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©Arnaud de Saint Julien - MPSI Lycée La Merci 2024-2025 1

Corrigé des exercices de révision du concours blanc de janvier

1 Plutôt algébrique
Exercice 1 Demander à votre prof d’Anglais.

Exercice 2 (Question de cours) Soit f : E → F et g : F → G deux applica-


tions.

1. Démontrer que si f et g sont injectives (resp.surjectives, resp. bijectives) alors


g ◦ f est injective (resp.surjective, resp. bijective).

(a) On suppose f et g injectives. Soit x et x0 dans E tels que g ◦ f (x) =


g ◦ f (x0 ). Alors g(f (x)) = g(f (x0 )), donc f (x) = f (x0 ) car g est injective,
puis x = x0 car f est injective. On a montré que g ◦ f est injective.
(b) On suppose f et g surjectives. Soit y ∈ G. Comme g surjective, il existe
x ∈ F tel que y = g(x). Mais f étant injective, il existe a ∈ E tel que
x = f (a). On a donc y = g(f (a)) = g ◦ f (a) avec a ∈ E. On a montré
que g ◦ f est surjective.
(c) On suppose f et g bijectives, alors elles sont injectives et surjectives,
donc par les deux points précédents, g ◦ f est injective et surjective, donc
bijective.

2. Si g◦f est injective, on sait que f est injective (le lemme) mais pas forcément g.
Par exemple (dessiner les «patates»), prenons f : {0} → {0, 1} avec f (0) = 0
et g : {0, 1} → {0} avec g(0) = g(1) = 0. On a g ◦ f : {0} → {0} injective
mais g non injective car g(0) = g(1).

Exercice 3 Soit f : R2 → R définie par f (x, y) = x2 + y 2 .

1. L’application f est-elle injective, surjective, bijective ?


f non injective car f (0, 1) = f (1, 0) = 1. Elle n’est pas surjective car ∀(x, y) ∈
R2 , f (x, y) > 0, donc −1 ∈ R n’admet pas d’antécédent par f .

2. Déterminer l’image f (R2 ) et l’image réciproque f −1 ([0, 1]).


. On vient de voir que f (R2 ) ⊂ R+ . Réciproquement si t ∈ R+ , on a t =
√2
t + 02 = f (√,0), ce qui montre que R+ ⊂ f (R2 ). On a donc f (R2 ) = R+
. On a

(x, y) ∈ f −1 ([0, 1]) ⇐⇒ f (x, y) ∈ [0, 1] ⇐⇒ x2 +y 2 ∈ [0, 1] ⇐⇒ x2 +y 2 6 1.

L’ensemble f −1 ([0, 1]) est donc le disque de centre (0, 0) et de rayon 1.

Exercice 4 Soit f : R → R définie par f (x) = x2 . Déterminer :

1. Puisque f est strictement croissante et continue sur [0, 2], d’après le théorème
de la bijection f ([0, 2]) = [f (0), f (2)] = [0, 4].
Ainsi x ∈ f −1 (f ([0, 2])) ⇐⇒ f (x) ∈ [0, 4] ⇐⇒ x2 6 4 ⇐⇒ x ∈ [−2, 2].
Donc f −1 (f ([0, 2])) = [−2, 2].
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2. On a
x ∈ f −1 ([−1, 4]) ⇐⇒ x2 ∈ [−1, 4] ⇐⇒ x2 6 4 ⇐⇒ x ∈ [−2, 2].

Donc f (f −1 ([−1, 4])) = f ([−2, 2]) = f ([−2, 0])∪f ([0, 2]) = [0, 4]∪[0, 4] = [0, 4].
3. On a f (R+ ) ∩ f (R− ) = R+ ∩ R+ = R+ .
4. On a f (R+ ∩ R− ) = f ({0} = {0}

Exercice 5 Soit f : E → F une application.

1. Soient B1 et B2 deux parties de F . Montrer que :


(a) f −1 (B1 ∪ B2 ) = f −1 (B1 ) ∪ f −1 (B2 )
On a
x ∈ f −1 (B1 ∪ B2 ) ⇐⇒ f (x) ∈ B1 ∪ B2
⇐⇒ f (x) ∈ B1 ou f (x) ∈ B2
⇐⇒ x ∈ f −1 (B1 ) ou x ∈ f −1 (B2 )
⇐⇒ x ∈ f −1 (B1 ) ∪ f −1 (B2 )

(b) f −1 (B1 ∩ B2 ) = f −1 (B1 ) ∩ f −1 (B2 )


On a
x ∈ f −1 (B1 ∩ B2 ) ⇐⇒ f (x) ∈ B1 ∩ B2
⇐⇒ f (x) ∈ B1 et f (x) ∈ B2
⇐⇒ x ∈ f −1 (B1 ) et x ∈ f −1 (B2 )
⇐⇒ x ∈ f −1 (B1 ) ∩ f −1 (B2 )

2. Soient A1 et A2 deux parties de E. Démontrer que :


(a) f (A1 ∪ A2 ) = f (A1 ) ∪ f (A2 )
On a
y ∈ f (A1 ∪ A2 ) ⇐⇒ ∃x ∈ A1 ∪ A2 , y = f (x)
⇐⇒ (∃x ∈ A1 , y = f (x)) ou (∃x ∈ A2 , y = f (x))
⇐⇒ y ∈ f (A1 ) ou y ∈ f (A2 )
⇐⇒ y ∈ f (A1 ) ∪ f (A2 )

(b) f (A1 ∩ A2 ) ⊂ f (A1 ) ∩ f (A2 ) et que l’autre inclusion peut être fausse.

y ∈ f (A1 ∩ A2 ) ⇐⇒ ∃x ∈ A1 ∩ A2 , y = f (x) (1)


=⇒ (x ∈ A1 , y = f (x)) et (x ∈ A2 , y = f (x))
(2)
⇐⇒ y ∈ f (A1 ) et y ∈ f (A2 ) (3)
⇐⇒ y ∈ f (A1 ) ∩ f (A2 ) (4)

Attention : dans les lignes ci-dessus, l’équivalence est brisée. En effet, si


y ∈ f (A1 ) et y ∈ f (A2 ), il existe x1 ∈ A1 , y = f (x1 ) et il existe
x2 ∈ A2 , y = f (x2 ). Comme x1 n’est pas forcément égal à x2 , on n’est
pas assuré de l’existence d’un x ∈ A1 ∩ A2 tel que y = f (x).
Par exemple, si f : R → R avec A1 = R+ et A2 = R− . On a :
f (R+ ∩ R− ) = f ({0}) = {0} et f (R+ ) ∩ f (R− ) = R+ ∩ R+ = R+ .
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Exercice 6 (Questions en vrac) Les questions sont indépendantes

1. Écrire la négation de la phrase suivante, puis indiquer si elle est vraie :


∀x ∈ R, (x2 > 9 ⇒ x > 3).

non P : ∃x ∈ R, (x2 > 9 et x 6 3).


non P est vraie car avec x = −5, on a x 6 3 et x2 = 25 > 9. Ainsi P est
fausse.
2. Calculer la somme n X
n
i
S=
X
.
i=1 j=i j+1

Ici, il y a un découpage plus pratique que l’autre. On remarque que :


n X
n n X j
i i i
= =
X X X
.
i=1 j=i j + 1 16i6j6n j + 1 j=1 i=1 j + 1

j
n X
i n
1 X j n
1 j(j + 1) X n
j 1 n(n + 1)
S= = i= = =
X X X
.
j=1 i=1 j + 1 j=1 j + 1 i=1 j=1 j + 1 2 j=1 2 2 2

3. Combien existent-ils de nombres à 10 chiffres dont tous les chiffres sont pairs.
Le premier chiffre ne peut être zéro. Il y a 4 possibilités (2, 4, 6, 8). Pour les
autres chiffres, il y a 5 possibilités. Il y a donc 4 × 59 possibilités.
4. La classe de MPSI constituée de 36 élèves désire inscrire une équipe de 10
joueurs pour le tournoi de volley du lycée. Combien d’équipes différentes peut-
elle former ? Une équipe est un ensemble
  de 10 élèves choisies parmi les 36
élèves de la classe de MPSI. Il y a 36
10
équipes possibles.

Exercice 7 (Coefficient maximal d’une ligne du triangle de Pascal) Soit n ∈


N.
 
1. Démontrer que la suite k 7→ 2n
k
est croissante sur J0, nK. En déduire que :

2n 2n
! !
∀k ∈ J0, 2nK, > .
n k

Soit k un entier tel que 0 6 k 6 k + 1 6 n. On a


 
2n (2n)!
k+1 (k+1)!(2n−(k+1))! k! (2n − k)! 2n − k
= = = >1
(k + 1)! (2n − (k + 1)! k+1
 
2n (2n)!
k k!(2n−k)!

car 2n − k > n (puisque k 6 n) et k + 1 6 n, donc


 2n − k > k + 1. On a donc
montré que pour 0 6 k 6 k + 1 6 n, on a k+1 > k , ce qui
2n 2n

   
entraîne que pour k tel que 0 6 k 6 n, on a 2n
k
6 2n
n
.
Le résultat reste vrai si n 6 k 6 2n.
 En effet
 on a alors 0 6 2n − k 6 n et
donc d’après le résultat précédent, 2n−k 6 n . On conclut alors aussi que
2n 2n
       
2n
k
6 2n
n
par symétrie puisque 2n−k 2n
= 2nk
. Nous venons de prouver que
pour
  k ∈ J0, 2nK, le plus grand coefficient binomial est celui du «milieu», c’est
2n
n
.
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2. En déduire l’encadrement :
4n 2n
!
6 6 4n .
2n + 1 n

D’une part, on a par la formule du binôme de Newton


2n
2n 2n
2n 2n 2n
! ! ! !
4 =2
n 2n
= (1 + 1) 2n
= = +
X X
> .
k=0 k k=0 k n n
k6=n | {z }
>0

D’autre part, on a
2n
2n 2n
2n 2n
! ! !
2
2n
= (1 + 1) 2n
= = (2n + 1)
X X
6 .
k=0 k k=0 n n
 
Car chaque terme de la somme ci-dessus est inférieur à 2n
n
, et parce qu’il y
a 2n + 1 termes.
On en déduit bien que
2n 4n
!
> .
n 2n + 1

2 Analyse réelle
Exercice 8 (Point fixe d’une fonction) Si f est une fonction réelle définie sur
une partie A de R, on appelle point fixe de f tout réel a de A tel que f (a) = a. Les
questions peuvent être traitées de manière indépendante.

1. Déterminer les points fixes de la fonction f définie sur R par f (x) = x3 − 3x2 +
3x.
On doit résoudre l’équation

f (x) = x ⇐⇒ x3 −3x2 +3x = x ⇐⇒ x3 −3x2 +2x = 0 ⇐⇒ x(x2 −3x+2) = 0 ⇐⇒ x(x−1)(x−2

Les points fixes de f sont donc 0, 1 et 2.

2. La fonction exp n’admet pas de point fixe comme on peut le deviner graphi-
quement. Pour le prouver, il suffit de penser à l’inégalité suivante : pour tout
x ∈ R, exp(x) > x + 1 > x.

3. Soit f : [0, 1] → R une fonction continue telle que ∀x ∈ [0, 1], f (x) ∈ [0, 1].
Démontrer que f admet un point fixe. Est-il unique ?
On va s’intéresser à la distance entre x et f (x). On pose pour x ∈ [0, 1], g(x) =
f (x) − x. Il suffit donc de montrer que g s’annule. Or g(0) = f (0) ∈ [0, 1], donc
g(0) > 0. On a aussi g(1) = f (1) − 1 6 0 car f (1) ∈ [0, 1], donc la fonction
continue g change de signe sur [0, 1], donc s’y annule d’après le théorème des
valeurs intermédiaires. Ce point fixe n’est pas unique, puisque si f est par
exemple la fonction identité x 7→ x, tout point de [0, 1] est point fixe.
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Exercice 9 (Point fixe de un sur ch) Démontrer que la fonction 1


ch
admet un
unique point fixe dans R.
S’il existe un point fixe a 6 0, alors 1
ch a
= a 6 0, ce qui est impossible car ch > 0
et donc ch1
> 0.
On pose pour x ∈ R+ , f (x) = ch1x − x. On veut montrer que f s’annule. On a
f (0) = 1 > 0 et f (1) = ch1 1 − 1 < 1 − 1 = 0 car ch(1) > 1. La fonction f est continue
sur [0, 1] et change de signe, donc elle s’y annule d’après le TVI. Mais comme f est
strictement décroissante sur R+ (voir preuve ci-dessous), elle s’annule une seule fois
sur R+ , ce qui montre que ch 1
admet un unique poit fixe sur R+ et donc sur R.
Justification de la monotonie de f : la fonction ch est strictement croissante de
R+ dans [1, +∞[ et la fonction inverse est strictement décroissante sur [1, +∞[, donc
par composée, ch 1
est stricitement décroissante sur R+ . Comme x 7→ −x est aussi
décroissante sur R+ , on en déduit par somme que f est strcitement décroissante sur
R+ .

Exercice 10 (Inégalité de convexité de tan) Déterminer la convexité de tan


sur [0, π2 [, en déduire que :
π
∀x ∈ [0, [, tan x > x.
2

La fonction tan est dérivable sur [0, π2 [ et a pour dérivée 1


cos2
.
On a :
π
[0, [→]0, 1] → 2 ]0, 1] →1 [1, +∞[
2 cos x7→x x7→ x

La fonction cos1 2 est donc la composée d’une fonction décroissante, d’une crois-
sante et d’une décroissante, elle est donc croissante sur [0, π2 [, ce qui montre que tan
est convexe sur [0, π2 [. Sa courbe est donc au-dessus de sa tangente en 0 qui a pour
équation y = x car tan0 (0) = cos12 (0) = 1. D’où le résultat.

Exercice 11 (Reconnaître des taux d’accroissements)

1. Déterminer limt→0 sin t


t
à l’aide d’un taux d’accroissement.
On a puisque sin est dérivable en 0
sin t sin t − sin 0
lim = lim = sin0 (0) = cos(0) = 1.
t→0 t t→0 t−0

2. La fonction x 7→ sin(x x) est-elle dérivable en 0 ?
Pour x > 0, on a :
√ √
f (x) − f (0) sin(x x) sin(x x) √ √
= = √ × x → 1 × 0 = 0.
x x x x x→0

√ √
En effet, quand x tend vers 0, t = x x tend vers 0 et donc sin(x
√ x) tedn vers
x x
1 d’après la première question. La fonction f est donc bien dérivable en 0 et
f 0 (0) = 0.

Exercice 12 (Une limite classique) On pose


1
 n
∀n ∈ N , un = 1 +

.
n
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1. Déterminer limx→0 ln(x+1)


x
à l’aide d’un taux d’accroissement.
On pose f (x) = ln(x + 1). La fonction f est dérivable sur ] − 1, +∞[ et on a
pour x > −1, f 0 (x) = x+1
1
. En particulier elle est dérivable en 0 et donc :

ln(x + 1) f (x) − f (0)


lim = lim = f 0 (0) = 1.
x→0 x x→0 x−0

2. En déduire la limite de la suite (un ).


On a (1 + n1 )n = exp(n ln(1 + n1 )). On remarque que si n tend vers +∞, x = 1
n
tend vers 0. Ainsi
1 ln(1 + n1 ) ln(x + 1)
lim n ln(1 + ) = lim 1 = lim = 1.
n→+∞ n n→+∞
n
x→0 x

D’où par composée de limites, on a (1 + n1 )n qui tend vers exp(1) = e.

Exercice 13 (Utilisation des équivalents usuels) Les questions sont indépen-


dantes.

sin(x2 )
1. On considère la fonction f définie sur ]0, +∞[ par f (x) = 5x4 +3x2
.
On a
sin(x2 ) x2 1
∼ = .
5x + 3x 0 3x
4 2 2 3
Ainsi comme f est continue sur ]0, 1], on peut la prolonger par continuité sur
[0, 1], en posant f (0) = 13 . Elle est ainsi intégrable sur [0, 1].

2. On note f la fonction définie sur R+ par f (x) = ln(1 + x x).

Pour x > 0, si x proche de 0, alors x x aussi. Ainsi,
√ √
f (x) − f (0) ln(1 + x x) x x √
= ∼ = x →x→0 0.
x−0 x 0 x

Ainsi f est dérivable en 0 et f 0 (0) = 0.

√ des équivalents usuels) On note f la fonction définie


Exercice 14 (Utilisation
sur [1, +∞[ par f (x) = x2 − 1.
Pour x > 1, on a
q √
f (x) − f (1) (x − 1)(x + 1) x+1
= =√ → +∞.
x−1 x−1 x − 1 x→1
La fonction f n’est donc pas dérivable en 1, mais elle présente une tangente verticale
en 1.

En mettant x2 en facteur sous la racine, on a l’égalité demandé.


√ Si x tend vers +∞,
−1
x2
tend vers 0. Ainsi en utilisant l’équivalent usuel en 0, 1 + u − 1 ∼ u2 , on a
s 
1 −1 −1
f (x) − x = x  1 − 2 − 1 ∼ x × 2 = .
x +∞ 2x 2x

Cela montre que f (x) − x tend vers 0 en +∞ et que f (x) − x 6 0 au voisinage


de +∞. La droite d’équation y = x est donc asymptote à la courbe de f , de plus la
courbe est au-dessous de la droite car f (x) 6 x au voisinage de +∞.
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Exercice 15 (Une technique classique) Soit n ∈ N.

1. Pour x ∈ R, on pose f (x) = (1 + x)n . La fonction f est dérivable sur R car


elle est polynomiale. On a pour x ∈ R, f 0 (x) = n(1 + x)n−1 (†).
 
D’autre part, grâce à la formule du binôme de Newton, f (x) = nk=0 nk xk .
P

Puisque la dérivée
  d’une somme est la somme des dérivées, on en déduit que
f 0 (x) = nk=1 nk kxk−1 (pour k = 0, on a xk = 1 donc de dérivée nulle).
P
   
Comme k nk = 0 pour k = 0, la somme cherchée est n
donc égale à
Pn
k=1 k k
f 0 (1) qui vaut n(1 + 1)n−1 d’après (†).
n
!
n
Conclusion : = n2n−1 .
X
k
k=0 k

2. L’idée est cette fois-ci d’intégrer, en remarquant que = x dx !


1 R1 k
k+1 0
1
D’une part, f (x) dx = (1 + x) dx = [(1 + x)n+1 ]0 = (2n+1 − 1).
R1 R1 n 1 1
0 0 n+1 n+1
n n
Z 1 Z 1X ! !
n k n Z1
D’autre part, f (x) dx = x dx = xk dx =
X
0 0 k=0 k |{z} k 0
par linéarité de l’intégrale k=0
n
1
!
n
.
X

k=0 k k+1
n
1 1
!
n
Ainsi = (2n+1 − 1).
X

k=0 k + 1 k n + 1
Attention, j’ai rencontré des erreurs de raisonnement sur les primitives : il
existe une infinité de primitives pour f . Par exemple
  k+1les fonctions F et G
définies par F (x) = n+1
1
(x+1)n+1 et G(x) = nk=0 nk xk+1 sont deux primitives
P

de f . Elles diffèrent donc d’une constante c. On évalue en 0, l’égalité F (0) =


G(0) + c devient n+1 1
= 0 + c ,d’où c = n+1
1
. Ainsi F (x) = G(x) + n+1 1
. En
n+1
 
évaluant ensuite en 1, on obtient F (1) = G(1)+ n+1 , d’où n+1 = k=0 k+1 nk +
1 2 n 1
P

1
n+1
. D’où le résultat.

Exercice 16 Soit n ∈ N. Calculer la dérivée n-ième des fonctions

1. x 7→ x2 e3x . On pose f (x) = x2 et g(x) = e3x . Comme f et g sont de classe C ∞ ,


il en est de même du produit f g. Pour k > 3, la dérivée f (k) est nulle et on a
g (k) = 3k g. Ainsi d’après la formule de dérivation de Leibniz, on a pour n > 2,
n
!
n
∀x ∈ R, (f g) (n)
(x) = f (k) (x) g (n−k) (x)
X

k=0 k | {z }
0 pour k>3
2
!
n (k)
= f (x)g (n−k) (x)
X

k=0 k
n(n − 1)
= x2 3n e3x + n × 2x × 3n−1 e3x + × 2 × 3n−3 e3x
2
= 3n−2 e3x (9x2 + 6nx + n(n − 1)).

2. x 7→ 3x .
On a f (x) = exp(x ln(3)). Donc f est n-fois dérivable sur R comme composée
de fonctions n-fois dérivables. On a clairement
f (n) (x) = (ln 3)n 3x .
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Exercice 17 On note f la fonction définie sur [0, +∞[ par f (x) = xx si x > 0 et
f (0) = 1.

1. Étudier les variations de f . Pour x > 0, on a xx = exp(x ln x), donc f est


dérivable sur ]0, +∞[ comme composée de fonctions dérivables. De plus,
1 1
   
f (x) = exp(x ln x) ln x + x ×
0
= exp(x ln x) ln x + x × .
x x

Or ln(x) + 1 > 0 ⇐⇒ xe−1 , donc f croissante sur [e−1 , +∞[, et décroissante


sur ]0, e−1 [.

x 0 e−1 +∞

f 0 (x) − 0 +

1 +∞
f (x)
exp(−e−1 )

2. Déterminer l’allure de f au voisinage de +∞.


x
On a exp(x ln x) qui tend vers +∞. De plus xx = xx−1 = exp((x − 1) ln x)
tend vers +∞ en +∞. Donc la courbe de f au voisinage de +∞ possède une
branche parabolique d’axe vertical.

3. Par croissances comparées, x ln x tend vers 0 en 0. Donc exp(x ln x) tend vers


1 en 0. Donc limx→0 f (x) = f (0). On en déduit que f est continue en 0.
Pour x > 0, on a :

f (x) − f (0) exp(x ln x) − 1 x ln x


= ∼ = ln x → −∞.
x x x→0 x x→0

Donc f n’est pas dérivable en 0, mais elle présente une tangente verticale en
0.

4. Terminer l’étude de la fonction f .

3 Notion de bijection, fonctions réciproques


Exercice 18 On pose f : x 7→ (x + 3)ex .

1. Démontrer que f est bijective sur R+ . Préciser son image, notée f (R+ ).
f est strictement croissante sur R+ (produit de fonctions positives et stric-
tement croissantes) et continue donc bijective de R+ sur [f (0), lim+∞ f [=
[3, +∞[.

2. Justifier que f −1 est dérivable en 3 et préciser (f −1 )0 (3).


f est dérivable sur R+ (produit) avec f 0 (x) = ex (x + 4). En particulier f 0 (0) =
4 > 0 et comme f (0) = 3, on en déduit que f −1 est dérivable en 3 avec
(f −1 )0 (3) = f 01(0) = 41 .
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sh x
Exercice 19 (tangente hyperbolique) On pose pour x ∈ R, thx = . Re-
ch x
marquons déjà que la fonction th est définie sur R car ch ne s’annule pas sur R. Elle
est de plus impaire.

1. Justifier que th est dérivable, exprimer sa dérivée à l’aide de th puis de ch.


En déduire que la fonction th réalise une bijection de R sur un intervalle à
préciser. On note argth sa fonction réciproque.
La fonction th est définie sur R, elle y est dérivable comme quotient de fonc-
tions dérivables.
On a
ch2 − sh2 1 sh2
th0 = = = 1 − = 1 − th2 .
ch2 ch2 ch2
En particulier th0 = ch12 > 0. La fonction th est donc strictement crois-
sante et continue sur R, elle réalise donc une bijection de R sur l’intervalle
] lim−∞ th, lim+∞ th[.
Par quotient d’équivalents, au voisinage de +∞,

sh x ex /2
th x = ∼ x = 1.
ch x e /2

Ainsi la limite de th en +∞ vaut 1 et par imparité, sa limite en −∞ vaut −1.


La fonction th : R →] − 1, 1[ est donc bijective. On note argth :] − 1, 1[→ R sa
fonction réciproque.

2. Étudier et représenter la fonction argth.


Puisque th est croissante, argth est croissante. Comme la dérivée de th ne
s’annule pas sur R, on en déduit par le théorème de dérivation des fonctions
réciproques que argth est dérivable sur ] − 1, 1[ et
1 1 1
argth0 (x) = = = .
th (argth(x))
0
1 − th (argth(x))
2
1 − x2
 
3. On trouve que pour x ∈] − 1, 1[, 1
1−x2
= 1
2
1
1−x
+ 1
x+1
. En primitivant, on
obtient
1
∀x ∈] − 1, 1[, argth(x) = (− ln(1 − x) + ln(1 + x)) + constante.
2

En évaluant en 0, on obtient que la constante est nulle, ainsi


1 1+x
∀x ∈] − 1, 1[, argth(x) = ln .
2 1−x
Exercice 20 (Bijection ou non) Les applications suivantes sont-elles bijectives ?
Si, oui déterminer leur application réciproque.

1. exp : R → R+ n’est pas bijective car 0 ∈ R+ n’admet pas d’antécédents car


∀x ∈ R, ex > 0.
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2. f : R →]1, +∞[ définie par f (x) = 1


ex
+ 1. Soit y > 1. On a :

1
+ 1 = y ⇔ e−x = y − 1 ⇔ −x = ln(y − 1) ⇔ x = − ln(y − 1) car y − 1 > 0.
e x

Ceci montre que f est bijective et que son application réciproque est : f −1 :
]1, +∞[→ R définie par f −1 (y) = − ln(y − 1) .

3. cos : [0, 3π] → [−1, 1] n’est pas bijective car cos(0) = cos(2π) = 1, ce qui
montre que 1 admet deux antécédents.

4. cos : [3π, 4π] → [−1, 1] est bijective car continue et strictement croissante sur
[3π, 4π] et on a cos([3π, 4π]) = [−1, 1]. Soit y ∈ [−1, 1]. On a y = cos(x)
avec x = arccos(y) ∈ [0, π]. Or on veut un antécédent dans [3π, 4π]. Mais on
remarque que cos(4π − x) = cos(−x) = cos(x) = y et 4π − x ∈ [3π, 4π] car
x ∈ [0, π]. Donc 4π −x est l’unique antécédent de y par cos dans [3π, 4π]. Ainsi
l’application réciproque est y 7→ 4π − arccos y .

Exercice 21 (Centre de symétrie de arccos) Démontrer que le graphe de la


fonction arccos possède un centre de symétrie que l’on déterminera.
Démontrons que pour tout x ∈ [−1, 1], on a arccos x + arccos(−x) = π, ce qui
prouvera que le point de coordonnées (0, π2 ) est un centre de symétrie pour la courbe
de arccos car alors on aura :
arccos x + arccos(−x) π
= .
2 2

On pose pour x ∈ [−1, 1], f (x) = arccos x + arccos(−x). La fonction f est


dérivable sur ] − 1, 1[ comme somme et composée de fonctions déribvables. On a
pour x ∈] − 1, 1[,
−1 −1
f 0 (x) = √ + × (−1).
1 − x2
q
1 − (−x)2

La dérivée de f est nulle sur l’intervalle ] − −1, 1[, donc f est constante sur ] − 1, 1[,
égale à f (0) = π2 + π2 = π. On a aussi f (1) = 0 + π = π et f (−1) = f (1).

Exercice 22 On désire montrer que arctan 1 + arctan 2 + arctan 3 = π. On pose


α = arctan 2 + arctan 3.

1. Justifier que α ∈ [ π2 , π]. Comme arctan est croissante sur R, les nombres
arctan 2 et arctan 3 sont supérieurs à arctan 1 = π4 . Donc leur somme est
supérieure à π2 . Enfin la fonction arctan est majorée par π2 , donc les nombres
arctan 2 et arctan 3 sont inférieurs à π2 . Donc leur somme est inférieure à π.

2. Calculer tan( 3π
4
) et tan(α). En appliquant la formule d’addition de la tangente,
on obtient que tan(α) = −1 = tan( 3π 4
). Les nombres α et 3π
4
ont donc la même
tangente et sont donc égaux modulo π. Ainsi α = 3π 4
+ kπ avec k ∈ Z à
déterminer. Mais comme α ∈ [ 2 , π], la seule possibilité est que α = 3π
π
4
.

Exercice 23 Tracer les courbes de ch et sh, préciser l’allure des courbes en +∞,
ainsi que les tangentes en 0.
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Exercice 24 On note f la fonction définie par :


1−x
s
f (x) = arctan .
1+x

Simplifier l’expression de f (x) à l’aide de la dérivée.


Un tableau de signe montre que f est définie sur ]−1, 1]. Justifions la dérivabilité
de f . Attention on sait que la fonction racine carrée n’est pas dérivable en 0. On
cherche donc les x tels que 1+x
1−x
= 0, cela donne x = 1.
L’application x 7→ est dérivable (fraction rationnelle) sur ] − 1, 1[ et à valeurs
1−x
x+1
√ q
dans ]0, +∞[ et x 7→ x est dérivable sur ]0, +∞[, donc par composée x 7→ 1−x 1+x
est dérivable sur ] − 1, 1[ et donc f aussi en composant par arctan qui est dérivable
sur R.
De plus on a pour x ∈] − 1, 1[ :

1 1
!
−2
f (x) =
0
× q 1−x ×
(x + 1)2
2
2 1+x
q
1+ 1−x
1+x

1+x 1+x −1
= ×√ ×
(1 + x) + (1 − x) 1 − x (x + 1)2
−1 1 −1
= √ √ = √
2 1+x 1−x 2 1 − x2

Comme arccos0 (x) = √ −1 ,


1−x2
on a :
1 1
   
∀x ∈] − 1, 1[, f 0 (x) = arccos0 (x) , =⇒ ∃c ∈ R, ∀x ∈] − 1, 1[, f (x) = arccos(x) + c
2 2

Pour x = 0, on a f (0) = arctan(1) = 21 arccos(0) + c donc π4 = 12 π2 + c d’où c = 0.


Enfin f (1) = arctan(0) = 0 et 21 arccos(1) = 0. On a donc montré que :
1
∀x ∈] − 1, 1], f (x) = .
2 arccos(x)

4 Nombres complexes
Exercice 25 (Questions en vrac sur les nombres complexes) Les questions sont
indépendantes.

1. Donner le module et l’argument principal du nombre complexe



Z = (1 + e 5 )2016 .

On a avec la technique de l’angle moitié


 iπ −iπ iπ
2016 i2016π π 2016
Z = e 10 (e 10 + e 10 ) =e 10 (2 cos )
10
i2016π −4iπ −2iπ
Or 2016π
10
= 2020π
10
− 4π
10
= 101 × 2π − 4π
10
. Ainsi e 10 =e 10 =e 5 .
On a donc écrit Z sous la forme Z = re avec r > 0, on en déduit que :

π 2016 −2π
|Z| = (2 cos ) et arg(Z) = .
10 5
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2. Représenter en justifiant l’ensemble des points d’affixe z tel que (z − 1)2 ∈ iR.
Soit z = x + iy avec x et y dans R. On a (z − 1)2 = ((x − 1) + iy)2 =
(x − 1)2 − y 2 + 2i(x − 1)y.
De plus
(z − 1)2 ∈ iR ⇔ Re((z − 1)2 ) = 0
⇔ (x − 1)2 − y 2 = 0
⇔ (x − 1 − y)(x − 1 + y) = 0
⇔ (x − 1 − y) = 0 ou (x − 1 + y) = 0
⇔ y = x − 1 ou y = −x + 1

L’ensemble cherché est donc la réunion des droites d’équation y = x − 1 et y = −x + 1 .


3. Donner l’écriture algébrique des racines 4-ièmes du nombre −1.

(e 4 )4 = eiπ = 1 donc les racines 4-ièmes de −1 sont :
iπ i2kπ i(2k+1)π
e4e 4 =e 4 k ∈ J0, 3K.
Cela correspond aux quatre points d’affixe √ , −1+i
1+i
2
√ , −1−i
2
√ .
√ , 1−i
2 2

4. Est-ce que les nombres i et j sont des racines 124-ième de l’unité ?


Comme 124 ≡ 0 mod 4, on a i124 = 1. Donc i est une racine 124-ième de
l’unité.
Comme 124 ≡ 1 mod 3, on a j 124 = j 6= 1. Donc j n’est pas une racine
124-ième de l’unité.

Exercice 26 Soit n ∈ N et x ∈ R. Calculer les sommes cos(kx) et sin(kx).


Pn Pn
k=0 k=0

Voir démo de cours

Exercice 27 (Polynômes de Tchebychev) Déterminer un polynôme P tel que :


∀θ ∈ R, cos(3θ) = P (cos θ).

Soit θ ∈ R. Le réel cos(3θ) est la partie réelle de ei3θ = (cos θ + i sin θ)3 .
Avec le binôme de Newton, il vient
(cos θ + i sin θ)3 = cos3 θ + 3 cos2 (θ) × i sin θ + 3 cos θ × (i sin θ)2 + (i sin θ)3
= cos3 θ − 3 cos θ sin2 θ + i(3 cos2 θ sin θ − sin3 θ)

Ainsi
 
Re (cos θ + i sin θ)3 = cos3 θ − 3 cos θ sin2 θ
= cos3 θ − 3 cos θ(1 − cos2 θ)
= 4 cos3 θ − 3 cos θ

On conclut que cos(3θ) = P (cos θ) avec

P = 4X 3 − 3X .
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Exercice 28 (Entiers de Gauss et quadrillage) On pose Z[i] = {a + ib |a, b ∈


Z}. C’est l’ensemble des entiers de Gauss.

1. Soient z et z 0 dans Z[i] avec z 0 non nul. Ainsi z = a + ib et z 0 = c + id avec


a, b, c, d des entiers. On a

a + ib (a + ib)(c − id) (ac + bd) + i(bc − ad) ac + bd bc − ad


= = = + i .
c + id c2 + d2 c2 + d2 c2 + d2 c2 + d 2

Comme une somme, une différence et un quotient d’entiers est un rationnel,


z
on a bien 0 qui s’écrit x + iy avec x et y rationnels.
z
On a √
iπ π π 1 3
e 3 = cos + i sin = + i .
3 3 2 2
√ √
Comme 3 n’est pas rationnel, il en est de même de 23 , ce qui montre d’après

la question précédente que e 3 ne peut s’écrire comme le quotient de deux
entiers de Gauss.

2. Le plan est muni de son repère orthonormé direct naturel. Supposons qu’il
existe un triangle équilatéral dont les sommets sont à coordonnées entières.
Quitte à rebaptiser les sommets, on peut supposer que ce triangle ABC est
équilatéral direct. Le point A est donc l’image du point C par la rotation de

centre B et d’angle e 3 . Notons a, b et c les affixes des points A, B et C. On

a donc a − b = (c − b)e 3 . En supposant que ce triangle n’est pas réduit à un
point, on a c 6= b donc
a−b iπ
=e3.
c−b
Comme les sommets sont à coordonnées entières, les affixes a, b et c sont des
entiers de Gauss. Les nombres a − b et c − d sont encore des entiers de Gauss,

et donc e 3 est un quotient d’entiers de Gauss, ce qui est impossible.

5 Intégration et équations différentielles


Exercice 29 (Calcul intégral) Les questions sont indépendantes.
Z 1
et
1. Calculer I = √ dt. On pose u = et , alors du = et dt. Ainsi
0 1 + 3et

Z e
du 2√ 2 √ √  2 √ 
I= √ =[ 1 + 3u]e1 = 1 + 3e − 4 = 1 + 3e − 2 .
1 1 + 3u 3 3 3
Z 1
2. Calculer arctan x dx. On fait une IPP : on pose u(x) = arctan(x), donc
0
u (x) =
0 1
1+x2
et v 0 (x) = 1 donc v(x) = x. Ainsi
Z 1
x π 1 Z 1 2x π 1 π ln 2
I = [arctan(x)×x]10 − dx = −0− dx = − [ln(1+x2 )]10 = − .
0 1+x 2 4 2 0 1+x 2 4 2 4 2
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Z x3
2 −1
3. La fonction t 7→ e dt est continue sur R, donc la fonction G : x 7→
t2 −1
et dt
0
est dérivable sur R et on a :
3 )2 −1
G0 (x) = e(x × 3x2 .

Donc G0 (1) = 3 et la tangente au point d’abscisse 1 à la courbe de la fonction


G est parallèle à la droite d’équation y = 3x − 2.
4. On décompose en éléments simples la fraction rationnelle 1
X 2 −3X+2
= 1
(X−1)(X−2)
=
−1
X−1
+ X−2
1
. On en déduit que
Z 4
dx
I= = [− ln |x − 1| + ln |x − 2|]43 = 2 ln 2 − ln 3 .
3 x2 − 3x + 2

On a
1 Z 4 2x − 3 3Z 4 dx 1h i4 3
J= dx + = ln |x 2
− 3x + 2| + I.
2 3 x2 − 3x + 2 2 3 x2 − 3x + 2 2 3 2

On en déduit que J = 3 ln 2 − ln 3 .
n sin(x) Z π
5. Déterminer la limite lorsque n tend vers +∞ de In = dx. Si je
0 x+n
fixe x non nul, l’expression n x+n
sin(x)
est équivalente lorsque n tend vers +∞ à
n sin x
= sin x. On conjecture donc que In tend vers 0π sin x dx. Soit n ∈ N∗ , on
R
x
a:
Z π
n sin x Z π Z π
n sin x − (n + x) sin x
dx − sin x dx = dx
0 x+n 0 0 x+n
Z π
−x sin x
= dx
0 x+n
Z π
−x sin x
6 dx
0 x+n
Z π
x sin x
= dx
0 x+n
Z π
x sin x
6 dx
0 n
1Zπ
= x sin x dx −→ 0
n 0 n→+∞

On donc prouvé que In tend vers sin x dx = 2.



0

Exercice 30 Démontrer que


Z 1
dx π
= .
−1 x2 + 2x + 5 8

On a
x+1 2
 
x + 2x + 5 = (x + 1) + 4 = 4 (
2 2
) +1 .
2
Ainsi avec le changement de variable u = x+1
2
, du = dx
2
, on a

1Z 1 dx 1 Z 1 2du 1 1 π
I= = = [arctan u]10 = (arctan 1 − arctan 0) = .
4 −1 ( 2 ) + 1
x+1 2
4 0 u +1
2 2 2 8
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Exercice 31 (Intégrale de Wallis) Pour tout n ∈ N, on définit l’intégrale de


Wallis d’ordre n par π Z
2
Wn = sinn t dt.
0

1. Le changement de variable u = π
2
− t avec du = − dt montre que l’on a aussi
Z π
2
Wn = cosn t dt
0

2. Formule explicite
π
(a) On a W0 = et W1 = 1.
2
(b) Soit n > 1. On pose u(t) = sinn t donc u0 (t) = n sinn−1 t cos t et v 0 (t) =
sin t donc v(t) = − cos t. Une intégration par parties donne alors
π π
π
Z Z
2 2
sinn+1 t dt = [− cos t sinn t]02 +n sinn−1 t(1 − sin2 t) dt,
0 | {z } 0
0

d’où Wn+1 = nWn−1 − nWn+1 ce qui donne bien


n
Wn+1 = Wn−1 .
n+1

(c) Soit p ∈ N, démontrons la propriété demandée notée HR(p) par récur-


rence sur p.
. HR(0) est vraie car W0 = π2 et (2(0)!
0 0!)2 2 = 2 .
π π

. Supposons que HR(p) est vraie. En utilisant la relation de récurrence


puis HR(p), on a
2p + 1 2p + 1 (2p)! π (2p + 2) (2p + 1) (2p)! π
W2(p+1) = W2p+2 = W2p = × p 2 =
2p + 2 2p + 2 (2 p!) 2 (2p + 2) (2p + 2) (2p p!)2 2
(2p + 2)! π (2p + 2)! π
= 2 = p+1 .
2 (p + 1) (2 p!) 2
2 p 2 (2 (p + 1)!)2 2
HR(p + 1) est donc vraie.
(d) Soit p ∈ N. Une récurrence immédiate montre que

2p 2p − 2 4 2
W2p+1 = × × · · · × × × W1
2p + 1 2p − 1 5 3
2 × 4 × 6 × · · · × 2p
=
3 × 5 × 7 × · · · × (2p + 1)
(2 × 4 × 6 × · · · × 2p)
= 2 × 4 × 6 × · · · × 2p ×
(2 × 4 × 6 × · · · × 2p) × 3 × 5 × 7 × · · · × (2p + 1)
(2 × 4 × 6 × · · · × 2p)
= 2 × 4 × 6 × · · · × 2p ×
(2 × 3 × 4 × · · · × 2p × 2p + 1)
(2 × 4 × 6 × · · · × 2p)2
=
(2p + 1)!
(2 (1 × 2 × 3 × · · · × p))2
p
=
(2p + 1)!
2 (p!)
2p 2
=
(2p + 1)!
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On vient de prouver que

22p (p!)2
W2p+1 = .
(2p + 1)!

Exercice 32 (Zéros d’une solution d’ED ) On considère l’équation différentielle


linéaire d’ordre 2 (E) à coefficients constants :

ay 00 + by 0 + cy = 0.

1. Quel est le nombre de zéros possible d’une solution d’une ED linéaire homogène
du premier ordre ?
Les solutions sont de la forme x 7→ λe−A(x) , donc si λ = 0, la solution est la
fonction nulle, sinon elle ne s’annule jamais.

2. Déterminer une équation différentielle du type (E) qui admet au moins une
solution qui ne s’annule pas. La fonction exp ne s’annule pas et est solution
de y 00 = y.

3. Déterminer une équation différentielle du type (E) qui admet au moins une
solution non nulle qui s’annule une seule fois.
La fonction sh s’annule une seule fois sur R en 0 et est solution de y 00 = y.

4. Déterminer une équation différentielle du type (E) qui admet au moins une
solution non nulle qui s’annule une infinité de fois. Écrire les zéros de cette
solution comme les termes d’une suite.
La fonction sin s’annule une infinité de fois en tous les nπ pour n ∈ Z, et est
solution de y 00 = −y.

5. Que dire d’une solution f de (E) vérifiant f (x0 ) = f 0 (x0 ) = 0 pour un cer-
tain réel x0 ? Comme la fonction nulle est solution de (E) et vérifie aussi les
conditions initailes, d’après l’unicité de la solution d’un problème de Cauchy,
la fonction f est égale à la fonction nulle.
En déduire que la fonction g : x 7→ (x − 1)2 ne peut-être une solution de (E).
La fonction g vérifie g(1) = 0 et g 0 (1) = 0. D’après ce qui précède, si elle était
solution de (E), elle serait égale à la fonction nulle, ce qui n’est pas.

Exercice 33 Résoudre sur I =] π2 , 3π


2
[ l’équation différentielle (E) : y 0 (x)−y(x) tan(x) =
cos(x).
0
On pose a(x) = − tan x = −cos sin x
x
= cos (x)
cos x
, donc en primitivant, on a A(x) =
ln |cos x| . Ainsi exp(−A(x)) = exp(− ln(− cos x)) = |cos1 x| = cos
−1
x
car x ∈] π2 , 3π
2
[
Les solutions de l’équation homogène sont donc les fonctions proportionnelles à
−1
cos
, donc les fonctions proportionnelles à cos
1
.
On cherche une solution particulère de (E) sous la forme yp (x) = cosλ(x)
x
avec
λ (x) = cos(x) × cos(x) = cos (x) =
0 2 1+cos(2x)
2
. On a donc en primitivant λ(x) =
x sin(2x)
+ 4
1
2
(x + sin(2x)
2
) = x
2
+ sin(2x)
4
. On en déduit que yp (x) = 2
cos x
.
Les solutions de (E) sont donc les fonctions du type yp + λ
cos
avec λ ∈ K.
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Exercice 34 Déterminer toutes les fonctions f : R → R dérivables, telles que :

∀x ∈ R, f 0 (x) = f (−x).

Analyse : Si f est solution, alors f 0 est dérivable sur R car la fonction x 7→ f (−x)
est dérivable sur R par composée. De plus en dérivant, on a pour tout réel x, f 00 (x) =
f 0 (−x) × (−1) = f (−(−x)) × (−1) = −f (x), ce qui donne f 00 (x) + f (x) = 0. Il existe
donc des réels a et b tels que pour tout réel x, on a : f (x) = a cos x + b sin x.
Synthèse : Soit f une fonction définie par f (x) = a cos x+b sin x. La fonction f est
dérivable et est solution ssi pour tout réel x, on a −a sin x+b cos x = a cos x−b sin x.
Cette condition équivaut à :

∀x ∈ R, b(cos x+sin x) = a(cos x+sin x) ⇐⇒ ∀x ∈ R, (a−b)(cos x+sin x) = 0 ⇐⇒ a = b

La dernière équivalence s’obtient par exemple en évaluant en x = 0.


Les solutions sont donc les fonctions proportionnelles à x 7→ cos x + sin x.

6 Suites
Exercice 35 (Un produit convergent) On considère la suite u définie par

n
1
un = (1 + )
Y

k=1 2k

1. Démontrer que u est majorée. En déduire que u converge.


La suite u est croissante, puisque pour tout n ∈ N∗ , on a
un+1 1
= 1 + n+1 > 1.
un 2

On rappelle l’inégalité de convexité de exp : pour tout x ∈ R, 1 + x 6 ex .


Ainsi
 
n+1
n
1 n
1 1 − 12 1
! !
exp( k ) = exp = exp  6 exp = e.
Y X
2
un 6
2 k=1 2 1−

k 1 1
k=1 2 2

La suite u est donc croissante et majorée, elle converge vers un réel l ≈


2, 3842310290313713, obtenu par le script Python suivant

n = 100
# calcul de u_n
u = 1
for k in range(1, n+1):
u = u*(1+1/2**k)
print(u)

Remarque :

• on peut améliorer l’efficacité de ce sript en calculant différemment les


puissances de deux.
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• on peut prouver avec des résultats de recherche que la limite l est irra-
tionnelle.
• Pour s’amuser, prouver que :
+∞
1 4
(1 + k) =
Y
.
k=1 22 3
n
1
Exercice 36 (Cette série de Riemann converge) Pour n > 1, on pose sn =
X
2
.
k=1 k
Montrer que pour tout entier k > 2, on a :
1 1 1
6 − .
k 2 k−1 k
En déduire que (sn ) est majorée, puis que (sn ) converge.

1. Pour n > 1, sn+1 − sn = 1


(n+1)2
> 0, donc la suite (sn ) est strictement crois-
sante.

2. Pour tout entier k > 2, on a :

1 1 1 k 2 − k(k − 1) − (k − 1) 1
− − 2 = = 2
k−1 k k k (k − 1)
2 k (k − 1)
donc
1 1 1
2
6 − 2.
k k k
3. n
1 n
1 n 
1 1 1

sn = =1+ 61+ − 2 = 1 + 1 − 6 2,
X X X
2 2
k=1 k k=2 k k=1 k k n
| {z }
somme télescopique

donc la suite (sn ) est majorée par 2.

4. Comme (sn ) est croissante et majorée, d’après le théorème de la limite mono-


2
tone, elle converge vers un réel l. On prouvera cette année que l = π6 .
n
1
Exercice 37 (Constante d’Euler) Pour n > 1, on pose Hn = et on note u
X

k=1 k
et v les suites de terme général un = Hn − ln n et vn = un − n1 .

1. Montrer que pour n > 1, on a n+1 1


6 ln(n + 1) − ln n 6 1
n
(on pourra écrire
ln(n + 1) − ln n à l’aide d’une intégrale).
On a Z n+1
dt
ln(n + 1) − ln n = .
n t
Or la fonction inverse étant décroissante sur ]0, +∞[, on a pour t ∈ [n, n + 1],
d’où n+1
1
6 1t 6 n1 , d’où en intégrant

1 Z n+1
dt 1
6 6 .
n+1 n t n
©Arnaud de Saint Julien - MPSI Lycée La Merci 2024-2025 19

2. Montrer que les suites u et v sont adjacentes. On note γ leur limite commune,
on l’appelle la constante d’Euler 1 .
Soit n ∈ N∗ . On a
1
un+1 − un = − (ln(n + 1) − ln n) 6 0,
(n + 1)

et

1 1 1
vn+1 − vn = un+1 − un − ( − ) = − (ln(n + 1) − ln n) > 0.
n+1 n n
De plus un − vn = n1 tend vers 0. Les suites u et v sont ainsi monotones de sens
contraire et leur différence tend vers 0. Elles sont donc adjacentes, et donc par
théorème convergent vers une même limite que l’on note γ.
3. De plus, on a pour tout n > 1, vn 6 γ 6 un , donc vn − un 6 γ − un 6 0, ce
qui donne
1
|un − γ| 6 |un − vn | = .
n
4. Pour n > 1000, on a n1 6 10−3 et donc |un − γ| 6 10−3 . Le réel u1000 est donc
une valeur approchée de γ à 10−3 près. On trouve avec le script Python suivant
γ ≈ 0, 578.

from math import log

n = 1000
s = 0
for k in range(1, n+1):
s += 1/k
u = s - log(n)
print(u)

5. Retrouver ainsi un équivalent simple de Hn .


On pose pour n ∈ N∗ , ε(n) = Hn − ln −γ. On a alors le développement
asymptotique suivant avec ε(n) qui tend vers 0 :

Hn = ln n + γ + ε(n)

On en déduit que Hn ∼ ln n, puisque Hn


ln n
=1+ γ+ε(n)
ln n
→ 1.
6. En déduire la limite de H2n − Hn .
On a donc

H2n −Hn = ln(2n)+γ +ε(2n)−(ln n+γ +ε(n)) = ln 2+ε(2n)−ε(n) → ln 2.


n→+∞

Exercice 38 Soit u une suite de réels strictement positifs telle que lim uun+1
n
= 29 .

1. Démontrer que ∃n0 ∈ N, ∀n > n0 , un+1 6 un


3
.
On prend ε = 19 . Comme u converge vers 29 , ∃n0 ∈ N, ∀n > n0 , un+1
un
− 2
9
6 ε,
d’où 19 6 uun+1
n
6 39 = 13 . En particulier, un+1 6 u3n .
1. On ne sait toujours pas si la constante d’Euler est un nombre irrationnel
©Arnaud de Saint Julien - MPSI Lycée La Merci 2024-2025 20

2. On en déduit par récurrence que pour n > n0 , 0 6 un 6 un0 an−n0 avec


a = 13 . La suite u est ainsi dominée par une suite géométrique de raison a = 13 .
n
En effet, an−n0 = aan0 tend vers 0 car |a| < 1, donc d’après le théorème des
gendarmes, la suite u tend vers 0.

Exercice 39 (Bien extraire) Soit (un ) une suite réelle. On suppose que les suites
extraites (u2n ), (u2n+1 ) et (u3n ) convergent vers respectivement l1 , l2 et l3 .

1. La suite (u6n ) est une suite extraite de (u2n ) (car 6n = 2 × 3n) et de (u3n ) (car
6n = 3 × 2n). Elle converge donc vers l1 et l3 . Par unicité de la limite, on a
l1 = l3 .

2. De même, la suite (u6n+3 ) est extraite de (u2n+1 ) (car 6n + 3 = 2(3n + 1) + 1)


et de u3n (car 6n + 3 = 3(2n + 1)), donc elle converge vers l2 et l3 , d’où l2 = l3
et par suite l1 = l2 . Les suites extraites (u2n ) et (u2n+1 ) convergent ainsi vers
la même limite, ce qui prouve que u converge.

Exercice 40 On considère la suite u définie par


s r q √
un = 2+ 2+ 2 + ··· + 2.
| {z }
n termes

La suite u peut être définie par u0 = 0, ou u1 =
√ 2 et un+1 = f (un ) avec f : x 7→
2 + x.
La fonction f est croissante sur [−2, ∞[. Elle admet un seul point fixe 2, car
f (x) = x ⇐⇒ x2 − x − 2 = 0 et x > 0.
De plus f (x) − x > 0 ⇐⇒ x2 − x − 2 6 0 ⇐⇒ x 6 2. On résume ces
informations dans le tableau suivant :
x −2 2 +∞

f (x) − x + 0 −

+∞
f (x) 2
0

Comme u0 ∈ [0, 2] et que f ([0, 2] = [ 2, 2] ⊂ [0, 2], on en déduit par récurrence
que pour tout n ∈ N, on a un ∈ [0, 2].
De plus un+1 − un = f (un ) − un > 0 car un ∈ [0, 2].
On conclut que u est croissante majorée par 2, donc elle converge vers un point
fixe de f donc vers 2, car c’est l’unique point fixe.

Exercice 41 Le but de l’exercice est d’étudier la suite définie par un+1 = 1 − u2n et
u0 = 12 . On note
f : x 7→ 1 − x2 .

1. Commençons

par étudier f qui admet deux points fixes α = −1+ 5
2
et βφ =
−1− 5
2
.
©Arnaud de Saint Julien - MPSI Lycée La Merci 2024-2025 21

On résume ces informations dans le tableau suivant :


x 0 α 1

f (x) − x + 0 −

1
f (x) α
0

En «traçant la suite», on observe un comportement «alternée», il faudra mettre


des «lunettes modulo 2».
Précisons le tout par quelques observations numériques à l’aide du script sui-
vant

f = lambda x: 1-x**2

u = 0.5
print(u)
for _ in range(20):
u = f(u)
print(u)

On conjecture ainsi que la suite (u2n ) décroît vers 0 et que la suite (u2n+1 )
croît vers 1.

2. Justifier que pour tout n ∈ N, un ∈ [0, 1].


Comme u0 = 12 ∈ [0, 1] et que f ([0, 1]) = [0, 1], on a par récurrence immédiate
que pour tout n ∈ N, un ∈ [0, 1].

3. Démontrer que les suites (u2n )n et (u2n+1 )n sont monotones de sens contraire.
Pour tout n ∈ N, on a u2(n+1) = u2n+2 = f (f (u2n )) = f ◦ f (u2n ). La suite
(u2n ) est donc une suite récurrente du type vn+1 = g(vn ) avec g = f ◦ f
qui est croissante sur [0, 1]. On en déduit que (u2n ) est monotone. Comme
u0 = 21 , u1 = 43 et u2 = 16
7
< u0 . Donc (u2n ) décroît.
On a donc pour tout n ∈ N, u2n+2 6 u2n , d’où en appliquant f décroissante
sur [0, 1], on a f (u2n+2 ) > f (u2n ), d’où u2n+3 > u2n+1 et donc la suite (u2n+1 )
est croissante.
les suites (u2n )n et (u2n+1 )n sont donc monotones et bornées entre 0 et 1, elles
convergent donc, de plus vers un point fixe de f ◦ f .
Or pour tout x ∈ R, on a f (f (x)) = 1−(1−x2 )2 = −x4 +2x2 . On sait déjà que
α et β sont des points fixes de f , donc aussi de f ◦f . De plus, on remarque 0 et 1
sont des points fixes de f ◦f . Ainsi si on pose g(x) = f ◦f (x)−x = −x4 +2x2 −x,
on a obtenu que la fonction polynomiale g de degré 4 s’annulait 4 fois, on a
donc obtenu toutes ses racines, et donc tous les points fixes de f ◦ f . On
remarque que
Comme (u2n ) est décroissante, on a pour tout n ∈ N, 0 6 u2n 6 u0 , d’où par
passage à la limite, 0 6 √lim u2n = 21 . Le seul point fixe de f ◦ f dans [0, 12 ] est
0, car β < 0 et α = −1+2 5 > 21 . On en déduit que u2n tend vers 0.
©Arnaud de Saint Julien - MPSI Lycée La Merci 2024-2025 22

Comme (u2n+1 ) est croissante, on a pour tout n ∈ N, u1 6 u2n+1 6 1, d’où


par passage à la limite, 0.75 6 lim u2n+1 = 1. Le seul point fixe de f ◦ f dans
[ 43 , 1] est 1, on en déduit que u2n+1 tend vers 0.
La suite u ne converge pas, elle oscille entre les valeurs 0 et 1.

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