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Séries Trigonométriques et Fourier

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SERI03 : Séries trigonométriques COURS Décembre 2000

3-Series trigonométriques

C’est au début du 19° siècle que le baron Jean-Baptiste-Joseph Fourier,


mathématicien et physicien français s’intéressa au cours de ses recherches au
problème de la décomposition d’une fonction périodique au moyen d’une série
trigonométrique (traité analytique de la chaleur paru en 1822).
Ainsi en poursuivant les travaux d’Euler (1750), il utilise les séries trigonométriques
pour la représentation de fonctions continues.
Par la suite, la justification théorique de cette approche fut apportée par Lejeune-
Dirichlet (1829).

1 Introduction

Les divers domaines de la Physique font souvent apparaître des phénomènes


périodiques spatio-temporels.
Pour analyser le fonctionnement des systèmes physiques de type « entrée – sorties »
, il est commode d’introduire des signaux de référence. Cette technique d’analyse a
de multiples applications sachant que les phénomènes périodiques se retrouvent dans
la théorie du traitement du signal et dans divers problèmes ondulatoires (Optique,
Mécanique, Electrotechnique ...) et en général dans tous les phénomènes de
propagation.

D’un point de vue mathématique, ces signaux doivent posséder des propriétés
mathématiques remarquables telles qu’une fonction périodique, mais non
nécessairement sinusoïdale.
Ainsi le mathématicien Fourier (1768-1830) a cherché à décomposer une fonction
quelconque périodique en somme d’une fonction constante et d’une infinité de
fonctions sinusoïdales. C’est la décomposition en série de Fourier.

Dans ce qui suit, on étudiera donc le problème de la représentation d’une fonction


périodique donnée par des séries trigonométriques. L’objectif étant d’apprendre à
déterminer et utiliser les développements en séries de Fourier de telles fonctions.

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Cours et exercices : Nacer Nasri
SERI03 : Séries trigonométriques COURS Décembre 2000

2 Séries trigonométriques

2.1 Définition

On appelle série trigonométrique ou série de Fourier, toute série de terme


général dépendant d’une variable réelle t est :

un (t ) = an cos nω t + bn sin nω t où ω ∈!, et n ∈"

an et bn sont les coefficients de la série.

2.2 Périodicité

Soient les fonctions : t ! f n (t ) = an cos nt + bn sin nt (en posant ω = 1 ).


On a : ∀n ∈ " , f n (t + 2π ) = f n (t ) , donc pour tout n ∈", f n est périodique .

Dans le cas de convergence simple sur ! de la série ∑ f n , la fonction somme de


N
cette série : t → lim
N →+∞ n =0
∑ f n (t ) est une fonction périodique, de période 2π .

1 ∞ 2
Soit : f (t ) = +∑ sin ( 2k + 1) t
2 k =0 ( 2k + 1)π

1 2 2 2 2
ou encore : f (t ) = + sint + sin 3t + sin 5t + sin 7t + ...
2 π 3π 5π 7π

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On trace les courbes représentatives des fonctions définies sur [0;π ] par :

1
(a ) : t !
2
1 2
(b ) : t ! + sin t
2 π
1 2 2
(c ) : t ! + sin t + sin 3t
2 π 3π
1 2 2 2
( d ) : t ! + sin t + sin 3t + sin 5t
2 π 3π 5π

Si on augmente le nombre de termes de la somme, on s’aperçoit que la courbe se


rapproche de celle de la fonction g définie par :

 1
 g (0 ) = 2

g (x) = 1 0< x <π

 g (π ) = 1
 2
g x = 0
 ( ) π < x < 2π

On dira alors que la suite de fonctions f n définie sur # + par :


1 2 2 2
f n (t ) = + sin t + sin 3t + $ + sin ( 2n + 1) t converge vers la fonction
2 π 3π ( 2n + 1)π
g.

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Problématique :

Prenons un exemple : le son du violon.

Une étude a mis en évidence une fonction périodique f de période T dépendant du


temps définie sur [0;T ] par : f : t ! f (t ) = kt

En acoustique, la fréquence fondamentale représente la hauteur du son et les


harmoniques le timbre. La décomposition du son et l’existence des harmoniques ont
été mis en évidence depuis longtemps.

On ne désire plus seulement une définition de f comme fonction du temps, mais une
définition de f faisant apparaître les différentes harmoniques. On parlera alors de
définition fréquentielle de f.

On cherche donc une suite de fonctions f n qui tende vers la fonction f en tout point t
de l’intervalle [0;T ] .
Si elle existe, pour tout t de l’intervalle [0;T ] , la série de terme général f n (t )
converge vers f (t ) . On définit ainsi la décomposition en série de Fourier de la
fonction f.

Comment calculer les coefficients an et bn de la série de Fourier associée si elle


existe?

2.3 Calcul des coefficients de Fourier

Soit une série de Fourier convergente dans # de somme f (t ) :

f (t ) = a0 + a1 cos t + b1 sin t + $ + an cos nt + bn sin nt + $

La fonction étant périodique de période 2π , on choisit comme intervalle d’étude


[0; 2π ] .

On veut établir une relation entre an , bn et f (t ) .

Supposons que la série soit intégrable terme à terme sur [0; 2π ] , alors :
2π 2π 2π
∫0 f (t ) dt = ∫ a0 dt + ∫ ( a1 cos t + b1 sin t + $ + an cos nt + bn sin nt + $) dt
0 0
∞ 2π
= 2π a0 + ∑ ∫ ( ak cos kt + bk sin kt ) dt
0
k =1


Or ∀k ∈ N , ∫0 (ak cos kt + bk sin kt ) dt = 0 pour des raisons évidentes de symétrie.

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2π 1 2π
Finalement : ∫0 f (t ) dt = 2π a0 ⇒ a0 = ∫0 f (t ) dt

Considérons :

2π 2π +∞  2π 2π 
• ∫ f (t ) cos nt dt = a0 ∫ cos nt dt + ∑  a p ∫ cos pt cos nt dt + b p ∫ sin pt cos nt dt 
0 0  0
p =1  0 

2π 2π +∞  2π 2π 
• ∫ f (t ) sin nt dt = a0 ∫ sin nt dt + ∑  a p ∫ cos pt sin nt dt + b p ∫ sin pt sin nt dt 
0 0 p =1 
 0 0 

Il faut donc calculer d’une manière générale :


• I= ∫ cos pt cos nt dt avec p et n positifs
0

On sait que : cos a cos b =


1
2
(cos ( a + b ) + cos ( a − b )) , donc,

1
I=
2 ∫ cos ( p + n ) t + cos ( p − n ) t  dt
0
 1  sin ( p + n ) t sin ( p − n ) t  2π
  +  = 0 si p ≠ n
 2  p+n p − n 0
I =
 1 2π
 ∫ (cos 2nt + 1) dt = π si p = n
 2 0

• J= ∫ sin pt cos nt dt p,n ∈ "*
0

On sait que : sin a cos b =


1
2
( sin ( a − b ) + sin ( a + b ))

∀p,n ∈ " , J= ∫ ( sin ( p + n ) t + sin ( p − n ) t ) dt = 0
*

0

• K= ∫ sin pt sin nt dt
0

On sait que : sin a sin b =


1
2
(cos ( a − b ) − cos ( a + b )) , donc,

∫ (cos ( p − n ) t − cos ( p + n ) t ) dt
1
K=
2 0

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 1  sin ( p − n ) t sin ( p + n ) t  2π
  −  = 0 si p ≠ n
 2  p−n p + n 0
K =
 1 2π
 ∫ (1 − cos 2nt ) dt = π si p = n
 2 0

Finalement :
.

2π 2π

∫ f (t ) cos nt dt = anπ et ∫ f (t ) sin nt dt = bnπ


0 0

En résumé, les coefficients de Fourier correspondant à f (t ) , an et bn peuvent être


définis par les expressions :

 2π
1
an = ∫ f (t ) cos nt dt
 π 0
∀n ∈ "*  2π
 1
bn = π ∫ f (t ) sin nt dt
 0

1 2π
et a0 = ∫0 f (t ) dt

On aurait pu obtenir les mêmes formules entre a − π et a + π ou encore sur


l’intervalle [a;a + 2π ]

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2.4 Cas général d’une période quelconque

2.4.1 Fonction de période T

En physique, on rencontre des fonctions qui admettent T pour période, et la variable t


représente souvent le temps.

Soit f une fonction périodique de période T et a un réel.

T
On se ramène à la période 2π en posant : x = t . On a alors la fonction

 T 
g : t ! g (t ) = f  t  = f ( x ) périodique de période 2π . En effet
 2π 
 T
g (t + 2π ) = f  (t + 2π )  = f ( x + T ) = f ( x ) = g (t ) .
 2π 

+∞
La série de Fourier de la fonction g est : a0 + ∑ ( an cos nt + bn sin nt ) qui s’écrit
n =1
+∞

aussi : a0 + ∑ ( an cos nω x + bn sin nω x ) en posant ω =
n =1 T
ω est appelée fréquence fondamentale ou pulsation angulaire de la récurrence.
les résultats sur les coefficients deviennent alors :

1 a + 2π 1 a + 2π t 
a0 = ∫a g (t )dt = ∫a f  dt
2π 2π ω 
t 1
On pose u = avec du = dt
ω ω
a + 2π a
1 1 +T 1 α +T a
a0 = ∫ ω f (u )ω du = ∫ aω f (u )du = ∫ f (u )du avec α =
2π a
T T α ω
ω ω
α +T α +T
2 2
On montre de même : an = ∫ f (t ) cos nω t dt ; bn = ∫ f (t ) sin nω t dt
T α
T α

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2.4.2 Analyse harmonique d’un signal

Si T est la période d’une fonction donnée développable en série de Fourier :



f (t ) = a0 + ∑ ( an cos nω t + bn sin nω t ) avec ω= .
n =1 T

On rassemble en un terme unique les termes de même rang en sinus et en cosinus,


soit : un ( t ) = an cos nω t + bn sin nω t = An cos ( nω t − ϕ n )
bn
où An = an2 + bn2 et tan ϕ n =
an

un (t ) apparaît ainsi comme une fonction sinusoïdale :

• d’ amplitude An
• de pulsation : nω ( ou ω n )

• de période :

à laquelle on associe la phase à l’origine : ϕ n

L’interprétation physique d’un développement en série de Fourier se traduit comme


suit :

f est considérée comme la somme :

1. d’un terme constant a0 représentant sa valeur moyenne sur une période,

2. de la fonction t ! a1 cos ω t + b1 sin ω t de période T qui désigne le fondamental,

3. et d’une infinité de fonctions sinusoïdales de pulsations 2ω ,$ , nω et


d’amplitudes respectives A1 , A2 ,..., An appelées harmoniques de rang n.

Le diagramme en bâtons obtenu en représentant les valeurs An en fonction de


ω n = nω est appelé spectre d’amplitude du signal.

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De la même façon, le diagramme en bâtons représentant les valeurs de ϕ n en fonction


de ω n est le spectre de phase du signal.

2.5 Les conditions de Dirichlet

2.5.1 Introduction

Dans le développement précédent, nous n’avons pas justifié l’intégration des séries
terme à terme.

C’est pourquoi nous allons préciser les conditions, dites de Dirichlet, sur la fonction f
qui permettent de justifier l’existence de son développement en série de Fourier.

Soit f une fonction périodique de période 2π. Si f est intégrable sur [0 , 2π ] , se posent
alors deux problèmes :

1. Sous quel critère peut-on procéder à l’interversion des signes ∫ et ∑ ?


2. D’autre part, si ∑ fn est convergente, converge-t-elle précisément vers la
fonction f ?

On peut répondre à la première question en s’appuyant sur le théorème suivant.

Soit ( f n )n∈" une suite de fonctions continues sur un intervalle [a,b] de !.

Si ∑ f n est uniformément convergente sur [a,b] alors elle est intégrable terme à
terme, c’est-à-dire que :
x +∞
  +∞  x 
∀t ∈ [a,b] , ∫ ∑ n 
 f ( t )  dt = ∑∫ n f ( t ) dt 

a  n =0  n =0  a 
Ainsi la convergence uniforme de la série permet d’intervertir les symboles ∫ et
∑ .

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La convergence uniforme d’une série peut être établie de plusieurs manières (cf. les
critères classiques de convergence dans le cours sur les séries).

On signalera tout de même une méthode, de loin la plus puissante, qui s’appuie sur le
théorème M de Weierstrass.

S’il existe un ensemble de constantes M n , (n = 1, 2, …,) telles que pour tout t



dans un intervalle, un (t ) ≤ M n et si, de plus, ∑ Mn est convergente, alors
n =1

∑ un ( t ) est uniformément convergente dans l’intervalle considéré. Par ailleurs
n =1

la série ∑ un (t ) converge ( convergence absolue).
n =1

De manière générale, l’idée la plus naturelle pour prouver la convergence d’une


série est d’étudier sa convergence absolue (série de termes positifs) ce qui
entraîne évidemment toujours sa convergence.


sin nx
Etudions la convergence de la série ∑ n2
n =1
1
Sur l’intervalle [−π ;π ] , la série de Reimann de terme général est
n2
sin nx 1
convergente, et sachant que ≤ ; ici on peut donc trouver les
n2 n2
1
constantes M n = , et on établit ainsi par majoration la convergence de la
n2
série étudiée.

Les réponses à ces 2 questions se trouvent précisément réunies dans les conditions de
Dirichlet qui conduisent au théorème ci-après.

2.5.2 Théorème de Dirichlet

Si f est une fonction périodique, de période 2π , de classe C1 par morceaux sur ! :


• En tout point t0 de discontinuité de première espèce (discontinuité finie), la série
de Fourier converge vers la moyenne arithmétique :

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( ) ( )
f t0+ + f t0−
2 t → t0−
( )
avec lim f (t ) = f t0− et lim f (t ) = f t0+ .
t → t0+
( )
• En tout point de continuité de l’intervalle considéré, il y a identité entre la
+∞
fonction f et la série : f (t ) = a0 + ∑ ( an cos nt + bn sin nt )
n =1

2.5.3 Remarques

On s’appuie sur cet ensemble de conditions qui sont suffisantes pour s’assurer de la
convergence. Toutefois attention, si elles ne sont pas réunies, la série peut très bien
converger ou non.
Cependant, ces conditions sont généralement acquises dans les domaines de la
Physique et de l’Ingénierie..

Les hypothèses émises ci-dessus sont en pratique résumées comme suit :

f est périodique de période T, et de classe C1 par morceaux sur tout intervalle


[α ; α + T ] .

Une fonction f est de classe C1 sur [a;b ] si elle est dérivable sur ]a;b[ , dérivable à
droite en a et à gauche en b, et si la fonction f ' est continue sur [a;b ] .

Une fonction f est de classe C1 par morceaux sur [a;b ] s’il existe une subdivision :
a = a0 < a1 < ... < an = b telle que f soit prolongeable en une fonction de classe C1
sur l’ensemble des intervalles [ai ,ai +1 ] .

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(SERI03E01A)

Soit la fonction f, périodique, de période T = 4 définie par :

f (t ) = 0 si t ∈ [−2, −1]

f (t ) = 1 + t si t ∈ [−1, 0[

f (t ) = 1 − t si t ∈ [0 ,1[
f si t ∈ [1, 2[
 (t ) = 0

1. Représenter la courbe de f pour −5 ≤ t ≤ +5 .


2. Déterminer les coefficients de Fourier associés à f.
3. En supposant que f vérifie les conditions d’application du théorème de Dirichlet,
donner le développement en série de Fourier de f sur [−2 , +2] .

(SERI03E02A)

1. Trouver les coefficients de Fourier correspondant à la fonction :

 période T = 10

f (x) =  0 − 5 < x < 0
 3 0< x<5

2. Ecrire la série de Fourier correspondante.

3. Comment doit être définie la fonction f (t ) aux points x0 = −5 , x1 = 0 et


x2 = 5 pour que la série de Fourier converge vers f sur l’intervalle [−5; 5] .

3 Propriétés pratiques

Supposons que les conditions ci-dessus sont réunies et désignons par f la fonction :

+∞
f (t ) = a0 + ∑ ( an cos nt + bn sin nt )
n =1

Il est toujours préférable de réduire l’intervalle d’intégration, lorsque cela est


possible, en recourant à la parité de la fonction.
On ramènera donc l’intervalle d’intégration de longueur T à [0,T ] ou bien à
 T T
 − 2 , + 2  .

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3.1 Cas d’une fonction paire

Dans ce cas, la fonction f (t ) sin nt est impaire et intégrée sur sa période.

π
2
f (t ) cos nt dt
π ∫0
Ainsi si f est paire, les coefficients bn sont nuls et on a : an =

π est une série de


Le développement de Fourier d’une fonction paire de période 2π
cosinus.

3.2 Cas d’une fonction impaire

Dans ce cas, la fonction f (t ) cos nt est impaire et intégrée sur sa période.

Tandis que si f est impaire, ce sont les coefficients an qui sont nuls et on a :
π
2
bn = ∫ f (t ) sin nt dt
π0

π est une série de


Le développement de Fourier d’une fonction paire de période 2π
sinus.

3.3 Cas d’une fonction f vérifiant : f (t + p ) = f (t )

En effectuant le calcul des coefficients de Fourier, on montre que pour tout entier
naturel p :

a2 p +1 = b2 p +1 = 0

2π 2π
2 2
a2 p =
π ∫ f (t ) cos 2 pt dt et b2 p =
π ∫ f (t ) sin 2 pt dt
0 0

On admettra et donc on retiendra la règle suivante :

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Dans le cas où la fonction f admet π pour période, la développement en série de


Fourier de f ne comportera que des harmoniques de rang pair, soit :
+∞
(
f (t ) = a0 + ∑ a2 p cos 2 pt + b2 p sin 2 pt )
p =1

3.4 Cas d’une fonction : f (t + π ) = − f (t )

Dans ce cas, les calculs font apparaître que les coefficients de Fourier sont :

a2 p = b2 p = 0

2 2
f (t ) cos ( 2 p + 1) t dt f (t ) sin ( 2 p + 1) t dt
π∫ π∫
a2 p +1 = et b2 p +1 =

D’où la règle à retenir :

Lorsque, pour tout réel t, la fonction vérifie : f (t + π ) = − f (t ) , alors le


développement en série de Fourier de f ne comportera que des harmoniques de
rang impair, soit :

+∞
f (t ) = ∑ ( a2 p+1 cos (2 p + 1) t + b2 p+1 sin ( 2 p + 1) t )
p =0

(SERI03E03A)

Développer la fonction définie par :

f (x) = x avec 0< x<2

en une série de Fourier de sinus puis en une série de Fourier de cosinus.

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4 Forme complexe du développement de Fourier

4.1 Notation complexe

En introduisant les identités d’Euler,

eiθ = cos θ + i sin θ , e−iθ = cos θ − i sin θ

le terme général de la série défini par un (t ) = an cos nω t + bn sin nω t devient :

einω t + e−inω t einω t − e−inω t


un (t ) = an + bn
2 2i
ou encore
an − ibn inω t an + ibn −inω t
un ( t ) = e + e
2 2

D’où le coefficient de Fourier complexe qui s’écrit sous la forme :

α +T α +T
an − ibn 1  2 2 
cn = =  ∫ f (t ) cos nω t − i ∫ f (t ) sin nω t 
2 2  T α T α 
ainsi, en introduisant : e−iα = cos α − i sin α

α +T α +T
1 1
On obtient : cn = ∫ f (t ) e−inω t dt alors que c0 = ∫ f (t ) dt = a0
T α
T α

On notera par ailleurs que :


1  1 α +T
α +T
an + ibn an − ibn
= = cn =  ∫ f (t ) e−inωt dt  = ∫ f (t ) e+inωt dt = c− n
2 2 T  T α
 α 

En définitive, il vient : un (t ) = cn einω t + c− n e−inω t


+∞ −1
En utilisant les égalités ci-dessus, et étant donné que : ∑ c− n = ∑ cn
n =1 −∞
On pourra regrouper ces deux expressions en une formule unique :

+∞ +∞ +∞
(
f (t ) = a0 + ∑ un = ∑ cn einω t + c− n e−inω t = ∑ cn einω t)
n =1 n =1 −∞

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En résumé, on retiendra sous forme plus compacte les résultats suivants :

+∞ α +T
1
f (t ) = ∑ cn einω t avec cn = ∫ f (t ) e dt
inω t
n∈%
−∞ T α

Soit la fonction f , de période T , définie par :

  T
 ∀ t ∈  0 , 2  , f ( t ) = +1
  

∀ t ∈  T ,T  , f (t ) = −1
  2 

On écrira donc :

T
T
1 2
1 2π
cn = ∫ e−inωt dt − ∫ e−inωt dt , avec ω=
T 0 TT T
2
On peut admettre par analogie avec l’intégration dans l’ensemble R que :
−inω t 1 −inω t
∫ e dt = − inω e
il vient :
1   −inω t  2  −inω t  T  1  −inωT 
T T

( )
−inω 2
cn =  −e + e  = e − 2 e 2 + 1  == 1 1 − e−inπ
in Tω    0   T
 π
i 2n   2inπ
 2   

Observons que :

pour n pair , cn = 0
2
pour n impair, cn =
inπ

Puis en utilisant la relation générale : un (t ) = cn einω t + c− n e−inω t , on trouve :

pour n pair : un ( t ) = 0

pour n impair : un ( t ) =
inπ
e (
2 inω t
− e −inω t =
4

)sin nω t =
4

sin nω t .

4 +∞ sin ( 2k + 1) ω t
On peut ainsi développer f comme suit : f (t ) = ∑ 2k + 1 .
π k =0

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Bien souvent dans la pratique, seuls des résultats expérimentaux ou des courbes
tracées par des appareils permettent de définir f.

Dans ces conditions, le calcul des coefficients de Fourier s’effectue par des méthodes
numériques d’intégration qui ne sont pas étudiées dans le cadre de ce cours.

Par ailleurs, on notera que le spectre d’amplitude est représenté par les variations du
coefficient de Fourier complexe (voir diagramme ci - dessous).

5 Formule de Bessel-Parseval

+∞
Soit f périodique , développable en série de Fourier : f (t ) = ∑ cn einω t
−∞

Son développement peut s’interpréter comme une décomposition de f dans la base


des fonctions : ϕ n (t ) = einωt , n ∈ "

5.1 Propriétés d’orthogonalité

On pense en fait à la fonction f comme un vecteur à une infinité de composantes


représentées par les coefficients cn sur la base ϕ n . Et il est alors tout à fait naturel
d’étendre cette notion à l’idée d’un ensemble orthonormé constitué par les fonctions
{ ϕ n (t ) } , n = 1, 2, 3,$ et présentant les propriétés suivantes :

  ei(n −m )ωt 
T
 si n ≠ m, (ϕ n ,ϕ m ) =
1
  =0
 ( − )  0
 T i n m ω

 1
T
 si n = m, (ϕ n ,ϕ m ) = ∫ dt = 1
 T0

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Cours et exercices : Nacer Nasri
SERI03 : Séries trigonométriques COURS Décembre 2000

Ces équations peuvent être résumées ainsi :

(ϕ n ,ϕ m ) = δ mn (produit scalaire généralisé)

δ mn = 0 , si n ≠ m
où δ mn est le symbole de Kronoecker, dont la valeur est : 
δ mn = 1, si n = m

Utilisant le langage de la géométrie, on dira que deux fonctions f et g continues sur


[a, b] sont orthogonales si leur produit scalaire est nul, c’est à dire si :
b

∫ f (t ) g (t ) dt = 0.
a

C’est le cas pour les fonctions cos pt et sin qt , ainsi que pour deux cosinus ou sinus
de fréquences distinctes comme il a été constaté auparavant.

De même qu’un vecteur peut être développé en un ensemble de vecteurs unitaires


mutuellement orthogonaux, on généralise l’idée de fonctions orthonormées au
développement en série de Fourier de f.

+∞
Considérons la somme infinie : f (t ) = ∑ cn einω t
−∞

Rappelons que ce développement représente donc la décomposition de f dans la base


orthonormée {e ω }
in t
n ∈ % . En multipliant les deux membres par ϕ n (t ) et en
intégrant l’expression obtenue, il vient :

T
1
cn = ( f ,ϕ n ) = ∫ f (t ) e
inω t
dt (coefficients de Fourier).
T 0
Dans ces conditions , en écrivant ( f , f ) , il vient :
 +∞ +∞ 
( )  ∑ n
f , f = c e inω t
, ( )
∑ cm eimωt  = ∑ cn cm einωt ,eimωt + ∑ cn cn einωt ,einωt ( )
 −∞ −∞  n≠ m n=m

n≠m
et sachant que : (e ω ,e ω ) = 10 sisi
in t im t
n=m

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Cours et exercices : Nacer Nasri
SERI03 : Séries trigonométriques COURS Décembre 2000

+∞
= ∑ cn
2 2
On obtient ainsi la formule de Bessel-Parseval : f
−∞
+∞

2
Ce résultat est lié à la convergence de la série : cn .
−∞
Puis en tenant compte des relations suivantes :

2 2 an2 + bn2 2
cn = c− n = et c0 = a02
4

On en déduit que :

T ∞
1 an2 + bn2
∫ f 2 (t ) dt = a02 + ∑
2
f =
T 0 n =1 2

(Formule de Bessel-Parseval)

5.2 Interprétation physique

5.2.1 Point de vue énergétique

En pratique, lorsque f représente un signal temporel périodique, l’intégrale


2
précédente détermine le carré de la valeur efficace f eff ou encore l’énergie du signal
que l’on note E ( f ) .

Calcul de l’énergie associée à l’harmonique de rang n :

T
1
E ( un ) = ∫ (an cos nω t + bn sin nω t )
2
dt
T 0
T

∫ (an cos )
1
= 2 2
nω t + bn2 sin 2 nω t + 2an bn sin nω t cos nω t dt
T 0
T
1  2 1 + cos 2nω t 1 − cos 2nω t 
= ∫
T 0
 an
2
+ bn2
2
+ an bn sin 2nω t  dt

=
1 2
T
(
an + bn2 ×
T
2
)
a 2 + bn2
= n .
4

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Cours et exercices : Nacer Nasri
SERI03 : Séries trigonométriques COURS Décembre 2000

Particulièrement utile d’un point de vue énergétique, l’identité de Bessel-Parseval


traduit le fait que :


E ( f ) = f moy
2
+ ∑ E ( un )
n =1

Cette formule est en effet très utile en physique pour les calculs énergétiques.
Ainsi l’énergie totale du signal étudié est égale à la somme des valeurs de chacune
de ses composantes :

soit la valeur moyenne de son énergie à laquelle on associe celles de toutes les
harmoniques, conformément au principe de conservation.

5.2.2 Point de vue électronique

Dans le domaine de l’électronique, on signalera l’utilisation pratique des définitions


suivantes :
+∞
2
f eff ∑ cn2
−∞
• Facteur de forme d’un signal : Ff = = .
f moy a0

+∞ 2
∑ cn
−∞
• Taux d’ondulation : β=
a0

1 +∞ 2
∑ cn
2 −∞
• Taux de distribution harmonique : Z=
c1

5.2.3 Quelques exemples

Soit f , de période T, définie par :

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SERI03 : Séries trigonométriques COURS Décembre 2000

  T
 pour t ∈ 0, 2  , f (t ) = +1
  

 pour t ∈  T ,T  , f (t ) = −1
  2 

Précédemment il a été établi que :

a0 = 0 b2 p = 0
4 1
an = 0 b2 p +1 =
π 2p +1

T
1 1 T
∫ f (t ) dt = T [t ]0 = 1.
2
De plus il vient :
T 0
∞ ∞
1 8 1
soit encore : ∑ b22p +1 = ∑ =1
2 p =0 π 2
p =0 ( 2 p + 1)2

1 π2
Ce qui correspond à la relation : ∑ =
p =0 ( 2 p + 1)2 8

En utilisant un analyseur de spectre, on obtient les résultats suivants :

I 0 = 0 I1 = 11 A I 2 = 0 I 3 = 3, 6 A I 4 = 0 I 5 = 1, 2 A I 6 = 0 I 7 = 0 , 2 A

Sachant que les autres harmoniques sont négligeables, on se propose de déterminer


l’intensité efficace du signal étudié.

1 2
2
Ainsi nous déterminons : I eff ≈ I1 + I32 + I 52 + I 72 
2  
2
soit en définitive : I eff ≈ 8, 2 A .

(SERI03E04A)

Etablir l’identité de Parseval correspondant à la série de Fourier :


8 +∞ 1 ( 2k + 1)π x
x = 1− 2 ∑ cos avec 0 < x < 2 .
π n=1 ( 2k + 1)2 2
+∞ 4 ( −1)
n
nπ x
Puis en déduire à l’aide du développement : x = ∑ − sin
n =1 nπ 2
1 1 1
la somme S de la série : 1 + 4
+ 4
+ ... + + ...
2 3 n4

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Cours et exercices : Nacer Nasri
SERI03 : Séries trigonométriques COURS Décembre 2000

Les conditions générales de ce problème sont celles établies précédemment dans


l’exercice SERI03E03A , à savoir :

T =2 : fonction f initiale définie pour x ∈ ]0 , 2[ .


−4
a0 = 2 ; an == (cos nπ − 1) pour n ≠ 0
n 2π 2
bn = 0 .

6 Intégration et dérivation des séries de Fourier

Deux théorèmes importants justifient l’intégration et la dérivation des séries de


Fourier. Ces théorèmes qui conduisent à des conditions suffisantes sont en fait
valables pour toutes les séries uniformément convergentes.

6.1 Cas de l’intégration

Si chaque terme d’une série infinie est continue dans un intervalle [a, b] et si la série
infinie est uniformément convergente vers la somme f (t ) , alors :

1. f (t ) est aussi continue sur [a, b]


2. la série peut être intégrée terme à terme, et donc :
b ∞ ∞ b
 
∫  ∑ n ( ) 
u x dx = ∑ ∫ un ( x ) dx .
a  n =1  n =1 a

6.2 Cas de la dérivation

Si chaque terme d’une série possède une dérivée et si la série des dérivées est
uniformément convergente, alors la série peut être dérivée terme à terme, soit alors :

d ∞ ∞
d

dx n=1
u n( ) ∑
x =
dx
un ( x ) .
n =1

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SERI03 : Séries trigonométriques COURS Décembre 2000

7 Développement de quelques fonctions usuelles

7.1 Fonction en dent de scie

Considérons une fonction définie, par exemple de la façon suivante :

T = 2π

 f ( t ) = kt si t ∈ [0 , 2π ]

Sa représentation graphique est donnée par la figure suivante :

En utilisant les expressions intégrales de an et bn , nous obtenons


alors successivement :

Pour les coefficients an :


2π 2π
1 k t 1 
an =
π ∫ kt cos nt dt =
π  n sin nt + 2 cos nt  = 0 et
 n 0
0
2π 2π
1 1  kt 2 
a0 =
2π ∫ kt dt =

  = kπ
0  2  0

Tandis que les coefficients bn s’écrivent :



1
bn =
π ∫ kt sin nt dt
0

k  t 1  −2 k
bn =  − n sin nt + 2 sin nt  = n .
π  n 0

+∞
sin nt
On en déduit le développement en série suivant : f (t ) = kπ − 2k ∑
n =1 n

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SERI03 : Séries trigonométriques COURS Décembre 2000

7.2 Redressement du courant alternatif

Il s’agit ici d’étudier le redressement simple alternance d’un courant alternatif.

Considérons une telle fonction définie par :

T = 2π

 f (t ) = I sin t si t ∈ [0,π ]

 f (t ) = 0 si t ∈ ]π , 2π ]

Voici le graphe de la fonction étudiée :

Calcul des coefficients de Fourier réels :

Par définition, on a :

2π 2π
1 1 1
a0 = ∫ f (t ) dt = ∫ I sin t dt = π
2π 0
2π 0

2π π
1 1
an = ∫ f (t ) cos nt dt = ∫ I sin t cos nt dt
π 0
π0

π π
I I
∫ sin ( n + 1) t dt − sin ( n − 1) t dt
2π ∫0
=
2π 0

π
I  cos ( n − 1) t cos ( n + 1) t 
=  −  ( n ≠ 1)
2π  n − 1 n + 1 0

On obtient ainsi :
I 2
a2k = − a2k +1 = 0
( )
et
π 4k 2 − 1

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SERI03 : Séries trigonométriques COURS Décembre 2000

De même que l’on trouve :

2π π
1 1
bn =
π ∫ f ( t ) sin nt dt =
π ∫0
I sin t sin nt dt
0

π π
I I
∫ cos ( n − 1) t dt − cos ( n + 1) t dt
2π ∫0
=
2π 0

π
I  sin ( n − 1) t sin ( n + 1) t 
=  −  ( n ≠ 1)
2π  n − 1 n + 1 0

Et on en déduit aisément que :

1
b1 = et bn = 0 si n ≠1
2

En définitive, on obtient le développement suivant :


1 1 2 +∞ cos 2kt
f (t ) = + sin t − ∑
π 2 (
π k =1 4k 2 − 1 )
(SERI03E05A)

Dans cet exercice , il s’agit d’étudier un courant alternatif triphasé, redressé, mono-
alternance dont les caractéristiques sont :

π
de 0 à : i = I cos t
3
π 2π  2π 
de à : i = I cos  t − .
3 3  3 

Déterminer le développement en série de Fourier de cette fonction.

8 Analyse d’un signal

Nous allons déterminer le diagramme spectral d’un signal rectangulaire défini par :

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Cours et exercices : Nacer Nasri
SERI03 : Séries trigonométriques COURS Décembre 2000

  τ τ
 f (t ) = E si t ∈  − , + 
  2 2

 f (t ) = 0  τ τ
si t ∈  + , T − 
  2 2

-τ/2 τ/2 T/2 T-τ/2 T

Forme complexe des coefficients de Fourier

Pour n ≠ 0 , on a :
τ
2
E
cn = ∫ e−inωt dt
T
−τ
2
E  −inωt  +τ 2
=− e
inω T   −τ
2
 E  2πτ   2πτ 
=−  exp  −in 2T  − exp  +in 2T 
 2inπ   
τ E sin knπ
En posant : k = , on trouve : cn =
T nπ
sachant que c0 = kE

Il est possible à présent d’interpoler le diagramme spectral à l’aide d’une courbe


continue qui va ainsi envelopper le spectre.
On remarque que dans le cas présent :

sin knπ
f ( knπ ) = kE
nkπ
ou encore :
sin X
f ( X ) = kE
X

C’est donc l’équation de la courbe enveloppe.

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Cours et exercices : Nacer Nasri
SERI03 : Séries trigonométriques COURS Décembre 2000

L’intérêt de cette analyse est de modéliser la courbe enveloppe spectrale. Et de


pouvoir conjecturer ainsi l’importance propre des différentes harmoniques ainsi que
la rapidité de convergence de la série.
On sait ainsi déterminer la prépondérance relative de chaque type d’harmonique de
façon à prévoir la bande passante appropriée à une transmission du signal sans perte
d’énergie.

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Cours et exercices : Nacer Nasri
SERI03 : Séries trigonométriques ENONCES Décembre 2000

(SERI03E06)
Montrer que :
 1
sin  n +  x
1
+ cos x + cos 2 x + ... + cos nx =  2
2 x
2 sin
2
En déduire la valeur de l’intégrale :

π
1 1  1

π 0 2 sin x
sin  n +  x dx .
 2
2

(SERI03E07)
Soit f et g les applications de ! dans ! définies par :

f ( x ) = Arc sin (sin x ) et g ( x ) = Arc cos ( cos x )

1. Donner, en la justifiant, une représentation graphique des applications f et g .


Trouver une relation simple entre f et g .
2. Déterminer la série de Fourier de f. Cette série converge-t-elle simplement vers f ?
3. Déduire la série de Fourier de g de celle de f.
4. Les série de Fourier de f et de g sont-elles uniformément convergentes ?

(SERI03E08)

Soit f la fonction périodique de période 2π définie par :

∀x ∈ [0, 2π [ : f (x) = π − x .

1. Construire le graphe de f pour x ∈ [−2π , 2π ] .


2. Calculer les coefficients de Fourier de f.
3. Etudier la convergence de la série de Fourier de f.
4 .Déduire de ce qui précède les valeurs des sommes des séries :

( −1)
k
+∞ +∞
1
∑ 2k + 1
k =0
et ∑n
n =1
2
.

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Cours et exercices : Nacer Nasri
SERI03 : Séries trigonométriques ENONCES Décembre 2000

(SERI03E09)

Soient T ∈ ! + et ω = . On considère la fonction complexe f de période T telle que :
T
f ( t ) = ( t + C ) ei 2 λ t où 0≤t <T


avec C constante complexe et λ ≠ (k ∈ " ) .
T
1. Déterminer, en fonction de T et de λ , la constante C pour que f vérifie :

f (T − 0 ) = f ( 0 )

On pose alors f (T ) = f (T − 0 ) . Avec cette valeur de C que l’on adopteras tout au long de ce
problème, la fonction f est continue sur R.

2. Calculer les coefficients de Fourier complexes associés à f.

3. On admet qu’en tout point de R, la série de Fourier associée à f converge vers f. Montrer
alors que si on prend t = 0 et 2λ = ω x , on obtient, en particulier pour x ∈ ]0 , 1[ :
+∞
1 π2
∑ =
( x − n) sin 2 π x
2
−∞

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Cours et exercices : Nacer Nasri
SERI03 : Séries trigonométriques ENONCES SUP Décembre 2000

(SERI03S01)
1°) On pose pour tout n entier naturel non nul :

π π
I n = ∫ t cos 2nt dt ; J n = ∫ t 2 cos 2nt dt .
0 0
π
Calculer I n . On admettra que J n = .
2n 2
2°) On considère le signal défini par la fonction, de période π telle que :

∀t ∈ [0 ;π ] , f (t ) = t (π − t ) .

2.1. Représenter ce signal sur l’intervalle [−2π ; 2π ] .

2.2. Calculer les coefficients de Fourier an et bn de f (n entier naturel).

2.3. Vérifier que f satisfait aux conditions de Dirichlet et en déduire le


développement de f en série de Fourier.

π
3°) En utilisant le développement en série de Fourier de f pour t = 0 et t = ,
2
déterminer :
+∞
1 +∞
( −1)n
∑ n2 et ∑ n2
.
n =1 n =1

4°) En utilisant la formule de Parseval, calculer :

+∞
1
∑ n4 .
n =1

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Cours et exercices : Nacer Nasri
SERI03 : Séries trigonométriques ENONCES SUP Décembre 2000

(SERI03S02)
1°) Soit n entier naturel non nul. On pose :
π π
An = ∫ (t − π ) cos ntdt et I n = ∫ (t − π ) sin ntdt.
2

0 0

Montrer en intégrant par parties, que :


π 2π
In = − et An = 2 .
n n

2°) On considère un signal périodique modélisé par la fonction t ! u (t ) , de


période 2π , paire et définie par :
u (t ) = (t − π ) pour t ∈ [0, π] .
2

" "
a) Tracer dans un repère orthogonal (O; i , j ) la représentation graphique de la
fonction u , pour t variant entre −2π et 6π .
b) Calculer les coefficients de Fourier an et bn de la fonction u.
c) Montrer que la fonction u satisfait aux conditions de Dirichlet.
Ecrire alors le développement en série de Fourier de la fonction u.

3°) On suppose par la suite que le signal u représente une tension appliquée aux
bornes d’un circuit électrique. On désigne par U eff la tension efficace associée à u.
On rappelle que le carré de la tension efficace est donnée par la formule suivante :

π
1
U eff2 = ∫ u 2 (t ) dt.
2π −π
a) Calculer U eff2 et donner une approximation décimale à 10−3 près.
b) Le spectre de fréquence associé à la tension u est la fonction de # dans $
définie par :

n ! Cn = an2 + bn2
où an et bn sont les coefficients de Fourier de la fonction u. La représentation de
ce spectre pour n = 0,1, 2,3, 4,5 est donnée par la figure ci-dessous.

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Cours et exercices : Nacer Nasri
SERI03 : Séries trigonométriques ENONCES SUP Décembre 2000

La Formule de Parseval permet d’écrire :

an2 + bn2
+∞
U eff2 = a02 + ∑ .
n =1 2
Compte tenu du spectre de fréquence, on décide de ne pas prendre en compte les
harmoniques d’ordre supérieur ou égal à 5. On obtient alors une approximation du
carré de la tension efficace par la relation suivante :

n=4
an2 + bn2
U eff2  = a02 + ∑ .
1
n =1 2

c) Donner une approximation décimale à 10−3 près de U eff2 et U eff2  .


1

On notera que la comparaison des approximations décimales de U eff2 et de U eff2 


1
justifie l’abandon des harmoniques d’ordre supérieur ou égal à 5.

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Cours et exercices : Nacer Nasri
SERI03 : séries trigonométriques ENONCES Décembre 2000

(SERI03E02B)

Soit la fonction f de ! dans ! , paire, périodique, de période 4 définie par :

 f ( x ) = 1 pour 0 ≤ x ≤ 1

 f ( x ) = x pour 1 ≤ x ≤ 2
1. Calculer :
2 2

∫ f ( x ) dx ∫ ( f ( x ))
2
et dx
−2 −2
En déduire la valeur moyenne m ainsi que la valeur efficace E de la fonction f.

2. Donner la développement en série de Fourier de la fonction f.

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Cours et Exercices : Nacer Nasri
SERI03 : Séries trigonométriques SOLUTIONS Décembre 2000

(SERI03E06)

En utilisant la relation trigonométrique :

x 1  1  1 
cos px sin =  sin  n +  x − sin  n −  x 
2 2  2  2 

puis en effectuant une sommation de n = 1 à k, il vient :

 1   3 
(cos x + cos 2 x + ... + cos nx ) =  sin   x − sin   x  +  sin   x − sin   x 
x 3 5
sin
2  2 2   2 2 

  1  1 
+... +  sin  k +  x − sin  k −  x 
  2  2 

1  1 1 
=  sin  n +  x − sin   x 
2  2 2 

En définitive, on trouve le résultat cherché :

1 1 1   1 1 
+ cos x + cos 2 x + ... + cos nx = +  sin  n +  x − sin   x 
2 2 2 sin x   2 2 
2

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Cours et exercices : Nacer Nasri
SERI03 : Séries trigonométriques SOLUTIONS Décembre 2000

(SERI03E07)

 π
1. ∀x ∈ 0 ,  : f (x) = x
 2
π 
∀x ∈  , π  : f (x) = π − x
2 

f est impaire et 2π périodique.


∀x ∈ [0 , π ] : g (x) = x
g est paire et 2π périodique.

π  π
On a ∀x ∈ ! : g (x) = + f x− .
2  2
4 ( −1)
k

2. Pour f : an = 0 , ∀n ∈ " et b2 k = 0 , b2 k +1 = , ∀k ∈ " .


π ( 2k + 1)
2

D’après le théorème de Dirichlet :

4 +∞ ( −1)
k

∀x ∈ ! , f (x) = ∑ sin ( 2k + 1) x.
π k =1 ( 2k + 1)2
π 4 +∞ cos ( 2k + 1) x
3. ∀x ∈ ! , g (x) = − ∑ .
2 π k =1 ( 2k + 1)2

cos ( 2k + 1) x 1 1
4. ∀x ∈ ! , ≤ et sachant que
( 2k + 1) ( 2k + 1) ( 2k + 1)
2 2 2

converge, on en déduit que la série étudiée converge uniformément sur !.

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Cours et exercices : Nacer Nasri
SERI03 : Séries trigonométriques SOLUTIONS Décembre 2000

(SERI03E08)

1. f est impaire, on a donc : an = 0 ,


2
∀n ∈ " , d’autre part , on calcule que bn = .
n

2. f est de classe C 1 par morceaux et de période 2π , par conséquent :


f ( x + ) + f ( x − ) +∞ 2 sin nx
∀x ∈ ! : =∑ .
2 n =1 n
+∞
2 sin nx
Et en particulier, ∀x ∈ ]0, 2π [ : π −x=∑ .
n =1 n
π
3. Pour la valeur x = , on calcule :
2
( −1)
k
+∞
π
∑ 2k + 1 = 4 .
k =0

Par ailleurs l’identité de Parseval permet d’écrire que :

2π +∞
1 1 4
∫ (π − x ) dt = 2 ∑ n2
2

2π 0 n =1

Soit en définitive :
+∞
1 π2

n =1 n
2
=
6
.

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Cours et exercices : Nacer Nasri
SERI03 : Séries trigonométriques SOLUTIONS Décembre 2000

(SERI03E09)

1.

 f ( 0 ) = C

 f (T − 0 ) = tlim
→T −
f (T ) = (t + C ) ei 2 λt

Et la condition f (T − 0 ) = f ( 0 ) s’exprime alors par :

C (1 − ei 2 λt ) = Tei 2 λt
ou encore
ei 2 λt ei 2 λt
C =T = T
1 − e i 2 λt e iλ t ( e − iλt − e iλ t )

Et sachant que : sin λT =


(e iλ t
− e − iλ t )
, il vient :
2i
iTeiλt
C= avec sin λT ≠ 0 du fait que
2 sin λT

λ≠
T

2. ∀n ∈ # , on a :

T T
1 1
f (t ) e− inω t dt = ∫ (t + C ) e (
i 2 λ − nω )t

T 0∫
cn =
T 0
dt

En effectuant une intégration par parties :

u = t + C
En posant :  i ( 2 λ − nω )t
on a alors
dv = e
du = dt

 ei( λ − nω )t
2

 v =
 i ( 2λ − nω )
On calcule :
1  T

 ( )
i ( 2 λ − nω )t

− inω t T
cn =  f t e 
0 − e dt 
iT ( 2λ − nω )  0 
ei(2 λ − nω )T − 1
=  du fait que f (T ) = f ( 0 )
T ( 2λ − nω )
2

 2π 
e(
i 2 λ − nω )T
Par ailleurs, on a : = ei 2 λt  ω =  ainsi que e
− i 2π n
=1
 T 
Dans ces conditions, il vient :

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Cours et exercices : Nacer Nasri
SERI03 : Séries trigonométriques SOLUTIONS Décembre 2000

e iλt ( e iλ t − e − iλt ) 2ieiλt sin λT


cn = =
T ( 2λ − nω ) T ( 2λ − nω )
2 2

3. ∀t ∈ ! , on a :

+∞
2i iλt +∞
einω t
f (t ) = ∑ cn einω t = e sin λT ∑
−∞ ( 2λ − nω )
2
−∞ T
D’autre part, en utilisant le fait que 2λ = ω x et t = 0 , on a :
f (0 ) = C et λT = ω x

Sachant que λ ≠ on a donc x ≠ k et par conséquent : x ∉ # .
T
En conduisant les calculs qui suivent avec l’hypothèse de l’énoncé :
soit : x ∈ ]0 , 1[ , on détermine successivement :

iTeiπ x 2i +∞
1
C= = eiπ x sin π x∑
2 sin π x T −∞ ( x − n ) ω
2 2

+∞
1 T 2ω 2
Soit : ∑ =
(x − n) 4 sin 2 π x
2
−∞


Et sachant que T = , on obtient en définitive, la relation cherchée, à savoir :
ω
+∞
1 π2

−∞ ( x − n )
2
=
sin 2 π x

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Cours et exercices : Nacer Nasri
SERI03 : Séries trigonométriques SOLUTIONS Décembre 2000

(SERI03E01A)


Tracé


f est paire donc bn = 0, n ∈ !
T T
+ +
2 2
1 2
a0 =
T ∫ f (t ) dt = T ∫ f (t ) dt ( parité de f )
T 0

2
1
1  t2 
2 1
2 1 1
a0 = ∫ f (t ) dt = ∫ (1 − t ) dt = t −  =
40 20 2  2  4
0
T
+
2
2
En outre, par définition, il vient : an =
T ∫ f (t ) cos nωt dt
T

2
2π π
Sachant que : T = 4 et ω = = , on écrit :
T 2
2 1
4  π   π 
an an = ∫ f (t ) cos  n t  dt = ∫ (1 − t ) cos  n t 
40  2  0  2 
En intégrant par parties, l’intégrale précédente équivaut à :
1 1
 2  π  2  π 
an =  (1 − t ) sin  n t   + ∫ sin  n t  dt . pour n ∈ !*
 nπ  2   0 nπ 0  2 

Examinons à présent les cas suivants :

Si n est un entier pair



n = 2 p et par conséquent : = cos pπ = ( −1)
p
cos
2
Dans ces conditions, il vient :
0 si p = 2k (k ≠ 0)
4  
a2 p = 1 − ( −1)  = 
p
2 2 
2
4p π  si p = 2k + 1
 2k + 1 2 π 2
( )
En définitive :

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Cours et exercices : Nacer Nasri
SERI03 : Séries trigonométriques SOLUTIONS Décembre 2000

2
a4 k = 0 (k ≠ 0) ; a4 k + 2 =
( 2k + 1) π2
2

Si n est un entier impair


nπ  π
n = 2 p + 1 et par conséquent : cos = cos  pπ +  = 0
2  2
soit :
4
a2 p +1 = , p∈!
( 2k + 1) π2
2

En admettent que f vérifie les conditions de Dirichlet sur [−2; 2] , pour tout t de cet
intervalle, on a :

1 2 +∞
1  π  4 +∞
1  π 
f (t ) = +
4 π2

k = 0 ( 2k + 1)
2
cos ( 4k + 2 ) t  + 2
 2  π

p = 0 ( 2 p + 1)
2
cos ( 2 p + 1) t  .
 2 

Si vous avez éprouvé des difficultés à résoudre cet exercice, nous vous
conseillons vivement de contacter votre tuteur.

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Cours et exercices : Nacer Nasri
SERI03 : Séries trigonométriques SOLUTIONS Décembre 2000

(SERI03E02B)

1. On calcule successivement :
2 2 1 2

∫ f ( x ) dx = 2∫ f ( x ) dx = 2∫ f ( x ) dx + 2∫ xdx = 5
−2 0 0 1

Par ailleurs :

2 2

∫ ( f ( x ))
20
dx = 2 ∫ f 2 ( x ) dx =
2

−2 −2
3
En appliquant la définition de la valeur moyenne de f sur sa période, il vient :
2 2
m = ∫ ( f ( x )) dx = ∫ f ( x ) dx =
2 1 5
−2
4 −2 4

De plus , en appliquant la définition de la valeur moyenne de f, on a :


T
2 2
1 1 5
E2 = ∫ f 2 ( x ) dx = ∫ f 2 ( x ) dx =
4 −2 T T 3

2
En définitive, on détermine :
5
E= ≈ 1,3.
3

2. f est continue sur " et périodique.


Elle est dérivable en tout point à l’exclusion des points de la forme 2 ( 2k + 1) ,
(k ∈ # ) .
Cependant en ces mêmes points f est dérivable à gauche et à droite : ce qui
d’après le théorème de Fourier permet d’écrire le développement de Fourier
suivant :

a
∀x ∈ " : f ( x ) = 0 + ∑ an cos nω x + bn sin nω x
2 n =1
Comme f est paire, on a :
bn = 0
Alors que les coefficients an s’écrivent :
T T
2 2
2 4
an =
T ∫ f ( x ) cos nω x dx = T ∫ f ( x ) cos nω x dx
T 0

2

nπ x nπ x nπ x
2 1 2
= ∫ f ( x ) cos dx = ∫ cos dx + ∫ x cos dx
0
2 0
2 1
2
 nπ x  nπ x  nπ x
1 2
2 
2
2 2
=
nπsin 2  + nπ  x sin 2  − nπ ∫ sin 2 dx
0 1 1

4  nπ 
= 2 2  cos nπ − cos  pour n > 0 .
nπ  2 

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Cours et exercices : Nacer Nasri
SERI03 : Séries trigonométriques SOLUTIONS Décembre 2000

a0 5
Ainsi : =m= .
2 4

A présent on est amené à considérer les 2 cas suivants :

Cas où n est impair



Dans ces conditions cos nπ = ( −1) = −1 et cos =0
n

2
Et il vient :
4
an = −
n π2
2

Cas où n est pair


nπ n
Alors : n = 2 p et il en découle : cos nπ = 1 alors que cos = ( −1) 2 = ( −1)
p

2
Là encore 2 cas méritent d’être examinés, à savoir :

p = 2k ce qui correspond à n = 4k et donc à an = 0


ou bien
8
p = 2k + 1 alors n = 2 ( 2k + 1) et il vient : an = − 2 2

En définitive, le développement de Fourier, s’écrit dans ces conditions :

5 4 πx 2 4 3π x
f (x) = − 2 cos + 2 cos π x − 2 cos
4 π 2 π 9π 2
4 5π x 8
$− cos + cos 3π x + ...
25π 2
2 36π 2

Si vous avez éprouvé des difficultés à résoudre cet exercice, nous vous
conseillons vivement de contacter votre tuteur.

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Cours et exercices : Nacer Nasri
SERI03 : Séries trigonométriques SOLUTIONS Décembre 2000

(SERI03E03A)

Une série de Fourier ne comportant que des termes en sinus ne peut être obtenue qu’à
partir d’une fonction impaire. Il faut donc étendre le domaine d’existence de f ( x )
de façon à ce qu’elle devienne impaire.
L’extension impaire de f ( x ) est alors définie sur un intervalle de longueur
2 Li = T = 4 .
Dans ces conditions, les coefficients de Fourier de l’extension de f sont :
an = 0
nπ x
T 2
2 2
bn = ∫ f ( x ) sin nω x dx = ∫ f ( x ) sin dx
T 0 20 2
nπ x
2
2
= ∫ x sin dx
20 2
2
  −2 nπ x   −4 nπ x  
= x  cos  −  2 2 sin 
  nπ 2  n π 2   0
4
=− cos nπ .

cos nπ = ( −1) , la série de Fourier correspondante s’écrit :


n
Puis sachant que :
4 ( −1)
n
+∞
nπ x
f (x) = ∑ − sin .
n =1 nπ 2
Dans le cas de recherche d’un développement de f en série de cosinus, Il faut étendre
son domaine de définition de façon à ce qu’elle devienne paire. On étudie l’extension
paire de f dans les mêmes conditions d’intervalle que précédemment :

On calcule les coefficients de Fourier :

bn = 0 , ∀n ∈ !
alors que :

nπ x nπ x
T 2
2 2
an = ∫ f ( x ) cos dx = ∫ x cos dx
T 0 T 20 2
2
  2 nπ x   −4 nπ x  
= x  sin  −  2 2 cos 
  nπ 2  n π 2   0
−4
= 2 2 ( cos nπ − 1) avec n ≠ 0 .

2
Dans le cas où n = 0 , on détermine : a0 = ∫ x dx = 2 .
0

En définitive :
+∞
−4  nπ x
f (x) = 1+ ∑ 2 2 (
−1) − 1 cos
n

n =1 n π
 2

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Cours et exercices : Nacer Nasri
SERI03 : Séries trigonométriques SOLUTIONS Décembre 2000

8 +∞ 1 ( 2k + 1)π x
2 ∑
= 1− cos
π n =1 ( 2k + 1)2
2

8  πx 1 3π x 1 5π x 
= 1− 2 
cos + 2 cos + 2 cos + ... .
π  2 3 2 5 2 

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conseillons vivement de contacter votre tuteur.

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Cours et exercices : Nacer Nasri
SERI03 : Séries trigonométriques SOLUTIONS Décembre 2000

(SERI03E04A)

En utilisant la formule de Parseval, on a :


22 +∞ 16
2 2
1 1
∫  f ( x ) dx = ∫ x dx = + ∑ 4 4 ( cos nπ − 1)
2 2 2

2 −2 2 −2 2 n =1 n π
ou encore
8 64  1 1 
= 2 + 4 1 + 4 + 4 + ...
3 π  3 5 
et par conséquent
1 1 π4
1 + 4 + 4 + ... = .
3 5 96
Pour déterminer S, il faut décomposer la série de la façon suivante :
1 1 1
S = 1 + 4 + 4 + ... + 4 + ...
2 3 n
 1 1   1 1 1 
= 1 + 4 + 4 + ... +  4 + 4 + 4 + ...
 3 5  2 4 6 
 1 1  1  1 1 
= 1 + 4 + 4 + ... + 4 1 + 4 + 4 + ...
 3 5  2  2 3 
π 4
S
= + .
96 16
Et finalement, on obtient la valeur cherchée :
π
3I  1 1 3
= sin ( 3n + 1) t + sin ( 3n − 1) t
2π  3n + 1 3n − 1 
0

3I  1  2π  1  2π   3
+  sin (3n + 1) t − + sin (3n − 1) t +
2π  3n + 1  
3  3n − 1  3   π
3

3I  1  π 1  π 
=  sin  nπ +  + sin  nπ −  
2π  3n + 1  3  3n − 1  3 
3I  1  π 1  π 
−  sin  nπ −  + sin  nπ −  
2π  3n + 1  3  3n − 1  3 
π4
S=
90

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Cours et exercices : Nacer Nasri
SERI03 : Séries trigonométriques SOLUTIONS Décembre 2000

(SERI03E05A)

On utilise les formules de Fourier, on obtient successivement :


π 2π

3 3
3 3
 2π 
= ∫
π 0
I cos t cos 3nt dt +
π ∫ I cos  t −
π 3
 cos3nt dt

3

π 2π

3 3
3 3
 2π 
= ∫
π 0
I cos t cos 3nt dt +
π ∫ I cos  t −
π 3
 cos3nt dt

3
π
3I  1 1 3
=
2π  3n + 1 sin (3n + 1) t + 3n − 1 sin (3n − 1) t 
0
2π a0
3I  1  2π  1  2π   3
+  3n + 1  ( n + ) t − + ( n − ) t +
3   π
sin 3 1 sin 3 1
2π   3  3n − 1 
3

 1
3I  π 1  π 
=  3n + 1 sin  nπ + 3  + 3n − 1 sin  nπ − 3  

    
3I  1  π 1  π 
−  sin  nπ −  + sin  nπ −  
2π  3n + 1  3  3n − 1  3 
π 2π

3 3 3 3
 2π 
= ∫
2π 0
I cos t dt +
2π ∫ I cos  t −
π
 dt
3 
3

3I π 3I   2π  3
= [sin t ]0 3 + sin  t − 3 π
2π 2π   
3

3I 3
=

Si vous avez éprouvé des difficultés à résoudre cet exercice, nous vous
conseillons vivement de contacter votre tuteur.

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Cours et exercices : Nacer Nasri
SERII03 : Séries Trigononmétriques Aides Janvier 2001

(SERI03E01A)

La fonction f est une fonction paire. Voir la conséquence sur son développement de
Fourier.

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Cours et exercices : Nacer Nasri
SERII03 : Séries Trigononmétriques Aides Janvier 2001

(SERI03E02A)

Calculs de base : revoir le cours.

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Cours et exercices : Nacer Nasri
SERII03 : Séries Trigononmétriques Aides Janvier 2001

(SERI03E02B)

Calculs de base : revoir le cours.

© Cycles Préparatoires du Service Commun de Formation Continue de l'INPL.


Cours et exercices : Nacer Nasri
SERII03 : Séries Trigononmétriques Aides Janvier 2001

(SERI03E03A)

Pensez à étendre le domaine de définition de f de façon à la rendre impaire ( série en


sinus ).

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Cours et exercices : Nacer Nasri
SERII03 : Séries Trigononmétriques Aides Janvier 2001

(SERI03E04A)

Il faut penser à décomposer S en deux séries de façon à faire apparaître le résultat de


la question 1.

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Cours et exercices : Nacer Nasri
SERII03 : Séries Trigononmétriques Aides Janvier 2001

(SERI03E05A)

Il s’agit d’une application classique. Revoir le cours.

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Cours et exercices : Nacer Nasri

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