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Architecture des ordinateurs

A. Serghini

1ère année

Conception et Développement des Logiciels (CDL)

Gestion des Réseaux & Sécurité (GRS)

Ecole Supérieure de Technologie, Oujda

Année universitaire: 2024-2025


Architecture des ordinateurs

Chapitre 1:
Introduction à l’architecture des ordinateurs

Architecture des ordinateurs 2


Plan
Chapitre 1: Introduction à l’architecture des ordinateurs

 Introduction
 Architectures des ordinateurs: Exemples
 Les blocs fonctionnels des ordinateurs
 Systèmes de numérotation
 Les opérations binaires
 Conclusion

Architecture des ordinateurs 3


1. Introduction

 L’informatique, contraction d’information et automatique, est la science du


Chapitre 1: Introduction à l’architecture des ordinateurs

traitement (automatique) de l’information.

 Un ordinateur peut être considéré comme un ensemble de blocs fonctionnels:


o Le traitement de données est fait au niveau d’un processeur. On appelle les
actions que celui-ci doit effectuer des instructions.
o Pour être accessible au processeur les informations à traiter et les instructions
doivent être enregistrées dans une mémoire.
o La mémoire et le processeur sont liés par un bus.
o Il faut aussi que l’utilisateur puisse fournir à l’ordinateur des données et les
instructions à suivre, tout comme il doit avoir connaissance des résultats. Il faut
des dispositifs d’entrées et de sorties.

 L’architecture d’un ordinateur est la représentation de ses unités


fonctionnelles et de leurs interconnexions.

Architecture des ordinateurs 4


1. Introduction
 Le choix d’une architecture est le résultat d’un compromis :
Chapitre 1: Introduction à l’architecture des ordinateurs

- entre performances et coûts;


- entre efficacité et facilité de construction;
- entre performances d’ensemble et facilité de programmation;
- etc …
 Note: Chaque solution est adoptée pour une machine donnée, à un instant donné
et pour un marché donné.
 On trouve dans un ordinateur quelle que soit sa dimension (mini, micro ou
super) les mêmes blocs fonctionnels :
- unité de traitement;
- mémoire;
- disque dur;
- écran, clavier, souris
- archivage : disquette, bande magnétique, disque optique;
- imprimante;
- etc.
Architecture des ordinateurs 5
Système informatique
Chapitre 1: Introduction à la technologie des ordinateurs

 On parle de “hardware ” pour désigner l'ensemble des éléments matériels de


l'ordinateur et de “software” pour désigner la partie logicielle (programmes
informatiques).

Architecture des ordinateurs 6


2. Architectures des ordinateurs: Exemples
2) Architecture de Von Neumann
 Dans cette architecture un processeur et une mémoire sont reliés par un bus.
Chapitre 1: Introduction à l’architecture des ordinateurs

 Les données et les instructions sont stockées dans la mémoire (M).


 Pour avoir accès à une information contenue en mémoire le processeur (P) affiche
sur le bus (B) l’adresse de celle-ci. Après un laps temps le contenu demandé est
affiché par la mémoire sur le bus.

Architecture des ordinateurs 7


2. Architectures des ordinateurs: Exemples
 La rapidité d’un ordinateur est limitée par son composant le plus lent.
 Exemple: Il ne sert à rien d’élaborer un processeur très rapide si la mémoire n’est
Chapitre 1: Introduction à l’architecture des ordinateurs

pas capable de lui fournir à un rythme suffisant les instructions à exécuter, ni les
données à traiter.
 Note 1: Lorsqu’on développe les performances d’un élément de l’ordinateur il faut
s’assurer que les autres éléments qui lui sont connectés seront capables de
supporter des débits plus élevés. Débit=quantité d’informations/temps.
 Note 2: L’efficacité d’un ordinateur est directement liée au débit des
informations (instructions et données) qui s’échangent entre les différents
éléments.
 Note 3: L’élaboration d’une architecture a pour but d’optimiser le débit, en
prenant compte des contraintes financières, commerciales et techniques.

Architecture des ordinateurs 8


2. Architectures des ordinateurs: Exemples
 La machine de base (de Von Neumann) n’est pas utilisable sans au moins un
dispositif d’entrées/sorties (E/S) pour communiquer avec l’extérieur.
Chapitre 1: Introduction à l’architecture des ordinateurs

 Au moins trois méthodes existent pour installer un tel dispositif :


a) Interface directement reliée au processeur : La communication se déroule à
l’aide des instructions spécialisées ou par l’intermédiaire de registres spécialisés.

Figure 3

b) Interface connectée au bus commun : Dans ce cas, un fil spécialisé du bus


précise si le processeur s’adresse à la mémoire ou à l’interface d’E/S.

Figure 4

Architecture des ordinateurs 9


2. Architectures des ordinateurs: Exemples
c) Interface vue par le processeur comme une partie de la mémoire :
L’interface est sur le bus commun, le choix de l’adresse montre si le processeur
Chapitre 1: Introduction à l’architecture des ordinateurs

s’adresse à la mémoire ou à l’interface.

Figure5

Architecture des ordinateurs 10


2. Architectures des ordinateurs: Exemples
2) Architecture de Harvard
 Dans cette architecture on isole physiquement la mémoire des instructions (MI) et
Chapitre 1: Introduction à l’architecture des ordinateurs

la mémoire de données (MD). Chacune de ces deux mémoires est accessible par
un bus différent BI et BD.
 Il est possible d’avoir accès simultanément aux instructions et aux données, ce qui
permet d’augmenter le flux des informations (débit).
- Il est possible de doubler la vitesse de la machine par deux, en doublant la vitesse
du processeur tout en conservant le même type de mémoire.
 Note: En pratique il peut être moins coûteux de mettre deux bus dans une
machine que de doubler la vitesse de la mémoire.

 Figure 6

Architecture des ordinateurs 11


2. Architectures des ordinateurs: Exemples
 Chercher à pouvoir faire plusieurs opérations (ici transferts des instructions et des
données) en parallèle est un principe très souvent mis en œuvre en architecture
Chapitre 1: Introduction à l’architecture des ordinateurs

des ordinateurs.
 Exemple (voir la figure): Pour permettre aux interfaces d’E/S d’écrire ou de lire
des données en mémoire pendant que le processeur effectue des calculs sur les
données précédentes, on utilise une mémoire de données accessible depuis deux
ports différents. Ainsi, le processeur et l’interface peuvent chacun accéder
alternativement à une moitié différente de la mémoire.
- Phase 1 : le processeur lit des données provenant de la première moitié de la
mémoire tandis que l’interface E/S range de nouvelles données dans la seconde
moitié.
- Phase 2 : le processeur a accès aux données transférées par l’interface lors de la
phase 1 pendant que l’interface écrit dans la première moitié de la mémoire.

Architecture des ordinateurs 12


2. Architectures des ordinateurs: Exemples
 Mémoire partagée entre le processeur et l’interface E/S:
Chapitre 1: Introduction à l’architecture des ordinateurs

Architecture des ordinateurs 13


3. Les blocs fonctionnels des ordinateurs
1) Processeur
 L’exécution des instructions par le processeur peut se diviser en grandes
Chapitre 1: Introduction à l’architecture des ordinateurs

étapes:
- chargement de l’instruction à exécuter;
- décodage de l’instruction;
- localisation dans la mémoire des données utilisées par l’instruction;
- chargement des données si nécessaire;
- exécution de l’instruction;
- sauvegarde des résultats à leurs destinations respectives;
- passage à l’instruction suivante.
 Note1: A chacune de ces étapes peut avoir une unité fonctionnelle.
 Note2: Une séquence simple peut devenir compliquée, en particulier si l’ordinateur
possède des instructions de longueurs variables.

Architecture des ordinateurs 14


3. Les blocs fonctionnels des ordinateurs
 L’unité centrale de traitement des processeurs se compose en générale de :
Chapitre 1: Introduction à l’architecture des ordinateurs

o l’unité de commande qui a un dispositif de décodage des instructions et un


séquenceur qui contrôle les circuits nécessaires à l’exécution de l’instruction en
cours;
o l’unité arithmétique et logique (ALU : Arithmetical and Logical Unit) qui
exécute des opérations arithmétiques, des opérations booléennes (ET, OU,
etc…), des décalages, des comparaisons, etc…
o les registres : mémoire locale très rapide qui permet d’enregistrer des résultats
temporaires ou des informations de commande. On distingue les registres
arithmétiques qui servent aux opérations arithmétiques. D’autres registres ont des
fonctions particulières comme :
- le compteur ordinal (CO) qui pointe sur la prochaine instruction à exécuter;
- le registre d’instruction (RI) qui contient l’instruction en cours d’exécution;
- le registre d’état (PSW : Processor Status Word) qui précise l’état du système:
dépassement, retenue, etc…
- une pile et un pointeur de pile (SP : Stack Pointer);
o des chemins de données.
Architecture des ordinateurs 15
3. Les blocs fonctionnels des ordinateurs
 Toutes ces unités fonctionnent au même rythme, à une cadence exigée par une
horloge, généralement externe à l’unité centrale. A chaque cycle d’horloge, chaque
Chapitre 1: Introduction à l’architecture des ordinateurs

unité va fermer ou ouvrir certaines portes pour déplacer, lire, écrire, comparer,
additionner des bits.
 Une méthode d’améliorer les performances d’une unité centrale est de faire
fonctionner ses diverses unités fonctionnelles en parallèle. Cela signifie par
exemple aller chercher l’instruction suivante alors que le décodeur travaille sur
l’instruction en cours: il y a une anticipation.
 Ce tableau rappelle quelques unités employées pour exprimer la fréquence de
fonctionnement d’un processeur et la durée correspondante des cycles.

Fréquence Préfixe Hz Cycle Préfixe s


1 KHz kilo 103 1 ms mili 10-3
1 MHz méga 106 1 µs micro 10-6
1 GHz giga 109 1 ns nano 10-9

Architecture des ordinateurs 16


3. Les blocs fonctionnels des ordinateurs
2) Mémoires
 Une mémoire est tout dispositif capable de stocker des informations
Chapitre 1: Introduction à l’architecture des ordinateurs

(instructions et données) de telle sorte que l’organe qui les utilise puisse à
n’importe quel moment accéder à l’information qu’il demande.
 Les informations peuvent être lues ou écrites. Il y a écriture lorsqu’on
enregistre des données en mémoire, lecture lorsqu’on sort des informations
précédemment stockées. La lecture peut être destructive ou non.
 Le temps d’accès est le temps qui s’écoule entre l’instant où a été lancée une
demande de lecture en mémoire et l’instant où la première information est
disponible.
 Le temps de cycle est l’intervalle minimum qui doit séparer deux demandes
successives de lecture ou d’écriture.
 Note: Le temps de cycle est égal ou supérieur au temps d’accès.
 La cadence de transfert ou débit d’une mémoire est le nombre maximum
d’informations lues ou écrites par unité de temps.

Architecture des ordinateurs 17


3. Les blocs fonctionnels des ordinateurs
 Une mémoire est composée d’un certain nombre de cellules, ou cases, contenant
chacune une information. Chaque case a un numéro qui permet de la référencer et
Chapitre 1: Introduction à l’architecture des ordinateurs

de la localiser: ce numéro est son adresse.


 La capacité d’une mémoire est le nombre total de cellules qu’elle contient.
Elle se calcule en nombre de bits, d’octets (bytes) ou de mots (words).
 Une adresse de n bits peut référencer directement au plus 2n informations.
 Utilisant l’adressage binaire, les capacités des mémoires s’expriment en puissances
de deux ou en multiples de 210 = 1024, la table suivante illustre les unités utilisées.

Symbole Préfixe Décimal Binaire


1K Kilo 103 210 = 1024
1M Méga 106 220 = 1048576
1G Giga 109 230 = 1073741824
1T Téra 1012 240 = 1099511627776

Architecture des ordinateurs 18


3. Les blocs fonctionnels des ordinateurs
 Dans une mémoire à semi-conducteur, on accède directement à n’importe quelle
information dont on connaît l’adresse, le temps pour obtenir l’information ne
Chapitre 1: Introduction à l’architecture des ordinateurs

dépend pas de l’adresse. On dira que l’accès à une telle mémoire est aléatoire,
direct ou encore sélectif.
 A l’inverse pour avoir une information sur bande magnétique il faut dérouler la
bande en repérant tous les enregistrements jusqu’à ce que l’on trouve celui que l’on
adresse. On dit dans ce cas que l’accès à l’information est séquentiel. Le temps
d’accès est variable selon la position de la donnée recherchée.
 L’accès peut être semi-séquentiel : combinaison des accès séquentiel et direct.
Par exemple, pour un disque magnétique l’accès à la piste est direct, puis l’accès au
secteur est séquentiel.
 L’information enregistrée est volatile si elle risque d’être altérée par un défaut
d’alimentation électrique (peut être modifié par un événement extérieur ) et
non volatile dans le cas contraire.

Architecture des ordinateurs 19


3. Les blocs fonctionnels des ordinateurs
 Le grand problème du constructeur des mémoires est celui du prix. En effet ce
sont les mémoires d’accès le plus rapide qui sont les plus onéreuses.
Chapitre 1: Introduction à l’architecture des ordinateurs

 Note: Le prix augmente en général plus vite que la vitesse.


 Les ordinateurs ont plusieurs types de mémoires, de vitesses et de tailles
différentes:
- des mémoires très rapides (les plus chères), en petit nombre, accessibles
immédiatement par le processeur: ce sont les registres.
- le cache ou antémémoire. Il est accessible en quelques cycles d’horloge (1 ou 2
fois en général) et contient quelques dizaines de milliers de mots.
- la mémoire principale ou mémoire centrale.
- la mémoire d’arrière-plan ou d’appui, intermédiaire entre la mémoire centrale et
les mémoires auxiliaires. Elle est composée de circuits semi-conducteurs de faible
prix, dont la vitesse est faible pour des circuits de mémoire mais cent fois plus
élevée que celle des disques magnétiques.
- Les disques magnétiques forment les mémoires auxiliaires (ou mémoires de
masse) et sont non volatiles.
- Le dernier niveau correspond à l’archivage des informations.
Architecture des ordinateurs 20
3. Les blocs fonctionnels des ordinateurs
 Note : les registres, le cache, la mémoire principale et la mémoire d’appui sont des
mémoires volatiles.
Chapitre 1: Introduction à l’architecture des ordinateurs

 Le disque optique numérique est employé pour l’archivage. Celui-ci a des densités
de stockage de 102 à 104 fois supérieures à celles des supports magnétiques, pour
des temps d’accès cinq à dix fois plus grand.
 La figure suivante illustre la hiérarchie des mémoires :

Registres

capacité cache coût


mémoire centrale
mémoire d’appui
mémoire permanente : disque dur
disque optique bande magnétique

Architecture des ordinateurs 21


3. Les blocs fonctionnels des ordinateurs
Chapitre 1: Introduction à l’architecture des ordinateurs

3) Bus : le squelette des ordinateurs


 Un bus est un moyen de communication entre les différents composants
constituant une machine. en général, il s’agit d’un ensemble de fils électriques.

 Les différents composants sont reliés au bus par des connecteurs, dont l’ensemble
constitue un fond de panier. un emplacement (slot) du fond de panier (backplane)
peut recevoir une carte électronique (board).

 Sur un bus circulent plusieurs types de signaux : adresses, données, contrôle,


alimentations, etc…

Architecture des ordinateurs 22


3. Les blocs fonctionnels des ordinateurs
Chapitre 1: Introduction à l’architecture des ordinateurs

4) Entrées/Sorties

 Afin d’exécuter une tâche, l’ordinateur doit disposer du programme et des données
(s’il y a lieu) qui s’y réfèrent. Dès que le travail est réalisé, les résultats du traitement
sont communiqués à l’utilisateur.

 Les techniques d’échange d’informations entre l’ordinateur et son


environnement externe sont appelées techniques d’Entrées/Sorties (E/S ou
I/O pour Input/Output).

 Note: L’ordinateur échange des informations non seulement avec des humains
(avec clavier, souris, imprimantes, lecteurs, etc…), mais également avec des
dispositifs variés : appareils de mesures, capteurs, etc…

Architecture des ordinateurs 23


Exercices
 Exercice 1: Quels sont les principaux bloc fonctionnels d’un ordinateur?
 Exercice 2: Comment ajoute-on le dispositif des Entrées/Sorties à la machine de
Chapitre 1: Introduction à l’architecture des ordinateurs

Von Neumann?
 Exercice 3: Donner au moins trois expressions désignant la grandeur suivante:
(Quantité d’ informations)/Temps
 Exercice 4: Comment expliquez-vous que dans une architecture de Harvard on
peut multiplier la vitesse de la machine par deux en utilisant le même type de
mémoire?
 Exercice 5: Quelle est la tâche principale d’un processeur?
 Exercice 6: Montrer que le temps d’accès est inferieur ou égale au temps de cycle?
 Exercice 7: Donner les différents type d’accès à la mémoire?
 Exercice 8: Quel type de mémoire qui est la plus chère?
 Exercice 9: À quel bloc fonctionnel appartient un micro de PC (Personal
Computer)?
 Exercice 10: Un bus a toujours la forme d’un fil électrique? Expliquez?

Architecture des ordinateurs 24


4. Systèmes de numérotation
1) Numérotation binaire
Chapitre 1: Introduction à la technologie des ordinateurs

 Les systèmes informatiques étant construits à l’aide de circuits intégrés


(composants qui rassemblant quelques millions de transistors), ils ne peuvent
fonctionner que selon une logique à deux états (notées état 0 et état 1).
 On dit que l’ état 0 et l’ état 1 détermine une logique binaire.
 De façon schématique:
ETAT 0 : Le courant ne passe pas dans le transistor
ETAT 1 : Le courant passe dans le transistor
ou
ETAT 0 : Le tension électrique < +3Volts
ETAT 1 : Le tension électrique >= +3Volts
 Toute information à traiter devra pouvoir être représentée sous une forme
assimilable par la machine, et donc sous une forme binaire.
Exemple:
Information=011100010000111010101111000001111000010101010111000101010
1110010111011111000010101010010000011110101011010100…1000101011110

Architecture des ordinateurs 25


4. Systèmes de numérotation
 En langage binaire on dispose d’un alphabet dont les symboles sont le 0 et le 1 qui,
Chapitre 1: Introduction à la technologie des ordinateurs

combinés, devront permettre de définir toute information à traiter.


 La base de numération est de 2 (car on utilise 2 symboles 0 et 1), les calculs se font
en base 2. Un nombre N en base 2 est conventionnellement noté N2.
 Note: N en base 10 (que nous l’employons d’habitude) est noté N10.
 Exemple:
135=13510 = 100001112

13510 =1×102 +3×101+5×100 = 100+30+5


100001112 =1×27+ 0×26 + 0×25 + 0×24 + 0×23 + 1×22 + 1×21 + 1×20
= 128 + 0 + 0 + 0 + 0 + 4 + 2 +1

 Chaque élément binaire (0 ou 1) est un bit (binary digit). Une suite de huit bits
prendra le nom d’octet. En anglais octet se traduit par byte. Une suite de quatre
bit s’appelle un quartet (4 bits).
 Note: Attention bit ≠ byte (byte= 8 bits)

Architecture des ordinateurs 26


4. Systèmes de numérotation
 Soit 13510 à convertir en base 2.
Chapitre 1: Introduction à la technologie des ordinateurs

135 : 2 = 67 reste 1
67 : 2 = 33 reste 1
33 : 2 = 16 reste 1
16 : 2 = 8 reste 0
8 : 2 = 4 reste 0
4 : 2 = 2 reste 0
2 : 2 = 1 reste 0
1 : 2 = 0 reste 1
 La flèche pointée vers le haut indique le sens de lecture binaire. Ainsi on a
13510 = 100001112
 Note: 135=2×67+1=2(2×33+1)+1=2(2×(2×16+1))+1=2(2×(2×(2×8)+1))+1
=2(2×(2×(2×(2×4))+1))+1= 2(2×(2×(2×(2×(2×2)))+1))+1
=27+ 22 + 21 + 1
 Soit 100001112 à convertir en base 10.
1×27+ 0×26 + 0×25 + 0×24 + 0×23 + 1×22 + 1×21 + 1×20 =128+4+2+1=13510
Architecture des ordinateurs 27
4. Systèmes de numérotation
 Une autre démarche!
Chapitre 1: Introduction à la technologie des ordinateurs

25 2
1 2 Une fois on trouve
12
ici 0 on arrête les
0 6 2 calculs.

0 3 2

1 1 2

1 0

2510=110012

Architecture des ordinateurs 28


4. Systèmes de numérotation
Chapitre 1: Introduction à la technologie des ordinateurs

 Exercice 1: Est ce qu’ un ordinateur peut traiter cette information :


1011101111011171000011110101
 Exercice 2: Convertir en binaire les nombres 1710, 11110 et 21410.
 Exercice 3: Convertir en décimal les nombres 1012, 01012, 1100112.

Architecture des ordinateurs 29


4. Systèmes de numérotation
2) Numérotation Hexadécimal
Chapitre 1: Introduction à la technologie des ordinateurs

 Le langage binaire est difficilement “assimilable” par l’homme dès qu’on


manipule de grandes séries binaires bien qu’il présente l’avantage d’être
compréhensible par la machine (langage machine).
 On utilise en conséquence un autre système de notation, le système hexadécimal
de base 16. On utilise un alphabet comportant 16 symboles:
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 A B C D E F
 Les nombres supérieurs à 9 n’existent pas dans la notation hexadécimale mais ils
doivent être remplacés par des lettres:
Nombre décimal 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
Equivalent hexadécimal 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 A B C D E F
Exemple:
1100000000012 = 0xC01
 Ce système à base 16 est le plus utilisé en électronique numérique car il permet
une manipulation de quartets en représentation compacte ( pour les systèmes à
grande capacité mémoire par exemple).

Architecture des ordinateurs 30


4. Systèmes de numérotation
 Soit 316710 à convertir en hexadécimal.
Chapitre 1: Introduction à la technologie des ordinateurs

3167 : 16 = 197 reste 15 soit F


197 : 16 = 12 reste 5 soit 5
12 : 16 = 0 reste 12 soit C
Le resulat se lit en montant, on a:
316710 = C5F
 Soit C5F à convertir en décimal.
C5F = C×162+5×161+F×160
= 12×162+5×161+15×160
= 12×256+5×16+15×1
= 3072 + 80+15
= 3167
= 316710

Architecture des ordinateurs 31


4. Systèmes de numérotation
 Si l’on représente les 16 symboles de l’alphabet hexadécimal en binaire, on
Chapitre 1: Introduction à la technologie des ordinateurs

remarque que l’on utilise pour chacun d’eux un maximum de 4 bits.


0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10-A 11-B 12-C 13-D 14-E 15-F
0 1 10 11 100 101 110 111 1000 1001 1010 1011 1100 1101 1110 1111
 On peut directement passer du binaire à l’hexadécimal en décomposant le nombre
binaire en blocs de 4 bits en partant de la droite.
73210 donne en binaire 10110111002. On décompose ce nombre binaire en blocs
de 4 bits, à partir de la droite, soit : 0010 1101 1100
Décimal 2 13 12
Donc on 10110111002 = 2DC16 Hexadécimal 2 D C
Soit 2DC16 à convertir en binaire alors 2DC16= 2 D C
= 0010 1101 1100
= 0010110111002 = 10110111002
 Note: un nombre hexadécimal ne se traduit pas seulement par la présence de
l’indice 16 mais on utilise aussi la lettre H ou le symbole 0x:
Exemple: 2A0316 = 2A03H = 0x2A03

Architecture des ordinateurs 32


4. Systèmes de numérotation
3) Numérotation Octal
Chapitre 1: Introduction à la technologie des ordinateurs

 Le système octal (à base 8) s’est imposé en électronique numérique pendant de


nombreuses années, mais la base hexadécimal a pris le pas, et la base octal est donc
en voie d’extinction, cependant on peut le retrouver sur de très vieux systèmes
informatiques.
 Le système de numération octale utilise les chiffres de 0 à 7( 0 1 2 3 4 5 6 7).
 Soit 41510 à convertir en octal.
415 : 8 = 51 reste 7
51 : 8 = 6 reste 3
6 : 8 = 0 reste 6
Ainsi 41510 = 6378
Inversement on a:
6378 = 6×82+ 3×81+ 7×80
= 6×64+ 3×8+ 7×1
= 384 + 24 + 7
= 41510
Architecture des ordinateurs 33
4. Systèmes de numérotation
Chapitre 1: Introduction à la technologie des ordinateurs

 Exercice 1: Convertir en hexadécimal les nombres 316710, 21910 , 656010 , 1112 et


10010112.
 Exercice 2: Convertir en décimal les nombres 0x3AE, 0xFFF, 0x6AF.
 Exercice 3: Convertir en base 2 les nombres C20H, 0xA2E et FF16.
 Exercice 4: Convertir en octal les nombres 20010 et 200510. Donner la valeur en
décimal du nombre 2658 ?
 Exercice 5: Réécrire cette information binaire d’une manière plus compacte:
1110111011101111011101010110100101

Architecture des ordinateurs 34


5. Operations binaires
1) Addition
Chapitre 1: Introduction à la technologie des ordinateurs

 L’addition de deux nombres binaires est réalisée de la même façon que l’addition
décimale.
 L’addition est l’opération qui consiste à effectuer :
- dans un premier temps, la somme Si de deux bits de même rang tels que Ai et Bi
par exemple,
- Puis dans un second temps, une deuxième somme entre les bits de rang supérieur
Ai+1 et Bi+1 et la valeur de la retenue issue de l’addition précédente Ri.
 L’addition de deux nombres binaires se résume par la table suivante :

0+0=0
0+1=1
1+0=1
1 + 1 = 10 1+1=2 donc 10 en binaire (=102)
(je pose 0 et je retiens 1)

 Note: 1+1=12+12=110+110=210=102=10
Architecture des ordinateurs 35
5. Operations binaires
28 27 26 25 24 23 22 21 20
Chapitre 1: Introduction à la technologie des ordinateurs

Retunes 1 1 1 1 1
A 1 1 0 0 1 0 1 1
+
B 1 0 0 1 1 1 1 0
Somme 1 0 1 1 0 1 0 0 1

 Explication:
- Au premier rang (20), il n’y a pas de retenue et le total A0+B0 est bien égal à 1,
- Au rang suivant (21), il n’y a pas de retenue aval et le total A1+B1 est égal a 2. on
pose donc 0 et on retient 1 puisque 2 s’écrit 10 en binaire.
- Au rang suivant (22) , on additionne la retenue aval soit 1 avec A2 et B2 se qui
donne 1+0+1=10. On pose 0 et on retient 1.
- Au rang suivant (23), on additionne la retenue aval soit 1 avec A3 et B3 se qui
donne 1+1+1=3 ou 11 en binaire. On pose 1 et on retient 1
- ……..
 Note: Vérifier en faisant des conversion décimales que A+B=Somme
Architecture des ordinateurs 36
5. Operations binaires
2) Soustraction
Chapitre 1: Introduction à la technologie des ordinateurs

 Les règles de la soustraction en binaire sont les mêmes que celles en décimal.
 Exemple:

1 11 10 0 0 0 1 1
- 01 11 1 0 0 0 0 0
0 1 1 0 0 0 1 1

10 -1=10-1=102-12=210-110=110=12
11- 11 = 11-(1+1)= 112-(12+12)=310-(110+110)=110=12

Le résultat de la soustraction est : 11000011 – 1100000 = 1100011

Architecture des ordinateurs 37


5. Operations binaires
3) Multiplication
Chapitre 1: Introduction à la technologie des ordinateurs

 La multiplication binaire se fait sur la base de la multiplication décimale.


1 0 1 1
× 1 1 1
Retenues 1 1 1 1 1

1 0 1 1
1 0 1 1
0 1 0 1 1
1 0 0 1 1 0 1

Le résultat de la multiplication est : 1011 × 111 = 1001101


1
101
 Note : Comment vous allez procéder pour faire le calcul suivant: 11
1001
111
somme
Architecture des ordinateurs 38
5. Operations binaires
4) Division
Chapitre 1: Introduction à la technologie des ordinateurs

 La division est basée sur une succession de soustraction et s’emploie de la même


façon qu’un division décimale.
1 10 10 1 0 0 11
-1 11 1 1
0 0 1 1
- 1 1 1
0 0 0 0
0 0 0 0 0

Le résultat se lit en descendant. On a 100100/11=1100

Architecture des ordinateurs 39


5. Operations binaires
 Cas des nombres fractionnaires: la partie entière d’un nombre se traduisait en
Chapitre 1: Introduction à la technologie des ordinateurs

mettant en œuvre des puissances positives de 2. Sa partie décimale se traduira en


mettant en œuvre des puissances négatives de 2.
Exemple:
100.012= (1×22)+ (0×21)+ (0×20) + (0×2-1)+ (1×2-2)
= 4.2510
 Inversement, la conversion de la partie entière se fait par divisions successives par
2. En ce qui concerne la partie fractionnaire, il suffit de la multiplier par 2, la partie
entière ainsi obtenue représentant le poids binaire (1 ou 0). La partie fractionnaire
restante est à nouveau multipliée par 2 et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il n’y ait plus
de partie fractionnaire ou que la précision obtenue soit jugée suffisante.
Exemple: Soit 0.625 en base 10
0.625 × 2 = 1.250 Poids binaire 1 × 2-1
0.250 × 2 = 0.500 Poids binaire 0 × 2-2
0.500 × 2 = 1.000 Poids binaire 1 × 2-3
Quand il ne reste plus de partie fractionnaire, on s’arrête. Ainsi 0.62510 devra se
traduire par .101
Architecture des ordinateurs 40
5. Operations binaires
Chapitre 1: Introduction à la technologie des ordinateurs

 Exercice 1: Effectuer les opérations suivantes.


1)1101+1011, 1001011+11111
2) 10010-1011, 10111001-110111
3)1+1+1+1+1
4)100111 ×1110
5) 110001/110
6) Convertir en binaire 127.75. Ecrire en nombre fractionnaire le nombre suivant
11101.1000112

Architecture des ordinateurs 41


6. Conclusion
Chapitre 1: Introduction à la technologie des ordinateurs

 En 1854 George Boole a décrit sa formulation mathématique des propositions


logiques qui est appliquée au système binaire.

 Claude Shannon reprenant les travaux de Boole, mis en évidence une analogie
entre l’algèbre binaire et les circuits électriques. Plus tard il montra que tout calcul
logique ou arithmétique peut être réalisé avec uniquement les trois
opérations logiques fondamentales : ET, OU et NON.

 Note : Shannon est l’inventeur du terme bit pour désigner le chiffre binaire.

 Objectif du cours: Partant des portes logiques, nous allons essayer d’étudier
les principes de base de chacun des composants de l’ordinateur.

Architecture des ordinateurs 42

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