LA PRATIQUE DES MARCHES PUBLICS A MADAGASCAR:
IRREGULARITES ET INFRACTIONS
Par
RABARINIRINARISON Rindra Hasimbelo
SECRETAIRE GENERAL
MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Juillet 2021
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NORMES DE L’ATELIER
Téléphone pendant l’atelier
Forme et Nombre de slides
(standard non respecté)
Questions/Réponses
SOMMAIRE
Introduction : Le marché public dans la chaîne des dépenses publiques
1.Notions et principes fondamentaux d’un marché public
Cas pratiques
2. Les intervenants dans le processus d’un marché public
3. Les différents types et formes de marchés publics
Cas pratiques
4. La passation d’un contrat de marché public
Cas pratiques
5. L’exécution d’un marché public
Cas pratiques
6. Les droits et obligations des parties contractantes
7. Le contrôle des marchés publics
Cas pratiques
8. Les irrégularités fréquentes constatées dans la pratique
9. Les infractions pénales liées aux marchés publics
Annexe : Liste des textes législatifs et réglementaires en marchés publics
INTRODUCTION
BREF RAPPEL SUR LES FINANCES PUBLIQUES
- FP : procédure d’exécution des recettes et des dépenses de l’Etat et de ses
démembrements
(Loi 2004 – 007 du 26 juillet 2004 portant LOLF)
- Marchés Publics : une des phases de l’exécution des dépenses publiques
- Principes de base en matière de FP:
Séparation des ordonnateurs et comptables (ex: DG et AC)
Annualité budgétaire (vote annuel à renouveler, rmq sur AECP)
Unité de caisse (compte unique, R+D)
Universalité budgétaire (non affectation et non contraction des R et D)
- Exception de base : affectation des recettes aux dépenses (budgets annexes,
CPT, FCVA, dons et aides, opération en capital de la dette publique)
RESUME DES PHASES DE L’EXECUTION DES DEPENSES
- DEUX procédures d’exécution : procédure normale et procédure dérogatoire
1- Procédure normale :
QUATRES (04) phases distinctes:
ENGAGEMENT : toute démarche rendant l’Etat débiteur
Différentes sortes d’engagement :
Engagement juridique = marché public, PPP, contrat public,…
Engagement financier (ou comptable) = rendre indisponible le
montant des crédits équivalents à l’engagement juridique
Engagement global (solde, pension, caisses d’avance)
Engagement partiel (autres dépenses)
LIQUIDATION : vérification de la réalité de la dette et arrêtage du montant
de la dépense l’ordonnateur s’assure de l’exactitude de la dépense et
de l’exigibilité de la dette selon les services faits
MANDATEMENT ou ORDONNANCEMENT : acte administratif donnant
l’ordre de payer la dette : l’ORDSEC signe le mandat, le bon de caisse ou
l’avis de crédit et le bordereau d’émission et les transmet au comptable
pour paiement
PAIEMENT : décaissement de l’argent de la trésorerie publique
2- Procédure dérogatoire :
QUATRES (04) procédures prévues par les textes :
REGIE D’AVANCE : fonds versés au régisseur pouvant être utilisés
directement en vue du paiement de certaines dépenses qui, en raison de leur
caractère exceptionnel d’urgence ou de leur faible montant peuvent être
effectuées sans mandatement préalable
Deux sortes de régies d’avance:
Renouvelable (eau et électricité)
Unique et exceptionnelle (fêtes et cérémonies) : nécessité d’une
autorisation préalable du MEF, entérinée par un arrêté
interministériel, après visa CF, à régulariser dans un mois sinon
responsabilité pécuniaire du régisseur
DELEGATION DE CREDIT : crédit envoyé aux localités éloignées des postes
de contrôle financier
CONTRÔLE HIERARCHISE DES DEPENSES ENGAGES (CHED): non
soumis au visa préalable du CF pour les dépenses < 2.500.000Ar, baux et
loyers, Eau et Electricité, Redevances téléphoniques, Carburants et
Lubrifiants, soldes, contributions internationales (2 ML pour les CTD, arrêté
en cours mais déjà décidé en Conseil des Ministres)
REQUISITION DE PAIEMENT art 41 et 71, décret n°2005-003 du 04
janvier 2005 portant règlement général sur la Comptabilité de l’exécution
budgétaire des Organismes Publics : lorsque le comptable constate des
irrégularités ou établit l’inexactitude des services faits, il suspend le
paiement et en informe l’Ordonnateur Délégué (Ministre). Lorsque le
paiement est suspendu, l’Ordonnateur Délégué peut requérir par écrit le
comptable à payer (avec accord obligatoire du MEF).
Art 108 du même décret : réquisition inopérante si:
Verbal
Indisponibilité de crédit
Absence de justification de service fait (à combiner avec art 41)
Caractère non libératoire du règlement
Absence de qualité de l’ordonnateur
Absence de visa du CF
RMQ: compte de dépôt, compte de commerce, compte d’approvisionnement,
etc
NOTIONS ET PRINCIPES FONDAMENTAUX DES
I MARCHES PUBLICS
I-1 QU’EST CE QU’UN MARCHE PUBLIC?
Art. 2 - Loi 2016-055 du 25janvier 2017 portant CMP MP = « contrats
administratifs écrits, conclus à titre onéreux avec des personnes publiques, ou privées
par les autorités contractantes…pour répondre à leurs besoins en matière de travaux,
de fournitures, de services ou de prestations intellectuelles »
3 caractéristiques à retenir :
MP = contrat administratif
MP = conclu à titre onéreux
MP = conclu pour répondre aux besoins des personnes publiques
I.1. Marché public = contrat administratif
• Marché public est un contrat administratif par détermination de la loi et dont le
contentieux entre dans le bloc de compétence du juge administratif (le contentieux
des marchés publics ne fera pas partie de nos slides)
• Marché public = contrat synallagmatique
• En principe, ce contrat est écrit mais la jurisprudence administrative reconnaît
l’existence de contrats verbaux.
Voir Conseil d’Etat Français, 10 janvier 1930, Commune de Pointe –à-
Pitre ; CAA Lyon ; 29 juin 1994 Société Trédi.
Mise à part le fait d’être administratif par détermination de la loi, on reconnaît le
caractère administratif d’un marché public en vertu de 2 critères :
critères organiques: MP conclus par une autorité de droit public
Donc : contrats conclus entre personnes de droit privé sont présumés
être des contrats privés sauf si l’une de ces personnes détient un mandat
explicite de la part d’une personne morale de droit public.
Critères matériels : MP contiennent des clauses exorbitantes de
droit commun ou concourent à l’exécution d’un service public
Exceptions: même conclus par les personnes morales de droit public, sont exclus du Code
des Marchés Publics(CMP) :
les marchés conclus pour l’application d’un accord international concernant le
stationnement de troupes
Les marchés ayant pour objet l’acquisition ou la location de terrains, de bâtiments
existants ou d’autres biens immeubles ou qui concernent d’autres droits sur ces biens
les marchés passés par les représentations diplomatiques et/ou consulaires de
Madagascar et aux marchés passés par les représentations extérieures des sociétés
d’Etat
les marchés relatifs à la confection ou à l’acquisition des imprimés administratifs
passés avec l’Imprimerie Nationale
les marchés relatifs à l’arbitrage et à la conciliation
les marchés de services financiers (émission, achat, vente et transfert de titre, services
fournis par la Banque Centrale et autres instruments financiers)
Les marchés de service d’emprunt
Les marchés de service juridique : certification et authentification de documents par les
notaires, services fournis par les administrateurs/tuteurs/prestataires désignés par une
juridiction, service d’avocat, d’huissiers, de commissaires-priseurs et tous autres
auxiliaires de justice, tous services liés à l’exercice de la puissance publique (???)
I.2. Marché Public = conclu à titre onéreux
o onéreux # gratuit
Le cocontractant de l’Administration doit tirer un intérêt direct ou indirect dans la
réalisation du contrat. Il est rémunéré par application des prix unitaires ou
forfaitaires versés par l’Administration à la suite des services faits. Ceci n’exclut
cependant pas le versement par les usagers d’un complément de rémunération
(Voir CJCE , 26 avril 1994 : Commission d’Italie : affaire C-272/91)
o onéreux # redevances
Exemple de redevance : conventions de délégation des services publics dans
lesquelles les résultats d’exploitation assurent substantiellement la rémunération du
cocontractant
o Onéreux = pas de risque économique
Le cocontractant est assuré de percevoir la rémunération en contrepartie des
travaux achevés, des prestations effectuées ou réalisées (retard de paiement
entraîne intérêt moratoire, aggravations des charges entraînent indemnité)
I.3. Marché public = doit répondre aux besoins des personnes publiques
Les acheteurs publics sont soumis à l’obligation de définir au préalable leurs
besoins. Il s’agit pour l’Administration de se procurer les moyens dont elle a
besoin pour fonctionner en respectant une procédure bien définie.
Explication et modèles de PPM et AGPM
Ne peuvent ainsi être considérés comme des marchés publics les contrats que
l’Administration conclut avec un organisme de droit privé ou une association
pour subventionner celui-ci car en principe, l’Administration n’obtient pas une
contrepartie directe. Mais si la subvention est octroyée en vue de réaliser des
prestations destinées à satisfaire les besoins propres de l’Administration, elle
entre dans la catégorie de marchés publics.
I.2 – LES CONTRATS CONNEXES AU MARCHE PUBLIC
II.1 Le bail emphytéotique administratif
• Un bail emphytéotique sur un domaine public est dit administratif mais il n’est pas
un marché public le bail emphytéotique n’a pas pour objet l’acquisition par la
collectivité de biens ou de services mais plutôt de permettre au cocontractant de
l’Administration d’occuper, comme le ferait un propriétaire, une parcelle du
domaine public pendant une longue durée afin de lui donner une valeur
économique.
II.2 L’offre de concours
• Une personne privée ou publique peut décider par convention de s’engager de son
propre gré et sans contrepartie à contribuer en nature ou financièrement à la
réalisation de travaux publics au profit d’une autre collectivité publique mais sans
obligation pour cette dernière d’effectuer le travail ou de réaliser les travaux.
• Noter surtout qu’il faut que la convention concerne un travail ou un ouvrage
public. Autrement, il s’agit d’un contrat privé appelé « avance sur trésorerie » .
Toutefois, le remboursement des sommes octroyées est obligatoire si la
Collectivité bénéficiaire n’exécute pas les travaux ou n’effectue pas le travail
financé.
II- 3 Le crédit- bail immobilier
• Si un intérêt public le justifie et si aucune banque ne fait montre d’initiative, une
collectivité publique peut devenir un « crédit -bailleur » en louant des biens
immobiliers à usage professionnel et en permettant aux locataires de devenir, au
plus tard à l’expiration du bail, propriétaires de tout ou partie des biens loués.
• Trois procédures peuvent être utilisées à cette fin. On peut céder les biens
immobiliers :
en exécutant une promesse unilatérale de vente
en acquérant directement ou indirectement l’usus, le fructus et
l’abusus du terrain sur lequel est bâti l’immeuble loué
en transférant de plein droit la propriété de l’immeuble bâtie sur le
terrain d’autrui.
• Une collectivité publique peut également bénéficier d’un crédit-bail et elle sera
dès lors appelée « crédit- preneur » parce qu’elle deviendra propriétaire de
l’immeuble.
• Cette pratique se heurte cependant à l’interdiction de recourir au paiement différé
alors que le crédit- bail en est un. Le droit administratif le considère comme un
marché de service financier.
• II- 4 La vente en l’état futur d’achèvement
• La vente en l’état futur d’achèvement est un système de droit privé dont
l’essentiel est de laisser le vendeur comme maître de l’ouvrage jusqu’à la
réception des travaux même si ce vendeur a immédiatement transféré à
l’acquéreur ses droits sur le sol ainsi que la propriété des constructions
existantes. L’acquéreur payera les travaux au fur et à mesure que ceux-ci
avancent.
• Ce type de contrat n’est pas un marché public car les règles de marchés publics
ne s’appliquent que si la Collectivité est maître de l’ouvrage ou que si elle
exerce un contrôle sur les conditions des travaux et leurs modalités
d’exécution. Ce qui n’est pas le cas de la vente en l’état futur d’achèvement.
• Ce contrat est interdit s’il porte sur une réhabilitation ou si les besoins de la
Collectivité elle-même ont servi de base à la conception de la construction de
l’immeuble vendu ( mais contrat reconnu légal par le juge administratif si en
cours de construction, la Collectivité donne des spécifications particulières
pour les besoins de ses services)
NB :
une catégorie de contrat appelé « marchés d’entreprise des travaux
publics » avait été utilisée autrefois pour confier à un cocontractant unique
pendant une longue durée une mission de service public, notamment la
construction d’un ouvrage et son exploitation en contrepartie d’une
rémunération forfaitaire dont le versement sera fractionné. Mais le juge
administratif a fini, en 1999, par interdire cette pratique de paiement différé,
considérée comme un moyen de détourner les règles de marchés publics
Voir arrêt du Conseil d’Etat du 30 juin 1999, Département de l’Orne :
marché d’entreprise de travaux publics conclu par le Conseil Général de
l’Orne pour construire et maintenir pour une durée de seize ans un collège.
CAS PRATIQUE N°01:
Le Ministère de la Sécurité Publique souhaite conclure un contrat de dix ans avec un
prestataire privé pour la confection et la réalisation des documents de passeports à
Madagascar. Le prestataire privé mettra à la disposition du Ministère des appareils pour la
confection au quotidien de ces passeports, appareils qui deviendront la propriété du
Ministère à la fin du contrat. Ces documents seront ensuite disponibles à tout citoyen
malgache qui en fera la demande contre un montant de 190.000MGA. Cette somme sera
perçue par le service des passeports du Ministère de la Sécurité Publique qu’il versera
ensuite dans un compte dédié auprès du Trésor Public qui, à son tour, doit payer le
prestataire.
S’agissant d’une somme à payer par le Trésor Public auprès d’un Prestataire, le Trésor
exige à l’appui de la demande de paiement un contrat en bonne et due forme. Le
Ministère de la Sécurité Publique se demande alors s’il doit conclure un contrat de
marché public ou non? Quel est votre avis?
CAS PRATIQUE N°02:
L’Hôpital JRA planifie de fournir à ses employés de garde nocturne des repas
bien chauds mais avec la participation d’une somme de 1000Ariary par repas. Ces
mêmes repas sont également disponibles à tous les malades qui en font la commande
auprès de la cantine de l’Hôpital mais pour la somme de 3000Ariary, prix normal du
repas auprès du prestataire. La différence entre le prix normal et la participation des
employés est prise en charge par la direction de l’Hôpital.
Pour le choix de ce prestataire, l’Hôpital a ses préférés en voulant choisir
directement un traiteur expérimenté et habitué à servir dans les Hôpitaux, mais son
agent comptable exige un contrat à l’appui du paiement de cette différence de prix.
Faut-il ici passer un marché public?
CAS PRATIQUE N°03:
Toujours concernant l’Hôpital JRA, un prestataire privé va tenir une pharmacie au sein de
l’hôpital dont les charges de fonctionnement en eau et en électricité seront supportées par
l’hôpital lui-même. Toutefois, les charges de personnel , les produits à vendre ainsi que
les pertes éventuelles subies par le pharmacien ne seront pas partagées avec la direction
de l’Hôpital.
Comment l’Hôpital doit-il choisir ce prestataire? Via une procédure de marché public ou
non?
I.3 – LES PRINCIPES GENERAUX REGISSANT LES MARCHES
PUBLICS
Cf: Titre I, article 5 du CMP de 2017
A- Liberté d’accès à la commande publique (Sans discrimination)
B- Égalité de traitement des candidats (Sans traitement de faveur)
C- Transparence des procédures : publication des AGPM, publication des
Avis d’Appel d’Offres (AOO), des Appels à Manifestation d’Intérêt (AMI),
des Avis de Consultation ou de Demande des Prix (ACP, ADP) et des avis
d’attributions.
CAS PRATIQUE N°04:
Le pôle anti-corruption de Mahajanga a reçu un budget de 900ML Ariary de la part de
l’Agence Française du Développement pour acheter des véhicules 4X4 du choix de
magistrats qui y travaillent.
Deux des magistrats ont émis le choix d’acheter des 4x4 pick up double cabine de marque
TOYOTA.
Deux autres des magistrats ont émis le choix d’acheter des 4x4 station wagon long
châssis de marque MUTSIBISHI.
Ils ont formellement exprimé qu’ils n’accepteront pas de recevoir des marques de
fabrication chinoise. Par respect à cette exigence, la PRMP déléguée du PAC rédige le
DAO en inscrivant dans les spécifications techniques les caractéristiques ainsi que les
marques des véhicules afin d’éviter tout risque d’obtention des véhicules de marque
chinoise.
Un tel DAO respecte-t-il les principes généraux des marchés publics?
Question à répondre plus tard (après explication des différents modes de passation): peut-
il acheter les véhicules par procédure de gré à gré directement au niveau de TOYOTA et
de SICAM?
I.4 – ETHIQUE SPECIFIQUE A LA PROFESSION DES MARCHES
PUBLICS : LE CODE D’ETHIQUE DES MARCHES PUBLICS
Contenu :
– Rappel des obligations auxquelles doivent s’engager les différentes entités
concernées par la préparation, la passation et l’exécution des marchés
publiques
– Enoncé des sanctions applicables en cas de manquements aux dispositions
de ce Code ainsi que des infractions susceptibles d’être relevées
1.4.1 Les obligations éthiques des organes de la commande publique :
S’engagent à mettre en œuvre avec professionnalisme et diligence les
principes fondamentaux qui régissent les marchés publics
S’engagent à respecter strictement le rôle assigné à leur organe et à ne
placer leur personnel dans une situation qui peut porter atteinte aux règles
d’éthique édictées par le Code
S’engagent à faire un usage correct et responsable des deniers publics en
déterminant de façon planifiée, coordonnée et précise leurs besoins pour
réaliser leur mission dans des conditions optimisées pour l’intérêt public.
1.4.2 Les obligations éthiques du personnel appartenant aux organes de la
commande publique :
Personnel participant directement aux activités de passation, d’exécution et de
contrôle de la commande publique
Chaque personnel s’engage par écrit à respecter toutes les obligations du Code
d’éthique le concernant : doit remplir sa mission avec disponibilité, ponctualité, intégrité,
impartialité, conscience, diligence, indépendance et confidentialité
Respect de la primauté de l’intérêt national et collectif sur l’intérêt individuel et l’intérêt de
son entité d’origine
Obligation de confidentialité + strict devoir de réserve = interdiction de divulguer toute
information sur un marché ou sur un candidat
Obligation d’une bonne conservation des documents de marché (voir règle d’archivage)
Interdiction de détenir des intérêts directs ou indirects dans une société soumissionnaire
ou titulaire d’un marché
Interdiction de se mettre dans une situation de conflit réel, potentiel ou apparent de
nature pécuniaire ou morale entre ses intérêts personnels et l’intérêt public le cas
échéant : aviser le supérieur hiérarchique de l’existence du conflit d’intérêt dans les
8jours et se récuser
Les collaborateurs extérieurs employés par les organes de la commande
publique
Ceux qui ont des fonctions identiques à celles du personnel visé ci-dessus ont
les mêmes obligations
Responsables de l’inexactitude des informations qu’ils fournissent dans le
cadre de leur collaboration avec l’organe de la commande publique
Doivent décliner la collaboration si les missions proposées n’entrent pas dans
le cadre de leurs compétences ou s’ils ne peuvent les remplir convenablement
1.4.3 Les obligations éthiques des candidats et titulaires des marchés
publics:
S’engagent expressément à faire preuve d’intégrité, d’honnêteté, de diligence,
de transparence et de confidentialité en répondant notamment avec exactitude
et objectivité aux renseignements sollicités par tout organe de la commande
publique (valeur de la signature de l’acte d’engagement)
S’engagent expressément à renoncer à toute pratique de corruption passive
ou de trafic d’influence (clauses des DAO notamment des bailleurs de fonds)
I.5 – LES SANCTIONS EN MARCHES PUBLICS
1.5.1. Les sanctions prévues dans le code d’éthique des marchés publics :
Tout manquement aux dispositions du présent Code de la part du
personnel des organes de la commande publique peut entraîner une
sanction disciplinaire
De la part d’un candidat ou d’un titulaire : entraîne la suspension
immédiate de sa mission et la résiliation de son contrat
Pour tous : sanctions pénales possibles pour concussion, prise
d’avantage injustifiée, favoritisme, corruption, trafic d’influence, abus de
fonction, conflit d’intérêts, cadeaux et enrichissement illicite
1.5.2. Les sanctions prévues dans le code des marchés publics (Titre X,
article 90 et 91 du nouveau code)
Des sanctions à l’encontre du soumissionnaire ou du titulaire
Confiscation des garanties constituées dans le cadre de l’appel d’offres
Exclusion de toute procédure de passation de marché pour une durée
déterminée (applicable pour toute entreprise où le sanctionné a une part
majoritaire de capital)
Retrait d’agrément ou de certificat de qualification pour une durée
déterminée
Pénalité de retard en cas d’inexécution dans les délais contractuels
Mise en régie (substitution du titulaire par une autre entreprise aux risques
et périls de l’entreprise défaillante : passation du nouveau contrat à la
charge financière de l’entreprise défaillante)
Max de sanction: 5ans d’exclusion temporaire.
En cas de récidive : exclusion définitive
Autorité de sanction: ARMP
Des sanctions à l’encontre des acteurs de la commande publique
Amende (suivant Loi 2004-006 du 26 juillet 2004 portant réorganisation et
fonctionnement du CDBF)
Sanctions pénales et administratives
Autorité de sanction: CDBF
LES INTERVENANTS DANS UN MARCHE
II PUBLIC
II.1 – LES INTERVENANTS DU SECTEUR PRIVE :
Différence à faire entre :
- Fournisseur
- Entrepreneur
- Prestataire
- Consultant
- Sous traitant
- Co traitant
- Groupement
- Maître d’œuvre
Principe :
Cocontractant = personne privée (sa participation à une mission d’intérêt
général ne pourra pas lui donner la qualité d’un service public)
II.1.a. le cocontractant direct :
« fournisseur » pour un marché de fourniture;
« entrepreneur » pour un marché de travaux ,
« prestataire » pour un marché de service
« consultant » pour un marché de prestations intellectuelles
En vertu du principe de libre accès à la commande publique, toutes personnes remplissant les
conditions posées par les règles de marchés publics peuvent y avoir accès. Ces conditions
tiennent à la représentation de la personne privée et à sa situation juridique, technique et
financière :
Condition n°01: cocontractant juridiquement apte à faire des actes de commerce
Ce qui interdit la participation à un marché public d’une personne mineure, d’une personne
physique personnellement mise en faillite, des interdits judiciaires, des entreprises en état de
liquidation. Les personnes morales en état de redressement judiciaire aptes à continuer l’exerce
de ses activités ne peuvent pas être écartés de la commande publique.
personne juridiquement apte à engager l’entreprise selon son statut
tout mandataire doit avoir un mandat dûment signé et daté pour représenter le vrai
cocontractant.
Les groupements doivent désigner leur représentant.
Condition n°02 : capacités techniques, financières, professionnelles.
A Madagascar, les renseignements financiers dans une offre de marché public doivent
être validés par des professionnels des comptes (un commissaire aux comptes ou un
expert comptable ou un CGA selon les règles de la comptabilité applicable à l’entreprise).
Les renseignements juridiques doivent par ailleurs être appuyés par des documents
juridiques tels les copies certifiées de la carte statistique, de la carte d’immatriculation
fiscale, original de l’extrait de registre de commerce, original de certificat de non faillite
ou son équivalent … ;
les renseignements techniques sont appuyés par des pièces justifiant leur véracité
(exemple : les curriculum vitae pour la liste des personnels, les cartes grises pour les
matériels roulants…)
les capacités professionnelles constituées par les antécédents du cocontractant sont
justifiées par les certificats de bonne fin ou des procès verbaux de bonne exécution.
Ceux-ci doivent être relatifs à l’objet du marché.
NB: Documents pouvant être pour information ou pour évaluation selon les critères précisés
dans la qualification particulière requise du DAO
Condition n°03 : pas de sanction d’exclusion aux marchés
A Madagascar, tout contractant doit signer un acte d’engagement selon lequel il n’est pas
sous le coup de l’exclusion (article 21 nouveau CMP)
Condition n°04 : situation fiscale régulière
Régularité prouvée par l’envoi avec l’offre d’un état faisant sortir le
dernier paiement des impôts par le cocontractant
A Madagascar, cet état s’appelait « état 211bis » mais depuis quelques
années l’état 211 bis n’est plus un document à produire lors d’un
marché public car elle a été fusionnée avec la carte d’identification
fiscale désormais CIF à jour suffit
II.1.b. Les cotraitants : plusieurs prestataires titulaires d’un marché
Groupement momentané de plusieurs entreprises
Le groupement en soi n’a pas une personnalité juridique distincte. Une
fois groupées, ces entreprises ne sont pas autorisées à présenter des
offres individuellement pour le même marché.
Ce groupement est immuable jusqu’à la fin de l’exécution du marché.
Tous les membres du groupement peuvent signer ensemble l’acte
d’engagement du marché comme ils peuvent aussi désigner un
mandataire unique.
Le groupement est soit solidaire, soit conjoint.
L’irrecevabilité de la candidature d’une des entreprises rend
irrecevable la candidature de tous les membres du groupement
(question de recevabilité et de conformité)
Evaluation de la qualification des entreprises groupées dépend des
précisions du DAO : soit chacune d’elle doit remplir tous les critères de
qualification requis, soit leurs capacités doivent être rajoutées les unes
aux autres pour remplir lesdits critères (question de qualification)
GROUPEMENT CONJOINT GROUPEMENT SOLIDAIRE
-lorsque chaque membre du -lorsque les membres du groupement
groupement s’engage à s’engagent chacun à la totalité des
exécuter le ou les lots qui lots
peuvent lui être attribués et ils
sont payés séparément -Chacun est responsable des fautes
commises par les autres et doivent
-Chacun est donc supporter ensemble les garanties
responsable de ce qui lui décennales.
incombe
- Le paiement d’un groupement
- peuvent être représentés solidaire se fait sur un compte unique
par un mandataire unique sauf stipulation contraire de l’acte
dont la mission s’arrête à la d’engagement
fin du marché
-Le groupement peut aménager leur
solidarité en le limitant par exemple
aux seules pénalités de retard.
II.1.3. Le sous-traitant :
Personne qui se charge d’exécuter une partie d’un contrat principal. Le contrat de sous traitance
s’enchaîne à partir d’un contrat principal et n’existe donc pas sans le contrat principal. L’objet de ce
dernier détermine l’objet du premier.
Le droit français (Loi n°75-1334 du 1er décembre 1975 modifiée : article 1er) donne une acception
précise de ce qu’est une sous-traitance. C’est « l’opération par laquelle un entrepreneur confie par un
sous-traité et sous sa responsabilité à une autre entreprise appelée sous traitant tout ou partie du contrat
d’entreprise ou du marché public conclu avec le Maître d’ouvrage. ».
La sous-traitance n’est pas possible pour la totalité du marché dans le droit malgache.
En vertu du principe de l’exécution personnelle d’un contrat de marché public, la sous-traitance n’est
acceptée que si elle est régulière (acceptée) au risque pour le titulaire du marché de voir son marché
résilié ou d’être mis en régie. Ex de sous-traitance irrégulière : sous-traitant déclaré et accepté par le
maître de l’ouvrage mais conditions de paiement n’ont pas reçu l’agrément de l’Adm°
La seule connaissance par l’Administration de l’existence de la sous-traitance ne fait pas de cette
dernière une opération régulière. La notification par l’Administration d’un ordre de service ne signifie
pas également que le sous-traitant et les conditions de son paiement ont été acceptés.
CE 14 novembre 1984 OPHLM de Paris c/ Entreprise Olivo.
Cet agrément peut intervenir au moment de la signature du contrat (si demande a été jointe à l’offre)
ou en cours d’exécution du marché (une déclaration spéciale inscrite dans un avenant est alors
nécessaire).
II.2 – LES INTERVENANTS DU SECTEUR PUBLIC
INTERVENANTS ROLES
2.1. AUTORITE DE REGULATION DES MARCHES PUBLICS • Régulation du secteur
(ARMP) • Rédaction des lois et règlements en marchés publics
• Formation des acteurs en marchés publics
• Gestion et Archivage électronique des donnés dans le
SIGMP
• Publication des données en marchés publics
• Règlement des litiges à travers le CRD
• Autorité de sanction à travers le comité d’éthique
Une seule autorité pour tout Madagascar
INTERVENANTS ROLES
2.2. AUTORITE CONTRACTANTE (art 8), L’entité où sont programmés le budget et la mission
MAITRE DE L’OUVRAGE ET ACHETEURS
2. S.O.A 2. Définition des besoins en marchés publics
3. CDP/RDP 3. Coordination et arbitrage des besoins
4. Responsable de la passation et de la signature des
4. PRMP (article 11 CMP et
marchés
Décret n°2015-1094 du 15 juillet
2015)
5. Service à l’appui de la PRMP
5. UGPM
6. Autorités contractantes qui se regroupent
6. Groupement d’achat ensemble pour une seule et même procédure
7. Cellule d’achat 7. Plusieurs PRMP qui se regroupent pour un seule t
même marché
8. CAO/SCTE (Décret 2006-344
8. en charge de l’évaluation des offres
du 30/05/06)
9. ORDSEC 9. En charge des questions financières du marché
10. Commission de Réception 10. En charge de la réception des prestations
11. GAC 11. En charge de la certification des services faits
INTERVENANTS ROLES
2.3 AUTORITE DE CONTRÔLE
1.Commission Nationale des Marchés 1.Contrôle les procédures de passation de marchés (selon les seuils de
passation et seuils de contrôle)
Ne fait ni contrôle d’opportunité, ni contrôle de l’exécution
2. Contrôle Financier 2.Contrôle la moralité des prix du marché, l’existence du budget
correspondant, l’exécution réelle des marchés avant ET après son
paiement (contrôle a posteriori des services faits)
3. GAC 3.Certifie et signe l’existence des services faits avant tout paiement au
Trésor
4, Comptable Public (trésor) 4. Paiement du marché
2.4 AUTORITE FISCALE Vise perçoit l’acompte pour les fiscs du marché
Les PRMP :
Personne habilitée à conclure des contrats au nom d’une personne publique
A Madagascar, « en l'absence de délégation spécifique, la Personne Responsable des
Marchés Publics est définie par l’article 8 du nouveau code des marchés publics:
• pour l’Etat, le Chef d'Institution ou le Ministre ordonnateur compétent au regard du département ministériel
destinataire du marché; possibilité de délégation de pouvoir
• pour les régions, le chef de région; possibilité de délégation de pouvoir aux élus (ex = adjoints) mais
obligation d’autorisation auprès de l’organe délibérant pour la signature des marchés
• pour les communes, le maire; possibilité de délégation de pouvoir aux élus (ex = adjoints) mais
obligation d’autorisation auprès de l’organe délibérant pour la signature des marchés
• pour les établissements publics, le directeur de l'établissement public »
NB: cf Décret 2015-1094 du 15 juillet 2015 portant mode de désignation des PRMP
(possibilité de désigner une PRMP par programme, DG et plus ou par type de marchés
dans une seule autorité contractante)
non respect de ces règles de compétence est un moyen d’ordre public que le juge
administratif peut soulever d’office et qui peut donc conduire à la déclaration du marché
comme nul.
Un marché nul n’ouvre aucun droit à être payé (sauf demande d’indemnité) au
cocontractant de l’Administration même si ce dernier a déjà commencé des travaux ou
des prestations.
Article 15 nouveau CMP =
- Groupement d’achat public : possibilité pour les départements ministériels de se regrouper
pour un achat public. (Ex: MEN+MINSAN)
- Cellule d’achat public : possibilité de regroupement de services au sein d’un même
département (ex : DGAJ + DGAP)
Les Maîtres de l’Ouvrage:
La jurisprudence définit le maître d’ouvrage comme celui pour le compte duquel les
travaux sont réalisés ou pour lequel l’ouvrage est construit.
Conseil d’Etat F. 17 février 1993, Société d’équipement de l’Auvergne
Les équipements industriels destinés à l’exploitation des bâtiments ou infrastructures sont
considérés comme faisant partie des ouvrages publics. (Exemple : groupe électrogènes,
climatisation)
Seuls les ouvrages publics sont concernés par les marchés publics.
Les personnes morales de droit privé qui gèrent ou utilisent des fonds publics font
également parties de ces maîtres d’ouvrage.
RMQ sur le budget utilisé dans le cadre d’un marché public
Critères cumulatifs permettant de reconnaître un maître d’ouvrage :
il faut que la conception et la réalisation des travaux soient de sa responsabilité, c’est-à-
dire qu’il doit diriger techniquement les travaux et s’occuper de leurs réceptions,
il faut que les travaux qu’il bénéficie aient été conçus suivant ses propres besoins ;
il faut enfin que les travaux achevés deviennent sa propriété.
(si l’un d’eux fait défaut, on ne peut pas parler de maître d’ouvrage)
REMARQUE :
Lorsque pour son propre usage, la personne publique demande à une personne privée de
construire un ouvrage sur un domaine public ou même sur une propriété privée mais cet
ouvrage reste la propriété de la personne privée qui l’a construite après son achèvement
c’est le propriétaire du terrain d’assiette ou titulaire d’une autorisation d’occupation
temporaire du domaine public qui est le Maître d’ouvrage » car la personne publique ne
dirige pas techniquement les opérations et les ouvrages achevés ne deviennent pas leur
propriété
LES DIFFERENTS TYPES ET FORMES DE
III
MARCHE PUBLIC
III-1 : LES DIFFERENTS TYPES :
Article 2 de l’Ancien Code : Quatre (4) types de Marchés (Marchés de Travaux; Marchés
de Fournitures; Marchés de Prestations Intellectuelles; Marchés de Services)
Article 3 du Nouveau Code : Trois (3) types de Marchés :
Marché de travaux (réalisation, exécution de tous travaux de bâtiment ou
d’infrastructures)
Marché de fourniture et de service (achat, prise en crédit-bail, location, location-vente
de matériels ou produits bruts ouvrés ou semi-ouvrés, machines, outillages, denréesn
matériaux, prestations de service)
Marché de prestations intellectuelles (élément prédominant n’est pas physiquement
quantifiable : MOD, Maîtrise d’Ouvre, service d’assistance et de conception,…)
Possibilité d’un marché mixte ( le type du marché est celui qui la plus grande valeur)
TYPES DES MARCHES DOMAINES CONCERNES
Réalisation des travaux : Bâtiment et
Marchés des travaux Génie Civil
Fournitures diverses, Crédit – bail,
Location ou Location – vente de
Marchés de fournitures et service produits, de matériels
Services courants : Transports,
assurances, etc
Contrats de maîtrises d’ouvrages
déléguées, contrats de conduite
Prestations Intellectuelles d’opérations, contrats de maîtrise
d’œuvre, services d’assistance
informatique
III.1.a- Marchés de travaux
Il y a marché de travaux lorsqu’une personne morale qui est le pouvoir
adjudicataire fait construire un ouvrage pour son compte.
OUVRAGE = « le résultat d’un ensemble de travaux de bâtiments ou de génie
civil destiné à remplir par lui-même une fonction économique ou technique.
L’ouvrage est le résultat obtenu à l’achèvement des travaux de construction, de
restructuration ou de réhabilitation d’un immeuble ou encore des travaux de
génie civil. C’est concrètement la construction obtenue au terme des travaux
réalisés d’un immeuble ou d’une réalisation de génie civil telle qu’un collecteur
des eaux pluviales ou un réseau d’électricité » Définition tirée des directives
françaises de marchés publics : Journal Officiel de la République Française du
04 août 2006,texte 23 sur 96 (voir article 7.1)
Un ouvrage peut être le résultat d’un ensemble de travaux qu’on qualifie
d’ « opération de travaux ».
Possibilité d’un marché à tranche pour les travaux : tranche ferme et tranche
conditionnelles (qui peuvent s’étaler sur plusieurs années)
III.1.b- Marché de fourniture et de service :
Il y a marchés de fournitures lorsque la personne morale envisage d’acheter des
fournitures tels que des papiers, des consommables et consomptibles
informatiques, des produits d’entretien, des biens mobiliers, des matériels roulants,
etcetera, pour satisfaire ses besoins.
Possibilité de passer un marché à commandes lorsque les quantités de ces
fournitures ne peuvent être déterminées exactement à l’avance but = obtenir des
offres seulement pour déterminer les prix mais les quantités prévues dans les
dossiers d’appel d’offres ne sont que des prévisions minimales et maximales
(commande entre 6 mois à 3ans)
Il faut souligner que l’incertitude ne doit concerner que le volume des prestations.
Doivent ainsi être définis dans le marché toutes les conditions de prix et de durée
de validité du marché. Les quantités sont complétées par bons de commande
successifs envoyés par l’acheteur public. Ces bons de commandes deviennent dès
lors des documents contractuels utilisés pour exécuter ces marchés à commandes.
Il y a marché de prestations de services lorsque la personne publique envisage de
faire exécuter une prestation de services courants tels que les entretiens de
matériels informatiques, les nettoyages ou les gardiennages des bâtiments ou
etcetera. Les fêtes et cérémonies font également parties des prestations de service
III.1.c- Marché de prestations intellectuelles :
• Les marchés de prestations intellectuelles sont ceux qui nécessitent l’intelligence humaine tels que
la réalisation des études et des recherches.
Pour les bailleurs de fonds, ces marchés de prestations intellectuelles sont regroupés dans les marchés
de services car ils considèrent que les prestations intellectuelles sont des louages de services.
A Madagascar, les prestations intellectuelles relèvent d’un type à part entière.
III.1.d- Les autres types de marchés ( n’existant pas à Madagascar):
3.1. Les marchés de conception -réalisation (droit français):
-principe= il est interdit à ceux qui ont contribué aux études de conception d’un ouvrage de se porter
candidats pour la réalisation des mêmes ouvrages
-Exception = pour les ouvrages techniquement très complexes. Exemple : Cour Administrative
d’Appel de Lyon, 30 mars 2000, Département du Puy-de Dôme.
-but= conclure un seul marché avec un seul entrepreneur pour réaliser à la fois les études de
conception et les opérations de réalisation des travaux.
-La difficulté de ce type de marché se voit au niveau pratique par le fait que le cadre de décomposition
de prix doit contenir à la fois une ventilation par corps d’état des travaux à réaliser et une ventilation
des études de conception.
3.2 Les marchés de maîtrise d’œuvre (droit français car dans le droit malgache, ceci est inclus dans
les marchés de prestations intellectuelles) :
- Faire réaliser une étude architecturale, technique et économique par rapport à un programme que le
Maître de l’ouvrage fixe à l’avance
- Faire contrôler et surveiller l’exécution des travaux qui résultent du programme.
- Il arrive dès fois que les prestations du maître d’œuvre s’arrêtent à la conception sans aller jusqu’au
contrôle et surveillance des travaux.
CAS PRATIQUE N°05:
Le Ministère de la Justice Malagasy envisage de mettre en place un système intégré de gestion des
établissements pénitentiaires dans tout Madagascar. Cette mise en place du système nécessite :
- la conception d’un logiciel y afférent, pour un budget de 800millions d’Ariary
- la mise en ligne par internet des directions régionales de l’Administration Pénitentiaire des 22
régions, pour un budget de 2 milliard d’Ariary
- l’achat des matériels à mettre en ligne (ordinateurs complets et serveurs) pour un budget de 1,5
milliard d’Ariary
- L’aménagement d’une salle par région destinée à abriter les matériels et les personnels gérant le
logiciel, pour un budget de 350millions d’Ariary pour les 22 régions.
Le Ministère de la Justice ne dispose que peu de moyens pour la publication de l’avis d’appel
d’offres dans les journaux relatif à ce projet et souhaite donc faire une économie de procédures en ne
lançant qu’un seul avis d’appel d’offres.
Quel type de marché public doit-on lancer ici? (les seuils de passation et donc les modes de
passation étant différents par type de marché)
III.2- FORMES DES MARCHES PUBLICS:
Trois (3) formes de Marchés (Art.63 à 66 nouveau CMP):
Marchés à prix unitaires
Marchés à prix forfaitaires;
Marchés à combinaison des ces formes.
Deux autres variantes pouvant être inclues dans l’une de ces
formes :
Marchés à prix provisoires;
Marché à prix sur dépenses contrôlées
RMQ: chacun de ces prix peut être ferme ou révisable
FORMES DES MARCHES (En fonction des prix) Art. 63 à 66 du CMP
FORMES DES MARCHES VARIANTES ET CARACTERISTIQUES
Marchés à prix unitaires à quantité fixe,
appliqués aux quantités réellement livrées
ou exécutées
Marchés à commandes comportant de
Marchés à prix unitaires quantités maximales et minimales exigibles
du titulaire
Marchés à prix provisoires/ dépenses
contrôlées
Appliqués selon le découpage en centième
Marchés à prix forfaitaires
des prestations terminées
Prix unitaires comportant des prix partiels
Marchés à combinaison des deux formes
forfaitaires
Les procédures de Passation d’un marché
IV public
Précisions terminologiques préalables :
- Terminologies différentes selon les types de marchés
- Structures de documents-types différentes selon le type de marchés
TERMINOLOGIES UTILISEES SELON LES TYPES DES MARCHES
TRAVAUX FOURNITURES SERVICES PREST. INTELL
DAO DAO DAO DC
Offre Offre Offre Proposition
Candidat Candidat Candidat Candidat
Appel d’Offres Appel d’Offres Appel d’Offres Appel à
Ouvert (A.O.O) Ouvert (A.O.O) Ouvert (A.O.O) Manifestation
d’Intérêt
(A.M.I)
Maître de Acheteur Acheteur Client
l’Ouvrage (M.O)
Entrepreneur Fournisseur Prestataire Consultant
STRUCTURE DES DOCUMENTS TYPES
TRAVAUX FOURNITURES SERVICES PREST. INTELL
DAO: DAO: DAO: DC:
IC (Doc Général) IC (Doc Général) IC (Doc Général) IC (Doc Général)
DPAO (Doc Particulier) DPAO (Doc Particulier) DPAO (Doc Particulier) DPIC (Doc Particulier)
Acte d’Engagement Acte d’Engagement Acte d’Engagement Acte d’Engagement
CPS: (Doc Particulier) CPS: (Doc Particulier) CPS: (Doc Particulier) CPS: (Doc Particulier)
CCAP CCAP CCAP CCAP
ST ST Description des TDR
prestations
CCAG (Doc Général) CCAG (Doc Général) CCAG (Doc Général) CCAG (Doc Général)
FOURNITURES / PRESTATIONS DE SERVICES COURANTS
PREMIERE PARTIE: PROCEDURE D'APPEL D'OFFRES
1.1. - Instructions aux candidats
1.2. - Données Particulières de l'Appel d'Offres (DPAO)
1.3. - Formulaires de soumission
A– Modèles de fiches de renseignements
A1 - Identification du Candidat
A2 - Capacités techniques
A3 - Capacités financières
A4 - Antécédents du Candidat pour des marchés de même nature
B– Modèle d'attestation du fabriquant
C– Modèles de garantie de soumission
C1 - Modèle de garantie bancaire
C2 - Modèle de caution personnelle et solidaire
DEUXIEME PARTIE: MARCHE
2.1. -Acte d'Engagement (A compléter par le candidat)
ANNEXES A COMPLETER PAR LE CANDIDAT:
Annexe : Cadre du Bordereau des prix
Annexe: paramètres de la formule de révision des prix
Annexe: Demande d'acceptation du ou des sous-traitants et d'agrément des conditions de paiement Annexe: état des sommes versées aux tiers
2.2.- Cahier des Prescriptions Spéciales
Cahier des Clauses Administratives Particulières (CCAP)
,▪ Annexe : Exemple de formule de révision de prix
▪ Annexe : Modèle de garantie bancaire de bonne exécution
▪ Annexe : Modèle de caution personnelle et solidaire de bonne exécution
▪ Annexe : Modèle de garantie bancaire de restitution d'avance
▪ Annexe : Modèle de caution personnelle être solidaire de restitution d'avance
-Spécifications Techniques
. Annexe : Liste des services connexes et calendrier de réalisation
Annexe : Liste des Fournitures et calendrier de réalisation
2.3.- Cahier des Clauses Administratives Générales applicable aux marchés publics de fournitures et de Prestations de Services Courants
PRESTATIONS INTELLECTUELLES
PREMIERE PARTIE : PROCEDURE DE CONSULTATION
1.1. - Lettre d'invitation
1.2.- Instructions aux candidats (IC)
1.3.- Données Particulières des Instructions aux Candidats (DPIC)
1.4.- Formulaires-types de Soumission
Proposition Technique
PT1. Modèle de lettre de soumission de la Proposition technique.
PT2. Modèle de fiche de renseignements sur la situation juridique du Candidat.
PT3. Modèle de fiche de renseignements relative aux capacités professionnelles du Candidat.
PT4. Composition de l'équipe proposée.
PT5. Modèle de curriculum vitae
PT6. Calendrier d'intervention du Personnel Clé.
PT7. Calendrier des activités
Proposition Financière
PF1. Modèle de lettre de soumission de la Proposition financière
PF2. Etat récapitulatif des coûts
PF3.Ventilation des coûts
PF4-1. Ventilation de la rémunération forfaitaire
PF4-2 Ventilation de la rémunération au temps passé
PF5. Ventilation des frais remboursables
PF6. Ventilation des frais divers
DEUXIEME PARTIE : MARCHE
2.1. - Modèle d'acte d'engagement
2.2. - Cahier des Prescriptions Spéciales
Cahier des Clauses Administratives Particulières et ses annexes
Termes de Références
2.3. - Cahier des Clauses Administratives Générales
TRAVAUX
PREMIERE PARTIE: PROCEDURE D'APPEL D'OFFRES
1.1. - Instructions aux candidats
1.2. - Données Particulières de l'Appel d'Offres (DPAO)
1.3. - Formulaires de soumission
A– Modèles de fiches de renseignements
A1 - Identification du Candidat
A2 - Capacités techniques
A3 - Capacités financières
A4 - Antécédents du Candidat pour des marchés de même nature
B– Modèles de garantie de soumission
B1 - Garantie bancaire
B2 - Caution de soumission
DEUXIEME PARTIE: MARCHE
2.1. - Acte d'Engagement
ANNEXES A COMPLETER:
Annexe 1 marché a prix forfaitaire: Détail quantitatif et estimatif
Annexe 1 marché a prix unitaires: Bordereau des prix unitaires et détail quantitatif et estimatif
Annexe: paramètres de la formule de révision des prix
Annexe: Demande d'acceptation du ou des sous-traitants et d'agrément des conditions de paiement Annexe: Etat des sommes versées aux tiers
2.2.- Cahier des Prescriptions Spéciales
Cahier des Clauses Administratives Particulières (CCAP),
Annexe : Exemple de formule de révision de prix
Annexe : Modèle de garantie bancaire de bonne exécution
Annexe : Modèle de caution de bonne exécution
Annexe : Modèle de garantie bancaire de restitution d'avance
Annexe : Modèle de caution de restitution d’avance
Spécifications Techniques.
Annexe : Liste des plans
2.3. - Cahier des Clauses Administratives Générales applicable aux marchés publics de Travaux
IV.1 SEUILS DE PASSATION DES MARCHES PUBLICS
(cf Arrêté 7275/2016/MFB du 31 mars 2016 précisant le mode de computation des seuils des marchés
publics et fixant leurs montants)
Mode de computation des seuils
(pour déterminer les procédures à appliquer):
Valeur globale de l’estimation de la PRMP pour une période donnée (année ou plusieurs années)
ou valeur totale des lots en cas d’allotissement
Suivant le ressort territorial de la PRMP
Suivant l’homogénéité des prestations pour les fournitures et les services (même finalité, même
emploi, à apprécier selon le PCOP)
Suivant la notion d’opération pour les travaux (besoin unique, même destination, périmètre
délimité
Marchés fractionnés (fractionnement autorisé par les article 27 à 30 nv CMP)
- Allotissement
- Marché à tranches
- Marché à commandes
REMARQUE POUR LES ETABLISSEMENTS PUBLICS A CARACTERE INDUSTRIEL ET COMMERCIAL et les
SOCIETES D’ETAT :
sont soumis aux mêmes seuils
Auparavant = pas soumis au contrôle a priori des commissions mais toujours a posteriori SAUF pour les
modes dérogatoires, DESORMAIS sous contrôle a priori, depuis 31 mais 2016
4 (suite) SEUILS DE PASSATION DES MARCHES
PUBLICS
Dispositions spécifiques pour les PI
Montant (en Forme de publicité Délai de publicité Modalité de contrôle
ariary)
≧100 millions Appel à manifestation Au moins TRENTE Contrôle a priori
(par voie de presse) / Liste (30) jours
restreinte
˂100 millions Appel à manifestation Au moins TRENTE Contrôle a posteriori
(par voie de presse) / Liste (30) jours
restreinte
˂25 millions Appel à manifestation (Par Au moins DIX (10) Contrôle a posteriori
affichage) / Liste restreinte jours
Seuils de l’entente directe pour les organismes
économiques et sociaux :
- Travaux routiers : VINGT CINQ MILLIONS d’Ariary (25.000.000 Ar.)
- Travaux autres que routiers : QUINZE MILLIONS d’Ariary (15.000.000 Ar.)
- Fournitures et services : CINQ MILLIONS d’Ariary (5.000.000 Ar.)
CAS PRATIQUE N°06:
Ci-après le programme de travail annuel du Ministère de la Justice avec leurs estimations :
1- Compte 2431: Construction d’un nouveau TPI à Fénérive Est : 250.000.000Ariary
2- Compte 24131: Transformation de la Maison d’Arrêt de Fénérive Est en Maison Centrale : 560.000.000Ariary
(compte
3- Compte 2431 : Construction d’un logement de fonction pour le chef d’établissement de la nouvelle maison
centrale de Fénérive Est : 60.000.000Ar
4-Compte 2463: Ordinateurs de bureau : 04 pour la Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire (DGAP) ,
06 pour la Direction Générale de l’Administration Judiciaire (DGAJ) : 30.000.000Ar
5-Compte 2463: Ordinateurs portables : 02 pour DGAP et 03 pour DGAJ : 20.000.000Ar
6- compte 2312: Etude architecturale et ingénierie pour la construction d’un nouveau bâtiment du Ministère à
faravohitra : 180.000.000Ariary
7-Compte 6221: Organisation d’un atelier de formation sur le droit des enfants au TPI Fianarantsoa, Toamasina et
Mahajanga : 105.000.000Ariary
8-Compte 6211: Formation en anglais du personnel du Ministère : 2.000.000Ar
9- Compte 2317:Fourniture en papiers pour la DGAP : 16.000.000Ar
10- Compte 2317:Fourniture en papier pour la DGAJ : 12.000.000Ar
11-Compte 2317: Réparation des véhicules de la DGAP : 5.000.000Ar
12-Compte 2317:Réparation des véhicules de la DGAJ : 4.000.000Ar
L’organigramme du Ministère de la Justice ne comporte qu’une seule PRMP pour ce cas.
Etablir le Plan de Passation de Marchés du Ministère de la Justice et l’Avis Général de Passation de Marchés
IV-2. MODES DE PASSATION DES MARCHES PUBLICS
Mode de dévolution normale :
1- Appel d’Offres Ouvert (art. 35 nv CMP) avec 2
variantes:
1.a- Appel d’Offres Ouvert avec pré qualification (art. 36
CMP)
1.b- Appel d’Offres Ouvert en deux étapes (art. 37 CMP)
2 - Contrat- Cadre
Modes dérogatoires:
1- Appel d’Offres restreint ( lire art.38 CMP)
2- Marchés de gré à gré (lire art.39 CMP)
Procédures allégées :
- La consultation d’entrepreneurs, de fournisseurs ou de
prestataires de service
- l’achat direct non soumis à des règles formelles de mise
en concurrence
- mesures exceptionnelles pour les dépenses d’entretien
- achat de certains services de transport
VI.2.1.PROCESSUS DE PASSATION D’UN APPEL D’OFFRES OUVERT NORMAL
ETAPES INTERVENANTS DUREES( à
titre indic.)
1 Etape préalable à l’élaboration D.A.O
a- Vérification disponibilité financière
b- Détermination des besoins (GAC – SOA - 1j
c- Transmission à l’ UGPM/PRMP ORDSEC)
d- Affinage des besoins 3-4j
e- Elaboration du PPM et de l’AGPM UGPM/PRMP 3j
f- choix de la procédure de passation PRMP
g- examen du PPM et AGPM par la CNM/CRM CNM/CRM 1j
h- établissement PV CNM/CRM PRMP 3j
i- Affichage PPM et publication AGPM PRMP
2 Elaboration D.A.O:
a- Elaboration DAO PRMP(UGPM) 1à5j
b- Examen du DAO par le Bailleur (fin.ext) Bailleurs de fonds 5j
c- Examen CNM/CRM CNM/CRM 1j
d- Etablissement PV CNM/CRM PRMP/UGPM 1j
e- Remise en forme D AO/DC
3 Lancement D A O PRMP/UGPM 1j
a- Etablissement Avis spécifique (Avis d’appel d’offres)
b- Publication Avis aux journaux/affichage dans les locaux de 30j au moins
l’organisme/publication aux ondes nationales ou (AON)
locales/publication au site web 45 j au moins
(AOI)
4 Préparation réponse A.O Candidats
a- Prise de connaissance de l’A.O
b- Achat et Procuration DAO
c- Etude DAO
d- Demande de renseignements auprès PRMP
e- Analyse de prix sur les marchés
f- Préparation offre
5 Réponse à l’A.O Candidats
a- Mise sous plis
b- Dépôt /envoi/Remise des offres
6 Réception et ouverture plis:
a- Numérotation plis Secrétariat PRMP 30 j après
b- Enregistrement Secrétariat PRMP lancement
c- Ouverture des plis (séance publique) PRMP/CAO
d- Lecture à haute voix des renseignements fournis 1j
e- Remplissage fiche de dépouillement
f- Établissement PV d’ouverture des plis à contresigner - idem -
par candidats présents
7 Evaluation et classement offres CAO/SCTE 1à5j
a- Examen recevabilité de candidature
b- Examen conformité des offres/propositions
c- Demande d’éclaircissements
d- Élimination des offres non conformes
e- Évaluation et classement des offres conformes pour
l’essentiel retenues
f- Vérification de la qualification du candidat
g- Établissement rapport d’analyse
h- PV de validation par la CAO
i- Transmission à la PRMP pour décision
8 Attribution marché
a- Choix de l’attributaire PRMP 1j
b- Établissement projet de marché UGPM/PRMP
c- Transmission projet de marché avec note de UGPM/PRMP 5j
présentation, PV d’ouverture des plis et Rapport
d’évaluation des offres à la CNM/CRM
d- Examen dossier par la CNM CNM/CRM
e- Transmission des documents cités en c. aux BF 10j
pour demande d’ANO
f- Décision d’attribution marché
PRMP 1j
g- Information candidats non retenus
PRMP
h- Publication avis attribution marché
PRMP
i- Mise au point composantes du marché
PPRMP/UGPM
9 Notification du marché
a- Visa CF CF 1j
b- Approbation PRMP 1j
c- Notification marché approuvé PRMP 1j
d- Notification Ordre de Service de commencer les PRMP 1j
travaux/prestations
10 Exécution du marché
Schématisation à partir de l’étape 7: Evaluation des offres et attribution du marché
DÉCRET 2006-344 DU 30/05/06 ART.15
EVALUATION PAR LA CAO (ART 6 AL 1) Evaluation des offres
EVENTUELLEMENT ASSISTÉE D'UNE SOUS- Processus d’évaluation :
COMMISSION TECHNIQUE D'EVALUATION
(SCTE)
1.Analyse de la conformité des offres, si la
candidature est recevable (forme de plis, heure 1ère élimination
d’arrivée, analyse des documents essentiels )
2. Analyse des spécifications techniques offertes par
LA PRMP PEUT DEMANDER PAR ÉCRIT AUX
CANDIDATS DE PRÉCISER OU DE le candidat (conformes aux exigences du DAO ou 2ème élimination
COMPLÉTER LA TENEUR DE LEURS OFFRES non: absolue ou substantielle)
3. Correction des erreurs, application des rabais, des
remises, des changes, etc : règle de correction des
3ème élimination
erreurs (Article 9.3 des IC des DAO
4. Comparaison des Offres conformes pour l’essentiel
suivant leurs prix (HTVA pour fourniture et TTC pour
travaux, hors DR et Frais divers pour les PI)
LA PRMP PEUT DEMANDER PAR ÉCRIT AUX
CANDIDATS DE PRÉCISER OU DE
COMPLÉTER LA TENEUR DE LEURS OFFRES 5. Vérification de la qualification des candidats suivant 4ème élimination
les critères particulièrement requis par le DAO
Avis rendu par la CAO sur le classement des offres
avec proposition de celle économiquement la plus
avantageuse (ou évaluée la moins disante)
À transmettre à la PRMP pour la décision
SUITE DE LA PROCEDURE :
Décision de la PRMP et Validation de la décision de la PRMP par la CAO
Etablissement des projets de marché au nom du candidat attributaire
Envoi des projets de marché et de tous les
documents d’évaluation à la CNM/CRM
EXAMEN DE LA CNM
Établissement du PV de la CNM et Validation de la
décision dans le SIGMP
Informations des candidats non retenus Si FINANCEMENT
EXTERIEUR:
Dans les conditions prévues à l’Article 52 du Code
Si RPI BF pour avis de
non objection
Mise au point des composantes du
marché et signatures du marché
Visa du Contrôle Financier
Autorité contractante
Approbation du marché
(ou PRMP si elle en a reçu
délégation à cet effet)
Enregistrement fiscal
Notification du marché
EXECUTION
Actes de gestion : avenant, sursis, ajournement,…
RECEPTION
OFFRES ANORMALEMENT HAUTES ET BASSES
élimination encadrée par le décret n° 2006-347 du 30 mai 2006 portant
conditions de rejet des offres anormalement hautes et basses
Mode de calcul :
1. Première condition sine qua none: fixation d’un pourcentage à l’avance dans le DAO au dessus et au
dessous duquel l’offre va être déclarée anormale
2. calcul d’une première moyenne des offres soumises sur la base de l’évaluation
3. toutes les offres dont l’évaluation excède la moyenne augmentée par ce pourcentage sont déclarées offres
anormalement hautes ;
4. calcul d’une seconde moyenne après neutralisation des offres anormalement hautes,
5. toutes les offres dont l’évaluation est inférieure à cette seconde moyenne diminuée de ce pourcentage
sont déclarées offres anormalement basses,
6. vérification des sous-détails des prix unitaires.
7. Envoi aux candidats d’une demande d’explication de ces offres anormalement hautes et basses dans un
délai de 5jours à compter de l’évaluation
8. Le candidat aura 10 jours pour donner son explication sinon rejet automatique de son offre
9. CAO dispose de 15jours pour réévaluer selon l’explication reçue décision motivée sur le caractère
anormalement haute et basse
10. Voie de recours devant les Juridictions administratives (ou amiable devant ARMP): à compter de cette
décision motivée
CAS PRATIQUE N°07 (suite du cas pratique n°04):
Définir l’attributaire de ce marché :
Le PAC de Mahajanga dispose d’un budget de 900ML Ariary pour acquérir 08
véhicules 4x4 pick up double cabine dont les exigences du DAO sont donnés ci-après :
1. Le candidat doit disposer d’une attestation du fabricant de la marque proposée
2. Le candidat doit avoir effectué des prestations similaires d’un montant supérieur ou
égal à 900ML Ariary, appuyés par des certificats de bonne fin ou de procès-verbal de
réception
3. Le candidat doit disposer d’une attestation de disponibilité de crédit bancaire ou d’une
ligne de crédit équivalent à 20% de son offre hors taxe minimum
4. Les spécifications techniques minimum exigées sont :
Moteur: - Equipement : verouillage centralisée,
- Turbo 2400cc rétroviseurs manuels, 4 vitres électriques
- Diesel - Pneumatique: jante alu par 16
Transmission: - Double airbag
- 4x4 - Garde au sol: 235mm
- Boite de vitesse manuelle - Canopy
- 5 vitesses AV et 1 AR
Direction:
- Réglable et assisté
Freins:
Avant: à disque ventillé
Arrière : à tambour
Ci-après le résumé des offres reçues :
SICAM AUTODIFFUSION CONTINENTAL AUTO OCEAN TRADE
HTVA: 800ML HTVA: 725ML HTVA: 850ML HTVA: 650ML
TVA 20%: 160ML TVA 20%: 145ML TVA 20%: Non assujetti TVA 20% : 130ML
TTC: 960ML TTC : 870ML TTC: 850ML TTC : 780ML
Autorisation du fabricant Autorisation du fabricant Autorisation du fabricant Autorisation du fabricant
signé par Mitsubishi signé par TOYOTA Afrique signé par BYD signé par OCEAN TRADE
Prestation similaire: 12MD Prestation similaire: 13MD Prestation similaire: 950ML Prestation similaire : 900ML
Attestation de disponibilité Attestation de disponibilité Attestation de disponibilité Attestation de disponibilité
bancaire : 190ML bancaire : 140ML bancaire : 170ML bancaire : 150ML
Moteur: Moteur: Moteur: Moteur:
- Turbo 2500cc - Turbo 2500cc - turbo 2500cc - atmosphérique 2500cc
- Diesel - Diesel - Diesel - Diesel
Ci-après le résumé des offres reçues :
Transmission: Transmission: Transmission: Transmission:
- 4x4 - 4x4 - 4x4 - 4x4
- Boite de vitesse automatique - Boite de vitesse manuelle - Boite de vitesse manuelle - Boite de vitesse manuelle
- 5 vitesses AV et 1 AR - 5 vitesses AV et 1 AR - 5 vitesses AV et 1 AR - 5 vitesses AV et 1 AR
Direction: Direction: Direction: Direction:
- Réglable et assisté - Réglable et assisté - Réglable et assisté - Réglable et assisté
Freins: Freins: Freins: Freins:
Avant: à disque ventillé Avant: à disque ventillé Avant: à disque ventillé Avant: à disque ventillé
Arrière : à tambour Arrière : à tambour Arrière : à tambour Arrière : à disque
- Equipement : verouillage - Equipement : verouillage - Equipement : verouillage - Equipement : verouillage
centralisée, rétroviseurs centralisée, rétroviseurs centralisée, rétroviseurs centralisée, rétroviseurs
manuels, 4 vitres électriques, 4 vitres manuels, 4 vitres électriques manuels, 2 vitres
électriques électriques - Pneumatique: jante alu par électriques et 2 manuels
- Pneumatique: jante alu par - Pneumatique: jante alu par 16 - Pneumatique: jante alu par
16 16 - Double airbag 16
- Double airbag - Double airbag - Garde au sol: 230mm - Double airbag
- Garde au sol: 235mm - Garde au sol: 230mm - Canopy - Garde au sol: 210mm
- Canopy - Canopy - Canopy
IV.2.2 .LES PROCÉDURES SPÉCIFIQUES AUX MARCHÉS DE PRESTATIONS
INTELLECTUELLES
Article 42: Les Marchés de prestations intellectuelles sont passés selon
une procédure particulière; les critères de sélection diffèrent en effet de ceux des autres marchés
publics.
Autorité Publicité
contractante Invitation publique à soumettre des Appels à Manifestation d'Intérêt
Article 42 (AMI)
-Formalités de publicité de l'article 32, sauf pour les prestations
inférieures à un certain seuil fixé par voie réglementaire
-Mention des critères de sélection
Présélection de 02 à 05 candidats
PRMP En raison de leur aptitude à exécuter les prestations objet du marché
Article 42 Sur la base des critères mentionnés dans l'invitation publique à soumettre
des manifestations d'intérêt; les cinq(05) premiers candidats peuvent être
retenus
Remise du Dossier de Consultation (DC) aux
aux 05 candidats
PRMP Il contient:
Article 52 -Les termes de référence
-Le lettre d'invitation indiquant les critères de
sélection et leur mode d'application
-Les IC/DPIC
-Le projet du marché
-Les exclusions à la participation future aux
marchés qui résulteraient des prestations qui
font l'objet de la consultation
Evaluation des propositions en 2 étapes ( T. et F.)
Sur la base:
D'un budget De la meilleure
De l'expérience du prédéterminé dont le proposition
candidat, de la candidat doit financière soumise
qualification des proposer la meilleure par les candidats
experts, de la utilisation possible ayant obtenu une
méthode de travail notation technique
proposée et du minimum
montant de la
proposition
Négociations éventuelles
(pas avec plus d'un candidat à la fois)
PRMP Sélection
SYSTÈME SPECIFIQUE POUR L’EVALUATION DES PRESTATIONS
INTELLECTUELLES
- système de pondération : Note technique + Note Financière à pondérer
- système de notation pour les propositions techniques
Exemple pratique: recrutement d’un cabinet d’étude pour la révision du cadre légal du
secteur foncier à Madagascar
A- Pondération :
- Note Technique: 70
- Note financière: 30
Pondération finale: 100points
B- Notation:
Note technique minimale: 75points
Ouverture de plis séparée pour les propositions techniques et les propositions financières
: seuls les candidats ayant reçu la note technique minimale requise peuvent passer à
l’ouverture des propositions financières.
Critères et sous critères Points Cabinet Cabinet Y Cabinet
X Z
1- Expériences pertinentes du candidat pour la mission
Nombre de missions similaires réalisées: 3points 15 3missions: 16missions : 1 missions:
par mission sans dépasser la note de 15 9points 15points 3points
2- Conformité du plan de travail et de la méthode proposée aux termes de référence
a) Approche technique et méthodologie: 10 Cohérente : Cohérente: Cohérente:
- cohérente: 10points 10points 10point 10point
- Peu cohérente: 05points
- Non cohérente: 00points
b) Pan de travail : 10 10 10 10
- adéquat: 10points
c) Organisation et Personnel : 10 10 05 05
- cohérent: 10points
- Peu cohérent: 05points
- Cohérent: 05points
3- Qualifications et compétence du personnel clé pour la mission
a) Chef de mission
Qualifications générales: 10 10 05 05
- Diplôme universitaire : Bac+5 : droit foncier :
10points
- Bac+5 domaine équivalent: 05points
- Autres diplôme: 00points
Expériences professionnelles en tant que chef 15 15points 10points 10points
de mission dans le domaine d’étude juridique:
- 10ans d’expérience et plus: 15points
- 5 à 9ans d’expériences: 10points
- Moins de 5ans d’expériences: 0points
Critères et sous critères Points Cabinet X Cabinet Y Cabinet Z
a) Chef de mission (suite)
Nombre de missions similaires : 05 03 05 02
- 1 point par mission sans dépasser la note de
5
b) Un Géomètre Topographe :
Qualifications générales: 05 05 0 05
- diplôme universitaire en Topographie:
05points
Autre diplôme: 0 points
Expériences professionnelles générales : étude 05 0 05 0
juridique, étude foncière, topographie:
5ans d’expérience et plus : 5points
Moins de 5ans d’expérience : 0point
Expérience spécifique en topographie 15 6 15 3
3 point par mission sans dépasser la note de 15
points
TOTAL GENERAL 100 78 75 53
Note technique minimale = 75points donc Cabinet Z éliminée, proposition financière à rendre car ne sera pas
ouverte
Propositions financières à ouvrir pour les Cabinets X et Y
Ouverture des propositions financières : pour cabinet X et Y seulement:
- Cabinet X: 120.000.000 MGA
- Cabinet Y: 90.000.000 MGA
Pondération et Evaluation finale:
Sfinal = 0,30 x Sf + 0,70 x St
Sfinal cabinet X = (0,30x66,67) + (0,70 x 78)= 74,60
Sfinal Cabinet Y = (0,30x100) + (0,70 x 75) = 82,5
Candidat Montant Score Score Score final Classement
Proposition financier technique
financière
Cabinet X 120.000.000 66,67 78 74,60 2eme
Cabinet Y 90.000.000 100 75 82,5 1er
Choix du candidat sur la base de son expérience, de la qualification des
experts, de la méthode de travail proposée et du montant de la proposition
marché attribué au Cabinet Y
Iv.2.3. Variantes De L’appel D’offres Ouvert
VI.2.3.1 - Appel d'Offres ouvert avec pré-qualification (Art.36 CMP)
Champ d’application
L'Autorité contractante a recours à ce type d'appel d'offres lorsque :
-le marché a pour objet la réalisation de travaux ou la livraison de fournitures revêtant une importance et/ou une
complexité particulière
-le marché a pour objet l'exécution de prestations de services spécialisés
La phase de pré qualification a pour objet d'éliminer les candidats n'ayant pas l'aptitude à exécuter le marché de manière
satisfaisante
Avis spécifique d'appel public à la concurrence
-mentionne la liste des renseignements que les candidats doivent produire à l'appui de leur
candidature
-précise la date limite de remise des dossiers
Ouverture des dossiers de préqualification en séance publique
(seuls ceux reçus au plus tard à la date et l'heure limite de remise des Offres)
Analyse des préqualifications et Proposition des candidats
préqulifiés à LA CNM/CRM + présentation du DAO
Lancement de la lettre d’invitation aux candidats préqualifiés
(après avis favorable de la CNM/CRM)
Ouverture des plis…..(suite exactement comme l’AOO)
IV.2.3.2. Appel d'Offres Ouvert en deux étapes (Art. 37 CMP)
Champ d’application
L’Administration doit justifier pour des raisons autres que l’urgence, qu’elle n’est pas en mesure:
-de définir les moyens permettant de satisfaire ses besoins,
-d’évaluer les solutions techniques ou financières disponibles.
L’Autorité Contractante doit baser son choix sur des critères de performance et non de spécifications techniques détaillées.
1ère étape :
Lancement d’un 1er DAO pour demander des Propositions en ce qui concerne les
caractéristiques techniques, qualitatives ou autres du Marché
-Pas de prix proposé
-Se basent sur des principes généraux de conception ou de normes de performance, sous réserve de
précisions et d'ajustements ultérieurs d’ordre techniques ou commerciaux
Révision du DAO et Examen de la CNM/CRM sur le 2ème DAO
En fonction des observations soumises individuellement par les candidats
et consignées par écrit
2ème étape :
Lancement du 2ème DAO et Propositions techniques définitives
présentées par les Candidats sur la base du DAO, assorties de
prix
Procédures de réponse, de réception et d’ouverture,
d’évaluation, d’attribution et d’approbation identiques à
l’appel d’offres ouvert
IV.2.4 .LES CONTRATS-CADRE
- Article 67 du Code des Marchés Publics
- Décret 2019-1064 du 28 mai 2019
Spécificités du contrat:
- Possibilité de multi-attribution
- Délai de mise en concurrence plus court mais en 2 étapes
- Contrat à deux temps de mise en concurrence : mise en concurrence
pour l’étape de contrat-cadre et mise en concurrence pour l’étape de
marché subséquent donc deux passations (pas forcément
successives)
- Une fois conclu, contrat non ouvert aux autres opérateurs économiques
- Peut être conclu jusqu’à 2ans au maximum
IV.2.4 .LES CONTRATS-CADRE (suite)
Critères d’utilisation:
- pour les besoins à caractères répétitifs et indéterminés au cours d’une
période donnée, notamment en fournitures courantes, services courants,
maintenance de travaux et petit
Entretien
-Pour les produits ou les gammes qui sont évolutifs dans le temps
- lorsque l’acheteur public estime que le besoin objet du
marché est, de par sa nature, destiné à faire face à une situation d’urgence
au cours d’une période donnée.
== > possibilité offerte pour les travaux répétitifs (même travaux dans
plusieurs régions par exemple)
IV.2.4 .LES CONTRATS-CADRE (suite)
Procédure de passation spécifique :
- Lancer un appel d’offres sous 10jours ou 05 jours suivant les seuils
- Evaluer les offres reçues ( sur les critères de sélection des offres
définitives des marchés subséquents, les conditions de base sur le prix,
même à titre indicatif, la consistance globale de la prestation, les
engagements des parties, et les conditions essentielles d’exécution
du marché.
- Conclure un contrat-cadre avec un ou plusieurs titulaires
- Remettre TOUS ces titulaires en concurrence plus tard, lors de la
survenance des besoins, avec évaluation de prix définitif cette fois-ci
(obligation de participer sinon résiliation et interdiction de participer au
futur contrat-cadre)
Plus besoin d’une 2ème publicité, ni de PPM, ni de contrôle de la CNM
Sous 3 jours
- Conclure un marché subséquent avec un seul des titulaires du contrat
(on peut passer autant de marchés subséquents chaque fois qu’un
besoin survienne)
IV.2.5 Appel D'offres Restreint (AOR, Art. 38 du CMP)
Champ d’application
Elle doit justifier que les travaux, fournitures ou services ne peuvent provenir que d’un nombre limité de
candidats pour les raisons suivantes:
-le montant estimé du marché est inférieur à un seuil fixé par voie réglementaire,
-en cas d’urgence avérée,
-les prestations objet du marché revêtent un caractère confidentiel,
-il s'agit de faire exécuter des prestations en lieu et place d'un prestataire défaillant,
-un seul petit nombre d'entreprises sont susceptibles d'exécuter le marché.
Présentation Dossier d'appel d'offres restreint à la CNM + Proposition
d’une liste restreinte d’au moins 03 candidats validée par la CAO
Avis favorable: Avis non favorable:
lancement de l’appel d’offres l’appel d’offres ne peut avoir lieu
Procédures de réponse, de réception et d’ouverture, d’évaluation,
d’attribution et d’approbation identiques à l’appel d’offres ouvert
IV.2.6. Marches de Gré à Gré (article 39)
1°) pour les marchés portant sur des prestations devant être tenues secrètes ;
2°) pour les marchés pour lesquels l'urgence impérieuse résultant de circonstances imprévisibles pour l’Autorité
Contractante et dont les conditions de passation de marchés ne sont pas compatibles avec les délais exigés par les
procédures d'appel d'offres, et notamment lorsqu’il s’agit de faire exécuter des prestations en lieu et place d’un
prestataire défaillant ou encore lorsqu’il est question de faire face à des situations d’urgence impérieuse relevant
d’une catastrophe naturelle ou technologique.
3°) pour les marchés destinés à répondre à des besoins qui, pour des raisons tenant à la détention d’un droit
d’exclusivité, ne peuvent être satisfaits que par un prestataire déterminé, ou lorsque les achats supplémentaires ont
trait à du matériel normalisé ou à des pièces détachées compatibles avec le matériel déjà en service.
4°) pour des prestations qui complètent celles ayant précédemment fait l’objet d’un premier marché exécutées par le
même titulaire. Le marché complémentaire est un marché distinct du marché initial mais attribué au même titulaire.
Le recours aux marchés complémentaires n’est possible qu’aux conditions cumulatives suivantes :
- le marché initial a été passé selon la procédure d’appel d'offres,
- les prestations ne figurent pas dans le marché initialement conclu mais, suite à la survenance d'une circonstance
imprévue et extérieure aux parties, elles sont devenues nécessaires à la bonne exécution des prestations,
- les prestations ne peuvent être techniquement ou économiquement séparées du marché principal,
- le montant cumulé des marchés complémentaires ne dépasse pas un tiers du montant du marché principal,
avenants non compris.
5°) Dans le cadre de marché de prestations intellectuelles, lorsque les prestations requièrent la sélection d’un
consultant particulier en raison de sa qualification unique ou de la nécessité de continuer avec le même
prestataire, le consultant peut être sélectionné par entente directe.
Schématisation de la procédure de passation d’un marché de gré à gré
1ère étape = Élaboration d'un rapport justificatif selon
le PPM/AGPM
Transmission du rapport justificatif + projet de
décision à la CNM/CRM
Si accord sur le RJ
Engagement direct des discussions avec un candidat
pré-identifié à l'avance
2ème étape : Présentation du Projet de Marché à la
CNM/CRM + Justification du choix du titulaire et du prix
Établissement du PV de la CNM
Signature du PV de la CNM par ses
membres Financement
extérieur
RPI BF pour avis de
non objection
Mise au point des composantes du
marché et signatures du marché
Visa du Contrôle Financier
Autorité contractante
(ou PRMP si elle en a Approbation du marché
reçu délégation à cet
effet)
Enregistrement
Notification du marché
EXECUTION
IV.2.7 .LES PROCÉDURES ALLEGEES
Titre III – IV de l’arrêté 7274/2016– MFB/ARMP du 31 mars 2016 précisant les
conditions de mise en œuvre des procédures applicables en passation de marchés
publics
A- La consultation d’entrepreneurs, de fournisseurs ou de prestataires de service
- Procédure prévue pour les contrats inférieurs aux seuils de passation de marché
et qui sont déjà prévus par l’arrêté 7275/2016-MFB :
Fourniture: entre 1ML et 80ML Ariary
Services : entre 1ML et 25ML Ariary
Travaux autres que routiers: entre 5ML et 500MLAr
Travaux routiers : entre 7ML et 500ML AR
- Affichage public au bureau des services adjudicataires, au bureau du Contrôle
Financier, au bureau de l’ARMP et/ou CRM, au bureau de la Commune
concernée, et dans le site WEB de l’ARMP et du MFB
- Possibilité de publier l’avis d’affichage par voie de presse
- Délai de remise des offres = 10jours calendaires à compter de l’affichage effectif
- Marché attribué au moins-disant (prix le plus bas) avec établissement de
documents d’évaluation dûment signés par les membres de la CAO
- Contrôle a posteriori
B- Achat direct non soumis à des règles formelles de mise en concurrence
- procédure prévue pour les achats inférieurs aux seuils de passation de marché et
de consultation de fournisseurs/P/C et qui sont déjà prévus par l’arrêté
7275/2016-MFB:
fourniture: entre 0 à 1ML Ariary
services;: entre 0 à 1ML Ariary
Travaux autres que routiers: entre 0 a 5ML Ariary
Travaux routiers: entre 0 à 7ML Ariary
- La PRMP consulte directement sans mise en concurrence le prestataire de son
choix après établissement d’un PPM soumis aux Commissions de marché
- Marché exécuté par simple bon de commande réglementaire accompagné
d’un acte d’engagement (modèle annexé à l’arrêté 7275/2016)
C- Mesures exceptionnelles pour les dépenses d’entretien
- Entretien de bâtiment sauf travaux de réhabilitation,
- Entretien de véhicules
- Entretien de matériels techniques
- Entretien et réparation de matériels et mobiliers de bureau /scolaires
- Maintenances des matériels informatiques
2 possibilités :
soit un marché de prestation de service pour l’entretien (par unité de matière)
+ un autre marché de fourniture pour les pièces et accessoires (homogénéité)
soit marché unique (PS +Fournitures à la fois), en respect de l’article 2,V du CMP
(valeur supérieure emporte dans le type de marché à utiliser)
Pour les achats récurrents, courants, prévisibles, réguliers et périodiques et
parfaitement programmables : procédure du droit commun sur commandes
successives en fonction du rythme des besoins et de la régulation budgétaire
Possibilité de conclure directement avec un représentant agréé d’un
constructeur ou concessionnaire
Possibilité de conclure directement avec le titulaire ayant approvisionné le
matériel principal
En cas d’urgence ponctuelle, imprévisible et non programmable (cause
extérieure aux parties) : exécution par simple bon de commande avec le
prestataire ayant proposé le prix le plus bas après simple comparaison de prix ou
avec le seul prestataire local dûment qualifié (à justifier par PRMP)
D- achat de certains services de transport :
- Services des agences de voyage ou de compagnies de transport aérien ou maritime
- Achats de titres de transports nationaux, régionaux et internationaux
- Transport de marchandises
Choix du mode en fonction du montant de l’ensemble des besoins
Possibilité d’un AOO avec pré qualification ou AOO en 2 étapes
Même règle pour les évaluations
exécution par commande ponctuelle sans limitation de quantités ni de montants
Possibilité de marché à commandes
Si urgence ou secret : achat direct (article 18 arrêté 7275-2016/MFB)
Possibilité de groupement d’achat publics ou cellules d’achats publics
L’EXECUTION D’UN MARCHE PUBLIC
V
Règle de droit commun : un contrat régulièrement conclu tient lieu de loi entre les
parties qui l’ont signé Marché public = contrat, donc clauses d’un marché
s’appliquent comme l’est une loi.
Exception : en tant que contrat administratif, le marché public présente des exceptions
au droit commun des contrats.
V.1- EXECUTION TECHNIQUE D’UN MARCHE PUBLIC:
-Un marché public est composé de différentes clauses dont les unes sont spécifiques au marché
conclu (clauses particulières) et les autres sont générales pour un type déterminé de marché
(clauses administratives générales ou clauses techniques). En signant un marché, le cocontractant
de l’Administration s’engage à exécuter le marché conformément à ces différentes clauses.
CCAG travaux : arrêté n° 14 501 /06 MEFB du 23 août 2006
CCAG prestations intellectuelles : arrêté n° 14 502 /06 MEFB du 23 août 2006
CCAG fourniture : arrêté n° 14 503 /06 MEFB du 23 août 2006
Toutefois, un marché public diffère d’un contrat privé en ce que les parties ne sont pas traitées sur
un même pied d’égalité au nom de l’intérêt général et en vertu de la détention de la puissance
publique, l’Administration dispose d’un pouvoir exorbitant par rapport au cocontractant.
V.1.1. Ordre de service :
-Acte écrit permettant à la PRMP de donner des ordres aux titulaires d’un marché pendant
l’exécution d’un marché public
- signé par la PRMP, daté et numéroté car engage le Maître de l’Ouvrage, l’Acheteur et le Client,
avec accusé de réception du titulaire
- toujours en deux exemplaires (pour la PRMP et pour le titulaire)
- peut faire l’objet d’une réserve de la part du titulaire : dans ce cas, notifier les réserves à la
PRMP dans un délai de 07 jours au maximum (mais réserve ne permet au titulaire de ne pas
l’exécuter)
-En cas de sous-traitance : OS adressé à l’Entrepreneur principal qui notifiera à son tour au sous-
traitant..réserve recevable seulement de l’entrepreneur principal
-En cas de groupement, OS adressé au mandataire
V.1.2. Délai d’exécution , Modification, Ajournement
et Sursis à exécution :
Marché de travaux :
Délai d’exécution = période de préparation (si prévue par CCAP) + installation de chantier +
achèvement des travaux + repli de chantier +remise en état des terrains et lieux
Délai part de l’OS
Possibilité de fixer une date limite d’achèvement des travaux si et seulement si date limite de
commencement est également fixée
Ajournement des travaux, avec avis favorable du Maître d’œuvre, si :
• retard dans l’exécution d’une opération préliminaire à la charge du Maître de l’Ouvrage
•Retard dans l’exécution des travaux préalables faisant l’objet d’un autre marché
Ajournement = prolongation du délai d’exécution de l’ensemble des travaux et
/ou report du début des travaux
Ajournement se fait par décision et notifié par OS
Ajournement suspend l’exécution
Ajournement abusif et sans faute de l’entrepreneur ouvre droit à la résiliation du
marché à son profit
Prolongation de délai possible par OS :
• en cas d’intempérie entraînant l’arrêt de chantier
• en cas de force majeure entravant l’exécution du chantier
Obligation de faire un avenant lorsque modification de délai par OS aura dépassé une
durée fixée dans le CCAP
Sursis à exécution : accordé uniquement sur demande de l’Entrepreneur (à faire dans les
10jours de l’évènement) et par décision de la PRMP :
• en cas de difficultés exceptionnelles d’une ampleur imprévisible lors de la
conclusion du marché, n’engageant en aucune manière sa responsabilité
• difficulté qui ne constitue pas un cas de force majeure mais qui empêche
d’exécuter le marché dans les délais prévus
• juste pour écarter , pour un temps égal à sa durée, l’application des pénalités
de retard et la possibilité de résilier le marché mais ne permet pas à
l’entrepreneur d’arrêter le chantier
Marché de fourniture :
Modification de délai de livraison se fait :
par OS si n’excède pas encore le délai de modification prévu dans le CCAP
par avenant si supérieur à ce délai prévu par le CCAP
CAS PRATIQUE N°08:
Le Ministère de l’Education Nationale a passé un marché avec l’entreprise AA pour
construire 88 EPP dans 22 régions de Madagascar à raison de 4EPP par région en
2017. Le marché a été lancé dès la fin de l’année 2016 pour que les travaux puissent
débuter dès l’ouverture de l’exécution budgétaire en janvier 2017. L’entreprise avait
90jours pour réaliser lesdits travaux dans toutes les régions. L’ordre de service de
commencer les travaux a été notifié le 17 janvier 2017. Les travaux se sont bien
déroulés dans certaines régions de Madagascar mais ont dû complètement s’arrêter
dans les régions touchées par le cyclone ENAWO.
Le 15 avril 2017, à la date de clôture prévue du marché, le pv de réception du marché
n’a pas pu être établi en raison de ce cyclone qui a perturbé la réalisation des travaux.
Quelles sont les possibilités pour le Ministère de boucler le marché dans les normes
prévues par les règles des marchés publics car le Trésorier Ministériel du MEN
n’acceptera de payer que si les documents qui lui sont présentés pour paiement sont
conformes aux clauses du marché? Discuter des solutions possibles.
V.1.3. Avenant :
Avenant = Prolongement du marché initial donc nécessite la volonté des deux parties :
•Volonté consignée dans un PV de réunion
• volonté exprimée par demande acceptée par la PRMP
•À faire pendant la validité du contrat initial
Toutes modifications au marché donnent lieu à un avenant lorsqu’elles ne peuvent pas être
effectuées en application des dispositions déjà prévues dans le marché :
• augmentation ou diminution des volumes, quantités ou masses des travaux et qui
excèdent la variation autorisée dans le marché
• modification du calendrier ou délai d’exécution
• modification du lieu d’exécution,
•Modification sur la nature des prix
• Modification du statut juridique du titulaire du marché/ Ex = transfert de droits et
obligations à une autre personne morale avenant possible si et seulement si les
conditions initiales relatives à la qualification du fournisseur sont toujours remplies
Avenant pas possible :
• si remise en cause des conditions de mise en concurrence initiale ou d’attribution du
marché
• bouleversement de l’économie du marché
•Changement de son objet
• augmentation du prix initial du marché de plus d’1/3
•Si concerne les conditions de l’avance au paiement
Avenant non nécessaire pour les modifications déjà prévues et autorisées par le marché : exemple
: révision de prix ou application de remise
CAS PRATIQUE N°09:
Le Ministère de la Santé a passé un marché avec l’entreprise BB pour construire des
CSB dans 12 districts de Madagascar dans un délai de 60jours pour un montant de
480ML Ariary. Le marché a été notifié le 15 avril 2018 et le marché a été réceptionné
le 10 juin 2018. Le PV de réception provisoire a fait l’objet du document d’appui au
paiement du marché et le marché a été payé en intégralité le 10 juillet 2018. Le pv de
réception définitive sera prononcé 12 mois après le délai de garantie des travaux.
Le 10 septembre 2018, tous les districts ont émis la demande d’ajouter des salles
d’accouchement et des salles d’attente dans les CSB, travaux qui sont estimés à
160ML ariary.
Lesdits travaux peuvent-ils encore faire l’objet d’un avenant à ce stade du marché?
Si oui, peut-on accepter tous les travaux dans tous les districts? Pourquoi oui ou
pourquoi non?
V.2- EXECUTION FINANCIERE D’UN MARCHE PUBLIC:
V.2.1. L’exécution financière par le titulaire d’un marché
- Le titulaire d’un marché public doit disposer des moyens financiers nécessaires à la
réalisation des prestations faisant l’objet de ce marché possible de procéder à une cession
de créance ou à un nantissement.
Cession de créance = l’entreprise qui déteint les créances sur la personne publique les cède à
un établissement de crédit qui va dès lors devenir le seul créancier de la collectivité publique.
Mais l’établissement de crédit cessionnaire ne peut avoir plus de droits que ceux de
l’entreprise cédant et ne peut ainsi intervenir dans les relations contractuelles entre le cédant et
la collectivité publique sauf pour demander des informations qui risqueraient d’avoir des
conséquences sur la créance cédée
Nantissement = le cocontractant de l’Administration accepte de donner en gage sa créance à un
établissement de crédit qui va en contrepartie, financer l’exécution du marché. Les paiements
dus au cocontractant vont donc directement à l’établissement de crédit et c’est ce dernier qui va
en rendre compte au titulaire du marché.
V.2.2. L’exécution financière d’un marché par l’Administration
Principale obligation de l’Administration dans un marché public = régler les prix de ce marché
selon les phases normales d’exécution de toutes dépenses publiques à savoir l’engagement, la
liquidation, l’ordonnancement et le paiement.
Les marchés publics donnent lieu à des versements soit à titre d’avances ou d’acomptes, soit à
titre de règlement partiel définitif ou pour solde, dans les conditions fixées par les articles 72,
73 et 74 du CMP.
V.2.2.1 . Les avances :
Des avances peuvent être accordées au titulaire en raison des opérations
préparatoires à l’exécution des prestations qui font l’objet du marché.
Les conditions de versement de l’avance sont fixées dans le marché. Elles ne
peuvent être modifiées par avenant. Elles doivent être garanties à concurrence de leur
montant lorsqu’elles dépassent cinq pour cent ( 5%) du montant du marché. Les avances sont
remboursées à un rythme fixé dans le marché.
V.2.2.2.Les acomptes :
Les prestations déjà exécutées (après certification des services faits par le GAC) ouvrent droit
à des acomptes, à l’exception des marchés prévoyant un délai d’exécution inférieur à trois
mois pour lesquels le règlement d’acomptes est facultatif.
Le montant d’un acompte ne doit en aucun cas dépasser la valeur des prestations exécutées
auxquelles il se rapporte, après déduction des avances à rembourser (le cas échéant)
Le titulaire doit établir un décompte périodique suivant une périodicité prévue à l’avance dans
le marché. A la fin des prestations, le cocontractant soumettra à l’autorité contractante un
décompte final où figurera le solde de toutes les réalisations, les prestations supplémentaires,
les éventuels intérêts moratoires minorés des avances et acomptes perçus. Lorsque les deux
parties au contrat se mettent d’accord sur ce décompte final, il devient général et définitif et
n’est ni tangible, ni divisible.
Ce solde peut être débiteur ou créditeur pour l’entreprise. S’il est débiteur, l’entreprise doit le
verser à l’Administration s’il ne veut pas faire l’objet d’un ordre de recette. Si le solde est
créditeur, l’Administration doit payer l’entreprise dans un délai convenu dans le marché.
V.2.2.3.Le délai de paiement :
délai max = 75 jours à compter de la réception de la facture correspondante.
dépassement de ce délai ouvre de plein droit et sans autre formalité pour le titulaire au
bénéfice d’intérêts moratoires conformément aux dispositions de l’article 74 du CMP et du
Décret n° 2006-348 du 30/05/06.
V.3 - LES GARANTIES EXIGEES DU TITULAIRE D’UN MARCHE
L’Autorité contractante se doit de s’assurer que le Titulaire lui offre
suffisamment de garanties en ce qui concerne la réalisation des
prestations convenues dans les conditions spécifiées au contrat, pour
la préserver contre toutes actions en réparation intentées par des
tiers. Elle doit également en exiger pour les cessions faites au Titulaire
d’où exigence de caution de bonne exécution , retenue de
garantie + mesures coercitives
• La Réglementation a normalisé les modèles de cautions par
Arrêté 11183 MEFB/2006 du 29/06/06.
Des mesures coercitives ont été également prévues à titre
dissuasif : pénalités pour retard, réfactions, ajournements,
résiliation du marché et exclusion des marchés publics.
3.1. Garanties en vue de la réalisation des prestations
. Trois sortes :
Garantie de bonne exécution : sa non constitution dans les 20 jours qui suivent la
notification du marché, est une cause de résiliation. D’un montant égal à 5 % de celui
du marché au maximum , elle est libérable à la réception définitive. Si le marché
comporte un délai de garantie et qu’une retenue de garantie peut être pratiquée, elle
peut être libérée pour moitié à la réception provisoire et le solde ou la totalité à la
réception définitive. (RMQ sur les clauses des CCAG Travaux)
Garantie de bonne fin ou de parfait achèvement : destinée à couvrir les éventuelles
malfaçons, elle se constitue par prélèvements sur les sommes dues au Titulaire
(retenue de garantie) au titre de chaque acompte. D’un montant égal à 5 % de celui de
l’acompte au maximum, elle est libérée de la même manière que la précédente. Elle
peut, le cas échéant, être complétée par une assurance décennale pour responsabilité
décennale de l’entrepreneur
Assurance : couvrant les risques du chantier notamment les dommages subis par le
matériel et outillage du Titulaire.
3.2.Garanties contre les actions de tiers.
Trois sortes :
Assurances couvrant les accidents de travail du personnel du Titulaire. Souvent
la police est étendue au personnel du Maître de l’ouvrage appelé à se rendre sur
le chantier.
Assurance couvrant la responsabilité civile du Titulaire et du Maître de
l’ouvrage dans le cadre de l’exécution des travaux.
Garantie contre les actions intentées par ceux qui détiennent des droits sur les
biens et propriétés intellectuelles utilisés ou acquis.
3.3 Garantie sur cessions.
Deux sortes :
Garantie de remboursement d’avance : si, pour le démarrage du marché, il y a
sollicitation d’une avance supérieure à 5 % obligation de constitution de
garantie à concurrence du montant sollicité.
conditions de remboursement sont définies dans le CCAP.
remboursement se fait par retenue sur les acomptes payés
remboursement doit être terminé lorsque le montant des acomptes
aura atteint 80 % du montant du marché (au maximum)
Garantie sur matériaux ou équipements mis à disposition du Titulaire: Son
montant est au moins égal à la valeur des matériaux et équipements cédés.
NB : Le Titulaire, si le CCAP le prévoit, peut obtenir un acompte sur approvisionnement qui
est différente de l’avance. La caution est constituée par la présence effective en magasin de
l’approvisionnement. Un certificat de transfert de propriété pourrait être demandé. Il est
remboursé automatiquement sur les décomptes périodiques.
V.4- LA FIN DE L’EXECUTION D’UN MARCHE PUBLIC :
Fin de l’exécution : matérialisé par le Procès Verbal de la réception définitive des prestations
signé par les deux parties réception est alors l’acte qui va mettre fin aux relations
contractuelles entre les parties.
Réception des marchés de fournitures ou de services = à la suite des vérifications, inspections
et essais des fournitures réellement livrées et admises en recettes ou des services réellement
exécutés.
Réception des marchés de travaux = les opérations de réception sont plus complexes sur
demande de l’entreprise, l’Administration organise sur le chantier et en présence de
l’entrepreneur les opérations préalables à la réception. Cette opération consiste à déterminer
quelles sont les prestations réellement exécutées et leurs qualités, de voir les malfaçons et les
imperfections éventuelles et les consigner sur un procès – verbal signé par les parties. Cette
opération préalable doit conduire à la remise en état des lieux. Pour les marchés à tranches
conditionnelles, chacune de ces tranches doit donner lieu à une réception partielle. Cette
réception partielle vaut réception définitive pour la tranche concernée.
Le fait pour l’Administration d’avoir occupé les lieux avant le parfait achèvement des travaux
ne peut pas être considéré comme une réception. Il est possible de procéder à une réception
judiciaire c’est à dire prononcée par le juge du contrat si les deux parties s’abstiennent à le
faire, suite à une insatisfaction sur les prestations ou à un désaccord sur les exécutions
( nécessité d’une opération d’expertise ayant constaté l’étendue des malfaçons ou des travaux
non encore achevés)
V.5- LES SANCTIONS ADMINISTRATIVES ET JUDICIAIRES DE L’INEXECUTION
D’UN MARCHE PUBLIC
5.1 Les sanctions possibles pour l’Administration
condamnation par le juge administratif à payer une indemnité au cocontractant
résiliation aux torts de l’Administration prononcée par le juge
Les responsabilités de l’Administration peuvent être limitées ou exonérées par les
causes habituelles telles que le fait de la victime, le fait d’un tiers ou la force
majeure.
Cependant, l’Administration a un léger avantage par rapport à son
cocontractant puisqu’elle est supposée agir au nom de l’intérêt général. Par conséquent,
même si elle n’exécute pas ses obligations, cela ne donne pas à son cocontractant le
droit de ne pas exécuter les siennes.
5.2. Les sanctions possibles pour le titulaire d’un marché
- Dans un marché public, l’Administration a des prérogatives qui peuvent être
confondues avec les sanctions. L’Administration peut par exemple prononcer des
pénalités de retard ou des pénalités de mauvaise exécution. Mais ces pénalités doivent
être prévues dans le contrat alors que les sanctions sont applicables même si elles n’ont
pas été prévues.
1ère sanction (la plus radicale) = résiliation aux torts du titulaire
-différente de la résiliation pour motif d’intérêt général.
- sans indemnité
-fautes pour inexécution ou manquements graves à des obligations contractuelles.
-régie par des procédures strictes notamment par des procédures préalables de mise en
demeure.
-résiliation = acte administratif détachable du contrat peut donc faire l’objet d’un
recours pour excès de pouvoir par toute personne intéressée à l’exception des deux
parties cocontractantes.
- Exemples de manquements graves : non respect des délais, abandon de l’exécution
des travaux, refus d’exécuter un ordre de service.
Le juge contrôle la qualification juridique des faits mais n’exerce qu’un contrôle
restreint sur l’adéquation de la sanction par rapport à la faute.
2ème sanction = mise en régie du marché
-sanction provisoire et coercitive destinée à obtenir de l’entreprise l’exécution du
contrat à ses propres frais et risques.
-ne peut être prononcée qu’après une mise en demeure préalable.
En principe, l’Administration ne peut utiliser cette mise en régie que si elle n’a pas
les moyens d’exécuter le marché car si elle en a, elle doit tout simplement prononcer
une résiliation.
3ème sanction = résiliation judiciaire aux torts du titulaire
-peut être prononcée par le juge du contrat.
-condamnation aux dommages-intérêts pour les préjudices subis par
l’Administration.
- l’Administration doit engager la responsabilité du titulaire
-pour engager une responsabilité contractuelle, il faut apporter la preuve de la
faute, le préjudice et le lien de causalité.
LES DROITS ET OBLIGA TIONS DES
VI
P ARTIES DANS UN MARCHE PUBLIC
VI. 1. LES DROITS DES PARTIES CONTRACTANTES
VI.1.1. Les droits du titulaire du marché
1.1.1. Le droit au prix convenu :
Ce prix devrait comprendre toutes les charges liées au marché, toutes taxes comprises avec
toutefois une précision du montant qui va revenir à la fiscalité pour éviter que les législations
fiscales ne viennent en bouleverser le vrai montant des prestations. En cas de groupement ou
d’exécution par lot, chaque participant au contrat doit préciser sa part dans les dépenses
communes et sa part dans l’exécution de son lot.
Explication sur les INCOTERMS
Types de prix possibles :
Prix définitif et ferme : intangible et invariable mais ACTUALISABLE (actualisation
autorisée pour tenir compte des variations économiques et lorsqu’il y a un retard de
trois mois entre la date de définition du prix au moment de la soumission de l’offre et
la date où le commencement d’exécution des prestations a été ordonné)
prix révisable : lorsque le marché prévoit une formule de révision prévue dans le
contrat et non modifiable qui va s’appliquer chaque fois que les conditions
économiques évoluent ( éléments de définition du nouveau prix = seuil de révision,
plafond global de l’effet de la révision, pourcentage fixe non révisable, mode de calcul
et règlement des fluctuations)
prix ajustable : permet de réajuster le prix initial par rapport à des références telles
que les rabais ou remises ou augmentation prévues à l’avance dans le contrat.
Nature des prix possibles :
prix unitaire : lorsqu’il s’applique aux quantités réellement livrées et exécutées ou
prises en attachement contradictoires
Prix Global et forfaitaire : lorsqu’il s’applique à l’ensemble ou à une partie du
marché sans égard aux quantités réellement exécutées (paiement se fait par application
de ce prix selon le découpage en centième par corps d’état des travaux terminés)
NB : - Prix peut contenir les deux natures (à la fois unitaire et forfaitaire)
- Prix unitaire peut se transformer en forfaitaire par avenant
1.1.2 Le droit à l’indemnisation en cas d’aggravation des charges :
- tous les surcroîts réguliers de prestations ( régulier = sur ordre écrit de l’autorité
compétente) devraient ouvrir droit à une indemnité. (voir en ce sens, arrêt de la
Cour d’Appel de Bordeaux en date du 22 juin 1998 ; Société des grands travaux de
l’Océan Indien)
- Cette aggravation peut être le fait des parties ou les conséquences d’un fait
extérieur aux parties.
-Lorsque c’est le titulaire du marché qui a pris l’initiative de procéder à des
prestations supplémentaires qu’il estime indispensable à la bonne exécution du
contrat, son indemnisation est un droit sauf si l’Administration a expressément
manifesté son désaccord. Cette position est un revirement de jurisprudence du
Conseil d’Etat français à partir de son arrêt Commune de Canari en date du 17
octobre 1975. Avant cet arrêt, les surcoûts initiés par les titulaires eux-mêmes
n’étaient pas indemnisables.
-Cette indemnisation ne s’applique normalement pas au prix forfaitaire qui est
considéré comme avoir déjà prévu toutes les charges liées au contrat y compris les
surcoûts éventuels.
-Le droit à l’indemnisation peut s’ouvrir lorsqu’il y a des sujétions imprévues, des
faits du prince, des imprévisions, ou des cas de force majeure.
VI. 1.2. Les droits de l’Administration
L’Administration agit en effet au nom de l’intérêt général. Ce qui lui donne des
prérogatives qu’on appelle de puissance publique. Ce sont ces prérogatives qui
ouvrent certains droits à la Personne Publique. :P
Ces prérogatives se manifestent par différents pouvoirs que la Personne ublique
exerce unilatéralement à savoir :
• Le pouvoir de modifier le contrat avec une obligation toutefois d’indemniser le
cocontractant si les modifications ont causé des dommages préjudiciables ;
• Le pouvoir de diriger l’exécution des prestations à travers les ordres de service : ce
pouvoir peut s’agir d’une possibilité d’imposer des travaux supplémentaires,
d’obliger le cocontractant à refaire une prestation mal exécutée, d’imposer des
modalités d’exécution non prévues dans le marché initial ;
• Le pouvoir de contrôler l’exécution des prestations ; ce contrôle peut aller jusqu’à la
qualité des matériaux utilisés et même la personnel de l’entreprise.
• Le pouvoir de sanction pouvant aller jusqu’à la résiliation du contrat ou la
substitution de cocontractant défaillant ou même l’exclusion de celui-ci au marché
public ;
• Le pouvoir de résilier le contrat même sans la faute du cocontractant : cette
résiliation unilatérale peut être motivée par l’intérêt général et n’a pas à être prévue
dans le contrat. Dans ce cas, il ouvre droit à indemnisation.
• Sans négliger le droit à l’indemnisation si les travaux supplémentaires ont causé des
surcoûts.
VI.2- LES OBLIGATIONS DES PARTIES CONTRACTANTES
VI.2.1. Les obligations de l’Administration
Les droits du titulaire du marché deviennent nécessairement obligation pour
l’Administration :
si le cocontractant a le droit d’être payé au prix convenu, l’Administration a
donc l’obligation de payer le cocontractant au prix convenu ;
si elle a le droit de résilier unilatéralement un contrat, le cocontractant a le
droit d’être indemnisé en conséquence.
• Obligation d’informer à temps le titulaire d’un marché de toute décision
afférente au contrat et à allouer les indemnités nécessaires. ( un ordre de
service est considéré comme irrégulier s’il n’a pas été notifié à temps au
cocontractant)
VI.2.2. Les obligations du titulaire d’un marché
. a.Le principe de l’intuitu personae des contrats administratifs oblige le cocontractant à exécuter
personnellement le marché et à en être le premier responsable même s’il sous-traite le marché.
Ce qui a pour conséquence d’interdire la sous- traitance intégrale car le titulaire du marché doit
exécuter personnellement au moins une part des prestations.
Possibilité de cession d’un marché à un tiers s’il y a accord expresse de l’Administration (Voir
en ce sens « avis du Conseil d’Etat Français en date du 08 juin 2000 inscrit dans les
observations des L. Richier à la page 758 de l’AJDA2000),
Conditions de cession : ce tiers n’est autre que la transformation ou la mutation
de la personne morale titulaire du marché ou encore une filiale ou une société
mère du titulaire ou tout simplement un tiers qui n’est pas lié structurellement
avec le titulaire mais avec qui ce dernier a passé une convention de cession ou
enfin la cession aux ayants droit du titulaire.
L’Administration n’est pas obligée de donner son accord surtout quand il s’agit
de protéger l’intérêt général, quand le cessionnaire ne semble pas disposer des
garanties techniques et financières ou des expériences suffisantes. Mais dans ce
domaine, l’Administration est sous le contrôle restreint du juge administratif dont
le pouvoir peut sanctionner la décision de l’Administration comme abusive.
• Il est possible d’apporter des modifications non substantielles au moment de la
cession mais il est formellement interdit de faire des modifications substantielles
notamment sur les prix, les durées, la nature des prestations…
b. Le principe du respect des délais oblige le cocontractant à réaliser le parfait achèvement des
prestations à la date convenue sous peine de pénalité de retard. Toute modification de délais doit
être consignée par écrit dans un avenant, mise à part la possibilité de prolongement de délai
sans nécessité d’avenant prévu à l’avance dans les cahiers des clauses administratives
particulières du marché.
• C’est une sanction pécuniaire qui court à partir du premier jour de retard et est compté pour
chacun de ces jours même se le retard en question n’a causé aucun préjudice à l’Administration
mais cette dernière n’est pas obligé de le percevoir. Lorsqu’elle prévoit de le percevoir, elle ne
peut plus demander un dommage-intérêt pour le même motif de retard. Il est à noter que le
montant total de ces pénalités est plafonné par un pourcentage prévu à l’avance dans le contrat
et qu’il ne peut en aucun cas dépasser le montant global du marché.
c. Le principe de conformité aux prescriptions techniques et aux ordres de service oblige le
cocontractant de l’Administration à exécuter le contrat selon les dispositions techniques qu’elle
impose. Ces dispositions peuvent être celles qui sont déjà dans le contrat mais peuvent aussi
être des travaux supplémentaires non prévus dans le marché ( à prévoir dans un avenant < 1/3
de ce qui est prévu dans le marché)
• Un ordre de service ne peut pas apporter des modifications substantielles. En pratique, un ordre
est daté, numéroté et signé par le Maître de l’Ouvrage. La jurisprudence administrative, depuis
l’arrêt du Conseil d’Etat en date du 19 mars 1982 (arrêt Cojonde admet les ordres de services
verbaux mais le problème se trouve lorsqu’il s’agit de procéder au paiement des prestations
ordonnées verbalement car l’existence de l’ordre est difficile à prouver. Le titulaire est tenu
d’exécuter un ordre de service sauf s’il est irrégulier. Il est irrégulier lorsqu’il modifie par
exemple la substance du marché. C’est ainsi qu’a été ouvert au titulaire le droit d’émettre des
réserves par rapport à l’ordre qu’il a reçu. Le non respect d’un ordre de service régulier et
dûment notifié est un motif de résiliation d’un marché.
LE CONTRÔLE DES MARCHES PUBLICS
VII
Tout marché public est soumis à un contrôle exercé a priori ou a posteriori selon le
montant, le type de marché et le statut de l’autorité contractante
VII-1. ORGANES DE CONTRÔLE DES MARCHES PUBLICS
Principal organe de contrôle des procédures de passation:
Les Commissions de marchés (Une Nationale et 22 régionales
rattachées)
contrôle a priori si montant supérieur aux seuils de contrôle
Contrôle a posteriori si montant inférieur aux seuils de contrôle
Principal organe de contrôle des services faits: Le contrôle financier
.
VII.1. Présentation de la Commission Nationale
des Marchés (CNM)
a. Organisation
Organe administratif de contrôle des marchés publics, institué par les
articles 16 et 17 du CMP
Structure rattachée au titre de direction générale au sein du MEF
(Décret N° 2019-093 du 13 Février 2019 fixant les attributions du
Ministre de l’Economie et des Finances)
Composition:
un Président nommé par décret en Conseil des Ministres, pour un
mandat de trois ans, renouvelable une (01) fois.
Des chefs de commission (rang de directeur)
Des membres recrutés à la suite d’un appel à candidatures.
Des contrôleurs- vérificateurs recrutés à la suite d’un appel à
candidatures.
Des assistants –contrôleurs
un Service de coordination générale des Activités.
b. Fonctionnement
Examine les dossiers tous les jours (dépôt de dossiers dans la matinée et examen dans l’après midi)
Décision collégiale (pour PPP) quorum requis: 03 membres minimum
Type de décision (à donner sous 24h) : avis, accord, renvoi, ajournement, non accord
Acte de matérialisation des décisions: Procès Verbal enregistré dans le SIGMP
Seuils de contrôle suivant les seuils de 2019
c. Attributions
Au titre des activités de contrôle, la CNM est chargée de :
procéder au contrôle des plans de passation, avis généraux et
calendriers de passation de marchés élaborés par les Personnes
Responsables des Marchés Publics,
procéder à l’examen a priori et a posteriori, suivant les seuils de
contrôle fixés par voie réglementaire, de la conformité des
procédures de passation et des propositions d’actes liées à
l’exécution des marchés publics.
Procéder au contrôle des procédures de mise en concurrence
pour les contrats de partenariat public-privé,
contribuer à l’analyse du système des marchés publics,
rendre compte au Ministre chargée des Finances et du Budget
des irrégularités constatées en cours de procédure de passation
de marchés publics
La CNM émet soit un AVIS soit une DECISION
AVIS DECISION
o les dossiers de présélection, d’appel o le rapport justificatif établi par la Personne
d’offres, de demande de proposition, de Responsable des Marchés Publics relatif à la
consultation avant lancement de l’appel à procédure de passation de marché de gré
candidature ou de l’appel d’offres, à gré avant négociation
o la demande d’appel d’offres restreint o les projets de marché et d’avenant
proposée par la Personne Responsable des préalablement au visa du Contrôle Financier
Marchés Publics,
o les projets de décision d’octroi d’indemnité,
de sursis d’exécution, de remise de pénalité
et de résiliation avant leur signature
o les projets de textes réglementaires ayant un
rapport aux marchés publics.
d. Champ de compétence :
CNM centrale:
procédure au niveau de l’Etat et de ses Etablissements Publics,
de toutes entités publiques ou privées bénéficiant ou gérant un
budget de l’Etat ou d’une collectivité publique ou tout autre
financement public, de toute société à participation majoritaire
de l’Etat.
CRM régionale:
Procédure au niveau des Services Territoriaux Déconcentrés
(STD), des Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) et de
leurs établissements publics
VII.2. Les autres organes de contrôle
- Moralité de prix : Contrôle Financier
- Services Faits: Contrôle Financier
- Toutes étapes de la procédure: IGE
- Organe externe: Juridiction financière (phase paiement), Juridiction
administrative (phase d’engagement juridique)
VII .2 LES DIFFERENTS TYPES DE CONTRÔLE
VII.2.1 Le contrôle a priori
- Se fait au siège de la CNM à Antsahavola (en séance collégiale pour certains
types de contrats)
- Dossiers présentés par les PRMP pendant la séance
- Établissement d’un PV contenant la décision de la CNM
- Standardisation de documents types pour chaque dossier:
fiche de présentation type pour DAO,
fiche de présentation type pour les projets de marchés
Fiche de présentation type pour les projets d’actes
DAO type
Marché type
Opération préalable à chaque séance de contrôle a priori
(par les assistants contrôleurs):
Opérations de vérification :
- Vérifier une à une les pièces versées au dossier(s) déposé
vérifier la cohérence du dossier (exemple: fiche de présentation pour
un marché de gré à gré alors qu’il faudrait plutôt un rapport
justificatif)
vérifier la forme de(s) dossier(s) (de préférence relié(s) et paginé(s))
vérifier le nombre des dossiers par Ministère ou Institution;
Opérations d’enregistrement et de répartition :
Enregistrement sur registre suivant le type de dossiers et selon l’ordre
d’arrivée ;
Saisie sur ordinateur en vue de la préparation des fiches de présence ;
Numérotation du programme prévu à la séance qui suit de la CNM;
Répartition des dossiers à traiter aux membres de la commission.
FICHE DE PRESENTATION TYPE POUR UN DAO
1. Programme / Cadre du Indiquer succinctement ici la nature et l’étendue des besoins à
Projet satisfaire, ainsi que l’économie générale du marché
______________________________________________
2. Objet de l’Appel d’Offres/ de
la Consultation/ de la demande
de proposition
3. Financement et imputation ______________________________________________
budgétaire __________________________
4. Mode de passation choisi ______________________________________________
prévue par l’art. __de la Loi 2004-009 du 26/07/04 portant CMP.
Délai de remise des offres : ____________________
Justifications (DAOR) :
5. Avis général de passation de Publié les : __________________________________________
Marché (AGPM) Dans les journaux : ____________________________________
6. Allotissement Nombre de lots : _______________________________________
( le cas échéant) Enumérer les lots :
Lot N°1: ______________________________________
Lot N°2 : ______________________________________
………………………………………………………………
Chaque lot est indivisible. Toute offre partielle est irrecevable.
Tout candidat peut soumissionner pour……… lots mais il ne peut
prétendre qu’à…….lots.
7. Situation par rapport au Indiquer ici la situation du dossier par rapport au CAPM et les
Calendrier Annuel de Passation causes d’un éventuel retard
des Marchés (CAPM)
8. Montant estimé du _______________________________ Ariary (_______ Ar)
marché [éventuel]
9. Garantie de soumission Forme : (i) garantie bancaire, (ii) ou caution personnelle
solidaire, (iii) ou chèque de banque libellé au nom du Receveur
Général d’Antananarivo.
Montant :
En cas d’allotissement :
Lot N°1: ______________________________________
Lot N°2 : ______________________________________
………………………………………………………………
10 Délai de remise des
offres/propositions
FICHE DE PRESENTATION TYPE POUR UN MARCHE
1. Programme/Cadre du Projet
2 Financement et Imputation
budgétaire
3. Rappel de la procédure de Avis Général de Passation des
passation de marché marchés publié les :
____________________________________
Mode de passation :
______________________
Situation du projet de marché par
rapport au CAPM :
__________________________________________
Avis de la CNM sur le DAO/DC/DP en
sa séance du :
__________________________
Appel d’offres (ou consultation
restreinte) lancé le :
_____________________________________
Références des 3 publications de l’Avis
d’Appel d’Offres Ouvert : Journaux,
dates (+ photocopies des journaux)
Date limite de remise des offres et
ouverture des plis : ____________ à 09
heures
Nombre de plis reçus: ___________
4; Résultats de l’analyse et de
l’évaluation des offres
- Offres non conformes : Indiquer les noms des candidats concernés et les
motifs.
- Classement des offres
conformes pour l’essentiel : 1er : _____________________________________
2ème : _____________________________________
3ème : _____________________________________
- Candidats non qualifiés
Liste et Motifs
5; Choix de l’offre conforme, évaluée
la moins disante, du candidat
qualifié
6. Décision de la PRMP concernant Indiquer le nom du candidat et le montant estimé
l’attribution du marché.
CAS PRATIQUE N°10:
Le Commandement de la Gendarmerie Nationale a lancé une procédure de
consultation de prix pour la fourniture de denrées alimentaires (huiles, riz et volailles)
destinées à être distribuées à son personnel lors de la fête nationale du 26juin 2018. Le
montant estimatif des fournitures prévu dans le PPM a été de 140ML Ariary d’où le
choix de la procédure.
A la remise des offres, aucune des offres reçue n’a été inférieure à 140ML Ariary.
Etant donné que le seuil de passation d’un marché est de 150ML Ariary pour les
marchés de fournitures, le contrôle financier n’accepte pas de viser le contrat issu de la
consultation de prix car il estime que la procédure de consultation n’est pas adaptée au
montant du contrat, qu’il fallait passer un marché et non pas une simple convention.
Faut-il reprendre toute la procédure en relançant un appel d’offres tel que prévu
pour les fournitures supérieures à 150ML Ariary?
CAS PRATIQUE N°11:
Le Paositra Malagasy a lancé, au titre de son exercice budgétaire 2017,
une procédure d’appel à manifestation d’intérêt pour auditer ses comptes 2016
et 2017. Sept candidats ont manifesté leurs intérêts et cinq cabinets ont été
retenus dans la liste restreinte et ont donc reçu la lettre d’invitation et le
dossier de consultation afin qu’ils puissent déposer leurs propositions
techniques et financières lors de la date limite fixée pour la remise des
propositions. La procédure a été lancée très tardivement dans l’année i-e en
décembre 2017 et n’a donc pu être bouclée que le 25 février 2018.
Or, le 15 février 2018, le Conseil d’Administration de la PAOMA a voté la
clôture de ses comptes 2017 et ne pourra plus payer la prestation d’audit alors
que la proposition du candidat attributaire est encore dans sa période de
validité. Par ailleurs, la PAOMA affirme ne pas vouloir continuer le processus
car le candidat attributaire serait un candidat qui n’a jamais travaillé pour elle.
La PRMP de la PAOMA a ainsi déposé à la CNM une demande de
déclaration sans suite de la procédure pour relancer une nouvelle procédure
au titre de l’année 2018. Les termes de référence et le budget estimatif restent
les mêmes.
La CNM peut-elle accorder cette demande de déclaration sans suite?
Pourquoi?
VII .2 LES DIFFERENTS TYPES DE CONTRÔLE (suite)
VII.2.1 Le contrôle a posteriori
- Se fait sur terrain auprès des autorités contractantes
- Limité uniquement aux procédures de passation mais ne s’étend
pas aux services faits
- Basé sur le risque
Méthodologie adoptée sur trois étapes :
La 1ère étape consiste à définir la liste des entités et des contrats à
contrôler en utilisant les données enregistrées au niveau du Système
Informatisé de Gestion des Marchés Publics (SIGMP) et des Fiches
Centralisées des Engagements sur le Système Intégré et Informatisé
de Gestion des Finances Publiques (SIIGFP).
La 2ème étape consiste à analyser la conformité ou non d’une
procédure de passation, de la planification à l’établissement du
contrat, sur la base d’un échantillon de contrats ainsi établi.
La dernière étape comprend la restitution des résultats du contrôle
auprès de chaque entité contrôle, leur informant des irrégularités
constatées et des procédures applicables.
RMQ: Définition de la liste des entités et des contrats à contrôler
Liste d’entités à contrôler est définie sur la base des critères ci-après :
les entités qui ont eu recours aux modes dérogatoires,
les entités qui n’ont pas ou ont rarement soumis des dossiers au contrôle a priori,
les entités dont la soumission au contrôle a priori est très récente (cas des EPIC et
Société à participation majoritaire de l’état)
Environ la moitié des autorités contractantes
Liste des contrats à contrôler par entité :
les contrats passés par les modes dérogatoires pour lesquels seuls le choix du mode
ont été contrôlés par la CNM,
les gros contrats passés par les EPIC et les Sociétés à participation majoritaire de
l’état,
des échantillons de contrat suivant chaque type de marché et chaque mode de
passation.
Environ 20% des contrats passés en une année
Rapport de contrôle a posteriori disponible pour tout public auprès de la CNM et
sur le site de l’ARMP
LES IRREGULARITES FREQUENTES
VIII CONST A TEES DANS LES MARCHES
PUBLICS
VIII-1. IRREGULARITES PAR ETAPE DE PASSATION
ETAPES DE PASSATION –
IRREGULARITES CONSTATEES
MODE DE PASSATION
Recours aux modes dérogatoires pour combler les retards
souvent liés à une mauvaise organisation interne de l’organe de
la commande publique
Recours au fractionnement abusif pour échapper à un mode de
passation plus concurrentiel ou au contrôle préalable de la CNM
Planification : PPM -AGPM Utilisation d’un mode non prévu par les textes (ex: achat direct
pour les valeurs faciales)
Doublon (aperçu à travers les mises à jour ou à travers les
documents fournis par deux entités différentes mais appartenant
au même secteur: MTP/ARM/FER)
Non respect des dispositions des documents types (confusion sur
la forme de prix, ….)
critères de qualification tendant à limiter la concurrence (chiffre
d’affaires, prestations similaires, disponibilité de liquidités,… trop
élevés ou incohérents avec le montant estimatif du projet)
Mise en concurrence Elaboration de spécifications techniques orientées, avec
(DAO, DP,…) référence de marques et de technologies précises
(particulièrement pour les matériels roulants et les matériels
informatiques)
Erreur volontaire dans les détails quantitatifs des travaux
Modification du DAO après l’avis favorable de la CNM sans en avoir informé la
CNM
Liste restreinte constituée de candidats issus d’une même localité ou
domiciliés dans une même adresse ou ayant le même nom de famille
Cas spécifique
Motif d’urgence évoqué pendant la demande l’AOR alors que finalement le service n’exécute
des appels
le projet que des mois plus tard.
d’offres
Urgence souvent expliquée par la disponibilité tardive du budget alors que toutes les
restreint
circulaires budgétaires successives précisent toujours que les raisons budgétaires ne
sauraient constituer des motifs de demande de dérogations de procédures (discussion
souvent houleuse sur la réalité et la logique)
Non respect du délai minimum de remise des offres prévu par le CMP (30 jours
minimum pour le cas d’un AOO, à compter à partir du premier jour de
parution dans les journaux) : erreur parfois involontaire mais invalidant toute la
procédure
Manipulation du PV d’ouverture des plis : des PV différents produits par le
service ¨dans un même dossier pour une seule ouverture des plis
PV d’ouverture non contresigné par les candidats présents, mettant en doute
son authenticité
Evaluation des Falsification du rapport d’évaluation pour faire passer un candidat : rendre
offres conforme une offre non conforme ou rendre qualifié un candidat non qualifié
(après vérification à titre exceptionnelle des offres originales par la CNM)
Demande d’éclaircissement pour ajouter une pièce de qualification
manquante (seuls les documents administratifs peuvent être demandés ainsi
mais les autres demandes doivent se limiter à éclaircir u document déjà
existant)
Non respect des étapes d’évaluation des offres : conformité des offres,
correction des erreurs, évaluation et comparaison, vérification de la
Régularisation de la procédure d’avenant: certaines prestations
déjà réalisées avant d’entamer la procédure d’avenant
Avenant utilisé pour contourner les règles des seuils (exemple: contrat estimé à
70ML Ariary pour pouvoir choisir une procédure par voie d’affichage de 10 jours
Gestion
puis après l’attribution, passation d’un avenant de 23ML Ar au final le contrat
contractuell
est de 93ML Ar donc supérieur au seuil de passation d’un appel d’offres ouvert
e
alors que le service a déjà pu passer le contrat par affichage
Méconnaissance des dispositions réglementaires sur la gestion
contractuelle : confusion entre ajournement et sursis d’exécution,
procédure de résiliation ne respectant pas les textes….
VIII .2 LES IRREGULARITES PAR DOCUMENTS TYPE
1- Fiche de présentation
INFORMATIONS DEMANDEES DANS UNE
FICHE DE PRESENTATION IRREGULARITES CONSTATEES
1. Programme/Ca
dre du Projet
2. Financement et
Imputation
1-budgétaire
3. Rappel de la Avis Général de Passation des
procédure de marchés publié les : ….
passation de Mode de passation : …
Retard dans le calendrier non justifié
marché Situation du projet de marché par rapport
au CAPM : ….
Avis de la CNM sur le DAO/DC/DP en sa
séance du : ….
Appel d’offres (ou consultation restreinte)
lancé le : ….
Références des publications de l’Avis -Incohérence entre le journal de publication inscrit ici et le
journal joint dans le dossier
d’Appel d’Offres Ouvert : Journaux, dates
(+1 original et photocopies des journaux) - insuffisance du délai de publications (le délai de trente (30)
jours par ex. doit être compté à partir de la date de 1ère
Date limite de remise des offres et publication dans les journaux)
ouverture des plis : ____________ à xx
heures
Nombre de plis reçus: ___________
En cas d’allotissement, le nombre de plis reçus pour tous les
lots cités alors que la fiche doit annoncer seulement le
nombre de plis pour le lot (marché) concerné ;
1- Fiche de presentation
INFORMATIONS DEMANDEES DANS UNE IRREGULARITES CONSTATEES
FICHE DE PRESENTATION
4.Résultats de l’analyse
et de l’évaluation
des offres Indiquer les noms des candidats concernés et les Motifs de non-conformité non précisés ou non fondés
- Offres non
motifs.
conformes :
- Classement des
Informations non rapportées fidèlement.
1-
1er :
offres conformes
pour l’essentiel :
2ème :
Confusion entre critères de conformité et critères de
Candidats qualifiés 3ème :
qualification
Candidats non qualifiés
5. Choix de l’offre
conforme, oubli de mentionner les candidats non qualifiés et les
évaluée la moins motifs de non qualification
disante, du
candidat qualifié
6. Décision de la PRMP Indiquer le nom du candidat et le montant estimé du
concernant
Montant et/ou Nom différent de celui figurant et
marché.
l’attribution éventuellement corrigé dans le rapport d’évaluation et
PV de validation, quelquefois aussi différent de celui du
marché (à la page de garde ou dans l’acte
d’engagement)
2- PV D’OUVERTURE
IRREGULARITES
INFORMATIONS DEMANDEES CONSTATEES
L’an deux mil ………………..le………… [date] à …….[heures] s’est
réunie la Commission d’Appel d’Offres instituée par le Décret
2006-344 du 30 mai 2006 à …………….. [lieu], en vue de procéder Quelquefois la date et heure portées dans le PV
à l’ouverture des plis relatifs à l’Appel d’offres ci-après : sont différentes de celles prévues dans le DAO et
l’Avis d’appel d’offres sans respect des
procédures (Date et Heure d’ouverture de plis
retardées ou reportées sans qu’un rectificatif ou
OBJET : [objet de l’AO, y compris éventuellement les lots] un modificatif ait été annoncé au préalable, ni
publié dans les journaux).
Avis favorable de la CNM en date du (éventuellement) : [date]
Date de lancement de l’Appel d’Offres : [date de première parution
dans les journaux]
Publications : [noms des journaux et dates de parution]
Date limite fixée pour la remise des offres : [date, heures] Date antérieure à celle normalement prévue dans
le DAO (donc délai de remise des offres non
1. Réception des plis : respecté)
Nombre de plis reçus après la date et l’heure limite Une (01) seule publication au lieu de trois (03)
fixées et rejetées : [nombre] plis exigée par le code de bonne conduite en
marchés publics (le texte accepte une seule
Nombre de plis reçus dans les délais réglementaires : publication mais les notes présentant les bonnes
[nombre] plis conduites en marchés publics recommandent
d’en publier au moins trois) : donc pas illégal
2. Liste des dossiers retenus et résultat de l’ouverture des plis :
PV D’OUVERTURE (SUITE)
N° pli 1 2
N° Lot
(éventuel)
Candidats
[Nom Lecture à haute voix du montant dans le bordereau de
candidat] prix et non dans celui de l’acte d’engagement (texte :
Acte
d’engagement [F ou NF] montant en lettre dans l’acte d’engagement prime sur
Montant de [Montant tout autre montant dans l’offre)
l’offre / rabais offre – rabais et
(Ariary) variantes
éventuels]
Garantie de [F ou NF] •Liste des pièces composant les plis n’apparaissent pas
soumission [Montant] de façon exhaustive dans le PV.
- Montant [date de
- Date de validité]
validité
Autres pièces
jugées utiles …….
• Membres CAO inférieur au nombre prévu par le texte
F: Fourni NF: Non Fourni ou incluant des membres de cabinet (non
recommandé par le code d’éthique)
La séance a été levée à…..le jour, mois et an que • Absence de la PRMP sans délégation expresse de
dessus
son représentant qui préside la séance
• Les représentants des candidats ne contresignent
Nom et prénom Fonctio Signature
n
pas le PV
les membres de la CAO : • Signature des personnes non membres de la CAO
- (exemple : UGPM, GAC, observateurs) dans le PV
-
les représentants des candidats :
Lecture des noms des représentants au lieu du nom
- des entreprises/fournisseurs/prestataires (Confusion
- entre candidature individuelle et candidature d’une
personne morale)
3- Rapport d’évaluation de la
CAO/SCTE
Parfois des membres de l’UGPM participent à l’évaluation alors qu’il s’agit d’une responsabilité dévolue aux membres
de la CAO et éventuellement de la SCTE, participation qui est d’ailleurs interdit par le Code d’éthique
3.1. Conformité des documents essentiels
INFORMATIONS IRREGULARITES
DEMANDEES CONSTATEES
Désignation des pièces et conditions de l’AO Non-conformité avec le modèle type (lettre de
soumission,
Acte d’engagement
Daté et signé Non Daté, non signé
Validité de l’offre : [nombres] jrs*
insuffisance de la durée de validité des offres (entraîne
non-conformité de l’offre et donc rejet de l’offre)
Délai de livraison/ délai d’exécution <
[nombres] jrs* offres hors délai
Bordereau des prix
Etat des sommes versées aux tiers
* : ou mois ou année absence de l’état de sommes versées aux tiers
3- Rapport d’évaluation de la
CAO/SCTE (suite)
Garantie de soumission
Forme - non respect des formes de la
garantie prévues dans le DAO (ex :
chèque personnel au lieu de
chèque de banque)
Validité >=[date] - insuffisance de la durée de
validité des garanties de
soumission (30jours après la durée
de validité de l’offre
Montant >= [montant]
insuffisance du montant de la
garantie
3- Rapport d’évaluation de la
CAO/SCTE (suite)
3.2. Conformité des spécifications techniques (marché de fourniture)
INFORMATIONS DEMANDEES IRREGULARITES CONSTATEES
Spécificati Spécifications techniques proposées
ons
techniques - non prise en compte de tous les critères exigés dans les
demandées
[candidat] [candidat] spécifications
(pli n°1) (pli n°2)
-Copie collée des spécifications requises dans le DAO
(au lieu de celles proposées par le candidat)
- [ST C] [ST C]
- proposées] ou proposées] ou - mauvaise interprétation de l’expression
[NC] [NC] « substantiellement conforme »
ou ou
[SC] [SC] - erreur dans la conclusion de la conformité : un des
critères est non conforme alors que les évaluateurs font
une conclusion conforme ou l’inverse
Conclusion [C ou NC ou SC] [C ou NC ou SC]
sur la
Conformité
C: Conforme
SC: Substantiellement conforme
NC: Non Conforme
3- Rapport d’évaluation de la
CAO/SCTE (suite)
3.3. Correction des erreurs
IRREGULARITES
INFORMATIONS DEMANDEES CONSTATEES
Nom des Offres Correctio Offres Conversi
candidats lues n corrigées on en
publiquemen (2) [monnaie
t [monnaie] ]
monnaie - correction non explicitée mais directement appliquée
unique (taux
(1) (3)
précisé dans - existence d’erreur grossière (différence entre
DAO) bordereau de prix et acte d’engagement, montant de
l’erreur faisant doubler voire plus le montant de
l’offre,…)
Non respect de la clause 9 des IC sur la correction des
[candidat erreurs ( prééminence du montant de l’Acte
d’engagement sur toute autre montant du marché :
changement de l’Acte d’Engagement selon le montant
[candidat]
inscrit dans le Bordereau des prix)
[candidat]
3- Rapport d’évaluation de la
CAO/SCTE (suite)
3.4. Evaluation et Comparaison des offres
IRREGULARITES
INFORMATIONS DEMANDEES CONSTATEES
Nom Mont Ajust Ajust Ajustement Ajust Mont Class
des ant offres ement ement Critères ement ant ement
candidats corrigées Rabai marg additionnels Varia évalué de (suiva
conve s e de ntes l’offre nt la
rti en (2) préférenc Critèr Critèr technique (7) = moins-
monnaie e e1 e2 s (1)+(2)+(3 disance
unique nationale (4) (5) (6) ) + (4) en (7))
(1) (3) (8)
+(5)+(6)
Application de remise ou rabais non
[cand prévus dans l’offre initiale
idat]
[candidat
]
[candidat
]
[candidat
]
3- Rapport d’évaluation de la
CAO/SCTE (suite)
3.5. Analyse de la qualification
IRREGULARITES
CONSTATEES
INFORMATIONS DEMANDEES
Désignation des [candidat] [candidat]
pièces et conditions du confusion entre critères de
DAO conformité et de qualification
NIF [Q ou NQ] [Q ou NQ] - critères de qualification non
respectés de manière stricte,
exemple : années d’expérience
Certificat de non [Q ou NQ] [Q ou NQ] insuffisantes ou matériels incomplets
faillite
mais candidat déclaré qualifié
(< 3 mois)
CIF (< 3mois) [Q ou NQ] [Q ou NQ] - demande d’éclaircissements faite
sur des pièces qui ne devraient pas
en faire l’objet (exemple : bilan
Statistique [Q ou NQ] [Q ou NQ] certifié par un expert comptable, liste
des matériels, travaux similaires…)
Bilan certifié [Q ou NQ] [Q ou NQ] - candidat déclaré non qualifié pour
des pièces non fournies ou
incomplètes mais qui peuvent faire
Autres (Chiffre [Q ou NQ] [Q ou NQ] l’objet d’une demande
d’affaires…)
d’éclaircissement (pièces
Conclusion sur la [Q ou NQ] [Q ou NQ]
administratives : NIF, Certificat de Non
qualification Faillite, ..)
Q: Qualifié NQ: Non Qualifié
3- Rapport d’évaluation de la
CAO/SCTE (suite)
3.6. Classement des offres
INFORMATIONS DEMANDEES IRREGULARITES CONSTATEES
Nom des [candidat] [candidat] [candidat]
candidats
Erreur de classement
Montant [montant] [montant] [montant]
Apparition d’un nom de candidat qui ne faisait pas
offre * * *
partie des soumissionnaires
Classemen 1er 2é 3è
t
4- PV DE VALIDATION
Montant figurant dans le PV de validation non
cohérent avec celui corrigé dans le rapport
d’évaluation
Validation d’un attributaire qui n’a pas été classé
premier dans le rapport d’évaluation
5- PROJET DE MARCHE
IRREGULARITES
DOCUMENT DE MARCHE
CONSTATEES
Page de garde Non conforme à la configuration
type
Informations non cohérentes avec
celles des documents d’évaluation
(objet, montant, délai d’exécution,
coordonnées du titulaire,…)
5- PROJET DE MARCHE
DOCUMENT DE MARCHE IRREGULARITES CONSTATEES
Acte d’engagement et Compte bancaire : Intitulé du compte bancaire du
ses annexes titulaire différent de celui indiqué dans l’offre (le
compte bancaire doit être au nom de l’entreprise
et non au nom du gérant s’il s’agit d’une
candidature d’une personne morale)
Bordereau des prix/Détail quantitatif et estimatif ne
respectant pas la forme standard (absence de
colonne « unité » ou « quantité »)
Non concordance des prix en lettres et en chiffres
Arrêtage non conforme
5- PROJET DE MARCHE
DOCUMENT DE MARCHE IRREGULARITES CONSTATEES
CCAP Non respect des dispositions du DAO notamment
en ce qui concerne la garantie de bonne
exécution, le délai d’exécution/livraison, le SAV et
les modalités de réception
Spécifications Copie collée des spécifications requises dans le
techniques DAO (au lieu de celles proposées par le titulaire)
Omission des autres pièces contractuelles prévues
dans le DAO (schémas, plans, liste des personnels,
liste des matériels, planning d’exécution,
conventions spécifiques,…)
VIII .3 LES PRINCIPALES IRREGULARITES CONSTATEES LORS DES
CONTOLES A POSTERIORI
(DESCENTE SUR TERRAIN DANS LES BUREAUX DES PRMP)
1. Sur la planification
Inexistence des documents de planification
Non inscription du contrat dans le PPM/AGPM
Mauvaise estimation des besoins
Non respect de l’objet du contrat inscrit dans le
PPM/AGPM
Inexistence de document justifiant la transmission du PPM
à l’ARMP et au CF
2. Sur l’élaboration des documents de mise en concurrence
Non respect des formes de documents
Incohérence des informations
Dépassement du taux de la garantie de soumission
Absence de spécifications techniques ou spécifications
techniques orientées
3. Sur le lancement de la mise en concurrence
Inexistence de la copie de publication de l’avis de mise en
concurrence
Inexistence d’un accusé de réception pour les lettres d’invitation
Non respect du délai de remise des offres
Non invitation de l’un des candidats inscrit dans la décision, à
soumettre une offre
4. Sur l’ouverture des plis et évaluations des offres
Non-respect de la date et heure limite de remise des offres
et d’ouverture des plis
Ouverture des plis avant la date limite fixée dans la lettre
d’invitation sans l’accord formel de tous les candidats
consultés(AOR)
PV d’ouverture des plis signé uniquement par la PRMP
Inexistence de document justifiant la remise d’un
exemplaire du PV d’ouverture des plis aux candidats
Non respect des étapes de l’évaluation et des critères
exigés dans le dossier de mise en concurrence
Insuffisance du nombre d’évaluateurs
Non respect de la procédure de correction des erreurs
Confusion entre examen de conformité et vérification des
qualifications
Inexistence de document justifiant le choix de titulaire et le
montant du marché pour les marchés de gré à gré
4. Sur l’ouverture des plis et évaluations des offres (suite)
Absence de PV de validation signée par la CAO
PV de validation dressé et signé uniquement par un seul
signataire
Attribution du contrat à un candidat qui n’a pas présenté
une offre conforme pour l’essentiel et évaluée la moins
disante ou qui ne possède pas les qualifications requises.
Attribution du contrat sans procédure de passation à l’issue
d’une résiliation.
Attribution d’un contrat à une personne qui ne fait pas
partie des candidats
5. Sur l’attribution et la gestion contractuelle
Inexistence de la décision ou avis d’attribution
Inexistence de document justifiant la notification de la
décision ou avis d’attribution au candidat retenu et
l’Information des candidats non retenus
Notification du candidat attributaire avant la date de
signature de la décision d’attribution
Incohérence des dispositions du contrat par rapport au dossier
de mise en concurrence, au résultat de l’évaluation et à
l’offre de l’attributaire
Vice de forme du contrat
Différence non motivée entre le montant porté dans les
documents d’évaluation et celui du contrat
Modification de quantité avant attribution non prévue dans le
dossier de mise en concurrence
Absence de document approprié prescrivant la modification
de quantité ou de délai en cours d’exécution
Absence de l’accord des deux parties pour la passation d’un
avenant
5. Sur l’attribution et la gestion contractuelle (suite)
Inexistence de validation des nouveaux prix par la CAO
pour un avenant
Modification irrégulière du contrat: modification des
marques des fournitures sans justification
Non respect du délai de livraison/exécution
Non respect du délai de garantie prévu dans le contrat
Réception des prestations avant achèvement
Recours à la sous-traitance non prévue dans le contrat.
LES INFRA
LES INFRA CTIONS
CTIONS PENALES
PENALES LIEES
LIEES
IX AUX MARCHES
AUX MARCHES PUBLICS
PUBLICS
Cf: Code Pénal et Code d’éthique des marchés publics (Décret
2006-343 du 31 mai 2006) :
- 5.1) Concussion
- 5.2) Exonération franchise illégale
- 5.3) Corruption
- 5.4) Trafic d’influence
- 5.5) Abus de fonction
- 5.6) Conflit d’intérêts
- 5.7) Cadeaux illicites
- 5.8) Enrichissement sans cause
- 5.9) Prise illégale d’avantage injustifié
- 5.10) Favoritisme
- D5.11) Délit d’initié
5.1) LA CONCUSSION DANS LES MARCHES PUBLICS
Art. 174 du CP - C’est le fait par une personne dépositaire de l’autorité publique
ou chargée d’une mission de service public, de recevoir, exiger ou ordonner
de percevoir à titre de droits, ou contributions, impôts, ou taxes publics,
salaire ou traitement, une somme qu’elle sait ne pas être due ou excéder ce
qui est dû.
a° - Qualité de l’auteur de la perception indue en marchés publics
Elle est commise:
LES INFRA CTIONS PENALES LIEES
par les fonctionnaires ,détenteurs de l’autorité publique dans le
AUX MARCHES PUBLICS
secteur : PRMP, UGPM, ORDSEC, GAC, CAO, Commission de
réception, CNM/CRM, CF, service fiscal
par toute personne en charge d’une mission de service public : il
peut s’agir d’une personne privée à laquelle a été confiée une
mission d’intérêt général (ex: maître d’œuvre, autorité de
contrôle des travaux)
b° - la perception illicite en marchés publics
Il faut que le concussionnaire ait reçu ou exigé la perception d’une
somme qu’il a présentée comme devant être payée alors qu’elle
ne devait pas l’être car non prévue par la loi ou excédait ce qui est
dû
Paiement d’une garantie en espèce auprès de la PRMP au lieu du
Trésor
c° - Titres auxquels la somme a été réclamée
Les mots droits, contributions, impôts, taxes publics, visent tous les
prélèvements obligatoires perçus au profit de l’Etat Ex : droits
d’enregistrement d’un marché à payer dans un centre fiscal et non
pas auprès d’une PRMP
les salaires et traitements : ex : une PRMP n’ayant droit à aucun
traitement salarial de la part de l’entreprise mais exige des sommes
de cette dernière en prétendant qu’elles lui sont dues pendant une
réception des travaux
La concussion (suite)
d° - L’intention délictuelle
C’est une infraction intentionnelle. Cette intention fait
certainement défaut lorsque l’agent a cru que les sommes qu’il
a touchées étaient légitimement dues par suite d’une fausse
interprétation de la loi ou du tarif, il n’aurait pas su que la
perception étaitLES
illégitime.
INFRA CTIONS PENALES LIEES
AUX MARCHES PUBLICS
L’intention existe juridiquement dès qu’il est établi que l’agent a
su qu’il opérait une perception indue, qu’importent les mobiles.
5.2 Exonération et franchise illégale dans les marches publics
Art. 174.1 du CP - Commet cette infraction celui qui accorde sous une forme
quelconque et pour quelque motif que ce soit, sans autorisation de la loi, des
exonérations et franchises de droits, impôts ou taxes publics , ou d’effectuer
gratuitement la délivrance des produits des établissements de l’Etat.
Un contrat sert de loi entre les parties donc une PRMP qui écrit dans un marché
l’exonération d’un droit ou taxe non prévu par une loi de finance commet une
infraction. Parcontre, LES INFRApublic
le marché CTIONS PENALES
peut LIEES
prévoir que les droits et taxes seront
AUX
pris en charge par l’Etat. Les MARCHES
seules PUBLICS
exonérations possibles sont ceux prévues par
une loi de finance ou par un Conseil des Ministres
a° - Les auteurs de cette infraction
Les personnes qui peuvent être poursuivies de cette infraction sont les mêmes
que celles prévues dans la concussion (voir slides précédents)
5.2 Exonération et franchise illégale dans les marches publics
(suite)
b° - Les exonérations illicites
L’acte matériel consiste ici à dispenser totalement ou en partie du paiement d’une
charge ou d’une obligation prévue par la loi
accorder indûment des exonérations et des franchises. Ex : la PRMP qui
exonère le marché
LES INFRA CTIONS PENALES LIEES
ou bien d’effectuer gratuitement la délivrance des produits de l’Etat. Ex : la
PRMP chargé de vendre unAUX DAOMARCHES PUBLICS
l’a délivré gratuitement, cet agissement a eu lieu
sans autorisation de la loi
5.2 Exonération et franchise illégale dans les marches publics
(suite)
c° - l’intention délictueuse
-Il est nécessaire que l’intéressé sache que son acte contrevient à la loi.
- Peu importe le mobile même désintéressé mais l’ a poussé à agir ainsi.
-Aucune cause de justification autre que la justification de la loi n’est possible
LES INFRA CTIONS PENALES LIEES
AUX MARCHES PUBLICS
5.3 La Corruption
Il y a deux infractions distinctes de corruption :
La corruption passive : qui est le fait du fonctionnaire corrompu qui sollicite des
dons et promesses pour accomplir ou non un acte de sa fonction
La corruption active qui est le fait du particulier corrupteur qui propose des dons
et promesses pour détourner le fonctionnaire de son devoir
LES INFRA CTIONS PENALES LIEES
AUX MARCHES PUBLICS
a) La Corruption passive:
Art. 177 du CP - C’est le fait par une personne dépositaire de l’autorité
publique, chargée d’une mission de service public ou investie d’un mandat public
électif de solliciter ou agréer sans droit, directement ou par personne interposée
des offres, promesses, dons, présents ou avantages quelconques pour accomplir
ou s’abstenir d’accomplir un acte de sa fonction , sa mission ou son mandat
1° - La personne publique corrompue dans les marchés publics :
Fonctionnaires dépositaires de l’autorité publique : depuis le ministre, PRMP
principal, jusqu’à toutes les autorités intervenant ou NON dans les marchés
LES INFRA CTIONS PENALES LIEES
publics
AUX MARCHES PUBLICS
Personnes chargées d’une mission de service public dans un marché public :
maitre d’œuvre chargé de contrôle de travaux
2° - La personne privée corrompue
Tout dirigeant ou actionnaire d’une entreprise privée
Tout commis, employé, préposé ou salarié ou personne rémunérée sous une
forme quelconque
Tout membre d’une profession libérale (expert)
Toute personne ayant servi d’intermédiaire
a) La Corruption passive (suite):
3° - L’existence d’un pacte de corruption avant l’acte
Il faut une entente entre 2 personnes, une collusion frauduleuse qui consisterait à
promettre, donner ou offrir des dons ou présents ou avantages quelconques au
corrompu en échange d’une contrepartie que ce dernier doit fournir
Toutefois, il faut que cette entente ait eu lieu avant l’accomplissement de l’acte
4° - Les offres sollicitées peuvent être:
• de l’argent liquide,LES
dons, présents,
INFRA des biens
CTIONS de toute
PENALES sorte, objets de valeur, la
LIEES
fourniture de marchandises dans un magasin, un voyage à l’étranger etc..
AUX MARCHES PUBLICS
• Commissions, escomptes, primes
La personne corrompue peut solliciter directement ces offres mais peut le faire
par l’intermédiaire d’une autre personne
L‘infraction est constituée dès que le corrompu a sollicité ces offres même
s’ils n’ont pas été acceptés
a) La Corruption passive (suite):
5° - L’accomplissement ou l’abstention d’un acte de sa fonction
Il faut que ces dons ou promesses aient été reçus ou agréés par la personne
corrompue soit pour faire un acte de sa fonction, sa mission ou son emploi soit
pour s’abstenir de faire un tel acte .
Il faut donc un lien de causalité entre la contrepartie et l’acte ou l’abstention
6° - L’élément moral : C’est une infraction intentionnelle
LES INFRA CTIONS PENALES LIEES
AUX MARCHES PUBLICS
b) La Corruption active:
Art. 177.1 du CP - C’est le fait de proposer sans droit, directement ou par
personne interposée des offres, promesses, dons présents ou avantages
quelconques pour obtenir d’une personne dépositaire de l’autorité publique,
chargée d’une mission de service public ou investie d’un mandat public électif
Soit qu’elle accomplisse ou s’abstienne d’accomplir un acte de sa fonction, de sa
mission ou de son mandat
Soit qu’elle facilite par sa fonction, sa mission ou son mandat l’accomplissement
ou non de cet acte
LES INFRA CTIONS PENALES LIEES
AUX MARCHES
1° - Le corrupteur : l’initiative PUBLICS
vient de lui
Quiconque : toute personne quelque soit sa qualité
2° - Les personnes qu’elle corrompt :
Une personne dépositaire de l’autorité publique, chargée d’une mission de
service public
Un agent public étranger, fonctionnaire d’organisation internationale publique
Dirigeants, actionnaires et employés des entreprises privées
Membres des professions libérales (expert)
b) La Corruption active (suite):
3° - L’acte de corruption :
usage de promesses, offres, dons, présents , escompte, commission, prime pour
obtenir l’accomplissement ou l’abstention d’un acte relevant de la fonction ou de
la mission du corrompu
4° - L’élément moral C’est une infraction intentionnelle
LES INFRA CTIONS PENALES LIEES
AUX MARCHES PUBLICS
5.4) LE TRAFIC D’INFLUENCE DANS LES MARCHES PUBLICS
Différence entre corruption et trafic d’influence :
Tandis que la corruption a pour objectif l’accomplissement ou l’abstention
d’un acte relevant de la fonction de l’agent moyennant contrepartie, dans le
trafic d’influence le délinquant monnaie son influence réelle ou supposée
pour faire obtenir une décision favorable d’une autorité publique, décision
que le délinquant n’est pas habilité à prendre.
Mais dans les deux infractions, il y a sollicitation ou agrément d’offres,
LES INFRA CTIONS PENALES LIEES
promesses, dons ou avantages quelconques
AUX MARCHES PUBLICS
Ex : parlementaire qui intervient pour faire attribuer un marché à lui-même
ou à sa famille ou ses connaissances
5.4) LE TRAFIC D’INFLUENCE DANS LES MARCHES PUBLICS (suite)
a - Le trafic d’influence passif
Art. 179 al.1 CP - C’est le fait par quiconque de solliciter ou d’agréer,
directement ou par personne interposée, des offres, promesses, dons,
présents ou avantages quelconques pour abuser de son influence réelle ou
supposée en vue de faire obtenir d’une autorité ou d’une administration
publique des distinctions, décorations, emplois, marchés ou toute autre
décision favorable.
LES INFRA CTIONS PENALES LIEES
b - Le trafic d’influenceAUX MARCHES PUBLICS
actif
Art. 179 al.2 du CP - Le fait de céder aux sollicitations prévues à l’alinéa
précédent ou de proposer sans droit, directement ou par personne
interposée, des offres, promesses, dons, présents ou avantages quelconques
pour qu’une personne abuse de son influence réelle ou supposée en vue
d’obtenir d’une autorité ou d’une administration publique des distinctions,
décorations, emplois, marchés ou toute autre décision favorable
Le délinquant fait des offres pour que quelqu’un abuse de son influence
réelle ou supposée
5.4) LE TRAFIC D’INFLUENCE DANS LES MARCHES PUBLICS (suite)
c - L’auteur de cette infraction
Quiconque : peut être commise par toute personne
d - Acte matériel
LES INFRA
Pour le trafic d’influence passifCTIONS
: PENALES LIEES
AUX MARCHES PUBLICS
-sollicitation ou agrément d’offre, de promesse, de dons
Pour le trafic d’influence actif :
Proposer des offres, dons et promesses ou céder aux sollicitations
5.4) LE TRAFIC D’INFLUENCE DANS LES MARCHES PUBLICS (suite)
e - Pour abuser de son influence réelle ou supposée
la personne fait croire qu’en raison de ses fonctions ou de ses relations, elle est
en mesure d’influencer la décision de l’autorité concernée. Cette influence
peut être réelle ou supposée ou même imaginaire
f - L’objet du trafic d’influence
LES INFRA CTIONS PENALES LIEES
A pour but de faire obtenirAUX
une MARCHES
décision favorable
PUBLICSd’une administration publique
que l’auteur du délit n’est pas habilité à prendre
Nature de cette décision : distinctions, décorations, emplois, marchés et toute
autre décision favorable : terme large inclue toute décision émanant d’une
autorité publique
g - L’intention délictuelle
C’est une infraction intentionnelle : la conscience d’abuser illégalement de
son influence
5.5) L’Abus de fonction
Art. 179.1 CP– C’est le fait par un agent public d’abuser de ses fonctions ou de
son poste, en accomplissant ou en s’abstenant d’accomplir, dans l’exercice de
ses fonctions, un acte en violation des lois et règlements afin d’obtenir un
avantage indu pour lui même ou pour une autre personne ou entité
LES:INFRA CTIONS PENALES LIEES
a° L’auteur de l’acte
AUX MARCHES PUBLICS
Tout agent public : du Ministre jusqu’à l’agent d’exécution et toute personne
ayant servi d’intermédiaire (même hors du circuit du marché public)
5.5) L’Abus de fonction (suite)
b° - L’acte matériel
Abuser de sa fonction ou de son poste
En accomplissant ou en s’abstenant d’accomplir un acte en violation de la loi
ou des règlements
Cet acte ((la décision favorable) rentre dans les attributions normales de
LES INFRA CTIONS PENALES LIEES
l’auteur de l’infraction et va être accompli dans l’exercice de sa fonction
AUX MARCHES PUBLICS
– But de l’abus : faire obtenir un avantage indu pour lui-même ou pour une
autre personne ou entité
c° - Elément moral
L’auteur du délit doit avoir conscience au moment de l’exécution de l’acte ou de
l’abstention qu’il commet un acte contraire à la loi
5.6) le conflit d’intérêt
Art. 182 du CP - Un conflit d’intérêts survient lorsque les intérêts privés d’un
agent public ou de toute autorité publique coïncident avec l’intérêt public et
sont susceptibles d’influencer l’exercice des devoirs officiels.
– Tout conflit d’intérêts doit être immédiatement déclaré auprès de l’autorité
hiérarchique.
LES
– C’est le non respect de INFRA CTIONS PENALES
cette obligation LIEES
qui constitue l’infraction
AUX MARCHES PUBLICS
Art. 10 du Code d’éthique des marchés publics : Aussitôt qu’un
membre du personnel visé au présent sous titre apprend l’existence d’un fait ou
d’une situation susceptible de générer un conflit d’intérêts, il est tenu d’en faire
la déclaration écrite à son supérieur hiérarchique dans un délai maximum de
huit jours et à refuser de participer à toute activité affectée par ce conflit
d’intérêts
5.6) le conflit d’intérêt (suite)
a° - L’existence d’intérêts en conflit : les intérêts privés de l’agent et
l’intérêt public se confondent en quelque sorte. Donc il y a conflit entre ses
responsabilités professionnelles et ses intérêts privés. Cette situation fait
pressentir un manquement à l’obligation de probité.
b°- Elément moral C’est un délit d’omission : Le fait de n’avoir pas informé
LES INFRA CTIONS PENALES LIEES
son supérieur hiérarchique dès qu’il savait l’existence du conflit
AUX MARCHES PUBLICS
5.7) Les cadeaux illicites
Art. 183 du CP - Le fait par un agent public ou toute autorité publique d’accepter
d’une personne un cadeau ou tout avantage indu susceptible d’avoir influencé
ou d’influencer le traitement d’une procédure ou d’une transaction liée à ses
fonctions
– Le donateur sera puni des mêmes peines
LES INFRA CTIONS PENALES LIEES
a° - L’auteur de l’acte
AUX MARCHES PUBLICS
Tout agent public et toute autorité publique
Ainsi que le donateur
b° - L’acte illicite
Acceptation d’un présent ou d’un avantage indu
Susceptible d’avoir influencé ou d’influencer càd d’avoir des incidences sur la
prise de décision dans le traitement d’une procédure ou d’une transaction
liée à ses fonctions
5.7) Les cadeaux illicites (suite)
c° - Elément moral
Le donataire ou le donateur doit avoir conscience que le présent ou l’avantage
indu était susceptible d’influencer le traitement d’une procédure ou d’une
transaction liée à ses fonctions
LES INFRA CTIONS PENALES LIEES
AUX MARCHES PUBLICS
5.8) L’enrichissement illicite
Art. 183.1 du CP - C’est le fait de toute personne dépositaire de l’autorité
publique ou chargée d ‘une mission de service public, toute personne investie
d’un mandat public électif, tout dirigeant, mandataire ou salarié d’entreprise
publique qui ne peut raisonnablement justifier une augmentation substantielle
de son patrimoine par rapport à ses revenus légitimes.
LES INFRA CTIONS PENALES LIEES
AUXdans
a- L’auteur de cette infraction MARCHES PUBLICS
les marchés publics :
toute personne dépositaire de l’autorité publique dans le secteur
ou chargée d ‘une mission de service public
tout dirigeant, mandataire ou salarié d’entreprise publique
5.8) L’enrichissement illicite (suite)
b - L’acte coupable consiste à ne pas pouvoir raisonnablement
justifier l’augmentation substantielle de son patrimoine par rapport à
ses revenus légitimes.
c - Elément moral
Une intention coupable n’est pas nécessaire, le seul fait que l’agent se
trouve dans l’incapacité de justifier raisonnablement l’augmentation
substantielle de son
LESpatrimoine constitue
INFRA CTIONS l’infraction.
PENALES LIEES
Pour cette infraction, il appartient au délinquant de prouver l’origine licite
AUX MARCHES PUBLICS
de son patrimoine. Cette preuve peut être rapportée par tous moyens
5.9) Prise illégale d’avantage injustifié
Art. 175 du CP - Tout fonctionnaire, toute personne dépositaire de l’autorité
publique ou chargée d’une mission de service public ou investie d’un
mandat public électif qui aura pendant l’exercice de ses fonctions ou dans
un délai de deux ans de la cessation de celles-ci, pris, reçu ou conservé,
directement ou par personne interposée, un avantage ou un intérêt
quelconque dans une entreprise ou dans une opération dont elle a ou
avait , en tout ou en partie, la charge d’assurer la surveillance,
l’administration, la liquidation ou le paiement
LES INFRA CTIONS PENALES LIEES
a - Les personnes AUX
concernées
MARCHES: PUBLICS
les fonctionnaires ou
personnes dépositaires de l’autorité publique, chargées d’une mission de
service public dans les marchés publics
ou investies d’un mandat public électif
5.9) Prise illégale d’avantage injustifié (suite)
b° - L’acte répréhensible consiste à :
Prendre, recevoir un avantage ou un intérêt quelconque alors que de tels
privilèges n’ont pas été prévus dans l’exercice de ses fonctions
Continuer à conserver un avantage ou intérêt justifié par l’exercice de son
poste dans le délai de deux ans de la cessation de ses fonctions
c° - Cadre d’exercice de l’acte coupable :
Dans une entreprise ou dans une opération dont elle a ou avait la charge
d’assurer la surveillance, l’administration, la liquidation ou le paiement
Cette prise d’intérêt peut être directe ou faite par personne interposée
d° - Elément moral : C’est une infraction intentionnelle. C’est la
conscience de prendre illicitement un intérêt dans une entreprise que
l’agent surveille
5.10) Le favoritisme
Art. 175.2 du CP - Tout fonctionnaire, personne dépositaire de
l’autorité publique, chargée d’une mission de service public ou
investie d’un mandat public électif ou exerçant les fonctions de
préposé administratif, agent de l’Etat, des collectivités
territoriales, des établissements publics, ou toute personne
agissant pour le compte de l’une de celles susmentionnées qui
aura procuré ou tenté de procurer un avantage injustifié par un
acte contraire aux dispositions législatives ou
réglementaires ayant pour objet de garantir l’égalité d’accès
et l’égalité des candidats dans les marchés publics et les
transferts contractuels de gestion des services publics.
Article 21 du décret 2006- 343 du 30 mai 2006 portant Code
d’éthique des marchés publics
5.10) Le favoritisme (suite)
a - Les personnes concernées :
Tout fonctionnaire,
personne dépositaire de l’autorité publique,
chargée d’une mission de service public ou
investie d’un mandat public électif ou
exerçant les fonctions de préposé administratif, agent de l’Etat, des
collectivités territoriales, des établissements publics,
ou toute personne agissant pour le compte de l’une de celles
susmentionnées : toute personne qui intervient dans la procédure
des marchés publics (actes préparatoires, publicité, contrôle…)
5.10) Le favoritisme (suite)
a° - L’acte répréhensible consiste à :
Procurer à autrui un avantage injustifié càd avoir accompli un acte qui rompt
le principe d’égalité entre les candidats
Les actes contraires aux dispositions législatives et réglementaires visant à
garantir l’égalité entre les candidats sont de toutes sortes : ex : fractionner
un marché important en plusieurs marchés inférieurs pour échapper aux
contraintes du Code des marchés publics OU prévoir une marque dans un
appel d’offres pour favoriser la société vendeur de la marque
b° - L’élément moral : C’est une infraction intentionnelle, la
conscience d’accomplir un acte qui rompt le principe d’égalité des
candidats.
5.11) Le délit d’initiés
Art. 10.1 Ordonnance du 28 sept 1967 (France) : C’est le fait pour les
dirigeants d’une société, et pour les personnes disposant, à l’occasion de
l’exercice de leur profession ou de leurs fonctions, d’informations
privilégiées sur les perspectives ou la situation d’un émetteur dont les titres
sont négociés sur le marché réglementé ou sur les perspectives d’un
instrument financier admis sur un marché réglementé, de réaliser ou de
permettre sciemment de réaliser, soit directement soit par une personne
interposée, une ou plusieurs opérations avant que le public ait
connaissance de ces informations
Ex: entreprise qui, de par un trafic d’influence ou par corruption, arrive à recevoir
en avance les documents de l’appel d’offres et se prépare aux conditions
avant même que l’avis d’appel d’offres soit publié
5.11) Le délit d’initiés (suite)
a - Personnes initiées :
Dirigeants de société, membres de conseil d’administration, commissaire
aux comptes
Toute personne disposant d’informations privilégiées à l’occasion de
l’exercice de ses fonctions même si sa profession n’est pas en rapport direct
avec la société
b° - Informations privilégiées en marchés publics :
- PPM/AGPM avant sa publication
- DAO avant sa publication
- Résultat d’une évaluation des marchés avant son attribution
L’information doit être précise, sensible (de nature à influer sur le cours) et
ne doit pas avoir été rendue publique
5.11) Le délit d’initiés (suite)
c - Les opérations visées :
La nature de la transaction : attribution du marché
Etendue de l’interdiction : concerne ceux qui réalisent l’opération pour leur
compte personnel, directement ou par personne interposée, mais également
ceux qui permettent sciemment à autrui de réaliser les opérations critiquées.
d° - L’élément moral : c’est une infraction intentionnelle, le fait
d’exploiter ou de communiquer sciemment ces informations en vue de ces
opérations.
ANNEXE :
LISTE DES TEXTES LEGISLATIFS ET
REGLEMENTAIRES DE REFERENCES
disponible
sur www.armp.mg
et sur www.mef.gov.mg
I- Les CODES
1.1 ANCIEN CODE DES MARCHÉS PUBLICS : LOI N° 2004-009 DU 26
Juillet 2004
1.2. NOUVEAU CODE DES MARCHES PUBLICS: LOI n°2016-055 du 25
janvier 2017
II. LES TEXTES D’APPLICATION
2.1 Décret N° 2005-215 du 3 mai 2005 portant organisation
et fonctionnement de l’Autorité de Régulation des marchés
publics (en cours de refonte)
2.2 Décret N° 2006-343 du 30 mai 2006 portant instauration
du Code d’Ethique des marchés publics.
2.3 Décret N°2006-344 du 30 mai 2006 portant constitution, composition,
attribution et fonctionnement de la Commission d’Appel d’offres (CAO).
2.4 Décret N° 2006-345 du 30 mai 2006 portant composition, organisation et
fonctionnement des Comités de règlement amiable des litiges relatifs à l’exécution
des marchés publics (CRAL)
2.5 Décret N° 2006–347 du 30 mai 2006 portant conditions de rejet des offres
anormalement basses ou anormalement hautes
2.6 Décret N°2006-348 du 30 mai 2006 portant délai global de paiement des
marchés publics et Intérêts moratoires.
2.7 Décret N°2006-349 du 30 mai 2006 portant organisation et fonctionnement des
Groupements d’Achats Publics et Cellules d’Achats Publics (GAP/CAP)
2.8 Décret N°2007-182 du 27 février 2007 fixant le délai de remise des offres pour
les cas d’urgences avérées
2.9 Décret n°2015-1094 du 31 mars 2016 portant mode désignation des PRMP
2.10. Décret 2019-093 du 13 février 2019 portant attribution du Ministre De
l’Economie et des Finances et l’organisation générale de son Ministère (texte sur la
CNM)
2.11. Décret 2019-1064 du 28 mai 2019 précisant les modalités de mise en œuvre
du contrat-cadre
2.12. Arrêté 13.156 du 04 juillet 2019 fixant les seuils de passation de marchés et
les seuils de contrôle de la Commission des Marchés
2.13 Arrêté N° 13838 / 2008 / MFB du 18 juin 2008 portant application du mode de computation
des seuils et fixant les seuils de passation des marchés publics et de contrôle des Commissions des
marchés dont dispositions précisées par Circulaire N° 002/MFB/ARMP/DG/CRR/08 du 21/08/08
abrogé par arrêté n°7275- MFB/ARMP. 16 du 31 mars 2016 portant mode de computation de
seuils
2.14 Arrêté n°7274- MFB/ARMP. 16 du 31 mars 2016 portant conditions de mise en œuvre des
procédures applicables en marchés publics
2.15 Arrêté n°7276- MFB/ARMP. 16 du 31 mars 2016 relatif au Plan de Passation de Marchés
2.16 Arrêté n°7277- MFB/ARMP. 16 du 31 mars 2016 déterminant les ressources de l’ARMP et
fixant leurs montants et mode de perception
2.17 Arrêté N° 11180/2006/MEFB portant organisation de l’assistance technique fournie aux
Communes et à leurs groupements en matière de marché public
2.18 Arrêté N°21543 /2007-MFB du 11 décembre 2007 portant constitution des Commissions de
réception pour les marchés publics de travaux, de fournitures et de prestations intellectuelles.
2.19 Arrêté N° 8022 / 2008 /MFB du 07/04/08 définissant les modalités d’application du Code
des marchés publics aux marchés passés par les organismes bénéficiant du financement du Fonds
d’Entretien Routier (FER) (abrogé par l’arrêté 7275 du 31 mars 2016)
2.20 Décision N°001/2006/MEFB/ARMP du 14 août 2006 fixant la liste des
publications des avis généraux de passation des marchés publics.
2.21 Circulaire 001-ARMP/DG/CRR/06 du 03 novembre 2006 sur la nomination
des PRMP, la création des UGPM et la mise en place des CAO. (Elle rappelle les
modalités de nomination de la PRMP ainsi que les attributions de celle-ci et précise
le processus de mise en place des UGPM ainsi que leurs missions et attributions. La
note N°01/MFB/ARMP/DG/CRR/SNR-08 du 17 avril 2008 apporte des précisions
complémentaires sur ses dispositions. )
2.22 Circulaire 002-ARMP/DG/CRR/06 du 03 novembre 2006 sur la publication
des avis généraux de passation de marché et établissement du calendrier annuel de
passation de marchés.
2.23 Circulaire N° 001-ARMP/DG/CNM/08 du 11 avril 2008 donnant des
précisions complémentaires sur l’application de l’Arrêté n°20.476/2007/MEFB du
20 novembre 2007 portant application du mode de computation des seuils et fixant
les seuils de passation des marchés publics et de contrôle des Commissions des
marchés.
III- LES DOCUMENTS D’APPUI
Ce sont les modèles de document utilisés dans le processus de
préparation des marchés publics = référence en cas de silence des
documents spécifiques constituant le Dossier d’appel d’offres ou de
Dossier de Consultation (DAO/DC) ou le Marché.
3.1 Décret N° 2006 – 346 du 30 mai 2006 portant liste des documents et des
renseignements à fournir par les candidats à un Appel d’offres.
3.2. Arrêté N° 11181/2006/MEFB relatif au modèle type pour la publication des
avis d’attribution des marchés publics.
3.3 Arrêté n° 11182/2006/MEFB relatif au modèle type d’avis à manifestation
d’intérêt pour les marchés de prestations intellectuelles
3.4 Arrêté n° 11183/2006/MEFB relatif au modèle de garantie bancaire de
soumission et au modèle de garantie bancaire de bonne exécution et de restitution
d’avance des marchés publics.
3.5 Arrêté n° 11184/2006/MEFB relatif au modèle type d’avis spécifique d’appel
d’offres pour les marchés de travaux et fournitures.
3.6 Arrêté N° 11185/2006/MEFB relatif au modèle type d’avis généraux de
passation de marchés.
3.7 Arrêté N° 12 578/ 2007/MFB 30 juillet 2007 modifiant l’Arrêté N° 14 501
/ 06-MEFB fixant les documents-types pour appel d’offres et marchés publics
de travaux
3.8 Arrêté N° 12 579/ 2007/MFB modifiant l’Arrêté N°14 502 / 06-MEFB
fixant les documents-types pour consultation et marchés publics de prestations
intellectuelles
3.9 Arrêté N° 12 580/ 2007/MFB modifiant l’Arrêté N°14 503/06-MEFB du
23 août 2006 fixant les documents-types pour appel d’offres et marchés
publics de fournitures.
3.10 Arrêté N° 8021 / 2008 /MFB du 07/04/08 modifiant et remplaçant
l’Arrêté n°6562/ 2007/ MFB du 03 mai 2007 fixant le modèle type de
conventions pour les prestations de montant inférieur aux seuils de passation
de marchés
IV- LES AUTRES TEXTES DES FINANCES PUBLIQUES AYANT UN LIEN
AVEC LES MARCHES PUBLICS
4.1 LOI ORGANIQUE N°2004-007 DU 26 JUILLET 2004 SUR LES LOIS DES
FINANCES.
4.2 LOI N° 2004-006 DU 26 JUILLET 2004 PORTANT ORGANISATION ET
FONCTIONNEMENT DU CONSEIL DE DISCIPLINE BUDGETAIRE ET
FINANCIERE CDBF)
4.3 DÉCRET N°2004-571 DU 1ER JUIN 2004 DÉFINISSANT LES
ATTRIBUTIONS DE L’ORDONNATEUR DANS LES PHASES
D’EXÉCUTION DE LA DÉPENSE PUBLIQUE.
4.4 DECRET N° 2005-003 DU 04 JANVIER 2005 SUR LE REGLEMENT
GENERAL SUR LA COMPTABILITE DE L’EXECUTION BUDGETAIRE
DES ORGANISMES PUBLICS (RGCEBOP)
Atelier de formation organisé dans le cadre du projet
d’appui à la gouvernance démocratique de
Madagascar (GOUDMADA) mis en oeuvre par le
Programme des Nations Unies pour le
Développement (PNUD) et financé par le Fonds des
Nations Unies pour la Consolidation de la Paix
(UNPBF)