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Diffusion et Loi de Fick

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DIFFUSION DE PARTICULES

Diffusion de gouttes de colorant rouge ou bleu dans de l’eau chaude ou froide au bout de 1 ; 9 et 18 s

La diffusion est un phénomène de transport de particules sans mouvement d’ensemble :


• il implique une inhomogénéité de concentration du milieu,
• il correspond à un déplacement de particules des concentrations les plus élevées vers les concentrations
les plus faibles,
• il est lié à l’agitation thermique (chocs successifs) et donc à la température, comme l’illustre la diffusion
du colorant rouge par rapport au colorant bleu.

Il ne faut pas confondre la diffusion avec le transport de matière par convection qui correspond à un
déplacement macroscopique d’ensemble des particules.
La diffusion de particules est donc un phénomène du même type que la diffusion thermique : on notera de
fortes analogies entre les deux (ainsi qu’avec la diffusion de champ magnétique et celle de quantité de
mouvement).

I. LOI DE FICK
Nous définissons :
• Le flux particulaire part comme la quantité de particules traversant une surface orientée  par unité de
temps,
𝑑𝑁Σ
part = ; il s’exprime en s-1
𝑑𝑡

• La densité de courant de particules : 𝑗⃗ 𝑃𝑎𝑟𝑡 (M, t) = n*(M, t)𝑣 (M,t), où n*(M, t) représente la densité
particulaire et 𝑣 (M,t) le champ de vitesse en M à l’instant t. 𝑗𝑃𝑎𝑟𝑡 s’exprime en m-2.s-1.
En « comptant » les particules de vitesse 𝑣 (M,t) qui traversent le surface ⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆 pendant dt, montrer que
⃗⃗⃗⃗
l’on peut écrire : dpart,dS = 𝑗⃗ 𝑃𝑎𝑟𝑡 (M, t). 𝑑𝑆𝑀 .

PSI* Champollion 1 Diffusion de particules


On notera l’analogie de raisonnement avec l’introduction du vecteur 𝑗⃗ en électromagnétisme ou du
vecteur densité de courant de masse en mécanique des fluides.

On cherche alors à relier l’inhomogénéité de concentration et le courant de particules qui en résulte.


La relation la plus simple que l’on puisse tirer de l’observation expérimentale est la loi de FICK.
Comme la loi de FOURIER, c’est une loi phénoménologique, linéaire, qui rend compte de l’expérience
dans un certain domaine de validité :

𝑗⃗ 𝑃𝑎𝑟𝑡 (M, t) = −D ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗


grad(n∗ (M, t))

D est la diffusivité ; elle s’exprime en m2.s-1 ; quelques valeurs typiques à 25 °C :

Quel est le sens physique du signe – dans la loi de Fick ?

Il indique la tendance à l’homogénéisation : les particules se déplacent des zones de plus fortes concentration
vers les zones de plus faibles concentrations ; il est ainsi une traduction de l’irréversibilité du (des)
phénomène(s) de diffusion.

Donner par analogie avec les lois de Fourier et d’Ohm les limites de validité de la loi de FICK
• Non linéarité si le gradient de concentration est trop important
• Retard temporel de la réponse du milieu si le gradient de concentration varie « trop rapidement »
• Anisotropie

II. EQUATION DE LA DIFFUSION


A. Bilan de matière
En faisant un bilan de matière sur une tranche de longueur dx comprise entre x et x + dx pendant un intervalle
𝜕𝑛∗ 𝜕𝑗𝑝𝑎𝑟𝑡
de temps dt, montrer que : =−
𝜕𝑡 𝜕𝑥

𝛛𝐧∗ (𝐌,𝐭)
𝒅𝒊𝒗(𝒋⃗ 𝑷𝒂𝒓𝒕 (𝐌, 𝐭)) + =𝟎
𝛛𝐭
Soit en généralisant :
Ce résultat est à rapprocher du bilan d’énergie du chapitre précédent ; en trois dimensions les relations de
conservation vues depuis le début de l’année s’écrivent, avec les notations usuelles :

𝛛𝛒(𝐌,𝐭)
Conservation de la charge ou de la masse : 𝒅𝒊𝒗(𝒋(𝐌, 𝐭)) + =𝟎
𝛛𝐭

𝛛𝐡(𝐌,𝐭)
Conservation de l’énergie : 𝒅𝒊𝒗(𝒋⃗ 𝒕𝒉 (𝐌, 𝐭)) + =𝟎
𝛛𝐭

PSI* Champollion 2 Diffusion de particules


B. Equation de diffusion

En utilisant la loi de FICK, le bilan devient :

𝜕𝑛∗(𝑥,𝑡) 𝜕2 𝑛∗(𝑥,𝑡)
=𝐷
𝜕𝑡 𝜕𝑥 2

L’irréversibilité du phénomène qui apparait sur les photos du début du polycopié et qui correspond à la
tendance à l’homogénéisation est confirmée par la présence de la dérivée première temporelle : il n’y pas de t-
symétrie des équations de diffusion (changer t en -t ne conserve pas l’équation ; dans une équation de
D’Alembert au contraire, la t-symétrie existe et on peut inverser le sens du temps…).

On notera l’analogie entre les équations :

𝝏𝒏∗ 𝝏𝑻 ⃗
𝝏𝒗 ⃗⃗
𝝏𝑩
= Dpart𝒏∗ ; = DthT ; ⃗⃗⃗⃗⃗ et
= Dvisc∆𝒗 ⃗⃗⃗⃗⃗ ,
= Dmag∆𝑩
𝝏𝒕 𝝏𝒕 𝝏𝒕 𝝏𝒕

𝝀 𝜼 𝟏
Dth = 𝝆𝒄 ; Dvisc = 𝝆 ; Dmag = µ 𝜸.
𝟎

A partir de ce résultat, montrer que le temps caractéristique associé à la diffusion de particules dans un support
𝐿2
s’écrit : diff = .
𝐷

𝒏∗ 𝒏∗
Comme pour les autres équations de diffusion : = Dpart𝐿2
𝝉

Faire une application numérique dans une situation de votre choix pour diff

- O2(g) dans l’air : 14h pour 1 m ; 8 min pour 10 cm

- O2(g) dans l’eau : 17 ans pour 1 m ; 2 mois pour 10 cm

C. Solutions

Les conditions initiales et aux limites sont du même type que pour la diffusion thermique ; elles seront en
général précisées dans les textes de problèmes et d’exercices :

- Introduction de particules avec un débit donné en un point de l’espace.


- Valeur initiale de la densité particulaire en tout point du domaine étudié.
- Taux de création de particules (radioactivité par exemple).
- Continuité du flux de particules aux interfaces.

Les méthodes de résolution sont les mêmes que pour la diffusion thermique.

Pour compléter ce document : http://www.lycee-champollion.fr/IMG/pdf/asds_fick.pdf

PSI* Champollion 3 Diffusion de particules

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