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UNZ\L2S4-ST
PLAN DETAILLE
CHAPITRE 1 : GENERALITES
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CHAPITRE 1 : GENERALITES
Historique
Dans le souci de mieux approfondir les recherches dans les différents domaines
qui constituent de son champ d’action, La géologie, une science très vaste a dû
se diviser en plusieurs parties : La stratigraphie, la paléontologie, la tectonique,
ect.
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STENON est à l’origine de la plupart des principes de la stratigraphie y compris le
principe de continuité.
L’autre but de la stratigraphie est d’établir une datation relative afin d’ordonner
les évènements et les structures géologiques dans le temps.
Terminologie
• Strate (ou couche) est une couche de sédiments accumulés pendant
une phase continue, dans des conditions relativement uniformes.
La strate est limitée par deux surfaces de stratification. Dans le cas d’une roche
dure on utilise préférentiellement le terme « banc ». Exemple les bancs calcaires
pour désigner des couches de calcaires durs.
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• Surface de stratification: surface constituant la limite inférieure ou
supérieure d’une strate. Elle témoigne des variations qualitatives de la
sédimentation. Ces modifications peuvent être progressives ou radicales.
Cette surface correspond à une discontinuité.
• Les surfaces de deux strates peuvent être séparées par quelques mm de
terrain appelées joints de stratification ou interstrates. Les joints de
stratification marquent soit un changement brutal des conditions de
dépôt, soit une phase d’érosion, soit une lacune de dépôt.
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• Séries sédimentaires: Elles correspondent à la succession des
couches sédimentaires. Si toutes les couches sont présentes (sans
hiatus) on parle de série continue, s’il manque une ou plusieurs
couches (hiatus), on parle de série discontinue.On distingue aussi
- les séries rythmiques : répétions régulières des séquences ;
- les séries cycliques: suite régulière de cycle. (Encadrées entre deux régressions)
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• Des séries discontinues présentant des lacunes et des discordances
liées aux cycles sédimentaires (transgression et régression) et aux
cycles orogéniques (formation de chaînes de montagne).
• Discontinuité : c’est une surface qui matérialise un non dépôt et/ou
une érosion. Certaines surfaces de discontinuité matérialisent une
lacune qui a une durée (durée de non dépôt ou durée de l’érosion).
Les surfaces d’émersion sont reconnaissables par son tracé irrégulier lié à
l’érosion.
• Surface de discordance
Dans ce cas, la couche inférieure peut ne pas être une roche sédimentaire, mais
une roche magmatique ou métamorphique fortement érodé
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• Lacune ou hiatus correspond à un manque de strates dans la série
sédimentaire. Le dépôt s’est arrêté pendant une période plus ou moins
longue. La nature des dépôts peut avoir changé lors de la reprise de
sédimentation, suite à un changement du milieu. La présence d’une
lacune peut être lié à une absence de sédimentation : on parle de lacune
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de sédimentation. Cette dernière est peut-être liée à l’émersion des
terrains (remontée du substratum ou phase de régression).
• La lacune liée à l’érosion de couches est dite lacune d’érosion (l’érosion a
enlevé les strates avant le dépôt de nouvelles couches)
• Cycle sédimentaire : période comprise entre une transgression et une
régression (cycle sédimentaire = transgression + régression).
• Cycle orogénique : correspond à la succession des évènements qui aboutit
à la formation et à la destruction d’une chaine de montagne. Le cycle
orogénique comprend 3 phases : la sédimentation, l’orogenèse (formation
de chaine de montagne) et la pénéplanation (érosion de la chaine de
montagne).
• Facies : c’est l’ensemble des caractères lithologiques, paléontologiques et
physicochimiques d’un terrain, résultant des conditions de sa formation.
• Séquences sédimentaire : est une suite de couches qui s’enchainent et se
superposent sans interruption sédimentaire. Elle est limitée à sa base et à
son sommet par deux discontinuités sédimentaires successives. Une
séquence sédimentaire traduit une modification de l’environnement dans
le temps, dans un lieu donné. Une séquence peut être granoclassée
positive (cas d’une transgression marine) ou granoclassé négative (cas
d’une régression marine)
Intérêt de la stratigraphie
• La stratigraphie est utilisée dans plusieurs domaines :
• La recherche de gisements économiques (pétrole, gaz naturelle,
etc.);
• Les grands travaux publics (construction de routes, de barrages, de
bâtiments, etc.);
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• Au niveau de la recherche scientifique, la stratigraphie cherche à
comprendre la formation et la succession des strates, nécessaire à la
reconstitution de l’histoire de la terre;
• La stratigraphie permet de reconstituer l’évolution des êtres vivants
à travers les temps géologiques.
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I. Datation relative : Principes de la stratigraphie
En effet, les premières échelles stratigraphiques ont été construites grâce aux
fossiles. Ces échelles ont l’avantage de couvrir la totalité des époques
géologiques. D’ailleurs, un principe fondamental utilisé en chronologie relative
trouve son origine dans l’étude des fossiles.
a. Principe d’horizontalité
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b. Principe de superposition
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On ne peut pas l’appliquer non plus dans le cas des terrasses alluviales. En effet,
plus on descend en profondeur vers le lit, plus on rencontre des terrasses plus
récentes. Les anciennes terrasses sont plus hauts (en bordure)
c. Principe de continuité
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Principe: Toute strate limité par un même toit à son sommet et un même mur
à sa base, a le même âge sur toute son étendue géographique quelques soit la
variation latérale de faciès (dépend du milieu de dépôt).
e. Principe de recoupement
• Lorsqu’une structure se met en place, elle ne peut recouper qu’une
structure préexistante, elle est donc plus récente que les structures
recoupées.
• Principe : Tout évènement (intrusion magmatique, filon granitique,
faille, plis, érosion, discordance) provoquant un changement au
niveau des roches est postérieur à la dernière strate affectée et
antérieur à la première strate non affectée.
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f. Principe d’inclusion
Principe : Tout objet géologique inclus dans
une autre formation est plus ancienne que
celle-ci.
Exemple : des morceaux de roches inclues
dans une autre couche sont plus anciens que
les couches.
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g. Principe d’actualisme
Principe : Les évènements et structures géologiques passées ont été formés par
des phénomènes (tectoniques, magmatiques, sédimentaires ou autres)
agissant comme à notre époque
Rappel
Un fossile est un reste ou une trace d’un animal ou d’un végétal (coquille,
carapace, os, dents, graines, feuilles…), enfoui et conservé dans une roche
sédimentaire. Leur étude constitue la paléontologie.
• Les types de fossiles et leurs intérêts :
• Il existe deux types de fossiles :
bons fossiles stratigraphiques qui donnent des indications sur l’âge des
formations géologiques. Ils permettent une datation relative des couches dans
Exemple:
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Calcaire à nummulites
- Les fossiles de faciès qui fournissent les indications sur les conditions des
milieux de sédimentation (climat, profondeur, salinité).
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3. Méthodes de datation relative
Ces méthodes ont pour but d’établir une échelle de temps en se basant sur
l’ordre de succession des évènements
a. Lithostratigraphie
Elle étudie les caractères lithologiques des ensembles rocheux et leur
organisation. Dans cette approche, les fossiles présents sont considérés comme
des particules servant à définir les roches (exemple : « calcaire à Orbitolines »).
La lithostratigraphie constitue le fondement de la géologie descriptive. Elle est à
la base des levés de terrain, de la représentation et de la formation de cartes
géologiques.
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Unités lithostratigraphiques
- lit (ou couche): constitue la plus petite unité lithostratigraphique des roches
sédimentaires
- Formation :
- Supergroupe :
B) la biostratigraphie
- Il doit avoir une durée d’existence la plus courte possible car on recherche
l’échelle des temps qui possède la meilleure résolution possible.
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- Il doit avoir la répartition géographique la plus large possible car on recherche
une échelle des temps valable à l’échelle mondiale
Une unité biostratigraphique est un corps rocheux défini ou caractérisé par son
contenu fossilifère. L'unité de base de la classification biostratigraphique est la
biozone (ensemble de couches caractérisées par l’existence d’un ou plusieurs
taxons fossiles).
Les limites des couches sont données par l’apparition et/ou la disparition de
taxon(s). il existe plusieurs types de biozone (la biozone d'intervalle, la biozone
d'association et la biozone d'abondance).
- Biozone d'abondance : Les limites des zones d'abondance sont définies par des
changements importants dans l'abondance relative des taxons conservés dans
ces zones.
- Biozone d’oppel : C'est une zone comprenant plus de deux taxons et dont les
limites sont définies par la première apparition et la dernière présence.
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- Biozone de distribution d’un taxon : C'est une zone comprenant un seul
taxon et dont les limites sont définies par la première apparition et la
dernière présence.
- Biozone de distribution concomitante : C'est une zone comprenant
plusieurs taxons et dont les limites sont définies par la première
apparition et la dernière présence.
- des grandes différences existent entre les organismes vivants et ceux à l’état
fossile;
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- les différentes échelles biostratigraphiques ne concordent pas toujours, ce qui
crée des distorsions qui obligent à utiliser les échelles radiochronologique et
paléomagnétique.
- des grandes différences existent entre les organismes vivants et ceux à l’état
fossile;
Unités chronostratigraphiques
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Un étage est un terrain caractérisé par une faune donnée avec un terrain
donnée. Il est défini par le contenu paléontologique. Il représente un intervalle
de temps et est défini à partir d’un affleurement type, nommé stratotype qui
sert de coupe de référence mondiale. Le stratotype un lieu où la série
sédimentaire est complète. L’étage est défini à partir d’un stratotype. Les
stratotypes sont donc des coupes de référence. Le choix de la limite exacte d’un
étage est primordial. Le comité stratigraphique international met au point une
échelle stratigraphique globale standard.
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Unités chronostratigraphique
L’unité chronostratigraphique est la tranche de terrain délimitée par deux
surfaces isochrones successives (une surface dont tous les points sont
contemporains, de même âge).
La définition d’une chronozone peut toutefois être basée sur une unité
biostratigraphique (exemple: la Biochronozone à Cardioceras cordatum), une
unité lithostratigraphique (la Lithochronozone de Woodbend) ou une unité
magnétopolaire (la Chronozone polaire inverse de Gilbert).
- Série : l'unité de rang supérieur à l’étage. Il constitue toujours une division d'un
système. L'équivalent en temps de la série est l'époque
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- Système est l'unité immédiatement supérieur à la série. Les roches comprises
dans un système représentent un épisode de l'histoire terrestre suffisamment
long pour servir de référence chronostratigraphique à travers le monde. L'unité
de temps équivalente à un système est la période.
La varve est un lit fin composé de sédiments grossiers (silt, sable) déposé en été
et fins (argile et matière organique) déposés en hiver. Chaque lit correspond aux
sédiments déposés en une année. Le nombre de varves compté correspond au
nombre d’année du phénomène.
- Autre exemple, on peut observer les stries de croissance des invertébrés tels
les gastéropodes, les lamellibranches: sclérochronologie
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- Enfin, la technique des anneaux de croissance des arbres : dendrochronologie
Elle permet de dater des pièces de bois à partir des anneaux concentriques appelés cernes de
croissance, dessinés au fil des années. En effet, La période de croissance des arbres s'étend du
début du printemps à la fin de l'été : durant cette période, chaque année, l'arbre multiplie ses
cellules qui forment une nouvelle couche, appelée cerne de croissance. Ainsi le nombre de
cernes donne le nombre d’années de l’arbre.
La période de croissance des arbres s'étend du début du printemps à la fin de l'été : durant
cette période, chaque année, l'arbre multiplie ses cellules qui forment une nouvelle couche,
appelée cerne de croissance
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b. Radiochronologie isotopique
C’est la datation absolue par l’étude des éléments radioactifs et de leurs produits
de désintégration. L’estimation obtenue permet de déterminer un âge
radiométrique. Cette méthode de datation donne des chiffres. On va situer un
objet par rapport au présent.
Cette méthode a été utilisée pour dater l’âge de la Terre, pour faire des esquisses
de chronologie du Précambrien, pour préciser à un siècle près les datations du
Quaternaire (avec le carbone 14) et pour dater des limites de divisions du
phanérozoïque. La première échelle date de 1932. Elle n’a provoqué aucun
bouleversement des limites déjà établies.
𝐵
= 𝑒 𝜆𝑡
𝐴
Avec B = produit de désintégration (fils);
A= élément radioactif (Père);
λ= constante de désintégration;
t=période.
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c. Magnétostratigraphie
Cette spécialité de la stratigraphie utilise le magnétisme récurrent. Certains corps
naturels placés dans un champ magnétique acquière une aimantation qui peut
être permanente (ferromagnétiques) ou temporaire (paramagnétiques). En
effet, lors de la formation de certaines roches (magmatiques), des particules
ferromagnétiques enregistrent, telle une bande magnétique, l’orientation des
lignes du champ magnétique terrestre du moment. Cette fossilisation du champ
magnétique permet ainsi de révéler ses inversions de polarité. Il existe des
périodes de champ magnétique normal ou inverse.
Chaque période a les mêmes propriétés (même orientation des lignes du champ
magnétique) et forme une magnétozone (unité de base de la
Magnétostratigraphie). Le temps que met une inversion pour se réaliser est de
courte durée: on trouvera donc une faible épaisseur de dépôt pour chaque
inversion.
NB: cette méthode n’est valable que pour des séries continues jusqu’à l’actuel.
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Chapitre 3 : Stratigraphie et Paléogéographie
Introduction
1. Faciès
31
2. Les différents types de faciès
- Faciès continentaux
Ce sont des dépôts caractérisés par leur couleur et leur minéralogie faite
d’oxydes
• Dépôts glaciaires: constitués essentiellement de moraines
• Dépôts fluviatiles: formés essentiellement d’alluvions,
• Dépôts lacustres: constitués par exemple de sédiments siliceux formés
suite à l’évaporation d’eau riche en silicium
• Dépôts éoliens ou désertiques: constitués de grains arrondis, dépôts en
dunes .
• Dépôts de talus continental : caractérisés par des faciès terrigènes
dominants (argile, débris de roche volcanique)
Ces faciès sont d’analyse beaucoup plus délicate parce qu’on connait beaucoup
moins les profondeurs océaniques et les sédiments qui s’y déposent
• Dépôtas néritiques: on trouve des galets, des sables, des vases et des
sédiments organogènes (calcaires, calcaire à coquillage)
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• Dépôts de plaine abyssale: Elle est la partie la plus vaste des océans. Elle
est caractérisé par des faciès pélagiques dominants (vases organique,
calcaire, Les dépôts terrigènes: matériaux résultant de l’usure des
continents voisins et apporter à la mer par les agents dynamiques externes
tels que : l’eau, les glaciers, les courants, le vent, etc.
• dolomie, radiolarite)
II. La paléobiogéographie
1-synthèse et cartographie
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Elles sont interprétatives et rendent compte des limites entre océan et continent.
Elles portent d’autres indications comme les reliefs continentaux, les
profondeurs des mers, le déplacement des rivages, les mouvements tectoniques,
les provinces faunistiques, le sens des apports terrigènes.
Le volcanisme continental est à l’origine des reliefs comptant parmi les plus
importants de la terre. Le volcanisme océanique est actif dans les zones de
divergence de plaques où il édifie les dorsales qui sont les traits morphologiques
majeurs des fonds océaniques.
34
c. Les jeux de l’érosion et de la sédimentation
Tout relief terrestre est dévoué à la destruction par l’érosion. Les produits
d’érosion sont ensuite entrainés par divers agents vers un lieu de sédimentation.
d. L’eustatisme
- incidence paléogéographique
Quelque soit leurs causes, les variations du niveau marin ont des profondes
répercussions sur les marges continentales. Un niveau marin élevé réduit
l’érosion dans les fleuves et favorise plutôt la sédimentation sur les plateaux
continentaux. Cependant, un bas niveau marin provoque des érosions sur les
marges.
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Inversement les distensions créent des bassins sédimentaires et des rifts qui
réduisent les surfaces des mers et des océans, le niveau s’élève et on a une
transgression.
Elles font varier le volume des eaux océaniques beaucoup plus soudainement
que le magnétisme. Les époques glaciaires de l’histoire géologique se sont
traduites par une immobilisation d’eau solide à l’emplacement des pôles d’où
une baisse du niveau marin.
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A L’archéen, l’on est sûr qu’existait déjà une croûte terrestre. Cependant, il existe
peu d’informations sur la nature de cette croûte, encore chaude, peu rigide et en
croissance rapide suite au refroidissement du manteau. Ainsi, l’insuffisance des
faits connus ne permettent de proposer un modèle parfait. Il semble néanmoins
que vers 4 Ga, les premières plaques tectoniques étaient formées. Leur
mouvement était surtout vertical (sagduction), associé à des instabilités
gravitaires, contrairement à ce qui se passe actuellement où domine une
tectonique horizontale de type « dérive des continents ». De ces plaques, on
retrouve plusieurs types de roches :
• Des roches volcaniques vertes, correspondant à des reliques de
croûte océanique ;
• Des gneiss, témoins d’un métamorphisme régional très ancien de
roches continentales ;
• Des granites correspondant à la fusion de roches continentales.
Un autre type de roche sédimentaire très particulier est caractéristique de
l’Archéen et de la base du Protérozoïque : les minerais de fer rubanés (ou BIF :
banded iron formations). Ces roches sont inconnues dans la nature actuelle et
témoignent d’importantes différences quant à la nature de l’océan et de
l’atmosphère primitives.
La disponibilité du fer est liée au caractère peu oxygéné de l’atmosphère et de
2+ 3+
l’océan archéen (le Fe réduit étant mobile au contraire du Fe oxydé qui est
insoluble).
• Des gneiss, témoins d’un métamorphisme régional très ancien de
roches continentales ;
• Des granites correspondant à la fusion de roches continentales.
Un autre type de roche sédimentaire très particulier est caractéristique de
l’Archéen et de la base du Protérozoïque : les minerais de fer rubanés (ou BIF :
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banded iron formations). Ces roches sont inconnues dans la nature actuelle et
témoignent d’importantes différences quant à la nature de l’océan et de
l’atmosphère primitives.
La disponibilité du fer est liée au caractère peu oxygéné de l’atmosphère et de
2+ 3+
l’océan archéen (le Fe réduit étant mobile au contraire du Fe oxydé qui est
insoluble).
A : grès archéen (3,5 Ga), Afrique du Sud B : minerai de fer rubané, mine de
Belo Horizonte, Brésil
l’Archéen voit la naissance de la vie sur la Terre. L’expérience bien connue de S.
Miller (1953).
Les plus spectaculaires de ces formes de vie très anciennes sont les
stromatolithes. Ces bioconstructions, encore présentes de nos jours dans des
environnements particuliers,
A la fin de l’Archéen donc, les noyaux des continents sont formés, la tectonique
des plaques est fonctionnelle et les océans sont habités des profondeurs à leur
surface par différentes formes de vie microbienne. L’atmosphère contient peut-
être un peu d’oxygène.
l’Archéen voit la naissance de la vie sur la Terre. L’expérience bien connue de S.
Miller (1953).
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Les plus spectaculaires de ces formes de vie très anciennes sont les
stromatolithes. Ces bioconstructions, encore présentes de nos jours dans des
environnements particuliers,
A la fin de l’Archéen donc, les noyaux des continents sont formés, la tectonique
des plaques est fonctionnelle et les océans sont habités des profondeurs à leur
surface par différentes formes de vie microbienne. L’atmosphère contient peut-
être un peu d’oxygène.
bioconstruction stromatolitiques
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Du point de vue de la mobilité continentale, après un long épisode de
fragmentation et de dérive se forme vers 1 Ga un supercontinent (la Rodinia).
Sur la base d’argument scientifique, il a été mis en évidence au moins un
supercontinent au précambrien : la Rodinia. Cependant, on pense que de
nombreux autres supercontinents ont pu se former durant cette période mais
par manque d’information ils n’ont pas été répertoriés
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Localisation des affleurements de l’Archéen et du Protérozoïque. Modifié
d’après Marshak (2015).
A environ 750 MA, la Rodinia s’est séparé en deux grand blocs : Gondwana
(Amérique du Sud, Afrique, Inde, Australie et Antarctique) et Laurentia
(Amérique du Nord et Groenland)
La dislocation a formé le plus grand océan de l’époque qui séparait les deux
blocs: le panthalassa, ancêtre de l’océan pacifique actuel.
de l’histoire de la Terre.
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II. Paléozoïque
Le Paléozoïque inférieur (Cambrien-Ordovicien-Silurien) marque le début éon de
Phanérozoïque où apparaissent des formes de vie macroscopiques aisément
fossilisables. Le Paléozoïque est l’ère la plus ancienne du Phanérozoïque.
Au primaire, une nouvelle configuration est adoptée par les blocs continentaux
établis à la fin du précambrien
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Dans la nouvelle configuration acquise par les masses continentales au
paléozoïque, le Gondwana constitue le plus gros bloc (soit 1/3 des masses
continentales actuelles)
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Au paléozoïque inférieur (Cambrien-Ordovicien-Silurien), la position des masses
continentales est assez bien connue. Contrairement à ce que l’on observe de nos
jours, la plupart des continents sont rassemblés dans l’hémisphère sud.
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Si l'on regarde la disposition de cette chaîne varisque par rapport à la chaîne
calédonienne qui s’est formée à la fin du Paléozoïque inférieur, on notera que les
deux chaînes sont distinctes au niveau de la Scandinavie, de l'Ecosse et du
Groenland mais commencent à se recouper au niveau du sud de l'Angleterre et
de l'Ardenne, pour se confondre ensuite au Canada et aux Etats-Unis.
Relations géométriques des trois chaînes montagneuses les plus récentes
(Calédonides, Variscides et Alpes) en Europe, en Amérique et en Afrique
45
Sur le plan biostratigraphique, les groupes les plus importants utilisés
pour dater les roches sont les trilobites, les fusulines (foraminifères à test
calcaire) et les végétaux
Après le Carbonifère inférieur (Mississippien) durant lequel de vastes plates-
formes carbonatées se développent à nouveau, le climat a tendance à se
refroidir et des glaciations surviennent durant le Carbonifère supérieur
(Pennsylvanien), notamment au Gondwana. Le niveau des océans baissant en
conséquence, la surface des mers épicontinentales peu profondes diminue
fortement. Dans les zones équatoriales se déposent d’épaisses séries palustres
riches en matière organique végétale et en sédiments détritiques venant de
l’érosion de la jeune chaîne varisque. Il s’agit du Houiller, bien représenté
notamment en France et en Belgique.
III. Mésozoïque
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Au crétacé, l’Amérique du Sud s’isole aussi du Gondawana donnant naissance à
l’océan atlantique
Outre, l’intensité de la tectonique, à l’origine de l’orogenèse Alpine et de bassins
sédimentaires, le Mésozoïque est caractérisé par des phénomènes climatiques
de grandes transgressions et régressions
L’équateur aurait acquis à peu près sa position actuelle dès la fin du crétacé
D’un point de vue climatique, le Mésozoïque est une ère chaude, avec des
teneurs élevées en CO (gaz à effet de serre), atteignant même au Crétacé
2
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l’Europe) en archipels. Certaines régions émergent suite à des mouvements
orogéniques alpins (Alpes, Andes, Rocheuses, etc.) et soumises à l’érosion,
fournissent des quantités importantes de sédiments détritiques.
IV- Cénozoïque
Au cénozoïque, les reliefs tels les Andes, l’Himalaya, etc. sont façonnés.
48
Les Amériques continuent à s’écarter de l’Afrique et de l’Europe. L’Inde se
rapproche de l’Asie. L’Australie se sépare de l’Antarctique et le Groenland de
l’Amérique du Nord.
L’Atlantique nord termine son ouverture, entrant en communication avec
l’océan Arctique.
Les deux Amériques communiquent par l’isthme de Panama (langue de terre qui
rejoint deux continents séparés par une mer) et l’Atlantique est séparé du
Pacifique, modifiant profondément la circulation océanique.
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Le Cénozoïque correspond aussi à la formation des principales chaînes de
montagnes actuelles :
- Chaîne alpine-himalayenne (Rif, Alpes, Zagros, Himalaya) résultant de
la collision de l’Europe et de l’Asie avec des plaques issues du
démembrement du Gondwana (Afrique et Inde) ;
- Chaîne des Rocheuses et des Andes qui résultent de la subduction de
la plaque Pacifique sous les Amériques.
Le climat très chaud du Crétacé évolue rapidement vers des températures plus fraîches
et les glaciers réapparaissent à partir de l’Oligocène. Le Pléistocène voit se succéder
plusieurs glaciations, chacune responsable du recul des mers jusqu’à la limite des
plateaux continentaux.
50
V. Quaternaire
Les couches du quaternaire contiennent des squelettes d’humains et des traces de leur
industrie.
51
2009 GEOLOGIC TIME SCALE
52