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Protection des Tutsis au Nord-Kivu 1996-2024

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ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE


UNIVERSITE CATHOLIQUE LA SAPIENTIA
UCS-GOMA

BP 50 GOMA

DOMAINE DES SCIENCES POLITIQUES, JURIDIQUES,


ADMINISTRATIVES ET RELATIONS INTERNATIONALES

FILIRERE DE DROIT

PROBLEMATIQUE DE LA PROTECTION DE
LA COMMUNAUTE TUTSI EN CRISE
D’IDENTITE
PRÉSENTÉCONGOLAISE
PAR: AU
NORD-KIVU DE 1996-2024

Par MUPENDWA MAYUWANO Adolph


Promotion: L2

OCTOBRE 2024
1

1. Contexte d’étude
Les membres de la communauté Tutsi cherchent depuis longtemps à
faire partie de la nation congolaise à part entière, sauf que cela s’avère
difficile, voire impossible en dépit de leur concrétisation de volonté à faire
partie de cette derrière, cette concrétisation de volonté à faire partie de la
communauté congolaise n ‘est-elle pas suffisante ?
En effet, la communauté Tutsi en crise d’identité congolaise au Nord-Kivu ;
disons même partout ailleurs dans la RDC, même au-delà des frontières
nationales, il s’observe une tendance, selon laquelle ; les autres
communautés se méfieraient des communautés Tutsi.
En consultant les causes de cette méfiance qui écarterait, d’une part les
communautés Tutsi et d’autres parts les autres groupes éthiques, il s’observe
entre autres, des antécédents politiques et tensions ethniques qui seraient
à la base de cette suspicion que nous allons développer dans les suivants
paragraphes.
Les tensions ethniques et antécédents politiques Rwando-Congolais
remontent à l’époque coloniale, ils ont étés altérés de plus en plus par les
évènements du Rwanda, le génocide de 19994, qui avait causé une lourde
migration des Tutsi vers différentes contrées de l’Afrique de l’Est et en
particuliers en RDC/ Nord-Kivu.
Les conflits Rwando-Congolais trouvent leurs genèse dans la révolution
Belge et la chute de Mobutu SESEKO qui ont entrainés des hostilités
politiques en RDC, et par conséquent ; des troupes armés, y compris des
forces armées Tutsi Rwandaises, ont cherché à établir leur influence menant
à des conflits armés avec d’autres groupes locaux dans la région. Les
rivalités entre ces différents groupes se sont mêlées à la conquête du
contrôle des ressources minières de la RDC exacerbant ainsi les tensions et
provoquant les différentes factions.
Le Rwanda constitué majoritairement des ethnies Tutsis avait mené des
interventions militaires en RDC sous prétexte de lutter contre les groupes
armées rebelles cachés au pays, au Nord-Kivu, ce qui avait intensifié les
conflits armés et avait impliqué plusieurs acteurs régionaux.
Quant aux antécédents politiques Rwando-Congolais à la base de la
crise identitaire des Tutsis au Congo trouvent leurs origines principalement
du colonialisme, le Rwanda et la République Démocratique du Congo ont
étés profondément affectés par le colonialisme occidental à la fin du XIXe
siècle. Le Rwanda étant devenu un protectorat allemand en 1884, puis
avait basculé entre les mains belges après la première guerre mondiale, la
RDC également colonisée par la Belgique a subit des terribles abus sous le
règne de Léopold II, le modèle colonial qui avait exacerbé les divisions
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éthiques.
Les luttes pour l’indépendance en 1962 a précipité un bouleversement
politique avec le pouvoir qui avait basculé des Tutsis vers les Hutus,
conduisant à des violences interethniques, cette période avait également
entrainée un exode massif des Tutsis vers la RDC et d’autres pays voisins.
Enfin, la problématique de la protection de l’ethnie Tutsi en crise
d’identité au Nord-Kivu est controversée par les peuples locaux suite aux
tensions éthiques et antécédents politiques qui ont surgit entre le Rwanda
et la République Démocratique Du Congo impliquant le peuple Tutsi, et par
conséquent la question se rapportant à leur requête d’inclusion nationale
ou même de leur légitimité sur le sol congolais est au cœur des tensions, car
certains vont jusqu’à les considérer comme des immigrés indésirables.

2. Etat de la question

Le regard sur la problématique de la protection de l’ethnie Tutsi en crise


d’identité congolaise au Nord-Kivu de 1996 à nos jours, sera la principale
matière à laquelle, il sera fait allusion le log du présent travail. De ce fait, pour
faciliter la dynamique de cette matière, il convient de polariser l’intérêt de
notre sujet sur quelques travaux relevant du domaine de recherche dans
lequel s’inscrit la présente œuvre scientifique. De ces travaux, nous retenons :

A. Jing LIANG

Dans son mémoire de fin de cycle universitaire qui a porté sur « le pardon
et la réconciliation dans le Rwanda post-génocide », corrobore le contenue
du chapitre premier de notre travail par ce passage,… L’histoire du Rwanda
se caractérise par la quête des origines de son peuple, comme le décrit L.
Bragard, spécialiste du catholicisme au Rwanda : « Toute l’histoire du pays
est marquée par ces distinctions raciales... Les Tutsi, pasteurs d’origine hamite,
venant vraisemblablement de la Somalie, le long du Nil, avec leurs troupeaux
de vaches à longues cornes et ayant créé une féodalité tyrannique. » La
distinction auparavant socio-économique, ayant été transformée en
différence politico-raciale, est une notion équivoque au cœur de nombreux
débats. D’une part, les théoriciens hutus ont tendance à soutenir l’hypothèse
de la migration des Tutsis. Selon cette hypothèse, ces derniers sont censés
provenir d’Éthiopie. D’autre part, l’intelligentsia tutsie adhèrent à la théorie
selon laquelle il n’y aurait ni différence sociale ni politique. La recherche des
origines ethniques est inextricablement liée au pouvoir politique. Par
conséquent, l’interprétation de la question des origines est le point de départ
de la violence politique. L’une des hypothèses plus discutées est l’hypothèse
hamitique : Les Tutsi seraient des descendants de Ham, fils maudit de Noé
dont la peau est noire. Un lien fut ainsi établi entre les Égyptiens et les
3

Éthiopiens. D’après les scientifiques européens, ces derniers sont les ancêtres
des Tutsis. Les Européens les ont affublés du titre de Chrétiens perdus. En plus
de la caractérisation identitaire religieuse, ils furent reconnus comme ayant
des traits physiques caucasiens. Le statut de supériorité des Tutsis est issu de
cette double identification spirituelle et physique, elle-même dans un
système de référence euro-centré et suprématiste blanc.
En dépit de leurs différences physionomiques et physiques, les Rwandais
vivaient ensemble tant bien que mal. Néanmoins, les colonisateurs
européens mirent l’accent sur lesdissemblances entre Tutsis et Hutus afin de
solidifier l’entreprise impérialiste. Le pouvoir colonial a perverti la monarchie
tutsie pour asseoir un système de domination qui a basculé dans la vague
nationaliste et indépendantiste africaine des années. Dans le contexte
rwandais, le modèle ethno-historique colonial n’a pas été démantelé. Le
mouvement de libération a tout simplement inversé la dynamique du
pouvoir colonial en réinvestissant ses parties polarités positive et négative. En
effet, les élites tutsies sont devenues une minorité issue d’envahisseurs
étrangers, les Hutus quant à eux incarnent la figure de l’autochtone en droit
de réclamer la terre et le pouvoir dont ils ont été dépossédés. Les élites
Hutues incitèrent le peuple hutu à se solidariser. Il s’agissait désormais pour
les Hutus résidents au Rwanda de s’allier à ceux et celles de la diaspora afin
de promouvoir une double-libération, «from both the Hamites (Tutsi) and
Bazungu (white) colonisation. » Or, le Rwanda connaissait à cette époque-
là un basculement du pouvoir qui passa de l’élite tutsie à l’élite hutue. Ce
renversement de la monarchie tutsie et du système de hiérarchisation
ethnique pro-tutsi établi par les colonisateurs européens entraîne un tournant
historique fondateur. Désormais, la majorité démographique sert de
catalyseur au mode de gouvernement et à l’idée de la nation. C’est ainsi
que naquit le régime du Hutu Power. Hostile envers les Tutsis, il les invitait à «
retourner en Abyssinie ».
De l’indépendance à la veille du génocide
En 1962, le gouvernement extrémiste hutu arrive au pouvoir après
l’indépendance du Rwanda. Il perpétue des politiques séparatistes anti-
tutsies. Loin d’être une démocratie, le nouveau système remplace la
monarchie tutsie par une dictature hutue. Le parti Parmehutu diffuse un
manuel d’histoire en kinyarwanda, « Les principales périodes de l’histoire du
Rwanda », où onapprenait des propos haineux sur les Tutsis qui auraient
conquis le pays vers le 18ème siècle et appris la langue de ses habitants hutus
pour mieux les tromper. Ce récit a été raconté afin de justifier un paradigme
identitaire hutu indissociable du statut de victime historique :
Le pouvoir tutsi : c’est ce pouvoir qui fut à l’origine de tous les malheurs que
les fils de Hutus ont connus. Il était comme le nid de la criminalité. Comme
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les Hitlériens l’ont initié en Europe, les Batutsis ont aussi pensé qu’ils étaient
une race supérieure aux autres sur toute la terre, créés pour commander et
exploiter les Hutus sous le faux prétexte mensonger qu’ils seraient venus du
ciel, en se disant eux-mêmes ibimanuka, les descendus.
En 1973, Juvénal Habyarimana s’est fait élire à la présidence de la république
après son coup d’état militaire. Pendant près de vingt ans, avant l’éruption
du génocide en 1994, beaucoup de Tutsi s’étaient réfugiés de manière
continue ou sporadique dans des pays voisins – le Burundi, l’Ouganda, le
Zaïre – à cause de cette situation oppressive, certains membres de la
diaspora tutsie se sont constitués en une armée rebelle nommée le Front
Patriotique du Rwanda (le FPR). Le FPR avait entamé un processus de
négociation pour la paix avec le Président rwandais Habyarimana.
Cependant, ce dernier était plutôt partisan d’une idéologie politico-
ethnique selon laquelle : « polarized identities give rise to a kind of political
difference where you must be either one or the other. »
Afin de consolider le pouvoir hutu, le gouvernement reporta à tort des coups
de feu tirés par le FPR à Kigali la veille du 5 octobre 1990, en faisant passer le
message que le FPR était la réincarnation de la structure politique
monarchiste tutsie. « Dans la mémoire collective des Hutu, les temps d’avant
l’indépendance sont ceux de l’oppression féodale, alors que pour les Tutsis il
s’agit d’un éden perdu ! » La propagation de l’idée selon laquelle l’invasion
du pays par le FPR serait imminente a provoqué un sentiment de peur fondé
sur le retour d’un pouvoir totalitaire tutsi.
B. Stanislas BUCHALIMWE

Dans son ouvrage intitulé « le TPD à Goma (Nord-Kivu) : mythes et


réalités » nous fait son constant en rapport avec notre sujet, en ces termes ; …
Quelques mois après la mise en place de l’administration AFDL dans les deux
provinces du Sud-Kivu et du Nord-Kivu (novembre 1996), on passa à une
seconde phase du discours rassembleur. Celui-ci trouva sa matérialisation
dans la création de la Ligue inter-communautaire pour la reconstruction du
Nord-Kivu en août 1997, LICOR en sigle (président: Emmanuel Kimeme,
Nande, et vice-président: Emmanuel Kamanzi, Tutsi). La particularité de la
LICOR par rapport aux organisations précitées, est qu’elle semblait ouverte
à toutes les communautés. L’une des justifications est la suivante: la
conviction que «l’impasse actuelle dans laquelle ‘enlise notre province
découle dans une bonne proportion non seulement des idées reçues
teintées d’ethnocentrisme, mais aussi et surtout de l’odieuse politique de
diviser pour régner pratiquée sous la Deuxième République avec la
complicité de nos aînés respectifs qui attisaient le feu de conflits
interethniques, au lieu de jouer le rôle d’arbitre neutre et objectif en faveur
de la cohabitation pacifique des communautés». Sa devise est «paix, unité
5

et développement» (article de ses statuts). Ainsi, on trouve sur la liste de ses


membres, en dehors du président et du vice-président, Mbusa Nyamwisi,
Baitsura et Kisangani Endanda (Nande), Otto Bahizi, Oswald Mukingi , Jean-
Bosco Barihima, et Balthasar Ndeze (Hutu), Léon Muheto, Jean-Marie
Kambanda, Dr Gasana, Safari de Telecel, et Dr Gashinge (Tutsi), Elysée
Munembwe (Lega/Kano), etc., bref toute une série de personnes
appartenant à plusieurs ethnies et couvrant tout l’espace du Nord-Kivu, mais
qui, hélas, furent parmi les premières figures de proue dans la guerre du RCD
et du TPD (deux organisations-sœurs) une année après. Ce dernier, bien que
sa dénomination soit la devise de la LICOR (le mot «Tous» a tout simplement
remplacé «Unité»), est la ré-édition ou la nouvelle formule de la mutuelle
UMOJA parce qu’il ne devrait regrouper que les Hutu et Tutsi exclusivement,
dont les initiateurs sont quasiment les mêmes ou relèvent des mêmes
sensibilités (voir le tableau plus loin) et parce qu’il minait ainsi l’esprit de la
LICOR et de la Barza inter-communautaire du Nord-Kivu institué en 1999 et,
pourtant, vanté sans cesse dans les discours politiques locaux.

Lancé officiellement à Bonn (Allemagne) en mars 1997 en pleine guerre de


l’AFDL pour la conquête du pouvoir à Kinshasa et consolidée au lendemain
des assises de Bukavu en juillet 199728 et avant la création de la LICOR, le
Pole Institute présente certaines spécificités. Il se veut d’abord un forum de
réflexion et donc un laboratoire d’idées: en fait, il joue le rôle de «think tank»
et de «brainwashing». Il se montre ensuite plus ambitieux que les autres
organisations en ce que, comme le père Aloys Tegera l’affirme clairement,
«Pole Institue ne sera pas une ONG comme d’autres, mais prétend vouloir
s’adresser aux ONG dans l’ensemble, aux syndicats, aux autorités civiles et
politiques, à la société civile en général». Il s’adresse enfin aux communautés
des grands lacs avec, à l’horizon, la quête de pansement aux blessures
résultant des récents déchirements. La vision régionale fait de Pole Institute
une dynamique nouvelle dans la formation d’opinions et la conception des
projets de développement: «Il faut d’abord organiser un groupe d’influence
et de réflexion au Kivu pour créer une vision régionale et planétaire à la fois
(Jo Luso)». Il partage le discours anti- ethniciste avec UMOJA et un discours
d’ouverture vers d’autres communautés en dehors du binôme Tutsi-Hutu,
voire du cercle communautaire restreint du Nord-Kivu avec la LICOR. Il veut
se situer à la croisée des courants local («grass roots») et régionaliste tant
dans les discours que dans les actions à l’instar de celles qui foisonnent dans
certains milieux politiques et d’affaires au Rwanda, en Ouganda et au sein
du RCD. C’est l’une des raisons pour laquelle il opère, dès le départ, à la fois
à partir duNord-Kivu et du Rwanda (ce qui est la première à Goma) et
bénéficie d’importants moyens financiers extérieurs, notamment de
l’Allemagne.
6

3. Problématique

La problématique de la protection de l’ethnie Tutsi en République


Démocratique Du Congo a toujours fait l’objet des critiques dans la région
du Nord-Kivu, ces conflits, comme précisé dans le contexte d’étude du
présent travail, trouvent leurs racines dans un cadre historique complexe
marqué par des conflits armés, des antécédents politiques qui étaient
tournés en scandale, mais aussi il y’a eu des dynamiques identitaires et
éthiques.

Cependant, il faut noter que, la communauté Tutsi a été confrontée à


un défi lié à la discrimination et à l’exclusion sociale, et par conséquent ces
défis menacent actuellement non seulement la stabilité régionale du Nord-
Kivu dans son intégralité mais également une crise identitaire de ladite
communauté.

En effet, pour appréhender intellectuellement cette problématique, il


convient de brandir quelques questions capitales y afférentes dont voici :

Premièrement : comment les antécédents politiques et tensions éthiques


ont-ils participé à la mise en œuvre de la perception de l’ethnie Tutsi à travers
l’histoire récente de la RDC, et quelles conséquences cela a-t-il sur le plan
sécuritaire et leur inclusion dans la société congolaise ?

Par cette question nous allons examiner l’historique des relations entre les
différentes communautés en conflit et analyser comment les guerres ont
exacerbées des stéréotypes des violences organisés.

Deuxièmement : quel est l’impact des groupes armés et des conflits en cours
sur la vulnérabilité des Tutsis et comment cela influence-t-il leur sentiment
d’appartenance à la nation congolaise ?

Ici, il s’agit d’explorer comment la violence des groupes armés affecte non
seulement la sécurité physique des Tutsi, mais aussi leur identité culturelle et
sociale.

4. Hypothèses

Face aux questions précédemment abordées, nous proposerions comme


piste de solutions :

 Pour ce qui est de la première question, concernant les antécédents


politiques et tensions éthiques ainsi que, leurs conséquences sur le plan
sécuritaire et leur inclusion dans la société congolaise, il serait
préférable de privilégier des dialogues inclusifs impliquant les parties
7

en conflits, notamment la communauté tutsi et les autres groupes


éthiques, favoriser l’éducation se rapportant aux droits humains enfin
de cultiver un climat de tolérance entre les communautés en conflit,
mais également, sur le Pla international il serait encore plus prometteur
de renforcer la rigueur des institutions des droits humains e RDC et, en
particulier dans la partie du Kivu.
 Pour la deuxième question, en rapport avec la question relative à
l’impact des conflits armés en cours sur la violence de l’ethnie Tutsi et
la manière dont cela influence leur sentiment d’appartenance à la
nation congolaise ; il serait crucial de créer des forums de dialogue
entre les différentes communautés, incluant les Tutsis, pour favoriser la
compréhension mutuelle et la coexistence pacifique, promouvoir un
dialogue inter-ethniques positifs, initier des programmes de
développement local qui incluent la participation des Tutsis et des
autres groupes ethniques dans la planification et la mise en œuvre,
pour renforcer leur sentiment d’appartenance à la communauté
congolaise.

5. Objectifs et intérêts

L’étude du présent travail traitant de la problématique de la protection


de l’ethnie Tutsi en crise d’identité au Nord-Kivu/RDC de 1996 à nos jours,
poursuit deux objectifs et intérêts principaux :

5. I. Objectifs

 Préconiser des pistes de solution en conciliant les membres de l’ethnie


Tutsi avec les autres groupes éthiques enfin, d’établir un climat
d’harmonie et de paix entre les peuples au Nord-Kivu.
 Examiner l’impact des conflits armés et l’implication des différents
groupes insurrectionnels qui ont tant secoués la région du Kivu enfin,
de cogiter les causes de l’exclusion de l’ethnie Tutsi.

5. II. Intérêts

 Sur le plan scientifique, la réalisation du présent travail vise à étudier


les enjeux liés à la division des communautés dans un état et leurs
répercussions sur les peuples.
 Sur le plan pratique, la compréhension de la situation des Tutsis en crise
d’identité congolaise en RDC, notamment pour causes du génocide
et d’autres conflits qui ont suivis, permettra d’étudier comment ces
évènements ont pu influencés les dynamiques ethno politiques aux
crises identitaires enfin, de prendre des mesures strictes.
8

6. Cadre méthodologique

Pour appréhender au mieux la problématique de la protection de l’ethnie


Tutsi en crise d’identité congolaise, nous avons choisi de faire recours aux
méthodes et techniques de recherche suivantes :

6. I. méthodes

Pour ce qui est des méthodes employées, ce présent travail a été appuyé
par la méthode historique et la méthode de l’étude des cas.

 la méthode historique :

cette méthode nous a d’une importance considérable, en ce sens


qu’elle nous a permis de connaitre de fond en comble la genèse ou le
commencement des conflits qui ont étés à la base de l’exclusion de l’ethnie
Tutsi des autres groupes éthiques et sa situation actuelle.

 La méthode de l’étude des cas :

Quant à celle-ci, elle nous a été toute aussi d’une grande importance
autant que la première, elle nous a permis de sélectionner des cas des
communautés Tutsis touchées par la crise d’identité pour approfondir la
compréhension des défis spécifiques rencontrés. Cela peut inclure l’étude
des réponses communautaires et des programmes de protection en cours

7. Délimitation spatio-temporelle
 Par rapport à la délimitation spatiale :

Notre présente recherche se limite à l’étude de la problématique de la


protection de l’ethnie Tutsi en crise d’identité congolaise dans la province
du Nord-Kivu, laquelle que nous pouvons considérer comme échantillon.

 Par rapport à la délimitation temporelle

De par l’analyse de notre travail scientifique, nous avons jugé utile de


prendre en compte, la période allant de 1996 jusqu’en 2024. Période
pendant laquelle peuvent se situer les différents évènements afférents à
notre sujet.

8. Difficultés rencontrées
 Sur le plan financier

Nous nous sommes retrouvés face à des situations d’impécuniosité qui


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nous ont rendus la tâche un peu difficile, c’est entre autres, les frais de
logement, de restauration et plus particulièrement du transport par ce que
la circonscription géographique de notre travail est très large.

 Sur le plan sécuritaire

Compte tenu de la situation actuelle de guerre dans plusieurs contées


du Nord-Kivu, il nous a été impossibles d’étendre l’ampleur de notre curiosité
scientifique dans certains milieux dont on estimait riches pour
l’approvisionnement scientifique et intellectuel de notre travail.

9. Subdivision du travail

Excepté l’introduction et la conclusion du présent travail, l’ossature de notre


œuvre scientifique s’entretient autour des deux chapitres dont voici :

 Le premier chapitre traite de la genèse des conflits ethno


politiques entre l’ethnie Tutsi et les autres groupes ethniques.
 Le deuxième chapitre traite des enjeux liés à la dynamique
conflictuelle dans la région du Nord-Kivu.

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