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Le Droit de La Famille

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THEME 5 Le droit de la famille

1. Le mariage
2. Le divorce
3. Les fiançailles
La famille, fondée sur le lien légal du mariage, est la cellule de base
de la société. Quoi que la notion de famille n’est pas définie par le
législateur, elle est définie par la sociologie comme étant un groupe
d’individus unis par une communauté de vie.
Tandis en droit c’est l’ensemble des individus qui relient entre eux le
mariage et la parenté.
On distingue 3 catégories de rapports entre les personnes : Le mariage
entre époux – La parenté entre personnes – Les liens d’alliances entre
la personne et les parents de son conjoint .
le lien familial est de double nature : Le lien de mariage : est l’objet
d’un droit et d’une liberté fondamentale il est aussi une institution
sociale.
1 - Le mariage :
le mariage est l'institution par laquelle un homme et une femme
s'unisse pour vivre ensemble et fonder une famille.
Décider de se marier c’est accepter d’adhérer à un statut légal
préétabli des gens mariés, autrement dit c’est accepter de se
soumettre à un ensemble de règles contenues dans le code de la
famille .
La société, la loi ordinaire accordent une importance particulière à
la cellule familiale autrement dit la famille légitime.
a-Définition du mariage :
Un pacte fondé sur le consentement mutuel et une union légale et
durable entre un homme et une femme. Il a pour fin la vie dans la
fidélité, la pureté et la fondation d’une famille stable sous la
direction des deux époux conformément aux dispositions du code
de la famille.
A la lumière de cette définition nous pouvons constater que c’est un
accord fondé sur le consentement dépend de la volonté des époux,
(d’un mari et d’une femme), qui vise les buts du mariage (fonder
une famille stable basée sur la fidélité et la pureté).
Et il en résulte ce qui suit :
-Le mariage permet de distinguer la différence entre la famille
légitime et la famille illégitime.
-Le but principal du mariage est la fondation d’une famille dans sa
dimension quantitative et n’accorde pas d’importance à la
formation du couple seulement ,car la famille est la cellule de base
de la société.
la procréation des enfants, ce sont l’ornement de la société et le
charme de l’existence. La femme a le droit à la maternité et le mari
ne doit le priver.
-Le mariage est destiné a être durable, la vocation essentielle du
mariage est la durée mais ça ne veut pas dire qu’il est indissoluble.
b-La formation du contrat du mariage :
Le mariage a des règles impératives concernant sa formation, ses
effets et sa dissolution. Tel que les contrats civils, le mariage est
subordonné à l’accomplissement de certaines conditions pour la
formation (d’ordre physique des époux) et autres procédant l’aspect
contractuel du mariage (le consentement) sans lesquelles le mariage
n’aurait aucune existence légale, d’autres conditions sont d’ordre
familial et de moralité sociale.
La formation du mariage suppose un accord des deux volontés, Cet
accord doit être exprimé par les deux parties, ce consentement doit
être exprimé verbalement, si possible, sinon par écrit ou par tout signe
compréhensible conformément aux articles 9 et 10 du code de la
famille algérien.
La femme majeure conclut son contrat de mariage en présence de son
wali qui est son père ou un proche parent ou toute autre personne de
son choix.
Le contrat de mariage doit remplir les conditions suivantes requises
par l’article 9 bis du même code
1- la capacité des époux : La capacité de mariage est réputée valide à
19 ans révolus pour l’homme et la femme. Toutefois, le juge peut
accorder une dispense d’âge pour une raison ou en cas de nécessité,
lorsque l’aptitude au mariage des deux parties est établie
2- la stipulation de la dot (Sadaq) : se définit comme « ce qu’offre
l’époux à son épouse pour manifester sa volonté de contracter
mariage ».C’est une offrande qui incombe à l’époux sans qu’il puisse
exiger de sa promise une contrepartie ou un apport quelconque e.
En principe, la dot est fixée au moment de l’établissement du contrat
de mariage (‫ المسمى الصداق‬.(Mais les deux époux peuvent le faire après
la conclusion du contrat de mariage.) a défaut de la fixation du
montant de la dot la dot de parité est versée à l’épouse (sadaq el
mithl : fixé le montant en tenant compte du milieu social des deux
conjoints.)
Elle peu être une somme d’argent (espèces), un bien meuble (corporel
ou incorporel) ou un bien immeuble.Le Sadaq a seulement une valeur
morale et symbolique
3-la présence du tuteur matrimonial : Le mariage d’une femme ne
pouvrrait se faire qu’avec l’accord du tuteur matrimonial (‫)الولي‬, son
mariage suppose l’approbation de ce tuteur, donc la femme n’ est pas
libre de contracter personnellement son mariage.
C’est le père de la future épouse (la mariée), ou à défaut le grand
père, le frère, son oncle ou toute autre proche de sa famille
4- L’absence d’empêchements légaux au mariage : pour qu’un
mariage soit valide, il ne faut pas qu’il comporte d’empêchements
perpétuels qui se caractérisent par la permanence (la parenté,
l’alliance, l’allaitement ) et des empêchements temporaires qui
disparaissent une fois la cause de l’empêchement n’existe plus. (le
mariage avec deux sœurs ou avec une femme et sa tante, le divorce
successif trois fois, la différence de culte, le mariage avec une femme
mariée ou en période de viduité ou de continence)
5 - Deux témoins : ce sont les deux personnes qui peuvent certifier le
déroulement du mariage lors de la signature du contrat de mariage.

c-Les effets du contrat de mariage valable


1 Les effets personnels
1- le devoir de cohabitation légal implique de bons rapports
conjugaux, , la pureté et la fidélité mutuelles, la vertu et la
préservation de l’honneur.
2- le devoir de maintenir de bons rapports de la vie commune, le
respect, l’affection et la préservation de l’intérêt de la famille.
3- Le devoir de prise en charge, par l’épouse conjointement avec
l’époux de la responsabilité de la gestion des affaires du foyer et de la
protection des enfants.
4- La concertation dans les décisions relatives à la gestion des affaires
de la famille, des enfants et de planning familial. Les époux ont des
obligations en tant que parents : protection de la vie et de la santé des
enfants de la conception à la majorité; la préservation de l’identité
(choix du nom, inscription à l’état civil; veiller à l’éducation et
l’orientation religieuse.
5- le maintien par chaque conjoint de bons rapports avec les parents de
l’autre et ses proches. Les respecter, leur rendre visite et en les
recevant.
2 Les effets pécuniaires
- L’époux a une obligation religieuse d’entretenir son épouse
(Nafaqa). Le fait d’y faillir constitue un motif justifiant ledivorce pour
défaut d’entretien.
Le code de la famille impose à l’époux une obligation alimentaire. Il
s’agit de « l’alimentation, l’habillement, les soins médicaux,
l’instruction des enfants... ».
L’obligation alimentaire est due par l’époux dès la consommation du
mariage. En cas de manquement à l’obligation d’entretien : l’époux
est sanctionné aussi bien sur le plan civil que pénal.
2 - Les fiançailles :
a- Définition et valeur juridique :
Les fiançailles : sont une promesse réciproque de mariage sans
aucune obligation pour les futurs époux de s’unir et ne peut pas porter
atteinte à la liberté du mariage, ils sont considérées comme les
préliminaires du mariage, donc ils ne sont pas une condition préalable
au mariage
Les fiançailles ne sont pas considérées comme un contrat
juridiquement obligatoire, aucune autorité ne peut imposer l’exécution
ils ne créent aucun rapport de famille – aucun empêchement à
mariage c’est une promesse mutuelle de mariage.

-L’absence de la force obligatoire des fiançailles a pour objet de


permettre à chaque fiancé de renoncer librement à son projet de
mariage
-Le droit de renoncer est absolu, chaque partie peut par volonté
unilatérale mettre fin, cette renonciation peut causer dans certains cas
à l’un comme l’autre des fiancés des dommages sérieux.
Le sort des cadeaux offerts en période de fiançailles : La restitution ou
la conservation des cadeaux dépend à leurs nature et circonstances de
la rupture.
→: Les cadeaux présentés à l’occasion des fiançailles doivent être
restitués.
-Si la rupture a été provoquée par le fiancé les cadeaux seront
conservés par la fiancée.
-Si la fiancée est l’auteur de la rupture, il y a lieu à restitution au profit
Le sort duSadaq :
-Après avoir remis le Sadaq quel que soit en totalité ou en partie à sa
fiancée et a eu après un cas de renonciation ou de décès de l’un des
fiancés
Alors l’effet de la renonciation est la restitution du Sadaq remis à la
fiancée avant la conclusion du mariage.
3- Le divorce
Définition du divorce
Le divorce est un acte juridique amenant à la rupture du contrat de
mariage et la dissolution officielle d’un mariage civil ou religieux liant
précédemment deux personnes ou plusieurs en cas de polygamie. Il
rompt le lien conjugal.
Et selon l’article 49 du Code de la famille, seul un jugement peut
établir un divorce.
Conformément aux articles 48 et 49 et 58 du code de la famille
algérienne, le divorce est par consentement mutuel, ou par acceptation
du principe de la rupture du mariage par l’une des parties, ou pour
faute.
Il existe cinq (5) types de divorces :
-Par consentement mutuel des deux époux : c’est-à-dire que les deux
parties sont d’accord sur les requêtes de chacun.
-Par la volonté du mari : dans ce cas-là, l’époux a le droit par sa
propre volonté de dissoudre unilatéralement le mariage sans avoir à
démontrer la moindre faute de l’épouse.
-À la demande de l’épouse pour les causes ci-après :
pour refus de l’époux de partager la couche de l’épouse pendant plus
de quatre (4) mois, condamnation du mari pour une infraction de
nature à déshonorer la famille et rendre impossibles la vie en commun
,ou absence de plus d’un (1) an sans excuse valable ou sans pension
d’entretien, désaccord persistant entre les époux, ou violation des
clauses stipulées dans le contrat de mariage, ou tout préjudice
légalement reconnu,

-À la demande de l’épouse, sans l’accord de l’époux, moyennant le


versement d’une somme à titre de « khol’â » c’est-à-dire que c’est la
femme qui a l’obligation de verser une somme à l’homme.
- Par l’abandon du domicile conjugal par l’un des deux époux, le juge
accorde le divorce et le droit aux dommages et intérêts à la partie qui
subit le préjudice.

Les conséquences juridiques du divorce


Le divorce enclenche des conséquences tant pour les époux que pour
les enfants et c’est ce que l’on appelle des effets du divorce qui sont :
-La retraite légale (‘Idda) : la femme non enceinte est tenue
d’observer une retraite légale dont la durée est de trois périodes de
pureté menstruelle, et ce à compter de la date de déclaration du
divorce., alors que celle de la femme enceinte dure jusqu’à son
accouchement
-Le droit de garde (hadana) : consiste en l’entretien, la scolarisation et
l’éducation de l’enfant dans la religion de son père ainsi qu’en la
sauvegarde de sa santé physique et morale.
-La pension alimentaire : pour les enfants mâles, l’entretien est dû
jusqu’à leur majorité, pour les filles jusqu’à la consommation du
mariage. L’entretien consiste en la nourriture, l’habillement, les soins
médicaux, le logement ou son loyer et toute nécessité au regard de
l’usage et de la coutume.
4 - Traduction des termes :
le mariage : ‫الزواج‬ les fiançailles :‫الخطبة‬
le divorce : ‫الطالق‬ la garde :‫الحضانة‬
la dot : ‫المهر‬ la pension :‫النفقة‬
la tutelle : ‫الوصاية‬ l’autorité parentale :‫السلطة األبوية‬
5 - Définition des termes :
Le mariage : un pacte fondé sur le consentement mutuel et une union
légale et durable entre un homme et une femme.
Les fiançailles : une promesse de mariage échangée entre les futurs
époux art 4 du code civile. Ex : chacune des parties peut renoncer au
mariage ce n’est pas un acte juridique comme l’acte de mariage.
La dot : ce qu’offre l’époux à sa future épouse pour manifester sa
volonté de contracter le mariage qui pourrait être une somme
d’argent ou présents (cadeaux).
Divorce : Rupture du lien conjugal provoquant la dissolution du
mariage, du vivant des 2 époux, à la suite d’une décision judiciaire,
rendue à la requête de l’un d’eux ou de l’un et de l’autre, dans les cas
prévus par la loi.
Filiation : Lien juridique entre parents et enfants. Filiation légitime,
Expression caractérisant les enfants conçus ou nés pendant le mariage
de leurs parents. Filiation naturelle, Expression qui désigne et
caractérise les enfants conçus et nés hors le mariage de leurs parents.
Garde : Prérogative essentielle de l’autorité parentale. Elle confère à
son titulaire le pouvoir de contraindre ses enfants mineurs à vivre sous
son toit et de décider du mode de vie de l’enfant. Et qui consiste en
l’entretien, la scolarisation et l’éducation de l’enfant dans la religion
de son père ainsi qu’en la sauvegarde de sa santé physique et morale
conformément à l’Art 62 Code de la famille.
Kafala : le recueil légal est l’engagement de prendre bénévolement en
charge l’entretien, l’éducation, et la protection d’un enfant mineur, au
même titre que le ferait un père pour son fils. Il est établi par acte
légal.
Kholaa : est une forme de dissolution du mariage qui intervient à
l’initiative de l’épouse moyennant compensation financière.
Puissance paternelle : Ensemble de prérogatives du père sur la
personne et les biens de ses enfants mineurs. Ce terme n’existe que
dans le code pénal alors que dans le code de la famille il a été
remplacé par LA TUTELLE.
Tutelle : Les pères et mères sont les seuls tuteurs légaux de leurs
enfants. Le père est tuteur de ses enfants, à son décès celle revient à la
mère. En cas de divorce elle est attribuée à la mère gardienne de ses
enfants.

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