Introduction à la Résistance des Matériaux
Introduction à la Résistance des Matériaux
1. Force
Une force est un phénomène qui :
• un point d’application A,
• une direction,
1
• un sens,
2. Moment
Le moment d’un vecteur par rapport à un point est défini par :
M F/B BA Λ F
Algébriquement, le moment de la
force par rapport au point B vaut :
M F/B F.d
Avec d = BA.sinq
L’unité utilisée est le Newton.mètre (N.m).
Principe des actions mutuelles
1 1
A
F 1/ 2 F 2 /1
A
2 2 A
F ext 0
( S ) en équilibre
M F ext / M 0
Equations d’équilibre
Système 3D (Oxyz) Système 2D (Oxy)
1. L’appui simple
1. L’appui simple
y RYAy
A
vA=0
A A
x x
• Point d’application A,
• Composante YA inconnue.
2. L’articulation
2. L’articulation
uA=0 y y
RA
y vA=0 RYAAy
A
A RXAx
x A x A A x
• Point d’application A,
• Composantes XA et YA inconnues.
3. L’encastrement
3. L’encastrement
y uA=0
RA
vA=0 RYAy
A
A=0
A A
x A x A RXAx x
A
MeA MeA
Les actions de liaison ont les caractéristiques suivantes :
• Point d’application A,
1. Définir le problème
– Énumérer les données disponibles
– Dessiner des figures aidant la compréhension du problème
– Définir les éléments recherchés
– Rester calme et dépressif, faire l’étape 2
2. Planifier la solution
– Effectuer un plan de match !
– Définir les étapes qui permettront d’atteindre la solution
Méthode de résolution de problème
3. Résoudre le problème
– 3 ingrédients : équilibre, géométrie des déformations et loi de
comportement du matériel
– « traîner » les unités
FxL=Nxm
– Limiter le nombre de chiffres significatifs
4. Réviser la solution
– Ma solution a-t-elle les bonnes unités ?
– Mes hypothèses sont-elles respectées ?
– Le signe de la réponse est-il adéquat ?
– La magnitude de la solution est-elle raisonnable ?
Raisonnable ?!
Traction simple / Compression simple
Introduction
Cependant, dans les deux cas, nous arriverons aux même relations de
contraintes et de déformations.
La théorie étudie les déplacements, les déformations et les contraintes dans un solide
soumis a des forces extérieures.
Le matériau est homogène (il a les mêmes propriétés en tout point) et isotrope (en un
point donne, il a les mêmes propriétés dans toutes les directions).
Le comportement du matériau est linéaire (les relations entre les contraintes et les
déformations sont linéaires) et élastique (le solide reprend sa forme initiale des que les
forces appliquées sont supprimées).
I. Hypothèses
F F
A B
II. Définitions
F F
A B
F N
A G
Section S
II. Définitions
Section S
Effet thermique
Lorsqu’une poutre est soumise à une variation de température DT,
elle subit une dilatation thermique DLTh. Celle-ci est de la forme:
DLTh .L0 .DT
Avec :
: coefficient de dilatation thermique (°C-1),
Lo : longueur initiale de la barre,
DT : variation de température (°C).
Remarque : lorsqu’une barre est soumise à un effort normal N et à
une variation de température DT, d’après le principe de
superposition, on a:
DLTotale DLN DLTh
IV. Etude des déformations
Effet thermique
Si la poutre est libre de se dilater, la variation de longueur se fait
sans contrainte.
Si la dilatation est empêchée, il y a apparition d’une contrainte
normale de traction ou de compression en fonction du signe de DT.
E,L,S,
DLTh
DLTh .L.DT
N N .L
DLN
E.S
DLN
N .L
DLTotale DLN DLTh 0 DLTotale .L.DT 0 N .E.S .DT
E.S
IV. Etude des déformations
On a :
d d0
ey
d0
DL DLlim
VI. Concentration de contraintes
VII.1 Définitions
On appelle treillis (ou système triangulé ou structure réticulée) un
ensemble d’éléments assemblés les uns aux autres à leurs
extrémités par des articulations.
Ces éléments sont appelés barres.
Le point de rencontre des barres d’un treillis s’appelle un nœud.
VII.2 Hypothèses
Les assemblages sont géométriquement invariables.
Les forces sont ponctuelles et contenues dans le plan de la structure.
Le poids des barres est négligé.
Les forces agissent aux nœuds qui sont des articulations.
Compte tenu des hypothèses, les barres sont soumises soit à de la
traction, soit à de la compression.
VII. Les treillis
l0
F
S
Coupe longitudinale
L d’une éprouvette
(courte et épaisse)
-F
Dispositif
Traverse supérieure
mobile
Capteur de force
Mors de serrage
Eprouvette
Résultat : courbe de traction
F
B
OA : élastique linéaire (réversible)
A
AB : plastique (irréversible, non linéaire)
s vraie
O e
Diagramme contrainte-déformation de l’acier
N = σ Elasticité
S
Plasticité
σ
rupture
σ lim ite
ΔL ε
=
O L
Diagramme contrainte-déformation de la fonte
(matériau fragile)
N Elasticité
= σ
S
Plasticité
ΔL ε
=
O L
Diagramme contrainte-déformation du marbre
N σ
=
S
Elasticité
σlim2 ΔL ε
=
L
O
║σlim1║ σlim2
σlim1
Diagramme contrainte-déformation du béton
N
= σ
S
Elasticité
σlim2 ΔL ε
=
O L
- résistance à la traction
- allongement à la rupture
- coefficient de striction DS
S
S%=
S0
- module d'Young kl0
E=
S0
- coefficient de Poisson
s Ee
Loi de Hooke en élasticité linéaire
(1676)
e t n e
n est le module de Poisson (math français 1781-
1840). ou module de compression transversale.
Pour un matériau homogène on a:
n 1/2
a
(1+e)a
a
(1+et)a
La variation du volume de l’élément cube découpé
dans la barre d’essai est:
D V a (1 e )(1 e t ) a
3 2 3
a (1 e )(1 e ) a
3 2 3
e (1 2 )
1/ 2
Forces intérieures – Forces de cohésion
Eléments de réduction
1) En 3D Effort Normal
N : composante algébrique de N sur x
RG Ty : composante algébrique de T sur y
Tz : composante algébrique de T sur z
Efforts Tangentiels
=
Efforts tranchants
Moment de torsion
Mt : composante algébrique de Mt sur x
MG Mfy : composante algébrique de Mf sur y
Mfz : composante algébrique de Mf sur z
Moments de flexion
Forces intérieures – Forces de cohésion
Eléments de réduction
2) En 2D
On isole le
R G TN: :eeffort
ffort normal
tranchant
tronçon de
N
gauche Mf MG Mf : moment fléchissant
T
Nature des
Forces de cohésion
sollicitations
Traction
ou N
Compression
Cisaillement
T
simple
Sollicitations simples
Torsion simple Mt
Flexion pure Mf
Flexion
N+T+Mf
composée
Principe de la coupe
Diagrammes des moments fléchissant et des efforts tranchants
Application 1
1) Recherche des réactions d’appuis.
Diagrammes des moments fléchissant et des efforts tranchants
Application 1
2) Recherche des moments fléchissant. (On coupe en un point et on équilibre de
gauche à droite)
Coupure en A :
Entre A et C :
Coupure en C :
Entre C et B :
Coupure en B
Diagrammes des moments fléchissant et des efforts tranchants
Application 1
Remarque importante :
La charge répartie, on la remplace par une charge ponctuelle au centre de gravité
de la charge répartie.
Diagrammes des moments fléchissant et des efforts tranchants
Application 2
On pose
Diagrammes des moments fléchissant et des efforts tranchants
Application 2
Coupure en A :
Entre A et C :
Coupure en C :
Diagrammes des moments fléchissant et des efforts tranchants
Application 2
Coupure en G :
Coupure en B
Diagrammes des moments fléchissant et des efforts tranchants
Application 2
Une cisaille hydraulique est utilisée pour couper des ronds, fers et plats de
petites dimensions.
Les efforts de cisaillement A1/3 et B2/3 exercés par les lames sont
perpendiculaires à la poutre 3.
Définition
Une poutre est sollicitée en cisaillement lorsque sa section S est
soumise à une résultante FT appliquée en G et contenue dans le plan
(S).
Σ Y = 0 : FT - F2 = 0.
- Effort normal : FN = 0.
- Effort tranchant : FT ≠ 0.
- Moment fléchissant : Mf = 0.
- Moment de torsion : Mt = 0.
Cisaillement
Définition
Une poutre est sollicitée en cisaillement lorsque sa section S est
soumise à une résultante FT appliquée en G et contenue dans le plan
(S).
Contrainte tangentielle
τ= FT /S.
- Effort normal : FN = 0.
- Effort tranchant : FT ≠ 0.
- Moment fléchissant : Mf = 0.
- Moment de torsion : Mt = 0.
Cisaillement
Définition
Une poutre est sollicitée en cisaillement lorsque sa section S est
soumise à une résultante FT appliquée en G et contenue dans le plan
(S).
Condition de résistance
Soient :
Reg la résistance élastique au cisaillement du matériau (en MPa) ;
s un coefficient de sécurité ;
τadm = Rpg la résistance pratique au cisaillement, avec Rpg = Reg/s ;
τ τ adm
Cisaillement
Définition
Une poutre est sollicitée en cisaillement lorsque sa section S est
soumise à une résultante FT appliquée en G et contenue dans le plan
(S).
Déformation
Δy = γ Δx
loi de Hooke
γ=τ/G= FT /G.S
Δy = FT Δx /G.S
Le module de cisaillement G est lié au module d’élasticité E par la relation :
G= E/2(ν+1)
Pour l’acier et les matières possédant le même coefficient de Poisson, on a G ≈
0,385 E.
Cisaillement
Définition
Une poutre est sollicitée en cisaillement lorsque sa section S est
soumise à une résultante FT appliquée en G et contenue dans le plan
(S).
Déformation
En déformation élastique, la contrainte de cisaillement τ varie linéairement en
fonction de l’angle de glissement .
τ = G.
Définition
Une poutre est sollicitée en cisaillement lorsque sa section S est
soumise à une résultante FT appliquée en G et contenue dans le plan
(S).
Déformation
un bloc en élastomère est collé entre une laque rigide et un support fixe. La
plaque permet de bien répartir l’effort de cisaillement FT sur tout le bloc.
Le cisaillement amène un glissement des sections droites successives les unes
par rapport aux autres (analogie avec un jeu de cartes que l’on étale sur une
table).
Le glissement peut être caractérisé par l’angle , appelé angle de glissement et
tel que : tgγ = a/h Si γ est petit : tgγ ≈ γ = a/h
Cisaillement
Exemple 1
Calculer la contrainte moyenne sur le plan ab sur la figure ci-dessous:
Cisaillement
Solution
• La contrainte moyenne sur le plan ab est:
T P cos
S S
• D'où pour α, par exemple, égale à 45° on a:
40 2
0.047kN / cm2
220 x30
Cisaillement
Exemple 2
La contrainte de cisaillement dans un corps métallique est égale à 1050
kg/cm2. Si le module de cisaillement vaut 8400 kN/cm2, déterminer la
déformation de cisaillement.
Solution
On a:
G
1050
0.00125rad 0.225 0
840000
Cisaillement
Exemple 3
On veut assembler, à l'aide de rivets dont le diamètre de chacun vaut 20 mm et d'un couvre joint, deux tôles
métalliques de 140 mm de largeur et 10 mm d'épaisseur. L'ensemble est soumis à un effort de traction
F = 10 000 daN, comme montré par la figure ci-dessous.
Solution
1- Nous avons ici un seul plan de cisaillement. La force de cisaillement (effort tranchant) appliquée à
la section cisaillée, au niveau du plan de cisaillement est :
F
T1
S'il y a un seul rivet, alors n
T=F
La contrainte de cisaillement sur la section cisaillée (revenant à chaque rivet) est :
T d2
1 1 A1
A1 4
Cisaillement
Solution
Alors, on écrit
10000
1 n 9 n 3.5
20
2
4
Cisaillement
Solution
Les dispositions pratiques des rivets se fait selon les conditions suivantes:
• au voisinage de 1,5d
•
•
3d
Selon ces conditions, le nombre de rivets obtenu est disposé sur la figure ci-dessous.
1.5d 1.5d
Cisaillement
Solution
2- Pour vérifier la résistance du système, on doit vérifier la résistance de chacune des deux tôles au niveau de la section
dangereuse qui passe naturellement par les axes des rivets, comme montrée ci-dessous, avec b = 140 mm, t = 10 mm, d
= 20 mm.
La condition de résistance pour la traction est vérifiée, alors le système résiste à l'effort de traction appliqué.
N
s 111 ; N F;
A11
A11 tb 2d
10000
s 11 10daN / mm2
10140 2 x20
s 11 s
Cisaillement
Exemple 4
Trois tôles en acier sont assemblées entre elles par deux rivets de diamètre chacun égale à 17 mm (L=5).
Par rapport aux axes Ox et Oy, l’aire A limitée par le contour c est donnée par :
Les moments statiques mx et my de l’aire A par rapport au axes Ox et Oy ont pour valeur :
A dA dxdy
c
Le moment statique a pour dimension la troisième puissance d’une longueur, il s’exprime en m3, cm3 ou mm3.
mx ydA
c
my xdA
c
Centre de gravité d’une aire plane
Les distances xG et yG du centre de gravité G aux axes Ox et Oy de l’aire A sont définies par les relations suivantes :
m
Remarque : pour une surface A composée de plusieurs
y surfaces Ai de centre de gravité Gi (de coordonnées xi et yi) :
xG
A
Les termes A sont les aires des parties composant la section, et les termes x , y sont les distances respectives de leurs centre
i i i
de gravité.
mx
yG
A
n n
Ax i i Ay i i
xG i 1
yG i 1
A i A i
Moment d’inertie d’une aire plane
Les moments d’inertie Ix et Iy de l’aire A par rapport aux axes xx et yy ont pour valeur :
I y 2 dA
Le produit d’inertie Ixy de l’aire Ax par rapport aux axes xx et yy est défini par :
Iy x 2 dA
Le moment d’inertie a pour dimension la quatrième puissance d’une longueur et s’exprime en m4 ou cm4 ou mm4.
Ixy xydA
Principe des axes parallèles : (théorème de Huyghens)
IX y d dA y 2 d2 2yd dA y 2dA 2d ydA d2 dA
2
0
IX Ix Ad2
Principe des axes parallèles : (théorème de Huyghens)
On donne aussi les axes OX et OY qui font un angle θ avec les axes Ox
et Oy.
On donne aussi les axes OX et OY qui font un angle θ avec les axes Ox
et Oy.
I I I I
IY x y x y cos 2q Ixy sin 2q
2 2
Relation entre les moments d’inertie et le produit d’inertie
On donne aussi les axes OX et OY qui font un angle θ avec les axes Ox
et Oy.
Ix Iy
IXY sin 2q Ixy cos 2q
2
Relation entre les moments d’inertie et le produit d’inertie
On donne aussi les axes OX et OY qui font un angle θ avec les axes Ox
et Oy.
Remarque:
on constate que :IX IY
Ix cos2 q sin2 q Iy cos2 q sin2 q
Comme cos2 q sin2 q 1
On a donc: IX IY Ix Iy
Axes principaux
2Ixy
tg2q
Iy Ix
I I I I I I I I
On a : IX x y x y cos 2q Ixy sin 2q IY x y x y cos 2q Ixy sin 2q
2 2 2 2
I I
IXY x y sin 2q Ixy cos 2q
2
On en déduit :
dIX
Ix Iy sin 2q 2Ixy cos 2q 2Ixy
dq
dIY
Ix Iy sin 2q 2Ixy cos 2q 2Ixy
dq
Ces deux dérives, de signes contraires, s’annulent en changeant de
signe pour IXY = 0, l’une des fonctions présentant un maximum et
l’autre un minimum.
Les axes principaux sont les deux axes pour lesquels les moments
quadratiques sont respectivement maximum et minimum.
Cercle de Mohr d’inertie
Exemples :
Rayon de giration
2 I
Il est donné par la relation: r
A
Ou
I
r
A
Ix Iy
rx ry
A A
Moment d’inertie polaire
a) Surface :
b h
A dA dxdy dx dy bh
0 0
Ou bien h
dA bdy A bdy bh
0
b) Position de G :
h
bh2
mx ydA ybdy mx
c 0
2
b
hb2
my xdA yhdx my
c 0
2
my hb2 b mx bh2 h
xG xG yG yG
A 2hb 2 A 2hb 2
Applications
c) Moment d’inertie :
h/ 2 h/ 2
bh3
Ix y dA by dy Ix
2 2
h/ 2 h/ 2
12
3
De même on trouve que :
b/2 b/ 2
hb3
Iy x dA hx dx Iy
2 2
b / 2 b / 2
12
b h
h2b2
Ixy xydA xdx ydy Ixy
0 0
4
Applications
Surface : A dA
dA xdy
x b bh y
Or x
h y h h
h
bh y b h y
h 2
A dy
0
h h
2 0
bh
A
2
Applications
centre de gravité :
h
b bh2
mx ydA h y ydy mx
c 0
h 6
b
h hb 2
my xdA b x xdx my
c 0
b 6
D’où :
my 2hb 2 b
xG xG
A 6hb 3
mx 2bh2 h
yG yG
A 6hb 3
Applications
moment d’inertie :
h
b 2 bh3
I x y dA y h y dy I x
2
0
h 12
b
h 2 hb 3
Iy x dA x b x dx Iy
2
0
b 12
b h
h2 b 2
I xy xydA xdx ydy I xy
0 0
24
Applications
Axes principaux en O
2I xy 12 * 2h2 b 2 hb
tg2
I x Iy 24 bh3 hb 3 h2 b 2
Axes principaux en G
2I x G y G hb
tg2q 2
I xG I y G
h b2
Avec :
bh3 hb 3
I xG I x y G S
2
IyG
36 36
b 2 h2
I xGyG I xy x G y G S
72
Applications
Surface :
dA dqd
r 2
1 2
A dqd d qdq r 2
0 0
2
d 2
A r 2
4
Applications
moment d’inertie :
I x y 2 dA
q . dqd
2 2
Ix sin
0 0
r 2
1
I x 4 sin 2 q .dq
4 0 0
r 4
Ix
4
D 4
Pour D=2r Ix Iy
64