La problématique de la RSE revêt une centralité socio-politique et
scientifique particulière, à l’heure où la société post-moderne connaît des
évolutions profondes, marquées par une montée des inégalités sociales et la
nécessité de réduire les externalités négatives que l’activité humaine fait
peser sur l’environnement. Les entreprises se voient appelées, de plus en
plus fortement, à assumer leur responsabilité, voire même leur redevabilité,
envers la Société. C’est pourquoi elles sont, indique l’Auteure,
« contraintes à intégrer les enjeux du développement durable dans leur
fonctionnement ». Or, les PME représentent une part significative du tissu
économique hexagonal. C’est pourquoi il est nécessaire qu’elles
comprennent et s’approprient les défis de la RSE jusqu’à les incorporer
dans leur fonctionnement régulier.
Depuis quelques années, des recoupements prennent corps entre la
gestion des ressources humaines (GRH) et la responsabilité sociale des
entreprises (RSE). Au sein des entreprises, certaines firmes mettent en
place des pratiques RH présentées comme « socialement responsables »
et touchant les grands domaines classiques de la GRH. Ainsi que le
soulignent Beaupré et alii (2008, p. 129), ni la communauté scientifique, ni
les professionnels de l’entreprise n’ont encore cherché à relier de
manière systématique GRH et RSE. Néanmoins, il semble que ces
dernières années ont vu se multiplier les études visant à clarifier les
relations qu’entretiennent ces deux champs d’analyse.