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Feux Classes C

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version juin 2004

LES FEUX DE FICHE 1 Page 1/1


CONTENUS LES FEUX DE CLASSE A – FEUX SECS

Les feux de classe A sont dits feux “secs”. Ils intéressent les matériaux solides (cellulose,
bois, papier, tissu, fourrage, coton, etc.), particulièrement inflammables. Ils présentent deux
modes de combustion :

- combustion vive, avec flammes ;


- combustion lente, sans flamme visible, mais avec formation de braises incandescentes.

Lors du développement du feu, en raison d’un manque de comburant notamment, la


combustion lente peut être relativement longue avant que n’apparaissent les premières flammes.

Il s’agit dans ce cas de feux “couvants”.

L’extinction complète, qui s’effectue généralement à l’eau, comprend en général deux phases :

- la cessation de la combustion vive (abattage des flammes) ;


- la cessation de la combustion lente (noyage des braises).

Lorsque les matériaux sont en vrac ou à l’air libre, la combustion est généralement très vive,
avec un fort rayonnement thermique (stockages de bois, de papiers) qui propage rapidement le
feu. Ces incendies, d’une grande intensité, nécessitent un dispositif hydraulique important, pour
attaquer violemment le foyer principal et faire baisser la température le plus rapidement
possible, afin de limiter l’extension du sinistre, en portant les efforts sur la zone sous le vent.

Lorsque les matériaux sont condensés, compactés (rouleaux de tissus, livres, piles de papiers,
balles de coton, tas de charbon, etc.), ou confinés dans un local, ils brûlent lentement, en
produisant une fumée épaisse et particulièrement âcre, avec un fort dégagement de monoxyde de
carbone. A l’intérieur des locaux, ces feux peuvent franchir des zones peu atteintes et se
communiquer à des parties éloignées du foyer initial, par propagation des gaz chauds. Le risque
d’écroulement par surcharge est permanent. L’extinction complète est généralement longue et
délicate, car elle nécessite un important travail de déblai pour s’assurer qu’il n’existe plus de
matières incandescentes. L’addition de produit mouillant dans l’eau peut se révéler utile.

Lorsque le déblai est très important et qu’il s’effectue à l’air libre, il peut être fait appel à des
moyens mécanisés de sociétés privées.

Au cours du déblai, il y a toujours intérêt à ouvrir les emballages des matériaux conditionnés,
pour en vérifier le contenu, même s’ils paraissent intacts. Si des braises sont décelées, il est
recommandé de noyer l’ensemble, pour éviter un embrasement au contact de l’air et une reprise
de feu par la suite.

Si les foyers sont difficiles d’accès ou qu’ils occupent de grands volumes, ils peuvent être
éteints, de façon indirecte, par étouffement sous un tapis de mousse.

____________________________________________Partie 3 – Titre 3 : les feux de contenus


Version juin 2004

LES FEUX DE FICHE 2 Page 1/2


CONTENUS LES FEUX DE CLASSE B – FEUX GRAS

Les feux de classe B sont dits feux “ gras ”. Ils concernent les liquides et les solides
liquéfiables (hydrocarbures, goudron, brai, graisses, huiles, peintures, vernis, alcools, cétones,
solvants et produits chimiques divers).

Leur principale caractéristique est qu’ils flambent ou s’éteignent, mais ne couvent pas. Il n’y
a donc pas de combustion lente et l’abattage des flammes provoque l’extinction.

Leur capacité à s’enflammer dépend du « point-éclair », propre à chaque produit


(température minimale à laquelle il émet suffisamment de vapeurs pour former, avec l’air
ambiant, une atmosphère inflammable).

En revanche, il peut y avoir rallumage brutal tant que la température avoisine celle de
« l’auto-inflammation » (température à laquelle un mélange gazeux combustible peut
s’enflammer spontanément sans la présence de flamme ou d’étincelle). C’est pourquoi
l’extinction complète ne peut être obtenue qu’après une phase de refroidissement

Leur combustion provoque un dégagement de gaz toxiques et/ou corrosifs (chlore, cyanure,
monoxyde de carbone, etc.) particulièrement dangereux pour l’environnement. De plus, le risque
de formation de mélanges gazeux explosibles subsiste pendant toute l’opération. Des relevés
d’explosimétrie doivent être fréquemment réalisés et une ventilation efficace doit être assurée.

De plus, des réactions chimiques imprévisibles peuvent se produire au contact de l’eau, de la


fumée, des gaz chauds ou d’autres produits. C’est pourquoi, en présence de produits dangereux
ou supposés comme tels, il est impératif de recueillir préalablement tous les renseignements
concernant la conduite à tenir (fiches de sécurité, TRANSAID, logiciels OSIRIS et MIDAS).

Dans tous les cas, le COS doit :

- établir un large périmètre de sécurité ;


- prendre les mesures de protection de l’environnement qui s’imposent ;
- se conformer aux prescriptions liées au risque chimique (partie 4, titre 2).

1. LES LIQUIDES INFLAMMABLES NON MISCIBLES À L’EAU (ESSENCES,


HUILES, ÉTHERS, PÉTROLE)
Il est généralement impossible de les éteindre à l’eau, sauf au jet diffusé pour les feux
de faible étendue.

Ces liquides continuent à brûler en surnageant et peuvent porter le feu dans le voisinage
ou dans les égouts. Pour prévenir ce risque, il y a lieu d’établir des barrages ou de creuser
des tranchées pour empêcher ou canaliser les écoulements.

Les deux agents extincteurs les plus efficaces sont la poudre pour les feux de faible
importance et la mousse pour les nappes de grande superficie.

3-3 BSP 118 : L’organisation et le fonctionnement du service d’incendie et secours_______


version juin 2004

LES FEUX DE FICHE 2 Page 2/2


CONTENUS LES FEUX DE CLASSE B

2. LES LIQUIDES INFLAMMABLES MISCIBLES À L’EAU (ALCOOLS, ACIDES,


…)
Un feu de faible étendue peut être éteint en jet diffusé. Pour les feux plus importants, le
CO2 et la poudre sont les meilleurs agents d’extinction.

En cas de recours à la mousse, il convient de s’assurer au préalable de la compatibilité


de l’émulseur avec ce type de feux et de son mode d’application.

3. LES SOLIDES LIQUÉFIABLES (PLASTIQUES, CAOUTCHOUC, GOUDRONS,


…)
Ces feux, qui dégagent une grande quantité de chaleur et de fumées, sont généralement
éteints au moyen de l’eau. C’est le cas notamment des feux de plastiques, dont l’usage
pour la confection des éléments du cadre de vie moderne est devenu particulièrement
courant.

Cependant, dans certains cas, l’action de l’eau pourra se révéler insuffisante.


L’extinction sera alors menée à l’aide de mousse.

Dans tous les cas, le COS se conforme également aux prescriptions liées aux risques
chimiques (partie 4, titre 2, fiche 3).

____________________________________________Partie 3 – Titre 3 : les feux de contenus


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LES FEUX DE FICHE 3 Page 1/1


CONTENUS LES FEUX DE CLASSE C – FEUX DE GAZ

Ce sont les feux de gaz tels que :

- gaz naturels ;
- gaz de pétrole liquéfiés (butane, propane) ;
- autres produits à l'état gazeux (produits chimiques, gaz rares, etc.).

Leur mise à feu s'accompagne généralement d'une explosion, d'autant plus violente que
le mélange air-gaz s'effectue dans des proportions optimales entre les limites inférieure et
supérieure d'explosibilité. Hors de ces limites, le danger est moindre (4 e partie, titre 2,
fiche 1).

Ces feux se présentent toujours sous forme de fuites enflammées, plus ou moins
importantes en fonction de la pression de stockage ou de transport.

Ils se caractérisent par :

- un très fort dégagement calorifique, susceptible de progager l'incendie par simple


rayonnement ;
- un danger potentiel d'explosion consécutif à la présence de poches gazeuses créées
avant l'inflammation, ou de gaz stockés à proximité du sinistre et chauffés ;
- un dégagement de vapeurs toxiques, dans le cas de produits chimiques gazeux.

Sauf cas d’urgence tels que décrits dans la fiche 1 du titre 2 de la 4 e partie, il ne faut pas
chercher à éteindre une fuite de gaz enflammée, car l'accumulation de ce fluide continuant
à s'échapper peut provoquer une explosion. L'effort doit être porté sur le barrage de la
conduite ou le colmatage de la fuite et, en attendant, sur le contrôle et la surveillance de la
flamme.

Cependant, en cas d’absolue nécessité d’extinction, l'agent extincteur à employer est la


poudre polyvalente A, B et C. S’il s’agit d’une fuite de gaz de ville, l’extinction ne sera
effectuée qu’en collaboration avec les techniciens de gaz de France.

En cas de risque de propagation à l’environnement, des moyens d’extinction appropriés


sont mis en œuvre, au plus près de la flamme, en veillant attentivement à ne pas la souffler
ou à ne pas noyer la fuite par un effet baignoire (cas des conduites de gaz en polyéthylène
notamment).

Dans tous les cas, le COS se conforme également aux prescriptions liées aux risques
d’explosion en présence d’un incendie (partie 4, titre 2, fiche 1).

3-3 BSP 118 : L’organisation et le fonctionnement du service d’incendie et secours_______


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LES FEUX DE FICHE 4 Page 1/1


CONTENUS LES FEUX DE CLASSE D – FEUX DE MÉTAUX

Les feux de classe D concernent les métaux (sodium, magnésium, potassium, phosphore,
aluminium, etc.). Toxiques par inhalation, ingestion ou simple contact, leur combustion est
généralement violente et très luminescente.

La plupart de ces métaux réagit violemment à l’eau, en provoquant un dégagement


d’hydrogène qui crée un risque d’explosion.

Certains, comme le sodium, le magnésium, le potassium ou le phosphore blanc, peuvent


s’enflammer spontanément en présence de l’air, voire exploser. D’autres ne peuvent le faire que
lorsqu’ils sont en poudre ou copeaux (aluminium par exemple).

Ces feux ne doivent en aucun cas être éteints au moyen d’eau ou de mousse. Seuls sont à
employer des agents d’extinction secs (poudre, sable, terre, ciment).

Dans tous les cas, le COS se conforme également aux prescriptions liées au risque chimique
(partie 4, titre 2, fiche 3).

____________________________________________Partie 3 – Titre 3 : les feux de contenus


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LES FEUX FICHE 2 Page 1/3


DIVERS LES FEUX DE FORÊT

4. TYPOLOGIE
Les feux de forêt se différencient selon différents critères :

- le peuplement et la végétation :
. les feux de broussailles, de chaume ou de landes,
. les feux de semis,
. les feux de cimes,
. les feux de marais ;
- les conditions météorologiques et les saisons :
. les feux de printemps,
. les feux d’été,
. les feux d’automne,
. les feux « d’orage » ;
- l’heure, qui influe sur le gradient de température et l’hygrométrie de l’air ;
- le terrain.

En Île-de-France, la plupart des feux combattus par les secours sont des feux de
broussailles, de sous-bois et, parfois, de semis de résineux. Ces feux sont en général de
faible intensité. Toutefois, les fortes chaleurs estivales provoquent une dessiccation
importante des végétaux de toute nature, libérant ainsi des essences propres à s’enflammer
et favorisant une propagation accrue du front de feu qui, en fonction des conditions
aérologiques peut être difficilement maîtrisable.

Les zones forestières du secteur de compétence de la BSPP sont relativement bien


découpées par un quadrillage de pistes gravées, qui confèrent, une accessibilité correcte
aux engins de la brigade. Cependant, la faible portance du sol des chemins forestiers doit
être une préoccupation constante de tout COS appelé à engager des moyens non tout-
terrain. Il est rappelé que les PST de la brigade ne sont que des véhicules tout-chemin.

3-3 BSP 118 : L’organisation et le fonctionnement du service d’incendie et secours_______


version juin 2004

LES FEUX FICHE 2 Page 2/3


DIVERS LES FEUX DE FORÊT

5. PRINCIPES DE LUTTE
Par définition, le feu de forêt est un feu mobile qui peut évoluer rapidement en fonction
des paramètres énumérés précédemment. De fait, il convient généralement d’engager
rapidement les moyens, à la pointe du feu, afin de stopper l’évolution « libre » de celle-ci.

Pour cela, l’action par « jalonnement de flanc »1 est privilégiée car elle permet de
réduire peu à peu les flancs tout en se portant au plus près de la pointe du feu et ce, en
assurant au mieux la sécurité des intervenants.

Le feu peut également être stoppé en formant une ligne d’arrêt qui prendra appui sur un
pare-feu, naturel ou artificiel. Dans ce dernier cas, il peut s’agir d’un abattis, procédé qui
consiste à dénuder un large espace devant le feu et perpendiculairement à sa direction de
marche, manuellement ou en utilisant des engins mécaniques puissants (bulldozer, pelles
mécaniques, etc.). Toutefois, cette manœuvre, qui nécessite des moyens très importants,
n’est efficace avec certitude que sur les fronts de feu de faible ou de moyenne intensité.

Le chef de détachement doit également se préoccuper :

- en permanence, du ravitaillement en eau des moyens mis en œuvre (recherche des


points d'eau et organisation des norias d'engins, en respectant le principe de la
présence simultanée d’un engin à l’attaque, un engin au point d’eau et un engin sur
le trajet retour) ;
- de la protection des habitations menacées ;
- des liaisons radio avec les éléments engagés ;
- des modifications des paramètres météo.

Dans tous les cas, il doit anticiper l’évolution du front de feu dans le temps en fonction
de son intensité
Il lui appartient également d’assurer la sécurité des personnels en :

- leur préservant un chemin de repli ;


- leur ordonnant de conserver une réserve d’eau d’au moins 200 litres dans la tonne de
l’engin;
- les préservant des risques de coups de chaleur ;
- leur imposant le port permanent des EPI au complet.

L'appréciation de l'ampleur du sinistre, de son contour et de ses possibilités de


propagation est effectuée en se plaçant sur des points hauts ou mieux, en utilisant
l'hélicoptère.

1
action visant à aborder le feu par ses flancs et à l’attaquer en progressant vers la pointe afin de la resserrer pour
en réduire l’intensité.

____________________________________________Partie 3 – Titre 3 : les feux de contenus


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LES FEUX FICHE 2 Page 3/3


DIVERS LES FEUX DE FORÊT

Si l'incendie a pris rapidement de l'importance, il y a lieu de prévoir dès le début les


renforts en moyens lourds et les relèves nécessaires. Ces moyens, prévus dans le concept
tactique, intègrent les engins spécialisés « feux de forêt » des SDIS voisins (VLTT, CCF,
…). Leur demande, qui n’est pas liée à l’engagement du deuxième échelon, doit tenir
compte des principes d’engagement en vigueur sur ce type d’opérations :

- 1 unité d’intervention = 1 VL tout terrain + 2 CCF ;


- 1 groupe d’intervention = 1 VL tout terrain + 4 CCF dont 1 lourd .

Quand la progression du feu est enrayée, il faut s'assurer de l’extinction totale d’une
zone aussi large que possible sur l’ensemble du périmètre incendié, afin d’éviter toute
reprise.

Un service de surveillance est toujours laissé sur place après le départ des engins
d’attaque.

6. HERBES, LANDES, RÉCOLTES


Ces feux ne présentent des dangers que lorsque les flammes sont poussées par le vent
sur des taillis ou des constructions.

En fonction de leur intensité, leur étendue et leur accessibilité, on les éteint avec des
lances, des seaux-pompes, des pulvérisateurs dorsaux, des pelles, des battes à feux ou
simplement des branches.

Ne pas attaquer de face ou contre le vent, mais sur les côtés en se rapprochant du front
de feu.

Si l’incendie prend de l’importance, limiter son extension en créant des coupe-feu.

3-3 BSP 118 : L’organisation et le fonctionnement du service d’incendie et secours_______


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DIVERS LES FEUX D’INSTALLATIONS PRÉCAIRES

7. INSTALLATIONS PROVISOIRES OU MOBILES


Entrent dans cette rubrique :

- les stands d’expositions, baraques et attractions foraines ;


- les tentes et caravanes disposées sur les terrains de camping.

Ces installations sont assujetties à des règles de prévention, ce qui n’est pas le cas des
campements sauvages.

La nature des matériaux composant ces installations, les espaces généralement restreints
de l’une à l’autre, la présence de nombreux appareils d’éclairage, de cuisson et de
chauffage ainsi que la densité du public ou des occupants sont autant de facteurs
constituant des conditions propices à l’éclosion et l’extension rapide d’un incendie ayant
toutes chances de créer un phénomène de panique aux conséquences imprévisibles.

Les secours rencontreront souvent des difficultés pour accéder aux biens sinistrés et
réaliser les établissements.

L’intervention doit être conduite avec rapidité et précision. Après avoir demandé les
moyens de renforts nécessaires, le chef de garde fait porter ses efforts de manière à :

- réaliser les sauvetages ;


- empêcher la propagation aux installations voisines ;
- faire évacuer les zones menacées.

Un service d’ordre important est toujours demandé.

8. DÉPÔTS D’ORDURES, DÉCHARGES PUBLIQUES, DÉCHETS INDUSTRIELS


Ces feux qui se déroulent le plus souvent en plein air, ne présentent généralement pas
de grands risques. Toutefois, ils peuvent dissimuler des objets dangereux susceptibles
d’exploser sous l’effet de la chaleur.

De plus, les matières en combustion dégagent une fumée épaisse, âcre, nauséabonde
dont la toxicité n’est pas négligeable et qui incommode fortement le voisinage.

Quand le volume de produits stockés est important, le chef de garde ne doit pas hésiter
à faire établir un nombre suffisant de grosses lances pour noyer rapidement la masse en
ignition.

Pour éviter tout risque de blessure pouvant entraîner des complications infectieuses, les
porte-lance, dans toute la mesure du possible, ne doivent pas progresser sur les matériaux
entreposés.

____________________________________________Partie 3 – Titre 3 : les feux de contenus


Version juin 2004

LES FEUX FICHE 3 Page 2/2


DIVERS LES FEUX D’INSTALLATIONS PRÉCAIRES

L’extinction complète est souvent très longue et les reprises de feu fréquentes. Afin de
préserver le potentiel opérationnel de la brigade, il peut être intéressant de libérer les
engins-pompe en mettant en place un dispositif hydraulique alimenté par motopompes.

Des engins lourds (bulldozers, tracto-pelles) peuvent renforcer le dispositif et faciliter


l’extinction en remuant et en déblayant les matériaux en ignition.

La plupart du temps, un service de rondes relaiera le dispositif de surveillance mis en


place.

9. CHANTIERS DE CONSTRUCTION ET DE DÉMOLITION, OU BATIMENTS


DÉSAFFECTÉS
Ils sont théoriquement vides d’habitants, mais peuvent parfois être squattés.

Ces feux sont attaqués suivant les principes énoncés au titre 2 relatif aux “feux de
contenants ”. Cependant, en raison de la nature, de l’organisation et de l’avancement des
travaux qui y sont opérés, des précautions particulières doivent être prises pour éviter
d’exposer dangereusement les personnels engagés : présence de bouteilles de gaz sous
pression (acétylène, butane, propane, etc.), risques de chutes dans les gaines non protégées
en cours d’aménagement, installations électriques volantes, chute de matériaux,
écroulements de murs, effondrements de toitures ou planchers, etc.

Les règles suivantes doivent être appliquées :

- les reconnaissances sont toujours effectuées en binômes et sont limitées au minimum


indispensable pour la détermination des sauvetages à réaliser ainsi qu’à la conduite
normale des opérations ;
- n’engager que le personnel strictement nécessaire à l’intérieur des locaux présentant
quelque danger que ce soit ;
- dès lors, attaquer les foyers à distance en utilisant au besoin des moyens puissants
pour abattre les parties menaçantes ;
- dans les feux de chantiers de démolition, le déblai ne doit pas être entrepris.

L’extinction complète est alors obtenue en noyant les décombres.

3-3 BSP 118 : L’organisation et le fonctionnement du service d’incendie et secours_______


version juin 2004

LES FEUX DE FICHE 4 Page 1/1


CONTENUS LES FEUX DE CLASSE D – FEUX DE MÉTAUX

Les feux de classe D concernent les métaux (sodium, magnésium, potassium, phosphore,
aluminium, etc.). Toxiques par inhalation, ingestion ou simple contact, leur combustion est
généralement violente et très luminescente.

La plupart de ces métaux réagit violemment à l’eau, en provoquant un dégagement


d’hydrogène qui crée un risque d’explosion.

Certains, comme le sodium, le magnésium, le potassium ou le phosphore blanc, peuvent


s’enflammer spontanément en présence de l’air, voire exploser. D’autres ne peuvent le faire que
lorsqu’ils sont en poudre ou copeaux (aluminium par exemple).

Ces feux ne doivent en aucun cas être éteints au moyen d’eau ou de mousse. Seuls sont à
employer des agents d’extinction secs (poudre, sable, terre, ciment).

Dans tous les cas, le COS se conforme également aux prescriptions liées au risque chimique
(partie 4, titre 2, fiche 3).

____________________________________________Partie 3 – Titre 3 : les feux de contenus

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