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DROIT CONSTITUTIONNEL GÉNÉRAL
LES GRANDS CONCEPTS DU DROIT CONSTITUTIONNEL
Cours du Professeur Xavier Magnon
Licence 1 de Droit
Semestre 1
2024-2025
I – INDICATIONS BIBLIOGRAPHIQUES
Ouvrage de référence :
L. Favoreu, P. Gaïa, R. Ghévontian, J.-L. Mestre, O. Pfersmann, A. Roux,
G. Scoffoni, Droit constitutionnel, Dalloz, Précis, 25ème édition, 2023, 1282
p. (ci-après, pour les références de l’ouvrage en lien avec le cours, DC)
Autres ouvrages :
J. Boudon, Manuel de droit constitutionnel. Tome 1 : Théorie générale,
histoire, régimes étrangers, PUF, 4ème édition, 2023, 324 p.
C. Cerda-Guzman, Cours de droit constitutionnel et des institutions de la
Vème République, Gualino-Lextenso, 2019, 5ème édition, 473 p.
F. Hamon, M. Troper, P. Brunet, Droit constitutionnel, LGDJ-Lextenso,
Manuel, 45ème édition, 2024, 910 p.
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II - PLAN DU COURS
INTRODUCTION
QU’EST-CE QUE LE DROIT CONSTITUTIONNEL GÉNÉRAL ?
Ouvrage de référence : DC, Livre 1, Première partie, Titre I : La
Constitution comme norme, §§ 64-109.
Voir également : X. Magnon, Théorie(s) du droit, Ellipses, Collection
Universités Droit, 2008, 167 p.
1°) Qu’est-ce que le « droit constitutionnel » ? Un objet et un discours
sur cet objet ?
Bibliographie indicative :
Document de référence :
Favoreu (L.), « Le droit constitutionnel, droit de la Constitution et
constitution du droit », RFDC, 1990, n° 1, pp. 71-89.
Avec le commentaire : Magnon (X.), « Commentaire sous Le droit
constitutionnel, Constitution du droit, droit de la Constitution de L.
Favoreu », in Les grands discours de la culture juridique, direction
d’ouvrage avec W. Mastor, J. Benetti, X. Magnon et P. Égéa, Dalloz,
Collection Grands arrêts, 2ème édition, 2020, pp. 866-887.
Magnon (X.), Vidal-Naquet (A.), « Le droit constitutionnel est-il un droit
politique ? », Les Cahiers Portalis, n° 6, Décembre 2018, pp. 107-128.
Pimentel (C.-M.), « Reconnaissance et désaveu : contribution à une
théorie du droit politique », Jus politicum, n° 1, 2008,
[Link]
Troper (M.), « Science du droit et dogmatique juridique », in M. Troper,
La Théorie du droit, le droit, l’Etat, Leviathan, PUF, 2001, pp. 3-18.
2°) Comment « faire » du droit constitutionnel ? Les objets du droit
constitutionnel : droit constitutionnel formel, jurisprudence
constitutionnelle et pratique institutionnelle comme objets du discours
constitutionnel.
3°) Quel cours de « droit constitutionnel » ?
Étude du droit constitutionnel autour d’une problématique, de questions,
de l’étude de cas.
Structure générale autour de chaque question :
- Question abordée
- Références bibliographiques et un document de référence à lire
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- Problématique générale et connaissances en lien avec la problématique
- Thèse pro :
Argument de texte :
De nature :
D’opportunité :
- Thèse contra :
Argument de texte :
De nature :
D’opportunité :
- Situer les deux thèses…
Exemple de question : faut-il inscrire les droits et libertés dans la
Constitution ?
Pro : l’inscription des droits et libertés dans la Constitution leur garantit
une meilleure protection.
Contra : la protection des droits et libertés par le juge constitutionnel est
suffisante.
4°) Quel « Droit constitutionnel général » ? Les grands concepts
d’analyse (vertueux) du droit constitutionnel. Présentation et justification
du plan du cours.
TITRE I – L’ETAT
§ I – Qu’est-ce que l’Etat ?
Ouvrage de référence : DC, Livre I, Chapitre introductif, §§ 35-62.
1°) Des définitions classiques, politico-sociologiques, à une définition
juridique, l’Etat comme ordre juridique, l’unité du droit et de l’État
Document à lire :
X. Magnon, « Le droit en dehors de l’État et les rapports entre ordres
normatifs chez Hans Kelsen », in Un classique méconnu : Hans Kelsen,
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sous la direction de T. Hochmann, X. Magnon et R. Ponsard, Mare &
Martin, Le sens de la science, 2019, pp. 405-428.
a) Les approches classiques de l’État des manuel de droit
constitutionnel : l’absence de concept juridique précis
b) Les approches de l’État contemporaines par les sciences auxiliaires
c) Pour une approche juridique moniste : l’État comme ordre juridique
présentant certaines qualités
d) Quelle « souveraineté » de l’État ?
Pro : Une approche classique explicative du phénomène « Etat »
Contra : Une approche juridique descriptive du phénomène « Etat »
2°) L’Etat au sein de l’ordre juridique international :
quels rapports entre le droit interne et le droit international ?
Monisme v. théories jurisglobalistes
Document à lire : X. Magnon, « Repenser la frontière droit externe-droit
interne au profit d’une approche unitaire du droit », in Traité des
rapports entre ordres juridiques, sous la direction de B. Bonnet, LGDJ,
2016, pp. 653-666.
X. Magnon, « Peut-il exister une pluralité de fondements à la primauté ?
Ajouter au fondement européen des fondements nationaux. D’une
impossible résolution normative au relativisme des différentes réponses
théoriques », in Réseau de normes, réseau de juridictions. Le nouveau
paradigme des droits fondamentaux en Europe, entre primauté et clause
la plus protectrice, sous la direction d’H. GAUDIN, Mare & Martin,
Horizons européens, 2021, pp. 261-275.
Pro : Pour une approche jurisglobaliste : une nécessaire remise en cause
des cadres classiques d’analyse consécutive à la globalisation des normes
Contra : Pour une approche moniste : une analyse pertinente pour
apprécier les rapports normatifs globalisés.
§ II – Quelles sont les formes d’États ?
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Ouvrage de référence : DC, Livre I, 3ème Partie, Titre 2 : La division du
pouvoir, §§ 596-764.
3°) Quels critères pour différencier les différentes formes de l’Etat ?
Voir :
S. Van Ouwerkerk, Penser les formes de l’Etat. Un état de la pensée
publiciste française, Thèse Université Toulouse 1 Capitole, 2019, 469 p.
Pro : la multiplication des critères, pour une meilleure connaissance de la
complexité des formes d’Etat
Contra : le critère formel du niveau des normes de référence concrétisant
l’autonomie normative des entités décentralisées, seul critère pertinent
4°) Discuter des définitions et des formes de l’Etat : l’Union européenne
est-elle un Etat ?
Voir :
O. Beaud, La théorie de la Fédération, PUF, Leviathan, 2ème édition, 2009,
425 p.
M. Croisat, J.-L. Quermonne, L’Europe et le fédéralisme, LGDJ, 2ème
édition, 1999, 156 p.
Pro : La dimension juridique : l’Union européenne dispose des attributs
formels de l’État
Contra : La dimension politique : l’Union européenne n’a pas de
substance étatique
TITRE II – LA DÉMOCRATIE
Ouvrage de référence : DC, Livre II, Chapitre 2 : La démocratie : la
conception française, §§ 828-863.
§ I – Le titulaire du pouvoir dans l’État démocratique : peuple v. Nation ?
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5°) Fonder le pouvoir dans l’Etat : Nation v. Peuple
Pro : la souveraineté nationale : la dilution de l’individu dans le collectif
Contra : la souveraineté populaire : le maintien de l’individu au-delà du
collectif
§ II – Les modalités de concrétisation de la démocratie
6°) Associer le peuple à la production des normes : des formes classiques
(démocratie directe, démocratie représentative) aux revendications
contemporaines (démocratie participative, démocratie délibératibe) ?
Voir : X. Magnon, « Que sont les « assemblées citoyennes » ? Saisir, juridiciser
et concrétiser les concepts de démocratie, démocratie délibérative et
démocratie participative », in Les assemblées citoyennes : nouvelles utopie
démocratique ?, sous la direction de M. Stefanini Fatin-Rouge et X. Magnon, op.
cit., pp. 21-40.
Pro : les techniques de démocratie directe : la participation directe du peuple à
l’exercice du pouvoir
Contra : le régime représentatif : la médiation raisonnable du pouvoir à travers
les représentants
TITRE III - L’ETAT DE DROIT ET LE CONSTITUTIONNALISME
§ I - La Constitution comme limite au pouvoir
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7°) La Constitution comme norme supérieure et la hiérarchie des normes
X. Magnon, « Quelques maux encore à propos des lois de révision
constitutionnelle : limites, contrôle, efficacité, caractère opératoire et
existence », RFDC, n° 59, 2004, pp. 595-617.
M. Troper, « La notion de principes supraconstitutionnels », in La
supraconstitutionnalité, Journée de la Société de législation comparée,
15ème Journées juridiques franco-italiennes, Rennes, 7-10 octobre 1993,
RIDC, numéro spécial, vol. 15, 1993, pp. 337-355.
Pro : La Constitution comme texte fondateur immuable
Contra : La Constitution comme norme, fondement juridique de l’ordre
juridique
§ II – La justice constitutionnelle, la sanction juridictionnelle du respect
de la Constitution
Ouvrage de référence : DC, Livre I, 2ème partie, Titre 1 : Théorie générale
de la justice constitutionnelle , §§ 268-378.
8°) Constitutionnalisme v. démocratie : la justice constitutionnelle
Voir :
X. Magnon, « La puissance et la représentation, l’Etat et le citoyen : quel
est le fondement de l’autorité de la norme constitutionnelle et de la
jurisprudence du juge constitutionnel ? », in Le régime représentatif à
l’épreuve de la justice constitutionnelle, sous la direction de S. Mouton,
Lextenso, Grands Colloques, 2016, pp. 251-269.
X. Magnon, « Retour sur quelques définitions premières en droit
constitutionnel : que sont une « juridiction constitutionnelle », une « cour
constitutionnelle » et une « cour suprême » ? Proposition de définitions
modales et fonctionnelles », in Long cours. Mélanges en l’honneur du
Professeur Pierre Bon, Dalloz, 2014, pp. 305-322.
X. Magnon, « Table ronde sur les modèles de justice constitutionnelle », in La
QPC, vers une reconfiguration de l’architecture juridictionnelle ?, sous la
direction d’A. Vidal-Naquet, et de X. Magnon, PUAM, 2020, pp. 147-152.
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Pro : la justice constitutionnelle, une limite à la démocratie
Contra : la justice constitutionnelle, une nouvelle forme de démocratie
TITRE IV – LA SÉPARATION DES POUVOIRS
Ouvrage de référence : DC, Livre I, 3ème partie, Titre 1 : La division
horizontale du pouvoir , §§ 525-595.
9°) Qu’est-ce que la séparation des pouvoirs ?
Voir : J. Boudon, « Le mauvais usage des spectres. La séparation « rigide
» des pouvoirs », RFDC, 2009/2, n° 78, pp. 247-267.
E. Zoller, Introduction au droit public, Dalloz, Précis, Droit public et
Science politique, 2013, 2ème édition, § 158 et s., pp. 166 et s.
10°) Quelles modalités pratiques de séparation des pouvoirs ? Les
modèles régime présidentiel/régime parlementaire.
TITRE V – LE LIBÉRALISME
11°) Les libertés ! Des droits ? L’égalité ?