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Analyse des opérateurs vectoriels

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ATS Lycée Le Dantec

Formulaire d’analyse vectorielle

I. Définition intrinsèque des opérateurs gradient, divergence et rota-


tionnel
I.1. Opérateur gradient
−−→
Soit f (M ) un champ scalaire : on appelle gradient de ce champ le champ vectoriel grad f tel que :
−−→ −−→
df (M ) = grad [Link]

−−→
Conséquence : Les lignes de champ de grad f sont orthogonales aux surfaces « iso-f »et orientées
vers les valeurs de f croissantes.

~
Définition : Un champ vectoriel A(M ) dérive du champ scalaire f (M ) si en tout point :
~ −−→
A(M ) = − grad f
−−→
Exemple : F~ = − grad EP pour une force conservative.

I.2. Opérateur divergence


On admet le théorème d’Ostrogradski : soit A(M ~ ) un champ vectoriel : il existe un unique champ
scalaire div A tel que, pour toute surface fermée S limitant le volume V :
~
{ y
Φ= ~ · dS
A ~= ~ dV
div A
S V
Si on fait tendre le volume V vers 0, on obtient pour un volume élémentaire dV :

~ dV
dΦ = div A

I.3. Opérateur rotationnel


~
On admet le théorème de Stokes : soit A(M ) un champ vectoriel : il existe un unique champ vectoriel
−→~
rot A tel que, pour toute surface S s’appuyant sur le contour fermé C , S étant orientée par le sens
de parcours choisi sur C :
˛
~ − −→ x − →~ ~
C= [Link] = rot [Link]
C S
Si on fait tendre la surface délimitée par le contour C vers 0, on obtient
−→~ ~
dC = rot A · dS

~
Définition : Un champ vectoriel B(M ~
) dérive du champ vectoriel A(M ) si en tout point :
~ −→~
B(M ) = rot A

I.4. Champs vectoriels à flux conservatif


On a toujours
−→~
div ( rot A) =0

~ = 0 ⇐⇒ ∃A
div B ~ = −
~ tel que B →~
rot A
~ est alors à flux conservatif et dérive du potentiel vecteur A.
B ~

1
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I.5. Champs vectoriels à circulation conservative


On a toujours
−→ −−→
rot ( grad f ) = ~0
−→~ ~
rot A ~ = −−
= 0 ⇐⇒ ∃f tel que A
−→
grad f
~ est alors à circulation conservative et dérive du potentiel scalaire f .
A

II. Expressions dans les différents systèmes de coordonnées


II.1. Coordonnées cartésiennes (x, y, z)
– base : (−
→, −
u → − →
x uy , uz )

−−→
– vecteur position : OM = x −
→+y−
ux
→+z−
uy

uz

−−→
– déplacement élémentaire : dOM = dx −
→ + dy −
ux
→ + dz −
uy

uz

On considère un champ scalaire f (x, y, z) et un champ


~ = Ax (x, y, z)~ux + Ay (x, y, z)~uy + Az (x, y, z)~uz
vectoriel A

−−→ ∂f ∂f ∂f
• gradient : grad f = ~ux + ~uy + ~uz
∂x ∂y ∂z

~ = ∂Ax + ∂Ay + ∂Az


• divergence : div A
∂x ∂y ∂z
     
−→~ ∂Az ∂Ay ∂Ax ∂Az ∂Ay ∂Ax
• rotationnel : rot A = − ~ux + − ~uy + − ~uz
∂y ∂z ∂z ∂x ∂x ∂y

Notation nabla :
On peut formellement écrire, en utilisant l’opérateur symbolique nabla (que l’on n’utilisera qu’en
coordonnées cartésiennes) :

#» ∂ ∂ ∂
∇= ~ux + ~uy + ~uz
∂x ∂y ∂z
−−→ #»
grad f = ∇ f

#» ~
~=∇
div A ·A

−→~ #» ~
rot A =∇∧A

2
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II.2. Coordonnées cylindriques (r, θ, z)

– base : (→

ur , −
→, −
u →
θ uz )

−−→
– vecteur position : OM = r →

ur + z −

uz

−−→
– déplacement élémentaire : dOM = dr →

ur + rdθ −
→ + dz −


uz

On considère un champ scalaire f (r, θ, z) et un champ


~ = Ar (r, θ, z)~ur + Aθ (r, θ, z)~uθ + Az (r, θ, z)~uz
vectoriel A

−−→ ∂f 1 ∂f ∂f
• gradient : grad f = ~ur + ~uθ + ~uz
∂r r ∂θ ∂z

~ = 1 ∂(rAr ) + 1 ∂Aθ + ∂Az


• divergence : div A
r ∂r r ∂θ ∂z
     
−→~ 1 ∂Az ∂Aθ ∂Ar ∂Az 1 ∂ (r Aθ ) ∂Ar
• rotationnel : rot A = − ~ur + − ~uθ + − ~uz
r ∂θ ∂z ∂z ∂r r ∂r ∂θ

II.3. Coordonnées sphériques (r, θ, ϕ)


– base : (→

ur , −
→, −
u →
θ uϕ )

−−→
– vecteur position : OM = r →

ur

– déplacement élémentaire :
−−→
dOM = dr →−
u + rdθ −
r
→ + r sin θdϕ −
u θ u→ ϕ

On considère un champ scalaire f (r, θ, ϕ) et un champ


~ = Ar (r, θ, ϕ)~ur + Aθ (r, θ, ϕ)~uθ + Aϕ (r, θ, ϕ)~uϕ
vectoriel A

−−→ ∂f 1 ∂f 1 ∂f
• gradient : grad f = ~ur + ~uθ + ~uϕ
∂r r ∂θ r sin θ ∂ϕ

~= 1 ∂(r2 Ar ) 1 ∂(Aθ sin θ) 1 ∂Aϕ


• divergence : div A 2
+ +
r ∂r r sin θ ∂θ r sin θ ∂ϕ

• rotationnel :
     
−→~ 1 ∂ (Aϕ sin θ) ∂Aθ 1 ∂Ar 1 ∂ (r Aϕ ) 1 ∂ (r Aθ ) ∂Ar
rot A = − ~ur + − ~uθ + − ~uϕ
r sin θ ∂θ ∂ϕ r sin θ ∂ϕ r ∂r r ∂r ∂θ

3
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III. Action des opérateurs gradient, divergence, rotationnel sur les


produits de champs
Produit de deux champs scalaires :
−−→ −−→ −−→
grad (f g) = f grad g + g grad f
Produits d’un champ scalaire et d’un champ vectoriel :
#» #» #» −−→
div (f A) = f div A + A · grad f
−→ #» −→ #» −−→ #»
rot (f A) = f rot A + grad f ∧ A
Produits de deux champs vectoriels :
#» #» #» − → #» #» − → #»
div ( A ∧ B) = B · rot A − A · rot B

IV. Les théorèmes utiles


Théorème d’Ostrogradski : { #» #» y #»
A · dS = div A dV
S V

La surface fermée S étant orientée vers l’extérieur.


Remarque : on peut en déduire la formule du gradient :
{ #» y −−→
f dS = grad f dV
S V

Cette formule permet de retrouver que la résultante des forces de pression uniforme sur une surface
fermée est nulle :
{ #» y −−→ #»
−P0 d S = − grad P0 dV = 0
S V

Théorème de Stokes : ˛
#» #» x −→ #» #»
A·d` = rot A · d S
C S

L’orientation de la surface S se déduit de l’orientation du circuit C par la règle du tire bouchon (ou
de la main droite).

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