Corrigé DS 2
Exercice 1 : Super héros
Partie A
d⃗ ⃗
v 1−⃗v0 ⃗
v1
1. a) Par définition ⃗
aG =
v
dt
= Δdt⃗v , soit ici ⃗
aG =
Δt
= Δdt⃗v soit ⃗
aG =
Δt
.
Ainsi le vecteur accélération a même sens et même direction que le vecteur vitesse v⃗1 .
Le mouvement est vertical, la direction de ⃗a G est verticale.
Le mouvement est ascensionnel, ⃗ a G est orienté vers le haut.
d⃗
b) ⃗
aG =
v
= Δ ⃗v avec ⃗v=cste ainsi ⃗a = ⃗0
dt dt
2. a) L’autre force qui s’exerce sur le système M est son poids ⃗ P .
b) Pour que le système décolle, il faut que la valeur de la force de poussée ⃗ F (orientée vers le haut) soit supé-
rieure au poids ⃗ P (orientée vers le bas).
F>P
F > mR . g
F > 120 × 10
F > 1200 N
Il n’y a bien que la proposition C qui indique une valeur supérieure à 1200 N.
Remarque : Une réponse plus complète aurait été une application de la 2ème loi de Newton au système M et en
utilisant la condition ay > 0 ce qui implique Py + Fy > 0
soit – P + F > 0 donc F > P
c) D’après l’énoncé, la valeur de la force de poussée est « égale au produit du débit massique de gaz éjecté par la
vitesse d’éjection de ces gaz »
mf
soit F = D m⋅vf = ⋅v
Δt 1 f
F . Δt 1
Ainsi, m f = = 2,4 kg (1 seul CS en toute rigueur).
vf
d) Après avoir déterminé l’accélération de Rocketeer, estimer la valeur v1 de sa vitesse à l’issue de la phase 1.
En appliquant la seconde loi de Newton au système M, dans un référentiel terrestre considéré galiléen :
∑⃗ F ext=m . ⃗a G soit ⃗ F + ⃗
P = m .⃗ aG
En projetant sur un axe Oy vertical orienté vers le haut on obtient
– P + F = mR . ay
−P + F −m R. g + F F
soit a y = = =−g +
mR mrsub R mR
1600
L’application numérique donne ay = -10 + = 3,3 m.s-2
120
Nous pouvons en déduire l’expression de vy
d vy
Par définition a y = donc par intégration, on obtient vy = ay.t + C.
dt
D’après les conditions initiales, à t = 0 s, on a vy = 0 donc C = 0.
Ainsi vy = ay.t
A t = 3,0 s on obtient vy(t = 3,0 s) = v1y = 3,3 ×3,0 = 10 m.s-1
Nous pouvons donc déterminer v1.
v 1 = √ v 1 x ²+v 1 y ² = 10 m . s
−1
Partie B
1. D’après l’énoncé, la vitesse du système à la date t = 0 est nulle : on peut donc éliminer les courbes C et D.
De plus, le système tombe verticalement donc le vecteur vitesse est orienté vers le bas et avec l’orientation de
l’axe Oy choisie Vy < 0.
Seule la courbe A est cohérente avec la situation présentée.
2. Considérons le système M dans le référentiel terrestre (supposé galiléen) en chute libre.
Il n’est soumis qu’à son poids.
Appliquons la deuxième loi de Newton : ⃗P = m x ⃗a
soit m x ⃗g = m x ⃗a et donc ⃗g = ⃗a
Par projection sur l’axe Oy vertical orienté vers le haut, il vient a y = – g
d vy
Par définition, a y =
dt
Par intégration, on obtient vy = – g.t + v0y.
Le système tombe sans vitesse initiale, soit v0y = 0 m.s–1 donc : vy = – g.t
dy
D’autre part par définition vy =
dt
Par intégration on a : y = – ½ g.t² + C.
Or à t = 0 s, le système est à la hauteur y0 = 80 m, donc C = y0 d’où : y = –½ g.t² + y0
Numériquement : y = – ½ × 10 × t² + 80 soit, comme indiqué, y = – 5.t² + 80
3. Il faut que Batman arrive sur le lieu de décollage avant que Rocketeer ne touche le sol.
D’après l’équation précédente, la durée de chute tC est telle que y(tC) = – [Link]² + 80 = 0.
On obtient, en éliminant la solution négative, tC =
√ 80
5
= 4,0 s .
Il faut déterminer la distance que Batman doit parcourir en utilisant le schéma.
L’échelle donne 1 cm pour 1 km. La distance d à parcourir mesure 9,4 cm sur le schéma soit d = 9,4 km
Batman doit donc parcourir cette distance d en en tC = 4,0 s, à la vitesse moyenne v.
d
v=
tc
3
9,6.10
v= = 2,4×103 m.s-1 = 2,4 km.s-1
4,0
Pour que Rocketeer soit sauvé, il faut que la Batmobile roule à une vitesse impressionnante, proche de 7 fois la
vitesse du son (Mach 7). Il semble impossible que Batman ait le temps d’intervenir. Les aventures de Rocketeer
risquent de s’arrêter lors de cet épisode.
Exercice 2 : Un skieur
y
O
⃗
R
x
f⃗
α
⃗P
On étudie le mouvement du skieur assimilé à un point matériel S, dans le référentiel terrestre.
Le skieur est soumis à son poids ⃗P , à la force de frottement f⃗ et la réaction du sol ⃗
R
⃗ ⃗ ⃗
D’après la deuxième loi de Newton : P + f + R = m⋅⃗a
d⃗
v Δv V − VA 34
De plus ⃗a = , soit a = = B = = 4,9 m . s−2
dt Δt Δt 7
Par projection de la loi de newton sur le repère proposé
on obtient sur Ox, axe du mouvement
- f + P sin(α) = m.a
et sur Oy
R – [Link](α) = 0
D’où les valeurs des deux forces
f = m.([Link](α)-a) = 9,8 N et R = [Link](α) = 6,1.102 N
Exercice 3
Partie A
1. a) Dans le cas où une solution absorbe dans un seul domaine de longueur d’onde, sa couleur perçue est la couleur
complémentaire de celle des radiations absorbées. Ainsi, une solution d’ions cuivre (II) est de couleur bleu-vert
car elle absorbe principalement dans le rouge (entre 647 et 850 nm). De même, une solution d’ions fer (III) est
de couleur jaune-vert car elle absorbe principalement dans le violet(entre 400 et 424 nm).
Rq : la solution absorbe encore davantage en dessous de 400 nm, c’est-à-dire dans l’ultraviolet (UV), ce qui n’a
pas d’influence sur la couleur visible.
En travaillant à 800 nm, on est sûr que les ions fer (III) n’absorbent pas la lumière et donc que l’absorbance me-
surée est uniquement due aux ions cuivre (II).
b) Lorsque la loi de Beer-Lambert est vérifiée, l’absorbance de la solution est proportionnelle à la concentration de
l’espèce colorée : A = k.c. En traçant la courbe A=f(concentration), on obtient une droite passant par l’origine,
ce qui correspond bien à une situation de proportionnalité.
2. a) Par lecture graphique sur la courbe on trouve une concentration en ion cuivre (II) qui vaut c = 41 mmol.L-1.
La quantité de matière d’ion cuivre II dans la solution S2 de volume V =100 mL vaut donc
n(Cu2+) = c.V = 4,1.10-3 mol
Or d’après l’équation il se forme autant de Cu2+ qu’il y a d’atome de cuivre au départ et d’après le protocole ces
atomes de cuivre proviennent tous de l’échantillon
d’où la masse de cuivre dans l’échantillon m(Cu) = n(Cu2+).M(Cu) = 4,1.10-3.63,5 = 2.6.10-1g
b) D’après l’énoncé, une pièce de 5 centimes d’euros a une masse de 3,93 g.
La teneur massique en cuivre est T = m(Cu) / mpièce
T = 2,6.10-1/3,93 = 0,066 = 6,6%
Partie B
1. a) C0 = n0 /V = m/(V xM) = 522,4.10-3/(0,500 x 453,5) = 2,4.10-3 mol.L-1
b) Le facteur de dilution F = 8 d’où Vfiole/Vpipette = 8 soit Vpipette = Vfiole/8 = 200/8 = 25 mL
Prélever 25 mL de gluconate de cuivre à l’aide d’une pipette jaugée.
Transvaser dans la fiole jaugée de 200 mL, ajouter de l’eau distillée jusqu’au 2/3 de la fiole, agiter pour ho-
mogénéiser
Compléter ensuite jusqu’au trait de jauge avec de l’eau distillée.
Boucher et homogénéiser par retournement.
c) D’après le facteur de dilution : C1 = C0 /8 = 3,0.10-4 mol.L-1
2. a) La dilution qui est parfois effectuée permet d’être dans le domaine de validité de la loi de Kohlrausch mais aussi
d’obtenir une concentration en rapport avec celles des solutions étalons
b) On trace une droite qui représente l’évolution des points expérimentaux. On observe que celle ci passe par
l’origine ce qui signifie que σ est proportionnelle à la concentration. La loi de Kohlrausch est donc vérifiée.
c) L’équation de dissolution du gluconate de cuivre s’écrit C 12H22014 → Cu2+ + 2 C6H11O7-
D’après la stœchiométrie de la réaction, on a [Cu2+] = c et [C6H11O7-]= 2.c
On peut donc écrire :
σ = λ(Cu2+).c + λ(C6H11O7-).2c = (λ(Cu2+)+2.λ(C6H11O7-))c
( σ − λ( Cu ))
2+
c
Soit λ ( Cu ) + λ ( C 6 H 11 O7 ) = σ donc λ ( C 6 H 11 O7 ) =
2+ - -
c 2
Méthode 1 : calcul de la concentration c :
t m
c = = soit c = (725,2.10-6 / 2.10-3 )/ 453,5 = 8,0.10-4 mol.L-1 = 8,0.10-1 mol.m-3
M V S⋅M
Donc
λ(C6H11O7-) = ((6,65.10-3/8,0.10-1) - 5,4.10-3)/ 2
λ(C6H11O7-) = 1,4 mS.m².mol-1
Méthode 2 : Lecture graphique
Pour c = 1,0.10-3 mol.L-1 = 1,0 mol.m-3 ; σ = 8,36.10-3 S/m
Donc λ(C6H11O7-) = (8,36.10-3/1,0 - 5,4.10-3) / 2
λ(C6H11O7-) = 1,5 mS.m².mol-1
3. a) Par lecture graphique de l’abscisse de la conductivité mesurée on obtient c = 0,798 mmol.L -1
b) D’après le fabricant, une ampoule de 2 mL contient 725,2 µg de gluconate de cuivre.
La concentration massique est donc t = m/V = 725,2.10-6 / 2,0.10-3 = 3,63.10-1 g.L-1
D’où la concentration molaire : c = t/M = 3,63.10-1/453,5 = 8,0.10-4 mol/L-1.
c) L’écart relatif est r tel que :
r = cth- c/cth = 2,5.10-3 soit 0,25%. (en valeur absolue)
L’écart est très faible, la valeur mesurée est satisfaisante.
Partie C
1. 2 Fe + 4 H2O = (Fe2O3,H2O) + 6 H+ + 6 e–
O2 + 4 e– + 4 H+ = 2 H2O
2. O2 + 4 e– + 4 H+ = 2 H2O ×3
2 Fe + 4 H2O = (Fe2O3,H2O) + 6 H++ 6 e– ×2
équation de la réaction globale :
3 O2(g) + 12 H+(aq) + 4 Fe(s) + 8 H2O(l) = 6 H2O(l) + 2 (Fe2O3,H2O)(s) + 12 H+(aq)
soit 3 O2(g) + 4 Fe(s) + 2H2O(l) = 2(Fe2O3,H2O)(s)
2. a) Selon Bronsted, un acide est une espèce chimique capable de libérer un proton H +
b) AH(aq) + H2O(l) =A–(aq) + H3O+(aq)
c) Par définition du pH, [H3O+]1 = c010–pH1 soit [H3O+]1 = 10–3,0 = 1,0.10–3 mol.L–1 pour le jus d’orange.
d) d’après l’énoncé, « L’aluminium est très réactif vis-à-vis des acides et des bases ».
Le jus d’orange, étant très acide, peut réagir avec l’aluminium.
Le lait possède un pH de 6,7, il s’agit d’une solution quasiment neutre qui ne réagira pas avec l’aluminium.
L’aluminium est théoriquement moins recommandé pour le jus d’orange que pour le lait