Après les guerres médiques …
La période qui sépare la fin des guerres médiques de la guerre du Péloponnèse, surtout connu par
Thucydide, dure 50 ans.
Pentekontaetia = cinquantaine d'années (intervalle entre la fin des guerres médiques et le début de la
guerre du Péloponnèse).
Sources : Thucydide, Diodore de Sicile (livres XI et XII), Plutarque (Vie de Cimon, Vie de
Périclès), et des inscriptions.
Des attitudes différentes vis à vis de comment traiter les Grecs → médisants (passé du côté des
Perses) et est-ce qu'il faut continuer la guerre contre les Perses.
– Sparte veut punir les médisants : par exemple, elle veut remplacer par d'autres Ioniens d'Asie
les médisants des cités grecques d'Asie Mineure (les Lacédémoniens veulent ainsi éviter une
présence militaire constante en Asie Mineure) ; elle veut expulser les médisants de
l'Amphictionie de Delphes (les Thessaliens, les Thébains, les Béotiens, sauf Thespies et
Platées), et les Argiens (cela aurait donné une suprématie à Sparte à l'intérieur de
l'Amphictionie).
À Sparte, Pausanias voit le danger de laisser l'initiative militaire à Athènes ; mais les hommes
militaires spartiates sont très prudents, et s'opposent à la politique de Paris (comme par exemple le
géronte Etémaridas conseiller aux Spartiates de laisser???)
– Pausanias est remplacé par Dorchidès, qui n'est pas reconnu comme hégémon par les alliés.
Alors Sparte en profite pour renoncer à son engagement en mer Egée.
– Athènes veut intervenir dans différentes cités et régions passées du côté des Perses → voit
dans cette intervention une future hégémonie. Montée de puissance de Sparte.
→ Pour continuer la guerre dans la mer → hégémonie navale qui lui appartient.
Athènes et Sparte : la double hégémonie.
Thucydide I, 18, 2-3.
Trouve les causes de la guerre dans cette double hégémonie.
« Les Grecs qui s'étaient rebellés au Roi de Perse et ceux qui se battaient entre eux, se partagèrent,
s'alliant soit avec les Athéniens, soit avec les Lacédémoniens. Athènes et Sparte étaient en effet
désormais les deux cités les plus puissantes, puisqu'elles dominaient l'une le continent, l'autre la
mer. Mais l'entente dura peu de temps : par la suite, entrés en conflits, les Lacédémoniens et les
Athéniens avec leurs alliés, commencèrent à se faire la guerre ».
… de la ligue des Hellènes à la ligue de Délos (Athènes à l'hégémonia) …
Les Grecs d'Asie Mineure et les Insulaires se tournent alors vers Athènes, et le congrès constitutif
de la nouvelle ligue se réunit à Délos, pendant l'hiver 478/477.
«Les Athéniens et ses alliés » = symmachia (alliance militaire à caractère défensif, avec un
hégémon et des alliés autonomes) = Ligue de Délos.
Les choses changent très vite : Athènes en profite des ligues pour les contrôler.
→ Hégémon à presque tyran de la ligue.
Arché → contrôle presque tyrannique.
Les étapes :
– Si Thémistocle est accusé de médisme et ostracisé en 474, Cimon, fils de Miltiade, devient
l'homme politique le plus important à Athènes. Aristide met en place un tribu (phoros).
→ Chaque cité de la ligue de Délos doit payer aux magistrats d'Athènes. Certaines cités en
nature → navire ; tribu pour armer les bateaux, flotte.
– Aristide fixe le montant total en 460 talents (chiffre problématique car inconciliable avec les
estimations transmises par les inscriptions de 454/453).
► 1 talent c'est beaucoup ; avoir une armée navale très forte contre les Perses.
– La perception du phoros se fait en 5 districts.
– Ce trésor est perçu et conservé par des trésors athéniens, les hellénotames et entreposé à
Délos.
– Chaque année se réunit à Délos le conseil des alliés, où chaque cité envoie un délégué
(Athènes avait naturellement une position dominante).
Des adhésions ne sont pas toujours volontaires et les 1ères révoltes.
– Dès 475 Carystos d'Eubée est forcé à intégrer la ligue.
– 470, Naxos se révolte contre les Athéniens → 1ers à se révolter.
– 467 → réprimée.
– 464 : Thasos 465/464 se révolte → sa puissante est détruite par Athènes en 463, les revenus
reviennent à Athènes.
Egine est soumise après 2 ans de guerre, 457/456 (émission de monnaie avec tortue de terre et non
plus de mer ; Athènes qui a obligée ce changement → geste qui ne respecte pas la sémmachia) →
cité toujours concurrencée avec Athènes.
En réalité :
– la flotte de la Ligue des Hellènes avait chassé la dernière garnison perse d'Europe en
Chersonèse de Thrace, à Sestos, pendant l'hiver 479/478.
– 476/475 : les perses chassés de la forteresse d'Eion par Cimon → remporte d'autres victoires
contre les Perses :
– entre 469 et 466, Cimon, remporte des victoires à l'embouchure de l'Eurymédon
(Pamphylie), et en Carie.
– Aussi une expédition à Chypre en 465, et expédition en Egypte(autre région soumise au
Grand roi) (460-454) : en 454, le contingent athénien est exterminé.
– Pour calmer la révolte de Thasos. Enorme défaite d'Athènes, Cimon ostracisé en 461 →
massacre d'Ennéadel ??
– 450 Cimon rappelé en exil.
460-454 : Egypte autre expédition, bataille où Cimon meurt. Défaite.
Athènes a peur de passer l'hégémonie.
… de l'hégémonia à l'arché : le tournant des années 450.
– Le trésor de l'alliance est transféré à Athènes en 454.
À Athènes, c'est dans le Parthénon, ce n'est pas avant tout un temple, c'est pour loger le
trésor.
► Action forte.
– Inscriptions : les soi-disons listes du tribu athénien comptabilisent le montant versé par
chaque cité ; les alliés devaient offrir notamment 1/60e de leur tribu (les prémices =
aparchai) à Athéna.
– Le montant du tribu est fixé par Athènes tous les 4 ans (aux Grandes Panathénées) et perçu
tous les ans (Grandes Dyonisies).
– Les décrets athéniens (en particulier le décret de Cleinias, 448/447) montrent un strict
contrôle sur le versement du tribut.
– Le décret de Cléarque, 448/447, impose aux alliés de n'utiliser que les poids, mesures et
monnaies athéniennes : « Voilà ce que les Athéniens leur imposent, même s'ils ne le veulent
pas ».
Les Athéniens s'ingèrent dans les affaires intérieures des cités :
– Constitution démocratique imposée à plusieurs cités (Erythreés vers 450, Milet et Chalcis
dans les années 440).
– Installations de garnisons (phrouria) commandées par des phrourarques.
– Installation de clérouques : des colons militaires qui conservent la citoyenneté athénienne
mais reçoivent un lot de terre (kléros) sur le territoire de la cité soumise.
– Envoi de magistrats : archontes, épiskopoi (surveillants).
– Kérykès (hérauts), Helléspontophylaques (surveillants des détroits).
– Les tribunaux athéniens jugent les affaires impliquant les alliés (décret de Chalcis).
– Des colonies (apoikia), à distinguer des clérouquies, sont fondées par les Athéniens :
Thourioi en Italie du sud (colonie panhellénique) ; Bréa et Amphipolis (437/436) plus
étroitement contrôlée par les Athéniens.
→ Zone importante → bois (pour construire les navires) et forêts.
– Selon Thucydide (I, 23), dans la transformation des symmachoi (alliés) de la Ligue de Délos
en hypèkooi (sujets) il faut chercher la cause de la Guerre du Péloponnèse.
« En ces années là, les Athéniens ont renforcé leur archè et ont obtenu une grande puissance, tandis
que les Spartiates, tout en s'en apercevant, ne se sont pas opposés, sinon faiblement, et pour la plus
grande partie du temps, ils osnt restés tranquilles … jusqu'au moment où la puissance des Athéniens
devint très grande et se retourna contre leurs mêmes alliés ... ».
La ligue de Délos à part quelques batailles contre les perses → sert à Athènes pour contrôler ses
alliés → être unis contre un possible retour des Perses → ce sont les Athéniens qui vont les
chercher.
– 449/448, « paix de Callias » ? entre Grecs de la ligue et Perses = fin des guerres médiques.
Théopompe et Callisthène → faux → une paix où les Perses ne doivent plus entrer en mer Egée
avec leur flotte.
En réalité : la ligue est perçue comme un instrument d'oppression sur la mer Egée.
Après la « paix de Callias » (449/448 entre Grecs de la ligue et Perses (= Fin des guerres
médiques)
Situation à Athènes, et rapports entre Athènes et Sparte :
471 : ostracisme de Thémistocle par médisme. L'accusateur est Cimon.
462/461 : ostracisme de Cimon par laconophilie. L'accusateur est Périclès → derrière les actions
politiques de cette époque.
462/461 : réformes d'Ephialtès concernant l'Aéropage.
– La réforme soustrait à l'Aéropage toutes les compétences qui petit-à-petit s'étaient ajoutées
(épithéta), en matière de contrôle de la vie politique et institutionnelle, et les redistribue à la
Boulè, à l'Ecclésia, et à l'Héliée.
– Les compétences de l'Aéropage se limitent donc à la juridiction sur les meurtres et sur peu
d'autres questions de nature religieuse et sacrée.
– De la réforme d'Ephialtès, les institutions démocratiques sortent renforcées (Héliée ; et en
457 les zéugites sont admis à l'archontat).
– Conflit en Grèce centrale (2e guerre sacrée) entre la coalition spartiate (Sparte, Doride et
Locrides) et la coalition athénienne (Athènes, Phocide, Thessalie).
– 447/446 : autre conflit en Béotie, défaite athénienne à Coronée ; mise en place de la
confédération béotienne dominée par Thèbes.
→ Sparte cachée et contre les Athéniens.
447 : commence le programme de monumentalisation de l'Acropole et construction du Parthénon.
446/445 : paix des Trente Ans entre Athènes et Sparte.
Possibilité d'adhérer à l'une des ligues → principe de l'arbitrage et non intervention entre les 2
ligues.
Derrière les réformes, ostracisme, … programme.
443/442 : Périclès stratège (élu 15 fois de suite, jusqu'à sa mort en 429).
– Ephialtès est assassiné peu après sa réforme (Aristote, Constitution des Athéniens, 25, 5 : il
est tué par Aristodikos de Tanagra. Thucydide I, 197, 4 et 6 : il est tué par un complot
oligarchique).
– Sa mort ne peut plus arrêter le processus d'évolution démocratique continué et accompli par
Périclès, qui prend la tête du parti démocratique.
Périclès (495-429 avant J-C) ou la démocratie réelle.
Fils de Xanthippe (homme politique athénien, opposant de Miltiade, ostracisé en 485/484, et
victorieux au Cap Mycale et à Sestos) et Agaristè (nièce du réformateur Clisthène, de la famille de
Alcméonides).
C'est un aristocrate, c'est lui qui a accompli le processus pour le fondement démocratique à Athènes.
1ère phase plutôt obscure.
Il est considéré comme un chef aristocrate important.
Décrit par Thucydide → il a le consensus populaire.
Le peuple se laissait guider par Périclès et Athènes était une démocratie par le mot mais le
gouvernement de Périclès le 1er citoyen d'Athènes.
Due à des qualités personnelles exceptionnelles + initiatives politiques.
Il contribue à l'ostracisme de Cimon en 461.
En 457, les zeugites peuvent accéder à l'archontat.
Vers 450 : introduction du misthos → rétribution de 2 à 3 oboles pour les juges.
– Misthos dikastikos ou héliastikos : 2 à 3 oboles ;
– misthos boulétikos : 5 oboles (6 oboles pour les prytanes) ;
– misthos pour les magistrats (sauf les stratèges) : 4 oboles.
Il n'introduit peut-être pas le théorikon → pour entrer gratuitement aux différents spectacles et
théâtres → moment d'enseignement.
Le misthos est comme une assistance démagogique, en réalité voulait encourager la réelle
participation des citoyens.
Peut passer à la dernière phase :
– 451 : loi limitant le droit de cité (exclusion des patroxénoi et métroxénoi) → seulement aux
enfants de père et mère athéniens. Sont exclus ceux qui ont un parent étranger, pou rlimiter
une croissance démographique importante.
Une femme fille d'un citoyen pouvait donner naissance à un enfant légitime.
Il a lui même un enfant avec une étrangère, une intention réelle de limiter le nombre de citoyens.
– Les procédures de la dokimasia, d'eisangélia, de graphè paranomôn sont organisés.
→ Procédures qui renforcent la démocratie.
Dokimasia → contrôle sur les magistrats. Après procès contre magistrats qui se sont mal comportés.
Eisangélia veut dire dénonciation.
Le graphè paranomôn → décision judiciaire contre la loi qui n'est pas conforme aux lois → ce qui
renforce la démocratie. Cintre l'auteur d'une proposition contraire aux lois.
– À partie des années 447-445, il commence une politique de grands travaux, qui doivent
donner à Athènes le lustre que mérite la grande puissance qu'elle est en train de devenir.
– À partir de 443/442, Périclès devient le plus important personnage politique d'Athènes, élu
stratège pour 15 fois consécutives jusqu'à sa mort.
Thucydide II, 65, 5-9.
En 431 : il prononce l'Oraison funèbre, pour honorer les soldats morts dans l'expédition de Byzance
(durant la première année de la Guerre du Péloponnèse).
Thucydide participe à al guerre du Péloponnèse → discours → document important.
Thucydide II, 37.
→ Écoute et obéit aux lois car elles font parties de la vie d'Athènes.
Depuis toujours donc si on n'écoute pas on mérite le mépris de tous.
Fait un discours et un éloge de la politique d'Athènes face à Sparte.
Athènes ne laisse aucune rancune envers ses adversaires.
Discours de propagande et de mise ne valeur politique.
Athènes, « école de la Grèce ».
→ Athènes dicte les pensées.
– Afflux d'intellectuels et surtout des sophistes, « maîtres de la pensée et de la parole ».
Aussi les différents styles architecturaux.
– Mais les écoles demeurent privées et réservées aux plus riches.
Exemple Protagoras : « l'homme est la mesure de toutes choses, de l'être de celles qui sont, du non-
être de celles qui ne sont pas » ; un doute méthodique sur les dieux : « je ne suis pas en mesure de
savoir s'ils existent, ni s'ils existent pas ».
La guerre du Péloponnèse n'est pas à l'origine de la guerre d'Athènes contre Sparte → à cause d'un
comportement.