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COURS DE Stratigraphie

UNZ\L2S4-ST

Enseignant : Fidèle KABORE


UJKZ\Sciences de la Terre

PLAN DETAILLE

CHAPITRE 1 : GENERALITES

CHAPITRE 2 : Stratigraphie et chronologie

CHAPITRE 3 : Stratigraphie et Paléogéographie

CHAPITRE 4 : Histoire de la Terre


CHAPITRE 1 : GENERALITES

1
CHAPITRE 1 : GENERALITES
Historique

Les sciences de la terre ont pour objet l’étude de la structure, de la composition


et de l’évolution du globe terrestre. La géologie fait partie des disciplines ayant
été créé pour répondre à cet objectif.

Dans le souci de mieux approfondir les recherches dans les différents domaines
qui constituent de son champ d’action, La géologie, une science très vaste a dû
se diviser en plusieurs parties : La stratigraphie, la paléontologie, la tectonique,
ect.

L’étude stratigraphique commence vers – 2000 ans avec Pythagore, qui en


voyant des restes d’êtres vivants marins (coquilles) dans un bassin sédimentaire,
conclus que ce bassin était autrefois occupé par la mer.

Dès 1967, le scientifique Danois, Nicolas STENON, introduit l’idée selon


laquelle: les couches du sous-sol sont d’anciens sédiments qui se sont peu à
peu déposés au fond de l’eau et indurés, et ces strates contiennent des restes
d’êtres vivants aquatiques.

STENON conclus que :


• les terrains contenant des restes d’espèces aquatiques se sont
formés au fond de l’eau ;
• les couches de terrain sont à l’origine horizontales, leur inclinaison est
un témoin de la déformation tectonique ;
• dans une succession de couches, le terrain le plus récent se trouve au
sommet de la série

2
STENON est à l’origine de la plupart des principes de la stratigraphie y compris le
principe de continuité.

Cependant, on attribue la première application pratique de la stratigraphie à


William Smith.

En effet, sans jamais utilisé le terme "stratigraphie", Smith en a appliqué les


principes dans sa carte géologique de l'Angleterre et du Pays de Galles de 1815
et dans les coupes géologiques transversales qu'il a réalisées plus tard à travers
le pays. Voilà pourquoi Smith est considéré comme le fondateur de la
stratigraphie.

Définition et but de la stratigraphie

La stratigraphie est la science qui étudie la succession des couches sédimentaires


ou strates. L’étude stratigraphique des terrains permet de remonter à
l’arrangement originel des roches en dépit des modifications et des altérations
dont les roches ont pu subir. Elle est donc un outil indispensable à la
compréhension de la géographie ancienne ou paléogéographie.

But : La stratigraphie cherche à reconstituer l’évolution des dépôts


sédimentaires au cours du temps.

L’autre but de la stratigraphie est d’établir une datation relative afin d’ordonner
les évènements et les structures géologiques dans le temps.

Terminologie
• Strate (ou couche) est une couche de sédiments accumulés pendant
une phase continue, dans des conditions relativement uniformes.

La strate est limitée par deux surfaces de stratification. Dans le cas d’une roche
dure on utilise préférentiellement le terme « banc ». Exemple les bancs calcaires
pour désigner des couches de calcaires durs.

3
• Surface de stratification: surface constituant la limite inférieure ou
supérieure d’une strate. Elle témoigne des variations qualitatives de la
sédimentation. Ces modifications peuvent être progressives ou radicales.
Cette surface correspond à une discontinuité.
• Les surfaces de deux strates peuvent être séparées par quelques mm de
terrain appelées joints de stratification ou interstrates. Les joints de
stratification marquent soit un changement brutal des conditions de
dépôt, soit une phase d’érosion, soit une lacune de dépôt.

Les joints de stratification peuvent être parallèles, convergents, courbes ou


ondulés. Ces dernières servent de repères et marquent des arrêts ou
interruptions de sédimentation montrant ainsi que la géologie n’enregistre pas
que des événements continus.

4
• Séries sédimentaires: Elles correspondent à la succession des
couches sédimentaires. Si toutes les couches sont présentes (sans
hiatus) on parle de série continue, s’il manque une ou plusieurs
couches (hiatus), on parle de série discontinue.On distingue aussi
- les séries rythmiques : répétions régulières des séquences ;

- les séries arythmique: répétions désordonnée des strates.

- les séries cycliques: suite régulière de cycle. (Encadrées entre deux régressions)

5
• Des séries discontinues présentant des lacunes et des discordances
liées aux cycles sédimentaires (transgression et régression) et aux
cycles orogéniques (formation de chaînes de montagne).
• Discontinuité : c’est une surface qui matérialise un non dépôt et/ou
une érosion. Certaines surfaces de discontinuité matérialisent une
lacune qui a une durée (durée de non dépôt ou durée de l’érosion).

C’est une surface dont l’extension dépend de l’intensité du phénomène


responsable.Il existe plusieurs sortes de discontinuité qui correspondent à une
lacune de sédimentation :

- Surface durcie (ou hardground): C’est une surface (discontinuité) sous-marine


qui traduit une absence de sédimentation ou un taux de sédimentation faible.
Cette surface se développe quand le niveau d’eau devient élevé.

Cette surface est reconnaissable par la présence de fossiles particuliers, de


nodules de phosphate, d’enduits ferrugineux, de nodules de manganèse. Le
durcissement de la surface serait lié à la longue durée de non dépôt.
• Surface d’émersion :

Ce type de discontinuité sédimentaire matérialise une absence de dépôt et une


érosion liée à une baisse du niveau marin, entrainant une exondation. Les
sédiments émergés vont être érodés.

Les surfaces d’émersion sont reconnaissables par son tracé irrégulier lié à
l’érosion.
• Surface de discordance

Une surface de discordance (discontinuité) qui correspond à interruption de la


sédimentation (non dépôt) et une érosion lié à l’émersion suite à la baisse du
niveau marin. La discordance est différente de la surface d’émersion sur deux
plans :
6
- La durée de non dépôt est plus longue dans le cas d’une discordance ;

- L’extension géographie est plus grande dans au niveau d’une discordance.

Après une période de non dépôt et d’érosion, une nouvelle transgression va se


produit avec pour conséquence une reprise de la sédimentation. Ainsi de
nouvelles couches vont se déposer sur les anciennes couches selon des
modalités pour former des surfaces particulières :
• Surface de concordance : lorsque les couches supérieures se
déposent parallèlement sur les couches inférieures qui auparavant
n’avait pas subi de plissements, ni de phases d’érosion marquées.
• Discordance de ravinement : lorsque les couches supérieures se
déposent suivant une courbe ou une sinuosité (non parallèle) sur les
couches inférieures qui auparavant n’avait pas subi de plissement,
mais avait été fortement érodé.

Dans ce cas, la couche inférieure peut ne pas être une roche sédimentaire, mais
une roche magmatique ou métamorphique fortement érodé

Exemple: un granite érodé.

L’intensité des irrégularités dépend de la durée et du degré du phénomène


d’érosion
• Discordance angulaire : lorsque les couches supérieures non plissés se
déposent selon un angle sur les couches inférieures qui auparavant avait
subi des plissements (lié au mouvement tectonique en général) et une
érosion.
• Discordance majeur (ou fondamentale) : lorsque les couches
sédimentaires non plissées se déposent sur un socle plissé.

7
• Lacune ou hiatus correspond à un manque de strates dans la série
sédimentaire. Le dépôt s’est arrêté pendant une période plus ou moins
longue. La nature des dépôts peut avoir changé lors de la reprise de
sédimentation, suite à un changement du milieu. La présence d’une
lacune peut être lié à une absence de sédimentation : on parle de lacune

8
de sédimentation. Cette dernière est peut-être liée à l’émersion des
terrains (remontée du substratum ou phase de régression).
• La lacune liée à l’érosion de couches est dite lacune d’érosion (l’érosion a
enlevé les strates avant le dépôt de nouvelles couches)
• Cycle sédimentaire : période comprise entre une transgression et une
régression (cycle sédimentaire = transgression + régression).
• Cycle orogénique : correspond à la succession des évènements qui aboutit
à la formation et à la destruction d’une chaine de montagne. Le cycle
orogénique comprend 3 phases : la sédimentation, l’orogenèse (formation
de chaine de montagne) et la pénéplanation (érosion de la chaine de
montagne).
• Facies : c’est l’ensemble des caractères lithologiques, paléontologiques et
physicochimiques d’un terrain, résultant des conditions de sa formation.
• Séquences sédimentaire : est une suite de couches qui s’enchainent et se
superposent sans interruption sédimentaire. Elle est limitée à sa base et à
son sommet par deux discontinuités sédimentaires successives. Une
séquence sédimentaire traduit une modification de l’environnement dans
le temps, dans un lieu donné. Une séquence peut être granoclassée
positive (cas d’une transgression marine) ou granoclassé négative (cas
d’une régression marine)

Intérêt de la stratigraphie
• La stratigraphie est utilisée dans plusieurs domaines :
• La recherche de gisements économiques (pétrole, gaz naturelle,
etc.);
• Les grands travaux publics (construction de routes, de barrages, de
bâtiments, etc.);

9
• Au niveau de la recherche scientifique, la stratigraphie cherche à
comprendre la formation et la succession des strates, nécessaire à la
reconstitution de l’histoire de la terre;
• La stratigraphie permet de reconstituer l’évolution des êtres vivants
à travers les temps géologiques.

- la paléoconchologie (étude des mollusques à coquille fossiles);

Chapitre 2 : Stratigraphie et chronologie


Introduction

Les formations rocheuses qui constituent la surface de la Terre actuelle résultent


d’évènements géologiques qui se sont succédés dans le temps : sédimentation,
magmatisme, volcanisme, métamorphisme et déformations. Les traces des
phénomènes anciens ont pu être effacées ou conservées dans les roches. Un des
buts de la stratigraphie est de reconstituer la succession des évènements qui se
sont déroulés au cours des temps géologiques.

Pour y parvenir, la stratigraphie va se servir d’une science appelée chronologie.


Ce mot vient du Grec « Kronos » qui signifie temps et « Logos » qui veut dire
étude ou science. Cette étude du temps peut se faire par classement dans le
temps les évènements géologiques les uns par rapport aux autres : c’est la
chronologie relative (ou datation relative). La chronologie peut également
permettre de donner l’âge absolu des évènements (en million d’années par
exemple) : il s’agit de la chronologie absolue (ou datation absolue).

10
I. Datation relative : Principes de la stratigraphie

1. Critères de la chronologie relative

L’établissement de l’ordre des faits géologiques s’appuie sur certains critères :

- En fonction des roches : critères lithostratigraphies

La lithostratigraphie permet d’établir une chronologie relative à partir de la


disposition les unes par rapport aux autres des formations géologiques. C’est le
principal critère en chronologie relative, autour duquel sont construits l’essentiel
des principes de la stratigraphie :

- En fonction des fossiles (coquilles, pollen, os…): la biostratigraphie

La biostratigraphie se base sur les données paléontologiques (fossiles) pour


établir une chronologie relative des formations géologiques.

En effet, les premières échelles stratigraphiques ont été construites grâce aux
fossiles. Ces échelles ont l’avantage de couvrir la totalité des époques
géologiques. D’ailleurs, un principe fondamental utilisé en chronologie relative
trouve son origine dans l’étude des fossiles.

2. Principes de la chronologie relative

a. Principe d’horizontalité

Principe : Les couches sédimentaires se déposent horizontalement


(parallèlement) à la surface de la terre. Ainsi, toute séquence sédimentaire qui
n’est pas en position horizontale a subi des déformations postérieures à son
dépôt.

11
b. Principe de superposition

Principe: En absence de bouleversement tectonique, la couche la plus récente


recouvre la couche la plus ancienne dans une série sédimentaire.

Ordre chronologique de dépôt des strates représenté sur la colonne


stratigraphique suivante est :

• La strate A plus ancienne que la strate B


• La strate B plus ancienne que la strate C
• La strate C est plus ancienne que la strate D
• La strate D est plus récente que la strate E
• La strate E plus ancienne que la strate F
• La strate F plus ancienne que la strate G
• La strate G plus ancienne que la strate H
• La strate I est la plus récente

Les limites de principe de superposition


On ne peut appliquer le principe de superposition dans le cas d’un pli couché
car il y a renversement total de l’ordre de la série.

12
On ne peut pas l’appliquer non plus dans le cas des terrasses alluviales. En effet,
plus on descend en profondeur vers le lit, plus on rencontre des terrasses plus
récentes. Les anciennes terrasses sont plus hauts (en bordure)

On retient que dans une série sédimentaire déformée, le principe de


superposition peut s’appliquer à condition que le série n’a pas été inversée par
les mouvements tectoniques.

c. Principe de continuité

Durant une époque où un âge, il y a formation de roches de même nature


partout.

Conséquences : une même strate est de même âge en tout point

13
Principe: Toute strate limité par un même toit à son sommet et un même mur
à sa base, a le même âge sur toute son étendue géographique quelques soit la
variation latérale de faciès (dépend du milieu de dépôt).

e. Principe de recoupement
• Lorsqu’une structure se met en place, elle ne peut recouper qu’une
structure préexistante, elle est donc plus récente que les structures
recoupées.
• Principe : Tout évènement (intrusion magmatique, filon granitique,
faille, plis, érosion, discordance) provoquant un changement au
niveau des roches est postérieur à la dernière strate affectée et
antérieur à la première strate non affectée.

• Exercices : établir une chronologie relative des évènements géologiques


qui ont affectés les strates schématisées ci-après.

14
f. Principe d’inclusion
Principe : Tout objet géologique inclus dans
une autre formation est plus ancienne que
celle-ci.
Exemple : des morceaux de roches inclues
dans une autre couche sont plus anciens que
les couches.

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g. Principe d’actualisme

Principe : Les évènements et structures géologiques passées ont été formés par
des phénomènes (tectoniques, magmatiques, sédimentaires ou autres)
agissant comme à notre époque

h. Principe de l’identité paléontologique (datation relative par fossiles)

Rappel

Un fossile est un reste ou une trace d’un animal ou d’un végétal (coquille,
carapace, os, dents, graines, feuilles…), enfoui et conservé dans une roche
sédimentaire. Leur étude constitue la paléontologie.
• Les types de fossiles et leurs intérêts :
• Il existe deux types de fossiles :

- Les fossiles stratigraphiques ou fossiles chrono-stratigraphiques ou encore

bons fossiles stratigraphiques qui donnent des indications sur l’âge des

formations géologiques. Ils permettent une datation relative des couches dans

lesquelles ils se trouvent.

Exemple:

• Ere primaire correspond aux trilobites

• Ere secondaire correspond aux ammonites

• Ere tertiaire correspond aux nummulites

• Ere quaternaire correspond aux os de mammouths.

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Calcaire à nummulites

- Les fossiles de faciès qui fournissent les indications sur les conditions des
milieux de sédimentation (climat, profondeur, salinité).

Le fossile stratigraphique : est un fossile caractéristique d’une époque géologique


délimité dans le temps.
• Principe : Les terrains contenant les mêmes fossiles stratigraphiques
sont de même âge relatif.

Les caractéristiques d’un bon fossile stratigraphique (ou fossile chrono-


stratigraphique) sont :
• Une très grande répartition géographique de manière à faciliter des
corrélations sur une grande distance.
• Une courte durée de vie à l’échelle des temps géologiques (étendu vertical
limité).
• Une forte abondance

17
3. Méthodes de datation relative
Ces méthodes ont pour but d’établir une échelle de temps en se basant sur
l’ordre de succession des évènements
a. Lithostratigraphie
Elle étudie les caractères lithologiques des ensembles rocheux et leur
organisation. Dans cette approche, les fossiles présents sont considérés comme
des particules servant à définir les roches (exemple : « calcaire à Orbitolines »).
La lithostratigraphie constitue le fondement de la géologie descriptive. Elle est à
la base des levés de terrain, de la représentation et de la formation de cartes
géologiques.

La couche (ou strate) est la plus petite unité lithostratigraphique. On la


caractérise par son faciès c’est-à-dire à la somme des caractéristiques
lithologiques d’un dépôt sédimentaire. Les faciès peuvent varier verticalement
et horizontalement.

Les faciès s’ordonnent en séquences (succession dans un ordre reconnaissable)


dont la succession dans le temps peut faire apparaître une rythmicité qui fait
l’objet d’analyse séquentielle.

18
Unités lithostratigraphiques

L’unité lithostratigraphique est la tranche de terrain délimitée par deux surfaces


hétérochrones (d’âges différents mais successifs).

- lit (ou couche): constitue la plus petite unité lithostratigraphique des roches
sédimentaires

- membre (ou lentille ou langue) :

Un membre est une unité lithostratigraphique de rang immédiatement supérieur


au lit (ou couche). Il est reconnu comme une entité particulière qui possède des
caractères qui le distinguent du reste de la formation. Un membre peut être
appelé :
• lentille lorsqu’il est d'extension géographique restreinte et limité à
une seule formation.
• Langue lorsqu'il passe dans une autre formation, en s'épaississant ou
en s'amenuisant.

Le membre appartient toujours à une formation

- Formation :

La formation est l'unité lithostratigraphique fondamentale utilisée pour


décrire et interpréter la géologie d'une région. Ses limites correspondent
normalement aux surfaces de changement lithique qui confèrent à la formation
la plus grande homogénéité de composition possible. ( les roches gréseuses et
les roches carbonatées constituent deux formations différentes).

Une formation peut représenter un intervalle de temps court ou long, et


comprendre des matériaux d'une ou plusieurssources; elle peut aussi
comprendre des interruptions de la sédimentation. L’ensemble des formations
dans une région constitue un groupe.
19
- Groupe :

Le groupe est l'unité lithostratigraphique de rang immédiatement supérieur à la


formation. Il peut être constitué, en tout ou en partie, de formations
formellement désignées. Un groupe est instauré pour mettre en évidence les
relations naturelles entre ses formations constituantes. Il est particulièrement
utile dans la cartographie à petite échelle et dans les analyses stratigraphiques
régionales

- Supergroupe :

Le supergroupe est un assemblage de groupes, ou de groupes et de formations


superposés ou connexes. L'expérience a démontré l'utilité de cette unité, en
particulier dans les synthèses régionales et provinciales. L'instauration d'un
supergroupe doit cependant servir.

La succession des unités lithostratigraphiques pourra constituer une échelle.

 B) la biostratigraphie

En biostratigraphie, les strates sont définies par leur contenu paléontologique


(faciès paléontologiques). Elle est fondée sur la distribution verticale (dans les
strates) et horizontale (dans l’espace, sur un territoire donné) des espèces ou des
genres (de façon générale, des taxons). Comme l’évolution est continue et
irréversible, on obtient des échelles biostratigraphiques coupées en unités
biostratigraphiques.

La division de base de la biostratigraphie est la biozone. Les qualités requises


pour qu’un taxon fossile soit un bon marqueur biostratigraphique sont :

- Il doit être indépendant le plus possible de l’environnement.

- Il doit avoir une durée d’existence la plus courte possible car on recherche
l’échelle des temps qui possède la meilleure résolution possible.

20
- Il doit avoir la répartition géographique la plus large possible car on recherche
une échelle des temps valable à l’échelle mondiale

- Il doit être abondant

- Il doit se préserver facilement

- Il doit être facilement identifiable.


Les unités de la biostratigraphie

Une unité biostratigraphique est un corps rocheux défini ou caractérisé par son
contenu fossilifère. L'unité de base de la classification biostratigraphique est la
biozone (ensemble de couches caractérisées par l’existence d’un ou plusieurs
taxons fossiles).

La biozone est l'unité fondamentale de la biostratigraphie.

Les limites des couches sont données par l’apparition et/ou la disparition de
taxon(s). il existe plusieurs types de biozone (la biozone d'intervalle, la biozone
d'association et la biozone d'abondance).

- Biozone d’intervalle : est l'intervalle entre deux horizons biostratigraphiques


donnés. La base ou le sommet d'une telle zone peut être marqué par la première
apparition d'un taxon ou la dernière présence d'un autre taxon

- Biozone d'abondance : Les limites des zones d'abondance sont définies par des
changements importants dans l'abondance relative des taxons conservés dans
ces zones.

- Biozone d’oppel : C'est une zone comprenant plus de deux taxons et dont les
limites sont définies par la première apparition et la dernière présence.

21
- Biozone de distribution d’un taxon : C'est une zone comprenant un seul
taxon et dont les limites sont définies par la première apparition et la
dernière présence.
- Biozone de distribution concomitante : C'est une zone comprenant
plusieurs taxons et dont les limites sont définies par la première
apparition et la dernière présence.

Difficulté de construction d’une échelle biostratigraphique

La Difficulté de construction d’une échelle biostratigraphique est que :

- un enregistrement paléontologique est rare et partiel;

- des grandes différences existent entre les organismes vivants et ceux à l’état
fossile;
22
- les différentes échelles biostratigraphiques ne concordent pas toujours, ce qui
crée des distorsions qui obligent à utiliser les échelles radiochronologique et
paléomagnétique.

La Difficulté de construction d’une échelle biostratigraphique est que :

- un enregistrement paléontologique est rare et partiel;

- des grandes différences existent entre les organismes vivants et ceux à l’état
fossile;

- les différentes échelles biostratigraphiques ne concordent pas toujours, ce qui


crée des distorsions qui obligent à utiliser les échelles radiochronologique et
paléomagnétique.
La Chronostratigraphie

La chronostratigraphie cherche à établir une datation relative en se basant sur


des couches rocheuses connues et bien définies contenant des fossiles définis
par le système stratigraphique.

La chronostratigraphie repose largement sur la géologie isotopique et sur la


géochronologie pour obtenir une datation brute d'unités rocheuses.

Unités chronostratigraphiques

Une unité chronostratigraphique est un corps rocheux qui sert de référentiel


matériel à toutes les roches formées durant la même période de temps. Chacune
de ses limites est synchrone. Ce corps sert aussi à définir l'intervalle de temps
spécifique, ou l'unité géochronologique, représenté par le référentiel.

L’échelle chronostratigraphique va subdiviser les ensembles de couches de


l’écorce terrestre en strates sédimentaires correspondant à des intervalles de
temps. L’unité fondamentale de la chronostratigraphie est l’étage.

23
Un étage est un terrain caractérisé par une faune donnée avec un terrain
donnée. Il est défini par le contenu paléontologique. Il représente un intervalle
de temps et est défini à partir d’un affleurement type, nommé stratotype qui
sert de coupe de référence mondiale. Le stratotype un lieu où la série
sédimentaire est complète. L’étage est défini à partir d’un stratotype. Les
stratotypes sont donc des coupes de référence. Le choix de la limite exacte d’un
étage est primordial. Le comité stratigraphique international met au point une
échelle stratigraphique globale standard.

stratotype hettangien défini à Hettange en France

24
Unités chronostratigraphique
L’unité chronostratigraphique est la tranche de terrain délimitée par deux
surfaces isochrones successives (une surface dont tous les points sont
contemporains, de même âge).

Des correspondances existent entre les ensembles de couches (divisions


chronostratigraphiques) et les intervalles de temps écoulés (divisions
géochronologiques):
- Chronozone est une unité généralement de faible rang.

La définition d’une chronozone peut toutefois être basée sur une unité
biostratigraphique (exemple: la Biochronozone à Cardioceras cordatum), une
unité lithostratigraphique (la Lithochronozone de Woodbend) ou une unité
magnétopolaire (la Chronozone polaire inverse de Gilbert).

Les limites (base et sommet) d'une chronozone correspondent, dans son


stratotype, à des traits physiques et paléontologiques qui sont observables et
caractéristiques, mais ils sont étendus à d'autres régions par tout moyen
disponible qui permette d'en reconnaître le synchronisme.

L'équivalent en temps de la chronozone est le chron . En effet, il a été établie une


correspondance entre les unités chronostratigraphiques et les unités
géochronologiques;

- Étage est de rang supérieur à la chonozone. Il est généralement de plus grande


utilité dans la classification et la corrélation intracontinentale. L’équivalent
chronologique de l’étage est l’âge (millions d’années).

- Série : l'unité de rang supérieur à l’étage. Il constitue toujours une division d'un
système. L'équivalent en temps de la série est l'époque

25
- Système est l'unité immédiatement supérieur à la série. Les roches comprises
dans un système représentent un épisode de l'histoire terrestre suffisamment
long pour servir de référence chronostratigraphique à travers le monde. L'unité
de temps équivalente à un système est la période.

- Érathème est l'unité qui comprend plusieurs systèmes contigus. La durée de


temps équivalent à l'érathème est l’ère.

Exemple : Les érathèmes phanérozoïques, ont été nommés à partir des


principales étapes de développement de la vie sur la Terre. l'érathème
paléozoïque (vie ancienne), l'érathème mésozoïque (vie intermédiaire) et
l'érathème cénozoïque (vie récente).

- Eonothème est l'unité de plus haut rang.

Exemple: L'éonothème phanérozoïque comprend l'érathème paléozoïque,


l'érathème mésozoïque et l'érathème cénozoïque. La durée de temps
correspondant à un éonothème est un éon.

La hiérarchie des unités géochronologiques, en ordre décroissant, est la


suivante: éon, ère, période, époque, âge et chron.

II. Datation absolue

Contrairement à la datation relative qui évalue la durée d’un évènement


géologique par rapport à un autre, plus ancien ou plus récent, en chronologie
absolue, le temps est mesuré et exprimé en unité. En générale cette unité de
temps qui est l’âge, est exprimé en années (exemple : milliers d’années, millions
d’années, ect.). Dans la pratique, on mesure le temps nécessaire pour réaliser un
phénomène à plusieurs phases.
Chaque phase se réalisant dans un lapse de temps connu et mesurable en
années par exemple. Ainsi, à titre d’exemple, les mesures de la radioactivité
26
naturelle des roches ont permis d’établir une chronologie absolue en faisant
correspondre le niveau de désintégration d’un noyau radioactif au nombre de
temps écoulé depuis le début du phénomène.
Outre, la désintégration radioactive des éléments, d’autres possibilités existent
telles que : le phénomène rythmiques annuels et le magnétisme des roches.
1. Méthodes de datation absolue

a. Les phénomènes rythmiques

Il s’agit d’étudier des phénomènes qui se produisent chaque année et de déduire


le nombre d’ans en se basant sur le nombre de fois que le phénomène s’est
réalisé.

- Par exemple la technique de varve :

La varve est un lit fin composé de sédiments grossiers (silt, sable) déposé en été
et fins (argile et matière organique) déposés en hiver. Chaque lit correspond aux
sédiments déposés en une année. Le nombre de varves compté correspond au
nombre d’année du phénomène.

- Autre exemple, on peut observer les stries de croissance des invertébrés tels
les gastéropodes, les lamellibranches: sclérochronologie

Chez de nombreux organismes marins, on peut observer sur la surface interne et


externe de la coquille, une succession de stries de croissance qui peuvent
traduire une périodicité annuelle. Ainsi, le comptage des stries d'accroissement
permet la détermination de l'âge de l’animal.

27
- Enfin, la technique des anneaux de croissance des arbres : dendrochronologie

Elle permet de dater des pièces de bois à partir des anneaux concentriques appelés cernes de
croissance, dessinés au fil des années. En effet, La période de croissance des arbres s'étend du
début du printemps à la fin de l'été : durant cette période, chaque année, l'arbre multiplie ses
cellules qui forment une nouvelle couche, appelée cerne de croissance. Ainsi le nombre de
cernes donne le nombre d’années de l’arbre.
La période de croissance des arbres s'étend du début du printemps à la fin de l'été : durant
cette période, chaque année, l'arbre multiplie ses cellules qui forment une nouvelle couche,
appelée cerne de croissance

28
b. Radiochronologie isotopique
C’est la datation absolue par l’étude des éléments radioactifs et de leurs produits
de désintégration. L’estimation obtenue permet de déterminer un âge
radiométrique. Cette méthode de datation donne des chiffres. On va situer un
objet par rapport au présent.

Cette méthode a été utilisée pour dater l’âge de la Terre, pour faire des esquisses
de chronologie du Précambrien, pour préciser à un siècle près les datations du
Quaternaire (avec le carbone 14) et pour dater des limites de divisions du
phanérozoïque. La première échelle date de 1932. Elle n’a provoqué aucun
bouleversement des limites déjà établies.

Dans la pratique, l’activité des éléments radioactifs décroit exponentiellement


avec le temps l’élément radioactif (père: A) est lié au produit (fils : B) par la
fonction exponentielle du temps :

𝐵
= 𝑒 𝜆𝑡
𝐴
Avec B = produit de désintégration (fils);
A= élément radioactif (Père);
λ= constante de désintégration;
t=période.

29
c. Magnétostratigraphie
Cette spécialité de la stratigraphie utilise le magnétisme récurrent. Certains corps
naturels placés dans un champ magnétique acquière une aimantation qui peut
être permanente (ferromagnétiques) ou temporaire (paramagnétiques). En
effet, lors de la formation de certaines roches (magmatiques), des particules
ferromagnétiques enregistrent, telle une bande magnétique, l’orientation des
lignes du champ magnétique terrestre du moment. Cette fossilisation du champ
magnétique permet ainsi de révéler ses inversions de polarité. Il existe des
périodes de champ magnétique normal ou inverse.

Chaque période a les mêmes propriétés (même orientation des lignes du champ
magnétique) et forme une magnétozone (unité de base de la
Magnétostratigraphie). Le temps que met une inversion pour se réaliser est de
courte durée: on trouvera donc une faible épaisseur de dépôt pour chaque
inversion.

Toutefois, l’horizon ainsi formé donne un repère d’extension mondiale (surface


isochrone).

Ces surfaces vont être datées par radiométrie.

Dans une magnétozone, on peut avoir des sous-magnétozones. La première


échelle d’inversions magnétiques date de 1963. Elle a été établie pour les 7
derniers millions d’années. Elle a ensuite été mise au point pour le tertiaire, etc.…

Pour les études magnéto-stratigraphiques, on repère sur l’affleurement les


différentes inversions, puis, on les compare avec l’échelle standard.

NB: cette méthode n’est valable que pour des séries continues jusqu’à l’actuel.

30
Chapitre 3 : Stratigraphie et Paléogéographie

Introduction

La reconstitution de l’histoire de la terre se fait à différents niveaux,


notamment géographique (positions des rivages, des montagnes, des climats…),
géologique (périodes des transgressions, des régressions, les orogenèses…) et
biologique (communautés d’organismes vivants, milieux de vie, accumulations
de fossiles,….).

La reconstitution de paysages anciens, aux différents stades de l’histoire du globe


constitue la paléogéographie

L’investigation paléogéographique conduit à l’établissement de carte


géographiques (cartes isobathes, cartes isopaques…)

I. Faciès et milieux de dépôts

1. Faciès

C’est l’ensemble des caractères paléontologiques, lithologiques d’une roche. Les


critères lithologiques permettent de caractériser le mode de transport et de
dépôts des sédiments.

Les critères paléontologiques permettent de caractériser l'âge de formation de


la roche (fossiles stratigraphiques) et les conditions de dépôt (fossile de faciès).

La variation de faciès dans l’espace correspond à une variation de


l’environnement de dépôt. Lorsqu’un faciès change pour devenir un autre, on
parle de passage latéral de faciès.

31
2. Les différents types de faciès
- Faciès continentaux

Ce sont des dépôts caractérisés par leur couleur et leur minéralogie faite
d’oxydes
• Dépôts glaciaires: constitués essentiellement de moraines
• Dépôts fluviatiles: formés essentiellement d’alluvions,
• Dépôts lacustres: constitués par exemple de sédiments siliceux formés
suite à l’évaporation d’eau riche en silicium
• Dépôts éoliens ou désertiques: constitués de grains arrondis, dépôts en
dunes .
• Dépôts de talus continental : caractérisés par des faciès terrigènes
dominants (argile, débris de roche volcanique)

b. milieux transitionnels ou intermédiaires


• Dépôts littoraux : formés de siltites et de shales (boues et sables très
fins);
• Dépôts récifaux : constitués de mudstones, de calcaires construits;
• Dépôts de delta ou d’estuaire : Ils présentent des caractères mixtes.

estuaires: influence de la mer prépondérante: dépôt de vase formée de sable


quartzeux ou calcaire;

deltas: le fleuve a une action dominante: dépôts de corps sableux surmontés


par des argiles. c. Les faciès marins

Ces faciès sont d’analyse beaucoup plus délicate parce qu’on connait beaucoup
moins les profondeurs océaniques et les sédiments qui s’y déposent
• Dépôtas néritiques: on trouve des galets, des sables, des vases et des
sédiments organogènes (calcaires, calcaire à coquillage)

32
• Dépôts de plaine abyssale: Elle est la partie la plus vaste des océans. Elle
est caractérisé par des faciès pélagiques dominants (vases organique,
calcaire, Les dépôts terrigènes: matériaux résultant de l’usure des
continents voisins et apporter à la mer par les agents dynamiques externes
tels que : l’eau, les glaciers, les courants, le vent, etc.
• dolomie, radiolarite)

II. La paléobiogéographie

Le biofaciès est un élément fondamental des synthèses paléogéographiques. Il


contribue à la connaissance des paléo-milieux, de la profondeur des eaux, de
l’oxygénation, de la température et du climat. Il renseigne en outre sur la
répartition des peuplements géographiques, fondement de la paléogéographie.
La paleobiogéographie a pour but l’étude des relations entre l’évolution de la vie
et l’évolution de la terre.

1-synthèse et cartographie

De même que la géographie ne peut se concevoir sans une illustration


cartographique, la paléogéographie s’exprime habituellement par des cartes
synthétiques d’échelles variées. ces cartes regroupent pour différentes époques
le maximum d’informations sur les domaines marins et continentaux ainsi que
sur leurs limites.

- Les cartes de faciès

Elles sont le fondement des cartes paléogéographiques. Elles représentent


l’extension horizontale de différents faciès d’unités chronologiques, ou
biostratigraphiques données.

- Les cartes paléogéographiques

33
Elles sont interprétatives et rendent compte des limites entre océan et continent.
Elles portent d’autres indications comme les reliefs continentaux, les
profondeurs des mers, le déplacement des rivages, les mouvements tectoniques,
les provinces faunistiques, le sens des apports terrigènes.

2. Les facteurs de l’évolution paléogéographique


Le visage de la terre se modifie sans cesse au cours du temps. Cette évolution
résulte d’une interaction entre deux dynamiques : l’une interne se manifestant
par une perpétuelle déformation de la lithosphère, l’autre externe modelant la
surface du globe par l’intermédiaire des fluides et de la biosphère siégeant à son
contact.

a. Les déformations de la lithosphère

Les facteurs de la déformation sont la tectonique des plaques, les rifts


continentaux et océaniques, les fosses de subduction, les chaînes de montagne.

- Les mouvements épirogéniques

Ce sont des mouvements verticaux de la lithosphère sans relation apparente


avec la tectonique des plaques et liés à la variation des fluides thermiques
internes à la terre. Si les fluides sont ascendants on a une dilatation et si les
fluides sont descendants on a un effondrement.

Les conséquences sont la création d’une antéclise dans une dilatation et de


synéclise dans le cas d’un effondrement.

b. les épanchements volcaniques

Le volcanisme continental est à l’origine des reliefs comptant parmi les plus
importants de la terre. Le volcanisme océanique est actif dans les zones de
divergence de plaques où il édifie les dorsales qui sont les traits morphologiques
majeurs des fonds océaniques.

34
c. Les jeux de l’érosion et de la sédimentation

Tout relief terrestre est dévoué à la destruction par l’érosion. Les produits
d’érosion sont ensuite entrainés par divers agents vers un lieu de sédimentation.

d. L’eustatisme

- incidence paléogéographique

Quelque soit leurs causes, les variations du niveau marin ont des profondes
répercussions sur les marges continentales. Un niveau marin élevé réduit
l’érosion dans les fleuves et favorise plutôt la sédimentation sur les plateaux
continentaux. Cependant, un bas niveau marin provoque des érosions sur les
marges.

L’Eustatisme conditionne aussi dans une certaines mesures le climat général du


globe : les transgressions élèvent la surface océanique et créent une ambiance
plus chaude et plus humide dans la mesure où d’autres facteurs climatiques
demeurent stables. La régression produit l’effet inverse.
• Les causes de l’Eustatisme

Trois causes sont admises pour expliquer l’Eustatisme.

- Les causes géotectoniques : toutes ont pour effet de modifier le volume du


contenant océanique. Les orogenèses observées aux limites de convergence des
plaques entrainent une contraction de la croûte continentale au profit de la
surface océanique qui s’agrandit. Si pendant ce temps le volume des eaux
marines demeurent constant leur niveau doit légèrement baisser et on a une
régression.

35
Inversement les distensions créent des bassins sédimentaires et des rifts qui
réduisent les surfaces des mers et des océans, le niveau s’élève et on a une
transgression.

- Les causes climatiques

Elles font varier le volume des eaux océaniques beaucoup plus soudainement
que le magnétisme. Les époques glaciaires de l’histoire géologique se sont
traduites par une immobilisation d’eau solide à l’emplacement des pôles d’où
une baisse du niveau marin.

- Les déformations du géoïde

Le géoïde est la surface ou la pesanteur est constante. Ses déformations


provoqueraient des variations eustatiques d’ordre général si bien qu’une
transgression en une section du globe pourrait correspondre à une régression
dans une autre.

Chapitre 4 : Histoire de la Terre


Le précambrien constitue la plus longue portion des temps géologiques encore
mal connue. Sa limite inférieure correspond à la discordance assyntique.

Il comprend l’archéen (3800 à 2500 MA) et le protérozoïque (2500 à 600 MA)

Le précambrien est marqué par la formation des ceintures mobiles (chaines de


montagne toujours actives).

A l’archéen sont identifiées les premières roches sédimentaires. En effet, des


grès découverts au Groenland, datent de 3,87 Ga. Ceci implique l’existence de
continents, dont l’érosion a fourni le matériel détritique pour leur formation.

36
A L’archéen, l’on est sûr qu’existait déjà une croûte terrestre. Cependant, il existe
peu d’informations sur la nature de cette croûte, encore chaude, peu rigide et en
croissance rapide suite au refroidissement du manteau. Ainsi, l’insuffisance des
faits connus ne permettent de proposer un modèle parfait. Il semble néanmoins
que vers 4 Ga, les premières plaques tectoniques étaient formées. Leur
mouvement était surtout vertical (sagduction), associé à des instabilités
gravitaires, contrairement à ce qui se passe actuellement où domine une
tectonique horizontale de type « dérive des continents ». De ces plaques, on
retrouve plusieurs types de roches :
• Des roches volcaniques vertes, correspondant à des reliques de
croûte océanique ;
• Des gneiss, témoins d’un métamorphisme régional très ancien de
roches continentales ;
• Des granites correspondant à la fusion de roches continentales.
Un autre type de roche sédimentaire très particulier est caractéristique de
l’Archéen et de la base du Protérozoïque : les minerais de fer rubanés (ou BIF :
banded iron formations). Ces roches sont inconnues dans la nature actuelle et
témoignent d’importantes différences quant à la nature de l’océan et de
l’atmosphère primitives.
La disponibilité du fer est liée au caractère peu oxygéné de l’atmosphère et de
2+ 3+
l’océan archéen (le Fe réduit étant mobile au contraire du Fe oxydé qui est
insoluble).
• Des gneiss, témoins d’un métamorphisme régional très ancien de
roches continentales ;
• Des granites correspondant à la fusion de roches continentales.
Un autre type de roche sédimentaire très particulier est caractéristique de
l’Archéen et de la base du Protérozoïque : les minerais de fer rubanés (ou BIF :

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banded iron formations). Ces roches sont inconnues dans la nature actuelle et
témoignent d’importantes différences quant à la nature de l’océan et de
l’atmosphère primitives.
La disponibilité du fer est liée au caractère peu oxygéné de l’atmosphère et de
2+ 3+
l’océan archéen (le Fe réduit étant mobile au contraire du Fe oxydé qui est
insoluble).

A : grès archéen (3,5 Ga), Afrique du Sud B : minerai de fer rubané, mine de
Belo Horizonte, Brésil
l’Archéen voit la naissance de la vie sur la Terre. L’expérience bien connue de S.
Miller (1953).
Les plus spectaculaires de ces formes de vie très anciennes sont les
stromatolithes. Ces bioconstructions, encore présentes de nos jours dans des
environnements particuliers,
A la fin de l’Archéen donc, les noyaux des continents sont formés, la tectonique
des plaques est fonctionnelle et les océans sont habités des profondeurs à leur
surface par différentes formes de vie microbienne. L’atmosphère contient peut-
être un peu d’oxygène.
l’Archéen voit la naissance de la vie sur la Terre. L’expérience bien connue de S.
Miller (1953).

38
Les plus spectaculaires de ces formes de vie très anciennes sont les
stromatolithes. Ces bioconstructions, encore présentes de nos jours dans des
environnements particuliers,
A la fin de l’Archéen donc, les noyaux des continents sont formés, la tectonique
des plaques est fonctionnelle et les océans sont habités des profondeurs à leur
surface par différentes formes de vie microbienne. L’atmosphère contient peut-
être un peu d’oxygène.

bioconstruction stromatolitiques

Le protérozoïque s’étend d’environ 2,5 Ga à 541 Ma, soit jusqu’au début du


Phanérozoïque. Cette durée équivaut à près de la moitié de l’histoire de la Terre.
Remarquons que le nom de cet éon semble désormais usurpé, du fait de la
découverte de vie microbienne dans l’archéen
C’est au cours du protérozoïque que se déroule la transition de l’ancien monde
de l’archéen à un monde tel que nous le connaissons, avec son atmosphère
oxygénée, ses plaques relativement peu morcelées et ses continents stables.

39
Du point de vue de la mobilité continentale, après un long épisode de
fragmentation et de dérive se forme vers 1 Ga un supercontinent (la Rodinia).
Sur la base d’argument scientifique, il a été mis en évidence au moins un
supercontinent au précambrien : la Rodinia. Cependant, on pense que de
nombreux autres supercontinents ont pu se former durant cette période mais
par manque d’information ils n’ont pas été répertoriés

b) L'expérience de Miller-Urey (1953)

Elle avait pour objectif de mettre à l'épreuve l'hypothèse d'Oparin et de Haldane,


selon laquelle les conditions existant sur Terre auraient favorisé les réactions
chimiques susceptibles de faire apparaître des composés organiques à partir de
composés inorganiques. Considérée comme classique dans le domaine de
l'origine de la vie. Elle donna naissance au concept de « soupe primitive (ou
primordiale) de la vie », qui a ensuite gagné en popularité.

Stanley Miller, accompagné de Harold Urey, a voulu reproduire les conditions de


la Terre primitive.

Ce supercontinent résultat de collisions continentales multiples, la


naissance de la Rodinia s’accompagne du développement de vastes chaînes de
montagnes (phase orogénique Grenvillienne).

40
Localisation des affleurements de l’Archéen et du Protérozoïque. Modifié
d’après Marshak (2015).

A environ 750 MA, la Rodinia s’est séparé en deux grand blocs : Gondwana
(Amérique du Sud, Afrique, Inde, Australie et Antarctique) et Laurentia
(Amérique du Nord et Groenland)

La dislocation a formé le plus grand océan de l’époque qui séparait les deux
blocs: le panthalassa, ancêtre de l’océan pacifique actuel.

La dislocation s’est poursuit jusqu’à la fin du précambrien pour aboutir à la


formation de trois continents : la baltica (Europe du nord), la Laurentia
(Amérique du Nord) et le Gondwana (craton Ouest africain, du Congo, du
Kalahari, de la Guyane, de l’Antarctique et de l’Australie)

Du point de vue du climat, l’importante diminution de la teneur de l’atmosphère


en CO , gaz à effet de serre, a provoqué des glaciations, peut-être les plus sévères
2

de l’histoire de la Terre.

41
II. Paléozoïque
Le Paléozoïque inférieur (Cambrien-Ordovicien-Silurien) marque le début éon de
Phanérozoïque où apparaissent des formes de vie macroscopiques aisément
fossilisables. Le Paléozoïque est l’ère la plus ancienne du Phanérozoïque.

Au primaire, une nouvelle configuration est adoptée par les blocs continentaux
établis à la fin du précambrien

Cette reconfiguration favorise l’ouverture d’un nouvel Océan (iapetus) au


paléozoïque entre les blocs de la Laurentia, la baltica et la Siberia

42
Dans la nouvelle configuration acquise par les masses continentales au
paléozoïque, le Gondwana constitue le plus gros bloc (soit 1/3 des masses
continentales actuelles)

Plus tard, la Laurentia et la Baltica s’unissent en un grand continent sous l’action


du cycle calédonien : fermeture de l’océan iapetus qui c’était ouvert en Europe
de l’Ouest et formation de la chaine calédonienne.

Deux phase de glaciation ont été mise en évidence au paléozoique : à


l’éocambrien et à la fin de l’ordovicien

La vie au paléozoique était essentiellement animale. Les végétaux n’apparaissant


qu'au milieu de l’ordovicien

Du point de vue orogénique, Le paléozoïque a été surtout dominé par le cycle


Hercynien ou varisque.

Ce cycle orogénique va terminer au permien, le rassemblement des continents


pour former unique continent: la Pangée suite à la collision de la Laurussia avec
le Gondwana. Les vestiges de cette gigantesque chaîne s’étendent aujourd’hui
sur plusieurs continents

Le processus de rassemblement des continents entraine des collisions : collision


entre fragments du Gondwana et la Laurentia achève la formation des
Appalaches. La collision entre le Gondwana et le grand continent formé par la
Laurentia et la baltica qui comble l’océan Rhéique qui précédemment les
séparait. La Russie entre en collision avec la baltica conduit à la formation des
chaines ouralienne

43
Au paléozoïque inférieur (Cambrien-Ordovicien-Silurien), la position des masses
continentales est assez bien connue. Contrairement à ce que l’on observe de nos
jours, la plupart des continents sont rassemblés dans l’hémisphère sud.

Au cours de l’Ordovicien-Silurien, un mouvement de dérive vers le nord de


microplaques détachées du Gondwana et leur collision avec la Laurentia est
responsable de la formation de la chaîne de montagnes calédonienne.

Au paléozoïque supérieur (Dévonien-Carbonifère-Permien)

44
Si l'on regarde la disposition de cette chaîne varisque par rapport à la chaîne
calédonienne qui s’est formée à la fin du Paléozoïque inférieur, on notera que les
deux chaînes sont distinctes au niveau de la Scandinavie, de l'Ecosse et du
Groenland mais commencent à se recouper au niveau du sud de l'Angleterre et
de l'Ardenne, pour se confondre ensuite au Canada et aux Etats-Unis.
Relations géométriques des trois chaînes montagneuses les plus récentes
(Calédonides, Variscides et Alpes) en Europe, en Amérique et en Afrique

Relations géométriques des trois chaînes montagneuses les plus récentes


(Calédonides, Variscides et Alpes) en Europe, en Amérique et en Afrique

45
Sur le plan biostratigraphique, les groupes les plus importants utilisés
pour dater les roches sont les trilobites, les fusulines (foraminifères à test
calcaire) et les végétaux
Après le Carbonifère inférieur (Mississippien) durant lequel de vastes plates-
formes carbonatées se développent à nouveau, le climat a tendance à se
refroidir et des glaciations surviennent durant le Carbonifère supérieur
(Pennsylvanien), notamment au Gondwana. Le niveau des océans baissant en
conséquence, la surface des mers épicontinentales peu profondes diminue
fortement. Dans les zones équatoriales se déposent d’épaisses séries palustres
riches en matière organique végétale et en sédiments détritiques venant de
l’érosion de la jeune chaîne varisque. Il s’agit du Houiller, bien représenté
notamment en France et en Belgique.

III. Mésozoïque

Le Mésozoïque début par l’orogenèse Alpine et se termine par la discordance


hercynienne. C’est l’ère d’extinction massive des dinosaures et des Ammonites.
La pangée se divise en deux masses continentales : le Gondwana au Sud et
l’Amérique du Nord, l’Europe et l’Asie au Nord.
Cet éclatement s’est fait à la faveur de rifts (rupture et écartement progressif de
deux plaques de l’écorce terrestre) dont ceux qui préfigurent l’Atlantique. Il est
responsable de l’isolement de certains sous-continents comme l’Inde et
l’Australie au Jurassique et de l’apparition de nouveaux océans comme l’océan
Indien (au Jurassique) et l’Atlantique sud.

Au trias, Madagascar se détache du Gondwana suivie de l’isolement de l’Inde à


la limite Trias-jurassique.

46
Au crétacé, l’Amérique du Sud s’isole aussi du Gondawana donnant naissance à
l’océan atlantique
Outre, l’intensité de la tectonique, à l’origine de l’orogenèse Alpine et de bassins
sédimentaires, le Mésozoïque est caractérisé par des phénomènes climatiques
de grandes transgressions et régressions

L’équateur aurait acquis à peu près sa position actuelle dès la fin du crétacé

La configuration actuelle des climats aurait été acquise dès le secondaire: le


Gondwana se réchauffe alors que l’hémisphère Nord se refroidit.

Les principaux fossiles stratigraphiques du Mésozoïque sont les ammonites et les


bélemnites.

D’un point de vue climatique, le Mésozoïque est une ère chaude, avec des
teneurs élevées en CO (gaz à effet de serre), atteignant même au Crétacé
2

supérieur des températures suffisamment élevées pour que l’ensemble des


glaces fondent, induisant un niveau des océans particulièrement haut (environ
80 m de plus que le niveau actuel).

Au Trias, la mer s’avance progressivement sur de vastes zones de la Pangée,


donnant naissance à des mers très peu profondes. Comme le climat est aride,
ces mers sont emplies de séries détritico-carbonatées avec des niveaux
remarquables d’évaporites. Plus au sud, l’océan Téthys commence à accumuler
les sédiments qui formeront plus tard les Alpes.

Le Jurassique, les reliefs varisques étant complètement aplanis, la tendance est


à une sédimentation plus carbonatée dans les mers épicontinentales.

Au Crétacé, l’éclatement de la Pangée s’achève par l’océanisation des rifts


atlantiques. De plus, avec la forte hausse du niveau marin du Crétacé Supérieur,
l’avancée des mers épicontinentales transforme de nombreuses régions (dont

47
l’Europe) en archipels. Certaines régions émergent suite à des mouvements
orogéniques alpins (Alpes, Andes, Rocheuses, etc.) et soumises à l’érosion,
fournissent des quantités importantes de sédiments détritiques.

IV- Cénozoïque
Au cénozoïque, les reliefs tels les Andes, l’Himalaya, etc. sont façonnés.

Durant les derniers 65 millions d’années, les continents vont adopter


progressivement la configuration actuelle par la poursuite des mouvements
amorcés au Trias.

48
Les Amériques continuent à s’écarter de l’Afrique et de l’Europe. L’Inde se
rapproche de l’Asie. L’Australie se sépare de l’Antarctique et le Groenland de
l’Amérique du Nord.
L’Atlantique nord termine son ouverture, entrant en communication avec
l’océan Arctique.

Les deux Amériques communiquent par l’isthme de Panama (langue de terre qui
rejoint deux continents séparés par une mer) et l’Atlantique est séparé du
Pacifique, modifiant profondément la circulation océanique.

La mer Rouge s’ouvre au Pliocène. Ces mouvements peuvent d’ailleurs être


extrapolés pour imaginer l’aspect de notre planète dans plusieurs dizaines de
millions d’années. Dans cette perspective, l’ensemble des continents continue à
migrer vers le nord, l’Atlantique s’élargit aux dépens du Pacifique, l’Est africain
se sépare du continent, la Méditerranée émerge et constitue une chaîne de
montagnes et l’Australie heurte le continent eurasiatique.

49
Le Cénozoïque correspond aussi à la formation des principales chaînes de
montagnes actuelles :
- Chaîne alpine-himalayenne (Rif, Alpes, Zagros, Himalaya) résultant de
la collision de l’Europe et de l’Asie avec des plaques issues du
démembrement du Gondwana (Afrique et Inde) ;
- Chaîne des Rocheuses et des Andes qui résultent de la subduction de
la plaque Pacifique sous les Amériques.

En ce qui concerne les Alpes et les chaînes proches, la phase compressive


principale date de l’Eocène.

L’Oligocène est déjà marqué par des phénomènes de relaxation et la formation


de bassins effondrés et de reliefs en alternance, avec un paroxysme au moment
du développement du bassin méditerranéen à la fin du Miocène.

Le climat très chaud du Crétacé évolue rapidement vers des températures plus fraîches
et les glaciers réapparaissent à partir de l’Oligocène. Le Pléistocène voit se succéder
plusieurs glaciations, chacune responsable du recul des mers jusqu’à la limite des
plateaux continentaux.

Cette chute du niveau marin de l’ordre de 80 m permet la formation d’isthmes entre


l’Asie et l’Amérique du Nord (via le détroit de Bering), partiellement entre l’Australie et
l’Asie et entre l’Angleterre et l’Europe continentale. Tous ces ponts continentaux ont
favorisé des migrations animales et humaines. La fin de la dernière glaciation date
d’environ 11 000 ans et marque le début de l’Holocène.

La plus récente des grandes extinctions se joue actuellement, avec la disparition de


plusieurs centaines d’espèces tous les ans. Les groupes les plus utiles en
biostratigraphie du Cénozoïque sont les mammifères, les poissons, les mollusques et
les foraminifères (nummulites).

50
V. Quaternaire

Il est marqué par de nombreuses glaciations.

C’est aussi la période de vie de l’Homme et de ses inventions

Les couches du quaternaire contiennent des squelettes d’humains et des traces de leur
industrie.

51
2009 GEOLOGIC TIME SCALE

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