0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
93 vues7 pages

Chapitre Ier

Chapitre Ier de mémoire sur le changement climatique

Transféré par

abelipaul27
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
93 vues7 pages

Chapitre Ier

Chapitre Ier de mémoire sur le changement climatique

Transféré par

abelipaul27
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Chapitre Ier : REVUE DE LA LITTERATURE

I.1. DEFINITION DE QUELQUES CONCEPTS


I.1.1. CHANGEMENT CLIMATIQUE
Le changement climatique désigne les variations à long terme de la
température et des modèles météorologiques, comme par exemple les variations
naturelles dues au cycle solaire ou à des éruptions volcaniques massives.
([Link]
Armel, 2015, quant à lui, le Groupe Intergouvernemental d’Experts en
Climat (GIEC), définit le terme « changement climatique » comme tout
changement dans le temps, qu'il soit dû à la variabilité naturelle ou aux activités
humaines, principalement l’utilisation généralisée des combustibles fossiles
entre autre le charbon, pétrole et autre gaz. Ces problèmes, qualifiés de
changement climatique sont les plus importants et les plus urgents de tous les
problèmes environnementaux, l'un des plus grands défis que doit relever la
communauté internationale (Fabrice AGOSSOU, 2012).
Pour Mushagalusa et al. 2021 ; Kabore et al., 2019, le changement
climatique qui résulte de l’augmentation des gaz à effet de serre et donc de la
température planétaire constitue une menace pour l’agriculture familiale, car
celle-ci dépend directement des facteurs climatiques, notamment du
rayonnement du soleil, de la pluie, de la température et de la teneur en gaz
carbonique.
Selon Hamani, 2007, L’Afrique est un continent particulièrement
vulnérable à ces changements et que sa grande vulnérabilité est due à sa forte
dépendance à l’agriculture et à sa capacité d’adaptation limitée qui tient au
manque de ressources financières et de technologies adaptées.
En République Démocratique du Congo (RDC), où environ 70 % de la
population vit essentiellement de l’agriculture de subsistance, le changement
climatique est venu s’ajouter à d’autres problèmes existants pouvant agir de
cause à effet : l’insécurité , l’impraticabilité des routes de desserte agricole, la
pauvreté, la croissance démographique galopante entrainant ainsi une
compétition d’accès aux ressources (USAID, 2018 ; Mushagalusa et al. 2021)
ainsi que l’urbanisation rapide accompagnée de la déforestation (Mushagalusa et
al. 2021).
Selon Bolaluembe et al., 2021 et Stern, 2007, ce changement
climatique se manifeste par une augmentation continue de la température
globale moyenne de la surface de la terre, une fréquence et une intensité accrues
des phénomènes climatiques extrêmes, en plus il cause une nouvelle répartition
régionale et saisonnière des précipitations (IPCC, 2007), et cela impacte d’une
manière ou d’une autre le secteur de l’agriculture, lequel est considéré comme le
plus vulnérable.
Selon les projections climatiques faites par la fiche d’information de
USAID, d’ici 2050, l’augmentation des températures va passer de 1 à 2,5°C, il y
aura augmentation de la variabilité des précipitations et le risque accru
d’inondations et de sécheresses et les principaux impacts climatiques influent
significativement sur divers secteurs entre autre les ressources hydrauliques et
énergie, les écosystèmes, la santé et l’agriculture (USAID, 2018).
Au-delà de ces manifestations, le réchauffement climatique prend
l’ampleur à Kinshasa, capitale de la RDC. Selon l’ONU, le réchauffement
climatique peut donner lieu à des graves modifications de l’environnement et
avoir les conséquences sur la santé humaine. Sur la santé humaine, la hausse des
températures favorise la prolifération de moustiques et les populations sont
davantage exposées à des maladies comme le paludisme et autres infections
transmises par les insectes. Sur l’environnement, le réchauffement climatique
peut entraîner une élévation du niveau des océans, menaçant ainsi les zones
côtières et provoquant des modifications des précipitations, augmentant les
risques de sécheresse et d’inondations.
Sur l’agriculture, le réchauffement climatique provoque des
sécheresses qui risquent d’aggraver les conditions de vie des populations, le
régime de précipitations, la sécurité alimentaire et l’approvisionnement en eau.
(Chronique ONU, 2019)

I.1.2 VULNERABILITE DES EXPLOITATIONS AGRICOLES


A cause de sa dépendance directe au climat, le secteur de l’agriculture
reste de plus en plus vulnérable face aux effets climatiques et cela se manifeste
aux pauvres exploitants qui s’exilent dans ce secteur pour l’espoir de survie.
La vulnérabilité consiste en la propension ou la prédisposition à subir
des dommages, généralement en comparaison avec sa contrepartie (p. ex.,
hommes par rapport aux femmes, travailleurs extérieurs par rapport aux
travailleurs intérieurs, etc.) (Demers-Bouffard, 2021).
Selon le GIEC, la vulnérabilité est composée de la sensibilité et de la
capacité d’adaptation (GIEC, 2014). Selon GIEC, les stratégies d’adaptation
efficaces, telles que l’agroforesterie ou la diversification des exploitations
agricoles peuvent contribuer à atténuer la vulnérabilité des exploitations
agricoles face au changement climatique.

I.1.3. ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE


Selon le GIEC, l’adaptation est une démarche d’ajustement au climat
actuel ou attendu, ainsi qu’à ses conséquences. Dans les systèmes humains, il
s’agit d’atténuer ou d’éviter les effets préjudiciables et d’exploiter les effets
bénéfiques. Dans certains systèmes naturels, l’intervention humaine peut
faciliter l’adaptation au climat attendu ainsi qu’à ses conséquences (GIEC,
2014). Il peut servir à atténuer les dommages et exploiter les avantages (FAO,
2010). Les stratégies d’adaptation, selon GIEC sont nombreuses entre autres le
changement de pratique agricoles, la gestion durable des terres, la
dénaturalisation des villes mais également le développement des services
climatiques. Par contre, les travaux recensés sur les stratégies d’adaptation
indiquent que l’utilisation des semences résistantes à la sècheresse associée à
l’agroforesterie, le décalage des dates de semis et l’irrigation ainsi que la
diversification des cultures sont parmi les options d’adaptation privilégiées
(Mushagalusa et al. 2021)
Néanmoins, l’adaptation fait également face à des nombreux obstacles
tels que le manque de ressources, de sens de l’urgence, de volonté politique, de
connaissances et de mobilisation (GIEC, 2023).

I.1.4. MARAICHAGE
Le maraîchage ou horticulture maraîchère ou encore agriculture
maraîchère est la culture des végétaux à usage alimentaire, et plus
particulièrement les légumes, de manière professionnelle, c’est-à-dire dans le
but d’en faire un profit ou simplement d’en vivre (Wikipédia), bref, c’est la
culture des légumes.
Dans son rapport d’étude sur l’agriculture périurbaine (maraîchage) de
Kinshasa, Kasongo (2009) a indiqué qu’à Kinshasa, cette activité est pour les
exploitants, la principale pourvoyeuse de nourriture et source d’emplois et de
revenu et qu’elle approvisionne une population de plus de 7 millions d’Habitants
qui se nourrissant quotidiennement des légumes.
Pour Musibono et al. 2011, Le maraîchage représente l’essentiel de
l’agriculture urbaine à Kinshasa et compte plus de 60.000 producteurs occupant
la plupart des zones périurbaines de la ville, formant ainsi une ceinture verte qui
nourrit tant bien que mal la population kinoise (Kasongo, 2009, Minengu et al.,
2018 ; T. Bukele et J. Abata, 2020).
Les cultures maraîchères des zones péri-urbaines de Kinshasa sont les
légumes fruits, feuilles, les légumes bulbes, et les légumes racines (Minengu et
al. 2018)

I.1.5. REVENU ET REVENU AGRICOLE


Revenu : Economiquement le terme revenu fait allusion à
l’ensemble des ressources ou droits qu’un individu, une entreprise ou une
collectivité publique perçoit sur une période donnée, en nature ou en monnaie,
sans prélever sur son patrimoine (La Toupie, disponible en ligne sur
[Link]
%20%C3%A9conomie%2C%20un%revenu%20est,%2C%20rente%2C%20r
%C3%A9tribution%2C%20salaire.), par contre, selon LAROUSSE, un revenu
désigne tout ce qui est perçu, en nature ou en monnaie, par quelqu’un ou par une
collectivité comme fruit d’un capital placé ou comme la rémunération d’une
activité ou d’un travail.
Par rapport à la deuxième définition, le Revenu agricole peut être
défini comme tout ce qui est perçu, en nature ou en monnaie, comme fruit d’un
capital placé ou comme la rémunération d’une activité spécifiquement agricole.
Donc, c’est le revenu généré par une exploitation agricole. Il est calculé comme
la différence entre les recettes de l’exploitation et les charges supportées
(Masiala et al. 2018)
I.2. EFFET SUR LA PERCEPTION DES ALEAS CLIMATIQUES
Les aléas climatiques sont perçus par les agriculteurs à travers divers
évènements susceptibles de produire des effets négatifs sur les exploitations
(Mushagalusa et al. 2021) et ces évènements comprennent : la pluviométrie
excessive, la sécheresse prolongée, les inondations ou les vents forts qui peuvent
détruire les cultures et entrainer des pertes post-récoltes (Mushagalusa et al.
2021 ;
Pour IPCC (2007), le changement climatique bouleverse les
précipitations, et ce bouleversement s’accompagne d’une augmentation de la
fréquence et de l’intensité des évènements climatiques extrêmes : sècheresse,
inondation, canicule, pluies fortes et abondantes.
Dans leur étude sur les perceptions des maraîchers du site de
Tshuenge dans la ville de Kinshasa sur le changement climatique, Bolaluembe et
al., 2021 disent que la majorité des agriculteurs perçoivent les effets du
changement climatique à travers non seulement la hausse de la température mais
aussi le faible taux de germination, le stress hydrique des cultures et le retard de
croissance dus à la déforestation et que le reboisement est proposé par les
agriculteurs comme l’option la plus efficace pour lutter contre les effets du CC.

Références bibliographiques
1. Kabore, P., N. Bruno, P. Ouoba, A. Kiema, L. Some et A. Ouedraogo,
2019, Perceptions du changement climatique, impacts environnementaux
et stratégies endogènes d’adaptation par les producteurs du Centre-nord
du Burkina Faso », VertigO - la revue électronique en sciences de
l'environnement [En ligne], Volume 19 Numéro 1 | mars 2019

2. Arsène Mushagalusa Balasha, Jean-Hélène Kitsali Katungo, Benjamin


Murhula Balasha, Lebon Hwali Masheka, Aloïse Bitagirwa Ndele,
Volonté Cirhuza, Jean-Baptiste Assumani Buhendwa, Innocent Akilimali,
Nicanor Cubaka and Benoît Bismwa, Perception et stratégies
d’adaptation aux incertitudes climatiques par les exploitants agricoles
des zones marécageuses au Sud-Kivu, VertigO ,La revue électronique en
sciences de l’environnement, Volume 21 Numéro 1| Mai 2021

3. Eric Armel Mbalamona, Impact des changements climatiques sur


l’agriculture et l’environnement dans le bassin du Congo, 7ème
Conférence Africaine sur la Population, CERAPE, Johannesburg, 2015

4. Stern N., The economies of climate: The ster review. Cambridge,


University press, 692 p. 2007.

5. Papy-Claude Bolaluembe Boliale, Bonaventure Lele Nyami1, Winny


Ngwey, Jean Semeki Ngabinzeke, Séraphin Ifuta Ndey, Jean-Paul Tasi
Mbuangi, Michel Ndengoli Momangi, Chadrack Kafuti Mvula, Etienne
Yusufu Kachaka, Serge Kalawu Mangala, Michel Mbumba Bandi,
Perceptions des maraîchers du site de Tshuenge dans la ville de Kinshasa
sur le changement climatique, Revue Africaine d’Environnement et
d’Agriculture, RAFEA, 4(4), 31-42, 2021

6. Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC). Bilan 2007 des


changements climatiques : Rapport de synthèse, GIEC, Genève, 114 p,
2007

7. GIEC : Changements climatiques 2014: incidences, adaptation et


vulnérabilité. Organisation météorologique mondiale. p.40, 2014

8. David Demers-Bouffard, [Link], M.A., Les aléas affectés par les


changements climatiques : effets sur la santé, vulnérabilités et mesures
d’adaptation, INSPQ, Québec, p.368, 2021

9. FAO, Profil sur le changement climatique, 2010

10. Kasongo E.. Rapport d’étude sur l’agriculture périurbaine (maraîchage)


de Kinshasa, ACF, Kinshasa, 2009, 87 p.

[Link] de Dieu Minengu1, Ikonso Mwengi, Mawikiya Maleke, Agriculture


familiale dans les zones péri-urbaines de Kinshasa : analyse, enjeux et
perspectives (synthèse bibliographique), Revue Africaine
d’Environnement et d’Agriculture, 1(1), 60-69, 2018.

[Link] D. E., Biey E., Kisangala M., Nsimanda C., Munzundu B.,
Kekolemba V. & Palus J. Agriculture urbaine comme réponse au
chômage à Kinshasa, R.D. Congo. [VertigO] La revue électronique en
sciences de l’environnement, 11[1], 2011

[Link]éophane Bukele Kekemb, Jonathan Abata Korimboyi, Revenus des


exploitants maraîchers de Kinshasa : diagnostic technicocommercial et
analyse économétrique, Revue Africaine d’Environnement et
d’Agriculture, 3(3), 81-88, 2020.

[Link] M.B., Kinkela S. C. & Lebailly P., Fragilisation des revenus


maraichers par la progression des zones urbaines en périphérie de
Kinshasa (RDCongo). Mondes en développement, 1(181), 115-130, 2018

Vous aimerez peut-être aussi