Séries Trigonométriques et Fourier
Séries Trigonométriques et Fourier
3-Series trigonométriques
1 Introduction
D’un point de vue mathématique, ces signaux doivent posséder des propriétés
mathématiques remarquables telles qu’une fonction périodique, mais non
nécessairement sinusoïdale.
Ainsi le mathématicien Fourier (1768-1830) a cherché à décomposer une fonction
quelconque périodique en somme d’une fonction constante et d’une infinité de
fonctions sinusoïdales. C’est la décomposition en série de Fourier.
2 Séries trigonométriques
2.1 Définition
2.2 Périodicité
1 ∞ 2
Soit : f (t ) = +∑ sin ( 2k + 1) t
2 k =0 ( 2k + 1)π
1 2 2 2 2
ou encore : f (t ) = + sint + sin 3t + sin 5t + sin 7t + ...
2 π 3π 5π 7π
On trace les courbes représentatives des fonctions définies sur [0;π ] par :
1
(a ) : t !
2
1 2
(b ) : t ! + sin t
2 π
1 2 2
(c ) : t ! + sin t + sin 3t
2 π 3π
1 2 2 2
( d ) : t ! + sin t + sin 3t + sin 5t
2 π 3π 5π
1
g (0 ) = 2
g (x) = 1 0< x <π
g (π ) = 1
2
g x = 0
( ) π < x < 2π
Problématique :
On ne désire plus seulement une définition de f comme fonction du temps, mais une
définition de f faisant apparaître les différentes harmoniques. On parlera alors de
définition fréquentielle de f.
On cherche donc une suite de fonctions f n qui tende vers la fonction f en tout point t
de l’intervalle [0;T ] .
Si elle existe, pour tout t de l’intervalle [0;T ] , la série de terme général f n (t )
converge vers f (t ) . On définit ainsi la décomposition en série de Fourier de la
fonction f.
Supposons que la série soit intégrable terme à terme sur [0; 2π ] , alors :
2π 2π 2π
∫0 f (t ) dt = ∫ a0 dt + ∫ ( a1 cos t + b1 sin t + $ + an cos nt + bn sin nt + $) dt
0 0
∞ 2π
= 2π a0 + ∑ ∫ ( ak cos kt + bk sin kt ) dt
0
k =1
2π
Or ∀k ∈ N , ∫0 (ak cos kt + bk sin kt ) dt = 0 pour des raisons évidentes de symétrie.
2π 1 2π
Finalement : ∫0 f (t ) dt = 2π a0 ⇒ a0 = ∫0 f (t ) dt
2π
Considérons :
2π 2π +∞ 2π 2π
• ∫ f (t ) cos nt dt = a0 ∫ cos nt dt + ∑ a p ∫ cos pt cos nt dt + b p ∫ sin pt cos nt dt
0 0 0
p =1 0
2π 2π +∞ 2π 2π
• ∫ f (t ) sin nt dt = a0 ∫ sin nt dt + ∑ a p ∫ cos pt sin nt dt + b p ∫ sin pt sin nt dt
0 0 p =1
0 0
2π
• I= ∫ cos pt cos nt dt avec p et n positifs
0
0
2π
• K= ∫ sin pt sin nt dt
0
∫ (cos ( p − n ) t − cos ( p + n ) t ) dt
1
K=
2 0
1 sin ( p − n ) t sin ( p + n ) t 2π
− = 0 si p ≠ n
2 p−n p + n 0
K =
1 2π
∫ (1 − cos 2nt ) dt = π si p = n
2 0
Finalement :
.
2π 2π
2π
1
an = ∫ f (t ) cos nt dt
π 0
∀n ∈ "* 2π
1
bn = π ∫ f (t ) sin nt dt
0
1 2π
et a0 = ∫0 f (t ) dt
2π
T
On se ramène à la période 2π en posant : x = t . On a alors la fonction
2π
T
g : t ! g (t ) = f t = f ( x ) périodique de période 2π . En effet
2π
T
g (t + 2π ) = f (t + 2π ) = f ( x + T ) = f ( x ) = g (t ) .
2π
+∞
La série de Fourier de la fonction g est : a0 + ∑ ( an cos nt + bn sin nt ) qui s’écrit
n =1
+∞
2π
aussi : a0 + ∑ ( an cos nω x + bn sin nω x ) en posant ω =
n =1 T
ω est appelée fréquence fondamentale ou pulsation angulaire de la récurrence.
les résultats sur les coefficients deviennent alors :
1 a + 2π 1 a + 2π t
a0 = ∫a g (t )dt = ∫a f dt
2π 2π ω
t 1
On pose u = avec du = dt
ω ω
a + 2π a
1 1 +T 1 α +T a
a0 = ∫ ω f (u )ω du = ∫ aω f (u )du = ∫ f (u )du avec α =
2π a
T T α ω
ω ω
α +T α +T
2 2
On montre de même : an = ∫ f (t ) cos nω t dt ; bn = ∫ f (t ) sin nω t dt
T α
T α
∞
2π
f (t ) = a0 + ∑ ( an cos nω t + bn sin nω t ) avec ω= .
n =1 T
• d’ amplitude An
• de pulsation : nω ( ou ω n )
2π
• de période :
nω
à laquelle on associe la phase à l’origine : ϕ n
2.5.1 Introduction
Dans le développement précédent, nous n’avons pas justifié l’intégration des séries
terme à terme.
C’est pourquoi nous allons préciser les conditions, dites de Dirichlet, sur la fonction f
qui permettent de justifier l’existence de son développement en série de Fourier.
Soit f une fonction périodique de période 2π. Si f est intégrable sur [0 , 2π ] , se posent
alors deux problèmes :
Si ∑ f n est uniformément convergente sur [a,b] alors elle est intégrable terme à
terme, c’est-à-dire que :
x +∞
+∞ x
∀t ∈ [a,b] , ∫ ∑ n
f ( t ) dt = ∑∫ n f ( t ) dt
a n =0 n =0 a
Ainsi la convergence uniforme de la série permet d’intervertir les symboles ∫ et
∑ .
La convergence uniforme d’une série peut être établie de plusieurs manières (cf. les
critères classiques de convergence dans le cours sur les séries).
On signalera tout de même une méthode, de loin la plus puissante, qui s’appuie sur le
théorème M de Weierstrass.
∞
sin nx
Etudions la convergence de la série ∑ n2
n =1
1
Sur l’intervalle [−π ;π ] , la série de Reimann de terme général est
n2
sin nx 1
convergente, et sachant que ≤ ; ici on peut donc trouver les
n2 n2
1
constantes M n = , et on établit ainsi par majoration la convergence de la
n2
série étudiée.
Les réponses à ces 2 questions se trouvent précisément réunies dans les conditions de
Dirichlet qui conduisent au théorème ci-après.
( ) ( )
f t0+ + f t0−
2 t → t0−
( )
avec lim f (t ) = f t0− et lim f (t ) = f t0+ .
t → t0+
( )
• En tout point de continuité de l’intervalle considéré, il y a identité entre la
+∞
fonction f et la série : f (t ) = a0 + ∑ ( an cos nt + bn sin nt )
n =1
2.5.3 Remarques
On s’appuie sur cet ensemble de conditions qui sont suffisantes pour s’assurer de la
convergence. Toutefois attention, si elles ne sont pas réunies, la série peut très bien
converger ou non.
Cependant, ces conditions sont généralement acquises dans les domaines de la
Physique et de l’Ingénierie..
Une fonction f est de classe C1 sur [a;b ] si elle est dérivable sur ]a;b[ , dérivable à
droite en a et à gauche en b, et si la fonction f ' est continue sur [a;b ] .
Une fonction f est de classe C1 par morceaux sur [a;b ] s’il existe une subdivision :
a = a0 < a1 < ... < an = b telle que f soit prolongeable en une fonction de classe C1
sur l’ensemble des intervalles [ai ,ai +1 ] .
(SERI03E01A)
f (t ) = 0 si t ∈ [−2, −1]
f (t ) = 1 + t si t ∈ [−1, 0[
f (t ) = 1 − t si t ∈ [0 ,1[
f si t ∈ [1, 2[
(t ) = 0
(SERI03E02A)
période T = 10
f (x) = 0 − 5 < x < 0
3 0< x<5
3 Propriétés pratiques
Supposons que les conditions ci-dessus sont réunies et désignons par f la fonction :
+∞
f (t ) = a0 + ∑ ( an cos nt + bn sin nt )
n =1
π
2
f (t ) cos nt dt
π ∫0
Ainsi si f est paire, les coefficients bn sont nuls et on a : an =
Tandis que si f est impaire, ce sont les coefficients an qui sont nuls et on a :
π
2
bn = ∫ f (t ) sin nt dt
π0
En effectuant le calcul des coefficients de Fourier, on montre que pour tout entier
naturel p :
a2 p +1 = b2 p +1 = 0
2π 2π
2 2
a2 p =
π ∫ f (t ) cos 2 pt dt et b2 p =
π ∫ f (t ) sin 2 pt dt
0 0
Dans ce cas, les calculs font apparaître que les coefficients de Fourier sont :
a2 p = b2 p = 0
2 2
f (t ) cos ( 2 p + 1) t dt f (t ) sin ( 2 p + 1) t dt
π∫ π∫
a2 p +1 = et b2 p +1 =
+∞
f (t ) = ∑ ( a2 p+1 cos (2 p + 1) t + b2 p+1 sin ( 2 p + 1) t )
p =0
(SERI03E03A)
α +T α +T
an − ibn 1 2 2
cn = = ∫ f (t ) cos nω t − i ∫ f (t ) sin nω t
2 2 T α T α
ainsi, en introduisant : e−iα = cos α − i sin α
α +T α +T
1 1
On obtient : cn = ∫ f (t ) e−inω t dt alors que c0 = ∫ f (t ) dt = a0
T α
T α
+∞ +∞ +∞
(
f (t ) = a0 + ∑ un = ∑ cn einω t + c− n e−inω t = ∑ cn einω t)
n =1 n =1 −∞
+∞ α +T
1
f (t ) = ∑ cn einω t avec cn = ∫ f (t ) e dt
inω t
n∈%
−∞ T α
T
∀ t ∈ 0 , 2 , f ( t ) = +1
∀ t ∈ T ,T , f (t ) = −1
2
On écrira donc :
T
T
1 2
1 2π
cn = ∫ e−inωt dt − ∫ e−inωt dt , avec ω=
T 0 TT T
2
On peut admettre par analogie avec l’intégration dans l’ensemble R que :
−inω t 1 −inω t
∫ e dt = − inω e
il vient :
1 −inω t 2 −inω t T 1 −inωT
T T
( )
−inω 2
cn = −e + e = e − 2 e 2 + 1 == 1 1 − e−inπ
in Tω 0 T
π
i 2n 2inπ
2
Observons que :
pour n pair , cn = 0
2
pour n impair, cn =
inπ
pour n pair : un ( t ) = 0
pour n impair : un ( t ) =
inπ
e (
2 inω t
− e −inω t =
4
nπ
)sin nω t =
4
nπ
sin nω t .
4 +∞ sin ( 2k + 1) ω t
On peut ainsi développer f comme suit : f (t ) = ∑ 2k + 1 .
π k =0
Bien souvent dans la pratique, seuls des résultats expérimentaux ou des courbes
tracées par des appareils permettent de définir f.
Dans ces conditions, le calcul des coefficients de Fourier s’effectue par des méthodes
numériques d’intégration qui ne sont pas étudiées dans le cadre de ce cours.
Par ailleurs, on notera que le spectre d’amplitude est représenté par les variations du
coefficient de Fourier complexe (voir diagramme ci - dessous).
5 Formule de Bessel-Parseval
+∞
Soit f périodique , développable en série de Fourier : f (t ) = ∑ cn einω t
−∞
ei(n −m )ωt
T
si n ≠ m, (ϕ n ,ϕ m ) =
1
=0
( − ) 0
T i n m ω
1
T
si n = m, (ϕ n ,ϕ m ) = ∫ dt = 1
T0
δ mn = 0 , si n ≠ m
où δ mn est le symbole de Kronoecker, dont la valeur est :
δ mn = 1, si n = m
∫ f (t ) g (t ) dt = 0.
a
C’est le cas pour les fonctions cos pt et sin qt , ainsi que pour deux cosinus ou sinus
de fréquences distinctes comme il a été constaté auparavant.
+∞
Considérons la somme infinie : f (t ) = ∑ cn einω t
−∞
T
1
cn = ( f ,ϕ n ) = ∫ f (t ) e
inω t
dt (coefficients de Fourier).
T 0
Dans ces conditions , en écrivant ( f , f ) , il vient :
+∞ +∞
( ) ∑ n
f , f = c e inω t
, ( )
∑ cm eimωt = ∑ cn cm einωt ,eimωt + ∑ cn cn einωt ,einωt ( )
−∞ −∞ n≠ m n=m
n≠m
et sachant que : (e ω ,e ω ) = 10 sisi
in t im t
n=m
+∞
= ∑ cn
2 2
On obtient ainsi la formule de Bessel-Parseval : f
−∞
+∞
∑
2
Ce résultat est lié à la convergence de la série : cn .
−∞
Puis en tenant compte des relations suivantes :
2 2 an2 + bn2 2
cn = c− n = et c0 = a02
4
On en déduit que :
T ∞
1 an2 + bn2
∫ f 2 (t ) dt = a02 + ∑
2
f =
T 0 n =1 2
(Formule de Bessel-Parseval)
T
1
E ( un ) = ∫ (an cos nω t + bn sin nω t )
2
dt
T 0
T
∫ (an cos )
1
= 2 2
nω t + bn2 sin 2 nω t + 2an bn sin nω t cos nω t dt
T 0
T
1 2 1 + cos 2nω t 1 − cos 2nω t
= ∫
T 0
an
2
+ bn2
2
+ an bn sin 2nω t dt
=
1 2
T
(
an + bn2 ×
T
2
)
a 2 + bn2
= n .
4
∞
E ( f ) = f moy
2
+ ∑ E ( un )
n =1
Cette formule est en effet très utile en physique pour les calculs énergétiques.
Ainsi l’énergie totale du signal étudié est égale à la somme des valeurs de chacune
de ses composantes :
soit la valeur moyenne de son énergie à laquelle on associe celles de toutes les
harmoniques, conformément au principe de conservation.
+∞ 2
∑ cn
−∞
• Taux d’ondulation : β=
a0
1 +∞ 2
∑ cn
2 −∞
• Taux de distribution harmonique : Z=
c1
T
pour t ∈ 0, 2 , f (t ) = +1
pour t ∈ T ,T , f (t ) = −1
2
a0 = 0 b2 p = 0
4 1
an = 0 b2 p +1 =
π 2p +1
T
1 1 T
∫ f (t ) dt = T [t ]0 = 1.
2
De plus il vient :
T 0
∞ ∞
1 8 1
soit encore : ∑ b22p +1 = ∑ =1
2 p =0 π 2
p =0 ( 2 p + 1)2
∞
1 π2
Ce qui correspond à la relation : ∑ =
p =0 ( 2 p + 1)2 8
I 0 = 0 I1 = 11 A I 2 = 0 I 3 = 3, 6 A I 4 = 0 I 5 = 1, 2 A I 6 = 0 I 7 = 0 , 2 A
1 2
2
Ainsi nous déterminons : I eff ≈ I1 + I32 + I 52 + I 72
2
2
soit en définitive : I eff ≈ 8, 2 A .
(SERI03E04A)
Si chaque terme d’une série infinie est continue dans un intervalle [a, b] et si la série
infinie est uniformément convergente vers la somme f (t ) , alors :
Si chaque terme d’une série possède une dérivée et si la série des dérivées est
uniformément convergente, alors la série peut être dérivée terme à terme, soit alors :
d ∞ ∞
d
∑
dx n=1
u n( ) ∑
x =
dx
un ( x ) .
n =1
T = 2π
f ( t ) = kt si t ∈ [0 , 2π ]
+∞
sin nt
On en déduit le développement en série suivant : f (t ) = kπ − 2k ∑
n =1 n
T = 2π
f (t ) = I sin t si t ∈ [0,π ]
f (t ) = 0 si t ∈ ]π , 2π ]
Par définition, on a :
2π 2π
1 1 1
a0 = ∫ f (t ) dt = ∫ I sin t dt = π
2π 0
2π 0
2π π
1 1
an = ∫ f (t ) cos nt dt = ∫ I sin t cos nt dt
π 0
π0
π π
I I
∫ sin ( n + 1) t dt − sin ( n − 1) t dt
2π ∫0
=
2π 0
π
I cos ( n − 1) t cos ( n + 1) t
= − ( n ≠ 1)
2π n − 1 n + 1 0
On obtient ainsi :
I 2
a2k = − a2k +1 = 0
( )
et
π 4k 2 − 1
2π π
1 1
bn =
π ∫ f ( t ) sin nt dt =
π ∫0
I sin t sin nt dt
0
π π
I I
∫ cos ( n − 1) t dt − cos ( n + 1) t dt
2π ∫0
=
2π 0
π
I sin ( n − 1) t sin ( n + 1) t
= − ( n ≠ 1)
2π n − 1 n + 1 0
1
b1 = et bn = 0 si n ≠1
2
Dans cet exercice , il s’agit d’étudier un courant alternatif triphasé, redressé, mono-
alternance dont les caractéristiques sont :
π
de 0 à : i = I cos t
3
π 2π 2π
de à : i = I cos t − .
3 3 3
Nous allons déterminer le diagramme spectral d’un signal rectangulaire défini par :
τ τ
f (t ) = E si t ∈ − , +
2 2
f (t ) = 0 τ τ
si t ∈ + , T −
2 2
Pour n ≠ 0 , on a :
τ
2
E
cn = ∫ e−inωt dt
T
−τ
2
E −inωt +τ 2
=− e
inω T −τ
2
E 2πτ 2πτ
=− exp −in 2T − exp +in 2T
2inπ
τ E sin knπ
En posant : k = , on trouve : cn =
T nπ
sachant que c0 = kE
sin knπ
f ( knπ ) = kE
nkπ
ou encore :
sin X
f ( X ) = kE
X
(SERI03E06)
Montrer que :
1
sin n + x
1
+ cos x + cos 2 x + ... + cos nx = 2
2 x
2 sin
2
En déduire la valeur de l’intégrale :
π
1 1 1
∫
π 0 2 sin x
sin n + x dx .
2
2
(SERI03E07)
Soit f et g les applications de ! dans ! définies par :
(SERI03E08)
∀x ∈ [0, 2π [ : f (x) = π − x .
( −1)
k
+∞ +∞
1
∑ 2k + 1
k =0
et ∑n
n =1
2
.
(SERI03E09)
2π
Soient T ∈ ! + et ω = . On considère la fonction complexe f de période T telle que :
T
f ( t ) = ( t + C ) ei 2 λ t où 0≤t <T
kπ
avec C constante complexe et λ ≠ (k ∈ " ) .
T
1. Déterminer, en fonction de T et de λ , la constante C pour que f vérifie :
f (T − 0 ) = f ( 0 )
On pose alors f (T ) = f (T − 0 ) . Avec cette valeur de C que l’on adopteras tout au long de ce
problème, la fonction f est continue sur R.
3. On admet qu’en tout point de R, la série de Fourier associée à f converge vers f. Montrer
alors que si on prend t = 0 et 2λ = ω x , on obtient, en particulier pour x ∈ ]0 , 1[ :
+∞
1 π2
∑ =
( x − n) sin 2 π x
2
−∞
(SERI03S01)
1°) On pose pour tout n entier naturel non nul :
π π
I n = ∫ t cos 2nt dt ; J n = ∫ t 2 cos 2nt dt .
0 0
π
Calculer I n . On admettra que J n = .
2n 2
2°) On considère le signal défini par la fonction, de période π telle que :
∀t ∈ [0 ;π ] , f (t ) = t (π − t ) .
π
3°) En utilisant le développement en série de Fourier de f pour t = 0 et t = ,
2
déterminer :
+∞
1 +∞
( −1)n
∑ n2 et ∑ n2
.
n =1 n =1
+∞
1
∑ n4 .
n =1
(SERI03S02)
1°) Soit n entier naturel non nul. On pose :
π π
An = ∫ (t − π ) cos ntdt et I n = ∫ (t − π ) sin ntdt.
2
0 0
" "
a) Tracer dans un repère orthogonal (O; i , j ) la représentation graphique de la
fonction u , pour t variant entre −2π et 6π .
b) Calculer les coefficients de Fourier an et bn de la fonction u.
c) Montrer que la fonction u satisfait aux conditions de Dirichlet.
Ecrire alors le développement en série de Fourier de la fonction u.
3°) On suppose par la suite que le signal u représente une tension appliquée aux
bornes d’un circuit électrique. On désigne par U eff la tension efficace associée à u.
On rappelle que le carré de la tension efficace est donnée par la formule suivante :
π
1
U eff2 = ∫ u 2 (t ) dt.
2π −π
a) Calculer U eff2 et donner une approximation décimale à 10−3 près.
b) Le spectre de fréquence associé à la tension u est la fonction de # dans $
définie par :
n ! Cn = an2 + bn2
où an et bn sont les coefficients de Fourier de la fonction u. La représentation de
ce spectre pour n = 0,1, 2,3, 4,5 est donnée par la figure ci-dessous.
an2 + bn2
+∞
U eff2 = a02 + ∑ .
n =1 2
Compte tenu du spectre de fréquence, on décide de ne pas prendre en compte les
harmoniques d’ordre supérieur ou égal à 5. On obtient alors une approximation du
carré de la tension efficace par la relation suivante :
n=4
an2 + bn2
U eff2 = a02 + ∑ .
1
n =1 2
(SERI03E02B)
f ( x ) = 1 pour 0 ≤ x ≤ 1
f ( x ) = x pour 1 ≤ x ≤ 2
1. Calculer :
2 2
∫ f ( x ) dx ∫ ( f ( x ))
2
et dx
−2 −2
En déduire la valeur moyenne m ainsi que la valeur efficace E de la fonction f.
(SERI03E06)
x 1 1 1
cos px sin = sin n + x − sin n − x
2 2 2 2
1 3
(cos x + cos 2 x + ... + cos nx ) = sin x − sin x + sin x − sin x
x 3 5
sin
2 2 2 2 2
1 1
+... + sin k + x − sin k − x
2 2
1 1 1
= sin n + x − sin x
2 2 2
1 1 1 1 1
+ cos x + cos 2 x + ... + cos nx = + sin n + x − sin x
2 2 2 sin x 2 2
2
(SERI03E07)
π
1. ∀x ∈ 0 , : f (x) = x
2
π
∀x ∈ , π : f (x) = π − x
2
π π
On a ∀x ∈ ! : g (x) = + f x− .
2 2
4 ( −1)
k
4 +∞ ( −1)
k
∀x ∈ ! , f (x) = ∑ sin ( 2k + 1) x.
π k =1 ( 2k + 1)2
π 4 +∞ cos ( 2k + 1) x
3. ∀x ∈ ! , g (x) = − ∑ .
2 π k =1 ( 2k + 1)2
cos ( 2k + 1) x 1 1
4. ∀x ∈ ! , ≤ et sachant que
( 2k + 1) ( 2k + 1) ( 2k + 1)
2 2 2
(SERI03E08)
2π +∞
1 1 4
∫ (π − x ) dt = 2 ∑ n2
2
2π 0 n =1
Soit en définitive :
+∞
1 π2
∑
n =1 n
2
=
6
.
(SERI03E09)
1.
f ( 0 ) = C
f (T − 0 ) = tlim
→T −
f (T ) = (t + C ) ei 2 λt
C (1 − ei 2 λt ) = Tei 2 λt
ou encore
ei 2 λt ei 2 λt
C =T = T
1 − e i 2 λt e iλ t ( e − iλt − e iλ t )
2. ∀n ∈ # , on a :
T T
1 1
f (t ) e− inω t dt = ∫ (t + C ) e (
i 2 λ − nω )t
T 0∫
cn =
T 0
dt
u = t + C
En posant : i ( 2 λ − nω )t
on a alors
dv = e
du = dt
ei( λ − nω )t
2
v =
i ( 2λ − nω )
On calcule :
1 T
( )
i ( 2 λ − nω )t
∫
− inω t T
cn = f t e
0 − e dt
iT ( 2λ − nω ) 0
ei(2 λ − nω )T − 1
= du fait que f (T ) = f ( 0 )
T ( 2λ − nω )
2
2π
e(
i 2 λ − nω )T
Par ailleurs, on a : = ei 2 λt ω = ainsi que e
− i 2π n
=1
T
Dans ces conditions, il vient :
3. ∀t ∈ ! , on a :
+∞
2i iλt +∞
einω t
f (t ) = ∑ cn einω t = e sin λT ∑
−∞ ( 2λ − nω )
2
−∞ T
D’autre part, en utilisant le fait que 2λ = ω x et t = 0 , on a :
f (0 ) = C et λT = ω x
kπ
Sachant que λ ≠ on a donc x ≠ k et par conséquent : x ∉ # .
T
En conduisant les calculs qui suivent avec l’hypothèse de l’énoncé :
soit : x ∈ ]0 , 1[ , on détermine successivement :
iTeiπ x 2i +∞
1
C= = eiπ x sin π x∑
2 sin π x T −∞ ( x − n ) ω
2 2
+∞
1 T 2ω 2
Soit : ∑ =
(x − n) 4 sin 2 π x
2
−∞
2π
Et sachant que T = , on obtient en définitive, la relation cherchée, à savoir :
ω
+∞
1 π2
∑
−∞ ( x − n )
2
=
sin 2 π x
(SERI03E01A)
1°
Tracé
2°
f est paire donc bn = 0, n ∈ !
T T
+ +
2 2
1 2
a0 =
T ∫ f (t ) dt = T ∫ f (t ) dt ( parité de f )
T 0
−
2
1
1 t2
2 1
2 1 1
a0 = ∫ f (t ) dt = ∫ (1 − t ) dt = t − =
40 20 2 2 4
0
T
+
2
2
En outre, par définition, il vient : an =
T ∫ f (t ) cos nωt dt
T
−
2
2π π
Sachant que : T = 4 et ω = = , on écrit :
T 2
2 1
4 π π
an an = ∫ f (t ) cos n t dt = ∫ (1 − t ) cos n t
40 2 0 2
En intégrant par parties, l’intégrale précédente équivaut à :
1 1
2 π 2 π
an = (1 − t ) sin n t + ∫ sin n t dt . pour n ∈ !*
nπ 2 0 nπ 0 2
2
a4 k = 0 (k ≠ 0) ; a4 k + 2 =
( 2k + 1) π2
2
En admettent que f vérifie les conditions de Dirichlet sur [−2; 2] , pour tout t de cet
intervalle, on a :
1 2 +∞
1 π 4 +∞
1 π
f (t ) = +
4 π2
∑
k = 0 ( 2k + 1)
2
cos ( 4k + 2 ) t + 2
2 π
∑
p = 0 ( 2 p + 1)
2
cos ( 2 p + 1) t .
2
Si vous avez éprouvé des difficultés à résoudre cet exercice, nous vous
conseillons vivement de contacter votre tuteur.
(SERI03E02B)
1. On calcule successivement :
2 2 1 2
∫ f ( x ) dx = 2∫ f ( x ) dx = 2∫ f ( x ) dx + 2∫ xdx = 5
−2 0 0 1
Par ailleurs :
2 2
∫ ( f ( x ))
20
dx = 2 ∫ f 2 ( x ) dx =
2
−2 −2
3
En appliquant la définition de la valeur moyenne de f sur sa période, il vient :
2 2
m = ∫ ( f ( x )) dx = ∫ f ( x ) dx =
2 1 5
−2
4 −2 4
nπ x nπ x nπ x
2 1 2
= ∫ f ( x ) cos dx = ∫ cos dx + ∫ x cos dx
0
2 0
2 1
2
nπ x nπ x nπ x
1 2
2
2
2 2
=
nπsin 2 + nπ x sin 2 − nπ ∫ sin 2 dx
0 1 1
4 nπ
= 2 2 cos nπ − cos pour n > 0 .
nπ 2
a0 5
Ainsi : =m= .
2 4
2
Et il vient :
4
an = −
n π2
2
2
Là encore 2 cas méritent d’être examinés, à savoir :
5 4 πx 2 4 3π x
f (x) = − 2 cos + 2 cos π x − 2 cos
4 π 2 π 9π 2
4 5π x 8
$− cos + cos 3π x + ...
25π 2
2 36π 2
Si vous avez éprouvé des difficultés à résoudre cet exercice, nous vous
conseillons vivement de contacter votre tuteur.
(SERI03E03A)
Une série de Fourier ne comportant que des termes en sinus ne peut être obtenue qu’à
partir d’une fonction impaire. Il faut donc étendre le domaine d’existence de f ( x )
de façon à ce qu’elle devienne impaire.
L’extension impaire de f ( x ) est alors définie sur un intervalle de longueur
2 Li = T = 4 .
Dans ces conditions, les coefficients de Fourier de l’extension de f sont :
an = 0
nπ x
T 2
2 2
bn = ∫ f ( x ) sin nω x dx = ∫ f ( x ) sin dx
T 0 20 2
nπ x
2
2
= ∫ x sin dx
20 2
2
−2 nπ x −4 nπ x
= x cos − 2 2 sin
nπ 2 n π 2 0
4
=− cos nπ .
nπ
bn = 0 , ∀n ∈ !
alors que :
nπ x nπ x
T 2
2 2
an = ∫ f ( x ) cos dx = ∫ x cos dx
T 0 T 20 2
2
2 nπ x −4 nπ x
= x sin − 2 2 cos
nπ 2 n π 2 0
−4
= 2 2 ( cos nπ − 1) avec n ≠ 0 .
nπ
2
Dans le cas où n = 0 , on détermine : a0 = ∫ x dx = 2 .
0
En définitive :
+∞
−4 nπ x
f (x) = 1+ ∑ 2 2 (
−1) − 1 cos
n
n =1 n π
2
8 +∞ 1 ( 2k + 1)π x
2 ∑
= 1− cos
π n =1 ( 2k + 1)2
2
8 πx 1 3π x 1 5π x
= 1− 2
cos + 2 cos + 2 cos + ... .
π 2 3 2 5 2
Si vous avez éprouvé des difficultés à résoudre cet exercice, nous vous
conseillons vivement de contacter votre tuteur.
(SERI03E04A)
2 −2 2 −2 2 n =1 n π
ou encore
8 64 1 1
= 2 + 4 1 + 4 + 4 + ...
3 π 3 5
et par conséquent
1 1 π4
1 + 4 + 4 + ... = .
3 5 96
Pour déterminer S, il faut décomposer la série de la façon suivante :
1 1 1
S = 1 + 4 + 4 + ... + 4 + ...
2 3 n
1 1 1 1 1
= 1 + 4 + 4 + ... + 4 + 4 + 4 + ...
3 5 2 4 6
1 1 1 1 1
= 1 + 4 + 4 + ... + 4 1 + 4 + 4 + ...
3 5 2 2 3
π 4
S
= + .
96 16
Et finalement, on obtient la valeur cherchée :
π
3I 1 1 3
= sin ( 3n + 1) t + sin ( 3n − 1) t
2π 3n + 1 3n − 1
0
2π
3I 1 2π 1 2π 3
+ sin (3n + 1) t − + sin (3n − 1) t +
2π 3n + 1
3 3n − 1 3 π
3
3I 1 π 1 π
= sin nπ + + sin nπ −
2π 3n + 1 3 3n − 1 3
3I 1 π 1 π
− sin nπ − + sin nπ −
2π 3n + 1 3 3n − 1 3
π4
S=
90
Si vous avez éprouvé des difficultés à résoudre cet exercice, nous vous
conseillons vivement de contacter votre tuteur.
(SERI03E05A)
3 3
3 3
2π
= ∫
π 0
I cos t cos 3nt dt +
π ∫ I cos t −
π 3
cos3nt dt
3
π 2π
3 3
3 3
2π
= ∫
π 0
I cos t cos 3nt dt +
π ∫ I cos t −
π 3
cos3nt dt
3
π
3I 1 1 3
=
2π 3n + 1 sin (3n + 1) t + 3n − 1 sin (3n − 1) t
0
2π a0
3I 1 2π 1 2π 3
+ 3n + 1 ( n + ) t − + ( n − ) t +
3 π
sin 3 1 sin 3 1
2π 3 3n − 1
3
1
3I π 1 π
= 3n + 1 sin nπ + 3 + 3n − 1 sin nπ − 3
2π
3I 1 π 1 π
− sin nπ − + sin nπ −
2π 3n + 1 3 3n − 1 3
π 2π
3 3 3 3
2π
= ∫
2π 0
I cos t dt +
2π ∫ I cos t −
π
dt
3
3
2π
3I π 3I 2π 3
= [sin t ]0 3 + sin t − 3 π
2π 2π
3
3I 3
=
2π
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(SERI03E01A)
La fonction f est une fonction paire. Voir la conséquence sur son développement de
Fourier.
(SERI03E02A)
(SERI03E02B)
(SERI03E03A)
(SERI03E04A)
(SERI03E05A)