L’inspection générale d’Etat, la grande inconnue
jeudi 1er décembre 2011 / par Macaire Dagry, pour l'autre afrik
L’inspection générale d’Etat, service de la Présidence de la République de Côte d’Ivoire et les
Inspections générales des ministères viennent de tenir un séminaire à Abidjan, du 21 au 23
novembre 2011, sur le thème : « L’Inspection Générale d’Etat (Ige) et les Inspections
générales des ministères (Igm) face aux défis de la bonne gouvernance ». Ce séminaire avait
pour objectifs principaux, d’une part, l’identification des mesures majeures devant constituer
la feuille de route de ces Inspections, dans la promotion de la bonne gouvernance, dans le
cadre du Plan national de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption. Et d’autre
part, la valorisation des actions de L’ige et des Igm et de leur image sur le plan national ainsi
que l’ouverture sur le plan international pour la promotion de leurs activités.
Malheureusement, ces organes d’inspection et de contrôle sont méconnus, voire inexistants.
Ils ont été si longtemps discrédités, y compris par ceux qui devaient les animer et les
valoriser, en dépit de leur importance capitale. L’Inspection générale d’Etat est chargée de
trois missions principales : premièrement, du contrôle, de l’inspection, du bon fonctionnement
et de la bonne gouvernance de l’ensemble des services publics, parapublics et des sociétés à
participation financière publique. C’est-à-dire : veiller à l’application des lois, ordonnances,
décrets, actes et instructions réglementaires ainsi qu’à l’exécution des directives
gouvernementales ; veiller aux principes d’égalité, de neutralité, de continuité des services
publics, de l’accessibilité au service public, du droit à l’information des usagers du service
public, de la transparence et du respect des procédures contradictoires et de tous les autres
droits des citoyens ; contrôler et évaluer les plans et politiques initiés par le Chef de l’Etat, le
gouvernement, les ministères, les représentations diplomatiques ainsi que tous les organismes
publics et parapublics ; contrôler l’utilisation optimale des ressources (financières, humaines
et techniques) ; vérifier l’existence et la bonne tenue des instruments de gestion administrative
et comptable ; réaliser des audits opérationnels ou financiers des services publics et
parapublics.
Deuxièmement, des études, du conseil et de l’assistance aux services administratifs et
financiers. C’est-à-dire : formuler des propositions visant à améliorer la qualité et le
fonctionnement des services de l’Etat et tous les organismes relevant du secteur parapublic ;
veiller au bon fonctionnement et à l’amélioration des systèmes d’information sur les plans
administratif et financier des services publics et parapublics. Troisièmement, de la
coordination et l’appui méthodologique aux services du contrôle et d’inspection. C’est-à-dire :
l’appui méthodologique et technique aux instances de contrôle et d’inspection des ministères
et autres services publics et parapublics ; la réception des programmes et des rapports
d’activités d’inspection des structures de contrôle et d’inspection des ministères et autres
services publics et parapublics. Les pouvoirs de cette grande « inconnue » qui est l’Ige
s’étendent aussi aux : administrations centrales et services extérieurs des ministères ;
établissements publics nationaux ; sociétés d’Etat ; personnes morales de droit privé
bénéficiaires du concours financier de l’Etat ; concessionnaires de services publics ;
collectivités territoriales et à leurs établissements publics ; organismes publics et parapublics ;
services et administratifs et financiers des ministères de la Défense et de la Justice. Et même
dans le cadre de la lutte contre la fraude et la corruption, L’ige est habilitée à entreprendre
toute investigation en direction des personnes physiques et morales de droit privé. En vue de
l’accomplissement de ses missions, L’ige est tenue informée des orientations générales de la
politique du Gouvernement dans tous les secteurs de la vie publique. Ace titre, L’ige peut être
associée aux travaux des commissions nationales, internationales ou administratives, des
comités et groupes de travail ; elle est destinataire de copies des attestations des conseils des
ministres et de tous textes législatifs et réglementaires ; elle est également destinataire de tous
rapports établis par l’Inspection générale des finances et les Inspections générales des
ministères ou par tout organisme public ou agissant pour le compte de l’administration, des
établissements publics nationaux, des sociétés d’Etat, des collectivités territoriales. Elle peut
être également saisie par : le Président de la République, le Premier Ministre et les membres
du gouvernement, les Institutions, les services publics et parapublics, particuliers et les
associations de la société civile ; mais elle dispose aussi d’une capacité d’auto-saisine qui
renforce de fait son pouvoir d’inspection, de contrôle et de conseils.
Inspection générale d’Etat - Niamien
N’Goran change tout !
Le 08 mars 2013 - par Hebdo Ivoirien
Très peu, ou du moins mal connue des Ivoiriens, l’Inspection générale d’Etat (Ige), est une structure clé dans la politique du président de la
République, pour le contrôle, l’inspection et la promotion de la bonne gouvernance au sein de l’ensemble des services publics et parapublics ainsi
que des sociétés à participation financière publique de Côte d’Ivoire.
A cet égard, sa direction ne saurait échoir aux mains d’une personne inexpérimentée et à la probité légère. La décision du chef de l’Etat de porter
son choix sur le dernier et brillant ministre de l’Economie et des finances d’Henri Konan Bédié, n’est donc pas fortuite. Car, durant son passage à ce
ministère, Niamien N’goran a réussi, par ses reformes à réduire la très forte inflation et relancer la Côte d’Ivoire sur les rails d’une croissance à deux
chiffres. Cela, en dépit du contexte économique et sociale très tendu et précaire que traversait le pays, suite à la dévaluation du Franc Cfa. Mais, le
coup d’Etat de décembre 1999 perpétré par la junte militaire conduite par feu, le général Gueï Robert, a mis un coup d’arrêt net aux belles
performances du ministre Niamien, replongeant du coup, le pays dans les abîmes de l’instabilité politique, sociale et économique.
Ainsi, en nommant cet homme de rigueur, de probité et d’une très forte expérience à l’Inspection générale d’Etat, le président Alassane Ouattara
veut le voir récidiver ses prouesses du passé, au moment où il a instruit son gouvernement de faire entrer la Côte d’Ivoire dans le club très sélectif
des pays émergents, à l’horizon 2020. Ainsi, fort de cette marque de confiance, le ministre Niamien a aussitôt renforcé l’Ige dans ses missions
régaliennes citées plus haut. Il a par la suite donné les moyens à cette structure d’appliquer dans toute leur rigueur les lois, ordonnances, décrets,
actes et instructions réglementaires ainsi que d’exécuter les directives gouvernementales régissant le fonctionnement des structures placées sous le
contrôle de l’Inspection générale. Que sont, les administrations centrales et services extérieurs des ministères les établissements publics nationaux,
les sociétés d’Etat et sociétés à participation financière publique. De même que les concessionnaires de service public, les collectivités locales et
leurs établissements publics, les organismes publics et parapublics et enfin, les services administratifs et financiers des ministères de la défense et
de la justice.
L’objectif assigné aux 17 inspecteurs d’Etat et 7 contrôleurs d’Etat de gagner à tous prix la guerre contre la fraude, la corruption et la mal
gouvernance, est pratiquement remporté. Poursuivant sur cette dynamique, l’Inspecteur général d’Etat a mis un point de rigueur sur le contrôle
l’utilisation optimale des ressources et du portefeuille de l’Etat, de même que sur la vérification de la bonne tenue des instruments de gestion
administrative et comptable, avant de réaliser des audits opérationnels ou financiers des services publics et parapublics. Comme on le remarque, le
patron de l’Ige abat un véritable travail d’Hercule pour atteindre les objectifs à lui assignés par le président Ouattara. Ce dernier, à en croire certains
proches, ne cache pas son admiration pour ce qui se passe à l’Inspection générale d’Etat depuis l’arrivée de Niamien N’goran.
Les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication ont acquis une
importance considérable dans notre monde de plus en plus Globalisé, où l’information est
devenue un puissant instrument stratégique de gouvernance. Voilà pourquoi j’accorde une
grande attention à la mise en place du site internet de l’Inspection Générale d’État (IGE) dont
les objectifs principaux sont de promouvoir l’image et les actions de l’IGE et de permettre à
tous les usagers du service public de comprendre les missions primordiales de cette
importante structure de l’Etat de Côte d’Ivoire.
Par le canal du site internet de l’IGE, nos compatriotes peuvent participer à l’amélioration de
la gouvernance de l’État à travers leurs éventuelles saisines, remarques, critiques ou
observations.
A cet égard, je les encourage à la culture de la saisine en portant à notre attention les litiges et
conflits nés des dysfonctionnements, du non respect du droit et des procédures administratives
dont ils s’estiment victimes.
Les trois grandes missions de l’Inspection Générale d’État sont :
le contrôle et l’inspection du bon fonctionnement et de la bonne gouvernance de l’ensemble
des services publics, parapublics et des sociétés à participation financière publique,
l’étude, le conseil et l’assistance aux services administratifs et financiers,
la coordination et l’appui méthodologique aux structures de contrôle et d’inspection.
Ce formidable outil de communication permettra également aux usagers du service public,
aux sociétés d’État ou à participation financière publique, aux associations et ONG qui
bénéficient des ressources publiques, aux collectivités territoriales et aux représentations
diplomatiques, de prendre connaissance des rapports annuels des missions de l’IGE. Ces
rapports annuels rendent compte des missions effectuées, notamment l’évaluation du
fonctionnement des services publics et les performances de ces services. Ils contiennent toutes
les mesures propres à améliorer le fonctionnement des services inspectés et les programmes
mis en œuvre par les autorités publiques. Ces rapports constituent une somme d’informations
utiles à la bonne gouvernance dans notre pays. Ils sont destinés à éclairer la prise de décision
des gouvernants.
Les structures d’inspection et de contrôle rendent compte à leur hiérarchie respective, c’est-à-
dire la présidence de la République, pour l’Inspection Générale d’État et les différents
ministères de rattachement, pour les Inspections Générales des Ministères (IGM).
Je souhaite donc, une très bonne navigation à tous les utilisateurs de ce site internet et les
invite vivement à nous faire partager leurs observations et suggestions. Je reste convaincu
qu’elles nous serviront dans nos différentes missions et constitueront un élément de la
participation citoyenne à la bonne gouvernance en Côte d’Ivoire telle que souhaitée par le
président de la République dans son programme de gouvernement.