à effacer dans ma tête ! Ah ! Il est heureux, l'enfant abandonné [...]
parvenant à l'âge d'homme sans aucune idée inculquée par des maîtres ou par une famille : neuf, net, sans principes,
sans notions - puisque tout ce qu'on nous enseigne est farce ! - et libre, libre de tout ! » écrit Arthur Rimbaud à son ami
Ernest Delahaye en 1870. Le poète vous semble-t-il avoir atteint son objectif dans Les Cahiers de Douai
? Vous répondrez à cette question en vous appuyant sur votre lecture de l'œuvre au programme ainsi que sur les textes
que vous avez étudiés dans le cadre du parcours « Émancipations créatrices ».

Bla bla bla bla Bla bla bla bla Bla bla bla bla Bla bla bla bla Bla bla bla bla Bla bla
bla bla Bla bla bla bla Bla bla bla bla Bla bla bla bla Bla bla bla bla Bla bla bla bla Bla
bla bla bla
Argument Enfin, l’auteur des Cahiers de Douai n’est pas « sans principes » et « sans Alinéa + ML mot
du -III-c- notions ». Dans cette œuvre de jeunesse, sa modernité repose surtout sur une de liaison
(pain du confrontation provocatrice avec ses aînés. Les références littéraires attestent de
sandwich) son admiration pour les poètes classiques. Par exemple, dans son hommage à Exemple(s)
Shakespeare, il cite le prénom « Ophélia », en langue anglaise, comme pour (jambon du
montrer qu’il est un lecteur attentif du dramaturge. De plus, il désigne avec sandwich)
pertinence le responsable de la mort de la jeune fille : ce responsable est Hamlet,
« un pauvre fou. » Ophélie n’est donc pas seulement une allégorie du poète : elle
je réponds est aussi un sujet de dissertation littéraire sur une œuvre classique. Le patrimoine Les titres d’
au sujet littéraire n’est pas rejeté dans Les Cahiers de Douai ; il est le support des œuvres sont
provocations rimbaldiennes. De même, l’insolence de l’ « ulcère à l’anus », décrit soulignés sans
argument dans le poème « Vénus anadyomène », constitue un hommage fidèle et guillemets
révérencieux au modèle baudelairien, dont le poème « Une charogne » contenait « entre
Argument déjà, en 1857, le motif de la décomposition de la chair, qui rappelle le topos guillemets »
du -III-c- classique des vanités picturales. Rimbaud est un élève cultivé, qui ne s’est pas
(pain du encore libéré des « idées inculquées par des maîtres ou par une famille ». Je cite le sujet
sandwich) L’adolescent de seize ans n’a pas tout effacé dans sa tête.
[Sauter 2 lignes avant la conclusion
[Sauter 2 lignes avant la conclusion
ML mot de Au terme de notre étude, il apparaît que la volonté de faire table rase du Mot-clé
liaison poète Rimbaud doit être nuancée. Certes, l’auteur de « Ma bohème » rejette les = I --
institutions et les conventions héritées du passé. Son aspiration à être « libre de = II --
Synthèse du tout » le conduit à imaginer les bases d’un nouveau cadre poétique, où règne la
développe solitude, la marginalité et l’errance. Cependant, cette soif de nouveauté s’exprime = III --
ment principalement dans une confrontation sarcastique avec les modèles de son
époque, qu’ils soient politiques, sociaux ou esthétiques. Le poète reste tributaire
de son milieu, qu’il provoque, de ses maîtres, qu’il parodie. Il parviendra bientôt à Je commente ma
construire un univers poétique plus radicalement novateur, dans le recueil Une réponse au sujet
saison en enfer, publié en 1873, puis dans Les Illuminations, composé en 1875 et
publié en 1886 par Paul Verlaine. Le « poète voyant » sera alors capable de « fix[er] Les crochets indiquent
que la citation est
des vertiges », ou d’être le « savant au fauteuil sombre ». Il permettra ainsi de poser adaptée à la syntaxe
les bases d’une nouvelle définition du poète, situé au-delà du réel. de ma phrase
Mais sa décision d’abandonner la poésie, en 1875, semble indiquer que sous
Ouverture : l’ambition révolutionnaire se cache le doute, voire une forme d’aveu de faiblesse.
on élargit le Arthur Rimbaud présage ainsi, de très loin, des œuvres poétiques construites sur
sujet l’humilité du poète. Francis Ponge ne chante plus les louanges du poète voyant,
mais il défend le Parti pris des choses (1942). Guy Goffette se contente
modestement d’être Le pêcheur d’eau (1995). A Rimbaud qui affirme « je est un
autre », Goffette répond par le doute et la modestie : « Qui je suis, je l’ignore ». Le
poète est désormais descendu de son piédestal.

NB : Cet exemple est donné uniquement à des fins d’illustration, et ne


constitue pas un contenu à réciter.

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