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Al Regards Sur Éco RDC 2015 2018

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République démocratique du Congo

Regards sur l’économie de 2015 à 2018

Alexandre Nshue M. Mokime


Juin 2019

0. Introduction

Après avoir connu une des périodes les plus sombres de son histoire, soit la période allant de 1990 à
2001 marquée par une baisse du PIB, une hausse vertigineuse des prix intérieurs, une dépréciation
monétaire prononcée et une crise d’endettement, l’économie congolaise a renoué avec la croissance en
2002 et a consolidé ses performances au fil des années jusqu’à atteindre un taux de croissance de 9,5 %
en 2014. Durant cette période de reprise, l’économie congolaise a pu surmonter les affres de la crise
financière de 2007/2008 et garder son élan de progrès jusqu’en 2015.

Les avancées enregistrées par la République démocratique du Congo (RDC) de 2002 à 2015 procèdent
de la conjugaison de plusieurs facteurs, notamment la normalisation de la situation politico-sécuritaire,
l’amélioration de l’architecture institutionnelle, la mise en œuvre d’un ensemble de réformes
courageuses, l’accroissement soutenu du taux d’investissement (aussi bien dans le secteur public que
dans le secteur privé) et le bon comportement de l’économie mondiale (avec comme conséquences un
élargissement des débouchés et une bonne tenue des cours des matières premières).

Après près de 13 années de progrès économiques, la RDC a connu un ralentissement inquiétant de sa


croissance entre 2015 et 2016 ; celle-ci est passée de 6,9 à 2,8 %, soit un repli de 4,1 points en une année.
Cette contreperformance qui était justifiée par la baisse des cours des matières premières (suite à un
essoufflement de la croissance économique mondiale, essentiellement impulsée par les pays émergents
d’Asie) et une détérioration de la situation politico-institutionnelle et sécuritaire du pays a ouvert la
porte à une période de crise persistante qui demande à être bien comprise pour mieux penser l’avenir.

Pour ce faire, le présent papier se propose de projeter un ensemble de regards sur la marche de
l’économie de la RDC durant la période 2015 – 2018. Il rend compte des manifestations et effets de la
crise qui a démarré en fin 2015 – début 2016 et qui s’est durcie en 2016 – 2017 avant qu’une reprise timide
et fragile ne soit amorcée au second semestre 2017 – premier semestre 2018. L’analyse accorde une
attention particulière à l’influence du contexte politico-institutionnel et sécuritaire du pays sur le
fonctionnement de l’économie et la conduite des politiques publiques.

1. Fragilité du contexte politico-institutionnel et sécuritaire

La République démocratique du Congo (RDC) se trouve confrontée, depuis 2015 – 2016, à une situation
politico-institutionnelle et sécuritaire préoccupante qui affecte le fonctionnement de son économie
ainsi que les conditions de vie de sa population. Illustrée par (i) des divergences de vues entre acteurs
politiques sur l’organisation des élections, (ii) l’instabilité de certaines institutions publiques (aux
niveaux central et provincial), et (iii) des scènes de violence dont certaines ont débouché sur
d’importantes destructions et crises humanitaires, cette instabilité politico-institutionnelle et sécuritaire
a porté atteinte à la conduite des politiques publiques, à la croissance de l’économie, à la stabilité
macroéconomique et à l’accès aux services sociaux de base.

1
En effet, le retard pris dans l’organisation des élections générales (initialement prévues à fin 2016) a
suscité des vives tensions politiques, lesquelles ont conduit à quelques scènes de violence. Pour
décrisper la crise politique, garantir la paix et définir un cadre transitoire de gestion du pays jusqu’à la
tenue des élections, deux dialogues ont été ainsi organisés en 2016. Il s’en est suivi la mise en place – au
cours d’une même année (2017) – de deux gouvernements dirigés par un Premier ministre issu de
l’opposition comme prévu par les accords mais avec comme corollaire, une instabilité institutionnelle
qui n’a pas bénéficié à la conduite et à la continuité des politiques publiques en général, et des politiques
économiques en particulier.

Entre 2015 et 2017/2018, l’agenda politique a focalisé l’attention du gouvernement sur l’organisation des
élections et des opérations sécuritaires au détriment de la poursuite des réformes en matière de
gouvernance politico-administrative (processus de décentralisation et réforme de l’administration
publique), de gestion des finances publiques et de mise en œuvre des politiques économiques,
financières et sociales. Par ailleurs, le budget consacré aux élections (1,4 milliard USD contre ± 600
millions USD pour les élections de 2011) et à la mise en place des nouvelles institutions publiques a, dans
un contexte de repli de l’activité économique et de resserrement de l’espace fiscal, évincé les dépenses
en capital de l’Etat ainsi que ses dépenses sociales.

Tableau 1. Taille et durée de vie du gouvernement central : 2012 – 2017/18


Equipe Nombre de membres Durée de vie Observation
Gouvernement Matata 1 36 2 ans Gouvernement issu des élections de 2011
Gouvernement Matata 2 42 1 an 2 mois Gouvernement issu des concertations
nationales d’octobre 2013
Gouvernement Matata 2 réaménagé 47 1 an Départ de quelques membres de la
Majorité présidentielle
Gouvernement Badibanga 67 4 mois et demi Gouvernement issu de l’accord de la cité
de l’OUA
Gouvernement Tshibala 70 1 an et 2 mois Gouvernement issu de l’accord de la Saint
Sylvestre
Source : Unicef, 2018.

Le gouvernement a lancé en 2015, l’élaboration du Plan national stratégique de développement (PNSD)


afin de se doter d’un cadre programmatique à moyen et long terme devant fédérer la conduite des
politiques publiques et sous-tendre les stratégies de développement économique, humain et social (en
ligne avec les objectifs de développement durable : ODD et la vision 2063 de l’Union africaine) dans le
pays mais à cause de la fréquence avec laquelle l’équipe gouvernementale a changé entre 2016 et 2017,
ce plan de développement demeure non finalisé. Ce qui ne permet pas à plusieurs partenaires extérieurs
d’élaborer leurs cadres d’intervention en RDC, sous peur de ne pas respecter le principe de l’alignement
de l’aide sur la stratégie nationale de développement.

Cette instabilité institutionnelle a également eu une incidence sur l’élaboration et l’exécution du budget
de l’Etat. Pendant les 8 premiers mois de l’année 2017, le gouvernement a fonctionné avec des crédits
provisoires en raison de la non-adoption du projet de budget préparé par le gouvernement sortant
(Gouvernement Matata) à la session parlementaire d’octobre 2016. Le taux de change ainsi appliqué
pour l’exécution des dépenses publiques en 2017 était celui du budget de l’année précédente (1200
CDF/USD) alors que la réalité du marché était tout autre (1550 CDF/USD en moyenne), conduisant ainsi
à une perte de pouvoir d’achat pour certains acteurs ou agents économiques.

S’agissant du processus de décentralisation qui a été lancé avec l’adoption de la nouvelle constitution
du pays en 2006, après quelques avancées (installation de nouvelles autorités provinciales et nouveau
découpage territorial), il a connu un ralentissement considérable ces dernières années à cause de la
fragilité de la situation politico-institutionnelle et sécuritaire du pays. L’approche progressive qui a été
retenue pour le transfert de certaines compétences du gouvernement central aux autorités provinciales

2
piétine faute de moyens et de compétences techniques pour certaines matières. Compte tenu des
contraintes qui pèsent sur leurs budgets, notamment le non-transfert de l’intégralité des 40 % des
recettes perçues par les régies financières nationales, certaines provinces ne peuvent pas reprendre
certaines charges du gouvernement central sous peine de s’essouffler à mi-parcours.

La lenteur qu’accuse le processus de décentralisation a une incidence sur la conduite, la portée et


l’efficacité des politiques publiques en général et des politiques économiques et sociales en particulier,
surtout dans l’arrière-pays où les conditions de vie sont de loin moins bonnes que dans les grandes villes
et les agglomérations. Certaines actions qui devaient être menées au niveau provincial ou local ont du
mal à se réaliser car les autorités officiellement compétentes ne disposent pas des moyens financiers et
techniques conséquents pour agir. Pourtant, la décentralisation a été initiée dans le but d’établir un
rapprochement entre les gouvernants et les gouvernés et permettre à ces derniers de tirer parti des
programmes du gouvernement. La réforme de l’administration publique qui constitue un élément-clé
du processus connait également une perte de vitesse ces dernières années.

Le découpage territorial opéré en 2015 a fait passer le nombre de provinces du pays de 11 à 26. Il en a
résulté la nécessité de mettre en place de nouvelles administrations pour les provinces additionnelles
mais les ressources humaines et financières posent problème. Alors que l’espace fiscal national se
rétrécit à la suite de la baisse des cours des matières premières et de la faible collecte des recettes
internes dans un contexte politico-sécuritaire relativement fragile, les nouvelles provinces demandent
des bâtiments, des équipements et un personnel administratif qualifié pour faire fonctionner
correctement les institutions provinciales (gouvernement et assemblée). Malgré les efforts déployés
par le gouvernement central et certains partenaires extérieurs, plusieurs provinces n’arrivent pas à
fonctionner normalement, ce qui affecte la qualité des biens et services publics offerts aux administrés.

Au plan sécuritaire, la situation a été préoccupante ces trois dernières années à cause des troubles et
conflits enregistrés, particulièrement les manifestations organisées par l’opposition et l’Eglise
catholique (Cenco), les conflits dans le Kasaï et l’apparition de nouveaux mouvements rebelles dans la
partie Est du pays avec des conséquences sur la quiétude sociale, la sécurité et l’activité économique.
Les conflits dans le Kasaï ont fait plusieurs victimes et ont conduit à des mouvements de la population
dont plus d’un million de déplacés internes et plus de 30 mille réfugiés en Angola. Ceci a eu une incidence
négative sur les recettes publiques et la structure des dépenses publiques, car les dépenses militaro-
sécuritaires ont eu à évincer d’autres postes dont les investissements et les dépenses sociales. L’aide
extérieure a connu une réallocation en faveur des interventions d’urgence et de l’assistance humanitaire
en la défaveur des exigences du développement socioéconomique.

2. Déclenchement de la crise en 2015 et sa consolidation en 2016

La fragilité de la situation politico-institutionnelle du pays [ponctuée par des contestations] et la


morosité de l’économie mondiale [marquée par un ralentissement de la croissance dans les pays
émergents, principaux importateurs des minerais congolais] ont fortement affecté l’économie
congolaise dont le taux de croissance est passé de 6,9 % en 2015 à 2,4 % en 2016. L’instabilité politique a
donné lieu à des villes mortes et à des marches qui se sont soldés par des scènes de violence et de
destruction des infrastructures économiques avec une incidence négative sur l’indice de confiance des
opérateurs économiques. Le resserrement des marchés mondiaux a conduit à une baisse des cours des
matières 1ères affectant ainsi les perspectives de développement des industries extractives qui
constituent le principal pilier de la croissance congolaise.

3
Figure 1. Croissance du PIB, inflation et déficit public : 2012 – 2016

14
11,45
12
9,5
10 8,2
7,2 6,9
8
6
4 2,7 2,4
1,07 0,7 1,03 0,8 0,8
2
0
-2 -0,5
-1,1
-4
-6
-5,2
-8
2012 2013 2014 2015 2016

Taux de croissance Taux d'inflation Déficit public (% PIB)

Source : Elaborée à partir des données de la BCC et de l’INS.

Avec une croissance démographique de 3,1 %, le ralentissement de l’activité économique a conduit à une
baisse du revenu par tête d’habitant de 0,7 % en 2016 ainsi qu’à une destruction de plusieurs postes de
travail dans les secteurs d’activité affichant des contreperformances et connaissant une baisse des
perspectives de profits, notamment les industries extractives dont la part dans la croissance est passée
de 1,3 % en 2015 à -0,1 % en 2016. Le ralentissement de la croissance a aussi entraîné un resserrement de
l’espace fiscal (17,0 à 11,9 % du PIB). Ce contexte a requis la mise en œuvre d’une politique
macroéconomique restrictive, mais malgré les efforts déployés, le déficit public a été de 5,2 % du PIB et
l’inflation de 11,45 % en 2016 (contre une cible de 4,2 %).

Au plan extérieur, la position du pays s’est détériorée en 2016, le déficit commercial s’est situé à 2,7 % du
PIB contre 0,7 % en 2015. C’est ce qui a justifié la baisse des réserves en devises (1.403,58 millions USD à
fin 2015 et 874 millions à fin 2016) et une dépréciation monétaire de plus ou moins 30 %. Le compte des
opérations en capital s’est détérioré à la suite de la baisse des investissements directs étrangers (4,5 %
du PIB contre 4,7 % en 2015) et des transferts au profit de l’État au titre des investissements publics. La
situation monétaire et financière du pays a été très préoccupante depuis 2016. De fortes spéculations
ont été entretenues sur le marché de change à cause de l’incertitude politico-institutionnelle persistante
et de l’effritement des réserves de change.

Figure 2. Inflation et taux de change : 2013 – 2016

14 1281 1400
12 1200
918 925,5 927,9
10 11,45 1000
8 800
6 600
4 400
0,9
2 200
1,2 1
0 0
2013 2014 2015 2016

Taux de change (CDF/USD) Inflation (%)

Source : Elaborée à partir des données de la BCC.

4
Le dérèglement du marché de change après 4 – 5 années de stabilité remarquable procède d’une
rupture brutale de l’équilibre entre l’offre et la demande comme l’indique le tableau 2 ci-dessous. L’offre
a baissé de fin mai 2015 à fin mai 2016 suite essentiellement à la baisse des cours des matières premières
avec une incidence sur les recettes extérieures et les recettes publiques : les avoirs en devise du système
(banque centrale et banques commerciales) sont passés de 1,9 à 1,025 milliard USD, soit une baisse de
46,3 % ; les réserves internationales ont baissé de 28,4 %, passant de 1651,9 à 1182,5 millions USD ; les
recettes en devise de la BCC ont affiché un recul de 68,3 %, passant de 331,51 à 105,03 millions USD.

Tableau 2. Offre et demande sur le marché de change : mai 2015 – mai 2016
Offre
Fin mai 2015 Fin mai 2016
Avoirs en devises (milliards USD) 1,9 1,025
Réserves internationales (milliards USD) 1,6 1,18
Recettes du budget en devises (millions USD) 331,51 105,03
Cours :
- Cuivre (USD/tonne) 6307 4635,5
- Pétrole (USD/baril) 66 49,01
Demande
Fin mai 2015 Fin mai 2016
Masse monétaire (milliards de CDF) 4226,7 4301,7
Recettes publiques (milliards de CDF) 1806,3 1464,2
Dépenses publiques (milliards de CDF) 1596,9 1597,05
Solde public (milliards de CDF) 209,39 -132,86
Source : Primature (2016).

Du côté de la demande des devises, il s’est observé une relative stabilité entre fin mai 2015 et fin mai
2016 compte tenu de la forte dépendance de l’économie congolaise vis-à-vis de l’extérieur. L’essentiel
des moyens de paiement de l’économie congolaise se transforme, dans un délai de plus ou moins 6
mois, en demande de devises au regard de la quantité des biens et services importés par le pays. Du
côté des finances publiques, un creusement du déficit public a été enregistré, ce qui a exercé une
pression sur la demande globale de l’économie et partant, sur les prix dont le taux de change.

Figure 3. Bilan ds COOPEC et IMF: 2013 - 2016 (millions USD)


280,2
300 258,2 248
229,9
200 IMF
COOPEC
100
Total
0 Variation (%)
2013 2014 2015 2016
-100
Source : Elaboré avec les données de la BCC

Suite au ralentissement général de l’activité économique, à la détérioration du cadre macroéconomique


et au resserrement des débouchés, l’activité financière s’est contractée en 2016 dans ses différents
segments. Ceci est attesté par la baisse du volume des opérations et l’accroissement du portefeuille des
impayés. Le bilan total des coopératives (COOPEC) et des institutions de microfinance (IMF) a diminué
de 32 millions USD en 2016 alors qu’elles sont le principal support du secteur des petites et moyennes
entreprises (PME) et accordent le plus de crédits aux ménages. La crise de maturité déclenchée dans le
secteur avec la chute des institutions comme la BIAC, la FIBANK, IMARA et MECRE conjuguée à la
dépréciation du CDF sur le marché, avait affecté les perspectives de collecte et d’allocation de l’épargne.

5
Cette crise économico-financière a affecté le bien-être collectif à travers les trois canaux ci-après : (i) le
niveau d’activité et le marché du travail : moins d’activités économiques, moins de revenus, moins
d’emplois, conditions d’emploi difficiles sinon plus strictes et moins avantageuses ; passage à l’informel
et au sous-emploi ; (ii) l’accès aux services financiers : moins d’accès au crédit, perte d’actifs et de valeur
des économies constituées, accès difficile aux avoirs financiers logés dans les institutions financières
malades ; (iii) la fourniture des services publics : moins d’investissements publics, moins de prestations
sociales au niveau national et provincial, plus de pressions du fisc, etc. Visuellement, les canaux de
transmission des effets de la crise peuvent être présentés comme suit.

Figure 4. Canaux de transmission des effets de la crise

Indice de confiance Secteurs productifs/institutions fin.


Situation politico-
Commerce
sécuritaire (particulièrement le secteur minier)

. Ralentissement des activités


. Pression sur les dépenses Destruction des emplois
. Resserrement espace fiscal
PIB
Finances publiques (Richesse nationale) Emplois
. Baisse dépenses sociales

Baisse de revenu
. Perte de pouvoir
Taux de change Qualité de
. d’achat
et Inflation vie des
. ménages et
enfants . Baisse des cours
Resserrement de débouchés

Morosité de
Réserves
Balance de paiements IDE, transferts de fonds l’économie mondiale
internationales

Source : Unicef.

3. Poursuite de la crise et légère reprise en 2017

Aux six premiers mois de l’année 2017, le climat des affaires en RDC est resté marqué par la prudence et
la méfiance dans l’attente du dénouement de la question des élections. Alors que le gouvernement
projetait une croissance de 4,9 % à fin 2017, de janvier à mars, les incertitudes causées par la crise
politique ont conforté la négativité de l’indice de confiance des entreprises [amorcée depuis décembre
2015]. Plusieurs investisseurs ont désengagé leurs fonds momentanément ; les investissements publics
ont aussi baissé du fait du rétrécissement de l’espace fiscal et de la pression des dépenses politico-
sécuritaires. Alors que le plan d’engagement budgétaire ne prévoyait pas des dépenses sécuritaires en
janvier et février 2017, celles-ci se sont respectivement élevées à 8514 et 13019 milliards de CDF contre
des dépenses en capital de 4794 et 4141 milliards de CDF.

Tableau 3. Baromètre de la conjoncture (indice de confiance) : 2014 – 2017


Moyenne 2014 Déc. 2015 Moy. 2015 Déc. 2016 Moy. 2016 Janv. 2017 Fév. 2017 Mars 2017
Baromètre 22 -2,7 9,8 -7,1 -3,4 -4,3 -4,7 -2,1
Avril 2017 Mai 2017 Juin 2017 Juil. 2017 Août 2017 Sept. 2017 Oct. 2017 Nov. 2017
Baromètre 4,8 -9,3 -3,8 -1,9 3,2 6,1 -4,6 -8,0
Source : BCC.

6
La détérioration du cadre macroéconomique s’est poursuivie en 2017. A fin avril, le taux d’inflation s’est
situé à 13,1 % en cumul et à 22,6 % en glissement annuel contre une cible de 7 %. Sa principale composante
a été la hausse des prix alimentaires dont la contribution était de 64 %. Pour sa part, le taux de change
s’est déprécié de plus de 20 % par rapport à son niveau de décembre 2016. La crise de maturité
déclenchée dans le secteur financier a persisté, attestée par l’accroissement du portefeuille des impayés
[estimé à 20 % pour le segment des PME à Kinshasa] et par l’incapacité des institutions financières
malades à répondre aux attentes des clients. Cette situation conjuguée à la contrefaçon des billets de
5000 CDF enregistrée en février 2017 a entretenu la méfiance vis-à-vis du système financier national et
même renforcé la dollarisation de l’économie.

Le contexte politique ayant prévalu en 2017 a eu une incidence négative sur la conduite des politiques
publiques, notamment à travers les pressions exercées sur les dépenses publiques et l’instabilité de
l’équipe gouvernementale qui n’a pas facilité l’élaboration et l’exécution du budget 2017 et n’a pas
permis de finaliser le Plan national stratégique de développement (PNSD) ainsi que le programme
national de protection sociale (PNPS). Le projet de budget 2017 laissé par le gouvernement Matata n’a
pas été examiné par le parlement ainsi que celui du gouvernement Badibanga. De janvier à juin 2017,
l’Etat a fonctionné avec des crédits provisoires, ce qui a consacré l’arbitraire dans la gestion des finances
publiques. Le taux de change appliqué par le secteur public était celui du budget 2016, soit 948 CDF/USD
alors que le taux du marché était de 1400 CDF, affectant ainsi le pouvoir d’achat de certains agents.

Figure 5. Indicateurs macroéconomiques: 2013 - 2017

60 353,70 54,7 400,00


346,20 341,60
303,00 350,00
50
300,00 Croissance du PIB (%)
258,66
40
250,00
30 200,00 Inflation (%)

150,00
20
11,46 Moyenne mensuelle des recettes
8,2 9,4 6,9 100,00
10 pub. (millions USD)
1,07 0,8 2,4 3,5 50,00
1,03
0 0,00
2013 2014 2015 2016 2017

Source : Elaboré à partir des données de la BCC

Après un repli notable au premier semestre 2017, l’activité économique a timidement amorcé une
reprise au second semestre débouchant ainsi sur une croissance annuelle de 3,5 % [contre 2,4 % en 2016
et 6,9 % en 2015]. Cette croissance économique a été essentiellement portée par le secteur minier sous
l’influence d’une remontée des cours du cuivre et du cobalt. En décembre 2017, la tonne de cuivre s’est
vendue à 7215 USD, soit son plus haut niveau depuis mi-2014 et celle de cobalt à 70.816,7 USD, soit une
hausse de 5,2 % par rapport à son niveau de novembre 2017 justifiée par la demande mondiale de
l’industrie automobile électrique. Cette embellie des cours avait permis également une amélioration du
compte courant ainsi qu’une reconstitution progressive des réserves de change. Celles-ci étaient de
858,7 millions USD en décembre 2017 (3,77 semaines d’imports) alors que de janvier à septembre 2017,
elles sont passées 845,44 à 660,42 millions USD (3,07 semaines d’imports). Toutefois, il s’est observé un
déséquilibre persistant sur le marché de change tout au long de l’année, mais la demande a affiché une
tendance baissière au second semestre 2017 avec comme corolaire un ralentissement d la dépréciation.

7
Figure 6. Inflation, taux de change et réserves internationales : 2015 – 2017
2000
1650
1403,5
1281 1500
927,9 874 858 1000

500
1 11,45 54,7
0
2015 2016 2017

Taux de change (CDF/USD) Réserves internationales (millions USD) Inflation (%)

Source : Elaboré à partir des données de la BCC

La gestion des finances publiques a été très serrée en 2017 à cause du ralentissement de la croissance et
de l’absence d’un budget. Le resserrement de l’espace fiscal, sous la pression des exigences politiques
et électorales, a conduit à une faible prise en charge des dépenses publiques, surtout les dépenses en
capital et sociales qui ont été exécuté à moins de 50 % des prévisions. Des arriérés de salaires ont été
accumulés. Comme l’indique le tableau 1, les dépenses en capital de l’Etat ont baissé de 2015 à 2017 et
sont essentiellement financées par l’extérieur. La part financée sur ressources propres a fortement
diminué passant de 460,4 à 230,1 milliards de CDF de 2015 à 2017, soit une réduction de moitié.

Tableau 4. Dépenses en capital : 2015 – 2017


En milliards de CDF 2015 2016 2017
Dépenses en capital 1746,3 1644,7 1530,7
PIB nominal 35.111,2 40.735,9 49.040,3
Dépenses en capital : % du PIB 4,97 4,04 3,12
Dépenses en capital sur ressources propres 460,4 205,3 230,1
Recettes du Trésor public 4.440,4 3.633,2 4.550,2
Dépenses en capital : % des recettes du Trésor 10,37 5,65 5,06
Source : BCC

L’ajustement budgétaire envisagé par le gouvernement consistait à opérer des coupes sombres avec
comme conséquence un affaiblissement des canaux de transmission des effets des dépenses publiques
sur l’activité économique et sur le bien-être social. En cumul annuel, les opérations financières de l’Etat
se sont soldées avec un excédent apparent de 50,8 milliards de CDF car la dette publique intérieure a
fortement progressé à cause du cumul des arriérés budgétaires, du recours aux avances de la banque
centrale (en violation des dispositions légales) et du non-paiement de la TVA remboursable.

Figure 7. Décomposition de l’inflation par rubrique: 2015 - 2017


80
68,32
70 64,25
60 55,13
50
40
30 25,48 24,84
16,7 15,07
20 11,92
10 4,96 6,38 4,96
1,24 0 0,75 0
0
2015 2016 2017

Prod. alimentaires Transports Energie Education Autres

Source : BCC.

8
Sur le marché des biens et services, les prix ont fortement grimpé durant l’année 2017, particulièrement
au premier semestre et ont donné ainsi lieu à une inflation à fin période de 54,7 %. Cette expansion des
prix qui s’est plus illustrée pour par la catégorie des produits alimentaires (55,13 % de hausse du niveau
général des prix), s’explique essentiellement par la hausse des coûts intérieurs de production
provoquée par le creusement du déficit infrastructurel et énergétique, la dépréciation rapide du taux
de change et les anticipations spéculatives nourries par la fragilité de la situation politique,
institutionnelle et sécuritaire du pays. La part des prix énergétiques dans l’inflation a augmenté à la suite
du glissement continue du taux de change qui est un paramètre de fixation du prix du litre d’essence.

Tableau 5. Prix du litre d’essence 2015 – 2017


Fin 2015 Fin 2016 Février 2017 Octobre 2017
Prix du litre en CDF 1 440 1 540 1 615 1 730
Source : Elaboré à partir des données de la BCC

4. Reprise timide et fragile en 2018 sur fond de plusieurs incertitudes

Tirée essentiellement par la branche des industries extractives grâce notamment à une remontée des
cours mondiaux des minerais dès le début de l’année 2018, l’activité économique en RDC a légèrement
repris par rapport à 2017 avec un taux de croissance estimé à 4,1 % contre 3,7 % à fin 2017, soit une
progression de 0,4 point. Rapporté à la situation de l’année précédente, le secteur primaire a affiché
une performance de 8,5 %, le secteur secondaire de 2,3 % et le secteur tertiaire de 1,1 %. S’agissant de
l’agriculture, elle s’est accrue de 1,5 %, particulièrement dans la branche production vivrière.

Figure 8. Facteurs à la base de la faible reprise Tableau 5. Contributions des secteurs à la croissance
Remontée Contribution
importante des en points
cours des 2017 2018
minerais
Secteur primaire 2,22 3,58
Agriculture 0,27 0,27
Extraction 1,96 3,34
Faible reprise de Secteur secondaire 1,18 0,37
la croissance sur Industries manufacturières 0,30 0,09
Efficacité limitée
fond d'une Electricité, gaz et eau 0,03 0,00
de l'action
détérioration de Construction 0,85 0,28
gouvernementale
la confiance du
Secteur tertiaire 1,19 0,45
secteur privé
Transports et télécoms 0,33 -0,11
Commerce 0,72 0,38
Banques et assurances 0,03 0,08
Services de l’administration publique -0,04 -0,01
Instabilité
PIB aux prix de base 4,6 4,4
politico-
sécuritaire Taxes -0,87 -0,27
PIB aux prix du marché 3,73 4,13
Source : BCC (2018).

Alors que la contribution à la croissance de 2017 à 2018 a augmenté pour la branche banques et
assurances, celle des branches industries manufacturières, énergie (électricité, gaz et eau),
construction, transports et télécoms, et commerce a diminué (voir tableau 5). Il sied de noter que
l’indice de confiance des entreprises qui s’était relevé au cours de l’année 2018 s’est à nouveau effrité à
partir de septembre/octobre (respectivement -1 et -3,1 contre 26,4 en juin) sous l’influence de la fragilité
de la situation politico-institutionnelle et sécuritaire du pays ainsi que du déficit infrastructurel. La faible
lisibilité du processus électoral, malgré l’existence d’un calendrier électoral, a continué à peser sur
l’économie et l’investissement. La décrispation de la crise politique demeure ainsi le principal levier sur
lequel il faudrait agir pour éclaircir totalement les horizons en RDC.

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Tableau 6. Baromètre de la conjoncture en 2018
Janvier Février Mars Avril Mai Juin
Baromètre 12,5 9,4 17,6 17,9 10,9 26,4
Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre
Baromètre 5,9 1,8 -1,0 -3,1 -5,4 ...
Source : BCC.

La reprise a porté l’espace budgétaire de l’Etat à 13,7 % du PIB contre 12,8 % en 2017. En cumul à fin
novembre 2018, toutes les régies ont connu des taux de collecte de plus de 100 %. Les opérations du
Trésor en fin d’exercice ont donné lieu à un excédent de 53.517,79 milliards de CDF mais si l’on tient
compte des arriérés budgétaires, ce qui donnerait lieu à un déficit. Les dépenses ont été dominées par
les dépenses institutionnelles, électorales et sécuritaires (38 % du total des dépenses). L’inflation qui a
eu pour composante principale la hausse des prix alimentaires (54 % du total) s’est située à 7,22 %. Le
taux de change s’est stabilisé autour de 1670 CDF/USD, soit une dépréciation de 1,4 % par rapport à 2017
confortée par la reconstitution des réserves de la BCC (924 millions USD).

Figure 9. Décomposition de l’inflation par rubrique en 2018


60 54
50
40
30 24,28
20 12,66
10 4,68 4,38
0
2018

Prod. alimentaires Transports Energie Education Autres

Source : BCC.

Malgré l’accélération de la croissance économique, la situation de l’emploi est restée globalement


précaire dans le pays en raison de la frilosité du secteur privé qui, pour conforter sa position sur le
marché ainsi que ses marges de profit, a dû maîtriser ses charges productives en limitant notamment
les embauches et la majoration des rémunérations. Au cours de l’année 2018, plusieurs entreprises ont
par ailleurs éprouvé des difficultés pour payer régulièrement les rémunérations de leurs travailleurs ;
certaines ont même accumulé des arriérés de salaires de plus de trois mois.

Figure 10. Déterminants de la situation de l’emploi

Fragilité du contexte politico-institutionnel - efficacité limitée des politiques publiques et baisse de la confiance du secteur
privé (formel et informel)

Faibles perspectives de développement de l'activité économique - avec plusieurs contraintes (financières,


infrastrucutrelles, ...)

Faible création des emplois (structurés et non-structurés), petitesse des salaires et irrégularité de la paie (dans les secteurs
public et privé)

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Au sein de l’administration publique, de nouveaux recrutements ont été effectué en 2018, à contre-pied
des orientations fixées avec les partenaires au développement dans le cadre stratégique de la réforme
de l’administration publique. Ce dernier préconise une limitation des embauches afin de maîtriser les
effectifs, rehausser progressivement les rémunérations et mettre graduellement à la retraite les
personnes éligibles. Il sied de noter que le pays compte plus d’un million de fonctionnaires alors que le
cadre organique général n’en prévoit que 300 mille, ce qui justifie bien l’émiettement de leurs salaires.

Les perspectives de création d’emplois dans le secteur informel ont également baissé avec un contexte
teinté de plusieurs incertitudes et une méfiance généralisée des acteurs aussi bien du côté de l’offre que
de la demande. Plusieurs petites et moyennes entreprises (PME) ne tournent pas à leur rythme normal,
certaines éprouvent davantage de difficultés à accéder aux services financiers à cause des défauts de
paiement. Le resserrement de la demande solvable a aussi porté atteinte à leurs activités qui constituent
une source importante de revenus pour plusieurs ménages [plus de 90 % selon le PNUD (2017)].

Au niveau du secteur public, nonobstant l’élargissement de l’espace budgétaire, il a été observé


pendant l’année 2018, d’importants retards de paiement pour certaines administrations, et pour
d’autres, il y a même eu accumulation des arriérés de salaire de plusieurs mois. En ce qui concerne les
rémunérations indexées au taux du dollar, il y a lieu de noter une perte de pouvoir d’achat considérable
dans le chef des bénéficiaires car le taux de change pratiqué par le Trésor public est non seulement
inférieur au taux du marché mis également inférieur au taux retenu dans la loi des finances. Cet état de
choses a même conduit les enseignants des universités publiques à grever pendant plusieurs semaines.

5. Conclusion

On retient que la crise économique qui sévit en RDC depuis 2015 et dont les effets persistent malgré une
légère reprise de la croissance affecte le bien-être social via : (i) le niveau d’activité économique et l’état
du marché du travail : moins d’activités, de revenus et d’emplois, conditions d’embauche difficiles et
peu avantageuses même dans l’informel, sous-emploi ; (ii) l’accès aux services financiers : moins d’accès
au crédit, perte d’actifs et d’épargnes constituées, accès difficile aux avoirs logés dans les institutions
financières malades ; (iii) la fourniture des services publics : moins d’investissements publics, peu de
prestations sociales, baisse de la qualité et exonérations limitées pour les services sociaux de base.

Malgré l’accroissement de 0,4 point du taux de croissance en 2018, la situation socioéconomique des
congolais est très préoccupante aussi bien au plan du logement que de l’alimentation, de la santé, de
l’éducation et de l’emploi. La décrispation de la crise politico-institutionnelle et sécuritaire est une
nécessité, voire même une urgence pour améliorer le mode de gouvernance de l’appareil de l’Etat et
libérer le potentiel de croissance et de développement de l’économie. En effritant l’indice de confiance
des hommes d’affaires et des entreprises, cette crise prive l’économie d’importants moyens de
fonctionnement et ne lui permet pas, de ce fait, d’être au service du développement humain.

La tenue des élections présidentielle et législatives le 30 décembre 2018 a été certes un pas mais elle
n’est pas une garantie sûre de la décrispation de la crise politico-institutionnelle au regard des plaintes
exprimées sur le déroulement du vote par les différentes parties prenantes. Avant même la fin du
scrutin, certains partis politiques de l’opposition avaient fait état des dérapages et déboires observés
dans différents bureaux de vote, lesquels selon eux, devaient conduire à une invalidation de l’ensemble
du processus électoral par la Cour constitutionnelle.

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Le débat sur les élections ne peut pas supplanter les questions de développement ni interdire la
poursuite des réformes et l’investissement dans les infrastructures et le social. Les contreperformances
de ces 3 dernières années sont de nature à annuler les progrès réalisés lors de la mise en œuvre des
objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et à ralentir l’atteinte des objectifs de
développement durable (ODD). Il serait souhaitable que le gouvernement issu des urnes requalifie
considérablement les politiques publiques pour offrir aux Congolais l’opportunité de s’épanouir avec
dignité comme les citoyens d’autres pays. Cette requalification suppose la finalisation et la mise en
œuvre du Plan national stratégique de développement (PNSD) et de ses déclinaisons provinciales, la
mise en exécution des politiques macroéconomiques prudentes et des politiques sociales pertinentes.

6. Références bibliographiques

• Banque Centrale du Congo, Condensé des informations statistiques, juin 2018.


• Banque Centrale du Congo, Rapports annuels, 2015 et 2016.
• Banque mondiale, 2013, Mémorandum sur la RDC, Kinshasa.
• International budget partnership, 2018, Open budget survey.
• Programme des Nations Unies pour le Développement, Rapport sur le Développement Humain
(RDH), 2015-2016.
• RDC/Ministère du Budget, 2017, Etats de suivi budgétaire, Kinshasa.
• RDC/Ministère du Plan, 2015, Rapport-bilan des Objectifs du Millénaire pour le Développement
(OMD), Kinshasa.
• RDC/Ministère du Plan, 2016, Plan national stratégique de développement (version intérimaire du
livre 1), Kinshasa.
• RDC/Ministère du Plan, 2016, Plan national stratégique de développement (version intérimaire du
livre 2), Kinshasa.
• RDC/Ministère du Plan, INS, 2016, Annuaire statistique.
• RDC/Ministère du Plan, INS, 2016, Enquête QUIBB 2015.
• RDC/Ministère du Plan, ITIE, Rapport ITIE-RDC, informations contextuelles.
• Unicef/RDC, 2019, Financement et mise en œuvre des politiques sociales en RDC de 2015 à 2018 :
tendances, difficultés et perspectives, Kinshasa.
• Unicef/RDC, 2017, Effets de la crise économique et sociale sur les ménages et les enfants, et nécessité
d’un programme de réponse d’urgence en RDC, Kinshasa.
• Banque Centrale du Congo, Note de conjoncture, décembre 2018.

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