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I

ÉPIGRAPHE

‘‘Une devise nationale forte peut parfois


compromettre l’indépendance du pays’’.

Deng Xiaoping
II

DEDICACE

A l’Eternel notre créateur, Père Céleste Tout Puissant glorieux et Roi des
rois pour sa bonté qu’il ne cesse de renouveler chaque jour dans notre vie en Jésus –
Christ notre Seigneur et Sauveur.

A vous nos parents MWEPU LUBAMBA Johannsen et NGOIE NSHIMBI


Marie-Claire pour votre présence constante, votre soutien indéfectible et votre amour
infini. Nous vous aimons du plus profond de nos cœurs.

A nos frères et sœurs Johrens NKULU MWEPU, Padou MWEPU, Djo


MWEPU, Laurène MWEPU, Léonie MWEPU, Johannsley LUBAMBA, Lodrick
NSHIMBI, Johnadi MWEPU, Emmanuel KISANGA, Bahati NUMBI, Vincent
MADIKA, NiKlete KASEYA, Guelord KILUMBA, Jeff MONGA, Sadam LUNDA
de nous avoir soutenus jusqu’au bout.

A nos très chers camarades Victoire MUYAYA, Édouard MANGO, Joe


KILUBA, KAYEMBE Guin’s, Esther ASSA, Sabrinah MBIYA, Banny KISANGA,
Raïssa KABILA, Bienheureuse KYAKUBUMBA, Sarah KABEDI, pour leur
meilleure collaboration.

A tous ceux qui nous ont soutenus de près ou de loin.

Nous vous dédions ce travail.


III

AVANT PROPOS

L'élaboration de ce travail, couronne la fin du premier cycle en Sciences


Economiques et de Gestion qui a été un défi stimulant et une opportunité précieuse
d'apprentissage, car il touche à des problématiques économiques cruciales qui
affectent les nations du monde entier, particulièrement la RDC, Cette recherche nous
a permis d'acquérir une compréhension plus profonde de la dynamique complexe de
l'économie Congolaise et du rôle central que joue le dollar américain.

Avant de vous plonger dans les détails de ce travail, nous tenons à exprimer
nos profondes gratitudes à l’Eternel Dieu Tout Puissant pour son amour infini,
l’intelligence et la sagesse qu’il ne cesse de nous accorder sur ce voyage
académique.

Nous tenons à exprimer nos profondes gratitudes à notre Directeur, le Chef


de Travaux NGOY MUSONGELA Jeansy, pour ses conseils précieux, son soutien
constant et ses retours constructifs tout au long de ce processus. Sa sagesse et son
expertise ont été inestimables.

Nous remercions également les autorités académiques, nous citons : Chef de


Travaux MUTUNDA TSHITUWENU Patient le Doyen de la faculté, Chef de
Travaux MUKABE KILUMBA Thierry le Vice-doyen doyen changé de la
recherche, Chef de Travaux MIPUNGA Élisée le chef de département et tout le corps
professoral pour nous avoir fournis une plateforme et des ressources pour mener à
bien cette recherche.

Nous disons encore merci à nos parents MWEPU LUBAMBA Johansen et


NGOIE NSHIMBI Marie-Claire ainsi qu’à nos frères et sœurs pour leurs soutiens
indéfectibles, leur patience et leur amour tout au long de ce parcours. Sans eux, ce
travail n'aurait pas été possible.

Nous sommes également reconnaissants envers nos amis et camarades pour


leurs encouragements et leurs aides précieuses lors des moments de doute et de
stress.

Enfin, nous exprimons nos plus chaleureux remerciements à ceux qui nous
ont soutenus de près ou de loin à l’élaboration de ce travail. Merci à vous.
IV
1

INTRODUCTION

1. PRESENTATION DU SUJET

L'économie congolaise est fortement influencée par les fluctuations des taux
de change, en particulier ceux du dollar américain, qui est souvent considéré comme
une monnaie de réserve en République Démocratique du Congo et même dans le
monde.

Dans la vie socioéconomique congolaise, une libre observation montre que le


dollar américain est utilisé comme réserve de valeur, unité de compte et
intermédiaire des échanges. De ce fait, la plupart des dépôts bancaires, les transferts
bancaires, les prix des produits et services, les soins de santé, les frais scolaires et
académiques, les paiements… presque tout s’effectue en dollar américain. Ainsi le
dollar constitue désormais les références permanentes et permet de garantir l’unité de
compte pour l’achat des biens et services marchandés.

L’usage du dollar américain a constitué une entorse dans différentes


fonctions de la monnaie locale, par conséquent, la hausse de sa valeur a des
répercussions importantes sur les activités économiques à travers la nation. Cette
hausse peut affecter le commerce international, les investissements, le
remboursement de la dette et les politiques économiques dans le pays.

Dans ce travail de fin de cycle (TFC), nous analyserons l'impact de la


hausse du dollar américain sur les différentes activités économiques et nous
étudierons également comment la hausse du dollar peut avoir des effets sur
l'économie congolaise.

Le sujet central de ce TFC est donc : "La hausse du dollar américain et


son impact sur les activités économiques". Cas de la RDC. L'objectif est de
comprendre comment une variation de la valeur du dollar peut influencer l'économie
congolaise et comment nous pouvons nous adapter à ces changements.
2

2. LA REVUE DE LITTERATURE

Il est vrai que nous ne sommes pas les premiers à travailler sur ce sujet,
plusieurs aînés scientifiques et hauteurs qui nous ont précédés ont travaillé sur ce
sujet.

2.1. La Revue de littérature théorique

Blaise SARY NGOY.1 : Dans son livre « la dépréciation du franc


congolais » effet d’hystérès. La manipulation du taux d’intérêt, le niveau de
l’inflation galopante, les déficits budgétaires ou celles de la balance de paiement sont
les variables explicatives. En d’autres termes, le niveau des avoirs extérieurs, les
soldes extérieurs de ce déficit budgétaire et l’extension monétaire sont étroitement
corrélés avec la dépréciation du franc congolais, les autres fondamentaux sont aussi
positivement corrélés dès que les déclencheurs s’activent.

L’extraversion de l’économie et son étroite dépendance vis-à-vis des


exportations des matières premières sont les deux causes qui déterminent la valeur de
la monnaie par rapport à la principale devise en ont l’utilisation du dollar américain
en République Démocratique du Congo, les activités économiques s’en sont
considérablement trouvées asphyxié lorsque les autorités ont décidé de bannir les
mesures des devises qui ont entraîné des préjudices pour l’économie. Malgré l’arrêt
de la dépréciation de la monnaie locale et la stabilisation de l’inflation depuis 2002,
la persistance de la dollarisation semble se confirmer, les stocks estimés de devises
en circulation étant désormais cinq fois plus élevé que les stocks de monnaie
nationale.

Anton BRENDER, Pierre GAYE, Véronique KESSLER2 ; Dans leur


livre « L’APPRES – DOLLAR » Analyse et simulation du système multidevises.
La domination du système monétaire est celle dans lequel tous les pays du monde
utilisent les monnaies d’un petit nombre d’entre eux pour régler leurs échanges,
financiers et leurs déficits ou détenir leurs surplus. Dans une large mesure, le

1
BLAISE, S. N., la dépréciation du franc congolais, Effet d’hystérès, Armattan 2018. Paris 15005.
2
ANTON, B., PIERRE, G. et VERONIQUE, K., L’après – dollar, Analyse et simulation du système multidevises.
Economia 1986. Ed, FeniXX.
3

fonctionnement de ce système multidevise explique la hausse passée du dollar,


comme il permet, de comprendre sa faiblesse récente.

2.2.La revue de littérature empirique

AIME THIBUYI LUPAKA ; UNIKIS3 : dans son TFC 2011 « Incidence


de la dépréciation du Franc congolais par rapport au dollar Américain sur la
consommation de ménage de Kisangani de 2006 à 2010 ». Dans toutes les
économies mondiales, la monnaie joue un rôle primordial et elle est au centre de la
préoccupation de l’autorité monétaire qui met sur pied de politiques et stratégies pour
faire face aux différentes dépenses et financement des activités économiques.

MUHINDO KANGHOMA4 : dans son mémoire 2006 « la problématique


de la dépréciation des Francs Congolais par rapport au dollar Américains sur le
marché des biens et services de 2000 à 2005 ». Il a analysé la dépréciation du franc
Congolais et les politiques appropriées pour apprécier les Francs Congolais et sur le
marché des biens et services.
A l’issu de ses analyses critiques il est arrivé au résultat suivant :

 La dépréciation des Francs Congolais fonctions de la mauvaise gestion du


budget de l’Etat, la masse monétaire, l’instabilité politique ainsi que du
pessimiste des agents économiques spéculateurs ;
 La politique budgétaire stimule l’appréciation des Francs Congolais sur le
marché des biens et services parce qu’elle permet de restaurer confiance et
crédibilité de l’Etat notamment dans le domaine financier.

Notre apport, par rapport aux travaux antérieurs de nos prédécesseurs, la


monnaie est un instrument de payement accepté de façon générale par les membres
d’une société en agrément d’un achat, d’une prestation ou d’une dette.

La monnaie est une source de vie économique, elle nécessite une grande
veille non raison d’inflation.

3
AIME, T. L., TFC, Incidence de la dépréciation du Franc congolais par rapport au dollar Américain sur la
consommation de ménage de Kisangani, G3 Economie, Unikis 2010 – 2011.
4
MUHINDO. K., Mémoire, La problématique de la dépréciation des Francs Congolais par rapport aux dollars
Américains sur le marché des biens et services, Unilu 2005 – 2006.
4

3. PROBLEMATIQUE
La problématique est l’approche théorique que l’on décide d’adopter pour
traiter le problème posé par la question de départ. La problématique est une
reformulation de la question centrale. Il s’agit de l’ensemble des questions
pertinentes qui se posent à l’observateur scientifique à propos de phénomènes,
questions qui sont susceptibles d’avoir une réponse logique et contrôlable et de
donner lieu à des opérations classées par ordre selon les disciplines qui les
provoquent.5

La stabilité interne de la RDC se justifie par la réduction des pressions


inflationnistes et celles du taux de change. En effet, indique le Fonds Monétaire
Internationale, l’inflation est restée inférieure à 1% depuis juin 2018 ; tandis que la
variation du taux de change est restée inférieure à 5% à la même période. Et en
glissement annuel, cette inflation reste à deux chiffres, soit 14,5% à la fin octobre
2018.6
Pour 2019, le FMI table sur un PIB de 48 milliards USD. Même si ce chiffre
doit être pris avec des pincettes, la majeure partie de flux commerciaux et financier
n’étant pas déclarés en RDC, il donne une indication du très faible niveau de revenu
dans le pays, environ 500 USD par habitant.7

La RDC souligne la résilience économique du pays face aux chocs négatifs


induits par la pandémie COVID-19 et les vents contraires les plus récents de la
guerre en Ukraine. Après un ralentissement de la croissance à 1,7% en 2020,
l'activité économique a fortement progressé en 2021 : la croissance d’abord estimée à
5,7% puis revue à la hausse à 6,2%, a bénéficié notamment de la performance du
secteur minier mais aussi des secteurs non miniers (avec l'assouplissement des
restrictions du COVID). En 2022, la croissance économique a grimpé à 8,6 %. Les
investissements et les exportations du secteur minier restent les principaux moteurs

5
AMURI, N. A., Cours de Méthodes de Recherche Scientifique, G2 Économie, Unili 2021 – 2022.
6
Zoom eco., Aperçu de la situation économique en 2018 selon le FMI.
7
Rapport annuel de la banque centrale du congo (BCC
5

de la croissance, à la faveur de l’expansion des capacités et du redémarrage de la


demande mondiale.8

La situation monétaire de la RDC de Janvier à fin Juin 2020, le taux cumulé


de cette dégringolade affichent 12,65% à l’indicatif et 12,94% au parallèle, soit 1 dollar
américain (USD) à 2013. Au mois de septembre 2021, le taux de change officiel de la
Banque Centrale du Congo (BCC) est évalué à 1, 992,41 CDF pour 1 dollar américain.
En juillet 2022, la monnaie locale de la RDC a enregistré une légère dépréciation à
l’officiel de l’ordre de 0.03% ce qui ressort de la note de conjoncture économique de
la banque centrale du Congo, soit 1 dollar américain (USD) à 2005,41 francs
congolais.9

Dans ce contexte, la République Démocratique du Congo a commis une


période de la crise économique majeure.

Ainsi, nous pouvons nous poser les questions fondamentales est ci-après :

 Quels sont les facteurs majeurs qui causent la hausse du dollar américain ?
 Quel est l’impact de cette hausse du dollar américain sur les activités
économiques en RDC ?

4. HYPOTHESES

Aux questions posées relatives à l’application des phénomènes observés,


avant d’être affirmé, il serait nécessaire de mettre en priorité des réponses provisoires
avant celles dites définitives que nous trouverons dans la partie suivante de notre
travail.

Nous reposons sur les hypothèses ci-après :

 Il se pourrait que les causes majeures de la hausse du dollar américain en


RDC varient en fonction de différents facteurs économiques et politiques, tels
que la demande internationale, la politique monétaire et le flux de capitaux.

8
Idem
9
Idem
6

 L'impact de la hausse du dollar américain sur les activités économiques en


RDC peut être négatif comme la dépréciation de la monnaie nationale, la
compétitivité des exportations, l’augmentation des coûts des importations,
réduction des flux d’investissements étrangers dans le pays.

5. METHODES ET TECHNIQUES DE TRAVAIL


5.1. Méthodes de travail
5.1.1. La méthode analytique

Cette méthode nous a permis d’analyser les différents rapports de la banque


centrale du Congo en fin de les comparer par année pour découvrir les causes de
l’instabilité monétaire et les fluctuations des différentes politiques monétaires en
vigueur dans la République Démocratique du Congo.

5.1.2. La méthode comparative

Cette méthode nous a permis de comparer la fluctuation entre le franc


congolais et le dollar américain selon différentes années pour savoir l’évolution des
activités économiques en République Démocratique du Congo.

5.2. Techniques de travail


5.2.1. Technique documentaire

Cette technique nous a permis de consulter tout ce qui est écrit ayant une
relation avec les documents de recherche. Elle a été utile dans des consultations des
documents en rapport avec le sujet, tels que : les ouvrages, notes de cours, les
mémoires et rapport dans les bibliothèques et sites d’Internet.

5.2.2. Technique d’interview

Cette technique nous a permis d’entrer en entretien avec des personnes qui
peuvent nous fournir des informations relatives à notre sujet de recherche. Nous
avons utilisé l’interview structurée par laquelle l’enquêté répond à une série des
questions orales.

5.2.3. Technique de questionnaire d’enquête


7

Elle consiste à élaborer un questionnaire destiné à une population cible, plus


précisément aux échantillons de cette population en vue de répondre à ce
questionnaire.

6. CHOIX ET INTÉRÊT DU SUJET


6.1. Choix du sujet
6.1.1. Intérêt personnel

Ce sujet me permettra d’avoir des connaissances sur la politique monétaire


que mène la banque centrale du Congo pour maintenir la stabilité de la monnaie
nationale face à devise étrangère et de maintenir la stabilité du taux d’échange.

6.1.2. Intérêt sociétal

Ce sujet est très bénéfique pour la sociétal car, la baisse du dollar


américain et la stabilité du taux de change sera en profit de la société nationale
ensuite résoudre tous les problèmes d’inflations qui mettent en péril la société.

6.1.3. Intérêt scientifique

En abordant le sujet, nous comptons faire Usage des connaissances qui


nous ont été transmises durant notre formation académique, mais aussi d’en faire une
référence pour les futures recherches dans ce domaine.

7. OBJECTIFS DU TRAVAIL
7.1.Objectif global

Ce sujet permettra aux agents et acteurs économiques de prendre


conscience de la situation actuelle pour que le dollar ait un impact positif sur les
activités économiques en raison de l’appréciation de la monnaie nationale (FC).

7.2. Objectif spécifique

Ce sujet permettra aux agents et acteurs économiques de développer des


politiques efficaces pour promouvoir les exportations en République Démocratique
du Congo et augmenter ainsi les revenus en dollar.
8

8. DÉLIMITATION SPATIO-TEMPORELLE

Notre étude est délimitée aussi bien dans le temps que dans l’espace.

8.1. Sur le plan spatial

Sur le plan spatial, la banque centrale du Congo (BCC) nous a servi de


cadre pour bien mener notre recherche.

8.2. Sur le plan temporel

Sur le plan temporel, nous portons sur la période allant de 2018 à 2022.

9. SUBDIVISION DU TRAVAIL

En dehors de l’introduction et la conclusion générale, notre travail est


subdivisé en trois chapitres à savoir :

- Chapitre premier : Considération théorique


- Chapitre deuxième : Champ d’investigation
- Chapitre troisième : La hausse du dollar américain et son impact sur les
activités économiques.
9

CHAPITRE PREMIER : CONSIDERATION THÉORIQUE

I.1. DEFINITION DES CONCEPTS


I.1.1 La monnaie
La monnaie est définie comme un moyen de paiement accepté par tous au
sein d’un espace géographique donné, directement utilisable pour effectuer les
règlements sur le marché de biens et services ou pour régler défictivement toutes les
dettes au sein d’un espace monétaire donné10.

Elle est aussi définie par trois fonctions :

- La monnaie est une unité de compte, une référence utilisée pour exprimer
les prix et enregistrer les dettes. C’est une unité de mesure de la valeur des
biens et services dans l’économie ;
- C’est également un intermédiaire des échanges. La monnaie constitue un
moyen de paiement ayant une valeur fiable aux yeux de tous. Elle facilite les
transactions, en évitant notamment aux agents économiques de devoir
chercher constamment quelqu’un avec qui faire du troc ;
- C’est enfin une réserve de valeur car elle permet de transférer du pouvoir
d’achat du présent vers le futur. Elle sert à épargner du pouvoir d’achat
entre le moment où un revenu est reçu et celui où il est dépensé.

La monnaie est donc au cœur de notre système économique et occupe une


place centrale dans notre vie quotidienne. Aussi est-il déterminant que l’ensemble
des utilisateurs d’une monnaie aient une totale confiance dans sa valeur et sa capacité
à servir de moyen d’échange. C’est la responsabilité de l’État et de la banque centrale

10
CLAUDE, K., Cours d’Economie Monétaire Générale, G3 Économie, Unili 2022 – 2023.
10

: le premier a recours à la loi ; la seconde construit sa crédibilité au fil du temps par


l’efficacité dont elle fait preuve au service des objectifs qui lui sont assignés 11.

I.1.2. Le taux de change


Le taux de change est le prix de la devise étrangère exprimée en monnaie
locale. Nous pouvons lire par exemple 1USD = 1250CDF. En termes explicites, un
Dollar américain (USD) se vend à 1250 Francs Congolais (CDF) et qu’un euro
s’achète.

On ne peut pas évaluer la valeur d’une devise dans l’absolu. C’est pourquoi
elle est toujours exprimée relativement à une autre monnaie par un taux de change, et
en observant les variations de ce taux dans le temps. Chaque devise a donc un taux
de change vis-à-vis de chacune des autres devises. On parle de taux de change
bilatéral pour désigner le rapport d’échange entre deux devises et de taux de change
effectif lorsque l’on considère l’ensemble des taux de change bilatéraux.

Pour l’établir on pondère en général chaque taux de change bilatéral par la


part du commerce international du pays réalisée dans cette devise12.

I.1.3. La dépréciation
En comptabilité générale, une dépréciation est la constatation comptable
d'une moins-value probable sur un élément d'actif. En macroéconomie, la
dépréciation des biens ou des facteurs de production fait partie de la perte de valeur
du stock de capital. Elle est alors déduite de l'investissement brut pour former
l'investissement net qui permet l’accumulation du capital.

En économie, une dépréciation est une perte de valeur d'un bien, ou plus
généralement d'une monnaie. La dépréciation d'une devise correspond à une
augmentation de son taux de change vis-à-vis d'une ou de plusieurs autres devises
(généralement un panier des autres devises construit par pondération des poids des
échanges commerciaux respectifs avec les autres pays).

Une dépréciation du Franc congolais face au dollar américain correspond


ainsi à une baisse de la valeur du franc congolais libellée en dollar américain. La
dépréciation d'une devise rend les exportations des pays qui utilisent cette monnaie

11
ABC de l’économie, Banque de France. L’Eco en Bref
12
La finance pour tous, Institut pour l’éducation Financière du public, www.financepourtous.com
11

plus compétitive, c'est-à-dire moins chères sur les marchés internationaux. En


revanche, le prix des importations augmente.

I.1.4. L’inflation
Jusque dans les années 1960, l'inflation désigne l'excès de moyens
monétaires par rapport à l'offre (phénomène dont la hausse des prix et la perte de
pouvoir d'achat de la monnaie résultent).

Gaël Fain, 1956 définit-il en 1956 l'inflation comme « un excès de la


demande solvable sur l'offre. La hausse des prix en étant la conséquence »13.

Aujourd'hui, les définitions les plus couramment rencontrées sont :

- De portée plus générale comme : L'inflation est « la perte du pouvoir


d'achat de la monnaie matérialisée par une augmentation générale et
durable des prix » ;
- De nature plus systémique comme celle de G.Olive qui se refuse à associer
l'inflation à un mécanisme inflationniste particulier. Pour lui l'inflation est :
1. La hausse du niveau général des prix (et non la hausse des prix de
quelques produits),
2. Un phénomène auto-entretenu de hausse des prix : une hausse en
entraîne d'autres (et non un phénomène isolé ou accidentel),
3. Une hausse des prix fondée sur des mécanismes macroéconomiques
qui mettent en jeu l'interdépendance entre tous les mécanismes et
parties de l'économie (production, répartition des richesses,
formation des prix, politique de distribution, etc.).

I.1.4.1. Les termes en rapport avec l’inflation

 L'inflation rampante décrit un état d'inflation durable, sinon chronique, dont


le taux mesuré correspond à des valeurs faibles.
 L'inflation galopante ou hyperinflation correspond à la situation d'une
économie affectée par une inflation extrêmement élevée, échappant à tout
contrôle. Phillip Cagan la définit en 1956 comme une période durant laquelle
le niveau d'inflation se maintient au-dessus de 50 % par mois.

13
Dictionnaire des Sciences Economiques
12

 La stabilité des prix décrit la situation d'une économie où la hausse des prix à
la consommation est durablement très faible ou nulle, ce qui contribue à
maintenir à un niveau faible l'incertitude des agents économiques vis-à-vis du
futur (moyen / long terme). En ce sens, la stabilité des prix accroît la lisibilité
de l'avenir et contribue à conforter les anticipations positives des agents
économiques.

 La déflation décrit la situation d'une économie où est constatée une baisse


générale et durable des prix. Comme le phénomène historiquement le plus
fréquent, du moins dans la période contemporaine, est bien l'inflation,
certains parlent d'une inflation négative. Une vraie déflation est généralisée et
affecte toute l'économie, mais le terme est aussi utilisé lorsqu'un seul secteur
économique est affecté.
 Une politique de déflation fait référence à l'ancien sens du mot inflation
(inflation monétaire), et vise à restreindre le volume de la masse monétaire,
dans l'objectif de restaurer ou maintenir la valeur de la monnaie.
 La désinflation décrit la situation d'une économie où est constatée une baisse
du taux d'inflation, qui cependant reste positif. On parle de situation de
désinflation si par exemple, le taux d'inflation enregistré, après des années à
10 % en moyenne, baisse à 7 %, puis 5 %, puis 2 %.
 La désinflation compétitive est une politique menée par le gouvernement d'un
pays pour accroître la compétitivité (la vente) des produits nationaux par
rapport aux produits étrangers aussi bien sur le marché interne qu'externe en
procédant à la baisse de leurs prix. Ce mécanisme a été appliqué en France
pendant plusieurs décennies allant des années 1950 jusqu'aux années 1980.
 La stagflation est une situation particulière où l'on constate dans une
économie la simultanéité d'un niveau élevé d'inflation et d'une croissance
faible, d'un chômage élevé voire d'une récession. Ce fléau a été observé, pour
la première fois, dans plusieurs pays occidentaux, depuis la fin des Trente
Glorieuses en 1973.
13

I.2. NOTION SUR LA MONNAIE


I.2.1. Définition
A l’époque contemporaine la monnaie était définie sous trois aspects
extrêmement divers.
a. La monnaie est une unité de compte
Une référence utilisée pour exprimer les prix et enregistrer les dettes. C’est
une unité de mesure de la valeur des biens et services dans l’économie.

b. La monnaie est un intermédiaire des échanges.


La monnaie constitue un moyen de paiement ayant une valeur fiable aux
yeux de tous. Elle facilite les transactions, en évitant notamment aux agents
économiques de devoir chercher constamment quelqu’un avec qui faire du troc.

c. La monnaie est une réserve de valeur


Elle permet de transférer du pouvoir d’achat du présent vers le futur. Elle
sert à épargner du pouvoir d’achat entre le moment où un revenu est reçu et celui où
il est dépensé.

I.2.2. L’origine de la monnaie


L'origine de la monnaie, ou plus exactement des pièces de monnaie, a été
clairement située dans le temps et dans l'espace par la recherche historique moderne.
Selon le consensus scientifique en vigueur, les premières pièces de monnaie auraient
été frappées aux alentours du VIIème siècle av. J.C. dans le royaume de Lydie et
plusieurs cités indépendantes d'Asie Mineur.

La création monétaire est le processus par lequel la masse monétaire d'un


pays ou d'une région est augmentée. Dans le système des réserves
fractionnaires (réserves obligatoires déposées auprès des banques centrales) la
création monétaire résultait essentiellement de l'effet multiplicateur du crédit, et de la
création de dette. Les banques centrales créent de la monnaie en achetant des actifs
financiers comme des bons du trésor ou en prêtant de l'argent aux banques
commerciales en échange d'une reconnaissance de dette. Les banques commerciales
peuvent pour leur part créer aussi de l'argent en prêtant à des particuliers ou à des
14

entreprises. Les réserves obligatoires exigées par les banques centrales étant
devenues symboliques ou nulles pour ne pas nuire à la liquidité bancaire, la quantité
de monnaie qui peut être créée par les banques commerciales est désormais limitée
essentiellement par des règles prudentielles de solvabilité et liquidité fixés dans des
traités internationaux comme Bâle III14.

I.2.3. Les fonctions de la monnaie


I.2.3.1. Fonctions Traditionnelles
Traditionnellement, la monnaie exerçait trois fonctions qui sont :
- Fonction de rémunération ou unité de valeur ou encore étalon des valeurs ;

- Fonction d'intermédiaire des échanges ;


- Fonction de réserve de valeur ou instrument d'épargne.

I.2.3.2. Fonction modernes


Au-delà de la tradition, la monnaie à d’autres fonctions dites modernes.

a) Fonction de liquidité
La monnaie dit-on est la liquidité par excellence, c'est-à-dire le détenteur de
la monnaie peut à tout moment la convertir à n'importe quel bien ou service, en tout
lieu (à l'intérieur tout comme à l'extérieur du pays).
Ainsi l'analyse monétaire moderne retient 3 types de liquidité :
- La liquidité primaire : les billets de banque, les pièces de monnaie
métallique, les chèques, les cartes de crédit etc.

- La liquidité secondaire : les bons de trésor avec possibilité de les convertir


rapidement et sans risque de perte du capital.
- Les liquidités tertiaires : les actions et les obligations dont la vente
comporte souvent un risque dû à la baisse du prix.

b) Fonction d'instrument de politique économique

14
IZABELLA, H., Création monétaire, la tour de magie dévoilé, Paris, 2017, 102 p.
15

L'état joue le rôle de régulateur en sa qualité de garant de l'intérêt général et


de l'équilibre en octroyant des crédits pour financer les activités économiques à fin
d'accroitre leur niveau.15

I.2.4. Les formes de la monnaie


1. La monnaie fiduciaire
Une monnaie fiduciaire (du latin fides, la confiance) est une monnaie (ou
plus généralement un instrument financier) dont les supports sont dépourvus de
valeur intrinsèque et qui ne peuvent être convertis en or. Ce n'est plus la valeur des
métaux précieux qui servent de gage à la monnaie mais la confiance du public. Cette
confiance peut porter sur l'émetteur et lorsque l'émetteur est une banque centrale
publique, la confiance se porte sur la société tout entière.

2. La monnaie scripturale
La monnaie scripturale, littéralement écrite, est constituée des dépôts
bancaires sur les comptes courants dans les banques commerciales. Ces écritures
longtemps tenues dans des registres sont maintenant gérées par informatique.

Ils forment l'essentiel de la masse monétaire, très loin devant les billets et
les pièces.

3. Le support électronique
Avec le développement des outils informatiques on assiste à une
numérisation de la monnaie. Alors que la carte de paiement a déplacé la banque sur
le lieu de transaction, la monnaie électronique entraîne la suppression de l'organisme
de contrôle lors de l'échange. Aussi le droit limite fortement l'usage de la monnaie
électronique à cause des risques de fraude qu'elle pose.

15
Idem
16

I.2.4. La politique monétaire


La politique monétaire est l'action par laquelle l'autorité monétaire, en
général la banque centrale, agit sur l'offre de monnaie dans le but de remplir ses
objectifs. Ceux-ci, définis dans le mandat de la banque centrale, peuvent recouvrir
la stabilité des prix, le plein emploi, ou encore des objectifs environnementaux. Dans
les pays à dominance monétaire, la stabilité des prix est son objectif principal ou
unique.

On formalise souvent les objectifs de la banque centrale sous la forme d'un


triangle dit keynésien : la croissance, le plein emploi, l'équilibre extérieur. Depuis le
début de la crise économique de 2008, les Banques centrales ont de plus en plus
recours à des politiques dites non conventionnelles dont l'assouplissement quantitatif.
La politique monétaire se distingue de la politique budgétaire. Ces deux politiques
interagissent et forment ensemble le policy-mix.

I.2.5. Le marché monétaire


Le marché monétaire désigne le marché informel où les institutions
financières, Trésors nationaux, banques centrales, banques commerciales,
gestionnaires de fonds, assureurs… et les grandes entreprises (marché des billets de
trésorerie), placent leurs avoirs ou empruntent à court terme (moins d'un ou deux
ans).

De plus avec l'adoption des changes flottants, les devises sont devenues
des commodités comme les autres, un bien qui s'achète et se vend. Le marché
monétaire est un élément essentiel au fonctionnement des marchés financiers.

I.2.6. Les théories économiques


Les théories économiques cherchent à établir des liens entre les grandeurs
comme les prix, la croissance, le chômage, l'inflation, les taux d'intérêt, les salaires...
La pensée économique sur la monnaie est multiple.

I.2.6.1. Théorie quantitative de la monnaie

La théorie quantitative de la monnaie résulte du constat que les prix sont


influencés par la quantité de monnaie en circulation. Cette théorie a été développée
par différents auteurs dans différents pays.
17

Son précurseur est Martin d'Azpilcueta, illustre Dominicain de l'École de


Salamanque, et nous pouvons citer aussi Nicolas Copernic au XVIème siècle16. Jean
Bodin est le premier à la formuler17, David Ricardo développe ses travaux, et
c'est Irving Fisher qui formule en 1911 l'équation de la théorie quantitative de la
monnaie (MV=PT) en Elle a été reformulée par les théories monétaristes au cours
des années 1970, dans une version restrictive, pour attaquer les
théories keynésiennes.

I.2.6.2. Keynésianisme
Pour John Keynes la monnaie n'est pas neutre, mais au contraire joue un
rôle actif dans le fonctionnement de l'économie. Dans son livre Tract on Monetary
Reform de 1923, il souligne que l'inflation peut conduire à la révolution, qu'une
réforme monétaire est nécessaire pour reconstruire l'Europe et qu'il vaut mieux
dévaluer que recourir à la déflation. Récemment, certains modèles nouveaux
Keynésiens ont montré que la monnaie a un rôle à court terme sur les dynamiques
économiques en fonction du niveau d'aversion au risque des ménages18.

I.2.6.3. Monétarisme
Le monétarisme est un courant de pensée économique pour lequel l'action
de l'État en matière monétaire est inutile voire nuisible. La réflexion sur ce thème est
ancienne. Mais le rénovateur de ce courant est sans conteste l'économiste Milton
Friedman, qui a contribué à réhabiliter et à relancer la théorie quantitative de la
monnaie contre le paradigme dominant de l'époque, le keynésianisme.

Ainsi la politique monétaire est réapparue sur le devant de la scène pour


figurer depuis quelques années parmi les instruments essentiels de la politique
économique.

16
NICOLAS, C., Monete Cundende Ration.
17
JEAN, B., Réponse au paradoxe de Malestroict touchant, l’enchérissement de toutes choses, et le moyen d’y
remedier, 1578.
18
BENCHIMOL, J. et FOURÇANTS, A., Money and risk in a DSGE framework, A Bayesian application to the
Eurozone, journal of macroeconomics, vol. 34, p. 95-111.
18

I.2.6.4. Chartalisme
Le Chartalisme est une théorie monétaire. Selon cette théorie, la monnaie est
une émanation de l’État. L'État crée de la monnaie en payant les personnes à son
service comme les soldats et en exigeant que les dettes fiscales de ses sujets soient
soldées par une certaine somme de monnaie. Les sujets sur le territoire contrôlé par
l'État sont obligés de travailler ou d'échanger avec les personnes qui possèdent de la
monnaie afin de payer les taxes réclamées par l'État. La valeur de la monnaie découle
selon cette théorie directement des taxes qu'elle permet de solder. La monnaie
représente donc une fraction du pouvoir de l'État.

I.2.6.5. Monnaie comme quantité conservatrice


La quantité de monnaie est conservée lors d'un échange économique. La
conservation de la monnaie lors des échanges économiques implique que la monnaie
tend à se répartir entre les agents économiques suivant une distribution
exponentielle indépendamment de la nature des échanges. En l'absence de dette, cette
distribution ne dépend que de la quantité de monnaie moyenne par agent et en
présence de dette (monnaie négative) elle dépend aussi du niveau de dette autorisée19.

Grosso modo, Une monnaie se caractérise par la confiance qu'ont ses


utilisateurs dans la persistance de sa valeur et de sa capacité à servir de moyen
d'échange. Elle a donc des dimensions sociales, politiques, psychologiques,
juridiques et économiques. En période de troubles, de perte de confiance,
une monnaie de nécessité peut apparaître.

La monnaie a pris au cours de l'histoire les formes les plus diverses : bœuf,
sel, nacre, ambre, métal, papier, coquillages, etc. Après une très longue période où
l'or et l'argent (ainsi que divers métaux) en ont été les supports privilégiés, la
monnaie est aujourd'hui principalement dématérialisée : les espèces, ou monnaie
fiduciaire, ne constituent plus qu'une petite partie de la masse monétaire.

Chaque monnaie est définie, sous le nom de devise, pour une zone
monétaire. Elle y prend la forme principalement de crédits qui font les dépôts et

19
DRAGULESCU, A. et YAKOVENKO, V. M., Statistical mechanics of money, Eur. Phys 2000, J. B 17, 723-729.
19

accessoirement de billets de banque et de pièces de monnaie. Les devises s'échangent


entre elles dans le cadre du système monétaire international.

En raison de l'importance de la monnaie, les États cherchent très tôt à


s'assurer le maximum de pouvoir monétaire. Ils définissent la devise officielle en
usage sur leur territoire et font en sorte que cette devise soit symbole et marque de
leur puissance. Ils s'arrogent progressivement le monopole de l'émission des billets et
des pièces et exercent un contrôle sur la création monétaire des banques via la
législation et la politique monétaire des banques centrales.

CHAPITRE DEUXIEME : CHAMP D’INVESTIGATION


II.1. PRESENTATION DE LA RDC
La République Démocratique du Congo, avec ses 2 345 410 km2, est le
deuxième plus grand pays d’Afrique, après l'Algérie, et occupe la 11e place au
monde. Elle est environ 33 fois plus grande que le Benelux et quatre fois plus que
la France, quatre-vingt fois plus grande que la Belgique et de superficie légèrement
inférieure au quart de celle des États-Unis.

Partageant sa frontière avec neuf pays d’Afrique, la RDC est limitée au nord
par la République centrafricaine et le Soudan du Sud, à l’est par l’Ouganda,
le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie, au sud par la Zambie et l’Angola et à l’ouest,
l’enclave angolaise de Cabinda, la république du Congo (Congo-Brazzaville) et une
quarantaine de kilomètres de côte atlantique la limite.

À l'est, la frontière suit l'axe tectonique de ses grands lacs sur une longueur
de 1 400 km dans une direction à peu près nord-sud. Avec l'Ouganda, la limite est
marquée par le lac Albert, la rivière Lubirihia, le Ruwenzori et le lac Edouard ; avec
le Rwanda par le lac Kivu, avec le Burundi par le Ruzizi et le nord du lac
Tanganyika ; avec la Tanzanie par les 600 km du lac Tanganyika ; enfin avec la
Zambie par le lac Moero et le Luapula. À l’Ouest, le fleuve Congo le départage de
la république du Congo. Son territoire se déploie entre 5°30' de latitude Nord et
13°50' de latitude sud, un tiers en étant situé au nord de l’équateur. En longitude est
de Greenwich, il va de 12°15' à 31°15'.
20

La république démocratique du Congo inclut la plus grande partie du Bassin


du fleuve Congo, qui couvre une superficie de plus d'un million de kilomètres carrés.
Le seul débouché maritime du pays est une étroite bande de territoire sur la rive nord
du fleuve (région de Moanda dans le Bas-Congo). La vaste zone de basse altitude du
centre du pays est un plateau façonné par le bassin du fleuve s'écoulant vers l'ouest,
et couvert d'une importante forêt tropicale. Cette zone est entourée de terraces
montagneuses telles que les Monts Mitumba à l'est et les montagnes des Virunga au
nord, de plateaux couverts de savanes au sud et au sud-ouest, le nord étant bordé au-
delà du fleuve par la dense forêt. De hautes montagnes se trouvent à l'extrémité
orientale du pays (région du Grand-Rift).

La RDC est traversée par l'équateur, avec un tiers du pays se trouvant au


nord de cette ligne. Le climat est chaud et humide dans la région du bassin fluvial, et
plus sec et plus frais vers le sud. Au sud de l'équateur, la saison des pluies dure
d'octobre à mai, et au nord d'avril à novembre. Au niveau de l'équateur, les
précipitations sont relativement constantes tout au long de l'année. Durant la saison
des pluies, les orages sont violents mais ne durent que quelques heures. Le niveau de
précipitations moyen pour l'ensemble du pays est de 107 centimètres d'eau.

II.2. GEOGRAPHIE
II.2.1. Relief
Le relief de la république démocratique du Congo est nettement caractérisé.
La cuvette centrale est une immense dépression, drainée par le fleuve Congo et ses
affluents. Elle a une altitude moyenne de 400 mètres ; son point le plus bas (340 m)
est situé dans la région des lacs Tumba et Mai-Ndombe. Des plaines et plateaux
étagés la raccordent au bourrelet périphérique. Celui-ci ne dépasse pas 600 mètres
sur son rebord nord ; il atteint 1 000 mètres dans les monts de Cristal (mayumbe)
parallèles à la côte atlantique en aval de Kinshasa. Bien que peu élevés, ces monts
constituent un obstacle majeur à l'écoulement du fleuve qui y a creusé un passage
étroit en y formant trente-deux chutes et rapides.

Plutôt étroite, la plaine côtière est formée par l’estuaire du Congo et les
terres alluviales déposées par ce fleuve, le deuxième d’Afrique par la longueur.
L’énorme territoire congolais ne communique avec l’océan Atlantique que par cet
étroit couloir d’à peu près 40 kilomètres de large. Cette zone s’élève progressivement
21

vers l’est. Sur le plan géologique, on note une prédominance de roches gréseuses et
calcaires. Elles ont été abandonnées par la mer.

À l'Est, d'importantes chaînes montagneuses ou de puissants massifs


montagneux le long de grands lacs d’Afrique - notamment :
- Le lac Tanganyika ;
- Le lac Kivu,
- Le lac Édouard
- Le lac Albert

Constituent la bordure occidentale en raison de séisme et de guerre, ce coin


de la RDC est moins peuplé que d’autres. Cette partie montagneuse continue vers le
Sud-Est du pays avec des montagnes, comme l'Ougoma, les Virunga le long de la
frontière rwandaise dont certains sommets atteignent de 3 100 à 4 500 mètres. Dans
la même partie sud-est, on dénombre de bourrelet périphérique s'élevant au-dessus de
1 000 mètres, d'une part entre les rivières Kwango et Kwilu, d'autre part au sud
du Katanga où les monts Kundelungu, à l'ouest du lac Moéro, atteignent 1 600
mètres.

II.2.2. Hydrologie
Avec ses 4 700 km de longueur, avec un débit de 50 000 m3/s, avec son
bassin vaste de 3,80 millions de kilomètres carrés, le fleuve Congo est après le Nil, le
deuxième fleuve le plus long d’Afrique, le fleuve d’Afrique le plus important par son
débit et le deuxième fleuve du monde après l’Amazone ayant le plus grand bassin.

Le fleuve Congo a une importance économique considérable, dans ce sens il


fournit du poisson et de l’électricité, mais il constitue une voie de communication
indispensable. Avec ses affluents, il forme 14 166 km de voies navigables. Il prend
sa source dans le sud du Katanga, dans le village de Musofi à kipushi à une altitude
de 1 435 mètres et porte le nom de Lualaba jusqu'à Kisangani. Il se déverse dans
l’océan par un large estuaire et sa puissance est telle qu'on reconnaît ses eaux jusqu'à
45 km en plein océan.

En république démocratique du Congo, la nature se présente de telle sorte


qu’on y trouve un grand nombre des lacs. Malheureusement, les données sur
la géographie physique des lacs congolais sont peu nombreuses. Les données
22

disponibles font état de la situation du lien tectonique des lacs. Pour la plupart des
lacs, leurs origines ne sont plus sujet de discussion.

Les lacs Tanganyika, Edouard, Upemba et Moero, Pool de Malemb, qui


occupent les fonds des grabens, sont d’origine tectonique. Le Lac Albert échappe à la
règle dans la mesure où il aurait déjà existé au Miocène inférieur ; ces lacs
constituent des éléments de géographie physique récents et se sont surtout
développés pendant le quaternaire. Généralement, les lacs de la RDC se regroupent
de la manière suivante :
 Lacs de montagnes, particulièrement très poissonneux, sont : le lac Albert,
le lac Tanganyika, le lac Kivu, le lac Edouard ;
 Lacs de plateaux : le lac Moero et le lac Bangwelo ;
 Lacs résiduels : les lacs Tumba, Mai-Ndombe, Munkamba et Fwa. Les deux
premiers lacs témoins de l'ancienne mer intérieure qui occupait la zone
déprimée de la cuvette centrale et les deux deuxièmes témoignent la zone
déprimée du bassin de système de Mbujimayi.

En RDC, Il existe de nombreux autres lacs, mais de moindre importance qui


ne sont pas sur cette liste.

II.2.3. Climat
La RDC possède une grande variété de climats et de paysages.
Généralement, tout le pays bouge sous la température moyenne annuelle,
généralement, élevée. Les influences de l’océan Atlantique, celles des alizés de
l’océan Indien, celles de la zone équatoriale et celles des régions montagneuses de
l’est - principaux éléments du climat congolais - font bouger le paysage et le climat
du pays.

La réputation du pays est celle d'avoir un climat chaud et humide sur la plus
grande étendue de son territoire et une pluviosité abondante, lequel se trouve en zone
équatoriale et tropicale humide. En effet, le pays s'étend de façon inégale à cheval sur
l'Équateur à peu près jusque 5° de latitude nord et 13° de latitude sud.

Ce grand pays au cœur de l'Afrique comprend trois climats : le climat


équatorial, le climat tropical et le climat de montagne. Ce dernier bénéficie,
généralement, de deux saisons, c'est-à-dire sèche et pluie.
23

II.2.4. Faune et flore


Les écosystèmes de la république démocratique du Congo sont riches et
variés. La faune naturelle congolaise est riche en espèces diverses, adaptées chacune
aux conditions climatiques et floristiques. Certaines espèces se rencontrent dans tous
les milieux. Presque tous les grands animaux africains existent dans ses réserves,
cette faune remarquable comprend beaucoup d’espèces de grande et même de très
grande taille, telles que l’éléphant africain (le plus grand des mammifères terrestres
actuels), la girafe (le plus haut des animaux) et le gorille (le plus grand de tous
les primates).

Les mammifères sont représentés en république démocratique du Congo par


un si grand nombre de formes qu’il est peu probable de trouver dans le monde entier
une région qui, sous ce rapport, pourrait égaler ce pays. Sur plus ou moins trois cents
genres, on estime qu’environ deux tiers de ces genres constituent la faune
mammalienne du Congo.20
De plus, cette faune s’avère exceptionnelle du fait qu’elle se révèle être un
refuge pour certaines espèces disparues en dehors de ses frontières, principalement à
la suite de la destruction de la forêt primitive qui, heureusement, recouvre encore une
grande partie de son territoire ; l’okapi doit être cité le premier au nombre des
espèces ainsi conservées. Okapi et Paon du Congo constituent des espèces
endémiques, connues seulement au Congo.
La forêt est peuplée par les gorilles, les singes de tout genre
(les chimpanzés, les bonobos...), les sangliers
phacochères, potamochères ou hylochères, les chats sauvages, les ruminants tels
que buffles rouges, les antilopes de forêt, l'okapi, l'éléphant de forêt et de marécages,
les hippopotames, les rhinocéros ainsi que par des serpent des bois, des oiseaux dont
certains se distinguent par la beauté de leur plumage ou celle de leur chant. Et
comme tous les pays chauds, la république démocratique du Congo compte
d’innombrables variétés d’insectes. Certains sont, malheureusement, nuisibles dans
la mesure où ils sont vecteurs ou transporteurs de maladies tropicales dangereuses.
20
République démocratique du Congo (RDC) faune et flore
24

Dans la savane et la forêt claire congolaise, on y rencontre des animaux de grande


taille, c’est-à-dire les herbivores et les carnassiers.
Ce domaine couvre des grands herbivores (buffles noirs,
antilopes, girafes, éléphants, zèbres) qui y vivent en bandes ou en troupeaux et des
carnassiers tels que le lion, le léopard, guépard, le chacal, la civette, l'hyène vivant
isolés ou en petits groupes ayant chacun son terrain de chasse. La faune et la flore de
la république démocratique du Congo regroupent 95 % des variétés des crocodiles
rencontrées sur tout le continent africain.

La flore et la faune y sont d'une variété inimaginable. Ainsi, on a dénombré


en RDC entre 8 000 et 10 000 sortes de plantes. Parmi les quelque 600 arbres
répertoriés, il en est plusieurs qui fournissent un bois d'œuvre à haute valeur
commerciale (acajou, ébène, wengé, iroko...).
Dans ce type de forêt, la végétation est structurée verticalement. On
distingue 4 étages. Le plus élevé (40 m environ) est constitué par la couronne des
plus grands arbres. Viennent ensuite les arbres de taille plus modeste, les fourrés et
les herbes21.

La flore survit grâce à un cycle naturel extrêmement rapide reposant sur la


décomposition des végétaux et des animaux morts. Celle-ci est favorisée par la
chaleur et l'humidité, deux facteurs propices à la vie bactérienne. Les substances
nutritives résultant de la putréfaction sont directement utilisées par les plantes. La
couche d'humus ainsi formée est toutefois fort mince. Normalement, elle est protégée
des eaux de ruissèlement par la couverture végétale. Mais là où cette dernière, pour
l'une ou l'autre raison, a cessé de jouer son rôle, il ne subsiste plus maintenant qu'un
paysage fortement érodé.

Malgré l’attention particulière de l’autorité publique pour la protection de la


nature, la forêt est de plus en plus menacée par les activités sylvicoles. Dans les
zones où les arbres ont été abattus, elle a d'ailleurs cédé la place à la forêt secondaire,
une formation beaucoup moins riche en espèces végétales.

II.3. HISTOIRE DE LA RDC

Le territoire devient la propriété privée du roi des Belges Léopold II en


1885. Au cours des 23 ans suivants, le territoire est le lieu des atrocités
21
République démocratique du Congo , sur Universalis
25

généralisées commises par les forces coloniales de Léopold qui forcent la population
indigène à produire le caoutchouc sauvage. Le territoire devient par la suite
une colonie belge en 1908. Le 30 juin 1960 l'indépendance du Congo belge est
proclamée en tant que « république du Congo », Joseph Kasa-Vubu,
président ; Lumumba, Premier ministre.

En même temps, l'ancienne colonie française voisine du Moyen-


Congo adoptait également le titre de « république du Congo ».
À son indépendance, le 15 août 1960. Les deux pays se différenciaient en accolant le
nom de leur capitale au nom du pays (Congo-Léopoldville, Congo-Brazzaville).

 1964 : le titre « république démocratique du Congo », un nouveau drapeau et


une nouvelle devise sont adoptés le 1er août 1964 lors de la proclamation de la
nouvelle constitution, dite constitution de Luluabourg, adoptée par
référendum le 10 juillet précédent.
 1965 : le Congo est pacifié, toutes les révoltes tribales, ethniques ou des
partisans de Lumumba sont matées.
 24-25 novembre 1965: Mobutu Sese Seko renverse Joseph Kasa-Vubu et
s'empare définitivement du pouvoir.

Mobutu rebaptise le pays le Zaïre en 1971 et préside sur une dictature féroce
jusqu'à son renversement en 1997 par la première guerre du Congo. Le 17 mai 1997,
les troupes de Laurent-Désiré Kabila entrent dans Kinshasa sans rencontrer de
résistance. Kabila, depuis Lubumbashi, se déclare président du pays, qu'il rebaptise
république démocratique du Congo. Mobutu, malade, trouve refuge à Gbadolite pour
s'exiler ensuite au Maroc, où il décède en septembre à Rabat. Par la suite, l'ancien
nom du pays est restauré et le pays est confronté à la deuxième guerre du Congo en
1998, la plus meurtrière depuis la Seconde Guerre mondiale.
Elle se termine en 2003 sous la présidence de Joseph Kabila qui prête
serment le 26 janvier et appelle à des négociations pour la paix. À Gaborone, s'ouvre
une réunion préparatoire au Dialogue inter congolais : celui-ci ne s'ouvrira
officiellement à Addis-Abeba que le 15 octobre, et les négociations continuent sans
mettre réellement fin au désordre, il gouverne le pays jusqu'à 2019.
26

II.4. POLITIQUE ET ADMINISTRATION DE LA RDC


II.4.1 Administration
Avant 2015 la République Démocratique du Congo comptait onze provinces
qui sont : Katanga, Kinshasa, Equateur, Maniema, Kasaï oriental, Kasaï occident,
Nord Kivu Sud Kivu, Orientale, Bandundu et Bas-Congo.

Après 2015, la RDC est divisée en 26 provinces : Bas-Uélé, Equateur, Haut-


Katanga, Haut-Lomami, Haut-Uélé, Ituri, Kasaï, Kasaï-central, Kasaï-Oriental,
Kinshasa, Kongo-Central, Kwango, Kwilu, Lomami, Lualaba, Mai-Ndombe,
Maniema, Mongala, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Sankuru, Nord-Ubangi, Sud-Ubangi,
Tanganyika, Tshopo, Tshuapa.

En 2017, la RDC compte 33 villes, 145 territoires, 137 communes urbaines,


174 communes rurales, 471 secteurs, 264 chefferies et 5908 groupements. Au niveau
provincial, chaque province est dotée d’un Gouvernement provincial et d’une
assemblée provinciale.22

II.4.2 Politique de la RDC


Au niveau central, la RDC a quatre institutions politiques que sont :
 Le président de la république ;
 Le parlement composé de deux chambres : l’Assemblée Nationale et Sénat ;
 Le gouvernement central ;
 Les cours et tribunaux.

Le président actuel du pays est Félix Tshisekedi, qui succède à Kabila à


l'issue de l'élection présidentielle de 2018, la première transition pacifique du pouvoir
depuis l'indépendance. Cependant, le pays demeure instable et voit, depuis 2016,
resurgir plusieurs milices. L'actuel gouvernement est celui mené par le premier
ministre Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, investi le 26 avril 2021.

II.5. ECONOMIE DE LA RDC

L'économie est essentiellement agricole (70 % des actifs) ou tournée vers


l'exportation. Les minerais sont de grandes ressources. L'économie a été gravement
frappée par la corruption et la mauvaise gestion depuis 1977. Ce qui explique le fort
22
Annuaire statistique RDC 2020
27

taux de contrebande, d'exportation illicite et d'activité minière clandestine. Les


recettes gouvernementales et les exportations ont fortement diminué depuis 40 ans.
L'économie a été ravagée par la guerre (1997-2005 : 5 millions de morts). Le plus
gros partenaire commercial est depuis 2010 la Chine (importation, exportation,
crédit).

Depuis la colonisation belge, l’économie est fortement tournée vers


l’exportation, notamment grâce aux produits miniers. Aucune industrie de pointe n’a
été développée par les colonisateurs ni par les gouvernements du Congo indépendant.
Par exemple, le cuivre est extrait en grandes quantités, mais il doit être exporté pour
être traité, avant de revenir importé sous des formes finies (câbles, fils électriques…).

La majeure partie de la population reste alors active dans l’agriculture bien


que les terres cultivées ne représentent que 3 % du territoire. L'élite politique
de Mobutu Sese Seko a détourné énormément d’argent des caisses de l'État.

En effet, tous les hauts fonctionnaires mobutistes possédaient des avoirs


dans presque tous les pays industrialisés et ont fait du Congo/Zaïre un des pays les
plus endettés d’Afrique.

Dans le détail, la république démocratique du Congo possède un important


potentiel de ressources naturelles et minérales. Son économie s’est cependant
drastiquement ralentie depuis le milieu des années 1980 à cause de détournements de
fonds. L’agriculture reste le principal secteur de l’économie. Les principales
ressources agricoles sont :
 Le café ;
 le bois (afrormosia, ébène, wengé, iroko, sapelli, sipro, tiama, tola, kambala, l
ifaki) ;
 Le caoutchouc.

La RDC se lance dans la mise en place de zones économiques spéciales


pour encourager la renaissance de son industrie. La première ZES devrait voir le jour
en 2012 dans la commune kinoise de N'Sélé et sera consacrée aux agro-industries.

Les autorités congolaises prévoient déjà d'en ouvrir une autre consacrée aux
industries minières (dans le Katanga) et une troisième consacrée aux cimenteries
28

(dans le Bas-Congo). Les principales exploitations de cuivre et de cobalt sont


dominées par la Gécamines et ses partenaires. Le diamant industriel est extrait par
la MIBA. Mais dans un pays ravagé par la guerre civile, une grande partie de
l'exploitation et l'exportation de produits miniers se fait clandestinement.

La république démocratique du Congo détiendrait 10 % des réserves


mondiales connues d'or. Exploité dans des mines à ciel ouvert comme près
de Mongbwalu, le minerai est l'objet de tous les trafics. Randgold Resources, une
société sud-africaine, vient de lancer la construction d'une des plus grandes mines
d'or d'Afrique dans la même région.23

Voici une liste des ressources minières par province :

 Diamant : Kasaï Oriental, Kasaï Occidental, Bandundu, Équateur,


Province Orientale.
 Or : Province Orientale, Maniema, Katanga, Bas-Congo, Nord-Kivu,
Sud-Kivu, Équateur.
 Cuivre : Katanga.
 Étain : Katanga, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema.
 Colombo tantalite (coltan) : Nord-Kivu, Sud-Kivu, Katanga,
Maniema.
 Bauxite : Bas-Congo.
 Fer : Banalia, Katanga, Luebo, Kasaï-Oriental.
 Manganèse : Katanga, Bas-Congo.
 Charbon : Katanga.
 Pétrole : Bassin côtier de Moanda (en exploitation), la Cuvette
Centrale, Ituri, Bandundu (indices)
 Gaz méthane : Lac Kivu
 Schistes bitumeux : Mvuzi (dans le Bas-Congo)
 Cobalt : Katanga. Avec une production annuelle d'environ
90 000 tonnes (2019), la RDC représente plus de la moitié de la
production mondiale de cobalt.24

23
Geo n° 403 de septembre 2012 p. 90.
24
ANDRE, T., Un géant minier entame un bras de fer au Congo pour redresser le cours du cobalt, Ouest-France,
2019.
29

Le pays ne compte pas seulement une industrie minière, les grandes villes
comptent aussi des industries alimentaires, textile, chimique, de montage
(chanimetal) et des chantiers navals. Mais elle ne compte aucune industrie de
pointe25. L’industrie des télécommunications sans fil était d’abord sous
le monopole de la compagnie Télécel. Depuis la libéralisation, elle se partage entre
des sociétés comme Starcel Congo, Vodacom, Bharti Airtel, Orange, Sogetel,
Supercell. Standard Telecom, Africell, etc.

II.5.1. Pauvreté et inégalités


La république démocratique du Congo est l’un des pays les plus pauvres du
monde, une grande partie de sa population vit en dessous du seuil de pauvreté et fait
face à des inégalités très marquées malgré ses multiples et diverses richesses.

Cette situation s'explique surtout par les différents conflits aux effets
dévastateurs qu'a connus le pays, qui reste dépendant de l'aide internationale.
L'indice de développement humain de la république démocratique du Congo est
extrêmement bas, et il a été classé en 2021 au 179e rang mondial (sur 191) par
le Programme des Nations unies pour le développement entre le Liberia et
l'Afghanistan. Il était de 0,386 en 1990 et a atteint 0,479 en 2021.

Les violations des droits de l'homme, – résultat des conflits armés – en


particulier des enfants et des femmes, ont eu des répercussions très profondes au sein
des populations. Ainsi, en 2002, 80 % de la population vivait en dessous du seuil de
pauvreté fixé à 2 $ par jour et, en 2013, c'est 87,7 % de la population qui vit en
dessous du seuil de pauvreté fixé à 1,25 $ par jour. Près de 44 % des femmes et
environ 22 % des hommes n’ont aucun revenu. Les disparités régionales sont très
fortes : les populations de l’Est du pays vivaient en moyenne avec 32 dollars par an
et par habitant alors que celles du Sud disposaient de 138 dollars et celles de la
province de Kinshasa de 323 dollars - dix fois plus qu’à l’est. La pauvreté se
manifeste aussi par la malnutrition qui touche entre 30 et 50 % des femmes et des
enfants. Au total, 16 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire.
Cette situation a engendré la formation de nombreux groupes vulnérables (réfugiés,
orphelins, enfants déscolarisés ou enfants soldats) qui manquent de soins et de
nourriture.

25
Le Point du 21 juillet 2011 n. 2027 « République démocratique du Congo, le jour d'après », p. 2.
30

En 2018, à la fin du dernier mandat du président Joseph Kabila, le Congo


est classé 179e pays sur 189 sur l'indice de développement humain.

II.6. ÉDUCATION ET RECHERCHE


Le taux de scolarisation a fortement progressé depuis la fin de la guerre
civile en 2002. Le nombre d'enfants inscrits dans les écoles primaires est passé de
5,5 millions en 2002 à 16,8 millions en 2018, et celui des enfants et adolescents
inscrits dans les écoles secondaires est passé de 2,8 millions en 2007 à 4,6 millions
en 2015 d'après l'UNESCO.

En 2014, d'après une enquête EDS menée sur tout le territoire national,
82,4 % des enfants âgés de 6 à 11 ans fréquentaient effectivement l'école (83,4 %
pour les garçons, 80,6 % pour les filles). Le programme national prévoyait l’école
universelle à l’horizon 2015.

D'après la même enquête EDS de 2014, le taux d’analphabétisme de la


population âgée de 15 à 49 ans était de 24,1 % (11,9 % pour les hommes ; 36,2 %
pour les femmes), en forte chute ces dernières années : si le taux d'analphabétisme
des 25-49 ans est de 28,5 %, il tombe à 17,6 % pour les 15-24 ans.

La recherche scientifique et technologique est menée tantôt sous la direction


du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et tantôt
sous la direction du ministère de la Recherche scientifique et technologique.

II.7. DÉMOGRAPHIE
La république démocratique du Congo compte environ 112 millions
d'habitants en 2023. La densité de population est comparable à la moyenne africaine.
La population se concentre sur les plateaux, dans la savane près des fleuves et des
lacs ; le nord et le centre du pays, domaine de la jungle, sont quasiment vides.
L'exode rural a gonflé les villes. Les plus grandes agglomérations
sont Kinshasa, Lubumbashi, Mbujimayi, Kananga, Kisangani, Bukavu.

La population est caractérisée par sa grande jeunesse, 60 % des habitants ont


moins de 20 ans, l'âge médian est de 17 ans. Durant la guerre interafricaine (1997-
2005), 5,4 millions de Congolais sont décédés, majoritairement de maladies
31

infectieuses dues à la malnutrition et à l'exode. C'est le conflit le plus meurtrier


depuis la Seconde Guerre mondiale.

Environ 40 000 enfants travaillent sans protection et dans des conditions


extrêmes de pénibilité dans le secteur informel des mines de cuivre et cobalt qui s'est
chaotiquement développé depuis les années 1990, au profit de revendeurs et de
compagnies privées (ex. : Chemaf, Somika, Rubamin, Volcano et notamment
le Groupe Bazano via un comptoir appartenant à un Libanais pour faire traiter ses
produits dans les usines Bazano de Likasi), sans respect du code minier ou du droit
international du travail.
Après les nombreuses guerres en son sein et chez ses voisins, la république
démocratique du Congo abritait environ 177 500 réfugiés et demandeurs d'asile à la
fin de 2007. Ceux-ci provenaient de l'Angola, du Rwanda, du Burundi, de
l'Ouganda et du Soudan.

II.7.1. Santé
De manière générale, les indicateurs sociaux ont des niveaux préoccupants :
le taux de mortalité infantile est passé de 12,4 % en 1990 à 11,2 % en 2011, le taux
de mortalité maternelle de 800 décès pour 100 000 naissances vivantes en 1990 à
2 000 décès pour 100 000 naissances actuellement, l’espérance de vie est passée de
45,7 ans en 2000 à 48,7 ans 2013 à 61 ans en 2020 contre une moyenne africaine de
55 ans, l’accès aux services de santé de base est inférieur à 26 pour cent, près des 3/4
de la population vit en dessous du seuil de pauvreté multidimensionnel.
Le paludisme fait des ravages en RDC.

De plus, des maladies autrefois éradiquées comme la trypanosomiase, la


lèpre et la peste ont resurgi, et la pandémie du VIH/sida touche 3 % de la population
entre 15 et 49 ans. Le chiffre pourrait s’élever à 20-22 pour cent dans les provinces
orientales où il y a encore quelques troubles. Selon les dernières estimations, environ
750 000 enfants ont perdu au moins un de leurs parents en raison de la maladie26.

26
Perspectives économiques en Afrique, RDC 2005.
32

CHAPITRE TROISIEME : LA HAUSSE DU DOLLAR AMERICAIN ET SON


IMPACT SUR LES ACTIVITES ECONOMIQUES

Depuis le début de l'année 2023, le dollar américain a commis une hausse,


selon les données officielles et les cambistes, frappant le plus durement les plus
démunis. Récemment, deux mille francs congolais s'échangeaient encore à un dollar.
Selon les derniers chiffres de la banque centrale, le taux est passé à plus de 2.320
francs pour un dollar.

Debout dans la boue d'un marché de la capitale Kinshasa, Bibiche Musabili


déclare une botte de feuilles des patates douces, un aliment de base local utilisé dans
les ragoûts, appelé "Matembele". Avant, nous achetions ce bouquet de légumes à 500
francs congolais (0,25 dollar), déclare la ménagère. Aujourd'hui c'est devenu 3.000
francs (1,5 dollar)27.

Dans ce chapitre, nous analyserons les facteurs qui influencent la hausse du


dollar, cette hausse est un des phénomènes économiques le plus vaste et le plus
complexe à élucider, elle constitue une préoccupation majeure des autorités tant
politiques que monétaires pour lutter contre la volatilité de l'unité monétaire.

Il y’a plusieurs causes qui favorisent la hausse du dollar, ainsi nous allons
décrypter quelques facteurs, qui favorisent cette hausse et ses effets sur les activités
économiques.

27
BIBICHE, M., Mère de famille à Kinshasa, image de la RTNC du 03 Avril 2023.
33

III.1. FACTEURS ÉCONOMIQUES


III.1.1. Import-Export
La RDC importe de nombreux biens et services, notamment des produits
alimentaires, des équipements électroniques et des fournitures médicales qu’elle
exporte. Les importateurs ont souvent besoin de dollars américains pour acheter ces
produits à l'étranger, ce qui peut entraîner une demande élevée de dollars et une
augmentation de sa valeur par rapport à la monnaie locale. Malheureusement, les
données pour 2022 ne sont pas encore disponibles, sinon on analyserait aussi ces
données.

Cependant, voici les valeurs des import-export de biens et services en RDC


et en millier des dollars américains :

IMPORTATION EXPORTATION
ANNÉE
VALEUR % VALEUR %
2018 14972,7 25,80338 11966,8 19,57781
2019 12942,7 22,30496 13183,5 21,56834
2020 11865,3 20,44821 13788,7 22,55845
2021 18245,4 31,44343 22185,3 36,2953
2022 - -
Source : Banque Centrale du Congo

IMPORTATION VALEUR EXPORTATION VALEUR


25000

20000

15000

10000

5000

0
2018 2019 2020 2021
34

Ces chiffres d’import-export montrent une augmentation significative des


exportations des biens et services en RDC de 2018 à 2019, suivie d'une baisse
d’importation en 2020 due à la pandémie de COVID-19, avant une reprise en 2021.

N.B : Même si les exportations de biens et services semblent supérieures aux


importations en RDC, la hausse du dollar américain est causée par la demande élevée
de dollars pour les transactions commerciales et les investissements étrangers, les
fluctuations du marché mondial, les politiques économiques de la Banque centrale et
les facteurs géopolitiques.

Par exemple, la RDC dépend fortement des exportations de matières


premières telles que le cuivre et le cobalt, qui sont souvent vendues en dollars
américains sur les marchés internationaux. Les fluctuations des prix de ces matières
premières peuvent affecter la demande de dollars américains en RDC, ce qui peut
entraîner une hausse de sa valeur par rapport à la monnaie locale.

De plus, la RDC importe de nombreux biens et services, notamment des


produits alimentaires, des équipements électroniques et des fournitures médicales,
qui nécessitent souvent des paiements en dollars américains. Si la demande de
dollars pour ces importations est élevée, cela peut également contribuer à la hausse
de sa valeur en RDC.

III. 2. FACTEURS POLITIQUES


III.2.1 L’instabilité politique
Il est quasiment impossible de trouver dans le monde un pays qui soit
économiquement fort alors qu'il est politiquement instable car, naturellement
l'instabilité politique dans un pays est directement proportionnelle à l'instabilité
économique.

Depuis son accession à l'indépendance, la RDC n'a cessé d'évoluer dans un


environnement des crises politiques. Certaines de ces crises ont été armées telles que
les guerres qui ont couvertes la période post indépendante. Loin de nous l'idée de
retracer l'histoire politique de la RDC, mais parlant des crises politiques majeures,
nous pouvons citer à cet effet :
35

 La période de 1960 à 1967 caractérisée par la sécession Katangaise. Les


différentes rebellions muleliste, la révolte des mercenaires blancs à
Kisangani et à Bukavu.
 Les deux guerres de Shaba en 1977 (80 jour à Kolwezi) et en 1978(6 jour
à Moba).
 Les guerres qualifiées d'agressions, imposées par les mouvements
politico militaires de 1996.28

III.2.1 Les guerres


Les guerres ont fait de la RDC un milieu d'instabilité politique, économique
et sociale; ainsi nous pourrions dire que l'appareil productif de la RDC n'a pas
échappé aux impératifs de ces différentes guerres car on dit: «sous le crépissement
des balles, personnes ne peut travailler ». Malgré le moment d'accalmie entre ces
différentes guerres, la RDC est devenue un pays au sein de quel les investisseurs
bénéficient de très peu de garantir en évoquant le risque de perte des capitaux à cause
de cette instabilité.

La stabilité monétaire est fonction d'un environnement politique stable


comme on peut évoquer le cas de la réforme monétaire de 1967 qui bénéficia d'un
environnement politique stable, aussi cette époque du début du courant monopartite,
était considérée comme celle qui a fait un consensus autour d'un pouvoir fort,
impliquant ainsi le soutient du peuple29.

III.2.1.1. Kivu de l’Est


Le Fonds monétaire international a indiqué en février que la RDC avait
augmenté ses dépenses en 2022, pour combattre les rebelles du M23 qui se sont
emparés de vastes pans de territoire dans l'Est du pays, mais aussi pour payer des
arriérés de salaires dans la fonction publique. L'augmentation des dépenses fin 2022
a provoqué un afflux de francs congolais sur le marché et une forte demande de
dollars américains, analyse un économiste, qui préfère rester anonyme.

28
Idem
29
MUHINDO, K., Mémoire, La problématique de la dépréciation des Francs Congolais par rapport au dollar
américain sur le marché des biens et services, Unilu, 2005 -2006, p.56.
36

La RDC, immense pays d'Afrique centrale, a l'une des économies les plus
dollarisées au monde, héritage de l'inflation galopante à l'époque du dictateur
Mobutu Sese Seko (1965-1997). Actuellement cette économiste explique lui aussi
que le surplus de dépenses du gouvernement correspond à des importations
probablement liées au conflit dans l'Est ainsi qu'au paiement d'arriérés de salaires
effectués en francs congolais, ces paiements ont provoqué une ruée de personnes
cherchant à échanger leur argent local contre des USD. "Les banques n'étaient pas
capables de fournir assez de dollars américains, d'où la dépréciation". Cela a entraîné
une pénurie de dollars, des difficultés pour répondre aux besoins des personnes.

III.2.1.2. La guerre Russo-Ukrainienne


Après plus de 90 jours de conflit armé entre la Russie et l’Ukraine, il s’est
avéré nécessaire pour l’Institut National de la Statistique d’analyser l’évolution des
échanges commerciaux de la RDC avec ces deux belligérants et fournir des
informations nécessaires pour la prise des mesures anticipatives face aux risques
économiques de cette guerre.

En effet, l’étude vient de nous prouver que la Russie et l’Ukraine sont des
partenaires stratégiques dans les échanges des marchandises avec la RDC. Plusieurs
produits stratégiques sont importés de ces pays, notamment le blé, les soufres, les
machines et appareils pour le travail du caoutchouc, les viandes et abats comestibles,
frais, réfrigérés ou congelés. En ce qui concerne le blé, il sied de souligner que
82,1% des importations en valeur (288 milliards de CDF) viennent de la Russie et
cela dénote le degré de dépendance de la RDC envers la Russie pour ce produit.

Ainsi, la guerre pourrait perturber les chaînes d’approvisionnements des


produits fournis en RDC par ces Pays, mais aussi elle entrainerait la hausse des coûts
à l’importation et par conséquent cela se traduirait par la hausse de prix de ces
produits et leurs produits dérivés sur le marché congolais30.

30
Impact de la guerre russo-ukrainienne sur l’économie congolaise, Échanges commerciaux entre la RDC, la
Russie et l’Ukraine. Note spéciale n° 01, mai 2022.
37

II.3. IMPACT DE LA HAUSSE DU DOLLAR AMERICAIN SUR LES


ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES
La hausse du dollar américain peut avoir un impact négativement
significatif sur les activités économiques en RDC. Voici quelques exemples
d'impact :

1. La dépréciation du franc congolais


La dépréciation du franc congolais par rapport au dollar américain, car il
encré sur le dollar, renchérit le coût des importations et accentue l’inflation
intérieure.

2. Le coût des importations


La hausse du dollar américain peut entraîner une augmentation des coûts des
importations en RDC, car les importateurs doivent payer plus de monnaie locale pour
acheter des dollars américains. Cela peut avoir un impact sur le prix des biens
importés, ce qui peut affecter la consommation des ménages et la compétitivité des
entreprises.

3. Les dettes extérieures


La RDC a une dette extérieure importante libellée en dollars américains,
une hausse de la valeur du dollar peut augmenter le fardeau de la dette, car la RDC
doit rembourser plus de sa monnaie locale pour rembourser sa dette.

4. Les investissements étrangers


Une hausse du dollar américain peut rendre les investissements étrangers en
RDC plus coûteux, car les investisseurs doivent acheter des dollars américains pour
investir en RDC. Cela peut affecter le flux d'investissements étrangers dans
l'économie congolaise.

5. La compétitivité des exportations


Si la hausse du dollar américain est due à une augmentation de la demande
pour les exportations de la RDC, cela peut être bénéfique pour les entreprises
exportatrices. Cependant, si la hausse est due à d'autres facteurs tels que la demande
élevée de dollars américains pour les importations, cela peut réduire la compétitivité
des exportations congolaises sur les marchés internationaux.

6. L’inflation
38

Si la hausse du dollar américain entraîne une augmentation des coûts de


production des entreprises, cela peut se traduire par une augmentation des prix des
biens et services produits localement en RDC. Si cette augmentation des prix est
supérieure à l'augmentation des revenus des ménages, cela peut diminuer leur
pouvoir d'achat.

Cependant, en général, une forte volatilité du taux de change peut rendre


difficile la planification à long terme pour les entreprises et les investisseurs, ce qui
peut affecter la croissance économique du pays.

CONCLUSION

Le présent travail, portant sur « La hausse du dollar américain et son impact


sur les activités économiques en RDC, il a été question pour nous d’identifier les
facteurs majeurs qui favorisent la hausse du dollar américain et l’impact de cette
hausse sur les activités économiques.

Au regard de l'évolution de l’économie congolaise aujourd'hui, les guerres,


les conflits, les import-export et la politique contribuer à la hausse du dollar
américain en RDC, en plus des facteurs externes tels que les taux d'intérêt, la
croissance économique et la politique monétaire de la Fed.

Les principaux impacts négatifs de la hausse du dollar américain sur les


activités économiques en RDC ; globalement, la hausse du dollar pèse sur la
croissance, le commerce extérieur, l'inflation et les finances de la République
Démocratique du Congo.

Ainsi, les autorités congolaises peuvent prendre certaines mesures pour


atténuer l'impact de la hausse du dollar américain et même le baisser en :

 Diversification des réserves de change : La RDC peut envisager de


diversifier ses réserves de change en incluant d'autres devises, telles
39

que l'euro ou le yuan chinois, pour réduire sa dépendance vis-à-vis du


dollar américain ;
 Promotion des exportations : La promotion des exportations de la
RDC peut contribuer à augmenter les recettes en devises étrangères,
ce qui peut réduire la demande pour le dollar américain et faire baisser
sa valeur ;
 Renforcement des politiques économiques : La mise en place de
politiques économiques solides et stables peut renforcer la confiance
des investisseurs dans la devise locale, ce qui peut réduire la demande
pour le dollar américain ;
 Développement de l'industrie locale : Le développement de l'industrie
manufacturière locale peut réduire la dépendance de la RDC aux
importations et augmenter la production locale, ce qui peut réduire la
demande pour le dollar américain ;
 Coordination régionale : la coordination régionale avec d'autres pays
de la région peut également contribuer à réduire la demande pour le
dollar américain et à renforcer les échanges commerciaux inter-
régionaux.

En outre, il est important de souligner que chaque critique peut être une
opportunité de progresser et d'améliorer notre compréhension du sujet.
40

BIBLIOGRAPHIE

I. Ouvrages

1. ANDRE, T. Un géant minier entame un bras de fer au Congo pour


redresser le cours du cobalt, ouest France, 2019.
2. ANTON, B., PIERRE, G. et VERONIQUE, K. L’après-dollar. (Analyse
et simultation du système multi divers), Economia 1986. Éd, FeniXX.
3. BENCHIMOL, J. et FOURCANTS, A. Money and risk in a DSGE
Framework, a Bayesian application to the eurozone, journal of
macroeconomie, vol 34.
4. BLAISE, S. N. La dépréciation du Franc Congolais. Effet d’hysterès.
Harmattan 2018. Paris 15005.
5. DRAGULASCU, A. et YAKOVENKO, V. M. Statistical mechanics of
money, Eur phys 2000. J.B 17.
6. IZABELLA, H. Création monétaire (la tour de Marie dévoilé), paris
2017.
7. JEAN, B. Réponse au paradoxe de malestroict touchant (l’enrichissement
de toutes choses et le moyen d’y remédier 1578.
41

II. Notes de cours et articles


1. AIME, T. TFC Incidence de la dépréciation du Franc Congolais par
rapport au dollar Américain sur la consommation des ménages de
Kisangani. G3 Economie, Unikis. 2010-2011.
2. AMURI, N. A. Notes de cours des Méthodes de Recherche Scientifique
G2 économie. Unili, 2021-2022.
3. CLAUDE, K., Cours d’Economie Monétaire Générale, G3 Économie,
Unili 2022 – 2023.
4. MUHINDO, K. Mémoire, La problématique de la dépréciation des
Francs Congolais par rapport au dollar Américain sur le marché des biens
et services. UNILU. 2005-2006.

III. Revues
1. ABC de l’économie, banque de France, l’éco en bref.
2. Annuaire statistique, RDC, 2020.
3. Dictionnaire des sciences économiques
4. Geo n° 403 de septembre 2012.
5. Impact de la guerre russo-ukrainienne, N. Spatial n°01. Mai 2022.
6. Le point du 21 juillet 2011 « RDC, le jour d’après ».
7. Nicolas, C., Monete Cundende Ration
8. Perspective économique en Afrique. 2005.
9. Rapport annuel, BCC, 2018-2022.
10. République Démocratique du Congo, faune et flore.
11. République Démocratique du Congo, sur Universalis.

IV. Sites internet


1. http : //www.fr.wikipedia.org/wiki/inflation
2. http : // www.fr.wikipedia.org/wiki/monnaie dépréciation du taux de
change.
3. http : // www.fr.deskeco.com
4. http: // www.fr.zoomeco.com
5. http : // www.financepourtous.com

V. Interview
42

1. BIBICHE, M., Mère de famille et Vendeuse à Kinshasa, vidéo de la


RTNC du 03 Avril 2023.

TABLE DES MATIERES


ÉPIGRAPHE............................................................................................................................I
DEDICACE.............................................................................................................................II
AVANT PROPOS.................................................................................................................III
INTRODUCTION...................................................................................................................1
1. PRESENTATION DU SUJET.......................................................................................1
2. LA REVUE DE LITTERATURE..................................................................................2
2.1. La Revue de littérature théorique.........................................................................2
2.2. La revue de littérature empirique.........................................................................3
3. PROBLEMATIQUE.......................................................................................................4
4. HYPOTHESES................................................................................................................5
5. METHODES ET TECHNIQUES DE TRAVAIL........................................................6
5.1. Méthodes de travail.................................................................................................6
5.2. Techniques de travail..............................................................................................6
6. CHOIX ET INTÉRÊT DU SUJET................................................................................7
6.1. Choix du sujet..........................................................................................................7
7. OBJECTIFS DU TRAVAIL..........................................................................................7
7.1. Objectif global.........................................................................................................7
43

7.2. Objectif spécifique...................................................................................................7


8. DÉLIMITATION SPATIO-TEMPORELLE..............................................................7
8.1. Sur le plan spatial....................................................................................................7
8.2. Sur le plan temporel................................................................................................8
9. SUBDIVISION DU TRAVAIL......................................................................................8
CHAPITRE PREMIER : CONSIDERATION THÉORIQUE...........................................9
I.1. DEFINITION DES CONCEPTS....................................................................................9
I.1.1 La monnaie..................................................................................................................9
I.1.2. Le taux de change......................................................................................................9
I.1.3. La dépréciation........................................................................................................10
I.1.4. L’inflation.................................................................................................................10
I.2. NOTION SUR LA MONNAIE......................................................................................12
I.2.1. Définition..................................................................................................................12
I.2.2. L’origine de la monnaie..........................................................................................13
I.2.3. Les fonctions de la monnaie....................................................................................14
I.2.4. Les formes de la monnaie........................................................................................15
I.2.4. La politique monétaire............................................................................................15
I.2.5. Le marché monétaire...............................................................................................16
I.2.6. Les théories économiques........................................................................................16
CHAPITRE DEUXIEME : CHAMP D’INVESTIGATION............................................19
II.1. PRESENTATION DE LA RDC..................................................................................19
II.2. GEOGRAPHIE.............................................................................................................20
II.2.1. Relief........................................................................................................................20
II.2.2. Hydrologie...............................................................................................................21
II.2.3. Climat......................................................................................................................22
II.2.4. Faune et flore..........................................................................................................22
II.3. HISTOIRE DE LA RDC..............................................................................................24
II.4. POLITIQUE ET ADMINISTRATION DE LA RDC...............................................25
II.4.1 Administration........................................................................................................25
II.4.2 Politique de la RDC.................................................................................................26
II.5. ECONOMIE DE LA RDC...........................................................................................26
II.5.1. Pauvreté et inégalités.............................................................................................29
II.6. ÉDUCATION ET RECHERCHE...............................................................................29
II.7. DÉMOGRAPHIE..........................................................................................................30
II.7.1. Santé....................................................................................................................31
CHAPITRE III : LA HAUSSE DU DOLLAR AMERICAIN ET SON IMPACT SUR
LES ACTIVITES ECONOMIQUES..................................................................................32
III.1. FACTEURS ÉCONOMIQUES..................................................................................32
44

III.1.1. Import-export…………………………………………………….…………..…32
III. 2. FACTEURS POLITIQUES.......................................................................................34
III.2.1 L’instabilité politique............................................................................................34
II.3. IMPACT DE LA HAUSSE DU DOLLAR AMERICAIN SUR LES ACTIVITÉS
ÉCONOMIQUES..............................................................................................................36
CONCLUSION......................................................................................................................38
BIBLIOGRAPHIE................................................................................................................40
TABLE DES MATIERES....................................................................................................42

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