Introduction à la mécanique des fluides
Introduction à la mécanique des fluides
1 FLUIDES
Un fluide est un milieu matériel parfaitement déformable. On regroupe sous cette appellation les gaz
qui sont l'exemple des fluides compressibles, et les liquides, qui sont des fluides peu compressibles.
Dans certaines conditions (températures et/ou pressions), le milieu n'est ni liquide, ni gazeux, il reste
fluide (voir Diagramme de phase d'un corps pur).
Les particules constitutives d'un fluide ne sont pas liées par des liaisons covalentes (c'est-à-dire de
liaison chimique). Dans un gaz, les interactions entre particules sont négligeables, sauf lorsqu'elles se
rencontrent (chocs). Dans un liquide, les molécules sont tellement proches qu'il est difficile de
comprimer le fluide. Elles interagissent cette fois fortement par l'intermédiaire de forces de van der
Waals, des interactions dipolaires (les particules se comportant comme des dipôles électrostatiques).
Ce type d'interaction explique les propriétés physiques et chimiques des liquides.
FAIROUZ BELAID 1
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3 Masse volumique
3.1 Définition
La masse volumique est une grandeur physique qui caractérise la masse d'un matériau par unité de
volume. Elle est généralement notée par la lettre grecque 𝜌𝜌 rho.
Elle est déterminée par le rapport 𝜌𝜌 = 𝑚𝑚 / 𝑉𝑉, où m est la masse de la substance homogène occupant
un volume V. La masse volumique est le synonyme moderne des expressions désuètes « densité
absolue » et « densité propre », ou encore « masse spécifique » et « concentration massique ».
Considérons un milieu continu fluide à l’intérieur d’un volume 𝑉𝑉, et soit 𝑑𝑑𝑑𝑑 un volume élémentaire
défini autour d’un point M du volume 𝑉𝑉. Désignons par dm la masse de fluide contenue dans le
volume 𝑑𝑑𝑑𝑑. Le rapport 𝜌𝜌 = 𝑑𝑑𝑑𝑑/𝑑𝑑𝑑𝑑 représente la masse volumique moyenne du fluide contenu dans
le volume 𝑑𝑑𝑑𝑑. On définit la masse volumique au point M par :
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑘𝑘𝑘𝑘
𝜌𝜌 = lim � �
𝑑𝑑𝑑𝑑→0 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑚𝑚 3
𝑚𝑚 = � 𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌
Les liquides sont caractérisés par une masse volumique relativement importante ; 𝜌𝜌𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 ≪ 𝜌𝜌𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 . Pour
les gaz, la masse volumique dépend de la température et de la pression. Pour un gaz parfait, l’équation
d’état donne 𝜌𝜌 = 𝑀𝑀𝑀𝑀⁄𝑅𝑅𝑅𝑅, où 𝑅𝑅 est la constante massique des gaz parfaits et M masse molaire du gaz.
𝑃𝑃
𝜛𝜛 =
𝑉𝑉
avec 𝑃𝑃 : est le poids qui est : 𝑃𝑃 = 𝑚𝑚𝑚𝑚 = ∭ 𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌
FAIROUZ BELAID 2
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4 Compressibilité
La propriété physique qui permet de faire la différence entre un liquide et un gaz est la compressibilité.
Un liquide est un fluide occupant un volume déterminé, ou du moins ce volume ne peut varier que
très peu, et seulement sous l’action de fortes variations de pression ou de température. Un gaz, au
contraire, occupe toujours le volume maximal qui lui est offert : c’est un fluide essentiellement
compressible (ou expansible).
La compressibilité traduit la diminution de volume en réponse à un accroissement de pression. Pour
quantifier cet effet on introduit le coefficient de compressibilité isotherme défini par :
1 𝜕𝜕𝜕𝜕 1 𝜕𝜕𝜕𝜕
𝜒𝜒 = − � � ou 𝜒𝜒 = � �
𝑉𝑉 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝑇𝑇 𝜌𝜌 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝑇𝑇
Pour les gaz parfaits, on déduit de l’équation d’état des gaz parfaits : 𝜒𝜒 = − 1⁄𝑝𝑝.
Nous n’étudierons que des écoulements de liquides ou de gaz dans lesquels la température peut être
considérée comme constante (dT = 0). L’approximation suivante sera donc faite :
• Fluide à volume constant 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 0 → 𝜒𝜒 = 0 ⇒ 𝜌𝜌 = 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 : le fluide est dit incompressible donc
liquide.
• Fluide à volume variable 𝑑𝑑𝑑𝑑 ≠ 0 → 𝜒𝜒 ≠ 0 ⇒ 𝜌𝜌 ≠ 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 : le fluide est dit compressible donc
gaz.
En toute généralité pour une masse donnée, la masse volumique 𝜌𝜌 dépend de la pression et de la
température (fluides compressibles) via la relation d’état suivante :
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𝜌𝜌
∆𝜌𝜌 = Δ𝑝𝑝
𝜅𝜅
5 Viscosité
On appelle viscosité la propriété qui traduit la résistance d’un fluide à l’écoulement. Considérons 2
récipients identiques contenant une même quantité de 2 liquides différents.
On constate que le liquide 1 se vide plus rapidement que le liquide 2. On Dit que : la viscosité du
liquide 1 est plus faible que celle du liquide 2, ou le liquide 1 est moins visqueux que le liquide 2.
5.1 Viscosité dynamique
La viscosité dynamique6 d’un fluide décrit la capacité du fluide à s’écouler (fluidité). Un fluide très
visqueux s’écoulera moins facilement qu’un fluide peu visqueux vu les contraintes de cisaillement
générées.
L'expérience représentée ci-dessus peut être réalisée simplement en prenant de l'huile (lubrifiant). On
met un fluide entre deux plaques (l'une fixe, l'autre mobile) et on mesure la force 𝐹𝐹⃗ qu'il faut appliquer
pour déplacer la plaque mobile à une vitesse constante 𝑈𝑈. On fait varier l'épaisseur ℎ de liquide et
aussi la surface 𝑆𝑆 de la plaque mobile.
L'expérience montre que 𝐹𝐹⃗ est proportionnelle à 𝑈𝑈 et 𝑆𝑆, mais inversement proportionnel à l'épaisseur
ℎ du liquide.
𝑈𝑈
𝐹𝐹⃗ = 𝜇𝜇𝜇𝜇
ℎ
Le coefficient de proportionnalité notée µ, qui apparaît dans cette relation est appelé coefficient de
viscosité dynamique.
5.2 Viscosité cinématique
La viscosité cinématique, notée 𝜈𝜈. 𝜈𝜈 = 𝜇𝜇/𝜌𝜌
Son unité dans le S.l. est le (m²/s). On utilise souvent le Stokes (St) ou le centistokes (cSt).
1St = 10-4 m²/s , 1cSt = 10-6 m²/s
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1 Hydrostatique
1.1 Origine physique de la pression dans les fluides
A l’Échelle moléculaire, on a vu qu’un fluide au repos est composé de molécules qui, si leur vitesse
moyenne u est nulle, sont quand même animées d’une vitesse aléatoire v résultant des interactions
entre elles (collisions, répulsions de Van der Waals, etc.). Pour comprendre la notion de pression au
sein d’un fluide au repos, il faut examiner de plus près le comportement des molécules qui composent
ce fluide (voir 1.1). La vitesse des particules est fluctuante au gré des interactions et elle est d’autant
plus grande que la température est grande. En fait, du point de vue thermodynamique, la température
n’est qu’une mesure de cette agitation moléculaire. Lorsqu’on place une paroi solide (voir figure 1.1),
les molécules vont entrer en collision avec cette paroi et donc, si on moyenne au cours du temps ces
différentes impulsions, il en résulte une force moyenne dite force de pression. Ainsi, on montre que
pour un gaz dilué la pression est définie comme :
1
𝑝𝑝 = n𝑚𝑚𝑣𝑣 2
3
avec n le nombre de molécules par unité de volume, v la vitesse d’agitation thermique, et m la masse
d’une molécule
Figure 1.1 la pression contre une paroi reflète à l’échelle macroscopique la multitude de chocs entre molécules et paroi à l’échelle
microscopique
avec n la normale à la surface orientée vers l’extérieur du volume fluide (voir figure 1.2) et S la
surface de la paroi.
Le principe d’action et de réaction impose que la force exercée par la surface sur le fluide est (attention
au signe selon la convention employée) :
𝐹𝐹 = − 𝑝𝑝 𝑆𝑆𝑆𝑆 (1.2)
L’unité de pression est le pascal [Pa]. Attention : par la suite, on introduira des éléments de surface
c’est-à-dire des surfaces infinitésimales réelles ou virtuelles. Pour ces facettes, la normale sera, par
convention en mécanique, orientée de l’intérieur (de la facette) vers l’extérieur (en direction du
fluide), donc le contraire de ce qui est indiqué ici à la figure 1.2. Il s’agit juste d’une convention ;
l’important est de se souvenir que l’action de la pression est de pousser (comprimer), pas de tracter.
FAIROUZ BELAID 5
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On peut généraliser cette notion en remplaçant la paroi solide par une surface virtuelle (voir figure
1.2). La pression est alors le flux de quantité de mouvement fluctuante transportée par les molécules
franchissant la surface S. Lorsqu’un fluide est au repos sous l’action de la gravité, les molécules
situées à une tranche d’altitude z doivent supporter le poids de la colonne au-dessus pour maintenir
l’équilibre. La pression est donc d’autant plus forte qu’on a beaucoup de fluide au-dessus de soi. Une
propriété remarquable de la pression est qu’elle est nécessairement isotrope, c’est-à-dire quelle que
soit la facette considérée d’un volume de contrôle infinitésimal, la pression est la même. En effet,
compte tenu de l’origine de la pression à l’échelle moléculaire, l’isotropie des fluctuations de vitesses
entraîne l’isotropie de la force résultante de pression.
1.2 Loi de l’hydrostatique
1.2.1 Loi de Pascal
Considérons maintenant l’équilibre mécanique d’une tranche de fluide de surface S et d’épaisseur dz,
située entre les altitudes z et z + dz (voir figure 1.4).
Il y a équilibre si la somme des forces projetées sur l’axe z est nulle. La différence de pression doit
donc contrebalancer exactement l’action de la pesanteur (la somme des forces appliquées au volume
de contrôle doit être nulle) :
C’est la loi de Pascal ou loi de statique des fluides. Cette loi se généralise à des repères quelconques :
𝛻𝛻𝑝𝑝 + 𝜌𝜌𝜌𝜌 = 0. (1.4)
Dans un fluide au repos, le gradient de pression contrebalance l’effet de la pesanteur. Lorsque la
masse volumique du fluide est constante, on peut intégrer très simplement l’équation de Pascal. Ainsi
la différence de pression ∆p entre deux points distants verticalement d’une distance h est ∆𝑝𝑝 = 𝜌𝜌𝜌𝜌ℎ.
Figure 1.4 la pression au sein d’un fluide est indépendante de la forme du récipient.
Exemple. – Une application directe de ce résultat est la pression dans l’atmosphère supposée à
température T constante (champ isotherme). L’équilibre des pressions doit vérifier d’après la loi de
𝑅𝑅
gaz parfaits : 𝑝𝑝 = 𝜌𝜌𝑅𝑅 ′ 𝑇𝑇 (où 𝑅𝑅 ′ = 𝑀𝑀 avec 𝑅𝑅 = 8,31 𝐽𝐽 · 𝐾𝐾 −1 · 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 −1 ) la constante des gaz parfaits
et 𝑀𝑀 = 0,02896 𝑘𝑘𝑘𝑘 · 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 −1 la masse molaire de l’air), donc en couplant avec la loi de Pascal, on
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝
tire : 𝑑𝑑𝑑𝑑 = − 𝑅𝑅𝑅𝑅 𝑔𝑔, dont l’intégration donne
𝑔𝑔𝑔𝑔
ln 𝑝𝑝 = − + 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐
𝑅𝑅𝑅𝑅
En appelant Pa la pression atmosphérique au niveau de la mer, on obtient finalement :
𝑔𝑔𝑔𝑔
𝑝𝑝 = 𝑃𝑃𝑃𝑃 e−𝑅𝑅𝑅𝑅
Cette équation s’appelle équation du nivellement barométrique.
1.2.2 Surface libre d'un liquide
A la surface de séparation du liquide et de l'air ambiant, la pression est la pression atmosphérique.
Cette surface est donc horizontale. Elle est dite surface libre du liquide.
𝑝𝑝 = 𝑝𝑝𝑟𝑟 + 𝑝𝑝𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎
𝑝𝑝 est la pression absolue (totale) au point considéré. 𝑝𝑝𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 : la pression atmosphérique. 𝑝𝑝𝑟𝑟 : la pression
relative (manométrique ou vaciométrique si elle est négative) La plupart des manomètres sont gradués
en pressions relatives, le zéro de la graduation correspondant à la pression atmosphérique
1.2.3 Principe fondamental de l’hydrostatique
Lors d’une plongée sous marine, on constate que la pression de l’eau augmente avec la profondeur.
La pression d’eau exercée sur un sous-marin au fond de l’océan est considérable.
De même, la pression de l’eau au fond d’un barrage est nettement plus grande qu’au voisinage de la
surface. Les effets de la pression doivent être pris en considération lors du dimensionnement des
structures tels que les barrages, les sous marins, les réservoirs… etc. Les ingénieurs doivent calculer
les forces exercées par les fluides avant de concevoir de telles structures.
FAIROUZ BELAID 7
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On considère un liquide immobile à l'intérieur d'un récipient ; la pression en tous les points du liquide
situés sur un même plan horizontal est identique. Les points A et B étant sur une verticale, le principe
s'écrit: 𝑝𝑝𝐵𝐵 − 𝑝𝑝𝐴𝐴 = ρ𝑔𝑔ℎ
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dx
F ℓ
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2𝜎𝜎 cos 𝜃𝜃
donc ℎ = 𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌
3 Théorème de Bernoulli
Le théorème de Bernoulli qui a été établi en 1738 par Daniel Bernoulli exprime le bilan hydraulique
simplifié d'un fluide dans une conduite. Il a posé les bases de l'hydrodynamique et, d'une façon plus
générale, de la mécanique des fluides.
Pour pouvoir appliquer le théorème de BERNOULLI certaines hypothèses doivent être émises.
• L’incompressibilité du fluide.
• L’écoulement est permanent.
• L’écoulement est soumis uniquement à l’action de la pesanteur, dans ces conditions et pour
un liquide parfait, le théorème de BERNOULLI exprime le principe de conservation de
l’énergie mécanique totale dans un fluide en mouvement le long d’une ligne de courant.
∆𝐸𝐸𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 = 0
Ce qui veut dire l’énergie totale du fluide le long d’une ligne de courant est constante. Cette énergie
peut être exprimée entre deux sections (1 et 2) différentes du fluide en mouvement comme suit :
𝐸𝐸1 = 𝐸𝐸2
FAIROUZ BELAID 11
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1 1
2
𝑚𝑚𝑣𝑣12 + 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚1 + 𝑝𝑝𝑝𝑝1 = 2𝑚𝑚𝑣𝑣22 + 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚2 + 𝑝𝑝𝑝𝑝2
Cette dernière représente l’équation de Bernoulli exprimée en énergie totale [𝐽𝐽𝐽𝐽𝐽𝐽𝐽𝐽𝐽𝐽]. Si on divise par
le volume :
1 1
2
𝜌𝜌𝑣𝑣12 + 𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌1 + 𝑝𝑝1 = 2𝜌𝜌𝑣𝑣22 + 𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌2 + 𝑝𝑝2
Ainsi l’équation de Bernoulli est exprimée en pression totale et si on divise par 𝜌𝜌𝜌𝜌 on aura l’équation
de la hauteur totale :
𝑣𝑣12 𝑝𝑝1 𝑣𝑣22 𝑝𝑝2
+ 𝑧𝑧1 + = + 𝑧𝑧2 +
2𝑔𝑔 𝜌𝜌𝜌𝜌 2𝑔𝑔 𝜌𝜌𝜌𝜌
𝑣𝑣 2 𝑝𝑝
D’où l’équation de la hauteur totale en mètre : 𝐻𝐻 = 2𝑔𝑔 + 𝑧𝑧 + 𝜌𝜌𝜌𝜌
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FAIROUZ BELAID 13
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Soit une partie d’un fluide de masse volumique 𝜌𝜌 délimitée par une surface (𝑆𝑆) de volume (𝑉𝑉) qui
s’écoule à une vitesse 𝑣𝑣⃗. La masse du fluide s’écrit :
FAIROUZ BELAID 14
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𝑀𝑀 = � 𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌
La variation de masse 𝑀𝑀 pendant un temps 𝑑𝑑𝑑𝑑 d’un élément de volume fluide est :
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕
= � 𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
Comme le volume du fluide est fixe dans l’espace, alors il ne varie pas avec le temps. L’équation
précédente s’écrit :
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
= � 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
Cette variation temporelle de masse sera égale au cumule de la matière dans le volume. La quantité
de matière accumulée dans le volume (V) est :
𝑚𝑚̇ est aussi le débit massique exprimé en Kg/s et 𝜌𝜌(𝑣𝑣⃗ ∙ 𝑛𝑛�⃗) est le flux de masse d’unité Kg/(s.m²). le
signe négative est introduit afin que le flux entrant soit compté positif. Le produit scalaire (𝑣𝑣⃗ ∙ 𝑛𝑛�⃗) est
dans le cas de la figure est compté négatif. En utilisant le théorème de la divergence sur le vecteur
(𝑣𝑣⃗ ∙ 𝑛𝑛�⃗), changement d’intégrale :
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
= − 𝜌𝜌div(𝑣𝑣⃗) ou = − 𝜌𝜌∇∙𝑣𝑣⃗
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
1.2.2 Équation de continuité
Considérons un élément de volume (𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑) d’un fluide dans un repère cartésien (𝑥𝑥, 𝑦𝑦, 𝑧𝑧)
comme présenté ci-après. La variation de la masse dans le volume doit être égale à la somme des
masses de fluide entrant diminuée de celle du fluide sortant par unité de temps :
FAIROUZ BELAID 15
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Avec : 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌 et 𝑚𝑚̇ = 𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌. 𝑣𝑣⃗(𝑢𝑢, 𝑣𝑣, 𝑤𝑤) est la vitesse avec laquelle le fluide entre et sort du
volume. Le flux massique devient la somme des flux sur chaque surface (l’écoulement se fait de
gauche vers la droite) :
𝑚𝑚̇ = 𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌 + 𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌 + 𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌
Alors :
{𝑚𝑚̇}𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 − {𝑚𝑚̇}𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 = 𝜌𝜌(𝑢𝑢𝑥𝑥 − 𝑢𝑢𝑥𝑥+𝑑𝑑𝑑𝑑 )𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 + 𝜌𝜌(𝑣𝑣𝑦𝑦− 𝑣𝑣𝑦𝑦+𝑑𝑑𝑑𝑑 )𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 + 𝜌𝜌(𝑤𝑤𝑧𝑧− 𝑤𝑤𝑧𝑧+𝑑𝑑𝑑𝑑 )𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌 𝜕𝜕𝜕𝜕
= = 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝜕𝜕𝜕𝜕
L’équation du bilan devient :
𝜕𝜕𝜕𝜕
𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝜌𝜌(𝑢𝑢𝑥𝑥 − 𝑢𝑢𝑥𝑥+𝑑𝑑𝑑𝑑 )𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 + 𝜌𝜌(𝑣𝑣𝑦𝑦− 𝑣𝑣𝑦𝑦+𝑑𝑑𝑑𝑑 )𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 + 𝜌𝜌(𝑤𝑤𝑧𝑧− 𝑤𝑤𝑧𝑧+𝑑𝑑𝑑𝑑 )𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑
𝜕𝜕𝜕𝜕
Ce qui implique :
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜌𝜌(𝑢𝑢𝑥𝑥 − 𝑢𝑢𝑥𝑥+𝑑𝑑𝑑𝑑 ) 𝜌𝜌(𝑣𝑣𝑦𝑦− 𝑣𝑣𝑦𝑦+𝑑𝑑𝑑𝑑 ) 𝜌𝜌(𝑤𝑤𝑧𝑧− 𝑤𝑤𝑧𝑧+𝑑𝑑𝑑𝑑 )
= −� + + �
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑
FAIROUZ BELAID 16
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L'équation de bilan de quantité de mouvement (QM) d'un fluide s’écrit sous la forme intégrale :
𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑄𝑄𝑄𝑄 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 (𝑉𝑉) + 𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑄𝑄𝑄𝑄 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 (𝑆𝑆) = � 𝐹𝐹𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒
𝑄𝑄𝑄𝑄 = � 𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌
FAIROUZ BELAID 17
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• Les forces surfaciques ou de contact qui s'exercent sur la frontière (S) du volume (V).
1.3.1 Forces de volume
Pour un fluide, en voici une liste possible :
• Le poids.
• Les pseudo-forces d'inertie d’entraînement et de Coriolis en référentiel non-galiléen
(importantes pour les mouvements de l'atmosphère par exemple).
• Les forces électriques et magnétiques pour les fluides chargés (suspensions de particules
magnétiques, magma).
Nous nous limiterons ici au poids. Exprimons le poids du volume de fluide (𝑉𝑉) : chaque volume
élémentaire 𝑑𝑑𝑑𝑑 a pour poids 𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌 de telle sorte que le poids du volume (𝑉𝑉) s'exprime par :
𝑃𝑃�⃗ = � 𝜌𝜌𝑔𝑔⃗𝑑𝑑𝑑𝑑
𝐹𝐹⃗𝑝𝑝 = � −𝑝𝑝𝑛𝑛�⃗𝑑𝑑𝑑𝑑
𝐹𝐹⃗𝜏𝜏 = � 𝜏𝜏⃗𝑑𝑑𝑑𝑑
Ainsi les forces de surface peuvent être exprimées sous cette forme :
[Link] Viscosité
Lorsque le fluide est en mouvement, on constate expérimentalement qu'il apparait également une
force tangentielle, en plus des forces de pression. L'expérience la plus simple permettant de le
constater est l'écoulement de Couette : un canal contenant du fluide initialement immobile est équipé
d'une paroi supérieure mobile. Lorsque l'on anime cette dernière d'un mouvement horizontal uniforme
à la vitesse 𝑈𝑈0 on constate que :
FAIROUZ BELAID 18
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Le bilan global de la conservation de quantité de mouvement peut être écrit sous la forme intégrale :
𝜕𝜕
� 𝜌𝜌𝑣𝑣⃗𝑑𝑑𝑑𝑑 + � 𝜌𝜌𝑣𝑣⃗(𝑣𝑣⃗ ∙ 𝑛𝑛�⃗)𝑑𝑑𝑑𝑑 = � 𝜌𝜌𝑔𝑔⃗𝑑𝑑𝑑𝑑 + �(𝜏𝜏⃗ − 𝑝𝑝𝑛𝑛�⃗) 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝜕𝜕𝜕𝜕
1.3.3 Applications
Les applications se traduiront par l’établissement de l’équation de Navier-Stockes.
1.4 Équation de Navier-Stockes
Ces équations peuvent être résolues analytiquement dans plusieurs configurations classiques où
l'écoulement s'effectue dans une direction privilégiée, notamment l'écoulement de Couette,
FAIROUZ BELAID 19
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mentionne précédemment, et celui de Poiseuille, le long d'un tube. Les écoulements unidirectionnels
ont quelques propriétés générales intéressantes. Les équations du mouvement prennent la forme des
équations dites de Navier-Stokes sous les hypothèses suivantes :
1.4.1 Écoulement incompressible
Comme on peut dire fluide incompressible, on dit le fluide est en écoulement incompressible
si sa masse volumique est constante au cours du mouvement, ce qui se traduit par une dérivée
particulaire du champ scalaire de masse volumique nulle (description eulérienne).
Si l'on note 𝜌𝜌 = 𝜌𝜌(𝑀𝑀, 𝑡𝑡)la masse volumique en un point M à un instant t et si l'on considère
l'écoulement incompressible alors :
𝐷𝐷𝐷𝐷
=0
𝐷𝐷𝐷𝐷
(𝐷𝐷/𝐷𝐷𝐷𝐷) est la dérivée particulaire.
On peut caractériser un tel écoulement par la relation suivante :
div(𝑣𝑣⃗) = 0
où 𝑣𝑣⃗ = 𝑣𝑣⃗(𝑀𝑀, 𝑡𝑡) est la vitesse d'une particule fluide en un point M à un instant t.
En effet, l'équation de continuité (qui traduit la conservation de la masse)
𝜕𝜕𝜕𝜕
+ div(𝜌𝜌 ∙ 𝑣𝑣⃗) = 0
𝜕𝜕𝜕𝜕
et d'après les formules d'analyse vectorielle (divergence du produit d'un champ scalaire et d'un champ
vectoriel) :
𝜕𝜕𝜕𝜕
+ 𝑣𝑣⃗grad(𝜌𝜌)+𝜌𝜌div(𝑣𝑣⃗) = 0
𝜕𝜕𝜕𝜕
On reconnaît la dérivée particulaire de 𝜌𝜌 :
𝐷𝐷𝐷𝐷 𝜕𝜕𝜕𝜕
= + 𝑣𝑣⃗grad(𝜌𝜌)
𝐷𝐷𝐷𝐷 𝜕𝜕𝜕𝜕
1.4.2 Fluide Newtonien
L'expérience de Couette nous montre que la force visqueuse nait de l'existence de couches de fluide
voisines se déplaçant à des vitesses différentes. L'expression est une dérivée spatiale d'une
composante de la vitesse. Voyons combien de dérivées spatiales de la vitesse nous pouvons définir
dans le cas général : il y a trois composantes (𝑢𝑢, 𝑣𝑣, 𝑤𝑤) que nous pouvons chacune dériver par rapport
aux trois variables d'espace (𝑥𝑥, 𝑦𝑦, 𝑧𝑧), ce qui fait 9 dérivées. On les regroupe dans le tenseur gradient
de vitesses, qui s'écrit, en coordonnées cartésiennes :
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
� 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 �
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
grad𝑣𝑣⃗ =
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
�𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 �
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
FAIROUZ BELAID 20
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Rappelons que l'expérimentation montre l'apparition d'un profil de vitesse linéaire au bout d'un certain
temps, et que la force qu'il faut exercer sur la plaque pour la déplacer à une vitesse constante U est
proportionnelle à la variation de la vitesse dans la hauteur du fluide :
𝐹𝐹 𝑑𝑑𝑑𝑑
= −𝜂𝜂
𝑆𝑆 𝑑𝑑𝑑𝑑
Puisque la plaque bouge à vitesse constante, cette force est donc opposée à celle qu'exerce le fluide
sur la plaque. Exécutons maintenant le bilan des forces sur une tranche de fluide comprise entre la
plaque supérieure et une ordonnée z quelconque. On voit que :
- Suivant 𝑧𝑧, il n'y a pas de mouvement, les seules forces sont les forces de pression, nous allons
retrouver la loi de l'hydrostatique, comme si le fluide était immobile.
𝜎𝜎𝑛𝑛 = 𝑝𝑝𝑧𝑧⃗
- L’accélération du fluide étant nulle, la force tangentielle exercée par la plaque sur la tranche
de fluide est égale à celle qu'exerce cette tranche de fluide sur la couche de fluide inferieure.
Par conséquent, la contrainte tangentielle exercée en tout point par le fluide supérieur sur le
fluide inferieur est constante dans l'épaisseur et vaut :
𝑑𝑑𝑑𝑑
𝜎𝜎𝑡𝑡 = −𝜂𝜂 𝑥𝑥⃗
𝑑𝑑𝑑𝑑
La contrainte normale exercée par la couche supérieure sur la couche inferieure est celle de pression
et nous pouvons donc écrire la contrainte totale sous la forme :
𝑑𝑑𝑑𝑑
𝜎𝜎 = 𝜂𝜂 𝑥𝑥⃗ − 𝑝𝑝𝑧𝑧⃗
𝑑𝑑𝑑𝑑
Pour faire simple :
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
� 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 �
𝑝𝑝
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
𝜎𝜎 = 𝜂𝜂 −� 𝑝𝑝 �
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
�𝜕𝜕𝜕𝜕 𝑝𝑝
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 �
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
Or :
�����𝑣𝑣⃗
𝜎𝜎� = −𝑝𝑝𝐼𝐼 ̿ + 𝜂𝜂𝜂𝜂𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟
Avec : � est le symbole linéaire du tenseur ainsi 𝐼𝐼 ̿ est le tenseur identité (diagonal) et 𝑔𝑔𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟
����� 𝑣𝑣⃗ est le
tenseur des gradients de vitesse. Généralement la contrainte totale s’écrit :
𝑇𝑇
�����𝑣𝑣⃗ + �𝑔𝑔𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟
𝜎𝜎� = −𝑝𝑝𝐼𝐼 ̿ + 𝜂𝜂(𝑔𝑔𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟 ����� 𝑣𝑣⃗� )
𝑇𝑇
����� 𝑣𝑣⃗� est la transposé du tenseur. Cette expression définie la symétrie du tenseur des contraintes
�𝑔𝑔𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟
tangentielles :
FAIROUZ BELAID 21
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Alors on obtient :
𝜕𝜕
� 𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌 + � 𝜌𝜌𝜌𝜌div∙𝑣𝑣 𝑑𝑑𝑑𝑑 = � 𝜌𝜌𝑔𝑔⃗𝑑𝑑𝑑𝑑 + � (div∙𝜏𝜏⃗-grad𝑝𝑝) 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝜕𝜕𝜕𝜕
Ou
𝜕𝜕
� 𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌𝜌 + � 𝜌𝜌(𝑣𝑣 ∙ ∇)𝑣𝑣 𝑑𝑑𝑑𝑑 = � 𝜌𝜌𝑔𝑔⃗𝑑𝑑𝑑𝑑 − � grad𝑝𝑝 𝑑𝑑𝑑𝑑 + � 𝜂𝜂∇2 𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣
𝜕𝜕𝜕𝜕
Par conséquent, l’équation intégrale s’écrit sous sa forme locale :
𝜕𝜕(𝜌𝜌𝜌𝜌)
+ 𝜌𝜌(𝑣𝑣 ∙ ∇)𝑣𝑣 = 𝜌𝜌𝑔𝑔⃗ − grad𝑝𝑝 + 𝜂𝜂∇2 𝑣𝑣
𝜕𝜕𝜕𝜕
Cette équation avec l’équation de la continuité expriment les équations de Navier-Stokes. Le produit
(𝑣𝑣 ∙ ∇) est formellement le produit scalaire du vecteur vitesse par le vecteur nabla et est donc (en
𝜕𝜕 𝜕𝜕 𝜕𝜕
coordonnées cartésiennes) l'opérateur : 𝑢𝑢 𝜕𝜕𝜕𝜕 + 𝑣𝑣 𝜕𝜕𝜕𝜕 + 𝑤𝑤 𝜕𝜕𝜕𝜕. Par conséquent le terme (𝑣𝑣 ∙ ∇)𝑣𝑣 est cet
opérateur nabla appliqué à chaque composante de 𝑣𝑣, soit :
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
⎡ 𝑢𝑢 + 𝑣𝑣 + 𝑤𝑤 ⎤
⎢ 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 ⎥
⎢ 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 ⎥
(𝑣𝑣 ∙ ∇)𝑣𝑣 = ⎢ 𝑢𝑢 + 𝑣𝑣 + 𝑤𝑤
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 ⎥
⎢ ⎥
⎢𝑢𝑢 𝜕𝜕𝜕𝜕 + 𝑣𝑣 𝜕𝜕𝜕𝜕 + 𝑤𝑤 𝜕𝜕𝜕𝜕 ⎥
⎣ 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 ⎦
L’opérateur grad s’applique sur un scalaire comme sur un vecteur ou un tenseur se traduit par
𝜕𝜕 𝜕𝜕 𝜕𝜕
�𝜕𝜕𝜕𝜕 , 𝜕𝜕𝜕𝜕 , 𝜕𝜕𝜕𝜕�
FAIROUZ BELAID 22
Mécanique des fluides M1 Raffinage
𝜕𝜕𝜕𝜕
⎛𝜕𝜕𝜕𝜕 ⎞
𝜕𝜕𝜕𝜕⎟
grad𝑝𝑝 = ⎜
⎜𝜕𝜕𝜕𝜕⎟
⎜ ⎟
𝜕𝜕𝜕𝜕
⎝ 𝜕𝜕𝜕𝜕 ⎠
Le terme η∇2 𝑣𝑣 des contraintes visqueuses s’écrit :
𝜕𝜕 2 𝑢𝑢 𝜕𝜕 2 𝑢𝑢 𝜕𝜕 2 𝑢𝑢
⎡ + + ⎤
⎢ 𝜕𝜕𝜕𝜕² 𝜕𝜕𝜕𝜕² 𝜕𝜕𝜕𝜕² ⎥
⎢ 𝜕𝜕 2 𝑣𝑣 𝜕𝜕 2 𝑣𝑣 𝜕𝜕 2 𝑣𝑣 ⎥
∇2 𝑣𝑣 = ⎢ + +
𝜕𝜕𝜕𝜕² 𝜕𝜕𝜕𝜕² 𝜕𝜕𝜕𝜕² ⎥
⎢ 2 2 2 ⎥
⎢𝜕𝜕 𝑤𝑤 + 𝜕𝜕 𝑤𝑤 + 𝜕𝜕 𝑤𝑤 ⎥
⎣ 𝜕𝜕𝜕𝜕² 𝜕𝜕𝜕𝜕² 𝜕𝜕𝜕𝜕² ⎦
Pour un écoulement incompressible et un fluide Newtonien, les équations de Navier-Stokes s’écrivent
comme suit :
div. 𝑣𝑣 = 0
𝜕𝜕𝜕𝜕
𝜌𝜌 + 𝜌𝜌(𝑣𝑣 ∙ ∇)𝑣𝑣 = 𝜌𝜌𝑔𝑔⃗ − grad𝑝𝑝 + 𝜇𝜇∇2 𝑣𝑣
𝜕𝜕𝜕𝜕
1.5 Autre écriture
Dans un système cartésien de cordonnées (𝑥𝑥, 𝑦𝑦, 𝑧𝑧) : les variables des équations de Navier-Stokes sont
(𝑥𝑥, 𝑦𝑦, 𝑧𝑧). Les inconnus sont le vecteur vitesse 𝑣𝑣(𝑢𝑢, 𝑣𝑣, 𝑤𝑤) et le scalaire pression 𝑝𝑝.
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
+ + =0
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕 2 𝑢𝑢 𝜕𝜕 2 𝑢𝑢 𝜕𝜕 2 𝑢𝑢
𝜌𝜌 + 𝜌𝜌 �𝑢𝑢 + 𝑣𝑣 + 𝑤𝑤 � = 𝜌𝜌𝑔𝑔⃗𝑥𝑥 − + 𝜇𝜇 � 2 + 2 + 2 �
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝑥𝑥 𝜕𝜕𝑦𝑦 𝜕𝜕𝑧𝑧
Donc il y’a quatre inconnus pour quatre équations le systèmes Navier-stokes peut être résolu.
FAIROUZ BELAID 23