Pfe MST
Pfe MST
HALLOUMI Khalid
Encadré par :
A mes amis,
Pour leur affection et encouragement qui étaient toujours pour moi des plus précieux.
II
Remerciements
Je remercie tout d’abord ALLAH, le tout puissant, pour ses innombrables bienfaits.
Au terme de ce travail, j’ai le plaisir de présenter mes vifs remerciements à mon responsable de stage, ingénieur
chef du service exploitation à la Laverie MERAH LAHRACH, Mr HAMZA Fouad pour son encadrement pendant
toute la période de mon stage et qui m’a bien soutenu et orienté malgré ses préoccupations et ses responsabilités.
Je tiens à remercier et à témoigner toute ma sincère reconnaissance à Mr. KADDOUR OUFKIR chef de secteur
décanteur et Mr. RABAA chef de secteur de la septième chaine de lavage, ainsi que tous les opérateurs et personnels
de la Laverie MEA, pour leur sympathie, soutien et conseils durant toute ma période de stage.
J’exprime aussi ma profonde gratitude et je tiens à remercier mon encadrant académique Pr. CHTIOUI Hicham
pour m’avoir guidé dans l’élaboration de ce projet et pour ses très utiles suggestions et conseils et pour son soutien.
Que les membres du jury Pr. CHTIOUI Hicham, Pr. MISBAHI Khalid et Pr. CHAOUQI Mohamed trouvent ici
l’expression de notre reconnaissance pour avoir accepté d’évaluer mon travail.
Que tout le corps professoral et administratif et surtout le chef de département et le coordinateur De la filière
génie des matériaux et des procédés, Pr. OULMEKKI Abdellah trouve ici le témoignage de mes profondes
reconnaissances pour leur contribution à ma formation.
Enfin, je voudrai remercier toutes les personnes dont l’assistance inconditionnelle et l’intervention au cours de
ce projet, ont favorisé sa réalisation
III
Liste des abréviations
OCP : Office chérifien des Phosphates
Cs : consommation spécifique
Vs : vitesse de sédimentation
IV
Liste des figures
Figure 1 : Sites de L’OCP au Maroc ................................................................................................. 3
Figure 2 : Différentes unités de la laverie MERA ............................................................................. 5
Figure 3 : Courbe de GAUSS présente la distribution du diamètre des grains phosphatés .............. 6
Figure 4 : Procédé d'une chaine de lavage ....................................................................................... 7
Figure 5 : Schéma de l'atelier de broyage ......................................................................................... 7
Figure 6 : Schéma explicatif du procédé de flottation ...................................................................... 8
Figure 7 : Secteur des décanteurs boues et les bassins de l'eau ........................................................ 9
Figure 8 : Évolution de la hauteur de la pulpe dans une éprouvette ............................................... 10
Figure 9 : Aspect de la courbe de décantation ................................................................................ 11
Figure 10 : Agglomération des colloïdes sous l'action du floculant ............................................... 13
Figure 11 : Schéma de décanteur boue ........................................................................................... 14
Figure 12 : Schéma de la station de préparation du floculant ......................................................... 15
Figure 13 : station de préparation de floculant de décanteur produit de la septième chaine .......... 17
Figure 14 : Consommation spécifique du floculant boue du mois janvier ..................................... 18
Figure 15 : diagramme cause-effet .................................................................................................. 23
Figure 16 : calcul de concentration de pulpe................................................................................... 26
Figure 17 : vitesse de sédimentation sans ajout de floculant .......................................................... 28
Figure 18 : hauteur de pulpe en fonction du temps pour les concentrations injectées (Cs 5 g/t) .... 31
Figure 19 : hauteur de pulpe en fonction du temps pour les concentrations injectées (Cs 7 g/t) .... 33
Figure 20 : hauteur de pulpe en fonction du temps pour les concentrations injectées (Cs 10g/t) ... 34
Figure 21 : hauteur de pulpe en fonction du temps pour Cs de 5, 7 et 10 g/t ................................. 36
Figure 22 : les coefficients calculés par MiniTab ........................................................................... 41
Figure 23 : diagramme de Pareto .................................................................................................... 41
Figure 24 : étude graphique des effets principaux des facteurs étudiés .......................................... 42
Figure 25 : les interactions des effets .............................................................................................. 42
Figure 26 : diagramme d'optimisation de consommation spécifique du floculant à la septième
chaine ................................................................................................................................................... 43
V
Liste des tableaux
Tableau 1 : Historique de L'OCP ...................................................................................................... 2
Tableau 2 : Différentes qualités sources du phosphate ..................................................................... 5
Tableau 3 : Capacité des unités de la laverie MERA ........................................................................ 6
Tableau 4 : Propriétés physiques et chimique du floculant ............................................................. 16
Tableau 5 : description et fonctionnement de la station du floculant de décanteur produit à la ligne
HG ........................................................................................................................................................ 17
Tableau 7 : Quantité de floculant en g/min libérée par la vis sans fin (station D1) ........................ 19
Tableau 8 : Quantité de floculant en g/min libérée par la vis sans fin (station D2) ........................ 19
Tableau 9 : débit moyenne de l'eau de préparation ......................................................................... 20
Tableau 10 : concentration en fonction de la vitesse de vis sans fin ............................................... 21
Tableau 11 : les débits d'injection ................................................................................................... 21
Tableau 12 : concentrations d'injection pour les différentes vitesses de la vis sans fin .................. 22
Tableau 13 : les modes de défaillances au niveau de décanteur boue............................................. 25
Tableau 14 : essai de sédimentation sans ajout de floculant ........................................................... 28
Tableau 15: calcul des concentrations diluée pour l'injection ......................................................... 29
Tableau 16 : les volumes à injecter pour chaque consommation spécifique .................................. 30
Tableau 17 : résultats obtenus pour 0,03g/l et Cs=5g/t ................................................................... 30
Tableau 18 : résultats obtenus pour 0,05g/l et Cs=5g/t ................................................................... 31
Tableau 19 : résultats obtenus pour 0,07g/l et Cs=5g/t ................................................................... 31
Tableau 20 : résultats obtenus pour 0,1g/l et Cs=5g/t ..................................................................... 31
Tableau 21 : résultats obtenus pour 0,03g/l et Cs=7g/t ................................................................... 32
Tableau 22 : résultats obtenus pour 0,05g/l et Cs=7g/t ................................................................... 32
Tableau 23 : résultats obtenus pour 0,07g/l et Cs=7g/t ................................................................... 32
Tableau 24 : résultats obtenus pour 0,1g/l et Cs=7g/t ..................................................................... 32
Tableau 25 : résultats obtenus pour 0,03g/l et Cs 10g/t .................................................................. 33
Tableau 26 : résultats obtenus pour 0,05g/l et Cs 10g/t .................................................................. 33
Tableau 27 : résultats obtenus pour 0,07g/l et Cs 10g/t .................................................................. 34
Tableau 28 : résultats obtenus pour 0,1g/l et Cs 10g/t .................................................................... 34
Tableau 29 : résultats obtenus pour 5g/t ......................................................................................... 35
Tableau 30 : résultats obtenus pour 7g/t ......................................................................................... 35
Tableau 31 : résultats obtenus pour 10g/t ....................................................................................... 35
Tableau 32 : débits d'injection et les quantités du floculant optimales station 1 ............................ 37
Tableau 33 : débits d'injection et les quantités du floculant optimales station 2 ............................ 37
Tableau 34 : la quantité du floculant injecté dans le tank et la concentration du floculant préparé 38
Tableau 35 : concentration d'injection au décanteur de septième chaine ........................................ 39
Tableau 35 : facteurs étudiés et leurs niveaux ................................................................................ 39
Tableau 36 : matrice d'expériences non codée ................................................................................ 40
Tableau 37 : les quantités et les débits optimaux en fonction du débit massique entrant dans le
décanteur produit ................................................................................................................................. 44
VI
Sommaire
Dédicace ......................................................................................................................................... II
Remerciements .............................................................................................................................. III
Liste des abréviations .................................................................................................................... IV
Liste des figures ............................................................................................................................. V
Liste des tableaux .......................................................................................................................... VI
Sommaire .....................................................................................................................................VII
Introduction générale ...................................................................................................................... 1
Chapitre I : Présentation de l’organisme d’accueil ......................................................................... 2
1 Présentation du groupe OCP ..................................................................................................... 2
1.1 Historique de L’OCP : ....................................................................................................... 2
1.2 Statut géographique ........................................................................................................... 3
1.3 Métiers du groupe .............................................................................................................. 3
2 Phosphate au Maroc .................................................................................................................. 3
2.1 Formation du gisement du phosphate ................................................................................ 3
2.2 Composition minéralurgique : ........................................................................................... 4
3 Présentation de La laverie Merah Lahrach ............................................................................... 4
3.1 Situation de la laverie ........................................................................................................ 4
3.2 Objectif de la laverie Merah Lahrach ................................................................................ 4
3.3 Qualité du minerai à traiter ................................................................................................ 5
4 Le processus de la laverie MERA............................................................................................. 6
4.1 Procédé de lavage .............................................................................................................. 6
4.2 Procédé de broyage ............................................................................................................ 7
4.3 Procédé de flottation .......................................................................................................... 8
4.4 Procédé d’adaptation ......................................................................................................... 8
4.5 Procédé de décantation ...................................................................................................... 9
Chapitre II : Etude bibliographique sur le phénomène de décantation et floculation ................... 10
1 Généralités .............................................................................................................................. 10
2 Vitesse de chutes des particules .............................................................................................. 10
3 Types de décantation............................................................................................................... 11
3.1 Décantation statique ........................................................................................................ 11
3.2 Décantation accélérée ...................................................................................................... 11
3.3 Décantation lamellaire ..................................................................................................... 12
4 Phénomène de floculation ....................................................................................................... 12
4.1 Définition ......................................................................................................................... 12
4.2 Coagulation et floculation ............................................................................................... 12
VII
4.3 Floculant .......................................................................................................................... 12
4.4 Mécanisme de floculation ................................................................................................ 13
5 Décanteur boue ....................................................................................................................... 13
5.1 Définition de décanteur ................................................................................................... 13
5.2 Description du décanteur ................................................................................................. 14
Chapitre III : Présentation du projet et étude critique des deux stations de préparation de
floculant ............................................................................................................................................. 15
1 Présentation et objectif de sujet de stage ................................................................................ 15
2 Description de la station de préparation du floculant boue..................................................... 15
2.1 Mode de fonctionnement de la station de préparation du floculant ................................ 16
2.2 Floculant utilisé ............................................................................................................... 16
3 Description de la station de préparation du floculant produit ................................................. 16
4 Identification de l’état de la station de préparation du floculant ............................................ 18
4.1 Suivi de la consommation spécifique du floculant boue ................................................. 18
4.2 Vérification de l’état du lieu ............................................................................................ 19
4.2.1 Calcul de la quantité du floculant libérée en fonction de la vitesse de vis sans fin ... 19
4.3.2 Analyse des modes de défaillances leurs effets et leurs criticités .............................. 24
VIII
2.3.3 Cas d’une consommation spécifique 10 g de floculant/t ........................................... 33
IX
Introduction générale
Le Groupe OCP s'engage à être le leader des exportateurs de phosphates afin de répondre aux
demandes du marché et de s'assurer que ses produits répondent à des normes de qualité et de quantité
spécifiques. L'objectif principal du groupe est d’améliorer et d’optimiser ses différentes activités.
Ces dernières années, le groupe cherche à adopter une approche d'investissement respectueuse de
l'environnement en mettant en place des programmes et des procédés visant à réduire au minimum
l'impact de ses activités industrielles sur l'environnement. Par exemple, il a mis en place un pipeline
pour transporter le minerai liquide de l'extraction jusqu'à l'usine chimique. Étant donné que la plupart
des processus utilisés chez OCP, tels que le lavage, la flottation et la décantation, nécessitent des
quantités importantes d'eau et génèrent par conséquent des quantités considérables de boues, il est
essentiel de traiter ces dernières pour récupérer l'eau.
Les boues générées par les procédés au sein de la laverie MERA sont traitées grâce à un décanteur
boues dans lequel il y a une sédimentation accélérée afin de séparer les boues de l'eau. Dans ce
processus, un floculant réactif est utilisé pour favoriser l'agglomération des particules en suspension.
L’étude critique de la station de préparation du floculant et le contrôle des paramètres des décanteurs
sont essentiels pour assurer un bon fonctionnement du procédé de décantation. Dans cette optique,
l'optimisation de l'utilisation du floculant revêt une importance particulière, car elle permet de recycler
l'eau pour alimenter les chaînes de lavage et les unités de flottation. C’est dans cette perspective que
s’inscrit le sujet de mon stage « détermination des points critiques de la station de préparation du
floculant et optimisation de la consommation spécifique du floculant ».
Pour aboutir à l’objectif, ce mémoire sera divisé en cinq chapitres :
1
Chapitre I : Présentation de l’organisme d’accueil
2
1.2 Statut géographique
Le siège social du Groupe OCP (SA) est situé sur la route d'El Jadida à Casablanca. Actuellement,
le groupe exploite des mines sur quatre sites différents. Les produits extraits sont soit exportés, soit
transformés localement dans les usines des industries chimiques de Safi et de Jorf Lasfar. (Fig.1)
2 Phosphate au Maroc
2.1 Formation du gisement du phosphate
Les organismes vivants, en particulier les plants, assimilent le phosphore sous forme de phosphate
(PO4), qui est une combinaison chimique d'atomes de phosphore (P) et d'oxygène (O).
Les phosphates se forment également dans les roches sédimentaires, qui est le résultat de la
décomposition des organismes marins tels que poissons et reptiles. La formation d'apatite dans les
sédiments et les conditions propices à la concentration et à l'accumulation des minéraux phosphatés.
3
2.2 Composition minéralurgique :
Le minerai de phosphate se compose en général de trois parties :
Phosphate pur : Constitué en général par des grains phosphatés appelés "oolithes" et des débris
osseux connus sous le nom :
✓ Apatite : Ca3(PO4)2
✓ Fluorapatite: Ca10(PO4)6F2 = 3 Ca3(PO4)2CaF2
✓ Chlorapatite : Ca10(PO4)6Cl2 = 3 Ca3(PO4)2CaCl2
Stérile : Tout corps solide contenu dans le minerai autre que le phosphate pur. Les oolithes se
trouvent agglomérées avec d'autres constituants (gangue argilo-calcaire) dont on cherche l'élimination
d'une certaine partie par des traitements appropriés, on distingue :
- L'exo gangue : comprenant des silicates (argiles), des sulfates (gypse), de la Silice (silex, quartz),
des carbonates (calcite, dolomite).
- L'endo gangue : ce sont des inclusions centrales ou périphériques aux grains phosphatés (calcite,
silice, matières organiques …).
4
Figure 2 : Différentes unités de la laverie MERA
La courbe de Gauss (Fig.3) représente les différentes qualités du minerai du phosphate en fonction de
la granulométrie.
5
Figure 3 : Courbe de GAUSS présente la distribution du diamètre des grains phosphatés
6
Figure 4 : Procédé d'une chaine de lavage
• Opération de débourbage : Cette opération sert à rentrer l’eau et la pulpe en parallèle dans un
tambour cylindrique en rotation pour assurer un malaxage et une attrition.
• Le criblage : La pulpe passe par débordement dans un cribleur en vibration qui va laisser passer
les particules inférieures à 2500µm, et rejeter les supérieures à 2500 µm.
• Hydro cyclonage Cet équipement de forme cylindro-conique utilise la force centrifuge ainsi que la
différence de densité assurent la séparation des particules.
7
4.3 Procédé de flottation
La flottation est un traitement physico-chimique effectuée en milieu liquide, qui se fond sur les
propriétés de surface des grains à séparer. La flottation inverse utilisée dans la laverie sert à déprimer
l'apatite, qui est le minerai de valeur, et de faire flotter les éléments indésirables constituant la gangue,
en utilisant des réactifs. Ceci a pour but d'augmenter la teneur en BPL (Bone Phosphate of Lime) du
minerai. L'installation d'une unité industrielle de flottation à la laverie a pour objectif d'enrichir les
tranches fines de phosphates (comprises entre 40 et 125 µm) qui proviennent de la laverie. (Fig.6)
Le phosphate est déprimé par l’ajout de l’acide phosphorique. Les carbonates et les silicates sont
collectés par l’ajout de l’ester et de l’amine.
L’atelier adaptation permet d’adapter le produit lavé aux conditions de pompage exigées par le
mode de transport (pipeline), notamment le taux de solide (55-60%) et la granulométrie [(<40µm
entre 20 et 30%), (>250µm= 0%)].
Les produits issus de la flottation et de la sortie broyeurs de la laverie ayants une granulométrie bien
définie, alimentent un tank pour être acheminé vers l’étape de décantation.
8
Étape 2 : Broyage
Permet de réduire la taille du concentré lavé issu des chaines de lavage avec une granulométrie entre
125 et 400 µm.
Étape 3 : Décantation
Elle permet de récupérer l'eau du procédé et concentrer la pulpe. La pulpe récupérée au fond du
décanteur est envoyée vers la station pipeline alors que l’eau clarifiée en surverse est récupérée et
réintroduite dans le procédé. Le décanteur (épaississeur) est du type cylindro-conique. Qui a pour rôle
de faciliter la répartition des particules solides en suspension.
L’alimentation en eau fraîche de toute la laverie est assurée par deux bassins d’eau d’une capacité
de 8000 m3 et 6000 m3 Les deux bassins sont alimentés à la base par l’eau claire des décanteurs, la
STEP, les eaux de forages (utilisées qu’en cas d’extrême urgence) et le retour des digues. (Fig.7)
9
Chapitre II : Etude bibliographique sur le phénomène
de décantation et floculation
1 Généralités
La décantation assure la séparation des fines particules en suspension dans une phase liquide en
utilisant la force de gravité. Ce processus est appliqué dans les stations d'épuration des eaux usées,
ainsi dans les usines industrielles en vue de réutilisation de l'eau. Les particules solides sont pompées
vers une unité de traitement des boues. L'eau clarifiée est ensuite collectée et recyclé. La sédimentation
des matières en suspension est déterminée par leur densité et leur distribution granulométrique. Les
particules moins denses se retrouvent dans la surverse, tandis que les particules plus denses se
retrouvent dans les boues.
• Dans une éprouvette est versée une certaine quantité d’échantillon d’eau usée ;
• Les gros grains commencent à décanter immédiatement et se déposent dans le fond de
l’éprouvette. Il s’agit de la zone (a) de la Figure 8. La hauteur de cette zone augmente alors jusqu’à se
stabiliser, une fois que les particules de plus de 0,1 mm de diamètre ont décantées.
• Il apparaît ensuite une interface entre un liquide clair (b) et une phase boueuse, qui elle-même
peut être divisée en deux parties d’aspect différent. La partie supérieure de cette phase boueuse possède
encore l’aspect de l’eau usée de départ (c), tandis que la partie inférieure est d’aspect intermédiaire
(d). (MUJAWAMARIYA, 2012)
10
o Domaine I : ce domaine correspond à la durée initiale de floculation qui peut être inexistante
si la floculation est rapide ;
o Domaine II : les flocs commencent à se rassembler pour former de plus gros flocs. La vitesse
de décantation est constante ;
o Domaine III : dans cette zone des perturbations existent entre les flocs formés et les particules
encore en suspension ;
o Domaine IV : il s’agit de la zone de compression, où les solides isolés et les flocs sont en
contact et forment un pseudo réseau ;
3 Types de décantation
La décantation est une technique de séparation entre les phases solides-liquides, utilisée dans les
procédés industriels, c’est donc un procédé permettant de séparer soit une phase solide des matières
en suspension dans un liquide de masse volumique moindre, soit deux phases liquides non miscibles
des densités différentes. (Ginola, wikimemoires , 2021)
Du point de vue technique trois grands modes de décantation sont proposés, il s’agit de la
décantation statique, accélérée et lamellaire. (Ginola, wikimemoires , 2021)
11
La technique de floculation permet à la fois de former des flocs à partir des fines particules solides.
(Ginola, wikimemoires , 2021)
4 Phénomène de floculation
4.1 Définition
La floculation correspond à l'ensemble des phénomènes physico-chimiques qui entraînent
l'agrégation de particules stabilisées pour former des flocons ou des "flocs". Il est important de noter
que ce processus est réversible, ce qui signifie que ces agrégats peuvent être rompus en agitant
vigoureusement le liquide, permettant ainsi de retrouver la solution de colloïdes d'origine. (Mottot,
2000)
4.3 Floculant
Du point de vue chimique, les floculants diffèrent par la nature de leur monomère de base, par leurs
poids moléculaires et par le caractère ionique de leurs groupements actifs en solution aqueuse, ce qui
a permis de les classer en trois catégories.
a) Les polymères non ioniques : Ces polymères sont des polyacrylamides de poids moléculaire
plus grand. Son mode d’action fait intervenir un processus d’adsorption d’une fraction de la chaine
polymérique sur un emplacement déterminé de la surface de particules et d’agglomération qui
engendre des macro-flocs.
12
b) Les polymères anioniques : Ces polymères sont des macromolécules de poids moléculaire assez
grand. Ils ont un mode d’action similaire à celui des polymères non ioniques.
c) Les polymères cationiques : Ce sont des polymères de faible poids moléculaire qui par
l’intermédiaire de leurs groupements ammoniums quaternaires, provoquant la décharge électrique des
colloïdes, en venant s’adsorber à l’interface solide-liquide. (Ginola, 2021)
5 Décanteur boue
5.1 Définition de décanteur
Le décanteur est un équipement qui assure la séparation des matières en suspension et un liquide en
se basant sur le phénomène de décantation utilisé dans l’industrie chimique et dans le traitement des
minerais, son action principale consiste à récupérer des eaux clarifiées dans un bassin pour réalimenter
13
les chaînes de lavage en eau, en même temps épaissir les rejets des opérations d’enrichissement, c’est
à dire la tranche inférieure à 40 μm qui provient du lavage et flottation.
• Un mécanisme de raclage supporte 4 racleurs. Les 4 racleurs du cône central redirigent les
boues dans le cône central vers les 3 ouvertures de décharge de l’épaississeur.
• Une tuyauterie d’alimentation DN1000 alimentant la chambre de répartition.
• La chambre d’alimentation : Il reçoit la pulpe afin d’une part de dissiper l’énergie cinétique et
d’autre part de répartir le débit d’alimentation dans les chenaux de système d’alimentation.
14
Chapitre III : Présentation du projet et étude critique
des deux stations de préparation de floculant
1 Présentation et objectif de sujet de stage
Dans le but d’assurer un bon fonctionnement du secteur de décanteur, et pour alimenter l’usine par
la quantité suffisante en eau recyclé. Le procédé de décantation fait partie de l’objectif visé, en réglant
les débits d’injection de la solution du floculant dilué à l’entrée du décanteur, pour accélérer la
décantation des particules en suspension.
Pour traiter ce sujet, durant la période de stage, on suit les étapes suivantes :
Décrire les deux stations de préparation du floculant boue et produit (description détaillée de
la station de préparation du floculant boue et celle de septième chaine).
Calcul des concentrations de préparation du floculant
Faire des essais de décantation en respectant un mode opératoire afin de trouver la quantité
optimale de floculant à injecter.
La station de préparation du floculant est dimensionnée pour une capacité de 2000L de solution pré
diluée, elle assure un débit de solution diluée de floculant boue en continue afin accélérer la décantation
au niveau de décanteur boue. (Fig.12)
Les composantes de la station de préparation du floculant sont indiqués dans la figure 12.
15
2.1 Mode de fonctionnement de la station de préparation du floculant
Les pompes de dilution et de l’injection de solution marchent en permanence, lorsque le niveau bas
de chambre de déchargement est déclaré, le cycle de préparation du floculant commence à nouveau.
L’électrovanne de l’eau de préparation s’ouvre avec un débit constant en même temps la vis sans
fin tourne et assure le passage du floculant poudre dans la chambre de préparation, dans cette dernière
le floculant et l’eau sont mélangée à l’aide de l’agitateur pour assurer une bonne préparation.
La chambre de maturation est toujours remplie de solution préparée, jusqu’au début d’un autre
cycle.
La solution préparée est transférée dans la chambre de déchargement par débordement. Lorsque la
chambre de déchargement est pleine le détecteur de niveau déclare pour arrêter la préparation.
16
Figure 13 : station de préparation de floculant de décanteur produit de la septième chaine
Entité Description
17
Une fois la solution est préparée, elle est
transférée vers le bac " TK203 " (50 m3) par les
pompes
TANK
« TK 203 »
45,00
40,00
35,00
30,00
25,00
20,00
15,00
10,00
5,00
0,00
date
consommation journalière objectif
18
Le graphe ci-dessus représente la consommation spécifique du floculant journalière du mois janvier,
donc on constate une surconsommation spécifique du floculant au cours de traitement des boues au
niveau du décanteur boue ce qui rend le procédé couteux ?
Le secteur décanteur est composé de : trois décanteurs boues (deux en marche et le troisième reste
en cas de besoin) et trois stations de préparation du floculant.
4.2.1 Calcul de la quantité du floculant libérée en fonction de la vitesse de vis sans fin
Afin de calculer la concentration du floculant préparé, la focalisation est faite sur la vis sans fin qui
se situe directement en bas de la trémie, pour identifier l’état de fonctionnement de la vis. La station
de préparation de floculant est équipée d’un potentiomètre gradué de 1 jusqu’à 10, qui sert à régler la
vitesse de rotation de la vis.
On a pris à chaque vitesse de la vis quatre quantité de floculant poudre libérée, puis on a calculé la
quantité moyenne du floculant en g/min.
Les tableaux 6 et 7 représentent respectivement la quantité moyenne en floculant poudre des stations
1 et 2 de préparation du floculant en fonction de la vitesse de la vis sans fin.
Tableau 6 : Quantité de floculant en g/min libérée par la vis sans fin (station D1)
Tableau 7 : Quantité de floculant en g/min libérée par la vis sans fin (station D2)
19
Les tableaux 6 et 7 représentent les quantités du floculant libérées par la vis sans fin dans la chambre
de préparation, qui nous ont permet par la suite de calculer la concentration de préparation du floculant.
Pour ce faire nous avons opté pour calculer le débit manuellement. On a pris un volume en notant
le temps pour connaitre le débit exact de l’eau dans chaque station.
Après le calcul des débits de l’eau de préparation (Tab.8) et les quantités moyennes libérées par la
vis sans fin des deux stations, on peut calcul facilement les concentrations de préparation et de
l’injection.
𝐷𝑚,𝑓
𝐶𝑓 =
𝐷𝑒𝑎𝑢
20
Exemple : la station 1 pour la vitesse de la vis 2
59,25 𝑔/𝑚𝑖𝑛
𝐶𝑓 = = 1,097 g/l
53,964𝑙⁄𝑚𝑖𝑛
Concentration d’injection
La solution du floculant préparé précédemment subi une dilution, Pour être injecter à l’entrée du
décanteur. Pour ce faire on calcule le débit d’injection qui est la somme du débit de l’eau de dilution
et du débit de floculant préparé.
21
Après le calcul du débit de l’injection dans le tableau 10, on peut maintenant calculer la
concentration d’injection du floculant à l’entrée du décanteur par la relation suivante :
𝐶𝑖𝑛𝑗 𝑄𝑖𝑛𝑗 = 𝐶𝑓 𝑄𝑓
1,09795∗1490
Exemple : station 1, vitesse de la vis 2 : 𝐶𝑖𝑛𝑗 = = 0,0376 𝑔/𝑙
43490
Le tableau 11 représente la concentration d’injection des deux stations et des différentes vitesses :
Tableau 11 : concentrations d'injection pour les différentes vitesses de la vis sans fin
Nous avons donc calculé la concentration de préparation du floculant à chaque vitesse de la vis sans
fin et les concentrations d’injection du floculant.
22
Le diagramme 5M représente de façon graphique les causes aboutissant à un effet, il se structure
autour de cinq aspects différents, c’est une méthode grâce à laquelle on représente de façon claire les
causes produisant un effet en les classant en cinq familles : (Fig.15)
Matière : les matières et matériaux utilisés et entrant en jeu, et plus généralement les entrées du
processus.
Méthode :
- Préparation du floculant : le dosage du floculant est mal fait ; les concentrations préparées
et injectées non adéquates.
- Réglage des paramètres : parfois les opérateurs ont du mal à régler les paramètres de
marches des différents équipements.
23
Matière :
- Quantité du floculant : les doses conseillées pour le floculant doivent être respecté en vue
d'arriver aux résultats adéquats de la sédimentation.
- Eau de préparation : l’eau avec laquelle on prépare la solution du floculant a influence sur
la performance de la floculation.
Milieu :
- Conditions de stockage : le floculant est déposé dans un endroit qui n’est ni couvert, ni
protégé des changements climatiques (le soleil, la pluie).
Matériel :
- Colmatage de la vis : la formation des mottes du floculant cause un bouchage de la vis sans
fin.
Main d’œuvre :
- Besoin de formation : des opérateurs n'ont pas une bonne formation concernant leurs postes.
- Respect des modes opératoires : certains opérateurs ne donnent pas d'importance aux modes
opératoires.
24
Tableau 12 : les modes de défaillances au niveau de décanteur boue
Fréquence
Détection
Gravité
Modes Causes de Effets de Actions
SECTEUR Criticité
défaillance défaillance défaillance d'amélioration
Corps
Bouchage de
étranger, grain
la vis sans 3 2 3 18 Tamisage
du floculant
fin
grossier
Le temps de Mauvais dosage
séjour de dans le décanteur
Augmenter la
Solution non floculant dans
2 3 1 6 vitesse
homogène la chambre de
La station d’agitation
maturation est
floculation insuffisant
Le floculant Stocker le
Solution non
stocké à 2 2 2 8 floculant dans
Des amas au homogène
l'humidité des bâtisses
cours de
préparation La quantité de L’étalonnage
de solution floculant Surconsommation
2 3 3 18 de la vis sans
injecté plus de floculant
fin
grande
Changer
Débitmètre à débitmètre et
Absence Déséquilibre de
l'entrée du 3 4 2 24 un densimètre
d'étalonnage décanteur
décanteur à l'entrée de
décanteur
Manque de
boucle de
Le Passage des Installer un
régulation du
décanteur Débordement boues vers les détecteur de
débit 3 3 2 18
boue de décanteur bassines de niveau au
massique et
stockage de l'eau décanteur
du débit de
floculant
Passage des
Dégradation Changement
grains Mauvais dosage
des 2 4 3 24 des
supérieurs à dans le décanteur
hydrocyclones hydrocyclones
40 µm
25
Chapitre IV : Optimisation de la consommation
spécifique du floculant
1 Préparation des échantillons et des solutions à injecter
1.1 Préparation de la solution du floculant
On dissout 0,5 g du floculant poudre dans une fiole d’un litre de l’eau pour avoir une solution de
concentration de 0,5 g/l, on agite pendant une heure à l’aide d’un agitateur pour que la solution
devienne homogène.
On remplit une fiole de 0,5 litre d’eau clair, on pèse la fiole et on note la masse M1
Puis on remplit la même fiole par la pulpe (échantillon), on pèse et on note la nouvelle valeur M2
𝑪𝒑 = (𝑴𝟐 − 𝑴𝟏 ) ∗ 𝑲
26
K=3,1 : coefficient de correction de la boue qui dépend de la masse volumique du solide, de la
masse volumique du liquide et du volume de la pulpe utilisée. Qui prend la valeur 3,1
A chaque essai, on calcul la vitesse de décantation (voir essai sans ajout de floculant).
On commence d’abord par le cas d’un essai sans ajout de floculant puis les essais avec ajout du
floculant. L’objectif de cette partie est de trouver la concentration d’injection qui donne la meilleure
vitesse de décantation et la consommation spécifique optimale.
27
Tableau 13 : essai de sédimentation sans ajout de floculant
t (min) 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
H eau (cm) 0 0,4 0,9 1,4 2 2,5 3,1 3,5 4 4,5 4,9 5,4 5,8 6,2 6,6 7
H pulpe (cm) 27 26,6 26,1 25,6 25 24,5 23,9 23,5 23 22,5 22,1 21,6 21,2 20,8 20,4 20
Vs (cm/min 0 0,4 0,5 0,5 0,6 0,5 0,6 0,4 0,5 0,5 0,4 0,5 0,4 0,4 0,4 0,4
La courbe ci-dessous illustre les résultats obtenus concernant la variation de la hauteur de la pulpe
sans l’ajout du floculant.
20
15
10
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
temps (min) hauteur de la pulpe
On constate que la pulpe commence à se sédimenter avec une vitesse de 0,5 cm/min, elle continue
à diminuer d’une façon linéaire et lente.
Le tableau 14 regroupe les volumes calculés par la relation ci-dessous pour obtenir les
concentrations souhaitées.
𝐶𝑓 𝑉𝑓
𝐶𝑖 𝑉𝑖 = 𝐶𝑓 𝑉𝑓 ∶ 𝑉𝑖 =
𝐶𝑖
28
Tableau 14: calcul des concentrations diluée pour l'injection
Ci 0,5 g/l
Cf 0,03 g/l 0,05 g/l 0,07 g/l 0,1 g/l
Vf 500 ml
Vi 30 ml 50 ml 70 ml 100 ml
7g 20 % de la boue solide
Pour trouver la consommation spécifique optimale, on va essayer de travailler avec 5 g/t, 7 g/t et
10 g/t, on se basant sur les différentes solutions des concentrations diluées qui sont déjà préparés.
Pour traiter notre échantillon de 40 grammes du solide en suspension dans 500 ml du liquide, il
faut injecter un volume de la solution du floculant diluée contient une quantité du floculant bien
définie, on calcul d’abord la quantité nécessaire du floculant.
40∗35
𝑄𝑓.𝑖𝑛𝑗 = = 0,0014 g du floculant
1000000
29
La relation pour calculer le volume à injecter ; exemple pour la consommation spécifique 7 g/t,
concentration d’injection 0,03 g/l ;
0,0014 ∗ 1000
𝑉𝑖𝑛𝑗 = = 46,6𝑚𝑙
0,03
t (min) 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
H eau (cm) 0 0,4 1,1 1,7 2,2 2,8 3,4 4 4,7 5,2 5,9 6,2 6,9 7,4 8 8,3
H pulpe(cm) 29 28,6 27,9 27,3 26,8 26,2 25,6 25 24,3 23,8 23,1 22,8 22,1 21,6 21 20,7
Vs (cm/min) 0 0,4 0,7 0,6 0,5 0,6 0,6 0,6 0,7 0,5 0,7 0,3 0,7 0,5 0,6 0,3
30
Tableau 17 : résultats obtenus pour 0,05g/l et Cs=5g/t
t (min) 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
H eau (cm) 0 4,1 8,1 11,7 14,2 15,6 16,5 17,5 18,1 18,4 18,9 19,2 19,4 19,8 20 20,2
H pulpe(cm) 28,8 24,7 20,7 17,1 14,6 13,2 12,3 11,3 10,7 10,4 9,9 9,6 9,4 9 8,8 8,6
Vs (cm/min) 0 4,1 4 3,6 2,5 1,4 0,9 1 0,6 0,3 0,5 0,3 0,2 0,4 0,2 0,2
Concentration d’injection 0,07 g/l
Tableau 18 : résultats obtenus pour 0,07g/l et Cs=5g/t
t (min) 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
H eau (cm) 0 0,8 1,6 2,5 3,4 4,2 5,1 5,8 6,6 7,3 8,1 8,8 9,5 10,2 11 11,9
H pulpe(cm) 28,1 27,3 26,5 25,6 24,7 23,9 23 22,3 21,5 20,8 20 19,3 18,6 17,9 17,1 16,2
Vs (cm/min) 0 0,8 0,8 0,9 0,9 0,8 0,9 0,7 0,8 0,7 0,8 0,7 0,7 0,7 0,8 0,9
Concentration d’injection 0,1 g/l
t (min) 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
H eau (cm) 0 1,3 3 4,6 6 7,5 9 10,1 11,1 12,2 13 13,5 13,9 14,3 14,5 14,8
H pulpe(cm) 28 26,7 25 23,4 22 20,5 19 17,9 16,9 15,8 15 14,5 14,1 13,7 13,5 13,2
Vs (cm/min) 0 1,3 1,7 1,6 1,4 1,5 1,5 1,1 1 1,1 0,8 0,5 0,4 0,4 0,2 0,3
Les courbes ci-dessous (Fig.18) représentent la variation de la hauteur de la pulpe en fonction du temps
pour les quatre concentrations d’injection.
30
25
20
15
10
5
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
temps (min)
Cinj 0,03g/l Cinj 0,05 g/l Cinj 0,07 g/l Cinj 0,1 g/l
Figure 18 : hauteur de pulpe en fonction du temps pour les concentrations injectées (Cs 5 g/t)
La figure 18 montre que l’allure de concentration 0,05 g/l a une vitesse de sédimentation plus grande
(Vmax=4,1cm/min) que les autres allures. L’influence de la concentration 0,03 g/l sur la vitesse de
31
sédimentation est presque négligeable d’une vitesse maximale de 0,7 cm/min. Cela est dû au fait que
la solution du floculant et très diluée.
t (min) 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
H eau (cm) 0 3,9 8,6 12,6 14,6 16 17,1 17,7 18,4 18,7 19,3 19,6 19,8 20,1 20,3 20,6
H pulpe(cm) 29,6 25,7 21 17 15 13,6 12,5 11,9 11,2 10,9 10,3 10 9,8 9,5 9,3 9
Vs (cm/min) 0 3,9 4,7 4 2 1,4 1,1 0,6 0,7 0,3 0,6 0,3 0,2 0,3 0,2 0,3
Concentration d’injection 0,05 g/l
t (min) 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
H eau (cm) 0 6,3 11,7 14,4 16,2 17,3 18 18,6 19,1 19,4 19,7 20 20,2 20,4 20,5 20,5
H pulpe(cm) 28,4 22,1 16,7 14 12,2 11,1 10,4 9,8 9,3 9 8,7 8,4 8,2 8 7,9 7,9
Vs (cm/min) 0 6,3 5,4 2,7 1,8 1,1 0,7 0,6 0,5 0,3 0,3 0,3 0,2 0,2 0,1 0
Concentration d’injection 0,07 g/l
t (min) 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
H eau (cm) 0 2 4 6 8 9,8 11,8 12,9 13,9 14,4 15,1 15,4 15,8 16,2 16,5 16,8
H pulpe(cm) 28,1 26,1 24,1 22,1 20,1 18,3 16,3 15,2 14,2 13,7 13 12,7 12,3 11,9 11,6 11,3
Vs (cm/min) 0 2 2 2 2 1,8 2 1,1 1 0,5 0,7 0,3 0,4 0,4 0,3 0,3
Concentration d’injection 0,1 g/l
t (min) 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
H eau (cm) 0 2,8 5,6 8,3 10,8 12,3 13,7 14,6 15,2 16 16,3 16,8 17,2 17,3 17,8 18
H pulpe(cm) 28 25,2 22,4 19,7 17,2 15,7 14,3 13,4 12,8 12 11,7 11,2 10,8 10,7 10,2 10
Vs (cm/min) 0 2,8 2,8 2,7 2,5 1,5 1,4 0,9 0,6 0,8 0,3 0,5 0,4 0,1 0,5 0,2
La figure 19 représente les courbes de l’évolution de la hauteur de la pulpe en fonction du temps
pour les quatre concentrations d’injection :
32
Hauteur de pulpe (Cs 7g/t)
35
Figure 19 : hauteur de pulpe en fonction du temps pour les concentrations injectées (Cs 7 g/t)
La figure ci-dessus (Fig.19), montre que les allures des concentrations 0.03g/l et 0.05 g/l ont les
vitesses maximales respectivement 4,7 et 6,3 cm/min.
D’après les résultats mentionnés sur les tableaux et les courbes ci-dessus, on constate que la
concentration d’injection qui a une vitesse plus grande est celle de 0.05 g/l.
t (min) 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
H eau (cm) 0 7,1 13,1 15,5 17,1 18,1 18,8 19,3 19,8 20,2 20,4 20,7 20,8 21 21,1 21,2
H pulpe(cm) 30,7 23,6 17,6 15,2 13,6 12,6 11,9 11,4 10,9 10,5 10,3 10 9,9 9,7 9,6 9,5
Vs (cm/min) 0 7,1 6 2,4 1,6 1 0,7 0,5 0,5 0,4 0,2 0,3 0,1 0,2 0,1 0,1
Concentration d’injection 0,05 g/l
t (min) 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
H eau (cm) 0 14,3 18,3 19 19,8 20,1 20,4 20,6 20,7 20,8 20,9 21 21,1 21,2 21,3 21,4
H pulpe(cm) 29,1 14,8 10,8 10,1 9,3 9 8,7 8,5 8,4 8,3 8,2 8,1 8 7,9 7,8 7,7
Vs (cm/min) 0 14,3 4 0,7 0,8 0,3 0,3 0,2 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1
33
Concentration d’injection 0,07 g/l
t (min) 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
H eau (cm) 0 5,9 11,6 14,4 16,1 17,1 17,9 18,6 19 19,4 19,7 19,9 20,1 20,3 20,5 20,6
H pulpe(cm) 28,6 22,7 17 14,2 12,5 11,5 10,7 10 9,6 9,2 8,9 8,7 8,5 8,3 8,1 8
Vs (cm/min) 0 5,9 5,7 2,8 1,7 1 0,8 0,7 0,4 0,4 0,3 0,2 0,2 0,2 0,2 0,1
Concentration d’injection 0,1 g/l
t (min) 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
H eau (cm) 0 7,2 11,9 14,4 16,3 17,2 17,9 18,6 18,8 19,2 19,3 19,4 19,4 19,5 19,5 19,6
H pulpe(cm) 28 20,8 16,1 13,6 11,7 10,8 10,1 9,4 9,2 8,8 8,7 8,6 8,6 8,5 8,5 8,4
Vs (cm/min) 0 7,2 4,7 2,5 1,9 0,9 0,7 0,7 0,2 0,4 0,1 0,1 0 0,1 0 0,1
30
25
20
15
10
5
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
temps (min)
Figure 20 : hauteur de pulpe en fonction du temps pour les concentrations injectées (Cs 10g/t)
D’après le graphe (Fig.20), les allures des concentrations d’injection 0,03 ; 0,07 et 0,1 g/l dont leurs
vitesses maximales respectivement sont 7,1 ; 5,9 et 7,2 cm/min, alors que la courbe de concentration
0,05 g/l a une vitesse maximale de 14,3 cm/min. Cela est dû à l'adsorption parfaite des grains par le
34
floculant. Lorsqu’il y a un surdosage, alors le polymère se comprime sur la particule et il n'y a plus
suffisamment de sites disponibles pour le pontage.
D’après ces résultats, on constate qu’il est préférable de travailler avec la concentration d’injection
de 0.05 g/l puisqu’elle assure une vitesse de sédimentation élevé.
t (min) 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
H eau (cm) 0 4 8,2 11,8 14,3 15,5 16,6 17,5 18 18,4 18,9 19,2 19,4 19,8 20 20,2
H pulpe(cm) 28,2 24,2 20 16,4 13,9 12,7 11,6 10,7 10,2 9,8 9,3 9 8,8 8,4 8,2 8
Vs (cm/min) 0 4 4,2 3,6 2,5 1,2 1,1 0,9 0,5 0,4 0,5 0,3 0,2 0,4 0,2 0,2
t (min) 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
H eau (cm) 0 7,3 12,7 15,4 16,6 17,5 17,9 18,6 19,1 19,4 19,7 20 20,2 20,5 20,6 20,6
H pulpe(cm) 28,6 21,3 15,9 13,2 12 11,1 10,7 10 9,5 9,2 8,9 8,6 8,4 8,1 8 8
Vs (cm/min) 0 7,3 5,4 2,7 1,2 0,9 0,4 0,7 0,5 0,3 0,3 0,3 0,2 0,3 0,1 0
t (min) 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
H eau (cm) 0 14,3 18,3 19 19,8 20,1 20,4 20,6 20,7 20,8 20,9 21 21,1 21,2 21,2 21,3
H pulpe(cm) 29 14,7 10,7 10 9,2 8,9 8,6 8,4 8,3 8,2 8,1 8 7,9 7,8 7,8 7,7
Vs (cm/min) 0 14,3 4 0,7 0,8 0,3 0,3 0,2 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1 0 0,1
35
La figure 21 représente les courbes de l’évolution de la hauteur de la pulpe en fonction du temps
pour consommation spécifique 5, 7 et 10 g/t :
HAUTEUR DE PULPE
Cs 5 g/t Cs 7 g/t Cs 10 g/t
35
HAUTEUR DE PULPE (CM)
30
25
20
15
10
5
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
TEMPS (MIN)
Donc l’allure de consommation spécifique 7 g/t est proche à celle de 10 g/t. donc on aboutit au
choix de 7 g/t comme une consommation spécifique optimale.
Conclusion
Le travail réaliser dans les axes précédents conduit au choix des valeurs performantes en
contribuant l’optimisation de la consommation spécifique de floculant :
36
Il faut d’abord fixer la consommation spécifique à 7 g/t de phosphate sec et marchant c’est-à-dire
35 g/tonne de boue. Les tableaux suivants représentent les différents débits d’injection en fonction de
concentration du floculant préparé et en fonction des débits massiques entrantes.
37
Chapitre V : Optimisation de la consommation
spécifique du floculant à la septième chaine par les plans
d’expériences
1 Calcul de la concentration de préparation en floculant
1.1 Calcul de la concentration du floculant préparé :
La préparation de la solution du floculant se fait dans un tank de 50 m3 du volume utile.
La quantité du floculant injectée dans le tank se fait pendant une durée de 10 min.
On a pris la masse du floculant poudre injectée dans le tank chaque deux minutes, ce qui facilite le
calcul de la concentration du floculant préparé.
Concentration
Quantité Quantité Quantité
Les mesures Durée d’essai de
obtenue en moyenne total injecté
en min préparation
g injecté en g en kg
en g/l
1ère essai 2min 6906
2ème essai 2min 7032
7035 35,175 0,7035
3ème essai 2min 7006
4ème essai 2min 7196
Nous avons calculé la concentration du floculant préparé dans le tank
La solution du floculant préparé subi une dilution avant d’être injecter dans le décanteur produit.
on calcul la concentration d’injection par la relation suivante :
𝐶𝑓𝑝 . 𝐷𝑓𝑝
𝐶𝑖𝑛𝑗 =
𝐷𝑖𝑛𝑗
Avec :
38
- Cfp : Concentration du floculant préparé (kg/m3).
Débit d’injection est la somme du débit du floculant préparé et du débit de l’eau de dilution
Dfp en m3/h Deau de dilution m3/h Dinj m3/h Cfp en g/l Cinj en g/l
4 20 24 0,7035 0,117
• Les deux facteurs sont la Concentration d’injection et Consommation spécifique, qui seront noté
respectivement Cinj et Cs.
Nous avons utilisé la partie consacrée aux plans d’expériences dans le logiciel MiniTab.
D’après le logiciel MiniTab, on a la matrice d’expériences en unités non codées est la Suivante.
39
Tableau 36 : matrice d'expériences non codée
Après la réalisation des essais, nous avons procédé au traitement des données de ce plan factoriel.
Le calcul de la constante :
Les coefficients ont été calculée par le logiciel MiniTab. La figure 22 représente les coefficients et
les interactions entre les facteurs :
40
Figure 22 : les coefficients calculés par MiniTab
Le diagramme du Pareto montre que la consommation spécifique a une influence plus puissante que
la concentration d’injection.
41
Figure 24 : étude graphique des effets principaux des facteurs étudiés
Interprétation
42
Interprétation
Les interactions entre les facteurs montrent que la vitesse de sédimentation augmente lentement en
passant de consommation spécifique 12 et 15 g/t, mais lorsque on prend la valeur 18 g/t comme
consommation spécifique la vitesse de sédimentation augmente, donc les allures des concentrations
0,08 et 0,1 g/l ont la même influence sur la vitesse de sédimentation.
43
Le tableau 37 représente les débits d’injection optimaux dans le décanteur produit de la septième
chaine :
Tableau 37 : les quantités et les débits optimaux en fonction du débit massique entrant dans le décanteur
produit
44
Conclusion générale
En guise de conclusion, mon stage au sein de secteur décanteur boue et produit de la ligne septième
chaine à la laverie MEA, était une expérience fortement bénéfique et enrichissante pour moi. Durant
cette période de quatre mois j’ai profité l’occasion pour réaliser mon projet de fin d’études sous thème :
« détermination des points critiques de la station de préparation du floculant et optimisation de la
consommation spécifique du floculant ». Ce projet m’a donné la chance de pratiquer mes acquis
théoriques de ma formation en génie des matériaux et des procédés à la FST de Fès, tel que les
méthodes d’analyse tels que 5M QQOQCP et AMDEC.
La partie expérimentale du traitement est subdivisée en deux parties distinctes. La première étape
consiste à optimiser la consommation spécifique en cherchant une concentration d'injection
performante tout en maintenant une consommation spécifique fixe. Ensuite, en ajustant sur la
consommation spécifique, on cherche à déterminer la meilleure concentration d'injection pour
atteindre l'optimum. Bien que les résultats optimaux trouvés soient 35 g/tonne de boue comme
consommation spécifique et une concentration d’injection de 0,05 g/l.
La deuxième partie de l'étude a été réalisée à l'aide du logiciel MiniTab. On a vérifié la concentration
de préparation et d'injection dans la station de préparation du floculant, puis on a choisi deux facteurs,
à savoir la consommation spécifique et la concentration d'injection, comme variables d'entrée pour
étudier leur impact sur la réponse qui est la vitesse de sédimentation. Neuf expériences ont été réalisées
selon un plan d'expériences, ce qui a révélé que la consommation spécifique optimale était de 15 g/t et
que la meilleure concentration d'injection était de 0,1 g/l.
45
Bibliographie
Document interne de l’OCP
Ginola, N. M. (2021). Approche d’un paramétrage des conditions optimales des floculants Rheomax
et Superfloc n100 dans un circuit de décantation : cas de Ruashi Mining. Université de
LUBUMBASHI - Ecole supérieure des ingénieurs industriels.
46