0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
66 vues4 pages

Thermiqueméthode Numérique

Transféré par

vlad Du 149
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
66 vues4 pages

Thermiqueméthode Numérique

Transféré par

vlad Du 149
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Transfert de chaleur par conduction en régime permanent

Le flux de chaleur traversant l’enceinte s’écrit alors :


6 12 8
ϕ= ¦λ
i =1
i Fparoi ΔTi +
i ¦λ
i =1
i Fbord ΔTi +
i ¦λ
i =1
i Fcoin ΔTi
i

Avec : λι : Conductivité thermique (équivalente si paroi multicouche) ) de la paroi i (W m-1 °C-1)


ΔΤι : Différence de température entre les faces intérieure et extérieure de la paroi i (°C)

2.3.2 Méthodes numériques


Expression de l’équation de Laplace en différences finies
Dans le cas où la méthode du coefficient de forme ne peut pas s’appliquer (surfaces non isothermes par
exemple), il faut résoudre l’équation de Laplace numériquement. On utilise par exemple une méthode aux
différences finies en discrétisant le domaine considéré (espace ou plan). On traitera dans ce qui suit le cas
bidimensionnel, le cas tridimensionnel s’en déduit en rajoutant simplement une dimension d’espace.

On considère un milieu plan sur lequel on a appliqué un maillage de pas Δx et Δy tel que représenté sur la
figure 2.14.

i,j+1

Δy
i-1,j i,j i+1,j

Δy
i,j-1
Δx Δx

Figure 2.14 : Représentation du maillage de la surface

Les dérivées partielles de la température T peuvent s’exprimer selon les formules suivantes :

∂T § 1 · T (i + 1, j) − T (i, j) ∂T § 1 · T (i, j) − T (i − 1, j)
¨ i + , j¸ ≈ ; ¨ i − , j¸ ≈
∂x © 2 ¹ Δx ∂x © 2 ¹ Δx
∂T § 1 · T(i, j + 1) − T(i, j) ∂T § 1 · T(i, j) − T(i, j − 1)
¨ i, j + ¸ ≈ ; ¨ i, j − ¸ ≈
∂y © 2¹ Δy ∂y © 2¹ Δy

∂T § 1 · ∂T § 1 ·
¨ i + , j¸ − ¨ i − , j¸
∂ 2T ∂x © 2 ¹ ∂x © 2 ¹ T(i + 1, j) + T(i − 1, j) − 2 T(i, j)
(i, j) ≈ =
∂x 2 Δx (Δx )2
∂T §¨ i, j + 1 ·¸ − ∂T §¨ i, j − 1 ·¸
∂ T (i, j ) ≈ ∂y ©
2 2 ¹ ∂y © 2 ¹ T(i, j + 1) + T(i, j − 1) − 2 T(i, j )
=
∂y
2
Δy ( Δy )2

∂ 2T ∂ 2T
L’équation de Laplace en bidimensionnel : + = 0 s’écrit alors :
∂x 2 ∂y 2

T(i + 1, j) + T(i − 1, j) − 2 T(i, j) T(i, j + 1) + T(i, j − 1) − 2 T(i, j)


+ =0
(Δx )2 (Δy)2
T(i − 1, j) + T(i + 1, j) + T(i, j − 1) + T(i, j + 1)
Et si l’on choisit Δx = Δy , on obtient : T(i, j) =
4

Yves Jannot 19
Transferts thermiques

Expression des conditions aux limites en différences finies


Les conditions aux limites imposant sur un bord une température de surface s’expriment simplement en
fixant la valeur de la température T(i,j) à la valeur imposée pour tout couple (i,j) représentant un point de ce
bord.
Les conditions aux limites avec transfert convectif ou flux imposé s’expriment de la manière suivante :

Bord rectiligne
Δx
ϕ1 i,j+1
ϕ + ϕ + ϕ = h " Δx Tp − T∞
1 2 3
( )
Δx ϕ3
i-1,j
ou :
i,j ϕ + ϕ + ϕ = φ " Δx
1 2 3
Δx
ϕ2
i,j-1

Figure 2.15 : Représentation des flux élémentaires sur un bord rectiligne

Un bilan thermique appliqué à la surface grise (rectangle de côtés Δx/2 et Δx, cf. figure 2.15)) conduit au
résultat suivant compte tenu des formules établies précédemment :

T(i − 1, j) T(i, j + 1) + T(i, j − 1) φ Δx


Densité de flux φ (en W.m-2) imposée : T(i, j) = + −
2 4 2λ
T(i, j + 1) + T(i, j − 1)
T(i − 1, j) + + Bi T∞
Coefficient de convection imposé : T (i, j) = 2
2 + Bi

h Δx
Où Bi = est le nombre de Biot
λ

Coin extérieur
φ
i-1,j
i,j

Δx φ
i,j-1

Δx

Figure 2.16 : Représentation des flux élémentaires sur un coin extérieur

Un bilan thermique appliqué à la surface grise (cf. figure 2.16) conduit au résultat suivant compte-tenu des
formules établies précédemment :
T(i − 1, j) + T(i, j − 1) φ Δx
Densité de flux φ (en W.m-2) imposée : T(i, j) = −
4 2λ

T(i − 1, j) + T(i, j − 1)
+ Bi T∞
Coefficient de convection imposé : T(i, j) = 2
1 + Bi

20 Cours Transferts thermiques 2ème année Ecole des Mines Nancy


Transfert de chaleur par conduction en régime permanent

Coin intérieur

i,j+1

i-1,j
i,j i+1,j
Δx
φ
Δx i,j-1

Figure 2.17 : Représentation des flux élémentaires sur un coin intérieur

Un bilan thermique appliqué à la surface grise (cf. figure 2.17) conduit au résultat suivant compte-tenu des
formules établies précédemment :
T(i − 1, j) + T(i, j + 1) T(i + 1, j) + T(i, j − 1) φ Δx
Densité de flux φ (en W.m-2) imposée : T(i, j) = + −
3 6 3λ
T(i + 1, j) + T(i, j − 1)
T(i − 1, j) + T(i, j + 1) + + Bi T∞
Coefficient de convection imposé : T(i, j) = 2
3 + Bi

Méthode de résolution numérique


Soit à résoudre l’équation de Laplace sur un domaine plan (D) limité par un contour (C).
On réalise un maillage du système avec un pas Δx en général identique dans les deux directions du plan.
On affecte à chaque point du domaine (D) une valeur initiale de la température :
- Egale à la température imposée sur les points du contour où la condition limite impose une température.
- Arbitraire ailleurs mais la plus « réaliste » possible.
La résolution s’effectue par la méthode itérative de Gauss-Siedel. On effectue des itérations successives
consistant à remplacer la valeur de la température en chaque nœud du maillage par la valeur calculée par
l’équation aux différences finies qui lui est associée. Une itération consiste à effectuer un balayage complet de
tous les noeuds, ligne après ligne et de gauche à droite pour chaque ligne par exemple. Les valeurs recalculées
sont immédiatement prises en compte pour le calcul de la valeur de la température T aux points d’ordre supérieur
(points situés à droite et en-dessous dans le mode de balayage proposé).

Critère de convergence

On peut par exemple arrêter le calcul dès que la variation la plus grande de T(i,j) au cours d’une itération
reste inférieure à une valeur ε donnée.

Remarques
- On n’applique aucun calcul sur les points du contour où la température est imposée.
- La valeur de la température sera rangée dans un tableau T(i,j), on pourra utiliser un autre tableau L(i,j)
dont les valeurs indiqueront si le point de coordonnées (iΔx, jΔy) appartient au domaine (D) et le type
d’équation aux différences finies qui s’y applique.
- On peut accélérer la convergence en appliquant un coefficient de surrelaxation R (1 < R <2 , optimum
proche de 1,7) au calcul de T(i,j) de la manière suivante (si on applique l’ordre de balayage proposé):
Tn +1 (i − 1, j) + Tn (i + 1, j) + Tn +1 (i, j − 1) + Tn (i, j + 1)
T n +1 (i, j) = (1 − R ) Tn (i, j) + R
4
- On peut noter que la discrétisation décrite ici revient très exactement à simuler un milieu
bidimensionnel conducteur de l’électricité par un réseau de résistances reliant chaque nœud à ses
voisins.

Yves Jannot 21
Transferts thermiques

2.4 Les ailettes

2.4.1 L’équation de la barre


Le problème de la barre encastrée schématise le problème pratique important du refroidissement d’un solide
par des ailettes.
Considérons une barre de section constante (épaisseur e et largeur Ɛ) encastrée entre 2 surfaces à température
T0 et baignant dans un fluide à température T∞.

Fluide à T∞.
Fluide à T∞. ∂T
=0
∂x
T0 T0 T0
x
Périmètre pe
Section transversale S

Figure 2.18 : Représentation d’une barre encastrée et schéma simplifié

La symétrie du problème montre l’existence d’un extrêmum de la température au milieu de la barre ce qui
permet de simplifier la géométrie et de ne considérer qu’une demi-barre avec condition de flux nul à l’extrémité
située en contact avec le milieu à T∞ (cf figure 2.18).
La barre est supposée de section suffisamment faible pour qu’il n’y ait pas de variation de température dans
une même section droite à une distance x de l’encastrement dans la paroi à T0.

Effectuons un bilan d’énergie sur le système constitué par la portion de barre comprise entre les abscisses x et
x+dx (nous retenons l’hypothèse du régime permanent et nous négligeons le rayonnement) :

Fluide à T∞.

ϕx ϕx+dx
T0 T
x
x x+dx

ϕc

Figure 2.19 : Représentation des flux élémentaires sur une barre encastrée

Avec :
§ dT ·
ϕx Flux de chaleur transmis par conduction à l’abscisse x ϕx = − ¨ λ S ¸
© dx ¹ x
§ dT ·
ϕx+dx Flux de chaleur transmis par conduction à l’abscisse x+dx ϕx = − ¨ λ S ¸
© dx ¹ x + dx
ϕc Flux de chaleur transmis par convection à la périphérie
de la barre entre x et x+dx ϕ = h p e dx [T( x ) − T∞ ]

Le bilan d’énergie s’écrit : ϕ x = ϕ x + dx + ϕc

§ dT · § dT ·
Soit : ¨λ S ¸ − ¨λS ¸ = h p e dx [T( x ) − T∞ ]
© dx ¹ x + dx © dx ¹ x

Si λ et S sont indépendants de l’abscisse x, nous obtenons :

22 Cours Transferts thermiques 2ème année Ecole des Mines Nancy

Vous aimerez peut-être aussi