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Exposé Peuple Akan

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INTRODUCTION

Les Akans sont un groupe ethnique installé principalement au Ghana et en Côte d’Ivoire,
mais aussi au Togo et au Bénin. La majorité des Akans réside au Ghana : ce sont les Ashanti,
les Adansi, les Dinkyra, les Brong, les Fanti, les Sefwi, les Aowin, les Nzima, les Akwapin,
les Buem et les Kwahu. En Côte d’Ivoire, situé précisément au centre-est et au sud-est de la
Côte-d’Ivoire, le groupe Akan est réparti territorialement en trois grands groupes, les Akans
lagunaires, forestiers et du centre. La plupart des sous-groupes akans sont organisés en
royaumes. L’ensemble des sociétés matrilinéaires de la zone forestière du Ghana et du Sud-
Est de la Côte d’Ivoire comptent 8 à 10 millions de vivants.

I-HISTORIQUE ET ORIGINES DES AKANS

1. Histoire
Les Akans (prononcé /akɑ̃/) sont un conglomérat de peuples localisé en Afrique de l'Ouest,
principalement sur les territoires des actuels Ghana, Côte d'Ivoire, Togo et Benin et qui
présentent une forte parenté linguistique, ethnique et culturelle.
Malgré une large répartition, les populations Akan possèdent plusieurs caractéristiques
communes : leur langue fait partie du groupe tano central, la parenté est bilinéaire et la
succession matrilinéaire, les noms sont calendaires, la fête de l'igname, les monarques sont
représentés par des symboles de pouvoir akan (dwa, afena et le dja).
2. Origines
Selon E. Meyerowitz, les fondateurs des États Akan furent des descendants des Dia ou Za,
des Berbères de Libye et des Gara, qui étaient installés dans la région du Tibesti . Aux
alentours du XIème siècle, ils auraient émigré vers le Sud, sous la poussée des Touareg, eux-
mêmes repoussés par les Arabes lors de la conquête de l'Afrique du Nord. Ces premiers
ancêtres se fixèrent tout d'abord dans la boucle du Niger, où ils firent souche et se mêlèrent
aux autochtones nègres. Or après l'islamisation des Berbères, le premier noyau du groupe
akan dut, une nouvelle fois s'exiler encore plus au Sud, parmi les Grusi.
Le peuple Akan, jusqu'à preuve du contraire, n'est le produit d'aucun métissage de race, à
l'opposé des peuls, des Touaregs et des Maures. L'opinion des Akan, quant à leur origine,
reste différente des versions mentionnées plus haut; leur tradition orale ne mentionne nulle
part que ce peuple descend des populations de race blanche. Ils reconnaissent cependant que
leurs ancêtres venaient du nord, d'une région ou d'un pays appelé Agniwan-gniwan. De
nombreuses localités portent ce nom tant au Ghana qu'en Côte-d'Ivoire... D'autres estiment
que si ces localités portent ce nom, c'est en souvenir du pays d'origine situé plus loin dans le
temps et dans l'espace.
Les Akan reconnaissent avoir connu de nombreux déplacements en Afrique de l'Ouest. On
ignore à quel moment les premiers Akan s'installèrent dans le golfe de Guinée, mais nous
savons de façon certaine que les chercheurs miniers de la SODEMI d'Abidjan ont mis à un
jour, dans les régions lagunaires de la Côte-d'Ivoire, des restes humains non pygmoïdes
associés à des objets d'art en or d'origine Akan. Ces éléments archéologiques furent envoyés
en Suède, à Upsala, pour être étudiés : le carbone 14 révéla que certains éléments humains
étaient vieux de plusieurs siècles avant notre ère (vers -1200) ce qui montre que les ethnies
Akan existaient donc déjà en Côte-d'Ivoire il y a 2000 ans.
A l'arrivée des premiers Portugais en 1474, les différentes populations Akans étaient
organisées en petits royaumes indépendants qui dominaient la région du Sud de la Côte
d'ivoire actuelle.

2. PREMIERS ÉTATS
Le premier royaume d’importance akan à avoir émergé est le royaume abron de Bono, autour
de l’actuelle région de Brong-Ahafo (Ghana). Cet État, probablement fondé lors de la fin du
XIVe ou au début du XVe siècle, a notamment dû son expansion à un commerce avec des
populations mandingues du Nord, très demandeuses de l’or et de la kola que Bono pouvait
leur fournir. En retour, les Mandingues eurent une influence significative sur la culture de
Bono, qui, avec l’usage de chevaux, de coussins à la place de sièges ou d’une pratique –
certes relative – de l’islam, présentent des traits culturels inconnus des autres Akans. Bono
tombera au début du XVIIIe siècle sous les coups de la Confédération Asante auquel il sera
intégré.
Peu après la fondation de Bono aurait émergé l’État d’Adansi, dont le cœur était situé dans
l’actuelle région ashanti du Ghana. Adansi aurait été l’État dominant d’une confédération
appelée « Akani ». La préséance d’Adansi sur les autres États de la confédération serait due à
son rayonnement culturel. Cet État serait ainsi considéré par nombre d’ethnies akans comme
le berceau de leur civilisation, voire de la création du monde. Y auraient émergé l’usage des
sièges royaux et de l’architecture akans, des clans matrilinéaires, ou encore l’institution de
l’Okyeame ou porte-parole.
Toutefois, la nature plus culturelle que militaire de l’Adansi entraînera sa défaite par les
armes contre l’État de Denkyira vers 1659. Cet État possédant une organisation militaire
effective entraînera l’Adansi et d’autres anciens États akan sous sa tutelle. Avec son contrôle
de mines d’or, Denkyira devient une importante puissance commerciale qui traitera,
notamment, avec différentes nations européennes.
Par son traitement oppressif des États sous sa domination, Denkyira s’attirera leur inimitié.
Sous l’impulsion des Ashantis, une révolte s’organisera contre l’autorité de Denkyira.
Vaincu en 1701, celui-ci intégrera la Confédération ashanti.
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Entre-temps, vers 1500, s’était établi le royaume d’Akwamu autour de l’actuelle ville
d’Accra, (actuel Ghana). Il prospère grâce au commerce de l’or puis s’étend aux dépens de
populations évhé et guan de l’Est, de populations ga plus au Sud, et fanti plus à l’Ouest. Au
début du XVIIIe siècle, Akwamu s’étend même jusqu’à l’actuel Bénin. Akwamu s’effondre
vers 1730 devant les attaques d’autres populations akan, les Akyem et Akwapem.
Viendra alors l’émergence de la nation ashanti, dont les conquêtes allaient profondément
bouleverser le paysage des populations akan du Ghana et de Côte d’Ivoire avec, notamment,
les migrations des Abron, des Anyi et des Baoulé.

3. Répartition des Akans


Situé précisément au centre-est et au sud-est de la Côte-d'Ivoire, le groupe Akan est réparti
territorialement en trois grands groupes :
A) Les Akan frontaliers (est)
Ces populations se retrouvent de part et d'autre de la frontière du Ghana et de la Côte-
d’Ivoire. Ce sont : les Abron(Ahenfié, Foumassa, Pinango, Akidom), les Agni(Bini, Bona,
Indénié, Morofwé, Sanwi), les Juaben(Diabè), les Essouma et les Nzima(Évalué, Ajomoro,
Guira, Ahanta) .
Centres urbains : Abengourou, Bondoukou, Aboisso, Bongouanou, Krindjabo, Maféré,
Ayamé, Assuéfri, Transua, Arrah, Nguiémé, Nouamou .

a) Les ethnies issues du groupe des akans Forestiers


On appelle Akan forestier, l’ensemble de toutes les ethnies du groupe Akanhabitant les
régions forestières du centre, de l’est et du sud de la Côte d’Ivoire.C’est la grande des
Baoulés (ouarebo, agba, ngban, faafou, nzipkri, aätou,nanafou, saafou,akouè, ndranoua, goli,
ayaou,anno, annoabè) et celle des Agnis. On les retrouve dans les grandes villes du centre
autour de Bouaké,dimbokro, toumodi, tiébissou, Daoukro etc…

B) Les Akan du centre


Le nom de ce groupe vient du fait qu'il occupe le centre de la Côte-d’Ivoire. C'est la grande
famille des Baoulé : (Ouarebo, Agba, Ngban, Faafoué, Nzikpri, Aïtou, Nanafoué, Saafoué,
Akouè, Ndranoua, Satikran, Goli, Ayaou, Anno et Annoabè)
Centres urbains : Sakassou, Bouaké, Dimbokro, Toumodi, Tiébissou, M'Bahiakro, Tiassalé,
Daoukro, Bouaflé, Béoumi, Prikro, Ouellé, Tiassalé.

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C) Les Akan lagunaires (sud)
Le terme lagunaire donné à ces ethnies vient du fait qu'elles sont installées autour du vaste
complexe lagunaire formé par les lagunes Ébrié, Oualadine, Aby, Tano(Tando), Éhy, Potou,
Aghien et celle de Grand-Lahou. Ce sont : les Abè(Morié, Tchofou, Abévé, Khos), les
Abidji, les Abouré(Éhé, Éhivé, Ossouon), les Akyé(Lepin, Bodin, Ketin), les Adioukrou, les
Avikam, les Alladian, les Ébrié(Bidjan, Kwè, Songon, Niangon, Yopougon, Bya, Nonkwa,
Bobo, Adiapo),les Ewotire et les Éga

II- ORGANISATION SOCIAUX-CULTURELLES, RELIGIEUSES, POLITIQUES


DES AKANS
1- Organisation sociaux-culturelles
Les peuples de civilisation akan ont dans leur dja (paquet contenant le trésor du royaume et
des poids à peser l'or) de petites figurines en bronze communément appelées poids à peser
l’or. Certaines figurines.
Comme activité socio-culturelles, les Akan célèbrent la fête de l'igname. Il faut le noter, est
une manifestation culturelle vieille de plus de 300 ans. Elle est célébrée par les Akan de
façon exhaustive. Elle est, d'abord, une action de grâce rendue par les vivants aux esprits
divins auxquels la terre doit la paix et la fécondité.

a) L’environnement socioculturel du suivi prénatal


Dans la tradition de la surveillance prénatale chez les Akan, l’environnement reste le fait
d’une série de prescriptions. Il est caractérisé par une multitude de recommandations et de
restrictions. Nous choisissons à dessein de porter notre regard sur le volet des restrictions.
Ceci nous conduit à indiquer qu’au cours de la grossesse, le processus de la prise en charge
prénatale soumet la femme Akan à un bon nombre d’interdits. Les interdits sont d’ordre
visuel, verbal, alimentaire et relationnel.
* Au plan visuel, la tradition interdit à la femme enceinte de porter son regard sur la
charogne d’un chien, d’un chat ou d’un reptile. D’autre part, il lui est également défendu de
regarder un caméléon, mort ou vivant, le cadavre d’un être humain, etc.
* Au plan verbal, le registre apparaît plus précis. La gestante ne doit, sous aucun prétexte,
prononcer les mots « avortement », « fausse-couche », « décès maternel », « décès infantile
», les « hémorragies » liées à l’accouchement, etc.
* Au plan alimentaire, la liste des interdits paraît encore plus longue. Les éléments concernés
sont des légumes, des espèces animales, halieutiques, et des fruits. Pour le besoin de la cause,

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nous retenons seulement la rubrique des espèces animales et halieutiques. Cet interdit est
traduit par le fait que la gestante Akan ne doit nullement consommer la chair des animaux
comme le pangolin, la chauve-souris, l’éléphant, le lièvre, le lapin, les œufs, la tortue, le
singe, le silure, le mâchurion, le hareng, etc.
* Au plan relationnel, il est également proscrit à la femme en grossesse, de manger dans le
public, tirer l’eau du puits aux côtés des femmes non enceintes, prendre la douche tard la
nuit, etc.

2- Organisation Religieuse
La religion akan, ou religion des Akan, représente l'ensemble des croyances traditionnelles et
des pratiques religieuses du peuple Akan, dont le foyer se trouve au Ghana et dans l'est de la
Côte d'Ivoire. Cette religion est appelée Akom, d'après le terme okom, qui, en langue twi,
signifie « prophétie ». Les Akan se sont massivement christianisés au début du xxe siècle,
mais la religion traditionnelle reste pratiquée, souvent dans une forme syncrétique avec le
christianisme. Les Akan sont subdivisés en de nombreux sous-groupes, Ashanti, Akuapem,
Wassa, Abron, Agni, Baoulé, entre autres, et les pratiques religieuses varient beaucoup selon
les régions et les sous-groupes concernés.
À l'instar d'autres religions traditionnelles d'Afrique de l'ouest et centrale, telles le vaudou, la
religion Yoruba et l'Odinani (en) (la religion des Igbo), la cosmologie akan comprend un
dieu majeur et distant qui n'interagit pas avec les humains et plusieurs dieux mineurs
auxquels on peut s'adresser.
Anansi l'araignée est une figure majeure des contes traditionnels ashanti ; c'est un esprit
farceur, mais aussi une figure de sagesse, responsable de la création des hommes1. Il
ressemble à Legba, déité du vaudou ouest-africain

3. Organisation Politique
Les Akans sont généralement organisés en « royaumes ». La charge suprême – comme celle
des responsables de famille – est héréditaire, transmise par voie matrilinéaire. Elle est
exercée, en association, par une femme et homme. Les Akan se caractérisent aussi par leur
système de nomination lié aux jours de naissance.
L'organisation politique des Akan lagunaires repose en grande partie sur les classes d'âge
qu'ils ont su mieux organiser que les autres Akan (Adioukrou, Aky, Abour, bri). Le
calendrier des Akan lagunaires est basé sur une semaine de six jours. On les retrouve
naturellement à Abidjan, Agboville, Bingerville, Grand-Bassam, Dabou, Adiak, Grand-
Lahou, Orbaff, Ousrou, Dibremou, Memni, Alp.

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III- CARACTÉRISTIQUES COMMUNES AUX PEUPLES AKANS
Mis à part l’autodétermination, les critères aujourd’hui communs aux peuples akans sont les
suivants : la pratique de la succession matrilinéaire, c’est-à-dire l’héritage du pouvoir se
faisant à travers le neveu maternel ; l’usage d’un système particulier de prénoms masculins et
féminins basé sur le calendrier associé à un prénom issu du clan du père ; la monarchie où le
roi est un homme possédant un siège, un sabre royal et des poids à peser l’or ; il est secondé
par une puissante reine-mère ; des pratiques religieuses comme la fête de l’igname.
Peuvent être ainsi classés comme Akans les peuples suivants : les Adansi, Ahanta, Asante,
Atchan, Fante, Akwapem, Akyem, Nzima, Baoulé, Anyi, Abron, Abouré, Abbey, Ahafo,
Akwamu, Alladian, Avikam, Attie, Eotilé, Atchan, Adioukrou, Mbatto, Aowin, Egura,
Sefwi, Kwahu, Wassa, etc. Ces critères pris un à un ne sont toutefois pas exclusifs aux
Akans. Ainsi, des peuples jusqu’au Nigeria comme les Egun font usage du même système de
prénoms que les Akan ; toujours au Nigeria, on retrouve la fête de l’igname, notamment chez
les Igbos ; dans le royaume fon du Danxome, existait l’institution de la reine-mère ; des chefs
évhés du Togo possèdent aussi sabre et siège, etc.
Les Akans ne sont pas un peuple uni linguistiquement. D’après les études les plus récentes,
les populations dites « lagunaires », telles que les Atchan et Mbatto, parlent des langues plus
divergentes des langues des autres Akans, parfois classées comme plus proches des langues
parlées par les Guan que des langues des Akan dits « lagunaires ».

IV- FESTIVITE CHEZ LE PEUPLE AKAN

1. La fête des ignames


Selon la légende, l'igname serait originaire du Ghana et aurait été introduite en Côte d'ivoire
par le peuple akan lors de sa migration. Pendant la traversée de la grande foret, ce tubercule
fut utile pour lutter contre la famine.
La fête des ignames, qui marque la fin de l'année et le début de la nouvelle année ainsi que la
nouvelle récolte de l'igname est célébrée par tout le groupe akan et certains peuples de l'ouest
montagneux notamment les Toura. Pendant la colonisation et au début des indépendances,
cette célébration faisait l'objet d'un congé scolaire de trois jours pour permettre à tous les
concernés de se rendre dans leurs villages respectifs pour commémorer cette fete. La période
des festivité s'étend généralement d'aout à février selon le cycle de production de l'Igname.
Après une douche purificatrice, des sacrifices sont exécutés, une partie des offrandes sera
brulée tandis que l'autre sera partagée entre les différents participants comme symbole de
l'union des morts et des vivants. Durant les festivités, la consommation d'igname est donc

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interdite, rappelant ainsi que ce légume était jadis réservé aux rois et membre de la famille
royale. Certaines légendes racontent d'ailleurs que, dans les champs royaux des rois akan du
Ghana, les ignames étaient de d'or.
Ces réjouissances sont l'occasion de cérémonies fastueuses rythmées au son des tambours
royaux, des olifants et autres cors d'appel. Présidées par les rois parés d'or et des Nanans
(Grand chefs coutumiers) et autres hauts dignitaires revêtus de leurs plus beaux costumes
d'apparats, cette fête commémore ainsi la mémoire des ancêtres, des héros, des divinités et se
traduit par une purification dans la rivière sacrée des hommes, femmes et objet de culte.
Les Akan célèbrent deux fêtes des ignames dans l'année. La première, celle des ancêtres et
des divinités, ne concerne que les rois et les chefs de clan. La seconde, populaire et plus
grandiose, intéresse toute la population villageoise. La fête des ignames marque le début de
l'année nouvelle.

A- LE MARIAGE TRADITIONNELLE
Chez les Akan en général et les Agni et les baoulé en particulier, le mariage traditionnel se
déroule en deux étapes. Une première qu'on appelle le Kôkô qui est suivi du mariage
traditionnel. Certaines circonstances autorisent la célébration du mariage en une seule fois au
cours d'une cérémonie qui associera ces deux événements.

1. Kôkô
Le Kôkô correspond à la cérémonie de présentation du prétendant aux futurs beaux-parents.
Le Kôkô n’est rien d’autre que l’onomatopée sensée représentée les coups que l’on donne à
une porte lorsqu’on souhaite rentrer dans une maison. On demande ainsi la permission à la
famille de la jeune fille l’autorisation que le prétendu puisse venir lui rendre visite. A cette
occasion, une bouteille de liqueur est offerte, il s’agit généralement d’une bouteille de Gin.
Cette cérémonie autorise la fréquentation officielle de la jeune fille.
2. Le mariage coutumier
La cérémonie a lieu le matin dès le lever du jour. Une délégation du prétendant se rend chez
les parents de la promise. Le père du futur marié ou son représentant fait la demande en
mariage. Un frère du père de la mariée donne en mariage la fille.
Des talents d’orateurs sont demandés au porte-parole de la famille du jeune homme. Au
cours de cette cérémonie pendant laquelle les familles se font face, un émissaire est
également désigné ou choisi dans la famille de la jeune fille. Cet émissaire servira alors
d’avocat et défendra les droits du jeune homme. Après les salutations d’usage, le porte-
parole introduit la raison qui motive la venue de la famille. Un jeu s’installe dans le but de

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tester la patience du jeune homme et de sa famille afin d’évaluer sa détermination et sa
volonté d’épouser la promise. Il arrive qu’on fasse défiler les sœurs de la fiancée afin que le
jeune prouve qu’il connait bien sa fiancée. Elle apparait ensuite couverte d’un pagne. Elle se
découvre ensuite et son fiancé doit attester que c’est sa promise. Plusieurs dons en numéraire
et en nature sont effectués au cours de cette cérémonie :
* Liqueurs
6 bouteilles de liqueur (2 gins, 1 Rhum, 1 Martini, 1 Whisky et 1 Campari) sont offertes. Le
nom de boissons mentionnées est indicatif et peu varié. Voici la répartition des boissons :
- 1 bouteille de liqueur est retournée aux beaux-parents en guise de remerciement
- 1 ou 2 bouteilles de liqueur à l’assemblée en guise de remerciement. Ces bouteilles seront
consommées sur place au cours de la cérémonie.
- 1 bouteille de Rhum à la famille pour la maman de la mariée
- Le reste des bouteilles de liqueur est tenu à la disposition du père de la mariée ou de son
représentant légal.
* Dot en argent
Elle est de 6 060 FCFA repartis de la façon suivante : 6 000 francs pour le père et la famille
et 60 francs à rembourser en cas de divorce.
* Un sac de sel : pour les tantes de la mariée
* Un paquet d’allumette à distribuer à l’assemblée présente
On peut prévoir 5 000 F de part et d’autre en remplacement du paquet d’allumettes
* L’argent du couteau des frères de la mariée
Une libation est ensuite faite par le père de la mariée ou son représentant. Cette libation est
sensée unir les époux, remercier te recommander leur union aux ancêtres. La cérémonie de
libation est plus qu’un acte banal ou uniquement culture. Il exige certains protocoles qui sont
plus ou moins suivis. La libation se fait généralement sur la terre, elle boisson est versée dans
la terre et des paroles sont prononcées au fur et à mesure. Il est parfois imposé à celui qui fait
la libation de se déchausser et de descendre légèrement la pagne Kita qu’il a porté sur son
épaule. Cette libation se fait en présence des époux qui se font face. Après la libation, il est
demandé aux époux de s’accroupir et de déposer les mains dans la boisson qui a été versée et
de porter leurs mains sur leur front.
* L’argent de l’accolade entre les époux.

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Après la cérémonie de libation qui scelle le mariage, les époux se font des accolades.
L’époux remet alors de l’argent à son époux. Cette somme est laissée à la discrétion de la
mariée. Cette somme est remise à la mariée pour ses sœurs qu’elle quitte.
* Une somme d’argent
Cette somme est sensée compenser l’argent que les parents ont investi pour les soins et
l’éducation de la mariée. La remise de cette somme d’argent ne signifie pas l’achat de la
mariée mais montre la valeur de la femme.

V- ACTIVITES DU PEUPLE AKAN

1. Activités de revenues
Les Akan forestiers comme l’indique le nom sont des Akan qui habitent les régions
forestières du centre, de l’est et du sud de la Côte d’Ivoire. Ainsi ils profitent de ce bel atout
en cultivant des produits vivriers tels que la banane plantin, l’igname, le tarot, le manioc mais
ils possèdent aussi des plantations de produits industriels. Aujourd'hui les filles et fils de ce
peuple sont à l'origine de l'expansion et du développement agricole de la Cote d'Ivoire. Ils
occupent47 % des zones forestières dans les cultures industrielles comme le café, le cacao,
l'hévéa et le palmier à huile. De surcroit, les Akan forestiers exercent le commerce et d’autres
activités parallèles pour subvenir à leurs besoins.

2. Les activités économiques


Les principales activités socio-économiques sont l’agriculture et la pêche. L’agriculture
renferme les cultures pérennes : café, cacao, palmier à huile, hévéaculture, ananas. Les
cultures vivrières : l’igname, le manioc, la banane plantain, les légumes. La pêche occupe
surtout le sous-ensemble appelé Akan lagunaire : Ebrié, Abouré, Avikam, Appolonien.

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CONCLUSION
Les populations des côtes de l'or et quaqua ainsi que de leurs arrière-pays, ont été appelées
Akan. C'est à juste titre, car elles partagent des us et coutumes semblables, des institutions
politiques et sociales identiques, avec parfois des particularités locales qui écartent toute
hypothèse faisant référence à un emprunt.
Elles partagent une culture commune qui tire ses racines dans un héritage ancestral partagé.
Leurs multiples idiomes sur la base d'études linguistiques attestées, remontent à un même
substrat dialectal qui témoigne d'une origine commune. Sur le plan historique, leur espace a
été une aire de migrations tous azimuts, de peuplements complexes fruits d'événements liés
aux guerres, aux rivalités entre leurs composantes, aux actions de personnages ambitieux,
créateurs de chefferies, de royaumes ou d'États.
Grâce aux marchands du commerce à longues distances, l'aire des populations Akan sera un
véritable espace économique intégré qui transcende le commerce de relais et rend rentable
l'économie traditionnelle. Les Européens resteront confinés sur le littoral jusqu'à la deuxième
moitié du XIXe siècle, période pendant laquelle la confédération Asanté sera vaincue par une
coalition de chefferies du littoral de la côte de l'or.

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