Corrige Bestof
Corrige Bestof
1 Plutôt algébrique
Exercice 1 Demander à votre prof d’Anglais.
2. Si g◦f est injective, on sait que f est injective (le lemme) mais pas forcément g.
Par exemple (dessiner les «patates»), prenons f : {0} → {0, 1} avec f (0) = 0
et g : {0, 1} → {0} avec g(0) = g(1) = 0. On a g ◦ f : {0} → {0} injective
mais g non injective car g(0) = g(1).
1. Puisque f est strictement croissante et continue sur [0, 2], d’après le théorème
de la bijection f ([0, 2]) = [f (0), f (2)] = [0, 4].
Ainsi x ∈ f −1 (f ([0, 2])) ⇐⇒ f (x) ∈ [0, 4] ⇐⇒ x2 6 4 ⇐⇒ x ∈ [−2, 2].
Donc f −1 (f ([0, 2])) = [−2, 2].
©Arnaud de Saint Julien - MPSI Lycée La Merci 2024-2025 2
2. On a
x ∈ f −1 ([−1, 4]) ⇐⇒ x2 ∈ [−1, 4] ⇐⇒ x2 6 4 ⇐⇒ x ∈ [−2, 2].
Donc f (f −1 ([−1, 4])) = f ([−2, 2]) = f ([−2, 0])∪f ([0, 2]) = [0, 4]∪[0, 4] = [0, 4].
3. On a f (R+ ) ∩ f (R− ) = R+ ∩ R+ = R+ .
4. On a f (R+ ∩ R− ) = f ({0} = {0}
(b) f (A1 ∩ A2 ) ⊂ f (A1 ) ∩ f (A2 ) et que l’autre inclusion peut être fausse.
j
n X
i n
1 X j n
1 j(j + 1) X n
j 1 n(n + 1)
S= = i= = =
X X X
.
j=1 i=1 j + 1 j=1 j + 1 i=1 j=1 j + 1 2 j=1 2 2 2
3. Combien existent-ils de nombres à 10 chiffres dont tous les chiffres sont pairs.
Le premier chiffre ne peut être zéro. Il y a 4 possibilités (2, 4, 6, 8). Pour les
autres chiffres, il y a 5 possibilités. Il y a donc 4 × 59 possibilités.
4. La classe de MPSI constituée de 36 élèves désire inscrire une équipe de 10
joueurs pour le tournoi de volley du lycée. Combien d’équipes différentes peut-
elle former ? Une équipe est un ensemble
de 10 élèves choisies parmi les 36
élèves de la classe de MPSI. Il y a 36
10
équipes possibles.
2n 2n
! !
∀k ∈ J0, 2nK, > .
n k
entraîne que pour k tel que 0 6 k 6 n, on a 2n
k
6 2n
n
.
Le résultat reste vrai si n 6 k 6 2n.
En effet
on a alors 0 6 2n − k 6 n et
donc d’après le résultat précédent, 2n−k 6 n . On conclut alors aussi que
2n 2n
2n
k
6 2n
n
par symétrie puisque 2n−k 2n
= 2nk
. Nous venons de prouver que
pour
k ∈ J0, 2nK, le plus grand coefficient binomial est celui du «milieu», c’est
2n
n
.
©Arnaud de Saint Julien - MPSI Lycée La Merci 2024-2025 4
2. En déduire l’encadrement :
4n 2n
!
6 6 4n .
2n + 1 n
D’autre part, on a
2n
2n 2n
2n 2n
! ! !
2
2n
= (1 + 1) 2n
= = (2n + 1)
X X
6 .
k=0 k k=0 n n
Car chaque terme de la somme ci-dessus est inférieur à 2n
n
, et parce qu’il y
a 2n + 1 termes.
On en déduit bien que
2n 4n
!
> .
n 2n + 1
2 Analyse réelle
Exercice 8 (Point fixe d’une fonction) Si f est une fonction réelle définie sur
une partie A de R, on appelle point fixe de f tout réel a de A tel que f (a) = a. Les
questions peuvent être traitées de manière indépendante.
1. Déterminer les points fixes de la fonction f définie sur R par f (x) = x3 − 3x2 +
3x.
On doit résoudre l’équation
2. La fonction exp n’admet pas de point fixe comme on peut le deviner graphi-
quement. Pour le prouver, il suffit de penser à l’inégalité suivante : pour tout
x ∈ R, exp(x) > x + 1 > x.
3. Soit f : [0, 1] → R une fonction continue telle que ∀x ∈ [0, 1], f (x) ∈ [0, 1].
Démontrer que f admet un point fixe. Est-il unique ?
On va s’intéresser à la distance entre x et f (x). On pose pour x ∈ [0, 1], g(x) =
f (x) − x. Il suffit donc de montrer que g s’annule. Or g(0) = f (0) ∈ [0, 1], donc
g(0) > 0. On a aussi g(1) = f (1) − 1 6 0 car f (1) ∈ [0, 1], donc la fonction
continue g change de signe sur [0, 1], donc s’y annule d’après le théorème des
valeurs intermédiaires. Ce point fixe n’est pas unique, puisque si f est par
exemple la fonction identité x 7→ x, tout point de [0, 1] est point fixe.
©Arnaud de Saint Julien - MPSI Lycée La Merci 2024-2025 5
La fonction cos1 2 est donc la composée d’une fonction décroissante, d’une crois-
sante et d’une décroissante, elle est donc croissante sur [0, π2 [, ce qui montre que tan
est convexe sur [0, π2 [. Sa courbe est donc au-dessus de sa tangente en 0 qui a pour
équation y = x car tan0 (0) = cos12 (0) = 1. D’où le résultat.
√ √
En effet, quand x tend vers 0, t = x x tend vers 0 et donc sin(x
√ x) tedn vers
x x
1 d’après la première question. La fonction f est donc bien dérivable en 0 et
f 0 (0) = 0.
sin(x2 )
1. On considère la fonction f définie sur ]0, +∞[ par f (x) = 5x4 +3x2
.
On a
sin(x2 ) x2 1
∼ = .
5x + 3x 0 3x
4 2 2 3
Ainsi comme f est continue sur ]0, 1], on peut la prolonger par continuité sur
[0, 1], en posant f (0) = 13 . Elle est ainsi intégrable sur [0, 1].
√
2. On note f la fonction définie sur R+ par f (x) = ln(1 + x x).
√
Pour x > 0, si x proche de 0, alors x x aussi. Ainsi,
√ √
f (x) − f (0) ln(1 + x x) x x √
= ∼ = x →x→0 0.
x−0 x 0 x
Puisque la dérivée
d’une somme est la somme des dérivées, on en déduit que
f 0 (x) = nk=1 nk kxk−1 (pour k = 0, on a xk = 1 donc de dérivée nulle).
P
Comme k nk = 0 pour k = 0, la somme cherchée est n
donc égale à
Pn
k=1 k k
f 0 (1) qui vaut n(1 + 1)n−1 d’après (†).
n
!
n
Conclusion : = n2n−1 .
X
k
k=0 k
k=0 k k+1
n
1 1
!
n
Ainsi = (2n+1 − 1).
X
k=0 k + 1 k n + 1
Attention, j’ai rencontré des erreurs de raisonnement sur les primitives : il
existe une infinité de primitives pour f . Par exemple
k+1les fonctions F et G
définies par F (x) = n+1
1
(x+1)n+1 et G(x) = nk=0 nk xk+1 sont deux primitives
P
1
n+1
. D’où le résultat.
k=0 k | {z }
0 pour k>3
2
!
n (k)
= f (x)g (n−k) (x)
X
k=0 k
n(n − 1)
= x2 3n e3x + n × 2x × 3n−1 e3x + × 2 × 3n−3 e3x
2
= 3n−2 e3x (9x2 + 6nx + n(n − 1)).
2. x 7→ 3x .
On a f (x) = exp(x ln(3)). Donc f est n-fois dérivable sur R comme composée
de fonctions n-fois dérivables. On a clairement
f (n) (x) = (ln 3)n 3x .
©Arnaud de Saint Julien - MPSI Lycée La Merci 2024-2025 8
Exercice 17 On note f la fonction définie sur [0, +∞[ par f (x) = xx si x > 0 et
f (0) = 1.
x 0 e−1 +∞
f 0 (x) − 0 +
1 +∞
f (x)
exp(−e−1 )
Donc f n’est pas dérivable en 0, mais elle présente une tangente verticale en
0.
1. Démontrer que f est bijective sur R+ . Préciser son image, notée f (R+ ).
f est strictement croissante sur R+ (produit de fonctions positives et stric-
tement croissantes) et continue donc bijective de R+ sur [f (0), lim+∞ f [=
[3, +∞[.
sh x
Exercice 19 (tangente hyperbolique) On pose pour x ∈ R, thx = . Re-
ch x
marquons déjà que la fonction th est définie sur R car ch ne s’annule pas sur R. Elle
est de plus impaire.
sh x ex /2
th x = ∼ x = 1.
ch x e /2
1
+ 1 = y ⇔ e−x = y − 1 ⇔ −x = ln(y − 1) ⇔ x = − ln(y − 1) car y − 1 > 0.
e x
Ceci montre que f est bijective et que son application réciproque est : f −1 :
]1, +∞[→ R définie par f −1 (y) = − ln(y − 1) .
3. cos : [0, 3π] → [−1, 1] n’est pas bijective car cos(0) = cos(2π) = 1, ce qui
montre que 1 admet deux antécédents.
4. cos : [3π, 4π] → [−1, 1] est bijective car continue et strictement croissante sur
[3π, 4π] et on a cos([3π, 4π]) = [−1, 1]. Soit y ∈ [−1, 1]. On a y = cos(x)
avec x = arccos(y) ∈ [0, π]. Or on veut un antécédent dans [3π, 4π]. Mais on
remarque que cos(4π − x) = cos(−x) = cos(x) = y et 4π − x ∈ [3π, 4π] car
x ∈ [0, π]. Donc 4π −x est l’unique antécédent de y par cos dans [3π, 4π]. Ainsi
l’application réciproque est y 7→ 4π − arccos y .
La dérivée de f est nulle sur l’intervalle ] − −1, 1[, donc f est constante sur ] − 1, 1[,
égale à f (0) = π2 + π2 = π. On a aussi f (1) = 0 + π = π et f (−1) = f (1).
1. Justifier que α ∈ [ π2 , π]. Comme arctan est croissante sur R, les nombres
arctan 2 et arctan 3 sont supérieurs à arctan 1 = π4 . Donc leur somme est
supérieure à π2 . Enfin la fonction arctan est majorée par π2 , donc les nombres
arctan 2 et arctan 3 sont inférieurs à π2 . Donc leur somme est inférieure à π.
2. Calculer tan( 3π
4
) et tan(α). En appliquant la formule d’addition de la tangente,
on obtient que tan(α) = −1 = tan( 3π 4
). Les nombres α et 3π
4
ont donc la même
tangente et sont donc égaux modulo π. Ainsi α = 3π 4
+ kπ avec k ∈ Z à
déterminer. Mais comme α ∈ [ 2 , π], la seule possibilité est que α = 3π
π
4
.
Exercice 23 Tracer les courbes de ch et sh, préciser l’allure des courbes en +∞,
ainsi que les tangentes en 0.
©Arnaud de Saint Julien - MPSI Lycée La Merci 2024-2025 11
1 1
!
−2
f (x) =
0
× q 1−x ×
(x + 1)2
2
2 1+x
q
1+ 1−x
1+x
√
1+x 1+x −1
= ×√ ×
(1 + x) + (1 − x) 1 − x (x + 1)2
−1 1 −1
= √ √ = √
2 1+x 1−x 2 1 − x2
4 Nombres complexes
Exercice 25 (Questions en vrac sur les nombres complexes) Les questions sont
indépendantes.
π 2016 −2π
|Z| = (2 cos ) et arg(Z) = .
10 5
©Arnaud de Saint Julien - MPSI Lycée La Merci 2024-2025 12
2. Représenter en justifiant l’ensemble des points d’affixe z tel que (z − 1)2 ∈ iR.
Soit z = x + iy avec x et y dans R. On a (z − 1)2 = ((x − 1) + iy)2 =
(x − 1)2 − y 2 + 2i(x − 1)y.
De plus
(z − 1)2 ∈ iR ⇔ Re((z − 1)2 ) = 0
⇔ (x − 1)2 − y 2 = 0
⇔ (x − 1 − y)(x − 1 + y) = 0
⇔ (x − 1 − y) = 0 ou (x − 1 + y) = 0
⇔ y = x − 1 ou y = −x + 1
Soit θ ∈ R. Le réel cos(3θ) est la partie réelle de ei3θ = (cos θ + i sin θ)3 .
Avec le binôme de Newton, il vient
(cos θ + i sin θ)3 = cos3 θ + 3 cos2 (θ) × i sin θ + 3 cos θ × (i sin θ)2 + (i sin θ)3
= cos3 θ − 3 cos θ sin2 θ + i(3 cos2 θ sin θ − sin3 θ)
Ainsi
Re (cos θ + i sin θ)3 = cos3 θ − 3 cos θ sin2 θ
= cos3 θ − 3 cos θ(1 − cos2 θ)
= 4 cos3 θ − 3 cos θ
P = 4X 3 − 3X .
©Arnaud de Saint Julien - MPSI Lycée La Merci 2024-2025 13
2. Le plan est muni de son repère orthonormé direct naturel. Supposons qu’il
existe un triangle équilatéral dont les sommets sont à coordonnées entières.
Quitte à rebaptiser les sommets, on peut supposer que ce triangle ABC est
équilatéral direct. Le point A est donc l’image du point C par la rotation de
iπ
centre B et d’angle e 3 . Notons a, b et c les affixes des points A, B et C. On
iπ
a donc a − b = (c − b)e 3 . En supposant que ce triangle n’est pas réduit à un
point, on a c 6= b donc
a−b iπ
=e3.
c−b
Comme les sommets sont à coordonnées entières, les affixes a, b et c sont des
entiers de Gauss. Les nombres a − b et c − d sont encore des entiers de Gauss,
iπ
et donc e 3 est un quotient d’entiers de Gauss, ce qui est impossible.
Z e
du 2√ 2 √ √ 2 √
I= √ =[ 1 + 3u]e1 = 1 + 3e − 4 = 1 + 3e − 2 .
1 1 + 3u 3 3 3
Z 1
2. Calculer arctan x dx. On fait une IPP : on pose u(x) = arctan(x), donc
0
u (x) =
0 1
1+x2
et v 0 (x) = 1 donc v(x) = x. Ainsi
Z 1
x π 1 Z 1 2x π 1 π ln 2
I = [arctan(x)×x]10 − dx = −0− dx = − [ln(1+x2 )]10 = − .
0 1+x 2 4 2 0 1+x 2 4 2 4 2
©Arnaud de Saint Julien - MPSI Lycée La Merci 2024-2025 14
Z x3
2 −1
3. La fonction t 7→ e dt est continue sur R, donc la fonction G : x 7→
t2 −1
et dt
0
est dérivable sur R et on a :
3 )2 −1
G0 (x) = e(x × 3x2 .
On a
1 Z 4 2x − 3 3Z 4 dx 1h i4 3
J= dx + = ln |x 2
− 3x + 2| + I.
2 3 x2 − 3x + 2 2 3 x2 − 3x + 2 2 3 2
On en déduit que J = 3 ln 2 − ln 3 .
n sin(x) Z π
5. Déterminer la limite lorsque n tend vers +∞ de In = dx. Si je
0 x+n
fixe x non nul, l’expression n x+n
sin(x)
est équivalente lorsque n tend vers +∞ à
n sin x
= sin x. On conjecture donc que In tend vers 0π sin x dx. Soit n ∈ N∗ , on
R
x
a:
Z π
n sin x Z π Z π
n sin x − (n + x) sin x
dx − sin x dx = dx
0 x+n 0 0 x+n
Z π
−x sin x
= dx
0 x+n
Z π
−x sin x
6 dx
0 x+n
Z π
x sin x
= dx
0 x+n
Z π
x sin x
6 dx
0 n
1Zπ
= x sin x dx −→ 0
n 0 n→+∞
On a
x+1 2
x + 2x + 5 = (x + 1) + 4 = 4 (
2 2
) +1 .
2
Ainsi avec le changement de variable u = x+1
2
, du = dx
2
, on a
1Z 1 dx 1 Z 1 2du 1 1 π
I= = = [arctan u]10 = (arctan 1 − arctan 0) = .
4 −1 ( 2 ) + 1
x+1 2
4 0 u +1
2 2 2 8
©Arnaud de Saint Julien - MPSI Lycée La Merci 2024-2025 15
1. Le changement de variable u = π
2
− t avec du = − dt montre que l’on a aussi
Z π
2
Wn = cosn t dt
0
2. Formule explicite
π
(a) On a W0 = et W1 = 1.
2
(b) Soit n > 1. On pose u(t) = sinn t donc u0 (t) = n sinn−1 t cos t et v 0 (t) =
sin t donc v(t) = − cos t. Une intégration par parties donne alors
π π
π
Z Z
2 2
sinn+1 t dt = [− cos t sinn t]02 +n sinn−1 t(1 − sin2 t) dt,
0 | {z } 0
0
2p 2p − 2 4 2
W2p+1 = × × · · · × × × W1
2p + 1 2p − 1 5 3
2 × 4 × 6 × · · · × 2p
=
3 × 5 × 7 × · · · × (2p + 1)
(2 × 4 × 6 × · · · × 2p)
= 2 × 4 × 6 × · · · × 2p ×
(2 × 4 × 6 × · · · × 2p) × 3 × 5 × 7 × · · · × (2p + 1)
(2 × 4 × 6 × · · · × 2p)
= 2 × 4 × 6 × · · · × 2p ×
(2 × 3 × 4 × · · · × 2p × 2p + 1)
(2 × 4 × 6 × · · · × 2p)2
=
(2p + 1)!
(2 (1 × 2 × 3 × · · · × p))2
p
=
(2p + 1)!
2 (p!)
2p 2
=
(2p + 1)!
©Arnaud de Saint Julien - MPSI Lycée La Merci 2024-2025 16
22p (p!)2
W2p+1 = .
(2p + 1)!
ay 00 + by 0 + cy = 0.
1. Quel est le nombre de zéros possible d’une solution d’une ED linéaire homogène
du premier ordre ?
Les solutions sont de la forme x 7→ λe−A(x) , donc si λ = 0, la solution est la
fonction nulle, sinon elle ne s’annule jamais.
2. Déterminer une équation différentielle du type (E) qui admet au moins une
solution qui ne s’annule pas. La fonction exp ne s’annule pas et est solution
de y 00 = y.
3. Déterminer une équation différentielle du type (E) qui admet au moins une
solution non nulle qui s’annule une seule fois.
La fonction sh s’annule une seule fois sur R en 0 et est solution de y 00 = y.
4. Déterminer une équation différentielle du type (E) qui admet au moins une
solution non nulle qui s’annule une infinité de fois. Écrire les zéros de cette
solution comme les termes d’une suite.
La fonction sin s’annule une infinité de fois en tous les nπ pour n ∈ Z, et est
solution de y 00 = −y.
5. Que dire d’une solution f de (E) vérifiant f (x0 ) = f 0 (x0 ) = 0 pour un cer-
tain réel x0 ? Comme la fonction nulle est solution de (E) et vérifie aussi les
conditions initailes, d’après l’unicité de la solution d’un problème de Cauchy,
la fonction f est égale à la fonction nulle.
En déduire que la fonction g : x 7→ (x − 1)2 ne peut-être une solution de (E).
La fonction g vérifie g(1) = 0 et g 0 (1) = 0. D’après ce qui précède, si elle était
solution de (E), elle serait égale à la fonction nulle, ce qui n’est pas.
∀x ∈ R, f 0 (x) = f (−x).
Analyse : Si f est solution, alors f 0 est dérivable sur R car la fonction x 7→ f (−x)
est dérivable sur R par composée. De plus en dérivant, on a pour tout réel x, f 00 (x) =
f 0 (−x) × (−1) = f (−(−x)) × (−1) = −f (x), ce qui donne f 00 (x) + f (x) = 0. Il existe
donc des réels a et b tels que pour tout réel x, on a : f (x) = a cos x + b sin x.
Synthèse : Soit f une fonction définie par f (x) = a cos x+b sin x. La fonction f est
dérivable et est solution ssi pour tout réel x, on a −a sin x+b cos x = a cos x−b sin x.
Cette condition équivaut à :
6 Suites
Exercice 35 (Un produit convergent) On considère la suite u définie par
n
1
un = (1 + )
Y
k=1 2k
n = 100
# calcul de u_n
u = 1
for k in range(1, n+1):
u = u*(1+1/2**k)
print(u)
Remarque :
• on peut prouver avec des résultats de recherche que la limite l est irra-
tionnelle.
• Pour s’amuser, prouver que :
+∞
1 4
(1 + k) =
Y
.
k=1 22 3
n
1
Exercice 36 (Cette série de Riemann converge) Pour n > 1, on pose sn =
X
2
.
k=1 k
Montrer que pour tout entier k > 2, on a :
1 1 1
6 − .
k 2 k−1 k
En déduire que (sn ) est majorée, puis que (sn ) converge.
1 1 1 k 2 − k(k − 1) − (k − 1) 1
− − 2 = = 2
k−1 k k k (k − 1)
2 k (k − 1)
donc
1 1 1
2
6 − 2.
k k k
3. n
1 n
1 n
1 1 1
sn = =1+ 61+ − 2 = 1 + 1 − 6 2,
X X X
2 2
k=1 k k=2 k k=1 k k n
| {z }
somme télescopique
k=1 k
et v les suites de terme général un = Hn − ln n et vn = un − n1 .
1 Z n+1
dt 1
6 6 .
n+1 n t n
©Arnaud de Saint Julien - MPSI Lycée La Merci 2024-2025 19
2. Montrer que les suites u et v sont adjacentes. On note γ leur limite commune,
on l’appelle la constante d’Euler 1 .
Soit n ∈ N∗ . On a
1
un+1 − un = − (ln(n + 1) − ln n) 6 0,
(n + 1)
et
1 1 1
vn+1 − vn = un+1 − un − ( − ) = − (ln(n + 1) − ln n) > 0.
n+1 n n
De plus un − vn = n1 tend vers 0. Les suites u et v sont ainsi monotones de sens
contraire et leur différence tend vers 0. Elles sont donc adjacentes, et donc par
théorème convergent vers une même limite que l’on note γ.
3. De plus, on a pour tout n > 1, vn 6 γ 6 un , donc vn − un 6 γ − un 6 0, ce
qui donne
1
|un − γ| 6 |un − vn | = .
n
4. Pour n > 1000, on a n1 6 10−3 et donc |un − γ| 6 10−3 . Le réel u1000 est donc
une valeur approchée de γ à 10−3 près. On trouve avec le script Python suivant
γ ≈ 0, 578.
n = 1000
s = 0
for k in range(1, n+1):
s += 1/k
u = s - log(n)
print(u)
Hn = ln n + γ + ε(n)
Exercice 38 Soit u une suite de réels strictement positifs telle que lim uun+1
n
= 29 .
Exercice 39 (Bien extraire) Soit (un ) une suite réelle. On suppose que les suites
extraites (u2n ), (u2n+1 ) et (u3n ) convergent vers respectivement l1 , l2 et l3 .
1. La suite (u6n ) est une suite extraite de (u2n ) (car 6n = 2 × 3n) et de (u3n ) (car
6n = 3 × 2n). Elle converge donc vers l1 et l3 . Par unicité de la limite, on a
l1 = l3 .
f (x) − x + 0 −
+∞
f (x) 2
0
√
Comme u0 ∈ [0, 2] et que f ([0, 2] = [ 2, 2] ⊂ [0, 2], on en déduit par récurrence
que pour tout n ∈ N, on a un ∈ [0, 2].
De plus un+1 − un = f (un ) − un > 0 car un ∈ [0, 2].
On conclut que u est croissante majorée par 2, donc elle converge vers un point
fixe de f donc vers 2, car c’est l’unique point fixe.
Exercice 41 Le but de l’exercice est d’étudier la suite définie par un+1 = 1 − u2n et
u0 = 12 . On note
f : x 7→ 1 − x2 .
√
1. Commençons
√
par étudier f qui admet deux points fixes α = −1+ 5
2
et βφ =
−1− 5
2
.
©Arnaud de Saint Julien - MPSI Lycée La Merci 2024-2025 21
f (x) − x + 0 −
1
f (x) α
0
f = lambda x: 1-x**2
u = 0.5
print(u)
for _ in range(20):
u = f(u)
print(u)
On conjecture ainsi que la suite (u2n ) décroît vers 0 et que la suite (u2n+1 )
croît vers 1.
3. Démontrer que les suites (u2n )n et (u2n+1 )n sont monotones de sens contraire.
Pour tout n ∈ N, on a u2(n+1) = u2n+2 = f (f (u2n )) = f ◦ f (u2n ). La suite
(u2n ) est donc une suite récurrente du type vn+1 = g(vn ) avec g = f ◦ f
qui est croissante sur [0, 1]. On en déduit que (u2n ) est monotone. Comme
u0 = 21 , u1 = 43 et u2 = 16
7
< u0 . Donc (u2n ) décroît.
On a donc pour tout n ∈ N, u2n+2 6 u2n , d’où en appliquant f décroissante
sur [0, 1], on a f (u2n+2 ) > f (u2n ), d’où u2n+3 > u2n+1 et donc la suite (u2n+1 )
est croissante.
les suites (u2n )n et (u2n+1 )n sont donc monotones et bornées entre 0 et 1, elles
convergent donc, de plus vers un point fixe de f ◦ f .
Or pour tout x ∈ R, on a f (f (x)) = 1−(1−x2 )2 = −x4 +2x2 . On sait déjà que
α et β sont des points fixes de f , donc aussi de f ◦f . De plus, on remarque 0 et 1
sont des points fixes de f ◦f . Ainsi si on pose g(x) = f ◦f (x)−x = −x4 +2x2 −x,
on a obtenu que la fonction polynomiale g de degré 4 s’annulait 4 fois, on a
donc obtenu toutes ses racines, et donc tous les points fixes de f ◦ f . On
remarque que
Comme (u2n ) est décroissante, on a pour tout n ∈ N, 0 6 u2n 6 u0 , d’où par
passage à la limite, 0 6 √lim u2n = 21 . Le seul point fixe de f ◦ f dans [0, 12 ] est
0, car β < 0 et α = −1+2 5 > 21 . On en déduit que u2n tend vers 0.
©Arnaud de Saint Julien - MPSI Lycée La Merci 2024-2025 22