PC Balzac 2024-25 Mathématiques
Devoir Maison no 7 – À rendre lundi 9 décembre 2024
Endomorphisme cyclique
Présentation générale
Dans cet exercice, nous allons étudier la notion d’endomorphisme cyclique dont la définition
est donnée ci-dessous. Soit f un endomorphisme d’un espace vectoriel E de dimension finie
n ∈ N∗ . On rappelle que pour tout entier p ∈ N∗ , on note :
f 0 = idE , f 1 = f, f 2 = f ◦ f, fp = f ◦ · · · ◦ f .
| {z }
p fois
On dit que l’endomorphisme f est cyclique s’il existe un vecteur v ∈ E tel que la famille
(v, f (v), . . . , f n−1 (v)) soit une base de l’espace vectoriel E.
Cet exercice est composé de quatre parties indépendantes. Les trois premières sont consacrées
à l’étude de différents exemples. Dans la dernière partie, on détermine une condition nécessaire
et suffisante pour qu’un endomorphisme diagonalisable soit cyclique.
Partie I – Étude d’un premier exemple
Dans cette partie, on considère l’endomorphisme f : R2 → R2 défini par :
∀(x, y) ∈ R2 , f (x, y) = (4x − 2y, x + y).
1. En considérant v = (1, 0) ∈ R2 , montrer que f est un endomorphisme cyclique de R2 .
2. Déterminer les valeurs propres de f et donner une base de chaque sous-espace propre de f .
3. Existe-t-il un vecteur w ∈ R2 non nul tel que la famille (w, f (w)) ne soit pas une base de
R2 ?
Partie II – Étude d’un deuxième exemple
Dans cette partie, on considère l’endomorphisme g : R3 → R3 dont la matrice dans la base
canonique est :
0 −1 1
M = −1 0 1 ∈ M3 (R).
1 −1 0
4. Montrer que l’on a la relation g 2 = g + 2 idR3 .
5. Montrer que la matrice M est diagonalisable et et déterminer ses valeurs propres.
6. L’endomorphisme g est-il cyclique ?
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Partie III – Étude d’un troisième exemple
Dans cette partie, on fixe un entier n ∈ N \ {0, 1} et on considère l’application ∆ définie sur
Rn [X] par :
∀P ∈ Rn [X], ∆(P ) = P (X + 1) − P (X).
Par exemple, on a ∆(X 2 ) = (X + 1)2 − X 2 = 2X + 1.
7. Montrer que ∆ est un endomorphisme de Rn [X].
8. Soit k ∈ J0, nK. Calculer ∆(X k ) sous forme développée.
9. En déduire que si P ∈ Rn [X] est un polynôme non constant, alors deg(∆(P )) = deg(P )−1.
10. Montrer que l’endomorphisme ∆ est cyclique.
Partie IV – Cas d’un endomorphisme diagonalisable
Dans cette partie, on considère un endomorphisme diagonalisable h d’un C-espace vectoriel
E de dimension finie n ∈ N∗ . On souhaite déterminer une condition nécessaire et suffisante sur
les valeurs propres de h pour que cet endomorphisme soit cyclique.
Comme l’endomorphisme h est diagonalisable, il existe une base B = (v1 , . . . , vn ) de l’espace
vectoriel E composée de vecteurs propres de h. Pour tout k ∈ J1, nK, on note λk ∈ C la valeur
propre associée au vecteur propre vk .
Soit v ∈ E. Comme B est une base de E, il existe (α1 , . . . , αn ) ∈ Cn tel que :
v = α1 v1 + · · · + αn vn .
11. Montrer que pour tout p ∈ N∗ , on a :
hp (v) = α1 λp1 v1 + · · · + αn λpn vn .
12. Montrer que le déterminant de la famille F = (v, h(v), . . . , hn−1 (v)) dans la base B est
égal à : Y
det(F) = α1 · · · αn (λj − λi ).
B
1≤i<j≤n
13. Conclure que h est cyclique si et seulement si il admet n valeurs propres distinctes.
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