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Formes de l'État : Unitaire et Fédéral

Comprendre l'Etat unitaire avec des explications claires et nettes.

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CENTRE D’ENCADREMENT : LE GENIE DU DROIT

Droit constitutionnel
Les différentes formes de l’Etat :
D’une manière classique, il existe deux formes d’Etat à savoir : l’Etat simple ou unitaire (Section 1) et
l’Etat composé ou fédéral (Section 2). Toutefois, la doctrine contemporaine soupçonnerait la naissance
d’une troisième forme d’Etat, en observant les systèmes Espagnol, Italien et Portugais. Il s’agit de
l’Etat dit régional ou autonomique (Section 3).
Section 1 : L’Etat simple ou unitaire
D’un point de vue définitionnel, l’Etat unitaire est un Etat sur le territoire duquel la population n’est
soumise qu’à une seule organisation politico-juridique (politique et juridique) dotée de la plénitude de
la souveraineté. Pour reprendre la formule de Louis Favoreu, l’Etat unitaire est « celui qui comporte
sur son territoire, qu’une seule organisation politique et juridique dotée des attributs de la
souveraineté ». Le mot unitaire ici renvoie au caractère indivisible de l’Etat. L’article 1 er de la
constitution congolaise du 25 octobre 2015 l’illustre bien, lorsqu’il énonce : « La République du
Congo est un Etat de droit, souverain, unitaire et indivisible, décentralisé, laïc et démocratique ». Il y a
dans de tels Etats, qu’un seul territoire, qu’un seul peuple et qu’une seule souveraineté. C’est sur la
base de ce principe sans doute que le conseil constitutionnel en France avait censuré une décision prise
par le département de Corse en France qui évoquait « le peuple Corse, composante du peuple français
(…) ». En effet, la constitution française consacrant le caractère unitaire de l’Etat français, ne
reconnait qu’un seul peuple ; c’est le peuple français et non le peuple Corse.
Néanmoins, au sein d’un Etat de type unitaire il existe deux façons différentes d’organiser ou de gérer
le pouvoir. D’une part, il y a la centralisation (Paragraphe 1) ; d’autre part, il y a la décentralisation
(paragraphe 2).
Paragraphe 1 : La centralisation
Première modalité d’organisation du pouvoir au sein d’un Etat unitaire, la centralisation suppose que
toutes les décisions concernant le fonctionnement et la gestion de l’Etat soient prises par un seul
organe de l’Etat nommé : « Administration centrale ou Etat central » c’est-à-dire la capitale. Ainsi, il
existe deux sortes de centralisations : d’abord, la centralisation forte ou concentration (A) ; enfin, la
centralisation attendrie ou déconcentration (B).
A- La concentration
Dans ce modèle, toutes les compétences administratives et décisions sont prises par les organes de
l’administration centrale c’est-à-dire au niveau de la capitale. Toutes les formalités administratives et
même judiciaires ne peuvent se faire qu’au niveau de la capitale car tout est concentré, centré dans la
capitale.
Exemple : si vous êtes dans une collectivité locale (départements et communes depuis la loi du 6
février 2003 sur l’organisation et le fonctionnement des collectivités locales en République du Congo)
et que vous mettiez au monde un enfant, la déclaration de naissance ne pourrait se faire qu’au niveau
de la capitale car ce ne que là-bas que l’on trouve une mairie. Il en va de même pour les écoles,
hôpitaux et autres. Raison pour laquelle Lamenais disait s’agissant de la centralisation forte que « c’est
l’apoplexie au centre, la paralysie aux extrémités ».
Schéma explicatif de la concentration :

Collectivité locale Collectivité locale


Adminis
Collectivité locale tration Collectivité locale
centrale

Collectivité locale Collectivité locale

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B- La déconcentration
Elle est un mode gestion de pouvoir au sein d’un Etat unitaire qui permet aux organes de l’Etat de
continuer à prendre toutes les décisions. Mais ici, les organes de l’Etat ont des relais installés en
différents points du territoire national. Concrètement, la déconcentration consiste à ce que les
institutions de l’administration centrale délèguent un certain nombre de compétences aux autorités
subalternes nommées au sein des collectivités locales (Préfet (nommé par décret pris en conseil de
ministre), sous-préfet (nommé par décret présidentiel), administrateur-maire (nommé par arrêté du
ministre de l’intérieur) etc.) qui les exercent au nom de l’Etat. C’est pour cette raison que le professeur
Placide Moudoudou et J. Markus considéraient la déconcentration comme « le bras par lequel
l’administration centrale mène sa propre orientation sur le terrain ». Odilon Barrot pouvait dire « C’est
toujours le même marteau qui frappe, seulement on a raccourci le manche ». Toutefois, la
déconcentration présente un avantage particulier car en rapprochant la prise de décision près du
citoyen, cela permettrait d’accroître l’efficacité de l’action administrative. Ainsi, les autorités locales
nommées sont placées sous l’autorité hiérarchique des organes centraux (administration centrale) de
l’Etat.
Schéma explicatif de la déconcentration :

Collectivité locale Ad Ad Collectivité locale


Adminis
Ad tration Ad
Collectivité locale Collectivité locale
centrale
Ad Ad
Collectivité locale Collectivité locale

Paragraphe 2 : la décentralisation
La décentralisation est clairement différente de la centralisation. Dans le cadre de la décentralisation, il
s’agit de créer des entités (collectivités locales ou territoriales (les départements et les communes
depuis la loi du 06 février 2003 portant sur l’organisation et le fonctionnement des collectivités locales
en République du Congo) réellement autonomes par rapport à l’Etat (l’administration centrale)
puisque celles-ci (ces entités) sont dotées de la personnalité morale. Ce sont en réalité des personnes
morales distinctes de l’Etat (contrairement aux administrations déconcentrées qui demeurent des
administrations de l’Etat). Elles disposent d’un budget, d’une relative autonomie normative (Elles ne
peuvent pas en revanche prendre des lois, décrets et arrêtés). Néanmoins, un contrôle de l’Etat
demeure afin que ne soit pas remis en cause le caractère unitaire de celui-ci. On dit donc que les
entités décentralisées sont autonomes mais ne sont pas indépendantes de l’Etat (l’administration
centrale).
Par ailleurs, on distingue deux sortes de décentralisation : la décentralisation fonctionnelle ou
technique (A) et la décentralisation territoriale (B).
A- La décentralisation technique ou fonctionnelle :
La décentralisation est dite fonctionnelle ou technique lorsqu’elle occasionne la création des
établissements publics chargés de gérer une mission de service public spécialisée.
Par exemple : la santé publique (création des hôpitaux au sein des collectivités locales) ; l’éducation
publique (création des établissements scolaires : le préscolaire, le primaire, le collège et le secondaire
au sein des collectivités locales et plus récemment en 2021 création des universités dans les
départements du pool (Université Dénis Sassou Nguésso) et en 2022 dans le kouilou (Université de
Loango).
B- La décentralisation territoriale :
On parle de décentralisation territoriale lorsque l’Etat (l’administration centrale) transfère des
compétences à des entités locales disposant de la personnalité morale dont les organes sont élus dans

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CENTRE D’ENCADREMENT : LE GENIE DU DROIT
un souci d’une petite démocratie locale (une petite démocratie au sein des collectivités locales ou
territoriales). Cela a donné naissance à des fonctions comme Maire municipal, conseillé municipal etc.
C’est en 1982 que la République française a connu pour la première un mouvement de décentralisation
territoriale.
Les Etats comme la France ou encore le Congo ont opté pour une forme Unitaire décentralisée ;
confère les articles 1ers des constitutions congolaise du 25 octobre 2015 et française du 04 octobre
1958.

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