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CPGE Mohammadia Feuille des execices N o : 3 23/24
Math spé Réduction des endomorphismes et des matrices
Exercice 1 Soit E = M3 (R) l’ensemble des matrices carrées d’ordre 3 à coefficients réels.
On note I3 la matrice identité de E et 03 la matrice nulle de E.
Soit A 1’ensemble des matrices M de E vérifiant l’égalite :
M (M + I3 ) (M + 2I3 ) = 03 (∗)
1. Déterminer l’ensemble des réels α tels que αI3 ∈ A.
2. L’ensemble A est-il sous-espace vectoriel de E ?
−1 −1 1
3. On note B = 1 −3 1 .
1 −1 −1
1 1
(a) On pose X1 = 1 et X2 = 1 . Calculer BX1 et BX2 .
0 1
(b) En déduire deux valeurs propres de B.
Déterminer une base de chacun des sous-espaces propres associés.
(c) Démontrer que B est diagonalisable, et expliciter une matrice D diagonale et une matrice P inversible
telles que: B = P DP −1 .
(d) Démontrer que D ∈ A, puis que B ∈ A.
4. Plus généralement, on suppose que M est une matrice de E diagonalisable, telle que le spectre de M soit
inclus dans {0, −1, −2}.
Montrer que M ∈ A.
Exercice 2 Soit f l’endomorphisme de Rn [X] défini par ; f (P ) = (X 2 − 1)P ′′ .
1. Ecrire la matrice de f dans la base canonique de Rn [X].
2. En déduire que f est diagonalisable.
0), e2 = (0, 1, 0), e3 = (0, 0, 1)) la base canonique de R3 . f l’endomorphisme de
B(e1 = (1, 0,
Exercice 3 On note
0 −2 −5
R3 de matrice A = −2 0 4 . dans la base canonique B .
1 1 0
On note : v = f (e1 ) + e1 , , u = e1 − e2 = (1, −1, 0)
1. (a) Calculer v = f (e1 ) + e1
(b) Montrons que la famille C = (u, v, e1 ) est une base de R3 .
−1 −2
0
(c) Ecrire la matrice P de C dans B, et vérifier que P −1 = 0 0 1 .
1 1 1
2. (a) Donner la matrice A′ de f dans la base C
(b) Quelle relation entre P , Aet A′ (sans le justifier) .
(c) En déduire les valeures propres de f (aussi de A)
(d) Calculer le rang rg(A′ − 2I3 ) et le rang rg(A′ + I3 )
(e) f est-il diagonalisable, f est-il bijectif ?.
3. (a) On considère également l’endomorphisme g : R3 −→ R3 .
(x, y, z) 7−→ (x + y − z, 2y, −x + y + z)
Donner M la matrice de g dans la baseB = (e1 , e2 , e3 )
(b) Vérifier que M 2 = 2M ,en déduire que si λ est valeur propre de g alors λ2 − 2λ = 0.
(c) En déduire les valeurs propres de get les vecteurs propre associés
7 [Link]
1/??
(d) M est -elle diagonalisable?
(e) A-t-on f ◦ g = g ◦ f ?
0 1
0 0
a0 a1 ... an−1
... 0 .. .. .. ..
. et A = an−1
0 . . .
Exercice 4 Soient les deux matrices dans Mn (C) , J = .
..
.. .. ..
0 . 1 . . a1
1 0 ... 0 a1 an−1 a0
1. Montrer que J est diagonalisable.
2. En déduire que A est diagonalisable.
3. Calculer le déterminant de A.
Exercice 5 Soit A ∈ Mn,p (K), B ∈ Mp,n (K).
1. Vérifier l’égalité
XIn − AB A In 0 In 0 XIn A
0 XIp B Ip = B Ip 0 XIp − BA
2. Montrer que (−1)n X p χAB = (−1)p X n χBA .
3. En déduire que si A, B ∈ Mn (K), alors χAB = χBA .
4. Soit A, B ∈ Mn (K).
(a) Montrer que si A est inversible, alors χAB = χBA .
(b) On suppose que A est non nulle et non inversible de rang 0 < r < n. Montrer que χJr B = χBJr .
(c) En déduire que χAB = χBA .
Exercice 6 Soient A ∈ Mn (C) et ϕA l’endomorphisme de Mn (C) définit par ϕA (M ) = AM .
1. Montrer que les valeurs propres de ϕA sont les valeurs propres de A.
2. Déterminer les valeurs propres de l’endomorphisme ψA : M 7−→ M A.
3. Montrer que ϕA est diagonalisable si et seulement si A est diagonalisable.
4 0 0 4 0 0
Exercice 7 Soient les matrices de M3 [X] , A = 2 3 0 et D = 0 3 0 .
−1 0 1 0 0 1
On se propose de résoudre dans M3 [X] , l’équation X 2 = A.
1. Soit Y ∈ M3 [X] telle que Y 2 = D.
(a) Montrer que Y et D commutent.
(b) En déduire que Y est diagonale , et la déterminer.
2. (a) Montrer que A est diagonalisable .
(b) En déduire les solutions de l’équation proposée.
Exercice 8 Soit E un R-espace vectoriel, φ un endomorphisme de E non nul tel que:
φ3 + φ = 0
1. Démontrer que E = Ker(φ) ⊕ Im(φ).
2. Démontrer que Im(φ) = Ker(φ2 + idE ).
3. Démontrer que si x ∈
/ Ker(φ), alors le couple (x, φ(x)) est libre.
4. Calculer suivant les cas, le polynôme minimal de φ.
2/??
5. Si E est de dimension 2, montrer qu’il existe une base dans laquelle la matrice de φ est représentée par
0 −1
1 0
Donner le polynôme minimal.
6. Si E est de dimension 3, montrer qu’il existe une base dans laquelle la matrice de φ est représentée par
0 0 0
0 0 −1
0 1 0
Donner le polynôme minimal.
Exercice 9 On se propose de montrer que Deux matrices carrées d’ordre 2 ayant même trace et même déterminant
et telles que le polynôme minimal de l’une n’est pas scindé sur R sont semblables (CN C08.M P ).
Considèrons une matrice A ∈ M2 (R) telle que 4. det A − (trA)2 ⟩0 et notons A′ = 2δ (A − trA2 .I2 ) et A” =
1 trA −δ p
2
2. δ trA où δ = 4. det A − (trA) .
1. Montrer que A′2 = −I2 .
On note f l’endomorphisme de R2 canoniquement associé à la matrice A′ et on considère un vecteur non
nul e de R2
2. Montrer que la famille (e, f (e)) est une base de R2 et écrire la matrice A1 de f dans cette base.
3. Exprimer A′ en fonction de A1 et en déduire que les matrices A et A” sont semblables dans M2 (R)
Exercice 10 Soient f un endomorphisme diagonalisable d’un K−ev E de dimension finie n . On note C(f )
l’ensemble des endomorphismes de E qui commutent avec f .
1. Montrer que C(f ) est un sous-espace vectoriel de L(E).
2. Montrer que g ∈ C(f ) si et seulement si chaque sous espace propre de f est stable par g.
X
3. En déduire que dim(C(f )) = αλ2 , où αλ est l’ordre de multiplicité de la valeur propre λ.
λ∈Sp(f )
4. Montrer que si les valeurs propres de f son simples , alors , (IdE , f, ..., f n−1 ) est une base de C(f ).
Exercice 11 Soient A ∈ Mn (R) vérifiant tr(A) ̸= 0 et f l’application de Mn (R) dans lui même définie par :
f (M ) = tr(A)M − (trM )A.
1. Vérifier que f est linéaire.
2. Montrer que l’ensemble H = {M ∈ Mn (R) / tr(M ) = 0} est un sous-espace propre de f .
3. En déduire que f est diagonalisable.
0 ... ... 0 a1
0 ... ... 0 a2
. .. ..
Exercice 12 Soit la matrice de Mn (R), A =
.. . .
0 ... ... 0 an−1
a1 a2 . . . an−1 an
1. Discuter le rang de A.(on ditinguera les cas (a1 , ..., an ) = (0, ..., 0) et (a1 , ..., an ) ̸= (0, ..., 0)).
2. Diagonaliser A sur R.
3/??
1 1 ... ... 1
1 1 0 ... 0
.. .. ..
Exercice 13 Soit la matrice de Mn (R) n ≥ 3 A =
. 0 1 . .
.. .. .. ..
. . . . 0
1 0 ... 0 1
1. Déterminer le rang de (A − In ) , et en déduire une valeur propre de A en précisant sa multiplicité.
2. Calculer detA et trA et en déduire les deux valeurs propre qui restent.
3. A est-elle diagonalisable?
Exercice 14 On considère un endomorphisme nilpotent u d’indice n d’un espace
vectoriel E de dimension fini n.
1. Montrer que si e est un vecteur de E, tel que un−1 (e) ̸= 0, alors la
famille (e, u(e), ..., un−1 (e)) est une base de E.
2. écrire la matrice deu dans cette base.
3. Montrer que le commutant c(u) = {v ∈ L(E)tquv = vu} de l’endomorphisme u est K[u].
Exercice 15 : polynôme compagnant
n n−1
Si n ≥
1 et P = X + an−1 .X + ..... + a0 est polynôme de degré n à coéfficients dans K, on pose
0 ··· ··· ··· −a0
.. ..
1
. 0 0 .
CP = 0
. .. . .. .
. . Cette matrice est dite matrice compagnon du polynôme P.
0 .
.. . . ..
.. ..
. . .
. .
0 ··· 0 1 −an−1
On note u l’endomorphisme de Kn canoniquement associé à la matrice A et (e1 , ...., en ) la base canonique de
Kn ,
(a) calculer le rang et le pôlynome caractéristique de
CP
(b) Montrer que toute espace propre est de dimension 1
(c) Donner une CNS de diagonalisation de C
(d) Déduire alors que P est annulateur de la matrice CP .
m
bj .X j ∈ K[X] qui soit de degré ≤ n − 1 et qui
P
Supposons qu’il existe un polynôme Q =
j=0
annule la matrice CP ,
(e) vérifier queQ(u)(e1 ) = 0E b0 = ..... = bm = 0
(f ) Quelle est le polynôme minimal de CP
Exercice 16 : matrice circulaire
Soit
0 0 . . . 0 1 a0 a1 . . . an−1 an
1 0 ... 0 (b) C = an a0 ... an−1 .
(a) J = ··· an ... ···
.. a2 ... ... a1 a0
0 . ... 0
0 ... ... 1 0
(a) Calcler χJ en déduire que est diagonalisable
(b) exprimer C en fonction de Jen déduire que C est diagnalisable et detC
Exercice 17 Soient E un K − ev de dimension finie , f, g ∈ L(E) trigonalisables tel que f og = gof .On se
propose de montrer par récurrence que f et g sont trigonalisables dans une même base .
(a) Montrer que f et g ont un vecteur propre commun q’on notera x.
4/??
(b) Montrer que le résultat est vrai pour n = 1 . On suppose qu’il est vrai à l’ordre n − 1.
(c) Montrer qu’il existe une base de E , B = (x, e2 , ...,
en ) dans laquelle
les matrices de f et de g sont de la
α ∗ ··· ∗ β ∗ ··· ∗
0 0
forme :MB (f ) = .. et MB (g) = ..
. M
. N
0 0
(d) .Soit H = V ect(e2 , ..., en ) et p la projection sur H parallèlement à K.x , posons f1 = pof |H et g1 = pog|H
i. Vérifier que f1 et g1 sont des endomorphismes de H et donner leur matrices dans la base (e2 , ..., en ).
ii. Montrer que f1 et g1 ont une base commune de trigonalisation .
iii. Conclure.
Exercice 18 Soient u un endomorphisme d’un K − ev E , πu son polynôme minimal , x ∈ E\{0}.
(a) Montrer qu’il existe un unique polynôme unitaire de degré minimal noté πx,u ∈ K[X] tel que πx,u (u)(x) =
0E , puis justifier que πx,u divise πu .
(b) En déduire que l’ensemble {πx,u / x ∈ E\{0E }} est fini.
(c) On pose πu = P1α1 ...Prαr où α1 , ..., αr ∈ N et les Pi irréductibles et deux à deux distincts.
Montrer que pour tout i ∈ {1, ..., r} , il existe yi ∈ E\{0E } tel que Piαi divise πyi ,u , puis construire un
élément xi ∈ E\{0E } tel que Piαi = πxi ,u .(Raisonner par l’absurde et utiliser 2.).
(d) Soit x, y ∈ E\{0E } ; on suppose que les polynômes R = πx,u et S = πx,u sont premiers entre eux .
Justifier que x + y ̸= 0 , puis montrer que πx+u,u = RS.
(e) Déduire de ce qui précède qu’il existe e ∈ E\{0E } tel que πe,u = πu .
Exercice 19 Soit E un K − ev de dimension finie n ≥ 1, φ un endomorphisme de E.
(a) On suppose que λ est une racine de πφ polynome minimal d’ordre k ≥ 1, c’est à dire πφ = (X − λ)k p(X),
avec p(λ) ̸= 0.
Prouver que Im(φ − λidE )k = Ker(p(φ)), et en déduire que E = Ker(φ − λidE )k ⊕ Im(φ − λidE )k .
(b) Démontrer que les énoncés suivants sont équivalents:
i. λ est une racine simple de πφ .
ii. E = Ker(φ − idE ) ⊕ Im(φ − idE ).
iii. Ker(φ − λidE ) = Ker(φ − λidE )2 .
(c) On suppose que χφ est scindé sur K; prouver que φ est diagonalisable si, et seulement si pour toute
valeur propre λ de φ: rg(φ − λidE ) = rg(φ − λidE )2 .
Exercice 20 :Soit A ∈ Mn (K) une matrice, soit à =t ComA la transposée de la matrice des cofacteurs.
(a) Montrer que tout vecteur propre de A est vecteur propre de Ã.
(b) On suppose A diagonalisable. Exprimer les valeurs propres de à en fonction de celles de [Link]
selon rang de A.∈ {n, n − 1, n − 2}
Exercice 21 :
(a) Soit A une matrice de rang 1 montrer que les proposition suivantes sont équivalentes
i. trA ̸= 0 ii. A2 ̸= 0 iii. KerA = KerA2 iv. A est diagonalisable
a1 a1 ··· a1
a2 a2 ··· a2
(b) La matrice complexe .. .. .. est-elle diagonalisable ?
. . .
an an ··· an
Exercice 22 : Endomorphisme cyclique cyclique
On dit que u ∈ L(E) est cyclique ssi il existe x0 ∈ E tel que (x0 , u(x0 ), .., un−1 (x0 )) est une base de E ,avec
n = dim E.
5/??
(a) Montrer que si u possède n valeurs propres distinctes alors u est cyclique.
(b) u est cyclique, Montrer que si u est nilpotent alors u est nilpotent d’indice n.
Exercice 23 : Localisation des valeurs propres
(a) . Montrer que si
n
X
|ai,j | < |ai,i | pour tout i ∈ [1, n] ⇒ M = (ai,j ) est inversible.
j=1, i̸=j
(b) . En utilisant que,si λ n’est pas valeur propre de A alorsA−λI est inversible montrer que SpC M ⊂ ∪ni=1 D(ai,i , ri )
P
avec ri = j̸=i |ai,j |
D(ai,i , ri )le disque du plan complexe de rayon ri
Exercice 24 (a) Soit f ∈ L(Cn ) Montrer que si f , est diagonalisable alors f 2 ,l’est
(b) Montrer que la réciproque est vrai ssi kerf =kerf 2 .
i. Soit A ∈ Mn (C) et B = A A k
0 A Calculer B en fonction de A,puis P (B) pour P ∈ Cn [X]
ii. Déduire que B est diagonalisable ssiA = 0
Exercice 25 CNC03 Soient A et B deux éléments de MnK ; on considère l’application
ΦA,B : Mn (K) −→ Mn (K)
X 7−→ AX + XB
(a) Montrer que l’application ΦA,B est linéaire.
(b) Soient V ∈ Mn,1 (K) (resp. W ∈ Mn,1 (K)) un vecteur propre de A (resp. t B)
i. Expliciter les coefficients de la matrice V t W en fonction des coefficients v1 , . . . , vn de V et w1 , . . . , wn
de W , et en déduire que la matrice V t W n’est pas nulle.
ii. Montrer que la matrice V t W est un vecteur propre de ΦA,B ; à quelle valeur propre est-il associé?
(c) Soit λ une valeur propre de ΦA,B et Y ∈ Mn (K) un vecteur propre associé.
i. Montrer que pour tout entier naturel k, Ak Y = Y (λIn − B)k .
ii. En déduire que pour tout polynôme P , à coefficients dans K, P (A)Y = Y P (λIn − B).
iii. On suppose que le polynôme caractéristique PA de A est scindé sur K et s’écrit
Y
PA = (−1)n (X − µ)βµ .
µ∈SpK (A)
• Montrer que Y PA (λIn − B) = 0 et en déduire que la matrice PA (λIn − B) n’est pas inversible.
• En déduire qu’il existe a ∈ SpK (A) tel que la matrice (λ − a)In − B ne soit pas inversible.
(d) Conclure que si le polynôme PA est scindé sur K alors SpK (ΦA,B ) = SpK (A) + SpK (B).
(e) Soient (Y1 , . . . , Yp ) une famille libre de Mn,1 K, et Z1 , . . . , Zp des vecteurs arbitraires de Mn,1 (K).
Xp
Montrer que l’égalité Yit Zi = 0 a lieu ssi les vecteurs Z1 , . . . , Zp sont tous nuls.
i=1
(f ) On suppose ici que les matrices A et B sont diagonalisables dans Mn (K) et on désigne par (U1 , . . . , Un ) et
(W1 , . . . , Wn ) des bases respectives de vecteurs propres de A et t B. En considérant la famille (Uit Wj )1≤i,j≤n ,
montrer que l’endomorphisme ΦA,B est diagonalisable.
6/??