Rapport financier trimestriel PME
Rapport financier trimestriel PME
Définition
! A retenir
✓ Exemple
Exercice
Vidéo
© 2024 Frankfurt School of Finance & Management, Adickesallee 32-34, 60322 Frankfurt am
Main
Tous droits réservés. L'utilisateur reconnaît que le droit d'auteur ainsi que tous les autres droits
de propriété intellectuelle dans le matériel contenu dans cette publication appartiennent à
Frankfurt School of Finance & Management gGmbH. Aucune partie de cette publication ne peut
être reproduite, stockée dans un système de recherche documentaire ou transmise sous aucune
forme ou par quelque moyen que ce soit : électronique, mécanique, photocopie, enregistrement
ou autre, sans l'autorisation écrite préalable de l'éditeur. Toute violation peut entraîner des
poursuites civiles et pénales.
Imprimé en Allemagne.
2.1 Analyse des ratios financiers : ce qu'il faut garder à l'esprit ........................................ 24
Remarque : Par souci de concision, nous utilisons la forme masculine dans de nombreux cas
qui s'appliquent à la fois aux hommes et aux femmes.
Vous vous souvenez sans doute de George qui est un responsable clientèle en charge de Amir
et Mariama, ses principaux contacts chez Equip-Mag SARL, une entreprise qui semble être à
court de liquidités et qui utilise sa facilité à court terme plus fréquemment ces derniers temps.
George a rendu visite à l'entreprise pour en savoir un peu plus sur ses activités et procéder à
une vérification croisée des états financiers. Il constate que les chiffres sont fiables et qu'ils
peuvent être utilisés pour une analyse financière.
À la fin du mois d'avril, Amir et Mariama ont reçu les états financiers de Equip-Mag SARL. Leur
comptable leur a dit qu'ils avaient réalisé un bénéfice, ce que le compte de résultat a confirmé.
Ce fut un soulagement, même s'ils s'attendaient à réaliser un bénéfice, car ils ont travaillé plus
intensément cette année et ont même dû employer plus de personnel. Ils ont également dépensé
davantage en nouveaux équipements pour améliorer leur productivité, ce qui leur a permis de
répondre à la hausse de la demande.
Leur comptable a chargé des honoraires annuels élevés simplement pour leur dire qu'ils avaient
fait des bénéfices et pour produire un compte de résultat et un bilan. Cela semblait élevé pour
des documents qui ne seront pas consultés. Il leur a dit que ces honoraires étaient justifiés parce
qu'il maintenait la facture fiscale aussi basse que possible. En effet, ils veulent réduire leurs
impôts pour pouvoir investir davantage dans leur entreprise.
George leur a posé une question sur les contrôles financiers qu'ils utilisent : cette question a
intrigué Amir et Mariama. Ils paient un comptable pour qu'il assiste aux réunions mensuelles du
conseil d'administration et ils ont reçu l'assurance que tout allait bien. Le comptable leur a donné
certains ratios tels que la marge brute, mais ces chiffres n'ont jamais été expliqués ; et Amir et
Mariama n'ont jamais pensé à poser la question.
George demande à voir ces chiffres, qui, selon les partenaires, pourraient justifier un nouveau
prêt. Mais ni l'un ni l'autre ne sait pourquoi George veut voir ces chiffres.
1.1 Introduction
L'analyse financière est cruciale pour l'évaluation de la performance d'une PME si elle s'inscrit
dans le cadre d'un examen global de celle-ci. Cela signifie qu'il faut relier l'analyse quantitative à
une analyse plus large des risques de l'entreprise. Une analyse complète de la situation
financière de la PME doit ainsi comprendre une analyse du passé, du présent et de l'avenir.
- L'analyse financière du passé comprend les états (bilan et compte de résultat) vérifiés
et provisoires (préparés, mais non encore audités).
- L'analyse financière du présent comprend les documents courants de la PME, c'est-à-
dire les comptes de gestion et les autres informations à jour sur les ventes, les marges,
les bénéfices, les créances, les dettes et les stocks.
- L'analyse financière du futur comprend les prévisions relatives aux bénéfices, aux flux
de trésorerie et aux bilans.
Une analyse financière complète doit également comprendre un examen des états bancaires en
vue de comparer les tendances des comptes bancaires à celles identifiées dans les états
financiers.
L'unité 4 se concentrera sur l'analyse financière relative au passé : bilans et comptes de résultat.
L'unité 5 se concentrera sur l'analyse des flux de trésorerie et l'analyse financière prospective.
Vidéo
Analyse financière
!
On peut observer des tendances qui permettent d'identifier les changements dans
la situation financière de l'entreprise.
▪ la performance opérationnelle
▪ la gestion des fonds de roulement (flux de trésorerie et liquidités)
▪ la capacité à générer de l'argent
▪ la performance commerciale (rentabilité)
▪ le rendement (sur le capital)
▪ la stabilité financière (sécurité ou solvabilité)
Chaque fois qu'une analyse financière est effectuée, il est important de connaître
le profil de l'entreprise. En effet, les entreprises des différents secteurs ont des
besoins financiers et des états financiers très différents.
L'un des problèmes auxquels sont confrontées de nombreuses petites entreprises est le manque
de connaissances et d'expertise financières. Les meilleurs chargés de relations PME peuvent
aider et guider les chefs d'entreprise. Cela peut servir à établir une relation de confiance avec
les PME, et cela peut également encourager les PME à fournir des informations précises et à
développer leurs compétences financières.
Il est important que les PME fournissent des états financiers précis à la banque. Si la vérification
révèle qu'une PME a fourni des informations inexactes, cela constitue un avertissement quant à
l'intégrité ou à la compétence financière de ses dirigeants. Agir de manière fiable est un élément
fondamental de la relation bancaire.
L'analyse financière des PME présente plusieurs enjeux. Dans certains cas, les états financiers
ne sont pas fiables. En effet, il y a une certaine opacité dans les informations disponibles auprès
▪ de sous-estimer leurs revenus et leurs actifs, peut-être pour réduire la charge fiscale.
Le risque est que les sanctions pour défaut de paiement des impôts peuvent être
sévères et même affecter la viabilité de l'entreprise.
▪ de surestimer leurs revenus et leurs actifs, peut-être pour induire en erreur les
fournisseurs et les bailleurs de fonds.
▪ de ne pas tenir des registres financiers précis ou complets, soit délibérément, soit en
raison d'un manque de capacité financière.
L'objectif premier pour la plupart des PME est d'obtenir un rendement satisfaisant de l'argent
investi dans l'entreprise.
Le rendement :
Lorsque les états financiers sont fiables, ils constituent une source importante d'informations sur
la santé de l'entreprise. L'analyse financière d'une PME peut aider à identifier :
▪ sa position commerciale
▪ la solidité de ses finances
▪ ses perspectives
Il est important de déterminer si l'entreprise est une "entreprise en activité" (Going Concern) ou
une "entreprise en déclin" (Gone Concern).
L'approche "Going Concern" implique une orientation future et suppose que l'entreprise
fonctionne de manière satisfaisante. Elle se concentre sur le compte de résultat et
l'investissement.
L'approche "Gone Concern" considère que l'entreprise est sur le point de cesser ses activités.
En cas de vente forcée, les actifs de l'entreprise sont susceptibles de perdre beaucoup de leur
valeur.
1.2.1 Bilan
Comme nous l'avons déjà expliqué dans l'unité 2, le bilan montre ce que l'entreprise possède
(l'actif) et ce qu'elle doit (le passif : comment l'actif a été financé).
La société CosyDeco SARL a été créée il y a 12 ans. Il s'agit d'un grossiste qui vend
des meubles et de la literie de qualité à usage domestique. Les articles sont fournis
directement par plusieurs fabricants situés dans des pays où l'entreprise a développé
de solides relations et une bonne réputation au fil des années. Ses clients sont des
magasins de détail répartis dans tout le pays.
L'entreprise exerce ses activités dans des locaux qu'elle loue. Ces locaux se
composent d'un bureau, d'un studio de design et d'un showroom. Le stock est gardé
Les directeurs vous disent que 98% des marchandises sont prévendues avant que les
commandes ne soient passées aux fournisseurs. Les fournisseurs exigent un
paiement anticipé. L'entreprise conçoit le mobilier et les commandes sont prises à la
suite de la production d'échantillons présentés aux détaillants. 75 % des ventes sont
réalisées auprès de grands magasins et de chaînes de vente au détail.
L'activité est saisonnière, avec des pics de vente au printemps et à l'automne. Les
deux tiers des ventes annuelles sont réalisés en automne.
C'est une entreprise familiale. Le directeur général possède 65 % des actions. Il est
expert-comptable et a la cinquantaine. Son fils, l'autre directeur, a rejoint la société il
y a cinq ans, après avoir travaillé comme responsable des achats pour un grand
groupe de magasins.
Les directeurs souhaitent que votre banque renouvelle la facilité dont ils bénéficient
actuellement : une facilité de prêt à court terme de 1,5 million d'euros.
À titre de sûreté, la banque dispose d'une lettre de garantie sur tous les actifs de la
société et d'une garantie du père évaluée à 1 million d'euros, appuyée par une
hypothèque sur un bien qu'il possède et qui a récemment été évalué à 450 000 euros.
Trésorerie 90 720 126 802 171 635 Dettes 141 657 77 236 103 332
Créances 699 719 880 799 1 073 467 Banque 12 981 222 944 253 581
Inventaire 331 987 359 451 340,440 Impôts 199 011 113 344 115 248
Actifs Passifs
1 122 426 1 367 052 1 585 542 353 649 413,524 472,161
courants courants
Équipe- Passifs à
20 671 13 844 8 572 Nul Nul Nul
ments terme
Total
Installations
22 701 1 750 18 250 353 649 413 524 472 161
Passifs
Investisse-15 000 15 000 15 000 Capital 150 000 150 000 150 000
ments
Actifs Total
immobilisé 58 372 30 594 41 822 Capitaux 827 149 984 122 1 155 203
s propres
Passifs +
Total
1 180 798 1 397 646 1 627 364 Capitaux 1 180 798 1 397 646 1 627 364
Actifs
propres
Actifs
Passifs
▪ Les dettes ont diminué : pour une raison quelconque, le montant du crédit
fourni par les fournisseurs est moindre
▪ L'impôt est inférieur à celui de l'année 9, ce qui indique que les bénéfices
étaient probablement plus faibles
▪ Le montant des prêts à court terme est considérablement plus élevé
▪ Les réserves de revenu ont augmenté de manière substantielle au cours des
deux dernières années
Globalement
▪ Existe-t-il des réserves cachées (par exemple, valeur d'un bien immobilier supérieure au
chiffre indiqué dans le bilan) ?
Et,
▪ Est-il possible d'obtenir un état des actifs immobilisés ? Les estimations semblent-elles
raisonnables et correspondent-elles aux valeurs indiquées dans le bilan ?
▪ Examinez la couverture des actifs immobilisés : les actifs immobilisés sont-ils financés
par des prêts à long terme ?
▪ L'entreprise a-t-elle des engagements de capitaux : actifs immobilisés qu'elle a accepté
d'acheter ?
▪ L'entreprise a-t-elle des passifs éventuels (par exemple, crédit-bail ou garanties) ?
▪ Quelle est la situation du fonds de roulement ? Y a-t-il une augmentation du fonds de
roulement (trésorerie utilisée pour financer les stocks, etc. → diminution de la trésorerie)
ou une diminution du fonds de roulement (réduction des stocks/créances, donc libération
du capital → augmentation de la trésorerie). Ventilez celui-ci en trois composantes :
stocks, créances, dettes. Quelle est la raison du changement ?
Recettes et dépenses
Coût des produits vendus 6 194 852 6 408 877 6 286 065
Prélèvements des
directeurs 40 000 40 000 40 000
Total des frais généraux 271 462 304 084 332 527
Revenus des
investissements 6 805 10 646 5 411
▪ Les ventes ont diminué au cours des deux dernières années. Quel est le niveau
de l’inflation ? S'agit-il d'une baisse réelle des ventes ?
▪ Les frais généraux ont considérablement augmenté au cours des deux dernières
années malgré la baisse des ventes.
▪ Les intérêts ont augmenté à mesure que les emprunts ont augmenté.
▪ Chaque année, une part importante des bénéfices est investie dans l'entreprise.
Il est important de séparer les recettes ou les dépenses entre éléments extraordinaires et
éléments résultant des activités ordinaires pour donner une image plus claire de ce que peut
être le revenu régulier tiré des activités d’exploitation.
i. Ventes
▪ Quel est l’impact de la variation des ventes sur le fonds de roulement ? Si les ventes
augmentent, la PME a généralement besoin d’un fonds de roulement plus important.
▪ Le coût des ventes et les dépenses augmentent-ils de façon harmonieuse avec les
ventes ? Ou, mieux encore, sont-ils suffisamment contrôlés de sorte qu’ils diminuent
par rapport aux ventes ?
ii. Coûts
▪ Les principaux coûts ont-ils augmenté de façon harmonieuse par rapport aux ventes ?
▪ Quelle est l’importance des intérêts des prêts et des financements par rapport aux
ventes et aux bénéfices ?
▪ Quel est le rapport entre les coûts fixes et les coûts variables ?
1. Coûts fixes
Il s’agit de coûts qui ne sont pas affectés par les changements dans le volume des ventes, mais
qui ont tendance à évoluer au fil du temps (par exemple, le loyer, les taux d’intérêt). Les coûts
fixes doivent être payés même s’il n’y a pas d’activité commerciale, ce qui peut constituer un
danger lorsque le niveau des ventes est faible. Pour atteindre le seuil de rentabilité (voir ci-
2. Coûts variables
Les coûts variables varient avec le volume de l’activité de vente (par exemple, achat de biens
auprès de fournisseurs). En général, les achats constituent la partie la plus importante des coûts
variables. La plupart des autres coûts sont généralement des coûts fixes ou semi-fixes.
3. Coûts semi-fixes
Certains coûts sont partiellement fixes (ne varient pas en fonction du niveau des ventes) et
partiellement variables. En voici quelques exemples :
Si chacun de ces coûts comporte un élément fixe, ils peuvent néanmoins augmenter à mesure
que les ventes augmentent.
Y a-t-il un bénéfice ? D'où vient-il ? Si la PME est rentable, examinez la qualité du bénéfice. Est-
il dû à un bénéfice régulier (commercial) ou extraordinaire (ponctuel ou non commercial) ?
Le bénéfice est-il conservé en tant que capital ou est-il distribué aux propriétaires sous forme de
dividendes ?
Leviers de la profitabilité
Il est évidemment important que les entreprises surveillent de près les prix, les marges et les
coûts. Cela peut se faire en surveillant les leviers de profit.
Les variables utilisées pour le calcul du seuil de rentabilité sont les suivantes :
▪ Prix de vente
▪ Marge brute
▪ Coûts fixes
Toute modification de l'une de ces variables modifiera le seuil de rentabilité, à savoir le volume
des ventes nécessaire pour atteindre la rentabilité. Ces variables sont connues sous le nom de
"leviers de profit". Tout changement de l'une d'entre elles a généralement un effet sur le niveau
des bénéfices. En examinant les chiffres du tableau 1, vous pouvez voir les effets sur le bénéfice
d'une variation de 1 % de chacun des leviers.
✓ Augmentation
Réduction de 1%
du total des frais
Augmentation de 1% de la
généraux, y Impact
Original de 1% des marge
compris intérêts cumulatif
prix de vente bénéficiaire
&
brute
amortissements
Revenus des
6 996 705 7 066 672 6 996 705 6 996 705 7 066 672
ventes
Marge
bénéficiaire 10,16% 10,16% 11,16% 10,16% 11,16%
brute
Marge brute 710 640 717 746 780 607 710 640 788 413
Frais généraux,
avec intérêts et 458 077 458 077 458 077 453 496 453 496
amortissements
Bénéfices avant
252 563 259 669 322 530 257 144 334 917
impôts
Amélioration du
bénéfice net en 3% 28% 2% 33%
%
Une variation de 1 % sur chaque levier de bénéfice entraîne une variation de profit bien
supérieure à 1 %. En effet, ensemble, ils se traduisent par une variation de 33 % sur les
bénéfices ! Les résultats seront bien évidemment différents pour chaque PME. Les
augmentations, comme dans cet exemple, dues à des changements dans les coûts et les ventes
ne se produisent pas souvent, mais elles entraînent toujours des changements considérables
au niveau des bénéfices.
1 % ne constitue pas un changement important, que ce soit pour les frais généraux ou les prix
de vente. Ils peuvent souvent varier de beaucoup plus que cela. Naturellement, si la variation
sur le levier de bénéfice est supérieure à 1 %, celle des bénéfices sera alors plus importante.
Il s'agit là de changements importants. N'oubliez pas que si chacun de ces leviers était réduit de
1 %, les bénéfices diminueraient alors de 33 %.
Une variation de 1 % sur un levier de bénéfice entraîne toujours une variation des
bénéfices de plus de 1 %.
On dit souvent qu'un bilan est une photo, un moment dans la vie d'une PME. N'oubliez pas que,
comme toute personne photographiée, le bilan peut lui aussi être habillé pour l'occasion ! En
d'autres termes, il est possible que les comptables aient tenté de faire paraître les chiffres sous
un jour plus favorable que ce qu'ils ne sont réellement.
Voici donc quelques-unes des façons dont les comptes peuvent être manipulés :
Inventaire et Dans de nombreux cas, ils sont évalués par les et sont acceptés tel quel
production en par l'auditeur sans vérification de l'inventaire. Les conséquences
cours peuvent être graves, car le chiffre de l'inventaire est utilisé dans le calcul
des bénéfices, par conséquent, un chiffre inexact produira un montant
de bénéfice peu fiable.
Les principales méthodes d'habillage utilisées sont les suivantes :
▪ Non-divulgation des lignes d'inventaire à faible rotation ou
obsolètes. Si ces éléments sont invendables, ils réduiront les
bénéfices et la valeur des actifs.
▪ Modification de la base de l'évaluation de l'inventaire et prise en
compte de l'excédent dans les bénéfices commerciaux normaux
plutôt que de le déclarer comme un élément extraordinaire.
Amortissement Il s'agit d'une catégorie de coûts que les entreprises "adaptent" parfois.
Ainsi, si une machine a une durée de vie utile de dix ans, la plupart des
entreprises amortiront 10 % de sa valeur chaque année, car elles
devront la remplacer au bout de dix ans. Cependant, si un comptable
décide soudainement que la machine durera 20 ans, il peut alors
changer la politique d'amortissement et amortir 5 % par an, ce qui
augmentera les bénéfices.
Les entreprises qui construisent des locaux pour leur propre usage (par
exemple, une nouvelle usine) ou comme investissement (par exemple,
une société immobilière) ajoutent parfois la charge d'intérêt pour le
financement du développement à la valeur du capital plutôt que de
l'imputer sur les bénéfices. Ainsi, les gains déclarés sont artificiellement
élevés, tout comme la valeur du bâtiment. Il convient de déclarer le
bâtiment à sa valeur marchande, et non à son coût de développement.
1
Les règles peuvent differer d’un pays à l’autre.
Comptabilité des Les ajustements importants des années précédentes et les éléments
réserves extraordinaires doivent être identifiés séparément dans le compte de
résultat où ils doivent être visibles. Leur comptabilisation directe dans
les réserves ou l'ajustement du solde d'ouverture des bénéfices non
distribués contribuera à les dissimuler.
Certaines entreprises ont recours à des comptables très expérimentés et habiles pour faire dire
ce qu'elles veulent à leurs comptes. Certains comptables essaient vraiment de présenter une
image honnête, mais d'autres non. Le problème principal est qu'il est difficile d'identifier
l'habillage des états financiers. La vérification croisée peut être utile (voir l'unité 3).
Si cela semble trop beau pour être vrai, si tout est bien mieux que dans toute autre entreprise
similaire et que personne ne sait vraiment en expliquer les raisons, il faut alors faire preuve d'une
extrême prudence. Cela peut même signifier qu'il faille carrément éviter l'entreprise.
Si vous avez des doutes sur une entreprise, il existe des tests que vous pouvez utiliser, par
exemple :
▪ Regardez ce qui arrive à la trésorerie. Les flux de trésorerie sont plus difficiles à ajuster
que certains autres chiffres et le tableau des flux de trésorerie vous sera utile. Il indique
le montant des fonds provenant des activités commerciales (qui doit être rapproché du
montant des bénéfices déclarés). Si une entreprise réalise des bénéfices importants,
mais ne génère pas de liquidités, posez-lui alors quelques questions difficiles.
▪ Vérifiez s'il y a eu des changements dans la politique comptable, par exemple en ce qui
concerne l'amortissement.
Méfiez-vous des entreprises qui semblent acheter et vendre des actifs en permanence et
recherchez d’éventuelles déductions fiscales sur les achats.
L'analyse des ratios financiers est l'une des techniques d'analyse financière les plus populaires
auprès des entreprises et, en particulier, des petites entreprises. Il existe ainsi plus de 300 ratios.
Cependant, beaucoup d'entre eux ne sont pas utiles pour les PME. En parcourant les différents
aspects de l'analyse financière, nous examinerons les ratios les plus appropriés pour évaluer les
PME. Les ratios sélectionnés dans le cadre de ce cours sont généralement suffisants pour se
faire une bonne idée de la situation de la plupart des PME. Il est important d'avoir une vue globale
des informations plutôt que de se concentrer sur un seul élément d'information.
L'analyse des ratios est utilisée pour évaluer différents aspects de la performance opérationnelle
et financière d'une entreprise, tels que son efficacité (ou activité), sa liquidité, sa rentabilité et sa
solvabilité. L'analyse des ratios peut fournir des informations sur les tendances au sein d'une
PME, souvent appelées analyse des tendances. L'évolution de ces ratios dans le temps est
examinée pour vérifier s'ils s'améliorent ou se détériorent.
Lors de l'analyse des états financiers, il est conseillé de disposer des chiffres
relatifs aux trois dernières années ou plus. Ceux-ci peuvent, en effet, être utilisés
pour comparer les tendances et les changements d'une année à l'autre
(amélioration ou détérioration).
Une fois les ratios calculés, ils peuvent être comparés avec les ratios d'entreprises similaires du
même secteur. La comparaison des tendances au sein d’un même secteur est appelée analyse
sectorielle ou transversale. Cette comparaison avec d'autres entreprises est une partie
importante de l'analyse des ratios financiers - pour autant que les entreprises soient strictement
comparables. Les ratios ne sont généralement comparables qu'entre entreprises d'un même
secteur, car un ratio acceptable dans un secteur peut être considéré comme trop élevé dans un
autre. Par exemple, les entreprises de secteurs tels que les services publics ont généralement
un ratio d'endettement élevé, mais un ratio similaire pour une entreprise de technologie peut être
considéré comme trop élevé.
La comparaison des tendances sur plusieurs années peut aider à déterminer si l'entreprise
s'améliore ou pas. Les chiffres ont tendance à varier chaque année en fonction du niveau des
ventes, des bénéfices et d'autres changements tels que l'achat de nouveaux équipements. Cela
peut rendre les comparaisons difficiles. Mais on peut y remédier en utilisant des ratios
comptables qui permettent de comparer les chiffres sur plusieurs années.
L'analyse des ratios peut également permettre de détecter rapidement une éventuelle
amélioration ou détérioration de la situation financière ou des performances d'une entreprise. Un
examen régulier des données financières d'une PME, par exemple tous les trimestres, peut
apporter une aide à cet égard.
Les entreprises performantes ont tendance à avoir de solides ratios dans tous les domaines, et
tout indice de faiblesse doit être soigneusement examiné par l'analyste. Certains ratios sont
examinés de près en raison de leur pertinence pour un secteur particulier, comme la rotation des
stocks dans le secteur de la vente au détail.
Une fois qu'une tendance a été identifiée, il est important que la cause du changement soit
explorée. Les ratios n'ont aucun sens si l'analyste est incapable de trouver la cause de la
tendance.
L'analyse des tendances peut aider à identifier les changements dans la situation
financière de l'entreprise. Les ratios peuvent simplifier l'analyse financière et
permettent de répondre aux questions suivantes :
- à ses concurrents
Cela dit, les ratios ne sont pas parfaits. Parmi leurs lacunes, on peut citer les éléments
suivants :
▪ Les ratios portent essentiellement sur le passé, et non sur le futur. Il est possible de
faire des hypothèses sur les performances futures en utilisant les ratios, mais cela
restera des hypothèses.
▪ Évaluation des stocks : les PME utilisent des méthodes différentes pour évaluer leurs
stocks. Cela peut affecter les comparaisons entre les PME.
▪ Les ratios se concentrent sur les chiffres. Ils doivent être utilisés en combinaison avec
une analyse non financière rigoureuse des facteurs qui affectent les performances
financières, tels que la situation économique, le niveau de concurrence, la qualité des
produits, le service clientèle et la motivation des employés.
▪ Il existe plusieurs méthodes pour calculer les ratios. Il est important de comprendre
comment les ratios ont été calculés, c'est-à-dire ce qui a été inclus et ce qui a été omis.
▪ Dans certains cas, les ratios peuvent être sous-estimés. Cela est particulièrement vrai
pour les entreprises saisonnières ; les états financiers peuvent être établis au plus bas
du cycle commercial et les chiffres tels que les stocks et les créances peuvent donc être
inférieurs à ceux des autres périodes de l'année.
▪ Il faut tenir compte du type d'entreprise et du type de cycle d’exploitation qui en découle,
c'est-à-dire déterminer si l'entreprise a une trésorerie positive ou négative (cela dépend
du montant du crédit accordé et pris, ainsi que du niveau des stocks).
▪ Une analyse des tendances sur moins de trois ans peut produire des résultats erronés.
▪ Les entreprises opérant dans des secteurs différents produiront des ratios avec des
résultats différents.
L'analyse des ratios repose entièrement sur les données figurant dans les états financiers de
l'entreprise. Si une PME estime que ses états financiers ne sont pas aussi bons que ce qu'ils
Qu'est-ce que l'habillage des états financiers ? La forme la plus simple consiste pour une
entreprise à effectuer une transaction à la fin de son exercice fiscal qui aura un impact sur ses
états financiers et les rendra plus attrayants, mais qui sera ensuite corrigée dès le début du
nouvel exercice fiscal.
(Exemple 1 : le propriétaire d'une grande PME verse une somme importante en espèces sur le
compte de son entreprise le dernier jour de décembre, ce qui améliore la situation de trésorerie
de l'entreprise, puis la retire le premier jour ouvrable de janvier. Cela donne l'impression que
l'entreprise est plus liquide et que les apports du directeur sont plus élevés que la réalité.)
(Exemple 2 : Une entreprise peut émettre des factures pour des ventes (augmentant ses ventes
de l'année pour des marchandises qui n'ont pas encore été livrées) ou retarder l'émission de
factures pour des marchandises qui ont été livrées).
Il existe plus d'une méthode pour calculer les ratios. Certaines institutions utilisent
les soldes moyens. La méthode de calcul des ratios ne fait pas vraiment de
différence. C'est la tendance qui est importante.
De nombreux aspects liés à la performance des PME doivent être pris en compte dans l'analyse
financière. Il peut être utile de les organiser pour évaluer les différentes facettes de l'entreprise :
1. Performance opérationnelle
2. Performance commerciale (rentabilité)
3. Liquidité et gestion du fonds de roulement
4. Performance en matière de flux de trésorerie
5. Rendement (capital)
6. Risque (solvabilité)
Ces différents instruments de mesure ont tendance à être liés entre eux. Ainsi, une
augmentation des bénéfices peut améliorer la liquidité et la solvabilité, tandis qu'une
croissance des ventes peut nuire à la liquidité, car l'entreprise peut alors avoir
besoin de financer une augmentation des stocks et des créances.
CosyDeco SARL
Liquidité
a. Excédent de liquidités
Jours de stocks
Cycle d’exploitation
Rentabilité
Rendement
Solvabilité
Veuillez calculer les ratios pour CosyDeco SARL en lisant les explications et
réfléchissez à ce que chaque ratio pourrait signifier. Le corrigé se trouve en fin de
chapitre.
Une gestion active des conditions commerciales est nécessaire, car elles ont un
impact important sur les flux de trésorerie d'une entreprise.
Performance opérationnelle
Dans une entreprise en croissance, les dirigeants chercheront probablement à trouver des
moyens pour devenir plus compétitifs en acquérant plus de clients et/ou en développant de
nouveaux produits et services. Il y a souvent une force motrice entrepreneuriale qui apporte de
l'énergie à l'organisation. En revanche, une entreprise moribonde ou en phase de décroissance
est souvent confrontée à la perspective d'un déclin progressif de sa situation et - dans de
nombreux cas - à la faillite (comme nous le verrons dans l'unité 6).
D'autre part, les entreprises en croissance doivent souvent faire face à de nombreux défis :
Croissance des ventes d'une année sur l'autre, exprimée en pourcentage. Ce ratio est utilisé
pour connaître le taux de croissance des ventes d'une entreprise.
Croissance annuelle des bénéfices après impôts, exprimée en pourcentage. Ce ratio est utilisé
pour montrer comment les bénéfices nets sont maintenus par rapport aux ventes.
Bénéfices après impôts de cette année- Bénéfices après impôts de l'année dernière
* 100
Bénéfices après impôts de l'année dernière
Lorsque vous évaluez le taux de croissance, tenez compte des résultats des ventes et des
besoins de l'entreprise en matière de bénéfices pour financer sa croissance, les dividendes et
les frais financiers.
Montre l'amélioration dans les revenus de ventes générés par chaque employé :
Ventes
Nombre d'employés
Montre si les salariés ont été employés de manière rentable dans l'entreprise :
Montre la "contribution brute" de chaque employé. Ce ratio est utilisé pour mettre en évidence
l'efficacité du travail des employés de l'entreprise :
Ce ratio évalue l'efficacité avec laquelle l'entreprise utilise ses actifs immobilisés pour générer
des ventes :
Ventes
* 100
Actifs immobilisés (Immobilier + Machines + Equipements)
En général, l'investissement en actifs immobilisés représente une part importante du total des
actifs. Plus le taux de rotation annuel est élevé, mieux c'est. Il n'y a pas de niveau recommandé
pour ce ratio. Il est important de le comparer aux ratios précédents de la PME ainsi qu'aux
moyennes de son groupe de pairs et/ou de son secteur d'activité.
Les magasins mesurent le montant du bénéfice brut produit par mètre carré. Si une zone a un
rendement inférieur à celui prévu, des actions correctives peuvent être prises.
Il peut s'agir de promouvoir certains articles ou de les remplacer par des articles plus rentables.
Les hôtels tiennent particulièrement à leur taux d'occupation - 100% signifiant plein et 0% vide !
Les usines mesurent souvent le montant des ventes ou des bénéfices produits par chaque
machine. Si une machine génère un rendement inférieur à celui attendu, des mesures correctives
peuvent être prises. Celles-ci peuvent comprendre une gestion plus étroite de la production ou
le remplacement de la machine par une autre plus efficace.
Liquidité
La liquidité permet de déterminer dans quelle mesure une PME dispose de liquidités pour pouvoir
faire face à ses obligations immédiates et à court terme, ou d'actifs qui peuvent être rapidement
convertis en liquidités à cette fin. En comptabilité, on parle de la "capacité des actifs courants à
couvrir les passifs courants". Ce concept est étroitement lié au fonds de roulement, qui est le
capital investi par les propriétaires (actionnaires) de l'entreprise et disponible pour les opérations
quotidiennes. Une entreprise emprunte des fonds (et non un fonds de roulement) pour pouvoir
acheter des actifs ou régler ses engagements.
Il est important de mesurer le montant des liquidités dont dispose une PME pour évaluer sa
capacité à rembourser ses prêts et à survivre en cas de ralentissement commercial.
Si les actifs courants sont inférieurs aux passifs courants, la PME présente alors un
déficit ou une insuffisance de fonds de roulement.
Le niveau du capital d'exploitation d'une PME est une mesure de son efficacité et
de sa santé financière à court terme.
La liquidité indique la rapidité à laquelle un actif peut être converti en liquidités. Elle
se mesure en comparant les actifs les plus liquides de la PME avec ses passifs à
court terme. Plus les actifs courants sont supérieurs aux passifs courants, plus la
PME est dite liquide. C'est ce que l'on appelle le ratio de liquidité générale ou le
ratio de couverture. Si la PME dispose de suffisamment d'actifs liquides pouvant
être rapidement transformés en liquidités, il est probable qu'elle soit en mesure de
payer ses dettes à court terme et de financer ses futures activités commerciales. À
l'inverse, si une PME a un faible ratio de couverture, c'est le signe qu'elle peut
rencontrer des difficultés de financement.
Les actifs liquides sont importants, mais ce n'est pas de l'argent liquide. La plupart
des PME ne maintiennent pas de soldes de trésorerie importants. Elles misent sur
le fait que leurs créances, leurs stocks et leurs autres actifs à court terme peuvent
rapidement se transformer en liquidités.
Les risques sont qu'en période de récession, les clients peuvent retarder leurs
paiements ou que la demande pour les produits de la PME diminue. Dans ces
circonstances, l'entreprise peut avoir du mal à payer ses propres factures à leur
échéance (car les actifs précédemment liquides le sont moins).
Pour mesurer la liquidité et le capital d'exploitation d'une PME, nous allons évaluer :
▪ Comment une PME consomme son capital d'exploitation au fur et à mesure que ses
ventes augmentent et/ou que les conditions commerciales changent.
Plus tard dans l'unité, nous évaluerons le montant du capital d'exploitation dont une PME aura
besoin à l'avenir, en fonction de l'évolution des ventes et des conditions commerciales.
Vidéo
Le cycle d'exploitation ou cycle de liquidité est un indicateur de la manière dont une PME gère
son capital d'exploitation. Il donne également une bonne indication de la vitesse à laquelle les
liquidités passent dans le système. La dynamique des flux de trésorerie peut être très rapide pour
une entreprise qui ne traite qu'au comptant, par exemple sur un marché. En revanche, elle peut
être lente pour une entreprise disposant d'un stock important, offrant des conditions de crédit à
ses clients et bénéficiant elle-même de crédits de la part de ses fournisseurs (voir illustration 2.1).
Plus les stocks sont conservés longtemps et plus il faut de temps pour que les
créances soient payées, et plus l'entreprise a besoin de liquidités pour être sûre de
pouvoir payer ses fournisseurs dans les délais.
Les entreprises ont des cycles différents. Par exemple, une épicerie aura un cycle très rapide,
alors qu'une entreprise de l'industrie lourde aura un cycle long. Un cycle supérieur à la moyenne
du secteur indique généralement une mauvaise gestion du fonds de roulement.
Les fabricants ont tendance à avoir des cycles plus longs en raison de leurs
stocks : matières premières, production en cours et produits finis. Le tableau ci-
dessous présente une situation typique.
Jours
Stocks de matières premières 25
Encours de production 30
Produits finis 19
Créances à terme non payées 69
Moins dettes à terme non payées (62)
Cycle d’exploitation 81
L'illustration 4 montre le problème que rencontrent les PME lors de la gestion de leur trésorerie.
On voit dans cet exemple que les fournisseurs s'attendent à être payés 62 jours après la livraison
de leurs marchandises. Le paiement aux fournisseurs est effectué 12 jours avant que la PME ne
livre ses marchandises aux clients (c'est-à-dire que la PME conserve ses stocks pendant 74 jours
au total (25+30+19) avant de les expédier aux clients). Les clients de la PME ne paient que 69
jours plus tard, c'est-à-dire 143 jours après la livraison initiale par les fournisseurs. Il y a donc un
déficit de financement de 81 jours entre le moment où la PME doit payer ses fournisseurs et celui
où elle perçoit le produit de ses ventes. Cet exemple suppose que toutes les conditions
commerciales sont strictement respectées. En pratique, cela n'est souvent pas le cas. Les stocks
sont conservés plus longtemps que prévu et les clients retardent souvent le paiement de leurs
factures. Cela ne fait qu'aggraver les problèmes de trésorerie auxquels sont confrontées de
nombreuses PME.
Dans cet exemple, la PME doit payer chaque livraison de ses fournisseurs 81 jours avant de
recevoir le paiement de ses clients pour ses produits finis. Plus elle achète des fournisseurs, plus
son problème de trésorerie est important.
Les entreprises ont des besoins de liquidités différents : leurs cycles d'exploitation diffèrent donc
sensiblement (voir tableau 3 : Exemples de différents cycles d'exploitation).
Généralement, un cycle d'exploitation court signifie une plus grande liquidité, ce qui se traduit
par un besoin d'emprunt moindre, une plus grande possibilité de réaliser des réductions de prix
pour des achats de matières premières au comptant, et une plus grande capacité à financer
l'expansion de l'entreprise dans de nouvelles lignes de produits et de nouveaux marchés. À
l'inverse, un cycle d'exploitation plus long augmente les besoins en liquidités de la PME.
Réfléchissez à la quantité de capital d'exploitation dont les entreprises peuvent avoir besoin :
A souvent un cycle
d'exploitation plus court que A souvent le cycle
A souvent un cycle
les fabricants. N'a pas de d'exploitation le plus court.
d'exploitation longue et
matières premières ou Tous les stocks sont des
présente le besoin en capital
d'encours de production, produits finis et n'a souvent
d'exploitation le plus élevé.
mais peut avoir des pas de créances.
créances.
L'excédent de liquidités correspond à la différence positive entre les actifs courants et les passifs
courants (différence négative en cas de déficit).
Il est important de procéder à un examen approfondi des conditions commerciales, car cela aura
une incidence directe sur le cycle d'exploitation et le cycle de liquidité. La qualité des actifs doit
également être prise en compte (l'inventaire est-il vendable et les créances peuvent-elles être
facilement recouvrées) ?
Même si l'entreprise dispose d'un excédent de liquidités, elle peut ne pas être en
mesure de payer ses dettes à leur échéance, car il est possible que les liquidités
ne soient pas disponibles à la date d'échéance. De même, un déficit de liquidités
n'indique pas toujours que l'entreprise est sur le point de faire faillite. En effet, de
nombreuses entreprises qui achètent des produits à crédit et vendent au comptant
gèrent leurs activités avec une certaine aisance en cas de déficit de trésorerie. La
gestion du compte bancaire est souvent un bon indicateur pour savoir si
l'entreprise dispose de suffisamment de liquidités pour répondre à ses besoins.
Ce ratio permet de déterminer si les actifs courants d'une PME (liquidités, quasi-liquidités, titres
négociables, créances, stocks) sont suffisants pour rembourser ses passifs courants (factures à
payer, partie courante de la dette, prêt bancaire à court terme, charges à payer, impôts). En
Le ratio de liquidité relative est plus restrictif que le ratio de liquidité générale, car il exclut les
stocks et les autres actifs courants qui sont plus difficiles à transformer en liquidités. Les actifs
disponibles sont des actifs courants qui peuvent être rapidement transformés en liquidités. Ils
englobent les liquidités, les investissements négociables et les créances, et excluent les stocks, les
paiements anticipés, les autres créances et les paiements différés.
Actifs disponibles
Passifs courants
C'est le montant par lequel les actifs disponibles sont supérieurs (ou inférieurs) aux passifs
courants.
Ce ratio donne une indication sur la capacité de l'entreprise à régler les passifs à court terme à partir
de liquidités ou de quasi-liquidités. En d'autres termes, il indique s'il est nécessaire de vendre des
stocks pour payer des factures urgentes.
Le ratio de liquidité relative doit également être comparé au ratio de liquidité générale. Si le ratio de
liquidité générale est sensiblement plus élevé, cela indique qu'une part importante des actifs
courants des PME sont des stocks et/ou d'autres éléments moins liquides et que la liquidité pourrait
être un problème.
Examinez la tendance des dernières années. S'améliore-t-elle ? Pour évaluer ce ratio, il faut tenir
compte du cycle d'exploitation des comptes débiteurs. Le ratio des actifs disponibles s'améliore
généralement plus rapidement que le ratio de liquidité générale.
Ce ratio mesure le montant des liquidités, des équivalents de liquidités ou des investissements
négociables dans les actifs courants pour payer les passifs courants. C'est important, car tôt ou tard,
la PME aura besoin de l'argent de ses clients. Après tout, elle a des fournisseurs et des factures à
payer.
Pour gérer ce processus, une PME doit surveiller la situation de ses flux de trésorerie et son solde
bancaire.
Pourquoi une entreprise voudrait-elle détenir une partie de ses actifs sous forme de liquidités ?
▪ Pour ses besoins commerciaux au quotidien : en effet, les PME ont besoin de liquidités
pour payer leur loyer, les frais de carburant, les taxes et/ou les intérêts.
▪ Si le solde bancaire est trop élevé, l'argent peut alors produire des intérêts, mais la
PME devra obtenir un meilleur rendement des capitaux engagés (RCE) en
l’investissant dans l'entreprise (voir l'évaluation du RCE plus loin dans cette unité).
▪ Si le solde bancaire est trop faible, il y a alors un risque de pénalités éventuelles
sous la forme de paiements d'intérêts. Il y a également le risque que les factures
ne puissent pas être payées à temps. Cela peut entraîner de nombreux problèmes
:
▪ Incapacité à payer les salaires.
▪ Incapacité à payer les factures de services publics à temps ce qui
entraînera éventuellement la cessation des services.
▪ Les fournisseurs retiennent les marchandises, annulent les conditions
de crédit et/ou exigent le paiement intégral de toutes les factures
impayées.
▪ Incapacité à payer les impôts.
▪ Incapacité à rembourser les intérêts et/ou le capital du prêt.
Plusieurs facteurs doivent être pris en compte lorsque l'on veut déterminer le bon niveau de liquidités
à détenir. Par exemple :
Excédent de liquidités
* 100
Ventes
Ce ratio compare l'excédent de liquidités (actifs courants moins passifs courants) aux
ventes. À mesure que les ventes augmentent, l'excédent de liquidités est amené à croître en
conséquence. Le ratio doit rester stable. Sinon, à mesure que les ventes augmentent, l'entreprise
peut avoir besoin d'emprunter plus d'argent.
La manière dont les différents éléments du capital d'exploitation sont gérés peut avoir un impact
considérable sur le cycle d'exploitation et les flux de trésorerie de la PME. Les conditions
commerciales convenues avec les clients et les fournisseurs sont particulièrement importantes,
de même que la durée de détention des stocks dans l'entreprise. Par exemple, si un client
demande que les conditions de crédit soient portées de 30 à 90 jours parce que les concurrents
offrent des conditions similaires, cela signifie que la PME devra trouver des liquidités
supplémentaires pour régler ses propres factures à temps. Par conséquent, toute décision prise
au sujet des conditions commerciales est d'une importance critique : les réduire peut améliorer
les flux de trésorerie alors que les augmenter peut les détériorer considérablement (nous
examinerons plus en détail les flux de trésorerie dans l'unité 5).
Il existe différents ratios qui sont couramment utilisés pour évaluer la gestion du fonds de
roulement :
L'une des tâches essentielles de la PME est de contrôler le montant des sommes dues par les
clients (comptes débiteurs) pour s'assurer que les factures sont réglées dans les délais. Cela
permet de garantir que l'entreprise dispose toujours de suffisamment de liquidités, de limiter les
créances douteuses et de veiller à ce que les achats soient rapidement annulés pour les clients
qui ne veulent ou ne peuvent pas rembourser leurs dettes. Certains clients ne paient que
lorsqu'on leur demande de le faire. Tout retard dans la réception des paiements peut avoir des
conséquences graves sur le cycle d'exploitation et les flux de trésorerie d'une PME.
Comptes débiteurs
∗ 365
Ventes
Questions importantes :
Quelles sont les conditions commerciales, c'est-à-dire les délais convenus pour le paiement des
factures ?
Quelle est l'intensité/la concentration de la clientèle ? Est-ce qu'un petit nombre de clients doit
beaucoup d'argent à l'entreprise ? Est-ce que les clients sont financièrement solides ? Y a-t-il
une entreprise en position dominante ? La gestion de l'intensité de la clientèle est un volet très
important de la gestion du fonds de roulement. La faillite d'une entreprise en position dominante,
son refus de payer à temps ou l'annulation d'un contrat par un client important sont autant de
facteurs qui peuvent mettre l'entreprise dans une situation délicate.
Une augmentation du ratio peut indiquer : Une diminution du ratio peut indiquer :
Il est faux de dire que toute modification de ce ratio est due à une augmentation ou
à une diminution des ventes. Si les ventes diminuent, les montants dus par les
clients diminueront également, de sorte que le ratio restera le même. Il est essentiel
que les créances soient soigneusement contrôlées, car elles peuvent avoir un
impact important sur la trésorerie disponible d'une entreprise (voir l'exemple ci-
dessous "Effets de la croissance des ventes sur le capital d'exploitation").
Les entreprises cherchent souvent à atteindre une quantité économique de commande (QEC).
La QEC détermine la quantité la plus rentable à commander, en fonction des coûts de commande
et des coûts de détention des stocks (par exemple, coûts d'entreposage et coûts de trésorerie).
Stocks
∗ 365
Coût des produits vendus
Une augmentation du ratio peut indiquer : Une diminution du ratio peut indiquer :
▪ Une incapacité à vendre les stocks, ▪ Une livraison récente juste avant la
par exemple, s’ils sont périmés ou réalisation du bilan
de mauvaise qualité
▪ Une vente des stocks plus rapide
▪ Une incapacité à gérer les niveaux
de stocks ▪ Une réduction des stocks en raison
▪ Un contrat important nécessitant d'un besoin de générer des liquidités
une accumulation des stocks
▪ Une meilleure maîtrise des stocks
▪ Une accumulation prévue des
par la PME.
stocks en raison d'un changement
de politique
Il est faux de dire que toute modification de ce ratio est due à une hausse ou à une
baisse des ventes et du coût des produits vendus. En cas de baisse des ventes et
du coût des produits vendus, les quantités de stocks diminueront également et
l'entreprise devra acheter des stocks pour faire face aux ventes : le ratio devrait
donc rester le même. Il est essentiel que les niveaux de stocks soient
soigneusement contrôlés, car ils peuvent avoir un impact important sur la trésorerie
Si les chiffres relatifs aux stocks changent de manière significative, vérifiez si la base du calcul
a changé.
(Il peut être possible de calculer des ratios supplémentaires pour les matières premières, les
produits en cours et les produits finis. La relation entre ces chiffres reste généralement la
même, sauf en cas de changements dans l'entreprise ou dans ses conditions commerciales).
La capacité d'une PME à régler ses comptes créditeurs (c'est-à-dire ses fournisseurs) dans les
délais est essentielle à sa survie. Si les paiements aux fournisseurs sont systématiquement
effectués en retard, ceux-ci peuvent alors refuser d'effectuer d'autres livraisons et/ou exiger le
paiement de la totalité de la dette. Il est donc essentiel de veiller à ce qu'il y ait suffisamment de
liquidités disponibles pour effectuer les paiements à temps, ce qui constitue un élément
important de la gestion du fonds de roulement.
Comptes créditeurs
∗ 365
Coût des produits vendus
Le ratio indique le nombre moyen de jours que prend une PME pour payer ses factures.
(Remarque : si le chiffre relatif au coût des produits vendus n'est pas disponible, utilisez celui des
ventes. Mais notez qu'il faut être prudent, car le mélange des chiffres peut fausser les ratios).
Questions importantes :
Quelles sont les conditions commerciales, c'est-à-dire les délais convenus pour le paiement des
factures ?
Une augmentation du montant des impôts dus aux autorités peut également révéler un manque
de liquidités.
Il est faux de dire que toute modification de ce ratio est due à une hausse ou à une
baisse des ventes et du coût des produits vendus. Si les ventes et le coût des
produits vendus augmentent ou diminuent, les stocks évolueront également de la
même manière si l'entreprise achète des produits à ses fournisseurs pour faire face
aux ventes : le ratio restera donc le même. Il est primordial que le niveau des dettes
soit bien géré, car il peut avoir un impact significatif sur la trésorerie disponible d'une
entreprise (voir l'exemple ci-dessous "Effets de la croissance des ventes sur le
capital d'exploitation")
Les entreprises peuvent utiliser leurs dettes pour alléger la position du capital d'exploitation, mais
elles ne doivent pas abuser de ce dispositif en retardant leurs paiements au-delà de la durée
convenue. Si elles le font, elles courent alors le risque que les fournisseurs :
Les actifs d'exploitation sont généralement les éléments les plus importants du
capital d'exploitation pour ce qui est de l'efficacité des opérations de l'entreprise, y
compris les comptes créditeurs. Le ratio omet certains passifs à court terme (tels
que les financements bancaires, les paiements anticipés, les impôts dus) qui ne
changent généralement pas en fonction de l'évolution du niveau des ventes.
Il s'agit d'un ratio d'efficacité qui indique comment les principales composantes du capital
d'exploitation sont gérées par rapport aux ventes. Si le ratio augmente, cela peut signifier que la
PME gère mal ses principaux actifs d'exploitation. Une gestion prudente entraîne souvent une
baisse de ce ratio. À mesure que les ventes augmentent, le ratio devrait rester le même, ou
mieux encore, diminuer, si les actifs nets d'exploitation sont gérés correctement. Si le ratio
augmente, la PME consommera davantage de liquidités. S'il diminue, la PME pourra libérer des
liquidités à d'autres fins qui pourraient être plus rentables, comme l'investissement dans de
nouveaux produits rentables.
Le ratio des actifs nets d'exploitation est utile lorsque des plans d'expansion sont envisagés. Il
peut être utilisé pour évaluer le montant des liquidités supplémentaires nécessaires pour
financer la hausse prévue des ventes par unité supplémentaire. De même, si les conditions
commerciales et le cycle d'exploitation se détériorent, il est probable que la PME aura un besoin
de liquidités supplémentaires. Cela soulève les questions suivantes : Quelle est la nature de ce
besoin de liquidités ? D'où proviendra le capital d'exploitation supplémentaire ?
Lorsque les petites entreprises décident d'augmenter leurs ventes, elles oublient souvent que
cela les amènera à réaliser davantage de ventes à crédit et à détenir davantage de stocks pour
pouvoir gérer leurs ventes de manière efficace. Par conséquent, elles auront besoin de plus de
liquidités pour financer cette croissance, même si elles peuvent en même temps recevoir plus
de crédit de la part de leurs fournisseurs.
Ce ratio indique le montant des bénéfices non distribués d'un niveau de ventes donné. Si le ratio
« actifs nets d'exploitation : ventes » est supérieur à ce ratio et que les ventes augmentent, cela
signifie généralement que l'emprunt augmentera également parce que les bénéfices ne sont pas
suffisants pour financer l'augmentation nécessaire du capital d'exploitation (voir l'exemple ci-
dessous).
Ainsi, si les conditions commerciales restent les mêmes, les stocks, les
créances et les dettes augmenteront tous parallèlement aux ventes et de 40%.
Veuillez noter que dans chaque cas, le nombre de jours est resté le même, bien
que la valeur réelle de l'article ait augmenté.
Vidéo
Supposons que chaque classe de stocks soit conservée par l'entreprise pendant le
nombre de semaines suivant :
Total capital d'exploitation engagé dans les stocks = 21% des ventes
annuelles
Stocks
Moins :
comptes
créditeurs
c’est-à-dire
Il est important de rappeler que si les ventes augmentent au cours de l'année 2, pour
atteindre 1 800 000 (soit une augmentation de 50 %), la PME aura besoin de stocks
en plus pour répondre à cette demande supplémentaire. Elle aura besoin de liquidités
pour financer les nouveaux stocks.
Si les ventes augmentent de 50% et si les conditions commerciales restent les mêmes,
les stocks, les créances et les dettes augmenteront parallèlement aux ventes. Il est
possible d'utiliser ces informations pour calculer approximativement le nouveau besoin
en capital d'exploitation :
Stocks
720 – 234
* 100 = 27%
1 800
Si les conditions commerciales restent les mêmes lorsque les ventes augmentent,
les stocks, les créances et les dettes augmenteront parallèlement aux ventes. Il
en résulte que le ratio « actifs nets d'exploitation : ventes » restera le même.
✓ Exemple 2 : un deuxième exemple pour montrer les effets sur les actifs nets
d'exploitation lorsque les ventes augmentent d'une année à l'autre
Année 1 Année 2
(000) (000)
364
Si les ventes ont augmenté de 100 % (et que les conditions commerciales restent
les mêmes), le besoin en actifs nets d'exploitation augmentera également de
100%
Actifs nets d'exploitation 240 X 100% = 480 euros. Si les conditions commerciales
restent les mêmes, l'entreprise aura besoin de 480 euros pour financer une
augmentation des ventes de 100 %. Le besoin supplémentaire d'actifs nets
d'exploitation est de 480 - 240 = 240. Il s'agit du montant de liquidités
supplémentaires dont l'entreprise a besoin pour continuer ses activités
commerciales au nouveau niveau de ventes qui a augmenté.
Le calcul suppose que les conditions commerciales restent les mêmes chaque
année :
Créances 80 jours
Stocks 70 jours
Dettes 60 jours
La question cruciale pour les PME est la suivante : "D'où viendra cet argent - ce
financement nécessaire ?" Si elles ne disposent pas de suffisamment de
bénéfices non distribués ou de réserves pour investir, elles devront emprunter de
l'argent (peut-être auprès d'une institution financière).
L'entreprise peut envisager une autre solution qui lui permettrait d'augmenter ses ventes d'un
montant moindre. Cela signifierait ainsi un besoin de financement moins important. Dans notre
exemple, si nous supposons que les ventes atteignent 1 100, il est possible de voir leurs effets
sur le besoin de financement (voir l'exemple ci-dessous) :
Année 1 Année 2
(000) (000)
364 400,4
Actifs nets
24% 24% (% des ventes)
d’exploitation
Calcul du besoin en capital d'exploitation en raison d'une variation prévue des actifs
d'exploitation due à une modification des conditions commerciales
Année 1 Année 2
EUR EUR
364
Pour calculer les nouveaux chiffres des actifs d'exploitation, nous devons utiliser
les ratios suivants :
Nouvelles créances
Jours nouvelles créances
* Nouvelles ventes = Nouvelles créances
365
90
* 2 000 = 493
365
Nouveaux stocks
Jours nouveaux stocks
* Nouveau CPV = Nouveaux stocks
365
80
* 1 500 = 329
365
Nouvelles dettes
Jours nouvelles dettes
* Nouveau CPV = Nouvelles dettes
365
50
* 1 500 = 205
365
Selon ces nouvelles conditions commerciales, l'entreprise aura besoin de 617
euros de capital d'exploitation pour financer une augmentation des ventes de 100
%.
Année 1 Année 2
364 822
Actifs nets
240 617 = 157% d’augmentation
d’exploitation
% des ventes
24% 30,8%
annuelles
Comme dans l'exemple précédent, les bénéfices non distribués peuvent contribuer
à réduire le besoin de financement pour le capital d'exploitation. Nous supposons
que le ratio « bénéfices non distribués : ventes » sera le même avec 7%.
Nous utilisons le ratio des bénéfices non distribués pour calculer le nouveau besoin
de financement du capital d'exploitation.
EUR
Le fait de mener plus d'activités que ce que le capital d'exploitation d'une PME
! peut normalement supporter met à rude épreuve sa trésorerie et risque de
provoquer une faillite ou une situation d'insolvabilité.
Mais il arrive un moment où l'augmentation du volume des ventes n'est plus soutenable. C'est
ce qu'on appelle l’"overtrading".
Les flux de trésorerie se resserrent et les niveaux de production baissent inévitablement une fois
que les facilités de crédit sont entièrement utilisées. Il peut en résulter une baisse de la rentabilité
et un manque de liquidités pour payer les frais généraux à leur échéance. Dans les cas graves,
cela se traduira par la faillite de l'entreprise.
c) Mesurer l’overtrading
Si les ventes ont augmenté, comment la croissance ultérieure des actifs courants a-t-elle été
financée ? Idéalement, elle sera au moins partiellement financée par les bénéfices non distribués
et les capitaux propres. Le financement intégral de la croissance des ventes par une
augmentation des passifs courants, en particulier des prêts à court terme, est un sujet de
préoccupation. Cette augmentation des emprunts peut atteindre un tel point que la structure de
l'entreprise s'en trouvera déséquilibrée (voir "Effet de levier et endettement" ci-dessous).
Rentabilité
La rentabilité est vitale pour la pérennité de l'entreprise. C'est une source de financement
essentielle pour la croissance de l'entreprise. C'est une récompense pour les investisseurs pour
les risques qu'ils prennent. La gestion des marges et des leviers qui contrôlent les bénéfices est
cruciale pour la viabilité et la stabilité à long terme d'une entreprise. Mesurer la rentabilité peut
Mesurer la rentabilité
L'analyse des bénéfices/de la rentabilité se fait à l'aide du calcul des ratios suivants :
Marge brute
* 100
Ventes
La marge bénéficiaire brute est utilisée pour analyser l'efficacité avec laquelle une PME utilise
ses matières premières, sa main-d'œuvre et ses actifs immobilisés liés à la fabrication en vue
de générer des bénéfices. Un pourcentage de marge élevé est un indicateur de profit positif.
Le coût des produits vendus a un effet majeur sur la marge brute d'une PME. Les petites
entreprises ont souvent du mal à contrôler ces coûts qui dépendent souvent du pouvoir de
négociation des fournisseurs et de leurs politiques de prix. Il est rare que les prix de vente
augmentent plus rapidement que les prix des intrants. La marge brute restera très probablement
la même d'une année à l'autre. Une PME qui y parvient gère généralement très bien ses marges
brutes.
Points essentiels
▪ Une modification des prix des intrants et des prix de vente, par exemple une réduction
des prix, une remise pour paiement anticipé.
▪ Des pertes en stock en raison de démarque ou de vol.
▪ Des changements dans la base de calcul des stocks.
▪ Un changement dans les types/nombres de produits vendus (mix de produits).
▪ Des rabais pour des ventes en volume.
▪ Les salaires dans le secteur.
▪ Des achats trop faibles.
▪ Un contrôle de qualité insuffisant.
▪ Une concurrence accrue.
▪ Une incapacité à répercuter des coûts de production plus élevés.
Les bénéfices d'exploitation sont les bénéfices après déduction des frais généraux et des
charges, mais avant intérêts, impôts et amortissements (BAIIA). Ils excluent les éléments non
commerciaux.
Les PME doivent être en mesure d'exercer un niveau de contrôle élevé sur les dépenses et les
frais généraux. Les analystes doivent donc examiner attentivement la marge bénéficiaire
d'exploitation. Les tendances positives et négatives de ce ratio sont généralement directement
attribuables aux décisions de gestion. Le bénéfice d'exploitation d'une PME (plutôt que le
bénéfice net) est souvent le critère privilégié pour effectuer des comparaisons entre les PME,
car il est considéré comme une base plus fiable pour comparer les performances opérationnelles
des entreprises. En effet, il ne tient pas compte des niveaux d'emprunt (coûts d'intérêt), des
politiques d'amortissement et des différentes charges fiscales.
La marge bénéficiaire est souvent appelée "bottom line" (ou bénéfices nets). C'est souvent le
chiffre utilisé lorsque l'on parle de la rentabilité d'une PME. Le ratio utilise les bénéfices après
impôts.
Bénéfices nets
∗ 100
𝑉𝑒𝑛𝑡𝑒𝑠
La comparaison entre les marges bénéficiaires nettes de PME similaires peut être problématique
en raison des différences de charges fiscales, d'amortissement et de coûts d'intérêt. La
comparaison d'une même PME d'une année sur l'autre est également affectée par ce même
problème. C'est l'une des raisons pour lesquelles certains analystes préfèrent utiliser les
bénéfices d'exploitation ou les bénéfices avant impôts plutôt que les bénéfices nets (après
impôts) pour le calcul du ratio de rentabilité.
La PME peut améliorer ses bénéfices en exerçant un certain contrôle sur ses coûts d’exploitation.
Le suivi de la relation entre les ventes et les coûts d'exploitation peut donner une indication quant
à son efficacité à contrôler ces coûts à mesure que les ventes augmentent.
Coûts d'exploitation
* 100
Ventes
Il convient de noter que certains de ces coûts peuvent ne pas varier du tout avec la hausse des
ventes puisqu'il s'agit de coûts fixes, comme le loyer ou les frais de propriété. Cela signifie qu'à
mesure que les ventes augmentent, les bénéfices peuvent augmenter à un rythme plus élevé.
Cela permet par ailleurs d'identifier la répartition entre coûts fixes, variables et semi-variables. Il
faut ensuite examiner comment ces derniers peuvent évoluer en fonction des ventes.
✓ Exemple
Remarque
Les ventes ont augmenté de 50 %. Les coûts variables ont également augmenté
de 50 %, mais les coûts fixes sont restés les mêmes
▪ Les ratios s'améliorent-ils ? Si ce n'est pas le cas, pourquoi ? Des mesures correctives
sont-elles nécessaires ?
▪ Les pertes sont-elles dues à des facteurs commerciaux ou extraordinaires (coûts
ponctuels qui ne se reproduiront probablement plus) ?
Variations
Marge bénéficiaire
nette
Constante
Marge brute
BAIIA (EBIDTA)
Plus ce ratio est élevé, plus les bénéfices seront volatils : si une PME a un ratio
d'endettement opérationnel élevé, une légère augmentation des ventes
entraînera une forte augmentation des bénéfices, tandis qu'une légère
réduction des ventes produira une forte réduction des bénéfices.
Rendement
Lorsqu'un chef d'entreprise crée sa PME, il prend un risque avec son investissement. Il est clair
que certaines PME présentent un risque plus important que d'autres (entreprises dans les 18-
24 premiers mois d'activité, entreprises spécialisées dans les technologies de pointe). Selon une
règle généralement admise, "plus le risque est élevé, plus le rendement est important". L'analyse
de la rentabilité d'une PME permet à l'analyste d'examiner si la rentabilité réalisée justifie les
risques pris par la PME, et donc le niveau de risque qu'une institution financière pourrait assumer
par sa participation.
Cet ensemble de ratios mesure le rendement des fonds investis dans l'entreprise. Les
propriétaires obtiennent-ils un rendement réaliste sur leur investissement par rapport au niveau
de risque ? Serait-il préférable d'investir ailleurs ?
Le total des capitaux propres correspond au capital émis plus les réserves (capitaux propres =
total des actifs - (passifs courants + passifs à terme)).
Ce ratio montre le niveau de rendement obtenu par une PME en comparant ses bénéfices nets
à ses capitaux propres. Il mesure combien les actionnaires ont gagné pour leur investissement
Le RCP indique aux actionnaires l'efficacité avec laquelle leur argent est utilisé. Il convient de
faire des comparaisons avec des entreprises comparables.
Mais ce ratio présente une faiblesse. Il peut être disproportionnellement élevé si la PME
emprunte de l'argent pour financer l'expansion de son activité plutôt que d'utiliser ses capitaux
propres.
Le ratio du rendement des capitaux engagés (RCE) complète le ratio du rendement des capitaux
propres. Les dettes à long terme de la PME sont ajoutées aux capitaux propres pour refléter le
total des "capitaux engagés" de la PME. Ce ratio permet de mieux comprendre la capacité d'une
PME à générer un rendement à partir de son capital disponible, y compris les fonds empruntés.
En comparant les bénéfices nets au total des dettes et des capitaux propres d'une PME, les
analystes peuvent voir comment l'utilisation du levier financier (emprunt) influe sur les bénéfices
d'une PME. Les analystes préfèrent le ratio du rendement des capitaux engagés, car il mesure
la capacité de la PME à générer des bénéfices à partir de l'ensemble de son capital :
Remarque : les capitaux engagés dans une entreprise sont généralement calculés comme étant
les capitaux propres plus les prêts à long terme.
Ce ratio n'inclut que les prêts à long terme. Toutefois, de nombreuses PME utilisent des prêts à
court terme pour l'achat d'actifs à long terme. Assurez-vous donc qu'un prêt à court terme ou un
découvert n'est pas devenu un prêt à long terme, car il doit alors être pris en compte dans le
cadre de cette analyse. (Dans ce cas, vous constaterez que le prêt/le découvert ne fluctue pas
beaucoup).
En règle générale, le ratio RCE doit être au moins égal au coût moyen de l'emprunt de la PME,
c'est-à-dire au taux moyen appliqué par les bailleurs pour les prêts.
2
Le rendement de l'actif est souvent appelé rendement du capital investi (RCI)
Plus le rendement est élevé, plus la PME utilise ses actifs de manière efficace.
Une PME engagée dans des activités à forte intensité de capital (par exemple,
l'ingénierie lourde), et utilisant une large base d'actifs, aura un rendement de l'actif
plus faible que les entreprises à faible intensité de capital qui investissent peu
dans les immobilisations. En règle générale, les analystes aiment voir que le
rendement de l'actif d'une entreprise n'est pas inférieur à 5 %.
Il est parfaitement possible d'utiliser les bénéfices avant impôts (BAI) ou les bénéfices après
impôts pour le calcul des ratios RCP, RCE et RDA. Dans ce cours, nous utilisons les BAI parce
que les taux d'imposition peuvent varier entre les PME en raison de différents abattements
possibles, par exemple les abattements pour investissement. Il est plus facile de comparer le
rendement des PME d'un même secteur si l'on utilise les BAI.
Risque ou sécurité
Un analyste peut évaluer le niveau du risque financier ou de la sécurité d’une PME. En effet, il
existe des points de référence qui donnent une idée approximative du niveau de risque d'une
PME. La situation de solvabilité, c'est-à-dire la disponibilité d'actifs courants suffisants pour faire
face aux passifs courants, constitue ainsi un enjeu essentiel pour toute entreprise.
Levier financier : relation entre les montants investis dans une entreprise par ses
! propriétaires (capitaux propres) et par des tiers (dettes). Plus le ratio de levier
financier est élevé, plus le risque est important. Une PME renforce son
investissement en empruntant une partie du financement dont elle a besoin. Plus
elle emprunte, moins elle a besoin de capitaux propres, de sorte que les bénéfices
ou les pertes sont partagés au sein d'un groupe plus large et sont donc
proportionnellement plus faibles. Cela implique généralement le risque que les
coûts d'emprunt soient plus importants que les revenus de l'actif.
L'utilisation de ratios peut aider à évaluer le niveau de risque pour une PME. Si une PME
présente un pourcentage élevé de fonds empruntés par rapport à l'investissement total des
propriétaires, ou aux actifs nets, on dit qu'elle a un niveau de levier financier élevé.
L'actif net est calculé en déduisant le passif total de l'actif total. Le résultat obtenu
! correspond au total des capitaux propres.
▪ Existe-t-il des réserves cachées qui augmenteraient ce chiffre ? Les réserves cachées
sont des ressources qui ne figurent pas dans le bilan, telles que les terrains ou les
bâtiments dont les valeurs sont inférieures à celles du marché (par exemple, un
bâtiment évalué pour la dernière fois il y a 35 ans). Si l'actif était présenté à sa vraie
valeur, le total des actifs et des capitaux propres augmenterait en conséquence.
▪ Quel est le total de l'actif net ? L'actif net a-t-il augmenté ou diminué ? Quelle est la
cause de cette augmentation / diminution ? L'actif net varie généralement en raison des
bénéfices non distribués/pertes. Une réévaluation de l'actif, une classification en
recherche et développement (R&D) ou des réparations au titre du capital - plutôt qu'une
imputation sur les bénéfices - peuvent également être à l'origine d'un changement. Cela
soulève, dans ce cas, la question de savoir si les actifs de la PME ont réellement
augmenté en raison de ces dépenses.
Les prêts permanents des directeurs sont des prêts accordés par les directeurs
! à leur entreprise sur une base permanente. Les prêts sont traités comme du quasi-
capital. Certaines banques demandent aux directeurs de signer un engagement,
confirmant que ces prêts ne seront pas encaissés avant que les prêts bancaires
ne soient remboursés.
Les actifs corporels nets sont calculés en déduisant le total des actifs incorporels
! du total des actifs. En cas de liquidation, les actifs incorporels tels que le fonds
commercial et les brevets/licences auront probablement peu de valeur. Il est donc
préférable d'évaluer le total des capitaux propres avec plus de prudence.
a. Ratio d'endettement
Le levier financier est évalué à l'aide du ratio d'endettement. Ce ratio compare la dette totale
d'une PME à son total des actifs. Un faible pourcentage signifie que la PME est moins
dépendante des fonds empruntés et/ou dus à d'autres. Plus le pourcentage est faible, moins la
PME a recours à un levier financier et plus sa position est forte en termes de capitaux propres.
En général, plus le ratio est élevé, plus la PME est considérée comme ayant pris des risques.
Total Passifs
* 100
Total Actifs
Pour les PME, le taux d'endettement maximum attendu est de 60 à 70%.
Il s'agit d'un autre ratio de levier financier qui compare le total des passifs d'une PME au total de
ses capitaux propres. Il s'agit là de mesurer le montant des engagements des fournisseurs, des
prêteurs, des comptes créditeurs et des débiteurs envers la PME par rapport au montant des
engagements des actionnaires.
Total Passifs
* 100
Capitaux propres
c. Ratio de financement
Total Emprunts
∗ 100
Capitaux propres
(Effectuez les ajustements nécessaires à l'actif net pour les réserves latentes/apports des
directeurs).
Les banques s'attendent généralement à ce que le ratio soit inférieur à 1:1 (ou
100%) .
Un ratio supérieur à 1:1 (ou 100 %) signifie que les prêteurs ont plus investi dans
l'entreprise que les propriétaires. Dans la plupart des cas, ce ratio devrait
diminuer au fil du temps.
En général, plus le ratio est élevé, plus tout nouveau prêt est risqué.
Il n'y a pas de niveau de financement recommandé, cela dépend de chaque cas. Si la PME a de
bons antécédents commerciaux, un niveau de financement plus élevé peut être acceptable. En
revanche, s'il s'agit d'une nouvelle PME ou d'une ancienne PME bien établie dont les résultats
récents sont médiocres, un niveau de financement élevé sera probablement moins toléré. Si
l'argent emprunté est en grande partie constitué de passifs éventuels peu importants, un niveau
de financement plus élevé sera généralement admis.
Il existe également des ratios de solvabilité qui mesurent la capacité d'une PME à assurer le
service de sa dette (paiement des intérêts et/ou du principal du prêt) à partir de ses bénéfices et
de ses flux de trésorerie.
Ce ratio montre la relation entre les bénéfices et les fonds empruntés. Il montre dans quelle
mesure les bénéfices commerciaux nets sont supérieurs aux intérêts payés sur l'argent
emprunté.
▪ Si le ratio s'améliore, la cause peut être une réduction des coûts de la dette ou une
amélioration des bénéfices. À l'inverse, une détérioration peut être causée par une
augmentation des coûts du service de la dette (plus d'argent emprunté/taux d'intérêt
plus élevé) ou une baisse des bénéfices.
▪ Plus le chiffre est élevé, mieux c'est.
> 350% ☺
< 300%
Une couverture inférieure à trois fois peut indiquer que l'entreprise est vulnérable
aux augmentations des taux d'intérêt. De plus, outre le paiement des intérêts du
prêt, les bénéfices sont nécessaires pour beaucoup d'autres choses, comme le
remboursement du capital du prêt ou le financement de la croissance du capital
d'exploitation
Remarque : le remboursement du capital d'un prêt ne figure pas sur le compte des
recettes et des dépenses, car il ne s'agit ni d'une recette, ni d'une dépense. Le
remboursement du capital d'un prêt a une incidence sur le bilan, car il entraîne une
diminution du passif et, par conséquent, une augmentation des capitaux propres.
Ce ratio compare les flux de trésorerie d'exploitation d'une PME au total de ses emprunts (prêts
et découverts auprès de banques et d'autres prestataires financiers).
Flux de trésorerie d'exploitation avant intérêts, impôts ÷ndes pour (X) années
Intérêts payés pour (X) années
Cela permet de s'assurer que des liquidités suffisantes ont été générées pour faire face aux
paiements des intérêts. On recommande de calculer le ratio pour une période minimale de trois
ans afin de le rendre fiable.
Le ratio de couverture du service de la dette permet de mesurer la capacité d'une PME à remplir
ses obligations financières. Il montre la relation entre les flux de trésorerie mensuels et le coût
mensuel des fonds empruntés.
Plus le taux de couverture est élevé, plus la PME est en mesure de rembourser le capital et les
intérêts aux prêteurs. L'évolution de ce ratio au fil du temps est également importante pour
évaluer les changements dans la situation financière de la PME. Le ratio minimum pour les PME
est de 150 % . En cas de doute sur les bénéfices futurs prévus de la PME, le ratio visé doit être
plus élevé.
Il est conseillé d'attribuer à chaque catégorie une note comprise entre 1 et 5 (5 étant la note la
plus élevée et 1 la plus basse). Cela permet de se concentrer sur la valeur de chaque section et
de parvenir à un jugement de valeur. Ce système de notation est utilisé dans les exemples et
dans les explications vidéo. Voici, par ailleurs, un exemple de ce système de notation ci-dessous
:
3
Selon la nouvelle norme IFRS 16 tous les contrats de location seront portés au bilan des preneurs, ce qui donnera
une meilleure visibilité de leurs actifs et de leurs passifs. IFRS 16 abandonne pour les preneurs la classification
des contrats de location en contrats de location simple ou contrats de location-financement, traitant tous les
contrats comme des contrats de location-financement.
La société AB connaît une croissance rapide, avec des problèmes de liquidité. Vous
pensez que l'entreprise a des perspectives raisonnables pour l'avenir, mais vous estimez
qu'elle ne devrait pas emprunter davantage.
EUR (000)
Ventes 40 000
Les directeurs se rendent compte qu'ils doivent améliorer leur rentabilité. Vous avez
obtenu des détails sur leur plan : ils vont augmenter le chiffre des ventes à 50 000 (000)
euros.
EUR (000)
Ventes 50 000
Les directeurs se rendent compte qu'ils doivent améliorer leur rentabilité. Vous avez
obtenu des détails sur leur plan : ils vont augmenter leurs ventes de 20 %.
Ainsi :
Chapitre 2 - Exercice 2
1. Qu'advient-il du besoin en capital d'exploitation d'une PME si elle décide de payer ses
fournisseurs plus tôt ?
a. Le besoin diminue
b. Le besoin augmente
a. Le besoin va augmenter
c. Le besoin va diminuer
3. Lequel est plus à même de mener à bien ses activités avec un faible niveau de capital
d'exploitation ?
a. Constructeur de maisons
d. Chaîne de supermarchés
4. Parmi les catégories suivantes, deux sont susceptibles d’avoir les niveaux de stocks
les plus élevés, lesquelles ?
a. Grossiste en vêtements
b. Chaîne de supermarchés
c. Agents de voyage
d. Restauration rapide
e. Comptable
5. Parmi les catégories suivantes, deux sont susceptibles d'avoir les plus faibles niveaux
de créances, lesquelles ?
a. Grossiste en vêtements
b. Chaîne de supermarchés
c. Entrepreneur en bâtiment
d. Restauration rapide
e. Comptable
6. Identifiez deux actions qui permettraient de réduire le besoin en capital d'exploitation
pour un détaillant dans le secteur de l'habillement :
a. Fermer les magasins déficitaires
b. Payer les fournisseurs plus rapidement
c. Élargir la gamme de produits dans chaque magasin
d. Vendre les marchandises à faible rotation en appliquant des rabais
Fang Commerce est un fournisseur spécialisé dans les petits composants destinés aux
fabricants de pièces de motos.
La plupart des ventes se font auprès de clients bien connus, si bien que la société leur
donne la possibilité de payer dans un délai de 30 jours.
Lorsque vous posez des questions sur les stocks, on vous dit que la société dispose
généralement d'environ deux mois de stocks dans son entrepôt.
Votre mission :
Les ratios permettent de montrer ce qui pourrait se passer dans une PME et peuvent, le cas
échéant, justifier la conduite d’une enquête plus approfondie. Par exemple, une chute des ventes
qui fait passer une entreprise d'une situation de rentabilité à une situation de non-rentabilité est
probablement due à une multitude de raisons, relevant ou non du contrôle de la PME.
Un analyste expérimenté n'a pas besoin de tous les ratios. Il existe des centaines de ratios, mais
il faut toujours utiliser ceux qui sont appropriés au cas considéré. En règle générale, un analyste
averti commence par examiner si l'entreprise est en croissance ou en déclin, si elle est protégée
ou non contre les risques inutiles et si elle est suffisamment rentable pour pouvoir continuer à se
Les ratios à eux seuls peuvent se révéler tout à fait insignifiants. Ils doivent donc être :
▪ Compris
▪ Calculés et utilisés de manière cohérente
▪ Comparés sur des périodes (tendances)
▪ Comparés à ceux d'autres entreprises similaires (indicateurs de référence)
▪ Comparés à ceux du secteur (normes)
▪ au siège de la banque
À eux seuls, les ratios ne résoudront rien. Mais ils mettront en évidence les
domaines problématiques et indiqueront les aspects sur lesquels la PME doit
concentrer ses efforts pour améliorer ses résultats.
Le principal atout de l'analyse des ratios est qu'elle favorise une approche
systématique pour analyser la performance.
Veuillez lire l'étude de cas et utiliser les informations fournies plus haut.
Veuillez examiner les ratios ci-dessous et réfléchir à ce qu'ils pourraient signifier.
Analyse financière
CosyDeco SARL
Liquidité
a Excédent de liquidités
Jours de stocks 20 20 20
Cycle d’exploitation 48 62 70
c. Overtrading
Rentabilité
Rendement
Solvabilité
Structure du capital (Capitaux propres : Total des actifs) 70,1% 70,4% 71,0%
Ce cas nécessite une compréhension des risques encourus pour une PME faisant de
l'importation.
Contexte
L'entreprise est bien établie, mais elle est nouvelle pour la banque, d'où la nécessité de faire
preuve de prudence. Toutefois, les raisons ayant motivé son souhait de changer de banque
sont valables et plausibles.
En achetant des produits à l'étranger, la PME assure une production à faible coût, mais il faut
faire attention à la qualité des produits.
Marché
Direction
Analyse financière
Performance opérationnelle - 2
Les résultats des trois dernières années ont été assez décevants, avec une croissance zero,
ce qui signifie un déclin après l'inflation.
Liquidité - 4
La situation de la liquidité est particulièrement bonne avec un fort ratio de liquidité relative et
de liquidité générale. Le ratio "capital d'exploitation : ventes" s'améliore également grâce aux
bénéfices non distribués.
Capital d'exploitation - 3
Le ratio des débiteurs se détériore. Cela peut être dû à l'incapacité de l'entreprise à insister
auprès de ses gros clients pour qu’ils paient à temps.
Le ratio des créanciers est raisonnablement constant. On peut supposer que l'entreprise paie
les marchandises importées en respectant rigoureusement les conditions commerciales en
vigueur.
Les ratios "cycle d'exploitation et actifs nets d'exploitation : ventes" se détériorent en raison
de la hausse du ratio des débiteurs et de la baisse du ratio des créanciers. Cela a un effet
négatif sur les flux de trésorerie de la PME.
Le ratio "actifs nets d'exploitation : ventes" est beaucoup plus élevé que le ratio de bénéfices
non distribués. Cela indique qu'une forte augmentation des ventes amènerait l'entreprise à
emprunter de l'argent pour financer la croissance nécessaire de ses actifs d'exploitation.
Overtrading - 4
Rentabilité - 3
Il est probablement difficile pour une PME de maintenir ses marges avec ses clients
importants. Le fait que la marge soit remontée au cours de l'année 3 est un signe positif. La
PME semble avoir réussi à améliorer sa marge brute et sa marge nette sur ses ventes stables,
bien que celles-ci restent bien inférieures aux chiffres d'il y a deux ans.
Rendement – 4
Les ratios de rendement ont considérablement diminué par rapport à l'année 1. Néanmoins,
ils sont toujours corrects pour une PME. Il est tout à fait possible que l'année 1 ait été une
année particulière. Les rendements des années 2 et 3 sont tout à fait raisonnables.
Solvabilité - 4
Cela semble satisfaisant avec un niveau de financement très acceptable, bien qu'au plus bas
de la saison. Le financement potentiel est de 150 %, ce qui n'est pas déraisonnable pour les
courtes périodes de pic saisonnier, compte tenu de la garantie des revenus provenant de
commandes confirmées. Les taux de rétention ont été bons par le passé et cela devrait se
poursuivre cette année. La rémunération des directeurs, dividendes compris, semble être en
phase avec les performances de l’entreprise et, ces dernières années, elle a été adaptée pour
permettre des rétentions. La charge d'intérêts est faible (en particulier sur une base nette) et
la couverture des intérêts est forte, ce qui reflète une bonne structure de capital.
Sans projections, il est difficile de savoir si le montant demandé est correct. Mais les directeurs
sont en activité depuis de nombreuses années et, compte tenu de la stabilité des ventes, le
montant devrait être suffisant. La question principale concernant le risque est de savoir si le
remboursement de la facilité de crédit renouvelable sera possible à partir des ventes, c'est-à-
dire à partir de l'exécution des commandes individuelles et de la réception des paiements.
Dans l'ensemble, il s'agit d'une bonne entreprise qui mérite d'être soutenue.
La réussite d'une PME passe par la gestion de son risque financier et de ses résultats. Pour ce
faire, elle doit comprendre la nature de ses coûts et s'assurer qu'elle génère des revenus
suffisants pour les régler à temps.
Coûts fixes
!
Les coûts fixes ont tendance à être constants, indépendamment du volume des
vente : ainsi, même lorsque les ventes et les coûts variables sont nuls, il y aura
toujours des coûts fixes tels que le loyer. Il s'agit généralement de frais généraux,
comme le loyer et les coûts fonciers, les assurances, les coûts de réparation des
véhicules et surtout les salaires. Une entreprise doit s'assurer qu'elle dispose de
suffisamment de liquidités pour pouvoir payer ses factures à leur échéance. Selon
le service britannique d'insolvabilité (UK Insolvency Service), le fait de ne pas
comprendre la nature des coûts est l'une des principales raisons pour lesquelles
les entreprises ont des difficultés financières.
Les intérêts et l'amortissement des prêts doivent être traités comme des coûts fixes, car ils
doivent être payés quel que soit le niveau des ventes. Le risque lié au remboursement d'un prêt
est un risque financier de premier plan.
Aucun coût n'est vraiment fixe éternellement. Par exemple, si une entreprise parvient à
augmenter ses ventes, elle peut très bien avoir besoin d'employer plus de personnel ou de payer
des frais de maintenance pour une nouvelle machine. Les coûts fixes ont tendance à augmenter
de manière non linéaire, c'est-à-dire qu'ils restent constants, parfois pendant de longues
périodes, et lorsqu'ils varient, la différence est souvent importante.
L'entreprise doit gérer ses finances pour pouvoir, en cas d'augmentation des coûts, appréhender
le nouveau niveau de ventes nécessaire pour les couvrir.
Si les informations disponibles sont suffisantes, les éléments fixes et variables peuvent être
ventilés et inclus dans la ligne de coût correspondante. À défaut, les coûts semi-variables sont
généralement intégrés aux coûts fixes lorsque l'élément fixe dépasse 50 %. Dans ce cas, il est
important de ne pas oublier que le seuil de rentabilité est surestimé.
Type d'entreprise
La relation entre les coûts fixes et les coûts variables dépend du type d'entreprise.
Les détaillants ont souvent moins de coûts fixes que les usines ou les hôtels.
C'est le stade où tous les coûts sont payés et aucun bénéfice n'est réalisé. Le seuil
de rentabilité est une référence importante pour les entreprises, car il permet de
déterminer le volume des ventes dont une entreprise a besoin pour couvrir tous
ses coûts.
- de gérer les trois variables les plus importantes : le prix, les marges et les
coûts,
- d'essayer de réduire le seuil de rentabilité (en réduisant les coûts ou en
améliorant les marges) et
- d'augmenter les bénéfices.
Pour les PME, il est essentiel de s'assurer que le seuil de rentabilité est inférieur
au niveau des ventes.
Seuil de rentabilité =
Coûts fixes
* 100
Ratio Marge brute
Nous ne prenons pas en compte l'amortissement dans ce calcul, car il n'y a pas
de sortie de fonds réelle pour l'amortissement (c'est une "charge comptable"). C'est
ce qu'on appelle le "seuil de rentabilité des flux de trésorerie" (voir illustration 3-2
ci-dessous : Calcul du seuil de rentabilité).
Vidéo
✓ Exemple
(000)
Ventes 2 500
Amortissement 100
Le seuil de rentabilité est atteint lorsque 69,2 % des ventes ont été réalisées. Par
conséquent, les ventes peuvent passer de 2,5 millions à 1,73 million d'euros avant
que l'entreprise ne commence à enregistrer des pertes.
Dans l'exemple ci-dessus, l'entreprise a un ratio de marge brute solide qui lui permet de remplir
son réservoir de bénéfices. Le montant dont les ventes peuvent baisser avant que l'entreprise ne
perde de l'argent correspond à la marge de sécurité de l'entreprise.
La marge de sécurité désigne la différence entre le seuil de rentabilité et le niveau attendu des
ventes.
Marge de sécurité =
2 500-1 730
* 100= 30,8%
2 500
Il est clair que si les coûts fixes augmentent, le seuil de rentabilité sera plus élevé et la marge
de sécurité plus faible. (Voir plus bas : Calcul du seuil de rentabilité (2)).
(000)
Ventes 2 500
Amortissement 100
Dans cet exemple, le seuil de rentabilité des ventes est de 2 115 384, contre 1 730
770 dans l’exemple plus haut, car les coûts fixes ont augmenté de 200 000.
On peut observer un effet similaire si la marge varie en raison d'une absence de répercussion
de l'augmentation de prix des fournisseurs ou d'une réduction des prix de vente liée à des rabais.
✓ Exemple (3)
(000)
Ventes 2 500
Amortissement 100
Le seuil de rentabilité des ventes dans cet exemple est de 1 875 000, contre 1 730
770 (dans l'exemple 1 ci-dessus), car la marge brute est inférieure de 4 %.
Analyse de viabilité
Il est également possible d'intégrer d'autres coûts/postes dans cette analyse (par exemple, la
rémunération du directeur OU les bénéfices à réaliser). Cela est particulièrement utile si
l'entreprise cherche à déterminer la viabilité d'un nouveau produit (voir illustration 3-7 : analyse
de viabilité).
Bénéfices à réaliser
800 (40%)
Dans cet exemple, l'entreprise doit réaliser un bénéfice de 15 millions d'euros sur son
investissement. À partir de cette information, du montant des coûts fixes et de la marge
bénéficiaire brute, on peut calculer les ventes nécessaires du nouveau produit pour parvenir à
ce résultat, soit 71,25 millions d'euros de ventes.
Cette technique permet à la PME d'étudier le marché pour s'assurer qu'il existe une demande
suffisante pour le produit avant de prendre une décision d'investissement (les prévisions de
ventes doivent se fonder sur des faits). Elle peut également vérifier que sa capacité est suffisante
pour atteindre le niveau de production nécessaire.
La technique du seuil de rentabilité peut également être utilisée par les institutions
financières pour évaluer le risque financier lié au service de la dette des
entreprises. Il est possible d'ajouter le coût annuel des intérêts et des paiements
d'intérêts et d'amortissement aux coûts fixes pour déterminer le niveau de ventes
nécessaire pour que la PME atteigne son seuil de rentabilité et assure le service
de ses dettes.
Une marge de sécurité < 10% : cela signifie que le seuil de rentabilité se situe aux niveaux
maximaux de la capacité de production ou des ventes attendues. La PME est particulièrement
vulnérable face à une légère baisse de ses ventes. Cette situation est dangereuse et laisse à
l'entreprise une faible marge de sécurité si elle n'atteint pas le niveau de production requis ou le
niveau de ventes attendu. Une fois que la marge de sécurité atteint > 25 %, il s'agit alors d'un
taux raisonnablement faible.
Le seuil de rentabilité peut considérablement varier d'une PME à l’autre, même si elles ont la
même marge bénéficiaire nette. Le seuil de rentabilité de chaque PME dépend du rapport entre
ses coûts, ses marges et ses prix de vente (voir tableau ci-dessous). Habituellement, plus les
coûts fixes sont élevés par rapport aux coûts variables, plus le seuil de rentabilité sera élevé.
50 25
Marge brute 750 000 75% 500 000 250 000
% %
Seuil de
866 667 800 000 600 000
rentabilité
Marge de
13,3% 20,0% 40,0%
sécurité
Dans cet exemple, chaque PME a un rendement sur ses ventes de 10 %. Néanmoins,
si les ventes de toutes les entreprises baissent de 20 %, les conséquences sont bien
pires pour l'entreprise A.
Entreprise
Entreprise A Entreprise B
C
Coûts
200 000 400 000 600 000
variables
25
Marge brute 600 000 75% 400 000 50% 200 000
%
Bénéfices
-50 000 0 50 000
nets
Rendement -6% 0% 6%
Seuil de
866 667 800 000 600 000
rentabilité
Marge de
-8,3% 0,0% 25,0%
sécurité
Cela est dû aux différents niveaux de coûts fixes, qui ont un impact sur les marges de
sécurité
(Remarque : Les ventes, les coûts variables et la marge brute diminuent tous de 20
%. Les coûts fixes restent les mêmes).
Marge brute
Bénéfices nets
Coûts
300 000 600 000 900 000
variables
Marge brute 900 000 75% 600 000 50% 300 000 25%
Bénéfices
250 000 200 000 150 000
nets
Seuil de
866 667 800 000 600 000
rentabilité
Avantages
▪ Le seuil de rentabilité est une technique simple qui est très utile pour l'évaluation des
risques financiers. Une fois que le chiffre relatif au seuil de rentabilité a été calculé, il
peut être utilisé pour fixer des objectifs de ventes minimum par semaine ou par mois.
▪ Cette technique peut également être utilisée comme outil de planification pour examiner
comment les changements de prix, de coûts et de marges peuvent affecter le seuil de
rentabilité. Cela peut faire partie d'une évaluation stratégique permettant de calculer les
prix et la production de l'entreprise de manière optimale.
▪ Elle peut servir à évaluer la viabilité d'un projet et à calculer le niveau de production
nécessaire pour atteindre un certain niveau de bénéfices. Cela suppose que la
demande pour le produit soit élastique.
▪ Elle peut être utilisée comme l'une des méthodes permettant d'évaluer la capacité d'une
entreprise à assurer le service de ses dettes.
▪ Elle donne aux propriétaires la possibilité d'envisager les différentes options si l'un des
coûts variables venait à changer.
Inconvénients
▪ Le seuil de rentabilité suppose que les prix des ventes restent constants, mais ce n'est
pas toujours le cas. Les PME peuvent subir des pressions pour accorder des remises
ou devoir réduire les prix en raison de la concurrence ou du pouvoir de négociation des
grandes entreprises.
▪ Le seuil de rentabilité suppose que la marge reste la même, or ce n'est pas toujours
possible. Par exemple, une PME peut vendre plusieurs produits avec des marges
différentes. En période de récession, les ventes des produits à forte marge peuvent
chuter, mais les ventes des produits à faible marge peuvent augmenter, ce qui peut
éventuellement se traduire par un niveau de ventes identique. Dans ce cas, la marge
globale diminuera et le seuil de rentabilité augmentera, ce qui réduira la marge de
sécurité.
▪ Les coûts fixes peuvent changer.
▪ Cela suppose que tous les produits peuvent être vendus. Cela ne peut être confirmé
que par une analyse marketing.
▪ Cela dépend de l'exactitude des données utilisées.
ABC est une entreprise qui, selon vous, a un bon potentiel d'avenir. Ses dirigeants veulent
augmenter les ventes pour améliorer la rentabilité. Ils vous demandent d'augmenter leur
capacité de découvert.
Vous n'êtes pas prêt à accepter parce que vous êtes préoccupé par la situation de liquidité
de la PME. Les dirigeants se concentrent sur l'augmentation des volumes des ventes, mais
vous pensez que cela affectera la liquidité de l'entreprise et se traduira probablement par
des problèmes de flux trésorerie, à moins que d'autres moyens existent pour augmenter la
rentabilité.
Les chiffres prévisionnels de l'entreprise pour les 12 prochains mois sont présentés ci-
dessous :
EUR (000)
Ventes 20 000
Veuillez lire l'étude de cas ci-dessous et utiliser les informations fournies plus haut :
La PME possède un compte auprès de votre banque depuis cinq ans. Lors de
l'ouverture du compte, la banque lui a accordé un prêt à moyen terme pour l'achat
de son usine. Par la suite, vous lui avez accordé d'autres prêts pour l'achat de
machines.
Au fil des ans, la PME a modernisé ses installations de production et, l'année
dernière, elle a acheté une machine d'impression couleur, pour un montant de 450
000 euros, qui lui permettra de répondre à la demande de sacs en couleur plus
coûteux.
Ces crédits sont garantis par une hypothèque sur l'usine qui a été réévaluée il y a
deux ans à 850 000 euros, et par un gage sur les autres actifs de la PME. Il y a
également une garantie de 250 000 euros de leur père, qui maintient des dépôts
en espèces d'un montant supérieur à ce montant auprès d'une autre agence de
votre banque.
Ces facilités doivent être réexaminées et la PME souhaite les renouveler au même
niveau.
Créances 226 671 293 214 540 313 Dettes 502 786 570 353 680 412
Caisse et
5 410 4 245 6 057 Banque 274 164 209 364 385 198
banque
Actifs Prêt
disponibl 232 081 297 459 546 370 équipeme 51 794 54 639 42 297
es nts
Produits Impositio
341 187 567 864 484 666 17 250
finis n actuelle
Actifs Passifs
573 268 865 323 1 031 036 828 744 834 356 1 125 157
courants courants
Prêts 1/5
Bâtiments 709 000 965 000 944 624 866 801 954 618 993 230
ans
Équipem Passifs à
1 044 082 936 483 1 229 833 866 801 954 618 993 230
ents terme
Actifs
Total
immobilis 1 753 082 1 901 483 2 174 457 1 695 545 1 788 974 2 118 387
Passifs
és
Capital
300 000 300 000 300 000
social
Réserves
221 500 417 275 417 275
de capital
Bénéfices
non 109 305 260 557 369 831
distribués
Total
Capitaux 630 805 977 832 1 087 106
propres
Recettes et dépenses
Coût des produits vendus 1 607 936 2 078 606 2 203 578
Dividendes
Analyse financière
Liquidité
a Excédent de liquidités
Jours de stocks
Cycle d’exploitation
Rentabilité
Solvabilité
Vous vous rappelez sans doute le premier devoir. Résumons : l'entreprise a un découvert de
185 000 euros et elle s'attend à ce que ses ventes atteignent 1,2 million d'euros l'année
prochaine
Amir et Mariama viennent de dire à George qu'ils estiment avoir eu une année extrêmement
fructueuse et qu'ils sont satisfaits des résultats enregistrés. D'autre part, ils pensent que les
ventes de l'année prochaine dépasseront la capacité maximale de leurs locaux actuels et que le
résultat de l'année dernière est le meilleur qu'ils puissent espérer obtenir dans ces locaux. Par
conséquent, ils ont pris la décision de déménager dans des locaux plus spacieux l'année
prochaine et estiment qu'un déménagement sera dans leur meilleur intérêt. Leurs principaux
fournisseurs se concentrent dans la même ville et les distances à parcourir - même pour certains
contrats au niveau national - ne valent pas la peine de déménager dans une autre ville et de
perdre le lien avec leurs principaux clients de leur site d'origine. Ils pensent que dans deux ans,
ils pourraient envisager d'ouvrir un point de vente et une entreprise supplémentaire ailleurs si
les activités continuent à se développer au rythme actuel. Par ailleurs, ils confirment qu'ils se
concentrent toujours sur leur activité principale, à savoir les magasins de sport et de loisirs, mais
considèrent également les centres de spa (qui ont récemment ouvert en ville) comme un
nouveau marché prometteur. Ils ont déjà deux clients dans ce secteur, qui pourraient leur
apporter des références supplémentaires. Convaincus qu'il pourrait s'agir là d'un nouveau
marché rentable, ils ont maintenant un de leurs commerciaux qui consacre 50 % de son temps
pour développer des services en suivant leur approche traditionnelle de la pizza consistant à
"ajouter des ingrédients."
Ils disent avoir trouvé les locaux idéaux, qui seront prêts à être occupés au milieu de l'année
prochaine. Ces locaux seront loués et entraîneront naturellement des coûts supplémentaires
tant en termes de coûts de déménagement "ponctuels" que de coûts d'immobilisations
supplémentaires. Les actifs immobilisés devraient coûter entre 115 000 et 130 000 euros. Ils
prévoient également de vendre un actif pour une valeur comprise entre 10 000 et 20 000 euros
Au départ, vous étiez préoccupé par le contexte économique du secteur des sports et des loisirs,
vous avez donc demandé à George d’effectuer quelques recherches.
Il s'est entretenu avec trois collègues de la banque qui ont eu des clients similaires dans le
secteur de la construction. Ils lui ont dit que les perspectives semblaient assez bonnes
maintenant.
Vous étiez également préoccupé par certaines vérifications croisées financières, notamment en
ce qui concerne le nombre de jours-personnes utilisés dans les contrats et les capitaux propres,
qui se sont révélés plus élevés que prévu.
Jours-personnes : George a parlé avec le chef de chantier, il confirme que certains des contrats
de l'année dernière étaient relativement petits et que parfois un ouvrier arrivait à effectuer seul
une grande partie du projet en travaillant beaucoup. Il peut donc confirmer que la capacité de
144 mois de travail a été suffisante pour accomplir les travaux mentionnés.
Capitaux propres : George s'est entretenu avec les directeurs qui ont confirmé qu'ils pouvaient
se débrouiller sans prélever de salaire. Ils y sont parvenus en utilisant leurs économies
personnelles et ils ont pu vous montrer les relevés de compte qui ont fait apparaître une
réduction significative du montant disponible sur le compte pendant cette période.
En outre, les propriétaires ont confirmé que les premières années, ils ne payaient pas le même
taux d'imposition, car en tant que petite entreprise en phase de démarrage, ils pouvaient
bénéficier de certaines options d'allègement fiscal.
George a parlé à Amir et Mariama de leurs conditions commerciales pour les ventes et de la
possible saisonnalité de leurs activités. Ils déclarent que leur entreprise n'est pas saisonnière,
en fait, elle est stable, mais présente certaines fluctuations qui sont normales.
Cela confirme en grande partie les données financières fournies par le client.
Ils demandent que leur découvert soit porté à 220 000 euros. Ils espèrent que leur historique et
leurs récents résultats commerciaux vous permettront de donner suite à leur demande.
Maintenant que vous avez recoupé la plupart des informations financières concernant cette
entreprise et que vous êtes convaincu de leur exactitude globale, il est temps de procéder à une
analyse financière complète.
Il est important de rapprocher l'analyse financière de l'analyse SWOT effectuée lors du premier
devoir.
Equip-
Mag
SARL
Bilan
Créances 100 000 136 000 207 000 Dettes 35 000 52 000 82 000
Impositio
Stocks 10 000 17 000 25 000 7 000 10 000 14 000
n actuelle
Produits
en cours
de 24 000 41 000 78 000
productio
n
Actifs Passifs
136 000 196 000 312 000 93 000 142 000 276 000
courants courants
Équipem Total
101 000 111 000 163 000 93 000 142 000 276 000
ents Passifs
Capital
10 000 10 000 10 000
social
Total
Capitaux 144 000 165 000 199 000
propres
Actifs 237 000 307 000 475 000 Passifs 237 000 307 000 475 000
Coût des produits vendus 226 000 266 000 396 000
Frais généraux
Dividendes
Liquidité
Excédent de liquidités
Overtrading
Jours de stocks 55 80 95
Rentabilité
Financement opérationnel 20 17 15
Rendement
Solvabilité
Chapitre 2 – Exercices 1 1, 1 2, 1 3
Problème de liquidité (1 1)
La société AB connaît une croissance rapide, avec des problèmes de liquidité. Vous pensez
que l'entreprise a des perspectives raisonnables pour l'avenir, mais vous estimez qu'elle ne
devrait pas emprunter davantage
EUR (000)
Ventes 40 000
Bénéfices non
1 000 2,5%
distribués
Actifs nets
8 000 Actifs nets d’exploitation : Ventes = 20%
d’exploitation
Les directeurs se rendent compte qu'ils doivent améliorer leur rentabilité. Vous avez obtenu
des détails sur leur plan : ils vont augmenter le chiffre des ventes à 50 000 (000) euros.
EUR (000)
Ventes 50 000
Les directeurs se rendent compte qu'ils doivent améliorer leur rentabilité. Vous avez obtenu
des détails sur leur plan : ils vont augmenter leurs ventes de 20 %.
Ainsi :
Corrigé 1.1 :
Ou alors,
Ou alors,
Corrigé 1 3 :
15 452
Chapitre 2 - Exercice 2
1. Qu'advient-il du besoin en capital d'exploitation d'une PME si elle décide de payer ses
fournisseurs plus tôt ?
a. Le besoin diminue
b. Le besoin augmente
a. Le besoin va augmenter
c. Le besoin va diminuer
3. Lequel est plus à même de mener à bien ses activités avec un faible niveau de capital
d'exploitation ?
a. Constructeur de maisons
d. Chaîne de supermarchés
a. Grossiste en vêtements
b. Chaîne de supermarchés
c. Agents de voyage
d. Restauration rapide
e. Comptable
5. Parmi les catégories suivantes, deux sont susceptibles d'avoir les plus faibles niveaux de
créances, lesquelles ?
a. Grossiste en vêtements
b. Chaîne de supermarchés
c. Entrepreneur en bâtiment
d. Restauration rapide
e. Comptable
6. Identifiez deux actions qui permettraient de réduire le besoin en capital d'exploitation pour
un détaillant dans le secteur de l'habillement :
Corrigé :
1. b
2. b
3. d
4. a, b
5. b, d
6. a, d
Fang Commerce est un fournisseur spécialisé dans les petits composants destinés aux
fabricants de pièces de motos.
La plupart des ventes se font auprès de clients bien connus, si bien que la société leur donne la
possibilité de payer dans un délai de 30 jours.
Lorsque vous posez des questions sur les stocks, on vous dit que la société dispose
généralement d'environ deux mois de stocks dans son entrepôt.
Votre mission :
1. Faites une ligne chronologique pour illustrer le cycle d’exploitation de Fang Commerce.
Marquez chaque événement et transaction le long de cette ligne et indiquez ce que
chaque segment représente.
2. Estimez ensuite la durée de son cycle en jours.
Corrigé :
_________________________________________________
Achats/
| 8 | 60 | 30 |
98
= 98 jours
Chapitre 3 – Exercice 1
ABC est une entreprise qui, selon vous, a un bon potentiel d'avenir. Ses dirigeants veulent
augmenter les ventes pour améliorer la rentabilité. Ils vous demandent d'augmenter leur
capacité de découvert.
Vous n'êtes pas prêt à accepter parce que vous êtes préoccupé par la situation de liquidité de
la PME. Les dirigeants se concentrent sur l'augmentation des volumes des ventes, mais vous
pensez que cela affectera la liquidité de l'entreprise et se traduira probablement par des
problèmes de flux trésorerie, à moins que d'autres moyens existent pour augmenter la
rentabilité.
Les chiffres prévisionnels de l'entreprise pour les 12 prochains mois sont présentés ci-dessous
:
EUR (000)
Ventes 20 000
Corrigé :
a) Si, en plus de la réduction des coûts fixes, les coûts 3 240/25% Seuil rentabilité = 12 960
variables pouvaient être réduits de 80% à 75% du Marge de sécurité = 35% (7 040/20
chiffre des ventes, que seraient alors le seuil de 000)
rentabilité et la marge de sécurité ?
En utilisant ces coûts fixes et variables réduits, quel (3 240+ 800)/25% = 16 160
serait le montant des ventes nécessaire pour
doubler le bénéfice à 800 000 euros ?
Veuillez lire l'étude de cas ci-dessous et utiliser les informations fournies plus haut :
Corrigé :
Analyse financière
Liquidité
a. Excédent de liquidités
Cycle d’exploitation 3 40 33
Rentabilité
Rendement
Solvabilité
3.
Augmentation
Augmentation de Diminution de 1%
de 1% des
1% de la marge des frais Impact cumulatif
revenus des
bénéficiaire brute généraux
ventes
Revenus des
3 019 442 2 989 547 2 989 547 3 019 442
ventes
Marge
bénéficiaire 26,3% 27,3% 26,3% 27,3%
brute
Marge brute 794 113 816 146 786 251 824 308
Frais généraux 663 468 663 468 656 833 656 833
Bénéfices nets 130 361 152 678 129 136 167 474
Amélioration
des bénéfices 6,6% 24,6% 5,6% 36,7%
nets (en %)
4. Analyse financière
Il s'agit d'une entreprise bien établie, dont les références auprès de la banque sont
satisfaisantes. Le management semble être dynamique. La capacité de production et la qualité
du produit sont en constante augmentation. Il y a également une certaine prospérité apparente,
bien qu'il faille reconnaître que l'entreprise pourrait ne plus être aussi liquide dans un avenir
proche.
Informations financières
Performance d'exploitation - 4
Les ventes ont connu une bonne croissance au cours de l'année 8. Elles ont diminué durant
l'année 9. Néanmoins, la croissance sur trois ans a été bonne. De même, la rentabilité s'est
bien améliorée sur cette période de trois ans, même si l'année 9 a été moins bonne que l'année
8. Tous les indicateurs d'efficacité des employés se sont améliorés. La rotation des actifs
immobilisés a également augmenté au cours de cette même période, malgré quelques
investissements importants.
Liquidité - 1
Les ratios de liquidité sont faibles, ce qui montre les risques que prennent les propriétaires.
L'entreprise a été en déficit de trésorerie au cours des trois dernières années. Toutefois, la
principale raison en est le niveau élevé des dépenses en capital. Par exemple, l'année dernière,
l'entreprise aurait été largement positive en termes de liquidités sans cela.
Le ratio "actifs nets d'exploitation : ventes" est beaucoup plus élevé que le ratio des bénéfices
non distribués. Cela pourrait également expliquer une partie de l'augmentation des emprunts.
Capital d'exploitation - 2
La détérioration des ratios doit être examinée. Si les créances ne peuvent pas être payées,
cela est bien sûr grave. De même, avec les stocks, les articles invendables pourraient mettre
l'entreprise en difficulté.
En ce qui concerne les dettes, il est probable que ce chiffre s'aggrave en raison des problèmes
de liquidité. Les comptes créditeurs vont-ils pouvoir faire face à cette situation ? Si ce n'est pas
le cas, l'entreprise pourrait bientôt être confrontée à des problèmes en matière
d'approvisionnement.
Rentabilité - 3
La marge brute a connu une amélioration constante, ce qui suggère que les dépenses
d'investissement passées ont été payantes. La rentabilité au niveau des BAII a également
connu une excellente amélioration. Cela suggère une forte performance commerciale réelle.
Rendement - 2
Le rendement des capitaux propres est raisonnable, mais le rendement des capitaux engagés
est faible. Cela confirme la politique d'emprunt de la direction.
Solvabilité - 2
Structure du capital : Bien que le financement ait diminué, il reste élevé. La couverture des
intérêts est faible et le restera.
Demande
Il est probable que l'entreprise ait emprunté le maximum qu'elle pouvait à un moment donné et
la présente demande s'inscrit dans le prolongement de cette politique. Il s'agit ici d'une stratégie
à haut risque qui montre que la direction n'est pas réticente à prendre des risques. Jusqu'à
présent, ses performances commerciales ont été globalement bonnes.
En résumé, il s'agit au fond d'une bonne entreprise qui dégage des bénéfices. Il y a lieu de
rejeter cette demande, mais si les performances de rentabilité peuvent être maintenues,
l'entreprise peut avoir un bon avenir. Néanmoins, il ne serait pas judicieux d'augmenter
davantage les emprunts et l'entreprise doit se consolider dès à présent, et ce, jusqu'à ce que
ses positions de liquidité et de solvabilité s'améliorent.
Chapitre 4 – Devoir 2
Corrigé :
Performance d'exploitation
L'entreprise connaît une bonne croissance, les bénéfices augmentant plus rapidement que les
ventes.
Il a été nécessaire d'employer plus de personnel pour ces deux dernières années afin de faire
face à l'augmentation des ventes, mais cela a été bien contrôlé. Tous les indicateurs d'efficacité
du personnel ont été améliorés, avec une augmentation des ventes, des bénéfices et de la
Les actifs immobilisés ont augmenté en valeur réelle de 620 000 euros après déduction de la
charge d'amortissement. Cette augmentation des actifs immobilisés peut se justifier au regard
de la mesure de l'efficacité puisqu'elle s'est améliorée de près de 10 % au cours de l'année 7
et qu'elle est restée pratiquement inchangée au cours de l'année 8 malgré une forte
augmentation des actifs immobilisés.
Liquidité
Liquidité : la liquidité est en baisse pour tous les indicateurs. On peut se demander si
l'entreprise dispose désormais de suffisamment de liquidités pour survivre. Le ratio d'actifs
disponibles à 75 % seulement est très préoccupant. De même, le ratio excédent de
liquidités/ventes est passé de 8,6 % à 4 %, ce qui indique qu'il y a nettement moins de liquidités
disponibles pour un niveau de ventes très élevé.
L’overtrading : les ventes, les actifs et les passifs courants augmentent tous beaucoup plus
rapidement que les capitaux propres (actifs nets corporels). Les passifs courants ont augmenté
de manière significative. La croissance des ventes est financée en grande partie par
l'augmentation des emprunts bancaires. Cela a entraîné un grand déséquilibre dans la
structure de l'entreprise. Cela signifie également que l'entreprise fait de l'overtrading, c'est-à-
dire qu'elle réalise plus de ventes qu'elle ne peut en financer par ses propres ressources. Bien
qu'il soit normal qu'il y ait un certain niveau d'overtrading dans les entreprises en croissance,
cela peut néanmoins devenir un sérieux problème si les emprunts continuent à augmenter,
comme c'est le cas pour Equip-Mag SARL.
Gestion du fonds de roulement : les jours de stocks ont augmenté, en raison d'invendus ou
d'un manque de contrôle du niveau des stocks. D'autre part, la majeure partie de
l'augmentation est due aux produits / travaux qui sont en cours, ce qui pourrait simplement
indiquer qu'un travail important est sur le point d'être finalisé.
Les jours de créances augmentent également. Cela peut être dû à des créances douteuses
ou à un défaut de recouvrement des factures dans les délais. Il se peut aussi que l'entreprise
offre de meilleures conditions de crédit en vue d'améliorer ses ventes.
D'autre part, l'entreprise prend plus de temps pour payer ses fournisseurs. Ce retard peut être
dû à une pénurie de liquidités, l'entreprise ayant alors du mal à payer ses factures. Cette
situation peut poser un problème si les fournisseurs concernés refusent ce retard. Dans un tel
cas, Equip-Mag SARL jouit de bonnes relations avec ses fournisseurs, et il se peut qu'elle ait
pu obtenir un crédit supplémentaire.
Année 1 2 2 3 3
Jours créances 70 79 70 83 70
Stocks 34 58 40 103 60
Jours de stocks 55 80 55 95 55
Dettes 35 52 42 82 62
Jours dettes 57 71 57 76 57
Actuel Modifié
Année 1 2 3 1 2 3
En d'autres termes, au cours des trois dernières années, les montants suivants ont augmenté :
Ventes +75%
Créances +107%
Dettes +134%
Stocks +291%
Banque 253%
On pourrait s'attendre à ce que les créances, les stocks et les dettes augmentent au même
rythme que les ventes, mais ce n'est manifestement pas le cas.
Rentabilité
La marge brute est restée pratiquement la même au cours des deux dernières années. C'est
tout à fait louable quand on sait que les ventes ont beaucoup augmenté. La baisse de la marge
brute de 1% l'année dernière a été compensée par une amélioration des bénéfices nets. Cela
indique que les frais généraux sont sous contrôle.
Rendement
Le rendement est bon. Le rendement de l'actif total s'est amélioré malgré l'augmentation des
investissements en actifs immobilisés et en actifs courants. Cela indique que ces actifs ont été
utilisés de manière efficace. Le rendement obtenu par les propriétaires sur leurs
investissements est bon et il s'est amélioré en partie parce que l'argent emprunté a financé la
croissance plutôt que les capitaux propres, d'où le faible rendement des capitaux engagés
Solvabilité
Le levier financier et le financement sont tous deux en mauvaise posture. En valeur absolue,
ils se situent dans la moyenne, mais les tendances sont très préoccupantes.
De même, la tendance en ce qui concerne la couverture des intérêts est également inquiétante.
Dans l'ensemble, le risque pour l'entreprise et pour la banque est désormais beaucoup plus
élevé.
Appréciation globale
Il s'agit d'un ensemble de résultats mitigés. Il y a une amélioration des ventes, des rendements
et des bénéfices avec une détérioration de la liquidité, du capital d'exploitation et de la
solvabilité. Plusieurs questions doivent être posées avant de prendre une décision concernant
cette entreprise.
Quelles sont les conditions commerciales pour les clients ? Cette question aurait dû être posée
beaucoup plus tôt par George pour pouvoir établir un recoupement. Mais un analyste doit
maintenant comprendre ce qui se passe avec les créances. Sont-elles toutes susceptibles
d'être payées ou y a-t-il une possibilité de créances irrécouvrables ? Les créances sont-elles
bien contrôlées ou y a-t-il un manque de contrôle financier dans ce domaine clé de l'entreprise
?
Quelle est la raison de la forte augmentation des produits/travaux en cours ? Peut-on avoir une
ventilation des montants concernés ?
Pourquoi tous les emprunts ont-ils été accordés sous forme de découverts ? Le découvert
représente une somme d'argent importante dépensée en actifs immobilisés. Cela devrait être
financé par un prêt, et non par un découvert.
Quels sont les plans de remboursement des facilités d'emprunt ? Celles-ci ont augmenté ces
L'entreprise prévoit d'augmenter une nouvelle fois le niveau des ventes. Quel est l'effet attendu
sur le capital d'exploitation ? Comment cela sera-t-il financé ?
3. En vous basant sur votre analyse, pensez-vous que la banque devrait accepter
d'accorder le prêt ? Veuillez motiver votre réponse.
À ce stade, le prêt ne devrait pas être accordé. En plus des questions déjà soulevées, il y a
également d'autres questions importantes à poser :
▪ Le montant demandé est-il approprié ? Pour le vérifier, il faudra établir une prévision
des bénéfices, une prévision des flux de trésorerie et une prévision du bilan. Si la
banque accepte d'accorder le financement demandé (ou pire encore, si elle accepte
un montant inférieur à 220 000 euros), mais qu'il s'avère insuffisant pour son plan
d'affaires, cela aggravera encore davantage la situation de liquidité de l'entreprise.
▪ Comment les flux de trésorerie ont-ils été utilisés au cours des trois dernières
années ?
▪ Un montant considérable a été dépensé en actifs immobilisés. Quels sont les plans
?
1. 24 Croissance des ventes = (Ventes de cette année -Ventes de l'année dernière) * 100
Ventes de l'année dernière
3. 24 Croissance des effectifs = (Nombre d'employés de cette année -Nombre d'employés de l'année dernière) * 100
Nombre d'employés de l'année dernière
4. 25 Ventes
Ventes par employé =
Nombre d'employés
Ventes
7. 25 Rotation des actifs immobilisés = * 100
Actifs immobilisés (Immobilier + Machines + Equipements)
𝑀𝑎𝑟𝑔𝑒 𝑏𝑟𝑢𝑡𝑒
8. 25 Marge brute par mètre carré d’exposition =
Mètre carré d'espace utilisé pour l'exposition
9. 26 Taux d’occupation moyen (pour les hôtels) = Nombre de chambres occupées *100
Total des chambres disponibles
10. 26 Ventes ou marge brute par heure-machine = Ventes (ou marge brute)
Heures machine disponibles
Ratio de liquidité relative (Ratio de test d’acidité). Voir ci-dessus pour la définition des
15. 33
Actifs disponibles
actifs disponibles =
Passifs courants
Comptes créditeurs - Nombre moyen de jours de crédit accordés par les fournisseurs =
20. 37 Comptes créditeurs
∗ 365
Coût des produits vendus
24. 40 Bénéfices non distribués par rapport aux ventes = Bénéfices non distribués
* 100
Ventes
Besoin de financement : montant des nouveaux fonds nécessaires que l'entreprise n'est
26. 43
pas en mesure de mobiliser par ses propres ressources.
Marge brute
31. 54 Endettement opérationnel =
Bénéfices nets d'exploitation
32. 55 Rendement des capitaux propres (RCP) = Bénéfices avant impôts (BAI) ∗ 100
Total Capitaux propres
Total Emprunts
37. 59 Financement = ∗ 100
Capitaux propres
39. 60 Calcul Couverture des intérêts – Bénéfices = Bénéfices avant intérêts et impôts (BAII))
Intérêts payés
Coûts fixes
42. 73 Seuil de rentabilité = * 100
Ratio marge brute
45. 58 Les actifs incorporels sont des éléments tels que le fonds commercial, la R&D (recherche
et développement).
Comparés à
Calculés et Comparés sur ceux des Comparés à
utilisés de des périodes entreprises ceux du
Compris
manière de temps similaires secteur
régulière (tendances) (indices de (norme)
référence)
Agriculture
Saisonnalité La production et les ventes sont très saisonnières pour les producteurs
de cultures arables et de viande bovine et ovine. Plutôt toute l'année pour
les produits laitiers, la culture porcine et avicole.
Modalités de - En général, 4 semaines
paiement - Parfois pour les supermarchés : 6 semaines
- Marchés au bétail : 3 jours
Facteurs - Taille de l'exploitation agricole
importants
- Taille et composition de l'exploitation
- Capacité de gestion
- Rendements/marges brutes
- Frais généraux
- Loyer et charges financières
Construction
Stocks Minimum
Saisonnalité Importante : le temps froid ou humide retarde le travail "en extérieur".
Gagnants (i) Les grands opérateurs à points de vente multiples disposant de sites
dans des emplacements appropriés et offrant des facilités "dernier cri".
(ii) Les petits opérateurs spécialisés "de niche", offrant un service clairement
différencié, là encore avec un emplacement approprié.
Fabrication
Production de produits transportables pour les marchés nationaux et
Activité principale
étrangers
Principaux coûts Machines et biens d'équipement coûteux. Leur utilisation peut être peu
fixes flexible, ce qui rend leur utilisation vitale et les coûts de sortie prohibitifs.
Les grandes entreprises devront avoir la bonne taille pour obtenir des
économies d'échelle optimales et maintenir une forte utilisation de leurs
capacités.
Vente au détail
Activité principale Vente de produits finis (et de certains services, par exemple la
restauration, les services financiers)
Stocks Importants, mais les grands distributeurs à points de vente multiples ont
investi dans des systèmes de gestion (EPOS, DPP) qui ont
considérablement amélioré le contrôle des stocks.
Dates
Auditeur
Avis
Performance
d’exploitation
Liquidité
Gestion du fonds de
roulement
Bénéfices
Rendement
Solvabilité/Risque
www.fs.de/e-campus
E-Mail: [email protected]