0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
68 vues5 pages

Logique Formelle et Raisonnement

Transféré par

ahd98
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
68 vues5 pages

Logique Formelle et Raisonnement

Transféré par

ahd98
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

1.

RÉGLES DE LOGIQUE FORMELLE 9

Définition 1.12. La réciproque d’une implication (P ⇒ Q) est une implication


Q ⇒ P.
√ √
Exemple 1.13. (1) La réciproque de : 0 ≤ x ≤ 9 ⇒ x ≤ 3, est : x ≤ 3 ⇒
0 ≤ x ≤ 9.
(2) La réciproque de : (Il pleut, alors je prends mon parapluie), est : (je prends
mon parapluie, alors il pleut).
(3) La réciproque de : (Omar a gagné au loto ⇒ Omar a joué au loto), est :
(Omar a joué au loto ⇒ Omar a gagné au loto).

5)La contraposée de l’implication Soit P, Q deux propositions, la contraposée


de (P ⇒ Q) est (Q ⇒ P ), on a

(P ⇒ Q) ⇐⇒ (Q ⇒ P )

Remarque 1.14. (P ⇒ Q) et (Q ⇒ P ) ont la même table de vérité, i.e., la même


valeur de vérité.

Exemple 1.15. (1) La contraposée de :(Il pleut, alors je prends mon para-
pluie), est (je ne prends pas mon parapluie, alors il ne pleut pas).
(2) La contraposée de :( Omar a gagné au loto ⇒ Omar a joué au loto), est :
(Omar n’a pas joué au loto ⇒ Omar n’a pas gagné au loto).

6)La négation d’une implication

Théorème 1.16. Soit P, Q deux propositions on a

(P ⇒ Q) ⇔ (P ∧ Q).

Exemple 1.17. (1) La négation de : (il pleut, alors je prends mon parapluie),
est : (il pleut et je ne prends pas mon parapluie).
(2) La négation de : (Omar a gagné au loto ⇒ Omar a joué au loto), est : (Omar
a gagné au loto et Omar n’a pas joué au loto).
(3) (x ∈ [0, 1] ⇒ x ≥ 0) sa négation : (x ∈ [0, 1] ∧ x < 0).

Conclusion
(1) La négation de (P ⇒ Q) est (P ∧ Q).
(2) La contraposée de (P ⇒ Q) est (Q ⇒ P ).
(3) La réciproque de (P ⇒ Q) est (Q ⇒ P ).

Remarque 1.18. (P ⇒ Q) ⇔ (P ∨ Q).


10
2. ÉLÉMENT DE LOGIQUE ET MÉTHODES DE RAISONNEMENT AVEC EXERCICES CORRIGÉS

preuve. Il suffit de montrer que (P ⇒ Q) a la même valeur de vérité que (P ∨ Q),


on le voit bien dans la table de vérité suivante :
P Q P P ⇒Q P ∨Q
1 1 0 1 1
1 0 0 0 0
0 1 1 1 1
0 0 1 1 1

7)L’équivalence
Définition 1.19. l’équivalence de deux propositions P, Q est notée P ⇔ Q, on
peut aussi écrire (P ⇒ Q) et (Q ⇒ P ). On dit que P ⇔ Q si P et Q ont la même
valeur de verité, sinon (P ⇔ Q) est fausse.
P Q P ⇔Q
1 1 1
1 0 0
0 1 0
0 0 1
Remarque 1.20. (1) P < Q c’est à dire P n’est pas équivalente à Q lorsque
P ; Q ou Q ; P.
(2) P ⇔ Q peut être lue P si et seulement si Q.
Exemple 1.21. (1) x + 2 = 0 ⇔ x = −2.
(2) Omar a gagné au loto < Omar a joué au loto.
Théorème 1.22. Soit P, Q deux propositions on a :
(P ⇔ Q) ⇔ (P ⇒ Q) ∧ (Q ⇒ P ).
preuve.
P Q P ⇒Q Q⇒P (P ⇒ Q) ∧ (Q ⇒ P ) (P ⇔ Q)
1 1 1 1 1 1
1 0 0 1 0 0
0 1 1 0 0 0
0 0 1 1 1 1

8)Propriétés des connecteurs logiques Quelle que soit la valeur de vérité des
propositions P, Q, R les propriétés suivantes sont toujours vraies.
(1) P ∨ P.
(2) P ⇔ P.
(3) P ∧ P ⇔ P.
(4) P ∧ Q ⇔ Q ∧ P. Commutativité de ∧
(5) P ∨ Q ⇔ Q ∨ P. Commutativité de ∨
1. RÉGLES DE LOGIQUE FORMELLE 11

(6) ((P ∧ Q) ∧ R) ⇔ (P ∧ (Q ∧ R)). Associativité de ∧


(7) ((P ∨ Q) ∨ R) ⇔ (P ∨ (Q ∨ R)). Associativité de ∨
(8) P ∨P ⇔P
(9) P ∨ (Q ∧ R) ⇔ (P ∨ Q) ∧ (P ∨ R)).
(10) P ∧ (Q ∨ R) ⇔ (P ∧ Q) ∨ (P ∧ R)).
(11) P ∧ (P ∨ Q) ⇔ P.
(12) P ∨ (P ∧ Q) ⇔ P.
(13) P ∧ Q ⇔ P ∨ Q Lois de Morgan
(14) P ∨ Q ⇔ P ∧ Q Lois de Morgan
(15) (P ⇒ Q) ⇔ (P ∨ Q) ⇔ (Q ⇒ P ).
preuve. (13)
P Q P Q P ∧Q P ∧Q P ∨Q
1 1 0 0 1 0 0
1 0 0 1 0 1 1
0 1 1 0 0 1 1
0 0 1 1 0 1 1
(14)
P Q P Q P ∨Q P ⇒Q Q⇒P
1 1 0 0 1 1 1
1 0 0 1 0 0 0
0 1 1 0 1 1 1
0 0 1 1 1 1 1
1.2. Les quantificateurs.
(1) Quantificateur universel  ∀ 
La relation pour tous x tel que P(x) est notée : ∀x, P (x) se lit quel que soit
x, P (x).
(2) Quatificateur existentiel  ∃ 
la relation il existe un x tel que P (x) est notée : ∃x, P (x).
Remarque 1.23. Il existe un et un seul élément x de E c’est à dire un unique x,
P (x) est notée : ∃!x ∈ E, P (x)
Exemple 1.24. Ecrire à l’aide des quantificateurs les propositions suivantes :
(1) P (x) : La fonction f est nulle pour tous x ∈ IR devient
P (x) : ∀x ∈ IR, f (x) = 0.
(2) P (x) : la fonction f s’annule en x0 devient
P (x) : ∃x0 ∈ IR, f (x0 ) = 0.
Remarque 1.25. Les relations ∀x, ∃y, P (x, y) et ∃y, ∀x, P (x, y) sont différentes,
dans la première y dépend de x tandis que dans la seconde y ne dépend pas de x.
12
2. ÉLÉMENT DE LOGIQUE ET MÉTHODES DE RAISONNEMENT AVEC EXERCICES CORRIGÉS

Exemple 1.26. (1) Tous les étudiants de la section 1 ont un groupe sanguin.
∀ étudiant ∈ section 1, ∃ un groupe sanguin, étudiant a un groupe sanguin.
Vraie (cela veut dire que chaque étudiant a un groupe sanguin).
(2) Il existe un groupe sanguin pour tous les étudiants de la section 1. ∃ un groupe
sanguin O− , ∀ l’étudiant de section 1, l’étudiant a O− . Fausse (cela veut dire
que tous les étudiants ont le même groupe sanguin ce qui est peut probable).
(3) La proposition (∀x ∈ IR, ∃y ∈ IR : x + y = 0) est vraie en effet ∀x ∈ IR, ∃y =
−x ∈ IR, x + (−x) = 0.
(4) ∃y ∈ IR, ∀x ∈ IR, x2 ≥ y c’est vraie car ∃y = 0, ∀x ∈ IR, x2 ≥ 0.

Régles de négations
Soit P (x) une proposition,
(1) la négation de ∀x ∈ E, P (x) est : ∃x ∈ E, P (x).
(2) la négation de ∃x ∈ E, P (x) est : ∀x ∈ E, P (x).
Remarque 1.27. (1) ∃x ∈ E, ∀y ∈ E, P (x, y) veut dire que x est constante
(fixé), il est indépendant de y qui varie dans E.
(2) ∀x ∈ E, ∃y ∈, P (x, y) veut dire y dépend x , par une certaine relation f telle
que y = f (x).
(3) On peut permuter entre deux quantificateurs de la même nature :
∀x, ∀y, P (x, y) ⇔ ∀y, ∀x, P (x, y).

∃x, ∃y, P (x, y) ⇔ ∃y, ∃x, P (x, y).


Exemple 1.28. (1) la négation de ∀ > 0, ∃q ∈ Q+ tel que : 0 < q < 
est : ∃ > 0, ∀q ∈ Q+ tel que : q ≤ 0 ou q ≥ 

2. Méthodes de raisonnement
Pour montrer que (P ⇒ Q) est vraie on peut utiliser ce qui suit :
(1) Méthode de raisonnement direct
On suppose que P est vraie et on démontre que Q l’est aussi.
Exemple 2.1. Montrons que pour n ∈ IN si n est pair ⇒ n2 est pair.
On suppose que n est pair, i.e., ∃k ∈ Z, n = 2k donc
n.n = 2(2k 2 ) ⇒ n2 = 2k 0
on pose k 0 = 2k 2 ∈ Z ainsi ∃k 0 ∈ Z, n2 = 2k 0 , n2 est pair, d’où le résultat.
(2) Méthodes du raisonnement par la contraposée
Sachant que (P ⇒ Q) ⇔ (Q ⇒ P ), pour montrer que P ⇒ Q on utilise la
contraposée, c’est à dire il suffit de montrer que Q ⇒ P de manière directe,
on suppose que Q est vraie et on montre que P est vraie.
3. EXERCICES CORRIGÉS 13

Exemple 2.2. Montrons que n2 est impair ⇒ n est impair. Par contrapo-
sée il suffit de montrer que si n est pair ⇒ n2 est pair voir l’exemple précédent.
(3) Raisonnement par l’absurde
Pour montrer que R est une proposition vraie on suppose que R est vrai et on
tombe sur une contradiction (quelque chôse d’absurde), quand R : P ⇒ Q est
une implication par l’absurde on suppose que R : R ∧ Q est vraie et on tombe
sur une contradicition.

Exemple 2.3. (a) Montrer que 2 est un irrationnel.
(b) n est pair ⇒ n2 est pair, par l’absurde : on suppose que n est pair et que
n2 est impaire contradiction
(4) Contre exemple
Pour montrer qu’une proposition est fausse il suffit de donner ce qu’on appelle
un contre-exemple c’est à dire un cas particulier pour lequel la proposition est
fausse.

Exemple 2.4. (n est un nombre pair )⇒ (n2 +1 est pair), fausse car pour
n = 2, 4 + 1 = 5 n’est pas pair, c’est un contre-exemple.
(5) Raisonnement par recurrence
Pour montrer que P (n) : ∀n ∈ IN, n ≥ n0 , Pn (x) est vraie on suit les étapes
suivantes :
(a) On montre que P (n0 ) est vraie, (valeur initiale).
(b) On suppose que P (n) est vraie à l’ordre n
(c) On montre que P (n + 1) est vraie à l’ordre n + 1
Alors P est vrai pour tous n ≥ n0 .
n(n+1)
Exemple 2.5. Montrer ∀n ∈ IN∗ : 1 + 2 + ... + n = 2
1(2)
(a) Pour n = 1, P (1) est vraie 1 = 2
.
(b) On suppose que 1 + 2 + ... + n = n(n+1) 2
est vraie.
(c) On montre que 1 + 2 + ... + n + 1 = (n+1)(n+2)2
est vraie,
n(n+1)
1 + 2 + ... + n + 1 = 1 + 2 + ... + n + (n + 1) = 2 + (n + 1) = (n+1)(n+2)
2
ainsi P est vraie à l’ordre n + 1 alors ∀n ∈ IN : 1 + 2 + ... + n = n(n+1)

2
est vraie.

3. Exercices Corrigés
Exercice 1. Donner la négation des propositions suivantes :
(1) ∀x ∈ IR, ∃y ∈ IR, 2x + y > 3.
(2) ∀ > 0, ∃α > 0, |x| < α ⇒ |x2 | < .

Vous aimerez peut-être aussi