CH 1
CH 1
A. Serghini
1ère année
Chapitre 1:
Introduction à l’architecture des ordinateurs
Introduction
Architectures des ordinateurs: Exemples
Les blocs fonctionnels des ordinateurs
Systèmes de numérotation
Les opérations binaires
Conclusion
pas capable de lui fournir à un rythme suffisant les instructions à exécuter, ni les
données à traiter.
Note 1: Lorsqu’on développe les performances d’un élément de l’ordinateur il faut
s’assurer que les autres éléments qui lui sont connectés seront capables de
supporter des débits plus élevés. Débit=quantité d’informations/temps.
Note 2: L’efficacité d’un ordinateur est directement liée au débit des
informations (instructions et données) qui s’échangent entre les différents
éléments.
Note 3: L’élaboration d’une architecture a pour but d’optimiser le débit, en
prenant compte des contraintes financières, commerciales et techniques.
Figure 3
Figure 4
Figure5
la mémoire de données (MD). Chacune de ces deux mémoires est accessible par
un bus différent BI et BD.
Il est possible d’avoir accès simultanément aux instructions et aux données, ce qui
permet d’augmenter le flux des informations (débit).
- Il est possible de doubler la vitesse de la machine par deux, en doublant la vitesse
du processeur tout en conservant le même type de mémoire.
Note: En pratique il peut être moins coûteux de mettre deux bus dans une
machine que de doubler la vitesse de la mémoire.
Figure 6
des ordinateurs.
Exemple (voir la figure): Pour permettre aux interfaces d’E/S d’écrire ou de lire
des données en mémoire pendant que le processeur effectue des calculs sur les
données précédentes, on utilise une mémoire de données accessible depuis deux
ports différents. Ainsi, le processeur et l’interface peuvent chacun accéder
alternativement à une moitié différente de la mémoire.
- Phase 1 : le processeur lit des données provenant de la première moitié de la
mémoire tandis que l’interface E/S range de nouvelles données dans la seconde
moitié.
- Phase 2 : le processeur a accès aux données transférées par l’interface lors de la
phase 1 pendant que l’interface écrit dans la première moitié de la mémoire.
étapes:
- chargement de l’instruction à exécuter;
- décodage de l’instruction;
- localisation dans la mémoire des données utilisées par l’instruction;
- chargement des données si nécessaire;
- exécution de l’instruction;
- sauvegarde des résultats à leurs destinations respectives;
- passage à l’instruction suivante.
Note1: A chacune de ces étapes peut avoir une unité fonctionnelle.
Note2: Une séquence simple peut devenir compliquée, en particulier si l’ordinateur
possède des instructions de longueurs variables.
unité va fermer ou ouvrir certaines portes pour déplacer, lire, écrire, comparer,
additionner des bits.
Une méthode d’améliorer les performances d’une unité centrale est de faire
fonctionner ses diverses unités fonctionnelles en parallèle. Cela signifie par
exemple aller chercher l’instruction suivante alors que le décodeur travaille sur
l’instruction en cours: il y a une anticipation.
Ce tableau rappelle quelques unités employées pour exprimer la fréquence de
fonctionnement d’un processeur et la durée correspondante des cycles.
(instructions et données) de telle sorte que l’organe qui les utilise puisse à
n’importe quel moment accéder à l’information qu’il demande.
Les informations peuvent être lues ou écrites. Il y a écriture lorsqu’on
enregistre des données en mémoire, lecture lorsqu’on sort des informations
précédemment stockées. La lecture peut être destructive ou non.
Le temps d’accès est le temps qui s’écoule entre l’instant où a été lancée une
demande de lecture en mémoire et l’instant où la première information est
disponible.
Le temps de cycle est l’intervalle minimum qui doit séparer deux demandes
successives de lecture ou d’écriture.
Note: Le temps de cycle est égal ou supérieur au temps d’accès.
La cadence de transfert ou débit d’une mémoire est le nombre maximum
d’informations lues ou écrites par unité de temps.
dépend pas de l’adresse. On dira que l’accès à une telle mémoire est aléatoire,
direct ou encore sélectif.
A l’inverse pour avoir une information sur bande magnétique il faut dérouler la
bande en repérant tous les enregistrements jusqu’à ce que l’on trouve celui que l’on
adresse. On dit dans ce cas que l’accès à l’information est séquentiel. Le temps
d’accès est variable selon la position de la donnée recherchée.
L’accès peut être semi-séquentiel : combinaison des accès séquentiel et direct.
Par exemple, pour un disque magnétique l’accès à la piste est direct, puis l’accès au
secteur est séquentiel.
L’information enregistrée est volatile si elle risque d’être altérée par un défaut
d’alimentation électrique (peut être modifié par un événement extérieur ) et
non volatile dans le cas contraire.
Le disque optique numérique est employé pour l’archivage. Celui-ci a des densités
de stockage de 102 à 104 fois supérieures à celles des supports magnétiques, pour
des temps d’accès cinq à dix fois plus grand.
La figure suivante illustre la hiérarchie des mémoires :
Registres
Les différents composants sont reliés au bus par des connecteurs, dont l’ensemble
constitue un fond de panier. un emplacement (slot) du fond de panier (backplane)
peut recevoir une carte électronique (board).
4) Entrées/Sorties
Afin d’exécuter une tâche, l’ordinateur doit disposer du programme et des données
(s’il y a lieu) qui s’y réfèrent. Dès que le travail est réalisé, les résultats du traitement
sont communiqués à l’utilisateur.
Note: L’ordinateur échange des informations non seulement avec des humains
(avec clavier, souris, imprimantes, lecteurs, etc…), mais également avec des
dispositifs variés : appareils de mesures, capteurs, etc…
Von Neumann?
Exercice 3: Donner au moins trois expressions désignant la grandeur suivante:
(Quantité d’ informations)/Temps
Exercice 4: Comment expliquez-vous que dans une architecture de Harvard on
peut multiplier la vitesse de la machine par deux en utilisant le même type de
mémoire?
Exercice 5: Quelle est la tâche principale d’un processeur?
Exercice 6: Montrer que le temps d’accès est inferieur ou égale au temps de cycle?
Exercice 7: Donner les différents type d’accès à la mémoire?
Exercice 8: Quel type de mémoire qui est la plus chère?
Exercice 9: À quel bloc fonctionnel appartient un micro de PC (Personal
Computer)?
Exercice 10: Un bus a toujours la forme d’un fil électrique? Expliquez?
Chaque élément binaire (0 ou 1) est un bit (binary digit). Une suite de huit bits
prendra le nom d’octet. En anglais octet se traduit par byte. Une suite de quatre
bit s’appelle un quartet (4 bits).
Note: Attention bit ≠ byte (byte= 8 bits)
135 : 2 = 67 reste 1
67 : 2 = 33 reste 1
33 : 2 = 16 reste 1
16 : 2 = 8 reste 0
8 : 2 = 4 reste 0
4 : 2 = 2 reste 0
2 : 2 = 1 reste 0
1 : 2 = 0 reste 1
La flèche pointée vers le haut indique le sens de lecture binaire. Ainsi on a
13510 = 100001112
Note: 135=2×67+1=2(2×33+1)+1=2(2×(2×16+1))+1=2(2×(2×(2×8)+1))+1
=2(2×(2×(2×(2×4))+1))+1= 2(2×(2×(2×(2×(2×2)))+1))+1
=27+ 22 + 21 + 1
Soit 100001112 à convertir en base 10.
1×27+ 0×26 + 0×25 + 0×24 + 0×23 + 1×22 + 1×21 + 1×20 =128+4+2+1=13510
Architecture des ordinateurs 27
4. Systèmes de numérotation
Une autre démarche!
Chapitre 1: Introduction à la technologie des ordinateurs
25 2
1 2 Une fois on trouve
12
ici 0 on arrête les
0 6 2 calculs.
0 3 2
1 1 2
1 0
2510=110012
L’addition de deux nombres binaires est réalisée de la même façon que l’addition
décimale.
L’addition est l’opération qui consiste à effectuer :
- dans un premier temps, la somme Si de deux bits de même rang tels que Ai et Bi
par exemple,
- Puis dans un second temps, une deuxième somme entre les bits de rang supérieur
Ai+1 et Bi+1 et la valeur de la retenue issue de l’addition précédente Ri.
L’addition de deux nombres binaires se résume par la table suivante :
0+0=0
0+1=1
1+0=1
1 + 1 = 10 1+1=2 donc 10 en binaire (=102)
(je pose 0 et je retiens 1)
Note: 1+1=12+12=110+110=210=102=10
Architecture des ordinateurs 35
5. Operations binaires
28 27 26 25 24 23 22 21 20
Chapitre 1: Introduction à la technologie des ordinateurs
Retunes 1 1 1 1 1
A 1 1 0 0 1 0 1 1
+
B 1 0 0 1 1 1 1 0
Somme 1 0 1 1 0 1 0 0 1
Explication:
- Au premier rang (20), il n’y a pas de retenue et le total A0+B0 est bien égal à 1,
- Au rang suivant (21), il n’y a pas de retenue aval et le total A1+B1 est égal a 2. on
pose donc 0 et on retient 1 puisque 2 s’écrit 10 en binaire.
- Au rang suivant (22) , on additionne la retenue aval soit 1 avec A2 et B2 se qui
donne 1+0+1=10. On pose 0 et on retient 1.
- Au rang suivant (23), on additionne la retenue aval soit 1 avec A3 et B3 se qui
donne 1+1+1=3 ou 11 en binaire. On pose 1 et on retient 1
- ……..
Note: Vérifier en faisant des conversion décimales que A+B=Somme
Architecture des ordinateurs 36
5. Operations binaires
2) Soustraction
Chapitre 1: Introduction à la technologie des ordinateurs
Les règles de la soustraction en binaire sont les mêmes que celles en décimal.
Exemple:
1 11 10 0 0 0 1 1
- 01 11 1 0 0 0 0 0
0 1 1 0 0 0 1 1
10 -1=10-1=102-12=210-110=110=12
11- 11 = 11-(1+1)= 112-(12+12)=310-(110+110)=110=12
1 0 1 1
1 0 1 1
0 1 0 1 1
1 0 0 1 1 0 1
Claude Shannon reprenant les travaux de Boole, mis en évidence une analogie
entre l’algèbre binaire et les circuits électriques. Plus tard il montra que tout calcul
logique ou arithmétique peut être réalisé avec uniquement les trois
opérations logiques fondamentales : ET, OU et NON.
Note : Shannon est l’inventeur du terme bit pour désigner le chiffre binaire.
Objectif du cours: Partant des portes logiques, nous allons essayer d’étudier
les principes de base de chacun des composants de l’ordinateur.