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Mésothérapie du Visage : Techniques et Indications

Application de mesotherapie pour le visage

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Visage

et
Mésothérapie

1
Docteur Michel PISTOR
Inventeur, en 1952, la technique de traitement médical par mésothérapie

2
UNIVERSITE PARIS VI - FACULTE PITIE-SALPETRIERE
ANNEE UNIVERSITAIRE 2012-2013

DIPLÔME INTER-UNIVERSITAIRE
DE MESOTHERAPIE

MEMOIRE
Visage et Mésothérapie
Par docteur ARINY Emad

Président de l’enseignement : Professeur PERRIGOT


Responsable technique : Docteur Denis Laurens

3
Table des matières

1- Introduction …………………………………………………………… ………… 5

2- Généralité ……………………………………………………………… .. ………….6

3- Techniques de Mésothérapie………………………………… …………8


Concept des 4 unités …………………………………………………………….… … …………. 9
Choix de la technique …………………………………………………………… …………… 10
Fréquence des Injections ………………………………………………………… ………… … 11

4- La Douleur………………………………………………………………………….. 12
Types ……………………………………………………………………………………………….. 12
Classification……………………………………………………………………………….……….12
Evaluation……………………………………………………………………………… …………. 13
Traitements…………………………………………………………………………… ……… … 14

5- Algies Faciales……………………………………………………… ……… ….. 16


N. sensitifs ……………………………………………………………………… ………… …… 17
Pointer la douleur…………………………………………………………… …………… …... 17

6- Algies Faciales Neurogènes………………………………… …………… ….. 18


Névralgie du trijumeau ………………………………………………… ……… ……… ……. 21
Névralgie d'Arnold…………………………………………………… ………… ……… ……. 22

7- Névralgies Non-Essentielles et Douleurs Atypiques… ……… ……………. 23

8- Algie Faciale Par Désordres Temporo-Mandibulaire (A.T.M.)……… ……. 24

9- Algies Faciales et Sinusites………………………………… ………… ……….. 26

10- Céphalée et Migraine……………………………………… ……… ………… 29

11- Algies vasculaires de la face………………………………… … … ………. 30

12- Zona du Visage (herpès zoster)……………………………… …… ……… 32

13- Conclusion…………………………………………………… ………… … … 34

14- Références Bibliographiques……………………………………………… ….35

4
INTRODUCTION

Le terme « mésothérapie » vient de MESO (mésoderme, le feuillet embryonnaire situé entre


l’endoderme et l’ectoderme, ce qui signifie milieu) et le suffixe: thérapie (traitement).

Docteur André KAPLAN, ancien maitre de stage de la Société Française de Mésothérapie dit:
« Créé en 1952, la mésothérapie est un mode de traitement, non pas une médecine nouvelle ».
Il définie la mésothérapie en mode de traitement qui privilégie la voie intradermique ou sous cutanée
superficielle pour faire pénétrer de faibles doses de médicaments dans l’organisme.
La profondeur d’injection entre 1 à 10 millimètres de profondeur selon la pathologie traitée,

Il s’agira essentiellement de médicaments allopathiques injectables, de sels minéraux, de vitamines,


quelquefois de médicaments homéopathiques. Ces produits sont dilués et administrés en petite
quantité sur zones ou sur des points choisis en fonction de la pathologie à traiter. La persistance
locale des produits injectés permet des traitements peu fréquents.

La Mésothérapie est une technique de traitement reconnue et pratiquée dans le monde entier.
Elle a été mise au point en France, par Dr. Pistor en 1952 et basée sur un principe biblique :
« Peu, Rarement, au Bon endroit ».
« la plus douce des allopathies et la plus allopathique des médecines douces »
Elle est pratiquée exclusivement par des médecins et enseignée en Facultés de Médecine.
Depuis mai 2001, elle est validée par l’A.N.A.E.S. (Agence Nationale d’Accréditation et
d’Évaluation en Santé) et par l’H.A.S. (Haute Autorité de Santé) dans le cadre du traitement de la
douleur. Elle doit être réalisée après un diagnostic et réservée aux médecins formés.

Les injections se font en technique manuelle ou à l’aide d’un injecteur électronique, avec du matériel
à usage unique, en une ou plusieurs séances selon les pathologies et leurs évolutions.

Les médicaments utilisés sont ceux de la Médecine allopathique ou homéopathique.


JAMAIS DE CORTISONE ! Ce n’est pas une infiltration ! En général ce sont des anesthésiques,
des décontracturants, des anti-œdémateux, des anti-allergiques, des anti-inflammatoires, des vaso-
dilatateurs, des alpha-bloquants, des veinotoniques, des veinoconstricteurs, des calcitonines, des
antalgiques, des poly-vitaminés, etc......

5
Généralité

Indications où l'usage de la mésothérapie montre toute sa puissance : au visage


Dermatologie : Le zona ou l'herpès, sont traitées avec efficacité par la mésothérapie. Cette
technique très performante pour traiter le zona au début de la maladie, et éviter l’installation des
douleurs résiduelles très invalidantes et tenaces de cette affection.

Action décontracturante, anti-inflammatoire et antalgique indiscutable.


Contractures et hématomes notamment post-traumatiques sont des indications notables.
Le confort du malade est amélioré, la rééducation facilitée et la prise de calmants de la douleur
diminuée. Elle peut retarder l'intervention chirurgicale pour l'arthrose de la hanche et du genou.

Rhumatismes, névralgies, douleurs chroniques


C'est un domaine privilégié de la Mésothérapie. Elle permet de traiter les douleurs des rhumatismes
dégénératifs comme l'arthrose, à tout âge et dans toutes leurs localisations, même chez les malades
ne supportant pas les AINS administrés par les voies traditionnelles.

Les Cicatrices fibreuses, Techniques esthétiques et rajeunissements du visage, Mésolifts, rides et


comblements qui nous n’abordons pas dans cet exposé.

Migraines et céphalées. En crise ou à titre préventif, la mésothérapie est une arme efficace dans le
traitement de ces affections très invalidantes et récidivantes.

Avantages de la Mésothérapie

Diminution de la dépendance médicamenteuse. C’est aussi une voie thérapeutique privilégiée


pour les personnes âgées ou poly médicamentées, qui veulent et peuvent essayer une autre voie
d’administration. L’effet thérapeutique est prolongé au delà de plusieurs jours, contre quelques
minutes à quelques heures pour les injections intra musculaires ou intra veineuses. De fait,
la mésothérapie permet souvent la poursuite de l’activité sportive au cours du traitement.

Action rapide, efficace, durable et n’est pas nuisible « Primum non nocere »

Tout le monde peut bénéficier de la mésothérapie, enfants, adultes et personnes âgées.

6
Contre-indications de la Mésothérapie

Les contres indications sont rares et se limites aux allergies à un des produits utilisés, il suffira
alors de ne pas l’employer.

Intolérance à certains produits (Calcitonine) rougeur du visage, nausée, lipothymies (malaise)


Les patients ayant une peau trop endommagée ou infectée,

Effets secondaires et indésirables

La mésothérapie peut laisser des petites ecchymoses locales en cas d’utilisation de VD puisant,
d’injection dans un petit vaisseau ou lors de prise concomitamment d’anticoagulants ou d’aspirine.

Dans certains cas, il peut y avoir une majoration, très temporaire, de la douleur le lendemain de
la séance. Petits hématomes sur les points d’injections.

Ça pique ! Le principe étant de multiples injections de très faibles quantités de médicaments.


Peu impressionnants en première séance. Il faut expliquer au patient ses principes et techniques.
Discussion peut-être pour connaître au mieux et rassurer le patient.

La mésothérapie n’est pas conseillée pour une femme soit enceinte ou qui allaite,

« La mycobactérie se trouvait dans le réseau de distribution d'eau et a ainsi malencontreusement


été injecté au patient. La technique de mésothérapie n'est donc pas à mettre en cause » assurait
Docteur Denis LAURENS en réponse à certains critiques concernant des cas d’infection par
Mycobactérie. L’infection par Mycobactérie demeure « Un cas isolé et exceptionnel ».
Ces exceptionnelles complications infectieuses peuvent être évitées par le respect de l’asepsie
(désinfection, Biseptine), le port des gants et l’utilisation de matériel à usage unique.
Ces infections sont, quasiment, l’apanage de la Méso-esthétique.

7
Techniques de la Mésothérapie

Le mode d’action décrite par Docteur PERRIN en 2005 « une imprégnation tissulaire génératrice
de stimulations différentes, tant au niveau de la microcirculation que de micro-innervation et de
l’immunité locale »

OBJECTIF :
Administrer dans l’organisme des médicaments injectables en utilisant la peau comme porte d’entrée
et une seringue prolongée d’une aiguille à biseau oblique comme outil.

Rappel Anatomique de la Peau : Elle est constituée de plusieurs couches :


Epiderme : 0,5 à 1mm de profondeur, composée de la couche cornée, Germinative et Basale
(frontière), le tout absorbant les produits

Derme Superficiel. 0,1 à 2 mm de profondeur, Siège du conjonctif papillaire, Séparé de l’épiderme


par la basale. Compétente sur le plan micro circulatoire, immunitaire et neurologique.

Derme Profond : 2 à 4 mm de profondeur, Siège du conjonctif réticulaire.


Saturé résistant par ses fibres élastiques, moins compétent, siège de vaisseaux plus importants.

Hypoderme : 4 à 10 mm et plus de profondeur, Siège du conjonctif dit « lamellaire » ou


« d’accompagnement » (Huteau), Hypoderme adipocytaire, Paquets vasculo-nerveux.

8
Concept des 4 unités : Mode de diffusion et d’action des produits injectés en Mésothérapie,
André DALLOZ-BOURGUIGON a décrit le concept des 3 unités en 1975.
- Schématisent les divers éléments anatomo-physiologiques utiles en mésothérapie
- Unité microcirculatoire « UCC », Capillaires et Vaisseaux veineux, artériels, et lymphatiques
- Unité nerveuse « UCN », Récepteurs sensitifs de la peau
- Unité immunitaire « UCI », immunité non-spécifique et spécifique cellulaire ou humorale

Yanick HUTEAU auxquelles ajoute :


- Unité de compétence fondamentale, espace liquidien dans sa résille collagène et élastique dont
le rôle trophique, circulatoire, d’échanges est primordial.

Interface méso ou surface de gouttelettes en contact avec le milieu :


J.A. KAPLAN décrit l’interface Méso, « On peut postuler que cette action locale est fonction
du nombre de récepteurs activés. Il peut s’agir de récepteurs circulatoires (micro-circulation
sanguine et lymphatique), de récepteurs neurologiques (fibres sympathiques, corpuscules terminaux)
ou de récepteurs de l’immunité (locaux ou extravasés à partir de la micro-circulation)

Travaux de CORBEL15 et de KAPLAN : ont montré :


Par images scintigraphiques, comparant les injections IV et ID de traceurs radioactifs, que :
- Plus la masse moléculaire d’un produit est élevée, plus sa diffusion est lente.
- La diffusion qualitative d’un produit est la même quel que soit le site d’injection.
- La Procaïne ne modifie pas la diffusion des traceurs.
- L’injection ID ralentit la diffusion du produit.
- La voie IV permet de fixer 2% du traceur dans l’estomac, alors que la voie ID autorise la fixation
de 3 à 4% du produit. A différence que la minime quantité injectée en ID n’a pas la même agressivité
au niveau de l’estomac, par rapport à la quantité majorée lors des pluri-injections IM ou IV (AINS).

Cette étude démontre l’efficacité supérieure de la Mésothecique quant à l’utilisation de très peu de
produits injectés qu’à l’efficacité durable par injections près de cible.

La diffusion du traceur paraît se faire d’abord par voie veineuse et micro circulatoire, puis par une
distribution tissulaire, pour le traceur considéré. L’ID profonde correspond à une courbe
d’élimination bi-exponentielle. Celle-ci se traduit par une élimination initiale très rapide
correspondant à une véritable «injection intraveineuse capillaire», sans intérêt réel thérapeutique,
suivie d’une « fuite » dans secteur dermique plus lente.

9
MÉSOTHÉRAPIE = DOUBLE EFFET (Dr Perrin en 2008)
Effet réflexe : du à la griffure ou à la poncture (Mésothérapie sèche)
Effet pharmacologique : du à l’action des médicaments injectés.

OBJECTIF : Administrer dans l’organisme des médicaments injectables en utilisant la peau comme
porte d’entrée et une seringue prolongée d’une aiguille à biseau oblique comme outil.

CHOIX DE LA TECHNIQUE SELON LA PROFONDEUR (Docteur PERRIN)


a) Epiderme
De la surface à 1 mm de profondeur où l’absorption des produits est spectaculaire. Visible
par les effets secondaires des calcitonines qui n’sont pas rares (nausées, oreilles ou joues rouges),
Cela démontre empiriquement le passage systémique rapide du produit.
Pas ou peu de douleurs, Pas d’hématome.
Indications : Tout ce qui est en liaison avec les structures UCC, UCN, UCI, UCF,
par supposition, vu les effets cliniques ci-avant et les structures anatomiques.
Techniques : Mésothérapie épidermique ou Nappage très superficiel.

b) Derme Superficiel et Basale (IDS : Intra Dermique Superficielle)


De 1 à 2 mm : c’est le siège du conjonctif papillaire.
Pas ou peu de douleurs, Pas d’hématome.
Indications : Tout ce qui est en liaison avec les structures UCC, UCN, UCI, UCF.
Techniques : Papule (rarement pratiquée aujourd’hui) ou Nappage.

c) Derme Profond (IDP: Intra Dermique Profonde)


De 2 à 4 mm : c’est le siège du conjonctif réticulaire.
Douleurs et Hématomes fréquents.
Risque d’irruption vasculaire (effraction) et de flush, choc anaphylactique, allergies.
Indications : immunologie, circulatoire, nutrition.
Techniques : Point par point ou Mésoperfusion ou MPS.

d) Hypoderme (IHD: Intra Hypo Dermique)


De 4 à 10 mm : c’est le siège du conjonctif d’accompagnement.
Pas de douleurs, Peu d’hématomes.
Indications : immunologie (ganglions), trophique (tendons), circulatoire (plexus gros troncs).
Techniques : Mésothérapie ponctuelle systématisée (MPS) ou Mésoperfusion

10
e) Dermo Hypo Dermique (DHD)
MPS peut s’appliquer à plusieurs plans cutanés et réaliser DHD selon la localisation anatomique.

TECHNIQUES MIXTES :
Association de plusieurs techniques souvent pratiquée afin d’améliorer l’efficacité du traitement.
Les Cellulopathies sont traitées par des techniques superficielles (IED épidermique et IDS nappage)
et les 11 points douloureux sont traités par des techniques profondes (DHD MPS, IDP).

Fréquence des Injections :


Première consultation : Constitue à faire un dossier médical complet après un examen clinique
rigoureux et un diagnostic précis, voire demande des examens complémentaires, à informer
le patient du traitement pour lequel il est demandeur, le traitement choisi, de la zone à traiter et
du nombre de séances nécessaires. Cette consultation a également pour but d'éliminer les contre
indications éventuelles.

Le patient est généralement allongé sur la table de soin. La région à traiter est désinfectée avec
une solution de préférence sans alcool (Biseptine®). Les mélanges médicamenteux sont préparés
par le médecin. L'acte de mésothérapie est généralement réalisé à l'aide d'un pistolet injecteur.
Dans tous les cas, on utilise un matériel à usage unique (seringue, aiguille, gants et compresses).

Le Nombre de séances est, en générale, variable. Les séances sont pratiquées dans l’ordre suivant
J1, J3/J8, J15, J30, J45, J60, etc. …en fonction de l’estimation clinique, de la pathologie traitée et
le lieu de la lésion.

Que trouve-t’on cliniquement ?


- Cellulopathies (modifications de la peau)

- Points douloureux

Nous n’abordons pas ici les Cellulopathies faciales ni les mésolifts,

Nous allons aborder les Points douloureux au visage, leurs étiologies et leurs prises en charge en
notamment en traitement par mésothérapie,

11
LA DOULEUR

DEFINITION (OMS) :

La douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée à un dommage


tissulaire réel ou potentiel ou décrite en les termes d’un tel dommage. Elle est objective pour celui
qui la subit, subjective pour le soignant, d’où le rôle important de celui-ci.

TYPES DE DOULEUR :

Douleur aiguë : Douleur vive, brutale, rapide, ponctuelle. C’est une urgence. Douleur qui disparait
rapidement avec un traitement adapté. Elle doit faire appel à la prise en charge classique immédiate.

Douleur chronique : Douleur persistante, qui dure depuis au moins 6 mois et qui est rebelle aux
traitements antalgiques. Elle agit sur notre comportement et notre personnalité. Elle peut être
invalidante par sa chronicité et son intensité.

CLASSIFICATION :
Douleur nociceptive : consécutive à un traumatisme, une blessure ou un traitement, elle dure
depuis moins de 6 mois, habituellement son intensité diminue progressivement après l’épisode
initial. Facile à diagnostiquer car se manifeste de façon typique : pâleur, position antalgique,
changement des paramètres physiologiques.

Douleur neurogène : causée par l’irritation ou la destruction partielle ou totale d’un nerf après un
traumatisme ou une lésion osseuse, ligamentaire ou nerveuse.

Douleur sine materia : Bilan négatif, mauvaise réponse au traitement, tableau atypique, signes
psychiques. Mode de relation particulier avec les soignants, douleur de topographie variable.

12
EVALUATION DES DOULEURS :
La douleur est par nature subjective. Néanmoins, l’emploi d’échelles et de questionnaires permet
aujourd’hui de mieux en apprécier l’intensité et le retentissement sur la vie du malade. Ce qui permet
de mieux la traiter.

L’entretien, en première consultation, est important chez une personne se plaignant de douleur.

Il permettra de préciser si la douleur est aiguë ou chronique. Et d’en détailler :


Les circonstances de survenue : accident, traumatisme, maladie...,
L’aspect : décharge électrique, brûlure, douleur en coups de poignard, en étau...,
Le caractère localisé ou diffus,
L’évolution dans le temps,
La sensibilité aux mouvements,
Les conséquences sur le sommeil et la vie personnelle et professionnelle.

Autant de caractéristiques qui fournissent des indications précieuses sur son origine et aident au
choix du traitement.

Le Mésothérapeute pourra demander au malade de préciser la topographie des zones douloureuses,


de la situer en surface ou en profondeur et leurs zones d’intensité maximale.

Evaluer la douleur permet d'améliorer la relation médecin-patient et de mieux adapter le traitement.


Pour cela, il existe différentes "échelles", qui permettent rapidement d'identifier la zone douloureuse
et l'intensité de la douleur

Echelle visuelle analogique (EVA) : La plus employée, s’agit d’une simple réglette horizontale
comportant une ligne allant de “pas de douleur” à “douleur maximale imaginable” sur laquelle
coulisse un curseur. Au dos, une impression millimétrique mesure le niveau de douleur.

13
TRAITEMENTS MEDICAUX DES DOULEURS :

Palier 1 Palier 2 Palier 3

Douleurs légères et faible Douleurs légères à Douleurs très intenses ou résistantes


Indications
intensité moyennes aux autres traitements
Codéine,
Paracétamol et Morphine et antalgiques majeurs de la
Molécules Dextropropoxyphène,
Aspirine liste des stupéfiants
Tramadol
Dafalgan codéiné®, Di-
Doliprane©, Actiskénan®, Skénan®, Moscontin®,
Spécialités Antalvic ®, Propofan,
Aspégic © Durogésic®
Topalgic ®

Constipation pour les morphiniques,


EVA, pour Aspirine : risque Constipation, somnolence,
nausées, vomissements, dépression
Surveillances hémorragique, brûlures vertiges, nausées,
respiratoire, sédation.
gastriques difficultés respiratoires
! Attention aux surdosages !

Corticoïdes AINS

Permet de lutter contre le processus Pathologies inflammatoires chroniques ou


Indications
inflammatoire de la maladie aigües

Anti-inflammatoire, antalgique, Anti-inflammatoire, antalgique,


Actions
antiallergique, immunosuppresseur antipyrétique

Spécialités Solumédrol®, Cortancyl® Profenid®, Advil®, Nurofen®


ulcère gastroduodénal, hémorragie Nausées, diarrhée, ulcère gastroduodénal,
digestive, hyperglycémie, diabète, hémorragie digestive, néphro- et hépato-
Effets secondaires
rétention sodée et hydrique, acné, toxicité, réactions allergiques, asthme,
insomnie, excitation… bronchospasmes

Surveillances - Chute de la TA, vomissements bruns ou rouges, méléna,

14
TRAITEMENTS NON-MEDICAUX DES DOUELURS :

Physiothérapie :
Courants électrique, galvanique, électromagnétique ou à l’état variable,
Radiations lumineuses,
Ondes Sonores,
Chaud ou Froid)
Tens

Kinésithérapie : Effleurements, Drainage,


Massages et thérapies réflexes
Ostéopathie
Contention (exemples de corset de maintien lombaire, et collier en mousse…)
Chaleur, froid
Relaxation
Sophrologie…

LES POINTS DOULOUREUX

Docteur PERRIN décrit les origines de la douleur, très variées:

Tension musculaire

Atteinte physique musculaire

Atteinte tendineuse

Atteinte périarticulaire

Atteinte osseuse

Inflammation veineuse ou tissulaire

15
Algies Faciales

Introduction :
L’algie faciale se définit comme une douleur de la face. 8 à 10 % de la population souffre de l’algie
faciale et présente un motif fréquent de consultations. Les femmes sont deux fois plus que les
hommes. À cette fréquence s’ajoute la diversité des étiologies, c’est dire l’importance de leur prise
en charge diagnostique et thérapeutique.

Les algies faciales sont recensées dans plusieurs classifications, l’International Headache Society
(IHS) ou l’International Association for the Study of Pain (IASP). Cette dernière met en avant la
subjectivité du vécu de la douleur, son caractère symptomatique ou non et ouvre en grand le
caractère idiopathique de certaines douleurs. Ces données reposent sur l’anatomo-physiopathologie
de cette région richement innervée.

Le Nerf trijumeau (V), est responsable d’innervation sensitive de la face qui est le support sensoriel
le plus riche du corps et moteur les muscles masticateurs. Anatomiquement, il est composé des trois
branches sensitives V1, V2, V3.

V1 (ophtalmique de Willis) est formé de réunion des nerfs nasal, frontal et lacrymal.
La zone innervée par le V1 comprend le front, la région orbitaire, la cornée, la région temporale
supérieure et antérieure, la racine du nez et la muqueuse nasale.

V2 (maxillaire supérieur) reçoit des téguments de la lèvre supérieure, de la joue, de la paupière


inférieure, de la région temporale, des gencives, de la cloison des fosses nasales, du palais et des 2/3
antérieurs du rhino-pharynx et de la muqueuse du sinus maxillaire.

V3 (nerf maxillaire inférieur) reçoit des téguments de la tempe, du menton, dents et gencives de
la mâchoire inférieure, 2/3 antérieurs de la langue, de muqueuse buccale et des joues.

16
Les autres nerfs sensitifs
Les autres nerfs sensitifs participant à la douleur orofaciale sont :

Nerf glossopharyngien IX (paroi pharyngée, langue, palais postérieur, amygdale, Tympan)


La névralgie du glossopharyngien présente les mêmes caractères que la névralgie du V, seule la
localisation de la douleur et de la zone gâchette sont différentes. La douleur intéresse la base de la
langue, la paroi pharyngée; elle irradie vers l'oreille, elle est déclenchée par la déglutition
et la phonation mais non pas par la mastication.

Rameau laryngé supérieur du Nerf pneumogastrique X (larynx),

Plexus cervical superficiel (partie postérieure du crâne, pavillon de l’oreille et cou)

Rameau sensitif du nerf intermédiaire de Wrisberg VII bis (conque).


La névralgie du VII bis (dite géniculée) intéresse la conque de l'oreille le conduit auditif externe.
Il s'agit d'une névralgie séquellaire d'un zona du ganglion géniculé.

La face comme le support sensoriel le plus riche du corps. Anatomiquement, le trijumeau ou V,


par ses trois branches, est responsable de son innervation sensitive.

Les algies faciales, exacerbations sensitives, sont donc fréquentes et variées. Le Mésothérapeute
doit les diagnostiquer, dont la clinique est en général suffisante.

La mésothérapie permet de maitriser les algies faciales. Les pathologies de la face sont multiples et
le Mésothérapeute doit aiguiller son patient vers d’autres spécialistes pour un traitement étiologique:
stomatologue (les syndromes algo-dysfonctionnels de l’appareil manducateur - SADAM),
neurologues, ophtalmologues, odontologues, ou oto-rhino-laryngologistes.

L’examen clinique doit être méthodique. Il dure plus de 30 minutes. Il débute par l’interrogatoire. Il
est toujours plus difficile chez des patients ayant déjà consulté, à forte composante psychologique, ou
chez les sujets à des douleurs chroniques.

Pointer la douleur !
Un bon diagnostic est l’atout fondamental de la réussite d’une mésothérapie.

La compréhension de la douleur est compliquée, principalement par le fait que la même stimulation
douloureuse peut être perçue différemment par des gens différents et différemment par les même
gens à des moments différents.

La réaction d’une personne à des circonstances reliées à une expérience douloureuse et son
interprétation de la signification de la douleur peuvent être différentes.

La douleur est personnelle, privée et unique, mais il arrive souvent que des cliniciens demandent
que la douleur ainsi que les circonstances douloureuses soit objectives, publiques et reproductibles.

17
Algies Faciales Neurogènes

Généralité :

Les névralgies faciales sont des douleurs qui résultent de l'irritation des nerfs crâniens.
Chaque nerf ayant un territoire spécifique, chaque névralgie engendrée aura des caractéristiques qui
permettront de préjuger le nerf atteint sans toutefois préjuger de la cause de l'irritation.

Lorsqu’il y a une cause, on parle de Névralgie symptomatique.

Lorsqu'il n'y a pas de cause, on parle de Névralgie essentielle ou idiopathique.


Les deux exemples les plus classiques sont la Névralgie du trijumeau et la Névralgie d'Arnold.

Tests Diagnostiques :
Examen de la motricité
Se recherche par la contraction massétérine à la mastication, en demandant au sujet de serrer les
mâchoires sur un abaisse langue, du côté paralysé l’examinateur peut aisément retirer l’abaisse
langue. En cas d’atteinte unilatérale, lorsque l’on demande au sujet d’ouvrir la bouche, on peut
observer une déviation du menton vers le côté paralysé (bouche oblique ovalaire).

Atteintes sensitives du V
Symptomatologie subjective, se manifeste essentiellement par des douleurs. La névralgie essentielle
du trijumeau est caractérisée par la survenue de salves douloureuses très brèves, répétitives, en
éclair, séparées entre elles par quelques secondes, la durée complète de la crise est variable (1/4
heures à plusieurs heures). Ces crises sont souvent déclenchées par l’attouchement d’une zone
limitée du V « zone gâchette ». Il n’y a pas de déficit sensitif objectif. Cette forme typique réalise
la névralgie essentielle,

Les formes continues ou accompagnées de déficit sensitif doivent faire rechercher une cause sous-
jacente.

Radiographie, Tomographie ou imagerie par résonance magnétique (IRM) :


Recherche un neurinome du V, tumeur de la base du crâne et des régions ptérygo-maxillaires ou
découvrir une étiologie à indication chirurgicale.

18
TRAITEMENT MEDICAL :

Les médicaments antidouleur classiques ne peuvent pas soulager la névralgie faciale, puisque la
douleur est causée par l’atteinte d’un nerf.

On utilise d’autres classes de médicaments qui sont généralement assez efficaces :

Les Anticonvulsivants ont pour effet de stabiliser la membrane des cellules nerveuses.
On utilise souvent la Carbamazépine (Tégrétol®), qui est le produit de référence (60-70%)
de réussite à dose progressive.
Le traitement est à vie mais le risque d'échappement est réel.
En cas d'échec: Pimozide (ORAP°, OPIRAN°), Clonazepam (RIVOTRIL°), Prégabaline (Lyrica)

Les Antispasmodiques, comme le Baclofène (Liorésal®), aident à contrôler les spasmes.

Tramadol ou autres médicaments comme les opiacés (la morphine, entre autres)

Inhibiteurs de la recapture de la sérotonine-noradrénaline (comme la Venlafaxine)

Gels ou crèmes contenant un anesthésique local comme la Lidocaïne

TRAITEMENT CHIRURGICAL :
Bien que les médicaments soient efficaces dans la majorité des cas, environ 40 % des patients
développent une résistance à long terme. Il faut alors envisager une intervention chirurgicale.

Il existe trois techniques principales en traitement chirurgical:

La technique du gamma-knife consiste à orienter sur la base du nerf trijumeau, à sa jonction


avec le cerveau, des rayons radioactifs qui provoquent la destruction partielle de ses fibres;

Les techniques percutanées visent à atteindre le nerf à l’aide d’une aiguille. Le nerf est détruit soit
par un courant électrique (thermo-coagulation), soit par un effet chimique (injection de glycérol),
soit par un effet mécanique (compression par un ballonnet);

La décompression micro-vasculaire consiste à pratiquer une ouverture derrière l'oreille et dans


le crâne pour chercher une veine ou une artère en contact avec le nerf trijumeau. Le vaisseau sanguin
est dégagé par le chirurgien et, souvent, un coussinet est glissé entre le vaisseau responsable et
le nerf atteint. Il s'agit donc d'une intervention délicate et plutôt invasive.

Ces interventions neurochirurgicales peuvent entraîner des complications, en provoquant


l’engourdissement du visage, par exemple. Chez plusieurs patients, la douleur revient au bout
de quelques années. On n’envisage, donc, pas la chirurgie qu’en dernier recours.

19
Approches Thérapeutiques Complémentaires :

Pour soulager la douleur : acupuncture, Capsaïcine, hypnothérapie

Il existe très peu d’études sur l’efficacité des approches complémentaires dans le traitement de
la névralgie faciale. Cependant, certaines personnes ont été soulagées par les traitements ou les
produits suivants.

Acupuncture est recommandée par certains experts, dont le Dr Andrew Weil. Elle est suggérée
comme traitement complémentaire possible par la Clinique Mayo et elle est utilisée depuis
longtemps dans le traitement de la névralgie faciale.

Il existe plusieurs recherches à l’efficacité de l’acupuncture pour soulager les douleurs de la


névralgie du trijumeau mais elles sont de qualité très variable.

Hypnothérapie est recommandée par certains experts, dont le Dr Andrew Weil. Elle est suggérée
comme traitement complémentaire possible par la Clinique Mayo. Il existe des rapports
anecdotiques (observations cliniques) où des gens ont été soulagés par l’hypnothérapie.

Capsaïcine. L’application d’un gel à la Capsaïcine est recommandée par le naturopathe Joseph
Pizzorno. Une étude préliminaire auprès de 12 patients a démontré que la majorité des gens
obtenaient un soulagement au moins partiel et que le soulagement durait plusieurs semaines, 7.

Efficacy of Prégabaline (Lyrica °) in the treatment of trigeminal névralgia.

Obermann M, Yoon MS, Sensen K, Maschke M, Diener HC, Katsarava Z.


Cephalalgia 2008 ; 28 : 174-181.
Department of Neurology, University of Duisburg-Essen, Essen, Germany.
[email protected]

This prospective, open-label study aimed to evaluate the efficacy of Prégabaline treatment in
patients suffering from trigeminal neuralgia with and without concomitant facial pain.

Fifty-three patients with trigeminal neuralgia (14 with concomitant chronic facial pain)
received pregabalin (PGB) 150-600 mg daily and were prospectively followed for 1 year.
The primary outcome was number of patients pain free or with reduction of pain intensity by
> 50% and of attack frequency by > 50% after 8 weeks.
Secondary outcome was sustained pain relief after 1 year.

Thirty-nine patients (74%) improved after 8 weeks with a mean dose of 269.8 mg/day (range
150-600 mg/day) PGB: 13 (25%) experienced complete pain relief and 26 (49%) reported
pain reduction > 50%, whereas 14 (26%) did not improve. Patients without concomitant facial
pain showed better response rates (32 of 39, 82%) compared with patients with concomitant
chronic facial pain (7 of 14, 50%, P = 0.020).
Concomitant chronic facial pain appears to be a clinical predictor of poor treatment outcome.
PGB appears to be effective in the treatment of trigeminal neuralgia.

PMID: 18039340 [PubMed - indexed for MEDLINE]

20
Traitement par Mésothérapie :
Cette névralgie est souvent difficile à guérir définitivement. On utilise volontiers des antiépileptiques
tel que le Rivotril* ou le Tégrétol* au quotidien pour éviter les crises.

La Mésothérapie est une technique médicamenteuse très fiable quant à la douleur qu’à l’évitement
des effets médicamenteux secondaires et ou à la résistance médicamenteuse.

Matériel
une aiguille de 4 mm de long et d'un diamètre de 0,4 mm, à biseau oblique (4), jetable
une seringue de 10 ml, jetable
Gants, Biseptine, Compresses, Boite à aiguille

Type d’Injection Profondeur Temps Diffusion


IED (Intra Epi Dermique) - Pression 40g/15° ou 0-1mm 10-15min
IDS (Intra Dermique Superficielle) - ou Nappage 1-2mm

Mélanges phase aiguë (J1, J6, J15)


Mélange 1 Lidocaïne 1% (2cc) Mag 2 (2cc) Vit. B1 Vit. B 12 (1cc + 1cc)
Mélange 2 Lidocaïne 1% (2cc) Mag 2 (2cc) Amitriptyline (Laroxyl) (1cc)

Mélanges phase chronique (J1, J6, J15 et à la demande du patient)


Surtout pour Névralgie faciale dont l’arthrose est la cause la plus fréquente)
Mélange 1 Lidocaïne 1% (2cc) Piroxicam (2cc) Coltramyl (1cc)
Mélange 2 Procaïne 2% (2cc) Thiocolchicoside (2cc) Amitriptyline (Laroxyl) (1cc)

Névralgie du TRIJUMEAU

Cette névralgie, dans sa forme classique, est dite essentielle ou idiopathique, c'est à dire qu'il n'y a
pas de cause définie à cette douleur. Elle affecte plutôt la personne âgée de sexe féminin.
Autrefois dite « Tic douloureux de Trousseau » (Crispation de la face sous l'effet de la douleur)
ou Névralgie épileptiforme" (Trousseau). Incidence faible (4,5/100 000).

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C’est une affection connue depuis le milieu du XVIIème siècle. Elle constitue une atteinte du Nerf
Trijumeau cause fréquente de Céphalée (douleurs de la tête) aiguë paroxystiques et récidivante.

Elle se caractérise par une douleur intense, violente, brutale, à type de broiement ou encore de
décharge électrique. Elle évolue par salves et peut durer de quelques secondes à quelques minutes.

Elle entraîne des douleurs majeures, qui peuvent être très handicapantes et source d'une
détresse psychologique majeure dans les cas sévères.

En pratique, le trijumeau ayant 3 branches distinctes, on observera 3 types de névralgie du trijumeau:

La branche moyenne (territoire cutané de maxillaire supérieur), c'est de plus loin la plus fréquente.

Les 2 branches, maxillaire inférieure et ophtalmique (péri-orbitaire) sont plus rarement atteintes.

Comme il y a un nerf trijumeau par hémiface, ces névralgies ne toucheront toujours qu'une moitié
de visage, droite ou gauche.

Examen clinique pratiqué en dehors de la crise, évitant de la déclencher, est strictement normal
(sensibilité cutanée, nasale, buccale et cornéenne, motricité). Dans de nombreux cas, il existe
des zones gâchettes, c'est à dire des zones dont la stimulation va déclencher la crise (Mastication,
Rasage en particulier). Les douleurs étant extrêmement violentes, beaucoup de patients ont des
conduites d'évitement pour ne pas déclencher la crise.

Le moindre déficit doit faire rejeter le diagnostic et entraine un bilan (Radio, ORL, IRM à la
recherche d'un neurinome du V, tumeur de la base du crâne et des régions ptérygo-maxillaires)

Névralgie D’ARNOLD

La névralgie d'Arnold touche classiquement la première paire de nerfs vertébraux, c'est à dire la
première paire de nerfs sortant de la colonne vertébrale, entre la base du crâne et la première vertèbre
cervicale. Son irritation provoque des douleurs violentes sur un territoire qui passe au dessus de
l'oreille dans le cuir chevelu.

La cause de ces névralgie étant souvent rhumatologique (arthrose ou accident de la voie publique), le
traitement consiste principalement en anti-inflammatoire, infiltrations, kinésithérapie, voir
manipulations vertébrales et par Mésothérapie.

Protocole de Docteur MILJKOVIC


Les injections s’effectuent souvent en technique mixte IDP et IDS,
en regard du trajet névralgique.
Mélange : Lidocaïne (2 cc) + Piroxicam (1 cc) + Mag 2 (2 cc)

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Névralgies Non-Essentielles et Douleurs Atypiques

Les causes des névralgies non-essentielles, dites symptomatique.


Comme on l'a vu, les névralgies essentielles sont des douleurs violentes mais non permanentes.

La permanence de la douleur, jour et nuit, même modeste, même sur un territoire bien défini comme
le trijumeau, doit faire évoquer une autre maladie qu'une névralgie essentielle, idiopathique.
La douleur a pour caractéristique d'être d'arrivée plus sournoise, mais permanente. Il n'y a toutefois pas
de règle absolue en médecine.

Etiologie :

Les principales causes des névralgies symptomatiques sont des compressions d'origine
arthrosiques. Ce peut être des compressions musculaires, des dépôts de calcium aberrants
(ostéophytes), des déformations osseuses. Ces névralgies sont sensibles au dérouillage matinale et
au temps ou au climat. Elles sont souvent aggravées par la position allongée.

Les hernies cervicales sont rares mais existent.

Les zonas peuvent engendrer s'ils guérissent mal, en particulier chez la personne âgée, des douleurs
persistantes sur les territoires des nerfs touchés. L'électrostimulation est un bon traitement des ces
douleurs "post-zostériennes".

Le diabète peut également engendrer des névrites douloureuses. L'amélioration passe par un
équilibre prolongé obligatoire de la glycémie (taux de glucose dans le sang).

Des tumeurs bénignes ou malignes sont susceptibles d'engendrer des névralgies par compression
ou destruction du nerf.

D’autres causes peuvent également comprendre des maladies comme la sclérose en plaques, qui
endommage directement un nerf.

Parfois, c’est un modèle de douleur neuropathique n’ayant aucune cause évidente. La dysfonction
de l’articulation Temporo-Mandibulaire qui peut aussi causer une douleur de ce type.

Les infections récidivantes (sinusites, rhinites, …..).

23
Algie Faciale Par Désordres Temporo-Mandibulaire (A.T.M.)

Bien que la grande majorité des gens souffre de maladies de l'Articulation Temporo-Mandibulaire
(A.T.M.), la plupart ne relient pas leurs douleurs et/ou symptômes à une "malocclusion" et préfèrent
blâmer le stress, les enfants à la maison ou les conditions de travail.

Les joints de la mandibule sont les seules articulations du corps humain qui finissent leur
mouvement sur un tissu dur (les dents) et lorsque la mandibule est mal alignée, plusieurs problèmes
physiologiques peuvent en résulter:

Dépression et Nervosité,
Ouverture Limitée de la Bouche,
Congestions fréquentes des Oreilles,
Acouphène, Étourdissement ou Vertige,
Douleurs du visage, du Cou et des Épaules,
Usure et Mobilité inexplicables des dents,
Douleurs ou Craquements de la Mâchoire
Engourdissement du bout des Doigts,
Difficulté à Avaler et à Mastiquer,
Problèmes de la Posture,
Sensibilité des dents,

Lorsque la thérapie aux médicaments ait échouée, les patients recherchent une solution autre contre
la douleur, souvent convaincus que les médecins pensent que leur problème est irréel, exagéré ou
‘‘juste dans ma tête’’.

Tous les symptômes d'une dysfonction de l'A.T.M. peuvent s'étendre sur une échelle de sévérité
allant de doux à dévastateur.

24
Etiologie des atteintes de l’Articulation Temporo-Mandibulaire
La plupart des symptômes d'une dysfonction de l'A.T.M. sont le résultat d'une malocclusion,
d'une maladie musculaire ou squelettique ou d'un traumatisme tel un accident sportif ou de voiture.

Les facteurs qui augmentent le risque de développer la malocclusion incluent:

Des antécédents familiaux de malocclusion; la taille de la mâchoire et des dents sont des traits
hérités qui peuvent causer un manque ou un surplus d'espace pour les dents.
Certaines mauvaises habitudes telles que: sucer son pouce ou respirer par la bouche.
La restriction des voies respiratoires, particulièrement pendant le développement facial, est
probablement la plus grande cause d’anomalies dento-faciales et de malocclusion.
La perte de dents, dûe aux traumatismes ou à la carie dentaire. Après qu'une dent soit extraite, les
dents encadrâtes dérivent hors de la position initiale.
L'hygiène buccale inadéquate.
L'usure des dents.

Bien que la pathologie de l'articulation puisse ne pas être le résultat direct d'une mauvaise occlusion,
le fait que pendant la mastication, les os de l'Articulation Temporo-mandibulaire (A.T.M.) reçoivent
une variété de forces changeant rapidement de direction et d'intensité, poussent le disque articulaire
à glisser sur les os tandis que sa forme est simultanément déformée.

La chorégraphie complexe de ces mouvements est facilement perturbée par des dommages à
n'importe quelle partie de l'articulation et est responsable de sa vulnérabilité et de l'entretien de l'état
pathologique.

Quand les dents sont "mal fermées", elles ne peuvent pas fournir l'appui dont les muscles du visage,
de la mastication et de l'ingestion ont besoin. Ces muscles sont alors forcés dans une position tendue
qui cause un débalancement de la mâchoire pouvant provoquer ou maintenir une condition
pathologique

Bien qu'une personne puisse avoir de belles dents ou avoir eu des traitements orthodontie afin
de les aligner pour des raisons d'esthétique, les muscles et les joints Temporo-mandibulaires peuvent
ne pas être confortables.

Bien que la Mésothérapie puisse soulager la douleur, maintien également les bonnes conditions
de confort pour suivre les soins stomatologiques adéquats, voire chirurgicaux. Elle peut surmonter
les maux de tête, des oreilles, du cou et des épaules par irradiation due aux désordres de l’articulation
Temporo-Mandibulaires en compléments à la prise en charge étiologique.

Cas Clinique de (Docteur Frédéric BIRON)


Monsieur T., 55 ans. Douleurs chroniques de l’articulation temporomandibulaire gauche en
rapport avec une arthrose temporomandibulaire,
documentée par un scanner et une IRM des ATM.
Traitement : Lidocaïne 1% (3 ml) + Piroxicam (1 ml) + Calcitonine 100UI (1 ml).
Fréquence d’injections : J0, J7, J15. Asymptomatique à J30.

25
Algies Faciales et Sinusites

Sinusite ethmoïdo-frontale Sinusite frontale Sinusite maxillaire

Rappel anatomique et physiologique des sinus :


Le groupe des sinus antérieurs se draine dans le méat moyen.

Sinus maxillaires ont une situation sous-orbitaire et leur plancher est en rapport étroit avec les
prémolaires et les 2 premières molaires.

Sinus frontaux région frontale (sus orbitaire médiane), leur rapport méningé est étroit.

Sinus ethmoidaux antérieurs et postérieurs formant une rangée de cellules paranasales, leur paroi
externe est formée par la lame orbitaire et le toit est en rapport avec la méninge frontale.

Sinus sphénoïdaux les plus postérieurs, ils sont en rapport avec le nerf optique et le canal
carotidien latéralement, la méninge et la selle turcique en haut. Ils se drainent dans le méat supérieur.

Etiologie : Le point de départ est le plus souvent nasal à la suite d'une rhinite. Cette rhinite peut
être de nature infectieuse, allergique ou inflammatoire. La cause peut être dentaire pour la sinusite
maxillaire (sinusites répétées). Les causes traumatiques sont moins fréquentes.

Le diagnostic : C'est un diagnostic clinique (motif fréquent de consultation),

Symptomatologie est très évocatrice en cas de sinusite.

A la suite d'un rhume banal, le malade se plaint d'une douleur spontanée pulsatile augmentée quand
la tête est penchée en avant (névralgie sous-orbitaire avec irradiation dentaire) et exacerbée par la
toux ou l’effort. Elle est volontiers cyclique. Il existe une obstruction nasale et une rhinorrhée
purulente antérieure et postérieure à caractère unilatéral.

La fièvre est à 38°5 associée à une altération de l'état général et une asthénie modérées. Une
cacosmie (modification du sens olfactif) plus rare peut être présente (sensation d'odeur nauséabonde).

26
Topographie de la douleur oriente sur le sinus en cause :
Sinus frontal et ethmoïdal : les céphalées se situent au-dessus de l'orbite à l'angle interne
de l'œil, et au niveau de la racine du nez.

Sinus maxillaire: la douleur est localisée en sous-orbitaire irradiant vers les dents.

Sinus sphénoïdal: les maux de tête sont variables. Douleur occipitale, retro-orbitaire ou en
casque.
La localisation maxillaire est la plus fréquente (douleur sous-orbitaire), la localisation frontale
plus rare (douleur frontale). Les localisations frontales et maxillaires peuvent être bilatérales.

L'examen clinique consiste à rechercher la douleur à la pression sinusienne antérieure


sous-orbitaire ou frontale, à faire une rhinoscopie antérieure et postérieure après mouchage
et rétraction de la muqueuse. La découverte de pus dans le méat moyen en rhinoscopie
antérieure et sur la queue du cornet inférieur en rhinoscopie postérieure suffit au diagnostic.

Sinusite du Sphénoïde Elle se caractérise par des douleurs de la racine du nez, de l'œil et
des dents du maxillaire supérieur. Cette douleur irradie vers le cou. Elle s'accompagne très
souvent d'un écoulement nasal et de larmoiement important, parfois de Mydriase unilatérale.
Sinusite: plus qu'un simple rhume.

Les clichés radiologiques ne sont pas indispensables au diagnostic initial et sont demandés en
cas de rechute ou de mauvaise réponse au traitement. La tomodensitométrie (TDM) est préférée
aux clichés standards (Blondeau, crâne de face et de profil, Hirtz) en cas d'évolution vers la
chronicité

Complications des sinusites :


Complications orbito-oculaires :
• Abcès extrapériosté de l'orbite (triade: œdème palpébral, exophtalmie inféro-externe, chémosis)
• Phlegmon de l'orbite (exophtalmie paralysie des nerfs oculo-moteurs, baisse de l'acuité visuelle)
• Thrombophlébite des veines ophtalmiques qui peut s'étendre au sinus caverneux
• Ostéomyélite bondissante des os du crâne suite à une sinusite frontale

Complications endocrâniennes le fait des localisations ethmoïdales, frontales et sphénoïdales


• Méningite suppurée ou aseptique
• Empyème extra-dural avec syndrome d'hypertension intracrânienne urgence neurochirurgicale
• Abcès du cerveau
• Thrombose du sinus longitudinal supérieur.
• Au moindre doute une TDM cérébrale doit être demandée en urgence.

Complications bronchitiques, décompensation d'un asthme

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Diagnostic différentiel :
La sinusite peut être la complication symptôme
• Tumeur naso-sinusienne bénigne (papillome inversé) ou
• Tumeur maligne (carcinome malpighien du sinus maxillaire ou adénocarcinome de l'ethmoïde)
Soupçonner par l'ancienneté de l'obstruction nasale, épistaxis et risque (travailleur du bois).
TDM/ injection retrouvera la formation tumorale et Endoscopie/ biopsie en permettra le diagnostic.

La polypose naso-sinusienne :
Origine inflammatoire ou allergique peut se compliquer de surinfection sinusienne.
L'ancienneté de l'obstruction nasale, l'anosmie font évoquer le diagnostic confirmé cliniquement et
par la TDM et l'étude endoscopique

Le traitement : Recherche complications méningées ou orbitaires et traiter/ prescrire sans tarder.

• Antibiotiques probabilistes, précocement décidé sur la clinique et prolongé (en règle 10J)

ATB les plus utilisés actuellement dans la sinusite maxillaire sont :


Pénicilline A + acide clavulanique
Macrolides ou associés (Pristinamycine),
Céphalosporine de 2ème ou 3ème génération sauf Céfixime.

ATB les plus utilisés pour les sinusites frontales, ethmoïdales ou sphénoïdales, à ajouter à cette liste
Quinolones actives sur le pneumocoque (lévofloxacine, moxifloxacine)

• Anti-inflammatoires en traitement adjuvant : Permet de


Reperméabiliser l'ostium sinusien le plus vite possible pour drainer et ventiler le sinus
Enrayer le cercle inflammation-blocage ostial-infection.
Corticoïdes largement utilisés (en cure courte d'une semaine) Et en aérosols associés à ATB locale.

• Vasoconstricteurs locaux ou par voie générale vont rétracter la muqueuse et faciliter le drainage.

• En cas d'échec du traitement antibiotique


Si complication ou Si sinusite hyperalgique maxillaire une ponction-drainage (sous AL ou AG).
La ponction permet de faire un prélèvement bactériologique endosinusien et la mise en place d'un
drain pour des lavages avec une solution antibiotique et corticoïde.
Une autre solution plutôt utilisée dans les sinusites récidivantes ou chroniques consiste à faire une
technique d'irrigation-drainage de Proetz administrant la solution antibiotique et corticoïde par voie
nasale en créant une dépression endosinusienne.

• Traitement par Mésothérapie

Cas Clinique de (Docteur Frédéric BIRON)


Madame L., 64 ans. Douleurs hémifaciales gauches dues à une sinusite maxillaire gauche,
clinique et radiologique,
persistante malgré un traitement par Amoxicilline, puis par Cefpodoxime proxétil.
Traitement Méso : Lidocaïne 1 % (2 ml) + Piroxicam (1 ml) + Gentamicine 80mg (1 ml).
1 seule séance.

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Céphalée et Migraine

C'est une céphalée chronique, évoluant par crises épisodiques et répétées, variables en intensité, en
fréquence et en durée. La prévalence de la migraine dans la population générale est de 12 à 17 % avec
une prédominance féminine. L'âge moyen de survenue est de 30/39 ans.

Céphalées en casque, Cliniquement la migraine se traduit par prodromes qui sont des signes qui
précèdent la crise, et associent des signes divers mais toujours identiques pour chaque patient:
excitation, fringales, fatigue inhabituelle, bâillements,

La Crise a une durée variable de 4 à 72h avec : Douleur crânienne unilatérale, pulsatile, augmentée par
l'activité, la lumière et le bruit. Accompagnée de nausées, vomissements et photophobie

Le reste de l'examen neurologique est normal

L'aura est un symptôme neurologique réversible qui peut survenir en fin de crises. L'aura est liée à un
dysfonctionnement du cortex cérébral.

Les signes retrouvés sont divers et associent à des degrés divers : vertiges, diplopie, symptômes
visuels, faiblesse, troubles de la parole et de l'expression engourdissement d'un membre (paresthésies),

Le traitement de la Migraine est essentiellement médical et fait appel à différentes classes


médicamenteuses (triptans, dérivée de l'ergot de seigle, caféine.)

Protocole de Docteur TAFFIN

Techniques, Profondeur d’Injection, Choix des Points et des Produits


+ Technique Mixte
= IDS  Effet Segmentaire (Fibres Rapides AB et Aµ)
= IDH  Effet Segmentaire + Supra-spinal (Fibres Lentes C)

+ Choix des Points


= Sclérotome  IHD + IDP
= Dermatome IDS
= Myotome IHD Trigger Points – UDS cordons Myalgiques

Protocole Générale
Douleurs Modérées Simples
Lidocaïne 1% 2,5 ml
Piroxicam 0,5 ml
Thiocolchicoside ou Etamsylate 2 ml

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Douleurs Sur-Aiguë, Complexes, Chroniques ou Rebelles
Lidocaïne 1% 3,5 ml
Piroxicam 0,5 ml
Calcitonine de Saumon 1 ml

Céphalées Points Pariétaux et Temporaux, Mélanges dessus ou dessous pour Céphalée


Prépondérante
Lidocaïne 1% 2,5 ml
Mag 2, 2 ml
Propranolol 0,5 ml

Quantité et Séquences
+ 3ml  moitié en IHD, moitié en IDS ou IED
+ 1-2 Séances/ Semaine selon intensité des Douleurs J0, J7, J14

Algies vasculaires de la face


CLUSTER Headache – Céphalée de HORTON

L'âge de la première crise entre 15 et 40 ans, 6 hommes pour 1 femme, prévalence 0,1 %.
C’est une urgence thérapeutique en crise aiguë. Appelée Céphalée de Horton (ne pas confondre
avec la maladie de Horton- artérite temporale)

L'International Headache Society distingue deux formes :

La forme épisodique : périodes de 7 jours à 1 an (généralement 15 jours à 3 mois) séparées par


des intervalles libres supérieurs à 14 jours

La forme chronique (d'emblée ou après la forme épisodique) où les crises surviennent pendant
plus d'un an sans rémission ou avec des rémissions inférieures à 14 jours.

30
SEMIOLOGIE et CRITERES DIAGNOSTIQUES

Crises de céphalée intense, pulsatile, sévère, strictement unilatérales, orbitaires, supra-orbitaires


et/ou temporales. L'intensité de la douleur (sensation d'arrachement de broiement, de "tournevis
enfoncé dans l'œil" est si sévère que le patient a envie de "se jeter par la fenêtre".

Elle est d'emblée très violente et atteint son paroxysme en quelques minutes puis disparait
complètement en 15 à 90 minutes (hors traitement).

La douleur peut irradier vers la tempe, la joue, la gencive supérieure voire inférieure, le front,
l'oreille, le cou et envahir toute l'hémiface, la nuque et l'épaule.

Les crises surviennent par séries (une à huit fois par jour) durant plusieurs semaines ou mois
séparées par des périodes libres durant des mois ou des années.

La céphalée est associée un ou plusieurs symptômes suivants du côté douloureux


(Syndrome de Claude Bernard-Horner incomplet) : Injection conjonctivale, Congestion nasale,
Larmoiement, Rhinorrhée, Sudation du front et de la face, Myosis, Ptosis, Œdème de la paupière.

Il n'existe pas de cause déclenchant nette (parfois alcool), ni de caractère familial,

Autres caractéristiques :
- Evolution par périodes de quelques jours à deux-trois mois au cours desquelles le malade souffre
tous les jours à la même heure,
- Possibilité d'accès nocturnes qui réveillent le patient,
- Accès douloureux plusieurs fois par heure, volontiers dans la 1ère moitié de la nuit ou après repas.

La période douloureuse cède le plus souvent brutalement et est suivie d'une rémission variable de
quelques mois voire années. L'évolution est exceptionnellement chronique

La dissection carotidienne est un diagnostic différentiel cliniquement superposable à une première


crise d'algie vasculaire de la face. Elle justifie donc la pratique d'un doppler.

L'hémicrânie chronique paroxystique. Même localisation mais l'intensité de la douleur est plus
forte. La durée de chaque accès est plus courte (2-45min). Leur nombre plus important (jusqu'à 30
par jour). Il n'y a pas de prédominance nocturne et elle affecte 7 femmes pour 1 homme.

L'hémicrânie chronique paroxystique est sensible à l'indométacine en quelques jours. Cette efficacité
constitue un critère diagnostique nécessaire. La posologie initiale pour faire disparaitre la douleur
peut aller jusqu'à 150 mg/J. La posologie d'entretien est comprise entre 25 et 100 mg/J.

En cas d'arrêt du traitement la douleur réapparait en quelques jours

TRAITEMENT DE LA CRISE :

SUMATRIPTAN - IMIGRANE ® / IMIJECT ® est actuellement le produit le plus efficace.


L'injection SC de 6 mg est active en quelques minutes (96% à 15 minutes) . Le nombre d'injection
par 24 heures est limité à 2 alors que certains patients font jusqu'à 8 crises par 24 heures.

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ZOLMITRIPTAN - ZOMIG® - ZOMIG ORO : (51ème réunion annuelle de l'association
américaine de neurologie 1999) est le premier triptan per os capable de soulager la crise (5 à 10 mg)
en 30 minutes (60% contre 42% placebo)

HDE (Dehydro-ergotamine) par voie nasale parait intéressante (ANDERSON and col.
Cephalalgia, 1986, 6, 51-54) mais moins efficace que le sumatriptan.

INDOCID mérite d'être essayé,

L'Oxygénothérapie au MHC (7 à 10 litres/minute pendant 10 à 15 minutes) soulage 60 à 70%


des patients en quelques minutes. Pour le traitement des crises d'algie vasculaire de la face, selon la
Revue Prescrire - Numéro 281, mars 2007 - Communiqué de presse) l'inhalation d'oxygène
médical dès le début de la crise ou les injections sous-cutanées de sumatriptan soulagent rapidement
environ 75 % des patients. L'inhalation d'oxygène médical au masque présente la meilleure balance
bénéfices-risques, en raison de l'absence d'effets indésirables graves, même en cas d'utilisation
répétée. L'oxygénothérapie est parfois contraignante en raison du poids et de l'encombrement des
bouteilles, et du caractère hautement inflammable de ce gaz.

Traitement de fond s’impose : L'acide valproïque (DEPAKINE ®), Le vérapamil (ISOPTINE®)

Chirurgie est possible, Thermocoagulation du ganglion de Gasser semble donner le meilleur résultat
ou L'injection rétro-gassérienne de glycérol donne généralement de moins bons résultats.

Mésothérapie : le protocole des Docteurs TAFFIN est intéressant en traitement de ces crise aiguës

Douleurs Sur-Aiguë, Complexes, Chroniques ou Rebelles


Lidocaïne 1% 3,5 ml
Piroxicam 0,5 ml
Calcitonine de Saumon 1 ml

Céphalées Points Pariétaux et Temporaux, Mélanges dessus ou dessous pour Céphalée


Prépondérante
Lidocaïne 1% 2,5 ml
Mag 2, 2 ml
Propranolol 0,5 ml

Zona du Visage (herpès zoster

Définition : Maladie infectieuse due au virus zona-varicelle, se traduit par une éruption de vésicules
flasques et louches, à topographie unilatérale et radiculaire caractéristique, accompagnée de troubles
sensitifs névralgiques, et d'adénopathies et laissant fréquemment des séquelles douloureuses.

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Symptômes et Complications :

• Virus réactivé, peut causer une éruption cutanée, gastralgie, céphalée, fièvre et des frissons.

• L'éruption cutanée produit de très petites vésicules rouges, remplies de liquide.

• Juste avant l'apparition des lésions et jusqu'à leur cicatrisation, l'éruption provoque des
démangeaisons et, dans certains cas, une douleur intense. L'éruption dure généralement de 7 à
10 jours environ, pour disparaître complètement après un mois. La douleur peut persister jusqu'à
3 mois,

• Lorsque le système immunitaire est affaibli, les symptômes sont plus marquées et l'éruption
cutanée plus grave, les lésions prennent plus de temps à guérir et laissent parfois des cicatrices. Le
virus peut également envahir d'autres organes, mais rare chez les personnes dont le système
immunitaire est sain

Diagnostic : L'éruption cutanée du zona est très caractéristique, et par conséquent facile à
diagnostiquer. Si nécessaire, le médecin peut prélever un échantillon du liquide dans les vésicules et
demander une analyse pour rechercher le virus de la varicelle-zona.

Traitement et Prévention
Les médicaments antiviraux (Acyclovir*, Valacyclovir et Famciclovir) offrent la meilleure efficacité
possible s'ils sont commencés au cours des 3 premiers jours de l'éruption causée par le zona.

Selon certaines données, la mise en route rapide d'un traitement, qui associe un antiviral et un
corticostéroïde oral, permettrait de réduire le risque d'apparition d'une névralgie postzostérienne
(douleur intense ressentie le long des nerfs touchés) ou, d'en réduire au moins la durée des
symptômes.

Traitement des douleurs de zona tel que l'ibuprofène ou le Naproxène, la Prégabaline, Capsaïcine ou
des médicaments narcotiques contre la douleur comme l'oxycodone) pour soulager la douleur.

Mésothérapie : est idéale en traitement de la douleur de zona

Cas Clinique de (Docteur Frédéric BIRON)


Madame C., 57 ans. Algies post-zostériennes périorbitaires droites depuis un zona ophtalmique
survenu en 2010. Atteinte trophique frontale droite et périorbitaire droite séquellaire.
Multiples traitements antalgiques, anxiolytiques et antidépresseurs tentés sans résultat.
Mélange utilisé : procaïne 2% (2 ml) + Pidolate de magnésium (2 ml) + vitamine C (1 ml) +
Amitriptyline (1ml).
J0, J7, J15, J30 et J60. Asymptomatique à J90.

Cas Clinique de (Docteur Frédéric BIRON)


Monsieur R., 51 ans. Zona OPH droit aigu (5ème jour). Douleurs périorbitaires droites +
frontales droites intenses.
Mélange utilisé : Lidocaïne 1 % (3 ml) + amitriptyline (1ml) + Dexchlorphéniramine
maléate (1 ml). J0, J3, J10.
Prescription de Paracetamol 4 g/24H associée.
Consultation ophtalmologique effectuée, sans particularité.

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CONCLUSION

Tandis que les céphalées proprement dites sont fréquentes et bien connues de la majorité des
médecins, les syndromes douloureux au niveau du visage soulèvent souvent des difficultés
diagnostiques et thérapeutiques.

Ce mémoire dans le cadre de DIU de Mésothérapie a pu donner un bref aperçu des symptômes
typiques des différentes étiologies des algies faciales et de leurs traitements. On distingue, en
analogie aux céphalées, les algies faciales idiopathiques et les algies symptomatiques, secondaires
à des étiologies spécifiques identifiables.

Les algies faciales peuvent être idiopathiques, avec un sous-groupe vasculaire comprenant
principalement les «Cluster headaches» et le syndrome de SUNCT. L’autre sous-groupe est celui
des névralgies dont la névralgie du trijumeau est la plus fréquente. Ses attaques durent quelques
secondes, sont de localisation constante au visage et peuvent être déclenchées par des mécanismes
de «gâchette». Les algies faciales symptomatiques surviennent au décours de pathologies au niveau
ORL, ophtalmique et dentaire.

Une anamnèse soignée sur le caractère des douleurs permet déjà d’établir le diagnostic dans la
majorité des cas, des examens complémentaires sont cependant souvent nécessaires pour le préciser.
Ils permettent le plus souvent d’instaurer un traitement efficace.

La mésothérapie est une technique sûre, non-invasive, peu couteuse et efficace dans les différents
aspects douloureux du visage. Elle a très peu de contraintes infectieuses et très rares contre-
indications. Elle est appliquée à tout âge et à qui ce soit, homme, femme ou enfant. C’est une
médecine enseignées dans les universités et pratiquée par des médecins qualifiés dans ce domaine.

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Références Bibliographiques

1. Cours de mésothérapie, Dplôme-Inter-Universitaire Dde mésothérapie, Université Paris VI - Faculté


Pitié-Salpêtrière, Année Universitaire 2012-2013 3- Perrigot_douleur_20123-
Mode_de_compatibilité Cours_Miljkovic_cervicalgies_2012, Cours_Salato_arthrose_2012,Cours
Taffin Céphalée Cervicogène_2012, 1-2- Cours_Laurens_place_méso_2013_-
Mode_de_compatibilité-

2. Cas Cliniques – Travaux du Docteur Frédéric BIRON

3. Encyclopédie médicale, EMC, Céphalée

4. Mésoperfusion: Technique de choix dans la prise en charge de la douleur, Dr Jean-Pierre MARTIN -


CERM Rhône-Alpes, congrès de Seoul 2005,

5. Mésothérapie –recherche radioactifs, Dr André KAPLAN, Ancien médecin attaché de l’hôpital Saint-
Antoine (Paris), Ancien maître de stage de la Société Française de Mésothérapie, Médecin de l'Hôpital
Hadassah Jérusalem,

6. Algies faciales G. Thiéry, E. Sagui, L. Guyot (stomatologues Marseillais)

7. Knowledge Update on the Symptomatic Treatment of Multiple Sclerosis, Multiples Sclerosis Society of
Canada. 550 Sherbrooke Street West, East Tower, Suite 1010, Montreal, Quebec H3A 1B9

8. Capacité « douleur » 2007 Névralgies et algies faciales

9. Différentes techniques d’injection en mésothérapie, Docteur Jean-Jacques PERRIN, Enseignement


du 24 septembre 2008

10. Wikipédia, La névralgie du trijumeau,

11. NEVRALGIE FACIALE Trijumeau (V) Sources: Pr Yves Keravel - Congrés Neuractua 97,

12. Corpus Médical de la Faculté de Médecine de Grenoble, Rhino-Sinusites (90) Docteur Olivier
CUISNIER - Octobre 2002

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