Beceas
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BÉCÉAS 2023
Épreuve de mathématiques
Durée : 4h
1
Mathématiques Lundi 15 mai, matin Page 1/7
2023
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n
hn = n 1
·
X
k=1 ak
X
L’objet de l’exercice
X est de prouver la convergence de la série h n et de comparer sa somme
à celle de la série a n .
1. Un premier exemple
1
On pose, dans cette question, pour tout entier naturel n non nul, a n = ·
n(n + 1)
X +∞
X
(a) Montrer que la série a n converge et déterminer la somme an .
n=1
(b) i. Calculer, pour tout entier naturel n non nul, la valeur de h n .
X +∞
X
ii. Établir la convergence de la série h n et déterminer la somme hn .
n=1
2. Un second exemple
Soit q un réel de ]0, 1[. On pose, pour tout entier naturel n non nul, a n = q n−1 .
+∞
X
(a) Indiquer la valeur de la somme a n et pour tout entier naturel n non nul, la
n=1
valeur de h n .
X +∞
X 1
(b) Établir la convergence de la série h n et prouver la majoration : hn ⩽ ·
n=1 (1 − q)2
2
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1 1 +∞
X
4. Prouver, pour tout entier naturel k non nul, l’inégalité : 2
⩽ 2·
n=k n(n + 1) 2k
1 +∞
X 1
On s’intéressera à la monotonie de la suite de terme général u k = 2 − 2
·
2k n=k n(n + 1)
p
X p
X
(c) Prouver, pour tout entier naturel p non nul, l’inégalité : hn ⩽ 2 ak ·
n=1 k=1
X +∞
X +∞
X
(d) En déduire la convergence de la série h n et l’inégalité : hn ⩽ 2 an .
n=1 n=1
6. Soit C un réel strictement positif tel que, pour tout élément (a n )n∈N∗ de E , on a
+∞
X +∞
X
hn ⩽ C an .
n=1 n=1
+∞
X n +∞
X 1 π2
(a) Prouver l’inégalité : ⩾ − ·
n=1 (n + 1) n=1 n 6
α+1 α
n
(b) Prouver, pour tout entier naturel n non nul, l’inégalité : h n ⩾ (α + 1) ·
(n + 1)α+1
+∞
X1
(c) Prouver l’égalité : lim = +∞.
α→1 n=1 n α
>
3
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7. On suppose qu’il existe un réel K > 0 tel que, pour toute suite (a n )n∈N∗ à termes réels
X +∞
X +∞
X
strictement positifs dont la série a n converge, on a an ⩽ K hn .
n=1 n=1
et n o
V (ω) = min k ∈ J1, N K ; X (ω) ̸= k, Y (ω) ̸= k et Z (ω) ̸= k .
1. (a) Quelles sont les valeurs que peut prendre la variable aléatoire U ?
4
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∆(P )(X ) = P (X + 1) − P (X ).
n
X
2. Soit n ∈ N et P := ak X k .
k=0
Prouver, pour tout entier naturel m, l’égalité :
à !
m
X m
m m− j
∆ (P )(X ) = (−1) P (X + j ).
j =0 j
5
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5. Soit (n, N ) ∈ N × N∗ .
n
\
On pose, pour tout entier p ∈ J1, n K, A p = [X i ̸= p].
i =1
4. Calcul de l’espérance de T
Soit (N , n) ∈ N2 avec 1 ⩽ n < N .
7
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8
Option A Mardi 16 mai, matin Page 1/7
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On note L 2 l’ensemble
Z +∞ des applications u de dans R R, continues sur R et telles que
¡ ¢2 −x 2
l’intégrale généralisée u(x) e dx converge.
−∞
R R
On note R le -espace vectoriel des applications polynomiales de dans , qu’on peut R
R
confondre avec les polynômes de [X ] pour en définir les coefficients et le degré (égal à −∞
pour la fonction nulle).
N R
Pour tout n ∈ , on note R n le -espace vectoriel des applications polynomiales de R
R
dans , de degré inférieur ou égal à n.
1. Justifier que f est de classe C ∞ sur R2 et que son seul point critique est l’origine (0, 0).
La fonction f admet-elle un extremum local en ce point ?
2
2. On note K l’ensemble des éléments (x, y) de R2 tels que x4 + y 2 ≤ 1 .
a) Justifier que f admet un maximum et un minimum sur K .
x2
R
b) Soit (x, y) ∈ 2 tel que
4
+ y 2 = 1.
(
x = 2 cos t
Justifier qu’il existe un réel t tel que, pour cette valeur de t , et :
y = sin t
p π
2x y − x 2 = 2 2 sin(2t − ) − 2 .
4
R
3. Justifier que, pour tout x ∈ , la fonction y 7−→ f (x, y) est développable en série en-
R
tière sur et en donner le développement en série entière.
∀x ∈ R, 2
Hn (x) = (−1)n ex w (n) (x)
où w (n) désigne la dérivée n-ième de w.
En particulier : H0 (x) = 1 .
6. a) Justifier que, pour tout y ∈ R, la fonction x 7−→ f (x, y) est développable en série
R
entière sur .
+∞
R2, établir l’égalité :
X Hn (y) n
b) Pour tout (x, y) ∈ f (x, y) = x .
n=0 n!
Z +∞ 2
1. a) Justifier que, pour tout (u, v) ∈ L 2 2 , l’intégrale u(x)v(x)e−x dx converge.
−∞
b) Justifier que L 2 est un R-espace vectoriel et que l’application (.|.) est un pro-
duit scalaire sur L 2 .
On note ||.|| la norme sur L 2 associée au produit scalaire (.|.), définie par :
p
∀ u ∈ L 2 , ||u|| = (u|u) .
10
Option A Mardi 16 mai, matin Page 3/7
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a) Justifier l’égalité :
L2 = P ⊕ I . (1)
3. On note K l’ensemble des fonctions de L 2 qui sont nulles hors d’un segment inclus
dans l’intervalle ouvert ]0, +∞[ :
c) Justifier que si la fonction u est paire, alors il existe un élément v de K tel que :
(
v(x) si x ≥ 0
||u − v p ||2 ≤ 2 ε où v p (x) = ·
v(−x) si x < 0
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Option A Mardi 16 mai, matin Page 4/7
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(P ′ |Q ′ ) = (g (P )|Q) − (P |Q) .
3. Soit n ∈ . N
a) Montrer : ∀ P ∈ Rn , g (P ) ∈ R n .
∀P ∈ R n , g n (P ) = g (P ).
b) Justifier que, pour tout n ∈ N∗ , la famille (H0 , . . . , Hn ) est une base orthogonale
de R n .
X (u|Hn )2
c) En déduire, pour tout u ∈ L 2 , la convergence de la série 2
et l’inéga-
n≥0 ∥ Hn ∥
lité : Z
+∞
X (u|Hn )2 +∞ ¡ ¢2 2
≤ u(x) e−x dx . (2)
n=0 ∥ Hn ∥2 −∞
b) En déduire une suite de polynômes (Q 2,n )n∈N telle que la suite des
R
fonctions x 7−→ Q 2,n (x)e−x converge uniformément sur + vers la fonction e 2 .
12
Option A Mardi 16 mai, matin Page 5/7
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c) Démontrer par récurrence que, pour tout entier p supérieur ou égal à 2, il existe
une suite de polynômes (Q p,n )n∈N telle que la suite des fonctions x 7−→ Q p,n (x)e−x
R
converge uniformément sur + vers la fonction e p .
x ³X
n (−1)k (p + 1)k
k
´
On pourra utiliser les fonctions polynomiales x 7−→ Q p,n ( ) x .
2 k=0 k! 2k
d) En déduire que, pour toute fonction polynomiale P , il existe une suite (Q n )n∈N
d’éléments de R telle que la suite des fonctions x 7−→ Q n (x)e−x converge uniformé-
R
ment sur + vers la fonction x 7−→ P (e−x ).
∀ x ≥ 0, |v(x) − P (e−x )| ≤ ε .
Pour tout réel ε > 0, justifier l’existence de deux polynômes Q et R vérifiant les inéga-
lités Z Z +∞
+∞ ¡ x 2 ¢2 −x 2 2 −x 2 /2
w p (x) −Q( ) e dx ≤ ε e dx
−∞ 4 −∞
·
Z +∞ 2 ¢ Z +∞
¡ x 2 2 2
w i (x) − x R( ) e−x dx ≤ ε2 x 2 e−x /2 dx
−∞ 4 −∞
Pour parvenir à la seconde inégalité, on pourra, en lieu et place de v, utiliser la fonction
p
w(2p t ) e−t si t > 0
t 7−→ 2 t .
0 sinon
13
Option A Mardi 16 mai, matin Page 6/7
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d) Soit η > 0.
∥ wp − Pp ∥ ≤ η
∥ wi − Pi ∥ ≤ η .
b) Justifier l’égalité :
Xn (u|H )
k
lim ∥ u − H ∥=0.
2 k
n→+∞
k=0 ∥ H k ∥
c) Justifier que l’inégalité (2) démontrée en question 4 est en fait une égalité :
Z
+∞
X (u|Hn )2 +∞ ¡ ¢2 2
= u(x) e−x dx . (3)
n=0 ∥ Hn ∥2 −∞
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Option A Mardi 16 mai, matin Page 7/7
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Épreuve de mathématiques
Durée : 4h
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n Z 1 o
et C := f ∈ E ; ∀ t ∈ [0, 1] f (t ) ⩾ 0 et
′
f (t ) dt = 1 .
0
On considère, pour tout élément g de E , l’application Φg suivante :
C −→ R
R1
Φg : 0 f (t )g (t ) dt
f 7−→ R1 ·
0 f (t ) dt
1. Soit g ∈ E .
2. Dans cette question on suppose que, pour tout réel t ∈ [0, 1], g (t ) = t .
3. Dans cette question on suppose que, pour tout réel t ∈ [0, 1], g (t ) = et .
R∗ −→ R
h: α eα+1 − 1 .
α 7−→
α + 1 eα − 1
i. Montrer que la fonction h est prolongeable par continuité en 0.
ii. Déterminer lim h(α) et lim h(α).
α→+∞ α→−∞
(c) Prouver l’égalité : Φg (C ) =]1, e[.
4. Dans cette question on traite le cas général où l’application g est élément de E et sup-
posée non constante.
16
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(a) Justifier l’existence d’un couple (a, b) de réels distincts de [0, 1] tel que,
pour tout t ∈ [0, 1], g (a) ⩽ g (t ) ⩽ g (b).
On suppose désormais que a et b sont dans ]0, 1[ et on note N un entier naturel
2 2
tel que 0 < b − < b + < 1.
N N
On considère, pour tout entier n ⩾ N , la fonction f n qui vaut
1 1 1 1
0 si 0 ⩽ t ⩽ b − − 2 ou b + + 2 ⩽ t ⩽ 1
n n n n
1 1
1 si ⩽t ⩽b+
b−
n n
h 1 1 1i h 1 1 1 i
et qui est affine sur les segments b − − 2 , b − et b + , b + + 2 .
n n n n n n
(b) Représenter le graphe de la fonction f n .
Z 1
2
(c) Prouver, lorsque l’entier n tend vers +∞, l’équivalence : · f n (t ) dt ∼
0 n
(d) Prouver l’existence d’un réel K > 0 (ne dépendant que de g ) tel que, pour tout
entier n ⩾ N ,
Z b− n1 Z 1
K K
f n (t )g (t ) dt ⩽ 2 et f n (t )g (t ) dt ⩽ ·
0 n b+ n1 n2
n
X
2. Établir, pour tout (n, p) ∈ N × N∗ , l’égalité : a(n, p + 1) = a(n − k, p).
k=0
à !
∗ n +p −1
3. Établir, pour tout (n, p) ∈ N × N , l’égalité : a(n, p) = .
p −1
∗
¡ ∗ ¢p
4. En déduire que, pour tout à (n, p)
! ∈ N × N , le nombre de p-listes (x 1 , x 2 , . . . , x p ) ∈ N
X p
n −1
telles que x i = n vaut .
i =1 p −1
On munit, pour tout entier naturel n non nul, l’ensemble Ω des parties à n éléments de J1, 2n K
de la tribu pleine et de la probabilité uniforme notée P.
On appelle bloc d’une partie A élément de Ω, tout sous-ensemble de A de la forme Ja, b K
où
1 ⩽ a ⩽ b ⩽ 2n avec (a = 1 ou a − 1 ∉ A) et (b = 2n ou b + 1 ∉ A).
Par exemple, dans le cas où n = 3, la partie (de J1, 6K) {1, 2, 5} a deux blocs (J1, 2K et {5}) alors
que, dans le cas où n = 4 la partie (de J1, 8K) {2, 4, 6, 7} a trois blocs ({2}, {4} et J6, 7K).
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On note, pour tout entier naturel n non nul, X n la variable aléatoire qui, à chaque partie A
à n éléments de J1, 2n K, associe le nombre de blocs de A. La variable X 1 est donc constante
égale à 1.
6. Soit n ∈ N∗ .
¡n−1¢ ¡n+1¢
k−1 k
(c) En déduire, pour tout entier k ∈ J1, n K, l’égalité : P (X n = k) = ¡2n ¢ ·
n
(d) i. Calculer l’espérance de la variable X n .
ii. Calculer la variance de la variable X n .
8. Soit n ∈ N∗ . On lance 2n fois une pièce équilibrée et on note (ε1 , ε2 , . . . , ε2n ) la suite
de résultats obtenus (avec εi = 1 (resp. 0) si le i -ème lancer a donné pile (resp. face)).
Quelle est la probabilité d’obtenir une telle suite comportant n fois le 1 avec exacte-
ment k blocs de 1 ?
19
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BÉCÉAS 2022
R
qu’elle est continue sur ∗+ et qu’elle vérifie la formule récursive Γ(x +1) = x Γ(x), valable
pour tout réel strictement positif x.
Cette fonction intervient à maintes reprises dans la suite.
L’énoncé est divisé en quatre parties largement indépendantes, que les candidats ne sont
pas tenus de traiter dans l’ordre.
L’évaluation des copies sera étroitement liée à la rigueur des raisonnements et à une uti-
lisation dûment justifiée du cours. Une présentation soignée sera appréciée, une présentation
par trop négligée sanctionnée.
20
Option A Mardi 17 mai, matin Page 1/5
2022
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¡ ¢
Dans cette partie, on considère une suite X n n∈N∗ variables aléatoires définies sur le
N
même espace probabilisé (Ω, F , P) et on suppose que, pour tout n ∈ ∗ , X n suit la loi de
Poisson de paramètre n .
1. Justifier que, pour tout n ∈ N∗, la probabilité P([X n > k]) tend vers 0 quand l’entier k
tend vers l’infini.
2. Soit n ∈ N∗ .
a) Justifier, pour tout entier naturel k, l’égalité :
n k −n
P([X n > k]) = P([X n > k − 1]) − e ·
k!
3. Soit k ∈ N.
a) Préciser la limite de P([X n > k]) quand n tend vers l’infini.
n k −n
b) En utilisant (2), justifier que P([X n ≤ k]) est équivalent à e quand n tend
k!
vers l’infini.
Z n
4. Pour tout n ∈ N∗, on pose : In = 0
t 2n e−t dt .
2n + 1 2n + 1
n −n n
a) Justifier l’encadrement : e ≤ In ≤ ·
2n + 1 2n + 1
b) En déduire la limite de I n quand n tend vers l’infini.
c) Démontrer que I n est négligeable devant (2n)! quand n tend vers l’infini (on
pourra utiliser la propriété (2)).
R
On note S l’ensemble des fonctions réelles f définies et de classe C ∞ sur + , telles que,
pour tout couple (n, p) de nombres entiers positifs ou nuls, la fonction t 7−→ t p f (n) (t ) est
R
bornée sur + .
21
Option A Mardi 17 mai, matin Page 2/5
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a) Montrer que, pour tout entier positif n, il existe un polynôme P k,n de R[X ] tel
que la dérivée n-ième de f k vérifie :
∀ t ≥ 0, f k(n) (t ) = P k,n (t ) f k (t ) .
7. Montrer que, pour tout élément f de S et tout réel x > 0, la fonction t 7−→ t x−1 f (t ) est
intégrable sur ] 0, +∞ [.
10. Dans cette question, on suppose que f est une fonction à valeurs strictement posi-
tives qui appartient à S.
¡ ¢
a) Montrer que G( f ) (x) tend vers +∞ quand x tend vers +∞ .
¡ ¢
b) Montrer que G( f ) (x) est équivalent à f (0)/x quand x tend vers 0 .
c) Montrer que la fonction G( f ) admet un minimum global, atteint en un point
unique .
Pour tout élément f de l’espace S défini dans la deuxième partie du problème, on associe
la fonction Z ( f ) définie sur ] 0, +∞ [ par :
Z +∞
1
∀ x > 0, Z ( f )(x) = t x−1 f (t ) dt (4)
Γ(x) 0
22
Option A Mardi 17 mai, matin Page 3/5
2022
BÉCÉAS 2022
d) Montrer que Z ( f ), ainsi défini, est une fonction de classe C ∞ sur R et vérifie,
pour tout n ∈ :N
Z ( f )(−n) = (−1)n f (n) (0) .
( t
si t > 0
12. Dans cette question, on note f la fonction définie sur R+ par : f (t ) = et − 1 .
1 si t = 0
a) Justifier la validité des deux développements en série suivants :
+∞
X
(i) ∀ t > 0 , f (t ) = t e−t e−nt
n=0
1
(ii) ∀ t ≥ 0 , f (t ) = .
+∞
X tn
1+
n=1 (n + 1)!
R
Dans cette partie, P et Q désignent deux polynômes de [X ], non nuls et premiers entre
R
eux, et on note E (P,Q) l’ensemble des solutions sur de l’équation différentielle :
P y " +Q y ′ + (Q − P ) y = 0 (6)
Autrement dit, E (P,Q) est l’ensemble des fonctions réelles f deux fois dérivables sur R telles
que :
R ¡ ¢
∀ x ∈ , P (x) f "(x) +Q(x) f ′ (x) + Q(x) − P (x) f (x) = 0 .
14. a) Montrer que E (P,Q) est un R-espace vectoriel qui contient la fonction x 7−→
−x
e .
b) Montrer que, si E (P,Q) contient une fonction de la forme x 7−→ eλx avec λ ̸= −1,
les polynômes P et Q sont nécessairement constants.
c) Trouver E (P,Q) lorsque P et Q sont constants (non nuls) .
15. On suppose, dans cette question, que le polynôme P possède une unique racine réelle
R
a et on note Φ l’application linéaire de E (P,Q) dans 4 qui associe à tout élément f
de E (P,Q) le vecteur :
¡ ¢
Φ( f ) = f (a − 1), f ′ (a − 1), f (a + 1), f ′ (a + 1) .
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Option A Mardi 17 mai, matin Page 5/5
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Épreuve de mathématiques
Durée : 4h
25
Mathématiques Lundi 10 mai, matin Page 1/5
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3. Dans cette question, la loi commune de X et Y est inconnue et on suppose que les
variables I et D sont indépendantes.
On note b := P (D = 0) et, pour tout entier naturel k non nul, p k = P (X = k).
On suppose p k > 0 pour tout k ∈ N∗ .
(d) i. En déduire, pour tout entier naturel k non nul, l’égalité : (1 − b)p k = 2b P (X > k).
ii. Calculer p 1 en fonction de b puis établir, pour tout entier naturel k non nul,
1−b
l’égalité : p k+1 = pk .
1+b
(e) En déduire que la loi commune des variables X et Y est géométrique de para-
mètre p 1 .
1. Établir, pour tout entier naturel n non nul, l’égalité : C n = (2n − 1) (C n−1 −C n ).
On pourra écrire cos2n x = cos x cos2n−1 x.
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Mathématiques Lundi 10 mai, matin Page 2/5
2021
BÉCÉAS 2021
3. Établir, pour tout entier naturel n non nul, l’égalité : C n = (2n − 1)nD n−1 − 2n 2 D n .
1 ³D Dn ´
n−1
4. En déduire, pour tout entier naturel n non nul, l’égalité : 2 = 2 − .
n C n−1 C n
h i 2
5. (a) Justifier, pour tout réel x ∈ 0, π2 , la minoration : sin x > x.
π
π2 C n
(b) En déduire, pour tout entier naturel n, la majoration : D n 6 ·
4 2n + 2
+∞
X 1 π2
6. Prouver l’égalité : 2
= ·
k=1 k 6
(a) Relier, pour tout couple (n, p) ∈ (N∗ )2 , les réels B (n, p) et B (n+1, p−1). En déduire,
n! p!
pour tout couple (n, p) ∈ N2 , l’égalité : B (n, p) = ·
(n + p + 1)!
(b) Soit (m, n) ∈ N∗ × N. Établir l’égalité
à !
(m − 1)! n! X n n (−1)k
(E ) = ·
(m + n)! k=0 k m + k
(a) Prouver, pour toute suite u := (u p )p∈N∗ , pour tout entier naturel n et tout en-
tier p ∈ N∗ , l’égalité Ã !
¡ n ¢ Xn n
∆ (u) p = (−1)n−k u p+k .
k=0 k
¡1¢
(b) En utilisant la suite u := p∈N∗ établir à nouveau l’égalité (E ).
p
3. Par un raisonnement probabiliste
On rappelle que si n ∈ N∗ et A 1 , A 2 , . . . , A n sont des événements d’un espace probabi-
lisé (Ω, T , P) on dispose de la formule du crible suivante
n
[ n
X X
P( Ak ) = (−1)k−1 P (A i 1 ∩ A i 2 ∩ . . . A i k ).
k=1 k=1 16i 1 <i 2 <···<i k 6n
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Mathématiques Lundi 10 mai, matin Page 3/5
2021
BÉCÉAS 2021
(a) Soit A 1 , A 2 , . . . , A n et B des événements d’un espace probabilisé (Ω, T , P). Établir
l’égalité
n
\ n
X X
P (B ∩ A i ) = P (B ) + (−1)k P (B ∩ A ci1 ∩ A ci2 ∩ . . . A cik ),
i =1 k=1 16i 1 <i 2 <···<i k 6n
Soit (m, n) ∈ (N∗ )2 . On considère une urne contenant une boule noire notée N , n
boules blanches notées B 1 , B 2 , . . . , B n et m − 1 boules rouges notées R 1 , R 2 , . . . , R m−1 .
On effectue des tirages successifs d’une boule dans cette urne, sans remise de la boule
dans l’urne après tirage, jusqu’à épuisement de l’urne. Un résultat de cette expérience
aléatoire est donc une (m+n)-liste (ordonnée ...) composée des m+n symboles B 1 , B 2 , . . . , B n ,
R 1 , R 2 , . . . , R m−1 et N . On note B l’événement constitué des tirages où la boule noire est
tirée avant chacune des boules rouges, et, pour tout entier i ∈ J1, n K, A i l’événement
constitué des tirages où la boule noire est tirée après la boule blanche B i .
On dit qu’une matrice A ∈ Mn (R) est orthogonalement semblable à une matrice B ∈ Mn (R)
s’il existe une matrice P ∈ O n (R) (i.e. vérifiant l’égalité tP P = I n ) pour laquelle B = tP AP .
On appelle diagonale d’une matrice M := (m i , j )16i , j 6n la liste (m 1,1 , m 2,2 , . . . , m n,n ) de ses
éléments diagonaux.
3. (a) Donner un exemple de matrice A ∈ S 2 (R) dont la trace n’est pas élément de R(A).
(b) Soit A ∈ S 2 (R). Montrer que Tr A ∈ R(A) si et seulement si 0 ∈ R(A).
4. Soit A ∈ S 2 (R). On suppose que Tr A ∈ R(A). Montrer que A est orthogonalement sem-
blable à une matrice dont la diagonale est (Tr A, 0).
5. Soit n un entier avec n > 2. On suppose que toute matrice A ∈ S n (R) telle que Tr A ∈ R(A)
est orthogonalement semblable à une matrice ayant pour diagonale (Tr A, 0, . . . , 0).
Soit A ∈ S n+1 (R) telle que Tr A ∈ R(A).
(a) Justifier l’existence d’une matrice colonne C ∈ Mn,1 (R), d’une matrice ligne L ∈ Mn,1 (R)
et d’une matrice B ∈ S n (R) pour
µ lesquelles
¶ la matrice A est orthogonalement sem-
Tr A L
blable à la matrice par blocs .
C B
(b) Que vaut Tr B ? En déduire que Tr B ∈ R(B ).
(c) Conclure que la matrice A est orthogonalement semblable à une matrice de dia-
gonale (Tr A, 0, . . . , 0).
6. Soit A ∈ S n (R). Montrer qu’il existe un réel a pour lequel la matrice A est orthogonale-
ment semblable à une matrice dont tous les coefficients diagonaux sont égaux à a.
29
Mathématiques Lundi 10 mai, matin Page 5/5
2021
BÉCÉAS 2021
Le thème du problème est le comportement asymptotique des restes des séries numé-
riques convergentes, à travers l’étude d’exemples variés.
L’énoncé est divisé en quatre parties largement indépendantes, que les candidats ne sont
pas tenus de traiter dans l’ordre.
L’évaluation des copies sera étroitement liée à la rigueur des raisonnements et à une utili-
sation dûment justifiée du cours. Une présentation soignée sera appréciée, une présentation
par trop négligée sanctionnée.
¡ ¢ X ∞
X
Pour toute suite réelle u = u n n≥0 , on notera u n la série de terme général u n et un
n≥0 n=0
la somme de cette série lorsqu’elle est convergente.
30
Option A Mardi 11 mai, matin Page 1/6
2021
BÉCÉAS 2021
X
1. Rappeler pourquoi, lorsque la série u n est convergente, la suite de terme général
n≥0
∞
X
u k est convergente. Quelle est alors sa limite ?
k=n
2. Dans cette question, x désigne un nombre réel non nul, de signe quelconque.
X x 2n
a) Démontrer que la série est convergente. Quelle est sa somme ?
n≥0 (2n)!
b) Établir, pour tout nombre entier strictement positif n, l’égalité :
∞ x 2k Z x
X (x − t )2n−2
= sh(t ) dt .
k = n (2k)! 0 (2n − 2)!
∞ (−1)k x 2k
X
c) Donner une expression similaire de , sous la forme d’une inté-
k =n (2k)!
grale.
¡ 2n ¢
3. a) Démontrer que la série de terme général a n = arctan 4 est conver-
n + n2 + 2
gente.
c) Établir que, pour tout couple (x, y) de nombres réels positifs ou nuls , on a :
¡ x−y ¢
arctan = arctan(x) − arctan(y) .
1+xy
d) Déduire des deux questions précédentes que, pour tout entier naturel n, on a :
∞
X π
ak = − arctan(n 2 − n + 1) .
k =n 2
X³ X
∞ ´
e) La série a k est-elle convergente ?
n≥0 k = n
4. Soit x ∈ R. X ln n
Démontrer que la série x
est convergente si, et seulement si, x est strictement
n≥1 n
supérieur à 1.
31
Option A Mardi 11 mai, matin Page 2/6
2021
BÉCÉAS 2021
5. Dans cette question on suppose que le réel x est strictement supérieur à 1 et, pour
X∞ ln k
tout entier n strictement positif, on note r n = x
.
k=n k
ln n
c) En déduire que r n est équivalent à quand n tend vers l’infini.
(x − 1) n x−1
b) Montrer de même que, lorsque le signe des termes de la suite v n’est pas constant,
X X∞
il est possible que la série w n soit convergente mais que w k ne soit pas équi-
n≥0 k=n
∞
X
valent à v k quand n tend vers l’infini. On pourra utiliser pour w la suite de terme
k=n
(−1)n 1
général p + ·
n n n(n + 1)
Pour traiter la question qui suit, on pourra admettre la propriété suivante qui complète
les propriétés rappelées précédemment.
Si v et w sont deux suites à termes positifs telles que X v n = o(w
X n ) (v n négligeable par
rapport à w n quand n tend vers l’infini) et si les séries v n et w n sont convergentes,
n≥0 n≥0
alors
∞
X ∞
¡X ¢
vk = o wk .
k=n k=n
32
Option A Mardi 11 mai, matin Page 3/6
2021
BÉCÉAS 2021
7. Un exemple probabiliste
c) En déduire que P(Y ≥ n) est négligeable devant P(X +Y ≥ n) quand n tend vers
l’infini.
d) Démontrer que P(X + Y ≥ n) est équivalent à eλp/(1−p) (1 − p)n−1 quand n tend
vers l’infini.
X
e) En déduire que la série P(X + Y ≥ n) est convergente. Quelle est sa somme ?
n≥0
On note L ∞ le R-espace vectoriel des suites réelles bornées et ∥ ∥ ∞ la norme sur L ∞ défi-
nie par
, ∥ u ∥ = sup {|u n | ; n ∈ N}.
¡ ¢
∀ u = un n≥0 ∞
33
Option A Mardi 11 mai, matin Page 4/6
2021
BÉCÉAS 2021
On munit E et F de la norme ∥ ∥∞ .
Dans cette partie, f désigne une fonction dérivable sur [0, +∞[, décroissante et convexe,
à valeurs strictement positives et de limite nulle en +∞.
¡ ¢
On rappelle que, si v = v n n≥0 est une suite à termes réels strictement positifs, décrois-
sante et de limite nulle, alors :
X
• la série (−1)n v n est convergente
n≥0
∞
N, la somme
X
• pour tout n ∈ (−1)k v k est positive si n est pair, négative si
k=n
n est impair, et vérifie l’inégalité
∞
X
| (−1)k v k | ≤ v n .
k=n
f (t ) − f (t + 1) f 0 (t )
0 ≤ ≤ − ·
f (t ) f (t )
f 0 (t )
d) Démontrer que, si le quotient tend vers 0 quand le réel t tend vers l’infini
f (t )
un
alors r n est équivalent à quand n tend vers l’infini.
2
34
Option A Mardi 11 mai, matin Page 5/6
2021
BÉCÉAS 2021
X (−1)n ln n
13. a) Pour quelles valeurs du réel x la série est-elle convergente ?
n≥1 nx
X∞ (−1)k ln k
b) Pour ces valeurs, déduire des résultats précédents un équivalent de
k=n kx
quand n tend vers l’infini.
X (−1)n
14. a) Démontrer que la série n
est convergente.
n≥2 n + (−1)
∞
X (−1)k
b) La série de terme général est-elle convergente ?
k=n k + (−1)k
35
Option A Mardi 11 mai, matin Page 6/6
2020
BÉCÉAS 2020
Épreuve de mathématiques
Durée : 3h
R −→ R
sin t
g: si t 6= 0;
t 7−→ t
1 si t = 0.
3. On pose, pour tout entier naturel n non nul et tout réel t > 0, h n (t ) = sinn t .
Soit n un entier naturel au moins égal à 2.
(a) Soit k ¯∈ J0, n − ¯ 1K. Justifier l’existence d’un réel K > 0 pour lequel, pour tout réel t ,
on a : ¯h (k) (t )¯ 6 K .
n
h n(k) (t ) n!
ii. Établir l’égalité : lim = ·
t →0 t n−k (n − k)!
Z +∞ h n(k) (t )
(c) Justifier, pour tout entier k ∈ J0, n−2K, la convergence absolue de l’intégrale dt .
0 t n−k
Z +∞ h n(n−1) (t )
(d) Justifier la convergence de l’intégrale dt et établir l’égalité
0 t
Z +∞ ³ sin t ´n Z
1 +∞ h n(n−1) (t )
dt = dt .
0 t (n − 1)! 0 t
4. Soit n ∈ N∗ .
Z Ã !
+∞ ³ sin t ´2n π 1 X n 2n
(c) En déduire l’égalité : dt = (−1)n+ j j 2n−1 .
0 t 2 (2n − 1)! j =1 n+j
Z +∞ ³ sin t ´n
5. Étude asymptotique de la suite de terme général dt
0 t
Z +∞ ³ sin t ´n
¡ 1 ¢
(a) Prouver, quand l’entier n tend vers +∞, l’évaluation dt = o p ·
π
2
t n
sin t ¤ π¤
(b) i. Étudier la monotonie de la fonction t 7→ sur l’intervalle 0, ·
t 2
ii. En déduire, quand l’entier n tend vers +∞, l’évaluation asymptotique :
Z π ³ sin t ´n
2 ¡ 1 ¢
dt = o p ·
ln
pn
n
t n
37
Mathématiques Samedi 20 juin, matin Page 2/4
2020
BÉCÉAS 2020
¯Z ln
pn ³ sin t ´n Z ln
pn 2 ¯ Z ln
pn ³ ´
¯ n n − nt6 ¯ n 3
¯ dt − e dt ¯ 6 1 − e−nt dt ,
0 t 0 0
¯Z ln
pn ³ sin t ´n Z ln
pn 2 ¯ ln4 n
¯ n n − nt6 ¯
¯ dt − e dt ¯ 6 2 ·
0 t 0 n
1. Soit n ∈ N∗ .
2. Déterminer, pour tout entier naturel n non nul et pour toute liste a de Sn , la valeur
de M (a) + D(a).
En notant, pour i ∈ J1, n − 1K, s i la somme du nombre de montées et du nombre de
descentes de (a 1 , a 2 , . . . , a i ), on évaluera, en fonction du nombre s i , la somme s i +1 des
nombres de montées et de descentes de (a 1 , a 2 , . . . , a i +1 ).
38
Mathématiques Samedi 20 juin, matin Page 3/4
2020
BÉCÉAS 2020
Ψ(a) = (n + 1 − a 1 , n + 1 − a 2 , . . . , n + 1 − a n ).
4. Calcul de E n (2)
Soit n un entier naturel au moins égal à 2.
(a) Quel est le nombre de couples (A, B ) de parties non vides de J1, n K tels que
A ∪ B = J1, n K et A ∩ B = ;.
Vérifier que cette formule tient également pour k = 0 et pour tout entier k > n.
(d) Donner, en détaillant le calcul de E 5 (3), les valeurs de E n (k) pour tous les couples
d’entiers (n, k) tels que 1 6 k 6 n 6 5. On consignera les résultats dans un ta-
bleau, n étant l’indice de ligne et k l’indice de colonne.
6. La formule de Worpitzky
Établir, pour tout entier n ∈ N∗ et tout entier k ∈ J1, n K, l’égalité
à !
X k
k− j n + 1
E n (k) = (−1) j n.
j =1 k−j
39
Mathématiques Samedi 20 juin, matin Page 4/4
2020
BÉCÉAS 2020
Les matrices de Hessenberg sont des matrices « presque triangulaires », qui permettent d’éco-
nomiser les calculs lors de la mise en œuvre d’algorithmes d’analyse numérique. L’objet du
problème est d’examiner le comportement asymptotique des puissances de certaines de ces
matrices.
L’évaluation des copies sera étroitement liée à la rigueur des raisonnements et à une uti-
lisation dûment justifiée du cours. Une présentation soignée sera appréciée, une présentation
par trop négligée sanctionnée.
• Le coefficient situé dans la i -ème ligne et la j -ème colonne d’une matrice M est noté
M [i , j ].
R
• Les matrices élémentaires de M n ( ), dont tous les coefficients sont nuls sauf un,
égal à 1, sont notées E i(n)
,j
. Ainsi a-t-on, pour tout couple (i , j ) ∈ [[1, n]]2 :
(
1 ` = i et k = j
2
∀ (`, k) ∈ [[1, n]] , E i(n)
,j
[`, k] = δ`i δkj =
0 sinon
40
Option A Samedi 20 juin, après-midi Page 1/4
2020
BÉCÉAS 2020
R
• On dit qu’une matrice M de Mn ( ) est une matrice de Hessenberg si tous ses coeffi-
cients M [i , j ] situés en dessous de la « sous-diagonale », c’est-à-dire tels que i ≥ j + 2, sont
nuls.
R
Par exemple, les matrices de Hessenberg de M5 ( ) sont les matrices de la forme
M [1, 1] M [1, 2] M [1, 3] M [1, 4] M [1, 5]
M [2, 1] M [2, 2] M [2, 3] M [2, 4] M [2, 5]
0 M [3, 2] M [3, 3] M [3, 4] M [3, 5] ·
0 0 M [4, 3] M [4, 4] M [4, 5]
0 0 0 M [5, 4] M [5, 5]
R
1. Pour tout entier n supérieur ou égal à 3, on note H n ( ) l’ensemble des matrices de
Hessenberg de Mn ( ). R
R
a) Justifier que H n ( ) est un sous-espace vectoriel de Mn ( ). R
b) En donner une base et la dimension.
2. Soit a un réel strictement positif. On note H+ (a) et H− (a) les deux matrices de Hes-
R
senberg de M3 ( ) définies par
a a 0 a a a
H+ (a) = 1 a 0 et H− (a) = −1 a a ·
p
0 0 a+ a 0 0 a
a) Trouver les valeurs propres de la matrice H+ (a) et montrer qu’elle est diagona-
lisable dans .R ³1¡ ¢p ´
R
b) Soit r ∈ ∗+ . Démontrer que la suite de matrices p H+ (a)
r p p∈N
est conver-
gente si, et seulement si, le réel r est supérieur ou égal à a + a.
1 ¡ ¢p
c) Soit Q(a) = lim p p H+ (a) .
p→+∞
(a + a)
R
Justifier que l’endomorphisme uQ(a) de n est un projecteur, dont on précisera le
rang, l’image et le noyau.
³1¡ ¢p ´
R
d) Soit r ∈ ∗+ . Démontrer que la suite de matrices p H− (a)
r p p∈N
est conver-
gente si, et seulement si, le réel r est strictement supérieur à a(1 + a).
n−1
X (n)
R
3. Soit (a, b) ∈ 2 . On note J n = E j +1, j et Hn (a, b) = a I n + b J n .
j =1
a) Calculer les puissances successives de la matrice J 3 et donner, sans démons-
tration, une expression générale des puissances (J n )q (q ∈ ). N
b) Établir, pour tout entier p ≥ n − 1, l’égalité
à !
¡ ¢p X n X n p
Hn (a, b) = a p−i + j b i − j E i(n)
,j
j =1 i = j i − j
¡et en déduire
¢n−1 que, si a et b sont différents de 0, alors tous les coefficients de la matrice
Hn (a, b) situés sur ou en dessous de la diagonale (c’est-à-dire dont l’indice de
ligne est supérieur ou égal à l’indice de colonne) sont différents de 0.
³¡ ¢p ´
c) Pour quelles valeurs de (a, b) la suite Hn (a, b) est-elle convergente ?
N
p∈
41
Option A Samedi 20 juin, après-midi Page 2/4
2020
BÉCÉAS 2020
R
Dans cette partie, on considère une matrice M de Mn ( ) et on note ρ(M ) le plus grand
des modules des éléments du spectre de M , appelé rayon spectral de M :
∀ i ∈ [[1, n]], P ε [i , i ] = εi .
³1 ´
p
5. Justifier, pour tout réel r > ρ(M ), la convergence de la suite M vers la ma-
rp p∈N
trice nulle.
6. On suppose dans cette question que le polynôme caractéristique de M possède au
moins une racine réelle simple, que l’on note λ.
On note u M∗
R
l’endomorphisme de n de u M , dont la matrice dans la base canonique
est la transposée t M de la matrice M .
42
Option A Samedi 20 juin, après-midi Page 3/4
2020
BÉCÉAS 2020
Pour toute partie J de [[1, n]], on note F J le sous-espace vectoriel de Rn engendré par les
R
vecteurs e j de la base canonique de n dont l’indice j appartient à J :
F J = Vect{e j ; j ∈ J }
R
• On dit qu’une matrice M de Mn ( ) est irréductible s’il n’existe aucune partie J de
[[1, n]], non vide et distincte de [[1, n]], pour laquelle M est J -réduite.
7. Exemples
a) Pour quelles parties non vides J de {1, 2, 3} les matrices H+ (a) et H− (a) de la
question 2 sont-elles J -réduites ?
b) Démontrer qu’aucune des matrices Hn (a, b) de la question 3 n’est irréductible.
R
8. Soit M ∈ Mn ( ).
Démontrer que, pour que M soit irréductible, il suffit qu’il existe un entier naturel p
pour lequel tous les coefficients de la matrice M p sont différents de 0.
Pour traiter la dernière question du problème, on admettra les deux résultats suivants (théo-
rèmes de Perron-Frobenius).
R
• Si une matrice N ∈ Mn ( ) est à coefficients positifs ou nuls, alors ρ(N ) appartient au
spectre de N .
R
• Si une matrice N ∈ Mn ( ) est à coefficients strictement positifs, alors ρ(N ) en est la
seule valeur propre de module maximal et la dimension du sous-espace propre qui lui est
associé est égale à 1.
R
9. Soit H une matrice de H n ( ) dont tous les coefficients situés sur et au dessus de la
sous-diagonale sont strictement positifs :
43
Option A Samedi 20 juin, après-midi Page 4/4
2019
BÉCÉAS 2019
Épreuve de mathématiques
Durée : 4h
Toutes les variables aléatoires qui interviennent dans ce problème sont discrètes et défi-
nies sur le même espace probabilisé (Ω, T , P).
On note bxc la partie entière d’un réel x. On rappelle que l’indicatrice 1 A d’un événe-
ment A est la variable aléatoire qui, à chaque ω ∈ Ω, associe 1 A (ω) = 1 si ω ∈ A et 1 A (ω) = 0
sinon.
On rappelle qu’une fonction réelle h, ¡ définie sur R,
¢ est dite convexe si, pour tout couple
(x, y) ∈ R et tout réel λ ∈ [0, 1], on a : h λx + (1 − λ)y 6 λh(x) + (1 − λ)h(y). Le candidat se
2
rappellera, ou admettra, que si une fonction h est définie sur R et convexe alors, pour tout
h(x) − h(a)
réel a, la fonction p a : x 7→ est croissante sur R \ {a}.
x −a
44
Mathématiques Mercredi 15 mai, matin Page 1/6
2019
BÉCÉAS 2019
Partie I - Préliminaires
On établit ici des résultats qui seront utilisées dans la suite du problème. Les questions
sont indépendantes.
1. Soit (X k )k∈N∗ une suite de variables aléatoires, indépendantes et suivant toutes la loi
Xn
de Poisson de paramètre λ > 0. On pose, pour tout entier naturel , non nul S n = Xk .
k=1
(a) Quelle est, pour tout entier naturel n non nul, la loi de S n ?
(b) Prouver, pour tout ε > 0 et pour tout entier naturel n non nul, l’inégalité :
³S ´ λ
n
P > λ+ε 6 2·
n nε
¡x + y ¢ g (x) + g (y)
3. Soit g une fonction de R dans R telle que, pour tout (x, y) ∈ R2 , g 6 ·
2 2
(a) Prouver, pour tout couple (x, y) ∈ R2 , pour tout entier naturel n et pour tout en-
tier k ∈ J0, 2n K, l’inégalité :
³k k ´ k ¡ k ¢
g n x + (1 − n )y 6 n g (x) + 1 − n g (y)·
2 2 2 2
On pourra raisonner par récurrence sur l’entier n, et observer que, si p est un
2p + (2p + 2)
entier, on a l’égalité : = 2p + 1.
2
[nk
+∞
n
o
(b) On pose D = n
; k ∈ J0, 2 K et on considère un réel λ de [0, 1].
n=0 2
bλ 2n c
On note, pour tout entier naturel n, d n = ·
2n
Vérifier que la suite (d n )n∈N est une suite d’éléments de D, croissante et conver-
gente vers λ.
(c) On suppose, de plus, que la fonction g est croissante. Montrer qu’elle est convexe.
45
Mathématiques Mercredi 15 mai, matin Page 2/6
2019
BÉCÉAS 2019
(b) On suppose, de plus, la variable X à valeurs positives ou nulles. Établir, pour tout
réel x > 0, l’inégalité
E (eθX )
P (X > x) 6 inf ·
θ>0 eθ x
© ª
5. Soit X une variable aléatoire, possédant une espérance et telle que X (Ω) = x k ; k ∈ N∗
où la suite (x k )k∈N∗ est à valeurs dans R+ , strictement croissante et de limite +∞. On
pose x 0 = 0. On note, pour tout entier naturel n, αn = E (X 1[X 6xn ] ).
(a) Justifier l’existence d’une limite finie, négative ou nulle, à droite en x, pour la
f (u) − f (x)
fonction u 7→ · On note θ0 cette limite.
u−x
(b) Prouver, pour tout réel u, l’inégalité : f (u) 6 f (x) + θ0 (u − x).
(c) En déduire l’égalité ³ ´
inf sup f (u) + θ(u − x) = f (x),
θ >0 u∈R
³ ´
en ayant, pour tout réel θ, posé sup f (u) + θ(u − x) = +∞ quand la fonction
u∈R
u 7→ f (u) + θ(u − x) n’est pas majorée.
© ª
7. Soit X une variable aléatoire telle que X (Ω) = x k ; k ∈ N∗ où la suite (x k )k∈N∗ est à
valeurs dans R+ , strictement croissante et de limite +∞. On pose x 0 = 0.
(a) Vérifier que la fonction qui à chaque réel t associe P (X > t ) est continue par mor-
ceaux sur R.
(b) Soit r un entier naturel.
Z xr +1 r
X
Prouver l’égalité P (X > t ) dt = (x k+1 − x k )P (X > x k ), puis l’égalité
0 k=0
Z x r +1 r
X
P (X > t ) dt = x k P (X = x k ) + x r +1 P (X > x r ).
0 k=1
On admet que ce résultat s’étend à toute variable aléatoire discrète à valeurs po-
sitives ou nulles.
¡ ¢2
8. Soit (v n )n∈N∗ une suite d’éléments de R+ vérifiant, pour tout (m, n) ∈ N∗ , l’inégalité :
v m+n 6 v m + v n .
nv o
n
(a) Justifier l’existence du nombre ρ = inf ; n ∈ N∗ .
n
v N
(b) Soit ε > 0 et N ∈ N∗ tel que ρ 6 < ρ + ε.
N
vn v N vr
Soit (k, r ) ∈ N × J0, N − 1K et n = kN + r . Prouver l’inégalité 6 + et en
n N n
vn
déduire, pour tout entier n assez grand, l’encadrement ρ 6 6 ρ + 2ε.
n
vn
On en déduit ainsi que lim = ρ.
n→+∞ n
Dans toute la suite du problème, on considère une suite (X k )k∈N∗ de variables aléatoires
discrètes, à valeurs positives ou nulles, indépendantes et suivant toutes la loi de X 1 . On pose,
n
X
pour tout entier naturel n non nul, S n = Xk .
k=1
On suppose, de plus, que, pour tout réel t , P (X 1 > t ) > 0.
¡ ¢2
9. (a) Soit (m, n) ∈ N∗ et (u, v) ∈ R2 . Établir l’inégalité :
(b) Prouver, pour tout entier naturel n non nul et pour tout réel u, l’inégalité :
P (S n > nu) > 0.
ln P (S n > nu) ln P (S n > nu)
(c) En déduire que, pour tout réel u, lim = sup ·
n→+∞ n n∈N∗ n
1. Une inégalité
(a) Soit J une partie de R telle que, pour tout élément x de J , l’intervalle ]−∞, x] est
inclus dans J . Prouver que la partie J est un intervalle de R.
(b) Vérifier que la fonction ϕ : θ 7→ ln E (eθX 1 ) est définie sur un intervalle I de R
contenant R− .
(c) Déterminer l’intervalle I et la valeur de ϕ(θ) pour tout θ ∈ I , dans les cas où X 1 suit
la loi géométrique de paramètre p ∈ ]0, 1[ ou la loi de Poisson de paramètre λ > 0.
1 ¡ ¢
2. (a) Vérifier que la fonction H : u 7→ sup ln P (S n > nu) est définie sur R, et qu’elle
n∈N∗ n
est décroissante.
¡u + v ¢ 1¡ ¢
(b) Prouver, pour tout couple (u, v) ∈ R2 , l’inégalité : H > H (u) + H (v) .
2 2
On utilisera I - 9.
47
Mathématiques Mercredi 15 mai, matin Page 4/6
2019
BÉCÉAS 2019
3. Soit θ ∈ I ∩ R+ .
³ ´n
(a) Justifier, pour tout entier naturel n non nul, l’égalité : E (eθS n ) = E (eθX 1 ) .
(b) En déduire, pour tout réel u et pour tout entier naturel n non nul, l’inégalité :
1 ³ nθu ´
ϕ(θ) > ln e P (S n > nu) .
n
4. Le cas d'égalité si θ = 0
Établir l’égalité : ϕ(0) = sup H (u).
u∈R
(b) Justifier l’existence d’une espérance pour la variable eθS n 1[S n 6n K ] et établir l’in-
égalité :
Z exp(n θ K )
E (e 1[S n 6n K ] ) 6
θS n
P (eθS n > t ) dt .
0
Z K
(c) En déduire l’inégalité E (e θS n
1[S n 6n K ] ) 6 1 + n θ P (S n > nu) en θ u du, puis l’in-
0
égalité :
³ ´ 1 ³ ´
ln E (eθX 1 1[X 1 6K ] ) 6 ln 1 + n θK exp(n M (θ)) ,
n
¡ ¢
où l’on a posé M (θ) = sup θu + H (u) .
u∈R
6. Prouver, pour tout réel K assez grand et pour tout entier naturel n non nul, l’inégalité :
³ ´ ln(2nθK )
ln E (eθX 1 1[X 1 6K ] ) 6 + M (θ).
n
1 ³ ´
lim ln P (S n > nx) = inf ln E (eθX 1 ) − θx .
n→+∞ n θ >0
(a) Justifier l’existence d’un réel a > 0 pour lequel, pour tout entier naturel n assez
grand, on a :
³S ´
n
P > λ + ε 6 e−an .
n
(b) Retrouver ce résultat, en utilisant les résultats des questions I - 2 et I - 4, dans le
cas particulier où X 1 suit la loi de Poisson de paramètre λ > 0.
49
Mathématiques Mercredi 15 mai, matin Page 6/6
2019
BÉCÉAS 2019
R
• Soit f une application de dans . R
Pour tout réel strictement positif t , on dit que la fonction f est t -périodique si elle
vérifie :
R
∀ x ∈ , f (x + t ) = f (x) .
On dit que f est périodique s’il existe un réel strictement positif t pour lequel la fonction
f est t -périodique. Dans ce cas, on appelle période de f la borne inférieure de l’ensemble des
réels strictement positifs t pour lesquels la fonction f est t -périodique.
Par exemple, la fonction x 7−→ x − bxc est périodique, de période égale à 1, et toute
fonction constante est périodique, de période égale à 0.
Les quatre parties du problème sont largement indépendantes, mais les matrices intro-
duites dans la partie I sont utilisées dans la partie IV.
L’évaluation des copies sera étroitement liée à la rigueur des raisonnements et à une utili-
sation dûment justifiée du cours. Une présentation soignée sera appréciée, une présentation
par trop négligée sanctionnée.
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Option A Jeudi 16 mai, matin Page 1/5
2019
BÉCÉAS 2019
N
2. Soit n ∈ ∗ .
a) Calculer la matrice (T1/2 )n .
N
b) En déduire, pour tout entier m ∈ , la matrice S m (T1/2 )n .
R R
c) Pour tout c ∈ , on note G le plus petit sous-ensemble de M3 ( ) stable par le
produit matriciel et contenant les matrices S et T1/2 .
n
2 h k
Justifier que toutes les matrices de G sont de la forme 2−n 0 (−1)m ` avec (h, k, `) ∈ Z3
0 0 1
et (m, n) ∈ N
2
.
d) Quelles sont les matrices de G dont les coefficients diagonaux sont égaux à +1
ou à −1 ?
d(x, A) = Inf{|x − a| ; a ∈ A} .
b) Quels sont les nombres réels x pour lesquels la distance d(x, A) de x à une
R
partie non vide A de est nulle ?
R
c) Justifier que, si A est une partie fermée de , alors il existe pour tout réel x un
élément a x de A tel que :
|x − a x | = d(x, A) .
R
4. Pour toute partie non vide A de , on note d A la fonction x 7−→ d(x, A), définie sur . R
a) Dessiner le graphe de la fonction d A lorsque A = {−1, 0, +1} .
b) Démontrer que si A = −A, alors la fonction d A est paire et que la réciproque est
vraie lorsque A est fermée.
c) Démontrer que, si l’ensemble A est minoré ou majoré, alors la fonction d A n’est
pas bornée.
d) Donner un exemple d’ensemble A qui n’est ni minoré ni majoré, pour lequel
la fonction d A n’est pas bornée.
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Option A Jeudi 16 mai, matin Page 2/5
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BÉCÉAS 2019
6. On considère dans cette question une suite strictement décroissante (u n )n∈N∗ , conver-
gente et de limite nulle, et on note :
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Option A Jeudi 16 mai, matin Page 3/5
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BÉCÉAS 2019
1−r2
Pour tout r ∈ ]0, 1[, on note P r l’application t 7−→ ·
1 − 2 r cos(2πt ) + r 2
9. a) Vérifier que, pour tout r ∈ [0, 1[, la fonction P r est définie, périodique et conti-
nue sur .R Z +1/2
b) Soit ε ∈ ]0, 1/2[. Démontrer que l’intégrale P r (t ) dt tend vers 0 quand r
ε
tend vers 1 par valeurs inférieures.
10. Soit t ∈ R. X¡ ¢
a) Démontrer que le rayon de convergence de la série entière cos(2πnt ) x n
n≥1
est égal à 1.
b) Établir, pour tout r ∈ [0, 1[, l’égalité
+∞
X¡ ¢
P r (t ) = 1 + 2 cos(2πnt ) r n .
n=1
11. Soit x ∈ R. ¡ ¢
1 2 +∞
X cos (2k + 1) 2π x 2k+1
Pour tout r ∈ [0, 1], on pose : σr (x) = − 2 r .
4 π k=0 (2k + 1)2
a) En utilisant les formules démontrées en 8c et 8d, démontrer que :
Z +1/2 +∞
X
¡ ¢
∀ r ∈ [0, 1[, σr (x) = σ(t ) 1 + 2 cos(2πnx) cos(2πnt )r n dt .
−1/2 n=1
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Option A Jeudi 16 mai, matin Page 4/5
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BÉCÉAS 2019
16. a) En exploitant le résultat trouvé en 15 c, justifier que la fonction β n’est pas dé-
rivable en 0.
b) Démontrer qu’il n’existe aucun intervalle ouvert non vide de R sur lequel la
fonction β est dérivable.
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Option A Jeudi 16 mai, matin Page 5/5