Initiation à la Construction Bois au Cameroun
Initiation à la Construction Bois au Cameroun
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PAIX – TRAVAIL – PATRIE PEACE – WORK – FATHERLAND
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MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS MINISTRY OF PUBLIC WORKS
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INITIATION A LA
CONSTRUCTION BOIS
Par
Ces arbres proviennent des forêts. Ils sont constitués de trois parties
essentielles ; à savoir : -la racine (partie enterrée), - le fût ou le tronc plus ou moins droit
(d’où proviennent les bois) - et les branches et feuilles.
La forêt camerounaise, sur le plan étendue, est la deuxième plus grande forêt
d’Afrique avec plus de 23 millions d’hectares. Mais, d’après un rapport sur l’Etat des
forêts en 2011, le Cameroun a perdu 19% de ses forêts en 20 ans, avec un déclin annuel
moyen de 0.9%, soit 220 000 hectares.
2
millions de m3 dont la moitié appartient à la région de l’Est et le reste à celle du Centre,
Sud, Littoral et le Sud-Ouest.1
3
Coupe transversale d’une bille
Liège
Ecorce
Liber
Cambium
Aubier
Aubier
4
L’aubier,(biais) (GB : sapwood) : couche fibreuse plus ou moins épaisse de bois déjà
ferme mais inachevé dont la zone inerte se transforme, chaque année, en un cerne de
bois parfait ; sa couche externe est le cambium, qui génère les cellules d’aubier.
L’aubier a une couleur souvent distincte de celle du bois ; il est plus tendre et,
surtout, sujet aux attaques des champignons et des insectes xylophages : on doit
donc l’éliminer des bois d’œuvre.
La moelle, (GB : Pith) : au centre du cœur, matière spongieuse qui disparaît avec
l’âge, laissant un canal tubulaire vide cerné de bois très dur, auquel le langage courant
donne, de façon erronée, le nom de cœur.
Les feuillus sont des arbres produisant des feuilles bien développées, par
opposition aux conifères ou résineux dont la forme des feuilles est réduite à des
aiguilles.
En Europe occidentale par exemple, la plupart des feuillus sont des arbres à
feuillage caduc ou décidus ( ), c'est-à-dire qui perdent leurs feuilles en automne. Mais
certains gardent leur feuilles toute l’année, on parle de feuillus persistants. ( le houx, le
laurier, ou le chêne vert (Quercus ilex) ;
5
De la même façon, il existe des gymnospermes qui perdent leurs aiguilles : le
Mélèze Larix spp. est le plus connu, tout comme le Cyprès chauve Taxodium distichum.
6
Broussin (surface Fente de bout (de séchage) et deux façons d’éviter ces
rugueuse) fentes
Ou loupe (surface lisse)
Dans le premiers cas, le bois est considéré comme une alimentation pour les
organismes vivants. On retrouve alors le principe de dégradation avec une équation
schématique proche de celle qui suit avec du bois, de l’oxygène, et plus un micro
organisme xylophage (qui mange le bois), qui donnera du dioxyde de carbone et de
7
l’eau avec de l'ATP (Adénosine Triphosphate, ), une molécule riche en énergie
chimique, utilisée universellement par les cellules pour stocker l'énergie :
( ) + + ⃗ + +
NB : L’activation de cette équation n’aura lieu que sur des bois proches de la saturation
des fibres.
( ) + + ⃗ + +é
8
INSECTE XYLOPHAGE : LE CAPRICORNE DES MAISONS
Femelle
Gros vers blanc, aplati à l’avant, de 10 à
15 mm de longueur ; ses mandibules sont
apparentes
Insecte brun noir, long et plat ; le dos du Sciure fine tassée et compacte, avec des
thorax comporte des protubérances déjections en boulettes. Trous ovales (env.
6x3 mm)
Cycle alvéolaire : 3 à 10 ans
Vie adulte : 1 à 2 semaines
Bois attaqués : attaque surtout les charpentes en bois résineux
Bruits caractéristiques : grignotement intermittent, souvent nettement audible
9
des antennes. légèrement ovales, de 1 à 1,5 mm de
diamètre.
10
INSECTE XYLOPHAGE : TERMITE
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INSECTE XYLOPHAGE : SIREX OU GUEPE DU BOIS ET VARIANTES
Termite actif, dit « ouvrier » rappelle celui du frelon, ses deux paires d’ailes à
membrane ont une légèreté teint fumée. A l’arrière du
corps, une longue tarière sert à pondre les œufs dans les
interstices des bois résineux sur pied. La larve est un
gros ver blanchâtre annelé, de 2 à 3 cm, qui creuse des
galeries pendant 3 ans, avant de sortir par un trou
d’environ 6 mm
12
- NF X 40-500 (préservation des bois dans la construction) NF X 40-501
(protection contre les termites) ;
- NF X 41-522 à 41-580 (Essai d’efficacité) ;
I-11-1 DEFINITION
C’est la coupe longitudinale des billes de bois en éléments d’épaisseur ou de
sections qui les rendent manipulables et utilisables soit tels quels, soit pour des
transformations par usinages. On distingue :
- le débit premier, consistant à scier les billes en plateaux, soit sur plots, soit sur
dosses (ou cercles annuels), soit pour des bois de qualité, sur quartier, sur faux-
quartier ou sur maille ;
- et le débit second qui consiste à refendre les plateaux et débits premiers en pièces de
sections rectangulaires admises par l’usage, les avivés, ou délignés parallèles.
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I-11-2 DESIGNATION SUIVANT LES EPAISSEURS :
Feuilles : 8, 10, 12, 15, et 18 mm
Planches : 22, 26, 30, 35, 40 et 40 mm
Plateaux : 55, 65, 75, 80, 105, 120 mm
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I-11-3 LES DEBITS LAMELLAIRES
Les sections usuelles (en mm) des débits seconds des bois indigènes et
tropicaux, avant corroyage, sont réalisées en fonction des besoins des entreprises et
suivant la région. Cependant, il existe un bon nombre de sections et de dimensions
commerciales :
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I-12 DIFFERENTS TYPES DE BOIS RECONSTITUES
I-11-1 DEFINITION
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travailler
ATUI ATUI
SIPO ASSIE
Bois les plus courants, travail
SAPELLI SAPELLI
Normalement exposé facile, bonne stabilité
MAKORE OKOLA
dimensionnelle.
DIBETOU BIBOLO
BILINGA BILINGA
Bois très durs, résistants,
Massive et décorative BUBINGA BUBINGA
beaux et coûteux.
MOVINGA EYEN
OKOUME
Intérieures à traiter LIMBA AKOM Bois à traiter absolument
ACAJOU NGOLLON
FINITIONS INTERIEURES
AYOUS OBECHE
ILLOMBA ETENG
ABURA ELILOM Bois à traiter et à peindre
OLON BONGO
AMIEM EKOUK
AMEUBLEMENT
BETE KOUL
Facile à travailler et bonne
MAKORE OKOLA
finition
BOSSE
BUBINGA BUBINGA Bois précieux, très
BILINGA BILINGA recherchés.
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CHAPITRE II :
PROPRIETES DU MATERIAU BOIS
II-1-1 L’HYGROSCOPIE
La teneur en eau du bois notée w, également appelé taux d’hygroscopique ou taux
d’humidité, est définie comme étant le rapport entre la masse d’eau contenue et la
masse de bois à l’état sec.
−
= 100
Note : l’état anhydre (w=0%), il n’y a ni eau liée ni eau libre dans le bois ; il ne reste
que l’eau de constitution.
L’eau liée (0% < w < 30%) : c’est l’eau liée au bois par l’intermédiaire d’une liaison
hydroxyde disponible (-OH) des cellules ou de la lignine ;
Le point de saturation des fibres (PSF) (wPSF =30%) : c’est le point particulier,
variant d’une essence à l’autre ;
L’eau libre : (w > 30%) : cette eau remplit les pores du bois et ceci ne peut commencer
qu’après le PSF.
La norme NF B 50-003 stipule qu’un bois du commerce est mi-sec, si son taux
est compris entre 22%, et d’humidité ambiante de saturation ; sec, entre 17 et 22% ; sec
à l’air, entre 13 et 17%, desséché, si le taux est inférieur à 13%. On détermine
l’humidité h d’un bois par la formule :
Remarque : Dans la nature, on suppose qu’un bois séché naturellement ne peut aller en
deçà de 15% d’humidité.
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Le bois est un matériau hygroscopique signifie que son comportement
mécanique, électrique ou thermique dépend de son degré d’humidité.
= 1530 /
La masse volumique du bois varie très fortement en fonction des paramètres suivants :
- La teneur en eau (w);
- L’essence ;
- Les caractéristiques de croissance ;
- La texture
NB : La masse volumique du bois doit donc être donnée avec sa référence de teneur en
eau w .
= ,
1+ 1+
= 100 = 100 ,
1+ 1+
100 100
19
II-1-4 DURETE
C’est la résistance du bois à la pénétration des outils. Les bois les plus denses sont
les plus durs et les bois les plus légers sont les plus tendres. la dureté des bois est à peu
près proportionnelle au carré de leur densité.
20
Classe de service 1 : Ouvrages protégés des intempéries. Il s’agit d’ouvrages où la
structure n’est jamais exposée à l’eau libre, ni même à un brouillard de vapeur
d’eau. Par exemple, les structures internes des bâtiments à l’exception des
salles d’eau (salle de bain, douche, …);
Classe de service 2 : Ouvrages partiellement protégés des intempéries. Sur ces
ouvrages, des éléments structuraux peuvent être en contact exceptionnellement
avec de l’eau libre, ou du brouillard de vapeur d’eau. C’est le domaine des
halles ouvertes, entrepôts, abribus, etc…
Classe de service 3 : Ouvrages exposés aux intempéries. Il s’agit de tous les ouvrages à
l’eau et à la pluie, comme les ponts, passerelles pédestres, terrasses et barrières
pour les parties hors sol, etc…
Au-delà de ces trois classes, regroupant les ouvrages du type bâtiment, on
considère également certaines constructions spéciales telles que :
Classe de service 4 : Ouvrages en bois en contact avec le sol, tels que potelets de
clôture, poteaux de lignes ou terrasse sur sol, etc…
Classe de service 5 : Ouvrages immergés tels que pieux marins, éléments structuraux
de port de plaisance, etc..
"Les structures doivent être assignées à l'une des classes de service" 1 à 3.
21
exposé aux Asamela, bété, bilinga, douka, iroko, grignon franc,
Très durable (20
intempéries kotibé, makoré, movingui, moabi, mutenye, niové,
ans)
ovangkol, palissandre, teck, tola, wacapou, wengé
Acajous, bossé, dibétou, framiré, kosipo, kouali,
Durable (12 ans) mengkulang, dark red meranti, ligth red meranti,
niangon, sipo, yang, zingana.
Aiélé, ako, andoung, avodiré, baboen, ekouné,
Peu ou pas eyoung, fromager, ilomba, koto, limba, yellow
durable meranti, white meranti, okoumé, olon, ovoga, ozigo,
ramin, samba, tiama.
Acajous, angélique, Asamela, Azobé, bété, bilinga,
bossé, bubinga, dibétou, douka, doussié, framiré,
grignon franc, iroko, kosipo, kotibé, kouali, makoré
Très durable mengkulang, dark red meranti, ligth red meranti,
Sans contact
moabi, movingui, mutenye, niangon, niové,
avec le sol et
ovangkol, padouk, palissandre, sapelli, sipo, teck,
partiellement
tola, wacapou, wengé, yang, zingana
abrité des
Yellow meranti, white meranti, okoumé, olon,
intempéries Durable
ovoga, ozigo, tiama
Assez durable Aiele, andoung, avodiré, eyong, limba
Ako, baboen, ekoune, fromager, ilomba, koto,
Peu durable
ramin, samba
Note : La résistance des bois peut être améliorée en les protégeant chimiquement contre
la détérioration. La méthode de traitement la plus efficace a longtemps été
l'imprégnation au créosote ou au chlorure de zinc. Cette méthode est toujours l'une des
plus efficaces. Cependant, de nouveaux produits, dont plusieurs contenant des composés
du cuivre, ont été introduits sur le marché. Le bois peut être protégé contre les
intempéries par des revêtements de surface appropriés, appliqués à la brosse, par
pulvérisation ou par immersion.
22
CHAPITRE III
ASSEMBLAGE BOIS
Barre tendue
e
e
ee
a Bord chargé
c
c
c
a
b
Bord non chargé
23
Note :
A défaut de savoir si la barre est tendue ou comprimée, on adopte ce dernier plan
de clouage.
Les clous ne sont pas situés exactement sur ces lignes de répartition mais
légèrement à côté. On les désaxe en les plaçant de part et d’autre des lignes
théoriques afin d’éviter le fendage du bois.
Pour les pointes de diamètre d, on a : a 12.d ; b 5.d ; c 10.d ; e 5.d.
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III-1-3 EFFORTS ADMISSIBLES
Conditions :
1. Le diamètre de la pointe n’excède pas 1/10 de l’épaisseur
du bois le plus mince ;
2. les valeurs du tableau supposent une longueur efficace de la
pointe (longueur incluse dans la pièce concernée) égale ou
supérieure à 8d;
3. pour les longueurs efficaces de pointe inférieure à 8d, on
doit réduire les valeurs des efforts admissibles au prorata de
cette longueur.
Diamètre de la pointe (mm)
2,1 2,5 2,7 3,0 3,3 4,4 4,9 5,4 5,9 6,4 7
15 21 25 31 37 66 77 89 102 115 132
Effort admissible (daN)
25
Effort admissible (daN) par pointe lisse en double cisaillement (la pointe traverse
les deux pièces)
Conditions :
1-Même conditions que pour le simple cisaillement
2-En outre, la pénétration de la pointe dans la troisième pièce
doit être au moins égale à 6d. ;
.
Note :
1- Ces valeurs sont données pour les bois blancs ;
2- Pour les bois rouges, les efforts indiqués doivent être multipliés par 1,3 ;
3- Les valeurs admissibles de pointes spéciales sont fournies par les fabricants.
26
Une grande variété de
chevilles est disponible pour
les ancrages.
27
2- on ne peut admettre des trous sur alésés ou le remplacement de boulons par des
tiges filetées que dans le cas où un glissement de l’assemblage n’est pas gênant.
3- Les assemblages boulonnés sont toujours réalisés au moyen de rondelles dont les
dimensions doivent conformes aux valeurs suivantes : diamètre de la rondelle
3,5 diamètre du boulon ; épaisseur de la rondelle d/3.
Conditions :
Assemblage symétrique de trois pièces en bois
rouge
L’épaisseur des deux pièces externes est au moins
égale à la moitié de l’épaisseur de la pièce axiale,
sauf si ce sont des goussets en acier
28
Épaisseur minimale en
mm des goussets en acier 3 4 4 4 4 4 5 5
(le cas échéant)
III-3-1 DISPOSITIONS
29
Tenon et mortaise simple. Embrèvement Emboîté, À Épaulement
(la composante verticale est transmise par
l’épaulement)
F : effort appliqué
S : surface de contact
30
Vérification simplifiée de la compression pour un embrèvement :
1- F/S1 25 daN/cm2 (compression en bois de bout) (bois rouge prendre 50
daN/cm2)
2- V/S2 30 daN/cm2 (compression transversale oblique) (bois rouge prendre 45
daN/cm2)
31
III-4 LES EMBREVEMENTS SIMPLES, SANS EMBOITEMENT,
NECESSITENT UN ORGANE COMPLEMENTAIRE DE
POSITIONNEMENT
Attention : Si, sous certains cas de charge, un effort de traction est envisagé, cet organe
peut servir à le transmettre (boulon traversant par exemple)
32
Pour les pentes supérieures à 45° (100%)
33
Note :
1. La disposition des pointes ou des boulons doit respecter des règles
d’espacement entre organes et par rapport aux rives des pièces
2. les dimensions des bois sont souvent déterminées par la nécessité de respecter
ces règles.
34
1. Par ailleurs, les sections de bois ne dépendant généralement pas de l’assemblage,
car il est toujours possible d’agrandir le gousset pour transférer l’effort appliqué
2. Les usinages sont très simplifiés
3. il convient de vérifier le cisaillement de feuille de gousset en contreplaqué
(épaisseur minimal 10 mm) sur la base d’une valeur maximale admissible de 20
dan/cm2).
35
III-6-1 CHEVRONS SUR PANNES D’APLOMB : DETAILS SUR PANNE
SABLIERE
Important : La fixation du chevron sur la sablière garantit un libre glissement, mais
doit empêcher le soulèvement du vent.
Données de calcul :
Chaque fixation de chevron sur panne intermédiaire doit transmettre l’effort de
glissement selon le rampant, soit : charge par mètre carré (en kg) x espacement de
chevrons (en m) x espacement des pannes (en m) x coefficient de pente (K).
Le tableau ci-dessous indique le coefficient K à utiliser en fonction de la pente
(en %) :
Pente en 10 15 20 25 30 35 40 45 50 60 70 80 90 100
%
K 0,10 0,15 0,20 0,24 0,29 0,3 0,37 0,41 0,45 0,51 0,57 0,62 0,67 0,71
36
Exemple :
Pour une charge de tuile, chevrons et vent de 60 Kg/m2, chevrons espacés de 1,8m (
selon rempant), pente de 80%, l’effort par pointe est donc de :
60 x 0,5 x 1,8 x 0,62 = 33 daN.
D’où le diamètre de la pointe lisse doit être supérieur ou égale à 3 mm (si bois bois
blanc, sinon 2,5 mm si bois rouge)
37
III-6-4 CHEVRONS SUR PANNES A DEVERS (ATTENTION A LA MAITRISE
DU DEVERS)
Attention : En général, les pannes ne sont pas assez rigides pour retenir les chevrons
dans le plan rampant. Il faut donc rattacher les chevrons à un point résistant de la
charpente ou de l’infrastructure en partie haute ou basse.
Note :
Dans le représentation sur cette page, les deux forces (symétriques)
d’entraînement des chevrons se combinent en une résultante verticale, ce qui surcharge
considérablement la panne faîtière, qui devra alors être dimensionné en conséquence.
La charge supplémentaire (en daN/ml) ainsi apportée sur la panne faîtière, par
mètre, pour un comble symétrique, est égale à :
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charge par mètre carré (en kg) x longueur d’un rampant (en m) x 2 x coefficient de
pente (K).
Pente en 10 15 20 25 30 35 40 45 50 60 70 80 90 100
%
K 0,10 0,15 0,20 0,24 0,29 0,3 0,37 0,41 0,45 0,51 0,57 0,62 0,67 0,71
Exemple :
Pour une charge de (tuile, chevrons et vent) de 60 Kg/m2. Une longueur de rampant de
3,6m, avec une pente de 80% ; la densité de charge d’entraînement ramenée au droit de
la panne sablière (hors composante verticale, à ajouter donc) est de :
60 x 3,6 x 2 x 0,62 = 268 daN/ml (alors que la composante verticale n’est que de 1,8 x
60 = 108 daN/ml)
En bref, il faut dimensionner ici la panne faîtière pour une densité de charge linéaire de
376daN/ml et non 108 daN/ml.
39
permettent ensuite de bloquer
également les pannes situées plus
hauts.
Note :
1- On choisit, ici, d’écouler l’effort selon le rampant en fournissant aux pannes
un appui intermédiaire
2- Cette solution convient particulièrement aux toitures mono-pentes et/ou aux
arcs de mur de longs pans non stabilisés. Elle participe en outre au
contreventement de l’ouvrage.
L’effort transmis par chaque feuillard (ou bracon cf page avant, mais alors
comprimé) est égale à (en daN) est de :
charge par mètre carré (en kg) x un quart de la surface d’un rampant (en m2) x K x
1
Cos
40
Avec
: angle du bracon et la ligne d’eau ; si l’angle est roche de° ; ce qui est fréquent, alors
1
- 1,42
Cos
Pente en 10 15 20 25 30 35 40 45 50 60 70 80 90 100
%
K 0,10 0,15 0,20 0,24 0,29 0,3 0,37 0,41 0,45 0,51 0,57 0,62 0,67 0,71
Exemple :
Pour une charge de (tuile, chevrons et vent) de 601 Kg/m2. Une surface de rampant de
30m2, une pente de couverture de 80% et une inclinaison des feullards (ou bracon cf
page avant), la traction (compression) de chaque feullard (bracon) est d’environ :
60 x (30/4) x 1,42 x 0,62 = 396 daN/ml (ceci est l’effort de devers à prendre par chaque
feuillard, si le feuillard participe aussi au contreventement, il faut alors y ajouter cet
effort pour son dimensionnement).
Attention : Les liaisons entre les pannes et les échantignolles transmettent des efforts
importants (glissement, arrachement, renversement) qui sont souvent sous-
évalués. Elles nécessitent une grande attention.
Échantignolle métallique : Pour des
efforts importants, les échantignolles
métalliques en tôle pliées permettent de
disposer un plus grand nombre de pointes qui,
en outre, travaillent dans les meilleures
conditions.
41
Le fil du bois est parallèle à l’entrados de
l’échantignolle et l’emprise sur la hauteur de la panne
est au moins égal à 2/3.
42
III-6-7 CONTINUITE DES PANNES : DISPOSITIONS CONSTRUCTIVES
Attention : Les configurations indiquées ici ne concernent que des pièces courantes ;
pour des poutres maîtresses ou des chevêtres, il est fortement recommandé d’utiliser des
étriers métalliques.
43
Appui en mortaise (ou à emboîtement)
(Voir commentaire ci-contre)
Note :
1- La vérification du blocage des lambourdes peut supposer que la charge de
chaque solive se repartit sur deux pointes ou vis, au minimum.
2- La longueur d’appui minimale recommandée pour une solive est de 3 m.
44
3- En cas de pose en mortaise, le dimensionnement de la poutre maîtresse doit
tenir compte de la réduction de section.
Appui par entaille à mi-bois sur poteau à Variante sur poteau composé en trois
enfourchement pièces
Note :
La vérification de cet assemblage consiste à respecter la compression de flanc sur
les pièces portées (compression transversale), qui doit rester inférieure à 20 daN/cm2
(effort total divisé par la surface du fond de l’enfourchement) (bois rouge prendre 30
daN/cm2)
45
Poteau massif Poteau composé
Note :
La vérification de cet assemblage consiste à respecter la compression de flanc sur
les pièces portées (compression transversale), qui doit rester inférieure à 20 daN/cm2
(effort total divisé par la surface du fond de l’enfourchement) (bois rouge prendre 30
daN/cm2)
46
Attention : ce type de liaison ne peut pas
participer au contreventement de
Panne « passante » sur poteau composé
l’ouvrage.
47
III-6-14 APPUI LATERAL DE POUTRE SUR POTEAU : APPUI SUR
FERRURE EN AME
Appui sur ferrure en âme : le transfert d’effort vertical est assuré par les deux
boulonnages ; l’encastrement de la ferrure est assuré, côté poteau, par les boulons
traversants ou, côté poutre, par une longueur suffisante de gousset.
Note :Le calcul de ces liaisons s’effectue selon les principes déjà indiqués (cisaillement
de boulons, contacts bois sur bois, compression locale sans rondelle)
48
des plaquettes sont nécessaires pour transférer les efforts horizontaux.
Note :
1- Cet type d’appui génère des moments parasites : tendance au renversement
d’une pièce intermédiaire par exemple, qui doivent être neutralisés par un
encastrement des pièces intermédiaires, soit sur le poteau, soit sur la pièce
portée.
2- Le calcul de ces liaisons s’effectue selon les principes déjà indiqués
(cisaillement de boulons, contacts bois sur bois, compression locale sur
rondelle).
49
III-6-16 APPUI LATERAL DE POUTRE SUR POTEAU : APPUI PAR TENON
ET MORTAISE
Appui par tenon et mortaise à épaulement biais
50
Note :
1- Pour une bonne conservation du bois, il faut bien dégager la platine d’appui de
quelques centimètres par rapport à la surface du sol (10 cm minimum)
2- Dans de tel assemblage on peut envisager le transfert d’effort soit par appui sur
bois sur acier (cas 2), soit par boulonnage de l’âme (cas 1 et 3). L’addition des
deux n’est pas admise.
3- Par ailleurs, ne pas oublier si nécessaire le dimensionnement des sections de
boulons ou des platines.
51