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Chapitre 1: La Folie Dans Le Monde Antique: Folie Maladie Mentale Psychopathologie

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Chapitre 1 : La folie dans le monde antique

.La folie est un terme qui fut longtemps utilisé, aujourd’hui on parle de maladie mentale.

.Psychopathologie = maladie mentale, il existe un grand nombre de maladies mentales, c’est


pourquoi elles sont recensés dans le Manuel du diagnostic et des statistiques de l’association
américaine de psychiatrie.

.Durant l’Antiquité (Ve s. av. J.C), nous en sommes assez loin, le nombre de maladie était plus faible.
Ex : La paranoïa est un trouble de la personnalité, le patient attribut aux autres des interprétations
erronées de leur comportement. Mais pour autant, les maladies mentales étés considérés comme
des maladies normales, donc étaient traitées de la même manière.

.Les psychopathologies se caractérisent par des signes cliniques, on les perçoit grâce à l’analyse
sémiologique ; c’est l’étude des signes (paroles, comportement, fait), elle s’applique déjà à
l’Antiquité.

.La 2e phase consiste à se poser les questions suivantes :

- Pourquoi ces signes ?


- Pourquoi cet état ?

On utilise alors l’étude des mécanismes psychologiques (mémoire/perception) qui va expliquer ces
comportements.

.Dans l’Antiquité, on n’avait pas cette liste de mécanismes, il y avait d’autres théories.

.La composition des tableaux cliniques (liste des symptômes) évoluent constamment au cour des
siècles.

Aujourd’hui on est malade, avant on était possédé, et cela n’a pas cessé de varier au cour du temps.

.La culture est un facteur au changement, et est toujours d’actualité. Ex : Europe-Maghreb

.Le temps est aussi un facteur au changement, ex : la société française est différente au XXIe s. qu’au
Moyen-Age.

.Ref. Bibliographique : Michel Foucault – Histoire de la folie à l’âge classique

.La différence entre aujourd’hui et à l’Antiquité, c’est l’explication.

Durant l’Antiquité, il y avait deux grandes approches de la folie :

- L’approche médicale, dès le début elle s’intéresse à la folie


- L’approche philosophique, les philosophes s’intéressent à la folie et proposent des
explications. Ils se demandaient s’il n’y avait pas une intervention divine.

.Dans l’Antiquité, les fous étaient la parole des dieux, puis leurs origines et leurs places se sont
dégradées.
 Approche médicale de la folie durant l’Antiquité :

.La psychologie n’existé pas à l’époque. Pour que la psychologie devienne une discipline, il faut
attendre la fin du XIXe s. avec le premier laboratoire de psychologie expérimentale.

.La psychologie clinique en tant que discipline apparaît à la première moitié du XXe s. (année 30-40).

.La médecine de l’Antiquité n’a pas de psychiatrie antique bien qu’ils arrivaient à détecter quelques
maladies mentales.

.A cette époque, les maladies mentales étaient regroupées avec d’autres maladies, qui aujourd’hui
n’ont rien à voir avec les troubles mentaux. Les maladies mentales changent constamment au cour
des siècles.

.Les maladies mentales viennent de quelque chose, elles reflètent un arrangement consensuel de
signes cliniques.

.A chaque période de l’histoire en fonction des connaissances scientifiques, des croyances


spirituelles, de la politique, des lois législatives, le nombre de maladie mentale et leurs signes
cliniques qui les caractérisent, changent constamment.

.A chaque période, un groupe d’expert propose une nouvelle description des maladies mentales, se
crée alors un nouveau recensement. Il n’y a pas de certitude, tout est probable.

.Une des figures importante dans la médecine Antique est Ipocrate (460-356 av. J.C). Il met en avant
une médecine qui se veut à la fois rationnelle et qui tente de mettre de côté le plus possible les
explications surnaturelles de la maladie, et qui se base sur l’approche rationnelle et empirique (les
faits). Il essaye de comprendre, de dégager, des explications théoriques sur ces faits, développement
de théorie médicale.

.On voit apparaître une théorie particulaire, la théorie des humeurs, elle influe de manière profonde
la médecine dans le temps.

Humeur = liquide de l’organisme

- Le sang, selon sa qualité, on est en bonne santé ou atteint d’une pathologie


- La bile
- La pituite
- La bile noire

Ce sont des outils théoriques, un trouble psychologique reflète un trouble physiologique. Les
médecins de l’Antiquité avaient un modèle théorique qui permettait de concevoir la santé et la
pathologie de manière dynamique. La modification d’une humeur a un impact sur l’ensemble de
l’organisme. Sur les 4 humeurs, 3 peuvent être à l’état normal, il suffit que la 4 e soit altéré pour que
l’ensemble de l’organisme soit troublé.

Il est possible qu’une pathologie ait d’autres origines. La Théorie Générale est une approche qui
reflète un disfonctionnement de l’organisme.

.Ref. Bibliographique : Canguilhem – La normal et le pathologique


 Comment distinct on le normal du pathologique ?

.Le normal : on est tous différents, aucun être n’est commun à un autre

.En quoi la théorie des humeurs a-t-elle était fructueuse quant à la prise en charge et l’explication de
ces pathologies ?

Hypothèse : Le cerveau est l’un des organes particulièrement sensible aux humeurs et à leur
qualité/quantité.

Pour les médecins de l’Antiquité, le fait qu’un patient présent des troubles du comportement (ex :
actes de violence incontrôlable, ralentissement psychomoteur, diminution du comportement
normal), c’est qu’il y avait un disfonctionnement du cerveau et ce mauvais fonctionnement était à
l’origine d’un déséquilibre humoral.

.Avec l’approche, la lecture physiologique de la folie d’aujourd’hui, on pense à des problèmes


psychologiques ; durant l’antiquité il n’y avait pas d’explication psychologique, il n’y avait que des
explications physiologiques, c’est une lecture fonctionnelle.

.En quoi un disfonctionnement du corps peut-il expliquer un disfonctionnement psychologique ?

.Il faut attendre le IIe s. ap. J.C pour voir une évolution de ce modèle. A l’Antiquité, Galien, médecin,
va proposer une nouvelle théorie qui s’intitule la Théorie des Tempéraments, un tempérament est un
état particulier de l’organisme. Ex : le tempérament sanguin : physiologique, caractérisé par le sang,
la circulation est plus rapide que la normale, au niveau du comportement on a une hyperactivité.

Il y a différents tempéraments possibles qui traduisent une modification comportementale. Là où


Galien apporte une évolution, c’est qu’il considère qu’un tempérament physiologique particulier
correspond à un tempérament de l’âme, à une psychologie particulière. Galien a l’originalité
d’articuler une lecture physiologique avec une lecture psychologique. On ne recherche plus les
causes de la folie uniquement dans le corps mais on va aussi rechercher dans les lésions de l’âme. Le
patient a des troubles comportementales parce qu’il n’arrive plus à réguler ses comportements.
Galien est le précurseur d’une lecture plus psychologique et d’une lecture holistique, globale.

On considère que le comportement d’un individu c’est le produit d’une situation dans son ensemble.
La conséquence de cela c’est que la théorie des tempéraments va influencer, modifier l’état de santé,
un individu dans une situation donnée va avoir des comportements attendus, qui reçoit une
définition nouvelle.

.Que dois-je faire pour rester en bonne santé ? Et que ne dois-je pas faire ?

- Attitude à avoir pour rester en bonne santé


- Stratégie porté sur le corps pour Galien (alimentation, activités physiques) , hygiène
psychologique mais aussi l’éducation.

.Ref. Biographique : Pewzner – Le Fou, l’aliéné, le patient / Bernard Quétel – L’histoire de la folie de
l’antiquité à nos jours

.Avec Galien, la bonne santé ne reposé pas seulement sur l’alimentation, il ne suffit pas que le corps
fonctionne de manière équilibré mais c’est également avoir une bonne éducation.
.La santé devient quelque chose d’instable, une moindre modification peut nous faire passer de l’état
de bonne santé à un état de maladie.

3 critères principaux afin de déterminer la maladie dont souffre le patient

- Présence ou absence de délire (ex : paranoïaque, construction imaginaire)


- Caractère aigüe (par l’examen clinique réaliser on peut mettre en exergue que en effet le
délire à débuter un moment donner de la vie du patient mais il ne s’est pas reproduit par la
suite, il a été limité dans le temps) ou chronique (pathologie qui dure dans le temps, cette
personne doit vivre avec ses idées et ses interprétations erronés) de la maladie
- Présence ou non de troubles de la conscience

Durant l’antiquité l’objectif était de soigner, dans les temps qui suivent on ne soigne plus mais on
exclut, on persécute, on essaye d’isoler le fou.

Chapitre 2 : La folie à l’époque Médiévale


.S’étale du 5e au 15e siècle ap. JC, c’est un peu près à ce moment-là que Foucault va s’appuyé sur la
folie au Moyen Age.

.Le Moyen Age se caractérise par le démantèlement de l’empire occidental, cet empire romain va se
morceler. En Occident, il y a une multiplication des invasions barbare, c’est une période instable,
avec un sentiment insécure. La place des scientifique, des penseurs, ceux qui proposent d’autres
lectures, orientaux, que celle de la généralité vont migrer vers l’Orient. Et cela à des conséquences
importantes car on observe à cet époque un essor des sciences arabes. On voit alors se contraster
des sciences occidentales et une médecine occidentale moribondes, tandis que la science et la
médecine orientale évolue.

. Cela influx également sur la place des fous. Comment la société va appréhender ces pathologies ?

La société en occident médicalise moins la folie, donc la folie est la proie des autres approches que
les approches médicales. Tandis que en Orient il y a une grande évolution de la médecine de la folie,
et en quoi elle sera le levier de la médecine occidentale.

.En Occident à l’époque il n’y aura pas d’enseignement officiel de la médecine. En Orient, il y a une
structuration officielle de l’enseignement de la médecine.

.La psychologie en tant que discipline c’est le XIXe. La psychologie clinique en tant que discipline
reconnu c’est le début du XXe.

Peut-on avoir une approche de la psychologie différente de la philosophie ? Les sujets sont les
mêmes, mais on ne l’étudie pas de la même manière, en psychologie on l’étudie de manière
scientifique.

.Au moyen Age, l’orient joue un rôle important dans le développement de la médecine en particulier
de la folie. C’est en Orient qu’apparait les premiers hôpitaux en Syrie grâce à des fonds religieux.
L’hôpital de Bagdad, dès le 8e siècle, cet hôpital est le centre névralgique des sciences arabes et
médicales.

Le scientifique a besoin de rencontrer d’autres scientifiques pour débattre etc … Bagdad était alors la
ville où tous les scientifiques convergeaient afin de rencontrer d’autres scientifiques. A l’hôpital de
Bagdad, au moyen age, un médecin aura une aura particulière dite le rhazès.

Rhazès était appeler le Galien des arabes. Ce médecin va illustrer l’utilisation des connaissances
médicales antiques en Orient et va aussi illustrer l’évolution de ses connaissances réalisées par les
médecins arabes.

Ils ne font pas qu’appliquer les connaissances antiques mais ils vont les critiquer et les faire évoluer.
Cette évolution du modèle médical arabes concernant la folie c’est notamment la théorie des sens
interne, qu’ils vont faire évoluer en s’inspirant de l’antiquité.

Cette théorie se caractérise par une évolution du modèle neurologique :

- Zone antérieur du cerveau (partie de l’avant, structure frontale)


- zone médiane (milieu du cerveau)
- zone postérieure (arrière du cerveau)
Chacune de ces zones est associées à un sens interne particulier, soit à une fonction psychologique
particulière, et à l’époque on parlait également d’une vertu particulière. Les médecins arabes avaient
essayé de localiser des fonctions psychologiques dans des structures particulières.

.Les fonctions :

- Dans la partie antérieure du cerveau les médecins arabes avaient localisé la vertu imaginative
- Dans la zone médiane ils avaient localisé un autre sens interne composé de 2 vertus, son
nom était la raison, composé de la vertu cogitative et la vertu estimative
- Dans la zone postérieure, ils avaient localisé la mémoire

.Vertu imaginaire : objectif est de centraliser les informations, la vertu imaginative est une zone de
convergence (zone antérieure) des informations, ce qui donne des souvenirs multimodaux.

.La mémoire est une zone de stockage de ses infos et de mémorisations des règles morales et
sociales.

.Le sens de la raison est dans la zone médiane, la première vertu est cogitative, elle permet de
raisonner permettant d’aller d’un point A à un point B tout en respectant la vertu de la zone
antérieure. La deuxième est la vertu qui permet de juger.

.Ce qui va attirer les médecins c’est de mettre l’accent sur l’aspect neurologique. Une lésion à un
endroit entraine un trouble une zone particulière, ils sont très localisationniste.

.Théorie des sens internes qui va neurologisé la folie, pour les médecins arabes elle permet
d’expliquer la folie par un modèle neurologique physiologique, rationnel, empirique. L’accent est mis
sur la physiologie de la folie, l’incarnation dans le corps de la folie.

.Vers la fin du moyen âge, vers le XIV-XVe s. , cette médecine arabe va progressivement se diffuser en
occident. On voit la création d’université, en Espagne, France ou Italie, dans le sud de l’Europe ; mais
malgré cette diffusion médicale et scientifique, en Europe la folie reste principalement interprétée
comme une possession diabolique. Soit en Occident, on considère que la folie a une explication
diabolique, et d’une culpabilité du fou qui serait attiré par le diable ce qui facilite la prise de
possession diabolique. Cette idée est prédominante, la folie a donc un statut à part, la folie reste à la
fois l’objet d’étude de la médecine mais en même temps la folie ne se dégage pas complètement des
explications surnaturelles. La folie reste une figure ambigüe.

.Le fou par la manière dont il se comporte, les individus face à lui se sentent menacé car il a un
comportement différent.

.Aujourd’hui, la croyance que la folie peut être allégé par des pratiques religieuses existent toujours,
cependant on reconnait que l’approche médicale a un rôle à jouer. Au niveau médical, on essaye de
donner des explications scientifiques pour vérifier que ce que l’on pense des maladies mentales sont
malléables, qu’elles ne sont pas totalement fausses, pour cela on l’étudie avec des méthodes
empiriques.

.Les médecins face à des signes de folie tentaient de réguler les humeurs à la fin du Moyen Age, basé
sur les traitements Ipocratique, on retrouve alors l’importance des régimes alimentaires, l’évacuation
des humeurs (ex : la saigné)
.La fin du moyen âge se caractérise par ce nouvel essor médical et scientifique dont on aurait pu
penser que la folie profiterait, mais la folie reste l’objet d’explication surnaturelle, on voit ainsi se
développer un conflit entre les médecins et les milieux sociaux, religieux.

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