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PB Eno

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CPGE ALQALAM

Classe MP*
Sujet de synthèse
Endomorphismes normaux
Said Hajmi

Dans tout le problème, 𝑛 est un entier naturel supérieur ou égal à 1. 𝐸 un espace euclidien.
— L’endomorphisme 𝑓 un endomorphisme de l’espace euclidien 𝐸 est dit normale si sa
matrice dans n’importe quelle base orthonoramale commute avec sa transposée.

— Une matrice 𝐴 de M𝑛 (R) est dite normale si 𝑡 𝐴𝐴 = 𝐴𝑡 𝐴

Pour un endomorphisme 𝑓 , on considère les propriétés suivantes :


• P1 : 𝑓 est normal.
• P2 : Il existe une BON 𝛽 tel que la matrice de 𝑓 dans cette base est de la forme suivante

𝐷
(0)
© ª
­ 𝐴1 ®
­ ®
𝐴=­
­ 𝐴2 ®
... ®
­
­ (0) ®
®
« 𝐴𝑘¬

où 𝐷 est une matrice diagonale (𝑝, 𝑝) et, pour 𝑖 = 1, . . . , 𝑘, 𝐴𝑖 est une matrice (2, 2) de la
forme : 
𝑎𝑖 −𝑏𝑖
𝐴𝑖 = 𝑎𝑖 ∈ R, 𝑏𝑖 ∈ R\{0}.
𝑏 𝑖 𝑎𝑖
𝑝 et 𝑘 sont donc des entiers (𝑝 ou 𝑘 peut être nul) tels que 𝑝 + 2𝑘 = 𝑛. Une telle matrice est
dite semi-diagonale.
• P3 : Pour tout sous espace 𝐹 stable par 𝑓 , son orthogonal 𝐹 ⊥ est aussi stable par 𝑓 .
• P4 : 𝜋 𝑓 est simple, c’est à dire qu’il s’écrit 𝜋 𝑓 = 𝑃1 ....𝑃𝑟 , où les 𝑃𝑖 sont des polynômes
irréductibles deux à deux distincts.

Question prélimimaire
Montrer que l’endomorphisme 𝑓 est normal si et seulement si, il existe une BON tel que sa
matrice dans cette BON commute avec sa transposée.

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Sujet de synthèse Énoncé

Partie 1
Exemples
 
𝑎 𝑏
1. Dans cette question 𝑛 = 2 et 𝐴 = .
𝑐 𝑑
Donner une CNS sur les coefficients de 𝐴 pour que 𝑡 𝐴𝐴 = 𝐴𝑡 𝐴.
2. Si 𝐴 ∈ 𝑀𝑛 (R), montrer que 𝑡 𝐴𝐴 = 𝐴𝑡 𝐴 si et seulement si Sp(𝑡 𝐴𝐴 − 𝐴𝑡 𝐴) ∈ R+
3. Montrer que toute matrice nilpotente qui commute avec sa transposée est nulle.

Partie 2
P2 éqivalente à P1
4. Montrer que P2 entraine P1 .
5. a. Montrer que P1 entraine P3 (On pourra considérer une BON adaptée et utiliser la trace)
b. Par un contre exemple, montrer que la réciproque est fausse.
6. Montrer par récurrence l’implication P1 =⇒ P2 , qu’obtient-t-on dans le cas respective-
ment où 𝐴 est symétrique, antisymétrique, orthogonale.
 26 −26 22 
7. Soit la matrice 𝐴 =  22 23 −16  On admettra que 𝑡 𝐴𝐴 = 𝐴𝑡 𝐴 et que 18 est la seule
 
 −26 8 23 
valeur propre réelle de 𝐴. Trouver une matrice orthogonale 𝑃 telle que :

𝑃 −1𝐴𝑃 soit semi-diagonale.

Partie 3
P3 impliqe P4
Dans cette partie, on se propose d’établir l’implication : P3 =⇒ P4 . On suppose que P3 est
réalisée. Soit 𝑃 un diviseur de 𝜋𝑢 . soit 𝛼 sa multiplicité comme étant un diviseur de 𝜋𝑢 . Il s’agit
de montrer que 𝛼 = 1, pour cela on pose 𝐹 = Ker(𝑃 (𝑢)) et 𝜋𝑢 = 𝑃 𝛼 𝑄 1 .
8. Montrer que Im𝑃 (𝑢) = 𝐹 ⊥ .
9. Justifier l’existence d’un vecteur 𝑥 de 𝐸 tel que :

𝑦 = (𝑃 𝛼−1𝑄 1 )(𝑢)(𝑥) ≠ 0

10. Si on suppose que 𝛼 > 1, en raisonnant sur 𝑦 aboutir à une contradiction.

Classe MP* page 2 / 3 CPGE ALQALAM


Sujet de synthèse Énoncé

Partie 4
P2 et P4
11. Montrer par un contre exemple que P4 n’entraine pas P2 .
12. On se propose dans cette question de montrer que si on enlève le caractère "BON" l’impli-
cation P4 =⇒ P2 reste vraie. Soit f un endomorphisme de 𝐸 vérifiant P4
a. On commence par le cas où 𝜋 𝑓 est irréductible, en discutant sur deg 𝜋 𝑓 , montrer P2 .
b. Montrer P2 dans le cas général.
1 −1 1
c. Soit la matrice 𝐴 = ­1 0 0®. Chercher une matrice inversible 𝑃 tel que 𝑃 −1𝐴𝑃 soit
© ª

«0 1 0¬
semi-diagonale

Partie 5
𝐴 est normale ssi 𝑡 𝐴 ∈ R[𝐴]
Soit 𝐴 ∈ M𝑛 (R). Dans cette partie, on se propose de montrer que 𝐴 est normale si et seulement
si 𝑡 𝐴 ∈ R[𝐴]. Le sens indirecte est trivial, on suppose pour la suite que 𝐴 est normale.
On rappelle et on admet que 𝜋𝐴 ne dépend pas du corps de base R ou C.
13. Montrer que 𝐴 est diagonalisable dans M𝑛 (C).
14. En déduire qu’il existe un polynôme 𝑃 ∈ C[𝑋 ] tel que 𝑡 𝐴 = 𝑃 (𝐴).
15. Justifier l’existence et l’unicité d’un polynôme 𝑃𝐴 ∈ C[𝑋 ] de degré strictement inférieur à
celui de 𝜋𝐴 tel que 𝑡 𝐴 = 𝑃𝐴 (𝐴).
16. En déduire que 𝑃𝐴 ∈ R[𝑋 ] et conclure.

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