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Chapitre 2

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Chapitre 2 : Histologie végétale Dr Benlaksira B

1. Introduction
Le règne des végétaux se caractérise au niveau de leur structure, d'abord par leurs cellules,
puis par la structure de leurs tissus. Les tissus se forment à partir des méristèmes,
massifs organisés de jeunes cellules isodiamétriques indifférenciées. Ils représentent un
groupement de cellules ayant une même origine embryonnaire, ayant le même aspect et ils
sont le siège de divisions orientées actives (conservent leur caractères embryonnaires
indéfiniment « cellules souches » car certaines cellules méristématiques ne se différencient
pas) (Figue 2). Les tissus peuvent se diviser en plusieurs catégories structurales ou
fonctionnelles pour donner des organes (tige, feuille, racine,…). Les méristèmes sont
présents chez toutes les plantes mais leur fonctionnement diffère.

1.1. Méristèmes ou tissu de croissance ou tissus de divisions cellulaires


1.1.1. Méristèmes primaires ou méristèmes apicaux
Ils sont d'origine embryonnaire et se forment au cours de l’embryogénèse. Les méristèmes
sont situés dans les parties terminales des organes « point végétatif ». Il y a les méristèmes
apicaux racinaires et les méristèmes apicaux caulinaires, parfois latéralement à la base des
feuilles (méristèmes axillaires) (Figure 3). Ils permettent typiquement la croissance en
longueur des plantes formant la structure primaire, les tissus qui en dérivent subissent
un faible épaississement en l’absence de méristèmes secondaires.
Les cellules des méristèmes primaires sont petites et isodiamétriques. Elles sont
parfaitement jointives (pas de méats) (figure 1).

Les cellules méristématiques


primaires sont caractérisées par :

-Une petite taille,


-Taille du noyau importante situé au centre,
-Nucléoles de grande taille,
-Organites peu structurés, plastes
indifférenciés, il n’existe pas de proplastes,
-Mitochondries nombreuses,
-Vacuoles de petite taille et nombreuses
sphériques soit disposés en un très fin
réseau,
-Densité en ribosomes élevée,
-Parois minces (parois primaires).

Figure 1 : Cellule méristématique (méristème primaire)

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Chapitre 2 : Histologie végétale Dr Benlaksira B

Figure 2: Origine des méristèmes apicaux

Figure 3 : Représentation et distribution des méristèmes au niveau de la plante

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Chapitre 2 : Histologie végétale Dr Benlaksira B

[Link].Méristème caulinaire
Le méristème caulinaire (de la tige) est responsable de l’édification de la partie aérienne de
la plante donnant naissance à plusieurs organes : des tiges, des feuilles, des bourgeons
apicaux et axillaires et des bourgeons floraux grâce à la division cellulaire dont il
représente le siège (mitoses méristématiques), il est donc histogène et organogène. Chez
certaines plantes comme les graminées, des méristèmes intercalaires sont présents à
chaque entre-nœud, situés à la base des feuilles, ils assurent la croissance de ces organes
(Figure 4 et 5).

Feuilles immatures

Méristème apicale

Bourgeons latéraux

Figure 4 : Méristème caulinaire

Figure 5 : Bourgeons caulinaires d’une branche qui s’ouvrent.

[Link]. Méristème racinaire


Le méristème racinaire donne naissance aux tissus de la racine et de la coiffe, il est
uniquement histogène. Il ne produit pas d'organes latéraux et n'est donc pas organogène.
Les racines latérales se forment de manière endogène à quelque distance de l'apex à partir
du péricycle (assise cellulaire située entre l'écorce et la stèle). Ce qui favorise les
ramifications de la racine (Figure 6-7-8).

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Chapitre 2 : Histologie végétale Dr Benlaksira B

Coiffe Méristème racinaire

Zone
d’élongation

Zone
méristématique

Coiffe Cellules
desquamantes

Figure 6 : Méristème racinaire

Figure 7 : Méristème apical racinaire (MAR)

20
Chapitre 2 : Histologie végétale Dr Benlaksira B

Figure 8: Fonctions histogènes et organogènes des méristèmes primaires

1.1.2. Méristèmes secondaires


Après les méristèmes primaires, les méristèmes secondaires apparaissent, le
fonctionnement des méristèmes secondaires modifie donc les structures primaires qui
deviennent ainsi des structures secondaires. Ils sont représentés par le phellogène et le
cambium, ce qui constitue la structure secondaire. Leur rôle est d’assurer la croissance
en épaisseur de la tige et des racines des Angiospermes dicotylédones. En l’occurrence les
Angiospermes monocotylédones n’en possèdent pas.
Les méristèmes secondaires sont constitués d’assises génératrices sous forme d’anneaux
formés de cellules capables de se diviser rapidement. Leurs cellules différent des cellules
du méristème primaire par leur :

- Forme rectangulaire ;
- Contenu cellulaire ;
- Vacuole centrale et leur noyau qui occupe une position latérale.

21
Chapitre 2 : Histologie végétale Dr Benlaksira B

Deux méristèmes secondaires se différencient tardivement au niveau des plantes


(Figure 9-10-11):

A/ Zone génératrice libéro-ligneuse, ou cambium. Le cambium est localisé entre le


xylème et le phloème, il est responsable de la formation des tissus conducteurs
secondaires, il présente une activité mitotique orientée dans le sens radial responsable de
la formation du xylème secondaire (le bois) vers l’intérieur et du phloème secondaire (le
liber) vers l’extérieur.
Le cambium est composé d'une seule assise de cellules, sous forme d'un cylindre appelé
parfois « anneau cambial ».

B/ Zone génératrice subéro-phéllodermique, ou phellogène. Le phellogène est


responsable de formation des tissus protecteurs secondaires, il se trouve dans l’écorce
(extrémité périphérique), il est responsable de l’apparition du liège (suber) vers l’extérieur
et du phelloderme vers l’intérieur.
RQ : Les plantes herbacées ne possèdent pas de méristèmes secondaires.

Figure 9 : Emplacement des tissus secondaires

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Chapitre 2 : Histologie végétale Dr Benlaksira B

Figure 10 : Méristème secondaire

Figure 11: Représentation schématique du mode de division des cellules cambiales

1.2. Tissus de remplissage ou tissus parenchymateux (parenchymes) /tissus


fondamentaux
Les parenchymes, sont issus du fonctionnement des méristèmes primaires. C’est des tissus
les plus abondants, constitués de cellules vivantes volumineuses, isodiamétriques ou
allongées mais qui ne se divisent pas. Leurs vacuoles sont très développées mais leurs
parois pectocellulosiques sont minces et flexibles à cause de l’absence de paroi
secondaire. Les cellules peuvent être jointives mais elles présentent souvent des
décollements qui forment des méats, ou des espaces importants (parenchyme lacuneux).
Le parenchyme se localise dans le cortex (parenchyme cortical) ou bien dans la moelle
(parenchyme médullaire) des tiges et des racines, dans le mésophile des feuilles et dans la
chaire des fruits.

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Chapitre 2 : Histologie végétale Dr Benlaksira B

On classe ces tissus d’après leurs fonctions en : parenchymes chlorophylliens qui assurent
la photosynthèse, parenchymes de réserve plus internes, qui accumulent des composés
organiques (glucides, lipides, protéines), parenchymes aquifères qui accumulent l’eau et
les parenchymes aérifères qui accumulent de l’air.

1.2.1. Parenchymes chlorophylliens (Chlorenchyme) ou (photosynthétiques)


Ils sont caractérisés par la présence de nombreux chloroplastes dans leurs cellules (assurent
la photosynthèse). Les cellules du parenchyme chlorophyllien laissent entre elles des méats
et prennent une forme arrondie (Figure 12). Elles peuvent être aussi séparées par de
grandes lacunes assurant la circulation des gaz. Les parenchymes chlorophylliens sont
abondants dans les organes aériens notamment dans les feuilles et les jeunes tiges (Figure
13-14).

Figure 12 : Présence de méats entre les cellules du parenchyme chlorophyllien.

[Link]. Parenchyme chlorophyllien palissadique


Le parenchyme chlorophyllien palissadique est composé de cellules allongées et accolées
les unes aux autres, sans méats. Les cellules situées du côté de la face foliaire supérieure
des feuilles contiennent de nombreux chloroplastes, ce qui permet la photosynthèse. Le
parenchyme palissadique est entouré par l’épiderme et parcouru par les nervures.

[Link]. Parenchyme chlorophyllien lacuneux


Le parenchyme chlorophyllien lacuneux se trouve sur la face foliaire inférieure. Il est
composé par des cellules plus ou moins arrondies ou étoilées, caractérisées par un nombre
réduit de chloroplastes, entre lesquelles se trouve de grandes lacunes afin d’assurer les
échanges gazeux par les stomates.

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Chapitre 2 : Histologie végétale Dr Benlaksira B

O2 sort Stomates Cellules de


garde

Figure 13 : Parenchyme chlorophyllien

Figure 14 : Parenchyme chlorophyllien et lacuneux dans une feuille


1.2.2. Parenchymes de réserve
Les parenchymes de réserve sont abondants dans les organes souterrains, on les trouve
aussi à l’intérieur des tiges, dans les fruits et les graines qui accumulent les substances
énergétiques (amidon dans les plastes, oses, osides et protéines dans
les vacuoles et lipides dans le cytoplasme). Ils jouent un rôle aussi dans la régénération des
tissus et la cicatrisation des blessures.
Les parenchymes de réserve sont constitués de cellules vivantes avec des plastes non
pigmentés et leur système membranaire est réduit. Ils élaborent de volumineux grains
d’amidons dans leurs stromas à partir des produits de la photosynthèse des organes aériens.
Ainsi, ils mobilisent et restituent ces réserves ultérieurement lors des reprises de la
végétation pour entretenir les tissus de la plante. Les réserves peuvent être aussi sous forme
de glucides (betterave à sucre), amidon (pomme de terre), de lipides (graines d’arachides)
et de protides (graines de céréales) et autres comme l’eau et l’air (Figure 15).

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Chapitre 2 : Histologie végétale Dr Benlaksira B

A B

Figure 15 : Parenchyme de réserves nutritives.


A/ parenchyme contenant des grains d’amidon ; B/cellules de pomme de terre

1.2.3. Parenchyme aquifère


Le parenchyme aquifère est constitué de cellules volumineuses à méats, pourvues d’une
vacuole très développée. Il est abondant dans les tiges ou les feuilles des plantes
succulentes (plantes grasses). Certains végétaux utilisent l’eau mise en réserve pendant la
période de sécheresse (Figure 16).

Figure 16 : Parenchyme aquifère

1.2.4. Parenchyme aérifère


C’est des tissus lacuneux retrouvés fréquemment chez les plantes aquatiques, où les
grandes lacunes emmagasinent de l’air : CO2 et O2 pour les échanges gazeux (Figure 17).

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Chapitre 2 : Histologie végétale Dr Benlaksira B

Figure 17 : Parenchyme aérifère et aquifère

1.3. Tissus protecteurs, de surface ou de revêtement


Ce sont des tissus de surface et de revêtement qui permettent la protection de la plante
contre les agressions extérieures.
1.3.1. Tissus protecteurs primaires
[Link]. Epiderme (assise épidermique)
L’épiderme est un tissu végétal primaire, superficiel et compact formé d’une assise
continue de cellules (jointives) qui recouvrent les portions aériennes d’une plante et fournit
une protection contre la dessiccation et les agressions extérieures de toutes sortes, tout en
permettant les échanges gazeux avec l’atmosphère.
La paroi cellulosique externe des cellules épidermiques est souvent épaissie voire lignifiée
et est recouverte d’une pellicule lipidique très hydrophobe (cutine et cire) constituant la
cuticule qui forme un film protecteur à la surface de celle-ci. Les cires en particulier,
forment une multitude de projections cristallines rendant la surface non mouillable à l’eau.
L’épiderme est un tissu vivant interrompu par des cellules stomatiques dans les feuilles et
parfois dans les poils. Mais il n’y a pas de chloroplaste. La densité des stomates est
habituellement maximale dans l’épiderme situé à la face inférieure des feuilles où elles
peuvent atteindre 200 à 300 stomates par mm2. Les cellules stomatiques contrôlent par
leurs mouvements les échanges entre le milieu et la chambre sous-stomatique en modifiant
les dimensions de l’ostiole. La lumière et une faible teneur en CO2 favorisent l’ouverture.
Inversement, la sécheresse et un bilan d’eau déficitaire les ferment (Figure 18-19-20).

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Chapitre 2 : Histologie végétale Dr Benlaksira B

Dans les conditions physiologiques normales, il s’établit ainsi un rythme quotidien


d’ouverture (diurne) et de fermeture (nocturne) modulé à chaque instant par les conditions
environnantes.

Figure 18 : Mouvements de la valve stomatique

On distingue deux types de stomates :


a) Stomates aérifères, qui assurent la transpiration (c’est la perte d'eau sous forme de
vapeur).
b) Stomates aquifères, qui assurent la sudation (c’est la perte d'eau sous forme liquide).

Figure 19: Cellules épidermiques

Figure 20: Stomates au niveau de l’épiderme et chambre sous-stomatique.

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Chapitre 2 : Histologie végétale Dr Benlaksira B

[Link]. Rhizoderme ou assise pilifère


C’est un tissu de revêtement unistratifié de la zone pilifère de la racine, à fine paroi
cellulosique, il est équivalent de l’épiderme des parties aériennes, parfois appelé épiderme
racinaire. A la différence de l’épiderme, il est dépourvu de cuticule et de stomates.
Lorsque la racine est jeune, de nombreuses cellules du rhizoderme très étirées et très
perméables (l’assise pilifère) remplacent les cellules épidermiques et forment des poils
absorbants (cellules hypertrophiées au niveau de la région absorbante) spécialisés dans la
collecte de l’eau et des sels minéraux présents dans le sol (Figure 21). Certaines plantes
portent des poils épidermiques, ces poils peuvent être unicellulaires ou pluricellulaires
(Figure 22). Ils peuvent êtres soit des poils sécréteurs soit des poils protecteurs.

Figure 21 : Poils absorbants du rhizoderme

Figure 22 : Certaines cellules de l'épiderme peuvent, en s'allongeant, former des poils .

[Link]. Endoderme
La présence de l’endoderme au sein des organes est assez variable et il n’est pas
strictement racinaire. Il correspond à la partie la plus interne de l’écorce végétale, dans les
jeunes tiges et les jeunes racines, souvent constituée d’une seule assise de cellule (Figure
23-24).

29
Chapitre 2 : Histologie végétale Dr Benlaksira B

Plus la plante va devenir âgée, plus l’endoderme va se lignifier en formant ainsi les cadres
de Caspary (épaississement subéreux) qui assurent ainsi une sélectivité des substances
assimilées via l’empêchement des voies de transports (apoplasmiques = permissive) et
l’obligation des voies de transport (symplasmique = restrictive).

Figure 23 : Cellules endodermiques

(a) L’eau et les sels minéraux peuvent progresser entre les cellules du rhizoderme et de l’écorce mais ils doivent passer
à l’intérieur des cellules de l’endoderme à cause de la présence du cadre de Caspari. (b) Le cadre de Caspari oblige
l’eau et les minéraux dissous provenant du sol à progresser dans les cellules de l’endoderme au lieu de passer entre
elles.

Figure 24 : Endoderme et le cadre de Caspary

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Chapitre 2 : Histologie végétale Dr Benlaksira B

1.3.2. Tissus protecteurs secondaires


[Link]. Suber
Le suber (ou liège) est le deuxième tissu de remplacement des cellules épidermiques ; il
peut également remplacer l’assise pilifère. Le suber n’apparait jamais au départ, mais on le
retrouve au niveau d’organe subissant une croissance en épaisseur (sur les tiges et les
racines). La formation du suber nécessite la subérification des cellules qui le constitue, (la
cellulose s’imprègne de subérine induisant leur mort).

[Link]. Périderme
Au cours de la formation secondaire des tissus, l'épiderme disparaît et remplacé par le
périderme. Ce dernier se compose de phéllogène, phelloderme et le liège.

Le phellogène est le lieu de naissance des tissus secondaires qui remplaceront les tissus
épidermiques de la croissance primaire. Le phellogène se développe vers les deux sens,
vers l’extérieur pour donner le liège et vers l’intérieur pour donner le phelloderme.
Le phelloderme, est composé par des cellules de section rectangulaire, alignées avec les
cellules du phellogène situées en-dessous; il est formé d’une à deux couches de cellules
maximum à paroi fine, typiquement cellulosique (Figure 25).

Figure 25 : Tissus protecteurs et tissus conducteurs secondaires

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Chapitre 2 : Histologie végétale Dr Benlaksira B

1.4. Tissus de soutien ou tissus mécaniques


Les tissus de soutien sont constitués de cellules à paroi épaisse lui donnant une certaine
rigidité, en particulier chez les plantes herbacées. Les tissus de soutien assurent souplesse
et rigidité aux organes de la plante essentiellement dans les parties aériennes comme la
tige et la feuille.

1.4.1. Collenchyme
C’est le tissu de soutien vivant des organes jeunes et en croissance, surtout des parties
aériennes, il se forme très précocement en position périphérique (externes), situé en
général en anneaux ou en îlots sous l’épiderme des tiges et des pétioles, ou encore accolé
aux vaisseaux conducteurs dans les pétioles ou les limbes des feuilles. Il est caractérisé par
des cellules plus ou moins allongées et étroitement accolées les unes aux autres,
dépourvues de parois secondaires, dont les parois primaires sont épaisses par un dépôt de
cellulose, ce qui confère à la plante une grande résistance à la flexion et à la traction et lui
confère en même temps une élasticité et une certaine souplesse.
On peut distinguer trois types d’épaississement :
*Annulaire : dépôt de cellulose uniformément réparti tout autour de la paroi.
*Angulaire : épaississement cellulosique de la paroi au niveau des angles (Figure 27).
*Tangentiel ou lamellaire : épaississement des parois tangentielles (uniquement les parois
parallèles à la surface externe) (Figure 26).

Figure 26 : Différents types de collenchyme

Angles sont renforcés par des


cordons de collenchyme

Figure 27 : Section d'une tige quadrangulaire de Lamier dont les


angles sont renforcés par des cordons de collenchyme (colorés en
bleu foncé).

32
Chapitre 2 : Histologie végétale Dr Benlaksira B

1.4.2. Sclérenchyme
C’est le tissu de soutien des organes dont l'allongement est achevé. C’est un ensemble
assez divers de cellules de soutien ou sclérocytes ayant en commun la propriété d’élaborer
un type particulier de paroi qui confère une grande dureté « cellules pierreuses ». Le
sclérenchyme se trouve généralement plus en profondeur que le collenchyme (Figure 28).
C'est un tissu primaire constitué de cellules mortes dont les parois sont épaissies par un
dépôt de lignine (paroi secondaire épaisse et rigide imprégnée de lignine sous forme de
fibres) qui confère dureté et rigidité à la plante. Les sclérocytes forment un anneau ou des
faisceaux et sont largement distribués dans les plantes vasculaires et dans les organes
adaptés à la sécheresse (Xérophytes). En dehors du bois, ils constituent les territoires les
plus durs et coriaces du végétal : téguments, noyaux des fruits, épines et aiguillons des
feuilles et des tiges.

Figure 28 : Sclérenchyme

Figure 29 : Cellules du sclérenchyme regroupées en faisceux formant des fibres végétales


(Chaque cellule peut avoir quelques mm de longueur).
Les cellules du sclérenchyme sont souvent regroupées en faisceaux formant des fibres
végétales (Figure 29), quand ces cellules présentent des formes irrégulières, on les
appelle : les sclérites.
RQ : Les sclérites sont des cellules courtes de forme variable souvent étoilées, isolées
dans les parenchymes, groupées en amas ou en assises continues. Elles assurent la rigidité
ou la consolidation des organes (Figure 30).

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Chapitre 2 : Histologie végétale Dr Benlaksira B

Sclérite

Figure 30 : Cellules du sclérenchyme de forme irrégulière (Sclérite)

a/ Cellules du collenchyme ; b/ cellules du sclérenchyme


Figure 31 : Tissus de soutien

RQ : Chez les végétaux pourvus d'importants tissus secondaires comme les arbres, le rôle
de soutien n'est plus assuré ni par le collenchyme ni par le sclérenchyme, mais par les
tissus conducteurs secondaires.

1.5. Tissus conducteurs


1.5.1. Tissus conducteurs primaires
Chez les Angiospermes, il existe 2 types de vaisseaux conducteurs: le phloème et le
xylème. Les cellules du tissu conducteur sont de longues cellules mises bout à bout
formant ainsi de longues colonnes. Ces cellules permettent le passage de la sève dans tout
l'organisme végétal (Figure 32-33).

- Le xylème conduit la sève brute (eau+sels minéraux) puisés dans le sol par les
racines, jusqu’aux organes de la photosynthèse.

- Le phloème conduit la sève élaborée (substances organiques provenant de la


photosynthèse) vers tous les organes de la plante.

34
Chapitre 2 : Histologie végétale Dr Benlaksira B

Phloème

Xylème

Figure 32 : Circulation de la sève dans le xylème et le phloème

Figure 33 : Xylème et phloème

Le xylème primaire et le phloème primaire sont les deux types de tissus conducteurs
primaires chez les plantes herbacées. Ils sont groupés en faisceaux (ensemble de tubes fins,
allongés et liés).
Un faisceau criblo-vasculaire est l’ensemble du xylème et du phloème.

[Link]. Xylème
Est un tissu conducteur de la sève brute. Les cellules ont une paroi régulièrement épaissie
et lignifiée. Il est formé de deux types de cellules conductrices (Figure 34-35):

35
Chapitre 2 : Histologie végétale Dr Benlaksira B

[Link]/ a- Trachéides : Ce sont des cellules mortes, allongées et parallèles, moins riches
en lignine, les extrémités sont en biseau où la sève circule via les perforations et les
ponctuations en zigzag (Circulation en chicane).

[Link]/ b- Trachées (vaisseaux) : Ce sont constituées de cellules mortes, assez larges et


plus courtes que celles des trachéides disposées en parallèles entre elles. Leurs extrémités
sont ouvertes et la sève y circule librement verticalement.

Trachée

Tracheides

Xylème Trachéide Trachée

Figure 34 : Cellules du xylème

Figure 35: Eléments de xylème

[Link]. Phloème
Il assure essentiellement la circulation de la sève élaborée, c'est-à-dire la sève enrichie des
substances issues de la photosynthèse. Ce tissu conducteur est constitué de petites cellules
vivantes aux parois cellulosiques peu épaissies (Figure 36).

36
Chapitre 2 : Histologie végétale Dr Benlaksira B

[Link]/a- Tubes criblés : Ce sont des cellules vivantes dépourvues de noyau mais ayant
conservé leur paroi cellulosique et leur cytoplasme, allongées dans le sens longitudinal et
placées bout à bout. Elles ont une paroi pectocellulosique épaisse. Les parois transversales
sont criblées de pores appelés : cribles, permettant le transit de la sève.

[Link]/b-Cellules compagnes : Ce sont des cellules vivantes avec noyau. Elles sont
étroites et allongées. Considérées associées aux cellules criblées, elles communiquent entre
elles par des plasmodesmes, en assurant ainsi toutes les fonctions nécessaires que les
tubes criblées ne peuvent plus remplir et participent au contrôle de la circulation de la sève
à leur niveau.

Figure 36: Cellules du phloème

1.5.2. Structure secondaire


Le xylème et le phloème sont étroitement associés et forment le système vasculaire qui
assure les corrélations entre les différentes parties de la plante. Une zone génératrice
appelée : cambium libéro-ligneuse se met entre le xylème primaire et le phloème
primaire, sa différenciation donne naissance à des tissus conducteurs secondaires appelés :
xylème secondaire (le bois : couches annuelles) dirigé vers l’intérieur (croissance
rythmique centripète) et phloème secondaire (le liber : cellules aplaties, feuilles d’un
livre) dirigé vers l’extérieur (croissance rythmique centrifuge).
Ces tissus conducteurs secondaires sont responsables du transport de la sève brute et la
sève élaborée dans le végétal, ils sont présents dans les organes âgés des Angiospermes
dicotylédones (tige, feuille et racine) et assurent également le rôle de soutien au végétal.
(Figure 37-38-39)

37
Chapitre 2 : Histologie végétale Dr Benlaksira B

a b c

Figure 37 : Représentation a/Phéllogène et liège, b/cambium, c/ liber (bois)

La périphérie de la tige

Le centre de la tige

Figure 38 : Fonctionnement du cambium libéroligneux (tige)

Figure 39 : Fonctionnement du cambium dans la formation de la structure secondaire

38
Chapitre 2 : Histologie végétale Dr Benlaksira B

1.6. Tissus sécréteurs


Ils correspondent à des canaux ou poils sécréteurs, cellules sécrétrices, poches ou
parenchymes de stockage, ils sont très variés aussi bien dans la forme que dans le mode de
libération et peuvent se localiser dans tous les tissus.
Certaines cellules isolées dans le parenchyme ou groupées en poches ou en tubes
synthétisent des substances (Figure 41). Elles peuvent soit stocker les produits, soit les
sécréter dans des organes végétaux, comme les essences volatiles, qui produisent les
parfums de certaines plantes (pétales de rose, thym, romarin).

Ces tissus peuvent accumuler les produits synthétisés au sein de leurs cellules ou bien les
rejeter hors de celles-ci dans des cavités ménagées dans les organes. On peut distinguer
deux catégories de tissus sécréteurs (Figure 40) :
-Tissus sécréteurs externes comme l’épiderme et les poils sécréteurs.
-Tissus sécréteurs internes comme les cellules sécrétrices : isolées au sein des
parenchymes exemple : cellules à tannins ; les poches qui sont des cavités sphériques
situées dans les parenchymes des feuilles, tiges et fruits de certaines espèces exemples :
péricarpe de l’orange, mandarine, citron et résines des feuilles et tiges de Pin; et les
canaux sécréteurs.

Poils sécréteur
Cellule épidermique

A B

Poils pluricellulaire

Figure 40: A/ Poils sécréteur (Tissu sécréteur externe) ; B/Poche sécrétrice schizolysigène du fruit Citrus
(Tissu sécréteur externe)

39
Chapitre 2 : Histologie végétale Dr Benlaksira B

Figure 41 : Différents types de tissus sécréteurs

40
Chapitre 2 : Histologie végétale Dr Benlaksira B

2. Références bibliographiques

Anonyme 1 : [Link] (consulté


12/08/2020)

Anonyme2 :[Link]
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