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j Y L3-M1 – Exercices d’Analyse Complexe Yj

1. Nombres complexes
Exercice 1.
(1) Calculer | sin z|, | cos z| pour z ∈ C.
(2) Résoudre dans C : sin z = 0 cos z = 0, cos z = 2 & cos(3z) = i.
Exercice 2.
Pn
(1) Calculer Sn (z) = k=0 sin(kx).
(2) Soit  > 0. Montrer que la suite de fonctions (Sn )n est uniformément majorée sur l’in-
tervalle [, 2π − ]. L’est elle sur [0, 2π] ?

Exercice 3. Soient a1 , . . . , an ∈ C, montrer que


n
X 1 X
(1) Il existe J ⊂ {1, . . . , n} : aj ≥ √ |aj |.
j∈J
4 2 j=1
n
X
(2) Il existe x ∈ [0, 1] : 1 − aj e2iπjx ≥ 1.
j=1

Exercice 4. Dans le plan complexe, montrer que trois point a, b, c forment un triangle équila-
téral si, et seulement si
a2 + b2 + c2 = bc + ca + ab.
Exercice 5. Soient a, b, c trois nombres complexes de module 1, deux à deux distincts et tels
que a + b + c = 0. Montrer qu’ils sont les sommets d’un triangle équilatéral.
Exercice 6. Soient a, b deux nombres complexes de partie réelle négative ou nulle. Montrer
que
|ea − eb | ≤ |a − b|.

2. Equations de Cauchy-Riemann

z−α
Exercice 7. Soit pour |α| < 1, ϕα (z) := vérifier que ϕ(D) ⊂ D.
1 − αz
1 + z 
Exercice 8. Montrer que f (z) = exp est holomorphe sur C\{1} et bornée sur ∂D\{1}.
1−z
Est-elle bornée sur D ?
Exercice 9. (Cauchy-Riemann, opérateurs ∂ et ∂) Soit Ω un domaine de C.
(0). Si f = u + iv ∈ O(Ω), montrer que (f est constante) ⇐⇒ (u est constante) ⇐⇒ (v est
constante) ⇐⇒ ( f ∈ O(Ω)) ⇐⇒ (|f | est constante).
(1). Si f ∈ O(Ω), montrer que f 0 = ∂x f = i−1 ∂y f .
(2). Si f est de classe C 2 (au sens réel), montrer que 4∂∂f = ∆f .
1
2

(3). Si f, g ∈ O(Ω) : ∂∂ f g = f 0 g 0 . En déduire que si f1 , . . . , fn ∈ O(Ω) sont telles que




|f1 |2 + · · · + |fn |2 est constante sur Ω, alors chacune des fonctions fk doit être constante sur Ω.
(4). Si f, g ∈ O(Ω) sont telles que f + g ∈ R sur Ω, montrer qu’il existe c ∈ R tel que
f (z) = c + g(z) sur Ω.
(5). Déterminer toutes les fonctions f = u + iv ∈ O(Ω) telles que u2 + iv 2 ∈ O(Ω).
(6). Que dire de f = u + iv ∈ O(Ω) s’il existe a, b ∈ C? tels que au + bv soit constante sur Ω ?
(7). Si f est différentiable ( au sens réel) sur Ω montrer que ∂f = ∂f , et ∂ f = ∂f . Enfin,
f ∈ O(Ω) ⇐⇒ ∂f = 0 et f 0 = ∂f .
(8). Soit f ∈ O(Ω). On note Ω? := {z ∈ C : z ∈ Ω} et on pose f ? (z) := f (z), z ∈ Ω? . Montrer
que f ? ∈ O(Ω? ). Si Ω ∩ R 6= ∅ et f (Ω ∩ R) ⊂ R alors montrer que f (z) = f (z) pour tout z ∈ Ω.
Exercice 10. Soient R > 0, f, g ∈ O(DR := D(0, R)).
– On suppose que ∀z ∈ DR : g(z) 6= 0, f (z)g(z) ∈ R. Montrer qu’il existe c ∈ R telle que
f = cg sur DR .
– En déduire que |f | constante sur DR =⇒ f constante sur DR .
– Si ϕ(z) := f (z), g(z) := 2 f (z) + ϕ(z) , h(z) := 2i1 f (z) − ϕ(z) . Montrer que ϕ ∈ O(C),
1

exprimer la dérivée de ϕ en fonction de celle de f et montrer que f et g prennent des
valeurs réelles sur l’axe réel.
Exercice 11. Soient U un ouvert connexe non vide C, f, g ∈ O(U) telles que f + g ∈ R sur
U. Montrer qu’il existe c ∈ R tel que f + g = c sur U.
Exercice 12. (Logarithme complexe) Soit B := {z ∈ C : −π < Im(z) < π} et Ω := C\]−∞, 0].
(1). Montrer que l’application holomorphe z 7→ exp(z) induit un homéomorphisme E de B sur
Ω, dont l’homéomorphisme inverse L := E −1 est l’unique fonction holomorphe sur Ω vérifiant
L0 (w) = 1/w, w ∈ Ω et qui coincide avec la fonction logarithme usuelle sur ]0, +∞[. Cette
fonction sera notée log, c’est la détermination principale du logarithme complexe.
(2). Montrer que si z ∈ Ω, on a log(z) = ln |z| + i arg(z) où arg(z) est l’unique nombre réel
θ ∈] − π, π[ tel que z = |z|eiθ ( c’est la détermination principale de l’argument).
(3). Déterminer toutes les solutions de l’équation ez = w, w ∈ C.
(4). Soient z, z 0 ∈ Ω tels que zz 0 ∈ Ω.
• Montrer que log(zz 0 ) = log(z) + log(z 0 ) + 2ikθ où k ∈ Z
• Si a et b sont les déterminations principales des arguments respectifs de z et z 0 , montrer que
k = 0 si −π < a + b < π, k = −1 si −π < a + b et k = 1 si a + b > π.
(5). Soit x > 0.  
• Déterminer lim+ log(x + i) − log(x − i)
→0
• La fonction log se prolonge-t-elle continuement en des points de ] − ∞, 0[ ?
(6). Existe-t-il une fonction holomorphe F sur C \ {0} telle que F 0 (z) = 1/z pour tout z ∈
C \ {0} ?
Exercice 13. (Automorphismes de ∆)
z−α
(1). Soit α ∈ ∆. On pose ϕα (z) := . Montrer que ϕα réalise une bijection holomorphe
1 − αz
de ∆ dans lui-même et expliciter ϕ−1 α .
(2). Soit f : ∆ → ∆ une application holomorphe telle que f (0) = 0, f 0 (0) = 1. On veut montrer
que f (z) = z. Supposons au contraire que f (z) = z + ck z k + j≥k+1 aj z j avec ck ∈ C? .
P

(2.1). Montrer que |ck | ≤ 1.


(2.2). Montrer que f n (z) = f ◦ f ◦ · · · ◦ f (z) = z + nck z k + j≥k+1 aj,n z j , puis conclure.
P

(3). Soit f ∈ Aut(∆) := {f : ∆ → ∆ holomorphe, bijective avec f −1 holomophe}


(3.1). Montrer que f 0 ne s’annule pas dans ∆.
3

(3.2). On pose α = f (0) et g = ϕα ◦ f . Montrer que g ∈ Aut(∆) et vérifie g(0) = 0, g 0 (0) 6=


0. En déduire qu’il existe θ ∈ R tel que g(z) = zeiθ .
(3.3). En déduire qu’il existe β ∈ ∆ tel que f (z) = eiθ ϕβ (z).
z
Exercice 14. (Koebe) Soit |α| ≤ 1 et fα (z) = .
(1 − αz)2
(1). Montrer que fα est injective dans ∆.
(2). Décrire fα (∂∆) lorsque |α| = 1 et en déduire fα (∆).

3. Suites et séries de fonctions

zn X
Exercice 15. Soit gn (z) = , montrer que la série gn est normalement
(1 − z n )(1 − z n+1 ) n≥0
convergente sur tout compact de
(
z
D(0, 1) vers (1−z) 2
1
C \ D(0, 1) vers (1−z) 2

Exercice 16. Soit f ∈ O(D) telle que f (0) = 0. Montrer que la série n≥0 f (z n ) est norma-
P
lement convergente sur tout compact de D (on peut commencer par montrer que si 0 < r < 1
kf kDr |z|
et |z| ≤ r : |f (z)| ≤ .
r
P
Exercice 17. Soit f une fonction entière telle que pour tout a ∈ C le DSE f (z) = n≥0 cn (z −
a)n possède au moins un coefficient nul. Avec le théorème de Baire montrer qu’alors f ∈ C[z].
X
Exercice 18. Déterminer toutes les suites (un )n ∈ L1 (C) vérifiant pour tout k ≥ 1 : un 2−nk =
n≥1
0.
Exercice
X n 19. Vérifier que tous les points du cercle de convergence de la série entière f (z) =
2
z sont singuliers.
n≥0

4. Topologie de O(C), Montel....

Exercice 20. C = C ∪ {∞} est muni de sa topologie usuelle.


0) Soit P = ad z d + · · · + a1 z + a0 ∈ C[z], si d ≥ 1 montrer qu’il existe R > 0 tel que
1
|z| ≥ R =⇒ |P (z)| ≥ |ad z d |
2

en déduire que C[z] ⊂ O(C) ∩ C(C) .
Réciproquement, soit f ∈ O(C) ∩ C(C).
1) Montrer que si f (∞) = a ∈ C, alors f est constante.
2) On suppose f (∞) = ∞, et soit g(z) = f (z −1 ). Montrer que g est holomorphe sur C \ {0}
et que son éventuelle singularité à l’origine ne peut être essentielle.
3) En déduire que O(C) ∩ C(C) = C[z].
Exercice 21. Donnez une nouvelle démonstration du théorème de d’Alembert-Gauss basée
sur le théorème de l’application ouverte.
4

Exercice 22. (Problème famille normales - extrait exam. M1 03/97.)


Soient 0 ∈ U ⊂ Ω deux ouverts de C et (fn )n une suite de fonctions holomorphes sur Ω
convergeant uniformément sur U vers une fonction f telle que f 0 (0) 6= 0. On se propose de
démontrer le théorème de Carathéodory : Il existe V un ouvert tel que 0 ∈ V ⊂ U , W un
voisinage de f (0) et N ∈ N tels que pour n ≥ N :
– fn et f sont injectives sur V .
– W ⊂ fn (V ).
– fn−1 → f −1 uniformément sur W .
1) Montrer qu’il existe r > 0 tel que D(0, r) ⊂⊂ U et f injective sur U .
2) Montrer que f (C(0, r)) et f (D(0, 2r )) sont deux compacts disjoints.
3) Montrer qu’il existe un entier N1 (r) tel que pour n ≥ N1 (r) on ait fn (C(0, r)) ∩ f (D(0, 2r )) =
∅.
4) En déduire que ∀w ∈ f (D(0, 2r )), ∀n ≥ N1 (r), fn − w est sans zéros sur C(0, r), puis que
le nombre de zéros de fn − w dans D(0, r) est
fn0 (ζ)dζ
Z
1 r
Nfn (w) = , ∀n ≥ N1 (r), ∀w ∈ f (D(0, )).
2iπ C(0,r) fn (ζ) − w 2
5) Montrer qu’il existe un entier N2 (r) tel que pour n ≥ N2 (r) et w ∈ w ∈ f (D(0, 2r )) la
fonction fn − w s’annule exactement une fois sur D(0, r).
6) Montrer qu’il existe un entier N3 (r) tel que pour n ≥ N3 (r) : fn (D(0, 3r )) ⊂ f (D(0, 2r )).
7) En déduire que pour n ≥ N4 (r) := max(N3 (r), N2 ( 2r ) fn est injective sur D(0, 3r ) à valeurs
dans f (D(0, 6r )).
8) Montrer que V = D(0, 3r ) et W = f (D(0, 6r )) répondent à la question.
On peut admettre (où démontrer ) la formule des résidus :
zf 0 (z)dz
Z
−1 1
f (w) = , ∀w inf (D(0, r)).
2iπ C(0,r) f (z) − w
Exercice 23. (extrait exam. M1 04/1999). Soient Ω, ω deux ouverts non vides de C, avec Ω
connexe. On note
F = { f ∈ H(Ω) : f (Ω) ∩ ω = ∅ }.
Pour (fk )k ⊂ F, montrer que l’on est dans l’alternative suivante :
– ou bien (fk )k est normale dans H(Ω),
– ou bien (fk )k converge uniformément sur les compacts de Ω vers le point à l’infini.
(on pourra à partir de F construire une nouvelle famille qui elle est normale....) Le résultat
subsiste t’il si Ω n’est plus connexe ?
Exercice 24. Ω est un domaine de C,
1) Si E ⊂ Ω admet au moins un point d’accumulation dans Ω. Montrer que toute suite bornée
de fonctions holomorphes sur Ω simplement convergente sur E converge dans O(Ω). (Théorème
de Vitali-Stieljes ).
2) Soit (gn )n une partie bornée de O(Ω), montrer que les propriétes suivantes sont équiva-
lentes :
– La suite (gn )n converge dans O(Ω).
(k)
– ∃ c ∈ Ω : ∀ k ∈ N les suites (gn (c))n convergent.
– L’ensemble {z ∈ Ω tels que (gn (z))n converge } admet au moins un point d’accumulation
dans Ω.
5

Exercice 25. (Théorème d’Hurwitz) Soit Ω un domaine de C et (fn )n ⊂ O(Ω) qui converge
dans O(Ω) vers f .
1) Si f 6≡ 0, D(a, r) ⊂⊂ Ω vérifie f (z) 6= 0 sur | z − a | = r, montrer qu’il existe un entier
N tel que pour n ≥ N : fn et f ont le même nombre de zéros dans D(a, r).
2) Si fn , (n ≥ 1) est sans zéros sur Ω montrer que, soit f ≡ 0, soit f est sans zéros sur Ω.
3) a ∈ Ω et Ha désigne l’ensemble des fonctions holomorphes injectives sur Ω telles que
| f (z) | < 1, f (a) = 0. Montrer que Ha ∪ {0} est une partie compacte de O(Ω).
Exercice 26. Soit U = { z ∈ C : 0 <| z |< 1}, si f ∈ O(U) admet en z = 0 une singularité
essentielle on note pour n ≥ 1, et z ∈ U : gn (z) := f (2−n z) ∈ O(U). On va montrer que la
famille (gn )n n’est pas une famille normale :
1) Montrer qu’il existe une suite (zk )k ⊂ U, une suite d’entiers (nk )k ⊂ N telles que
1
> | z1 | > | z2 | > · · · , lim | zk | = 0 2−nk −2 ≤ | zk | < 2−nk −1 , lim f (zk ) = 0.
4 ∞ ∞

2) Conclure en raisonnant par l’absurde.


Exercice 27. Soit Ω un ouvert de C. Si une suite (gn )n ⊂ O(Ω) est simplement convergente
sur Ω montrer qu’il existe un ouvert dense Ω̃ ⊂ Ω tel que (gn )n converge dans O(Ω̃). (Théorème
d’Osgood).
Exercice 28. Soit Ω un ouvert de C et f ∈ O(Ω) telle que f (Ω) est compact dans Ω on
note (fn )n la suite des itérés de f . Montrer que ∩n≥1 fn (Ω) est compact dans Ω puis que (fn )n
converge dans O(Ω̃) vers une constante.
Exercice 29. Ω est un ouvert de C et z0 ∈ Ω. Soit f ∈ O(Ω) telle que f (z0 ) = z0 et
| f 0 (z0 ) | < 1.
1) Montrer qu’il existe r > 0 tel que D(z0 , r) ⊂⊂ Ω et pour 0 <| z − z0 |< r :
f (z) − f (z0 ) 1
| | < (1+ | f 0 (z0 ) |).
z − z0 2
2) En déduire que f (D(z0 , r)) ⊂ D(z0 , r), puis que la suite (fn := f ◦ f ◦ · · · ◦ f )n converge
uniformément sur D(z0 , r) vers la fonction constante z0 . Que dire de plus si Ω est un domaine
borné ?
Exercice 30. Ω = { z ∈ C : =m(z) > 0 }, si f ∈ O(Ω) ∪ L∞ (Ω) vérifie limy→0+ f (iy) = a ∈
C on
−1
pose fn (z) := f (zn ). Montrer que pour tout compact K ⊂ R?+ : limn→∞ supz∈K | fn (iy)−a |
= 0. En déduire que la seule valeur d’adhérence de (fn )n dans O(Ω) est la fonction constante
g ≡ a puis que (fn )n converge dans O(Ω) vers g.
Exercice 31. Soient
– − (αn )n une Psuite bornée non constante de nombres complexes.
– − f (z) = n≥0 cn z n une fonction entière telle que cn 6= 0, ∀n ∈RN.
– − µ une mesure complexe à support compact dans C telle que C f (αn z)dµ(z) =
0, ∀n ∈ N.
R
1) Pour w ∈ C on pose ϕ(w) = C f (wz)dµ(z), montrer que ϕ ∈ O(C).
2) Montrer que ϕ ≡ 0. R
3) En déduire que ∀n ∈ N : C z n dµ(z) = 0.
4) Enfin, si gn (z) := f (αn z) montrer que l’espace vectoriel engendré par les gn est dense
dans O(C).
6

Exercice 32. Soit Ω un domaine de C et F ⊂ O(Ω) une famille normale ne possédant pas
comme valeur d’adhérence dans O(Ω) la fonction constante g ≡ a. Montrer que pour tout
compact K de Ω on peut trouver un entier NK tel, que pour toute f ∈ F le nombre de zéros
dans K de z → f (z) − a ne peut exéder NK .(indic : sinon pour K fixé considérer une suite
(fk )k ⊂ F telle que pour tout k ≥ 0 le nombre zéros de fk − a dans K est ≥ k...)
Exercice 33. Soit Ω un ouvert non vide et distinct de C, a ∈ Ω \ Ω, r > 0 on pose si p ≥ 1 :
Ep = { f ∈ O(Ω) : ∀z ∈ D(a, r) ∩ Ω | f (z) | ≤ p }.
zn − a
1) Si (zn )n ⊂ Ω verifie limn zn = a on note pour f ∈ Ep : fn (z) = 2p + (f (z) − 2p).
z−a
Montrer que (fn )n converge vers f dans O(Ω), puis que Ep est d’intérieur vide dans O(Ω).
2) Montrer que Ep est fermé dans O(Ω).
3) En déduire que O(Ω) ∩ L∞ (Ω ∩ D(a, r)) est maigre dans O(Ω).
4) Si F := {f ∈ O(Ω) : ∃∆f domaine ⊂6= Ω : f ∈ O(∆f ) } et G := O(Ω) \ F , montrer
que F est maigre dans O(Ω) que G est non maigre et partout dense dans O(Ω) et enfin que
O(Ω) = G + G.

5. Formule de Cauchy

Exercice 34. (Cauchy)


|dz|
Z

(1). Montrer que 2
= , ∀ |a| < 1.
|z|=1 |z − a| 1 − |a|2
Z 2π
1 dθ a2 + b 2
(2). Pour 0 < a < b, montrer que iθ − b|4
= 2 − a2 )3
.
2π 0 |ae (b
Z 2π Z 2π
(3). Montrer que exp(eiθ )dθ = 2π = exp(eiθ − iθ)dθ.
0 0

Exercice 35. (Cauchy) Soient f ∈ O(C), R > 0, a, b ∈ C \ C(0, R) deux nombres complexes
distincts. Z
f (z)
(1). Calculer l’intégrale I(R) = dz.
C(0,R) (z − a)(z − b)
(2). En déduire que toute fonction entière bornée est constante (Liouville).
Exercice 36. (Cauchy) En intégrant f (z) = (z + a)−1 eiz , (a > 0) le long du carré
Z +∞ de sommets
sin(x)
0, R, R + iR, iR, (R > 0), puis, faisant tendre R vers +∞, montrer que dx =
Z +∞ −ax Z ∞ 0 x + a
e sin(x) π
2
dx et retrouver dx = .
0 x +1 0 x 2
Exercice 37. (Cauchy) Montrer que pour tout P ∈ C[z], c ∈ C, r > 0 :
Z
P (z)dz = 2iπr2 P 0 (c).
C(c,r)+

Exercice 38. (Cauchy) Soit f ∈ O(C). On suppose que f (eiθ ) = eiθ , ∀ θ ∈ [0, 2π], utilisez la
formule de Cauchy pour montrer que f (z) = z sur C. Donner une autre démontration plus
simple.
Exercice 39. Soit f ∈ O(D) vérifiant
c
∃ c > 0 : |f (z)| ≤ , ∀ z ∈ D.
1 − |z|
7

eiθ
Z
1 f (u)
Pour z ∈ D, considérons le chemin γ(θ) = z+(1−|z|) , θ ∈ [0, 2π]. Calculer du
2 2iπ γ (u − z)2
pour en déduire
4c
|f 0 (z)| ≤ , ∀ z ∈ D.
(1 − |z|)2
Z 2π
Exercice 40. Soit f ∈ O(C) vérifiant pour tout r > 0 |f (reiθ )|dθ ≤ r17/3 . Montrer que
0
f ≡ 0.
Exercice 41. Existe t’il f ∈ O(C? ) vérifiant
1
∀z ∈ C? : f (z) ≥ √ ?
| z|
Exercice 42. Soit a ∈ C de partie réelle > −1 et 0 < r < R. On désignera par Γ le polygône
orienté dont les sommets sont successivement r, R, R(1 + a), r(1 + a).
(1). Exprimer l’intégrale le long de ΓZ de f (z) := z −1 e−z .
+∞
e−t − e−(1+a)t t−1 dt = log(1 + a).

(2). En déduire la formule suivante
0
(3). En se ramenant à la question précédente par un changement de variable, calculer l’intégrale
+∞ a
t −1
Z
dt.
0 log(t)
Exercice 43. (le théorème de d’Alembert) Soient d ≥ 1, P (z) = ad z d + · · · + a1 z + a0 ∈ C[z], ΓR
le circuit orienté positivement contitué par le demi-cercle de C(0, R) situé dans Z le demi-plan
dz
{Im(z) > 0} et du segment [−R, R].On suppose P sans zéros sur C, calculer et
ΓR P (z)P (z)
conclure.

6. Liouville, Principe du maximum, zéros isolés

Exercice 44. Soit Ω un ouvert connexe de C et f ∈ O(Ω). Si Re(f ) possède un maximum ou


minimum local en un point a de Ω, montrer que f est constante (considérer g = exp(f )...)
Exercice 45. Soit a ∈ Ω ouvert connexe de C ; soit r > 0 tel que D(a, r) ⊂ Ω et f ∈ O(Ω). Si
f (D(a, r)) ⊂ R, montrer que f est constante.
Exercice 46. Soient f, g ∈ O(C) vérifiant ∀z ∈ C : |f (z)| ≤ |g(z)|. Montrer qu’il existe λ ∈ C
tel que f = λg.
Exercice 47. Si f ∈ O(D) est sans zéros sur D, montrer qu’il existe une suite (zn )n ⊂ D telle
que 
lim |zn | = 1 et f (zn ) n bornée.
n→+∞

1
Exercice 48. Existe t’il f holomorphe sur un voisinage de l’origine et telle que f ( ) =
2n
1 1
f( ) = pour tout n ≥ Nf ?
2n + 1 n
Exercice 49. Déterminer le nombre de zéros de Q(z) = z 7 − 2z − 5 situés dans le demi-plan
{ Re(z) > 0}.
8

Exercice 50. Soit f ∈ O(C) telle que lim |f (z)| = +∞.


|z|→+∞
– Montrer que f ne possède qu’un nombre fini de zéros z1 , . . . , zp de multiplicités m1 , . . . , mp ,
et montrer que
(z − z1 )m1 . . . (z − zp )mp
g(z) = ∈ O(C).
f (z)
– Montrer que |g(z)| ≤ c 1 + |z|m1 +···+mp sur C.

– En déduire que f ∈ C[z].
Exercice 51. Soit f ∈ O(C) telle que lim |f (z)| = +∞.
|z|→+∞
– Montrer que f ne possède qu’un nombre fini de zéros z1 , . . . , zp de multiplicités m1 , . . . , mp ,
et montrer que
(z − z1 )m1 . . . (z − zp )mp
g(z) = ∈ O(C).
f (z)
– Montrer que |g(z)| ≤ c 1 + |z|m1 +···+mp sur C.

– En déduire que f ∈ C[z].
Exercice 52. Soit f (z) = n≥0 an z n une fonction holomorphe sur le disque unité, si |f (z)| ≤
P
2003 pour |z| < 1. Est-il possible que a2004 = 2004 ?
Exercice 53.  dans C l’équation sin(z) = 0.
0) Résoudre
1
1) Soit f (z) = sin .
1−z
1.1) Quel est le plus grand ouvert Ω sur lequel f est holomorphe ?
1.2) Montrer que f possède une infinité de zéros dans Ω et que cet ensemble possède un
point d’accumulation dans C.
1.3) Ceci contredit-t-il le théorème des zéros isolés ? (justifiez votre réponse)

2) Soit f ∈ O(C) une fonction entière non identiquement nulle. On désigne par Z(f )
l’ensemble { z ∈ C : f (z) = 0} de ses zéros.
2.1) Donner un exemple d’une fonction f non constante telle que Z(f ) = ∅.
2.2) Donner un exemple d’une fonction f non constante telle que Z(f ) soit infini.
2.3) Soit f ∈ O(C) telle que Z(f ) soit infini. Montrer que pour tout R > 0 l’ensemble
ZR (f ) := Z(f ) ∩ { |z| < R} est fini.
2.4) Soit f ∈ O(C) telle que Z(f ) soit infini. Montrer que Z(f ) est dénombrable (indica-
tion : une réunion dénombrable d’ensembles dénombrables est toujours dénombrable......).
2.5) Soit f ∈ O(C) telle que Z(f ) soit infini. Soit (zn )n (cf 2.4) l’ensemble de ses zéros.
Montrer que limn |zn | = +∞.

7. Formule des résidus, Séries de Laurent

Exercice 54. L’objectif de cet exercice est de déterminer la valeur des intégrales de Fresnel
Z +∞ Z +∞
2
I= sin(t )dt & J = cos(t2 )dt
0 0

0) Montrer que les intégrales impropres I et J sont bien convergentes.


9

R 2
1) Déterminer pour tout R > 0, la valeur de l’intégrale γR
eiz dz où γR est le circuit :

R +∞ √
2
2) En déduire que (on rappelle 0
e−t dt = 2π )
Z √
iz 2 iπ π
I + iJ + lim e dz − e 4 =0
R→+∞ C
R
2
3) Montrer (faire une intégration par parties)
2
e−R
Z
iz 2 1 π
e dz ≤ + +
CR R 2R 4R

π
4) Et en déduire que I = J = √ .
2 2

z 2
Exercice 55. Soit f (z) = 1+z 4 . Déterminer le domaine d’holomorphie de f , ses points sin-

guliers, précicer leur nature et calculer les résidus de f en chacuns de ces points. Calculer
l’intégrale de f le long du lacet γR ci-dessous (R > 1)

t2 dt √π .
R
et en déduire que R 1+t4
= 2

Exercice 56. Déterminer le développement en série de Laurent de


f (z) = (1 − z)−1 e1/z
suivant les puissances de z dans les domaines C1 = {z ∈ C : |z| > 1} &
C2 = {z ∈ C : 0 < |z| < 1}.
1 1
Même question avec f (z) = 2
+ sur C1 = D, C2 = {z ∈ C : 1 < |z| < 3} et
1−z 3−z
C3 = {z ∈ C : 3 < |z|}.
Z +∞
dx
Exercice 57. Calculer par la méthode des résidus , (a > 0).
0 (x + 1)(x2 + a)
2

ExerciceZ58. Soient 0 < α < 1, γR (R > 1) le chemin reliant les points R, R+iR, −R+iR, −R.
eαz
Calculer z
dz pour en déduire
γR 1 + e
Z +∞ α−1
eαx
Z
x
I= x
dx et J = dx
R 1+e 0 1+x
Exercice 59. Soit f (z) = (1 + 2i)z(z − 1)−1 (2z − i)−1 . Déterminer le développement en série
de Laurent de f dans les domaines C1 = {z ∈ C : |z| < 1/2}, C2 = {z ∈ C : 1/2 < |z| < 1}
10

& C3 = {z ∈ C : 1 < |z|}. Alors, Z si a ∈ R?+ \ {1}, b ∈ R?+ \ {1/2} et γa,b : t ∈ [0, 1] 7→
a cos(2πt) + b sin(2πt) ; calculer f (z)dz.
γa,b

1
Exercice 60. Soit (an )n ∈ CN ∩ lX .
an
– Montrer que la série f (z) := converge normalement sur tout compact de C? .
n≥0
z − a n
?
– Montrer que f est méromorphe sur C X , préciser ses pôles et X
leur résidus.
n 1/n
1/n
– Montrer que R := sup |an | = lim sup ak = lim sup |ank | . Pour cela, consi-
n≥0 n→+∞ n→+∞
k≥0 k≥0
dérer le développement en serie de Laurent de f sur le complémentaire du disque D(0, R).
Exercice 61. En (par exemple) effectuant le changement de variables z = 1/w vérifier que
Z
1 dz 1 2
−1
= − 2
2iπ C(0,1/5)+ sin(z ) 6 π
z 11 dz
Z
1 1
Exercice 62. Montrer que 12 9 6 3
= . On pourra commencer
2iπ S+1 12z − 4z + 2z − 4z + 1 12
par localiser les racines du polynôme au dénominateur avec Rouché pour en déduire qu’on peut
tout aussi bien intégrer sur un cercle de rayon R > 1, puis conclure.
Exercice 63. 1) Soit f (z) = (z − 1)−1 exp(z −1 ), déterminer le développement en série de
Laurent en puissances de z de f dans C1 = {z ∈ C : |z| > 1} et C2 = {z ∈ C : 0 < |z| < 1}.
1 1
2) Même question avec f (z) = 1−z 2 + 3−z . et D = D(0, 1), C1 = {z ∈ C : 1 < |z| < 3}, C2 =

{z ∈ C : 3 < |z|}.
Z
1 dz 1 2
Exercice 64. Montrer que −1
= − 2.
2iπ C(0,1/5)+ sin(z ) 6 π
Exercice 65. Pour 0 < a < 1, on se propose de calculer par la méthode des résidus l’intégrale
eax
Z
Ia = x
dx.
R 1+e
Z r+2iπ ax
e ear
1) Pour r ∈ R, on définit l’intégrale Jr = dx. Vérifier que |J r | ≤ 2π , ∀r ∈
r 1 + ex |1 − er |
R? .
2) Soit R > 0 et γR le lacet formé par le bord orienté du rectangle de sommets −R, +R, R +
eaz
Z
2iπ, −R + 2iπ, calculer z
dz.
γR 1 + e
π
3) En déduire que Ia = .
sin(πa) Z ∞ a−1
x π
4) En déduire que pour 0 < a < 1 : dx = . Retrouver ce résultat en intégrant
0 1+x sin(πa)
a−1
g(z) = z1+z sur le contour ci-dessous (aprés avoir choisi une détermination convenable du
logarithme).
Z ∞
log(x) log(π) − 1
Exercice 66. Montrer que 2 2 2
dx = .
0 (x + π ) 4π 2
Z ∞ α
x log(x) π2
Exercice 67. Montrer que dx = .
0 x2 − 1 4 cos2 ( πα
2
)
11

1
Exercice 68. Soit (an )n ∈ CN ∩ Pl (N).an
1) Montrer que la série f (z) = n≥0 z−an est normalement convergente sur tout compact de
C . Montrer que f est méromorphe sur C? , préciser ses pôles et leurs résidus.
?

2) Montrer que
X X
R := sup |an | = lim sup | ank |1/n = lim sup |ank |1/n .
n n n
k≥0 k≥0

Exercice 69. Montrer que pour tout ζ ∈ C


1
Z 2π X  ζ n 2
2ζ cos(θ)
e dθ = .
2π 0 n≥0
n!

8. Lemme de Schwarz

Exercice 70. Soit f ∈ O(D) vérifiant f (0) = 0 et f (D) ⊂ D. On pose pour z ∈ D?


f (z) + f (−z)
g(z) =
2
– Montrer que g se prolonge holomorphiquement à D.
– Montrer que ∀z ∈ D : |g(z)| ≤ 1.
– En déduire que ∀z ∈ D : |f (z) + f (−z)| ≤ 2|z|2 .
On s’intéresse maintenant au cas d’égalité : supposons qu’il existe 0 < |z0 | < 1 tel que
|f (z0 ) + f (−z0 )| = 2|z0 |2 .
– Montrer qu’alors il existe h ∈ O(D) telle que
h(z) = −h(−z), ∀z ∈ D et ∃λ ∈ ∂D : f (z) = λz 2 + h(z) sur D.
– Montrer qu’alors |h(z)|2 ≤ 1 − |z|4 sur D et conclure.

9. Produits infinis

Exercice 71. Montrer que le produit infini


n
Y
f (z) = (1 + z 2 )
n≥1

converge normalement sur tout compact de D et que ∀ z ∈ D :


Y n 1
f (z) = (1 + z 2 ) = .
n≥1
1 − z

Exercice 72. Montrer que le produit infini


Y z2
f (z) = (1 − )
n≥1
n2
converge normalement sur tout compact de C. En considérant h(z) = zf (z) et la formule “bien
connue"
1 X 2z
πcotan(πz) = + , z ∈ C \ Z,
z n≥1 z 2 − n2
12

Y z2
établir la formule : sin(πz) = πz (1 − )
n≥1
n2

Exercice 73.
– Soit Ω un domaine de C, on suppose qu’il existe r > 1 rel que [0, r[⊂ Ω. S’il existe h ∈ O(Ω)
vérifiant la formule de duplication
1
2h(2z) = h(z) + h(z + )
2
1
dés que 2z, z, z + 2 ∈ [0, r[, montrer que h est constante (Lemme d’Herglotz).
– Sous les hypothèses précédentes, si pour g ∈ O(Ω) il existe ∈ C? tel que
1 1
g(2z) = cg(z)g(z + ) dés que 2z, z, z + ∈ [0, r[
2 2
bz b/2
montrer que g(z) = ae où 1 = ace .
– En déduire que si f ∈ O(C) est paire, si ses seuls zéros dans [0, 1] sont 0 et 1 et sont
simples et si elle vérifie
1
∃c ∈ C? : f (2z) = cf (z)f (z + ), ∀ z ∈ C,
2
alors f (z) = 2c sin(πz).
– Retrouver la formule établie dans l’exercice précédent, à savoir
Y z2
sin(πz) = πz (1 − 2 ), z ∈ C.
n≥1
n

Exercice 74. Sur la fonction de Weierstrass ∆(z) = zeγz n≥1 1 + ez/n e−z/n .
Q 

(1). Montrer que pour tout w ∈ C : |1 − (1 − Q w)ew | ≤ |w|2 . 


(2). En déduire que le produit infini H(z) = z n≥1 1 + ez/n e−z/n ∈ O(C).
z
(3). Montrer que ∀ z ∈ C : −H(z)H(−z) = sin(πz) et H(1) = e−γ où γ := limn 1 + 21 +
π
· · · + n1 − log n est la constante d’Euler.
(4). Avec la définition de la constante d’Euler γ montrer que pour p < q :
qn pn qn
X 1 q Y z Y z sin(πz) q 
lim = log( ) puis lim (1 − ) (1 + ) = exp z log( ) , ∀z ∈ C? .
n
k=pn+1
k p n
k=1
k k=1 k πz p

−γz z(z + 1) . . . (z + n) e−γz


(5). Montrer que H(z) = e lim = et π∆(z)∆(1 − z) = sin(πz)
n n!nz Γ(z)
Exercice 75. Soit (pP
n )n la suite croissante des nombres premiers. Montrer que la fonction zéta
de Riemann ζ(z) := n≥1 n−z est holomorphe dans le demi-plan Ω := {z ∈ C : re(z) > 1}.
Y −1
(1 − p−z . Déduire de ce qui précède que la série n≥1 p−1
P
Montrer que ζ(z) = n ) n diverge.
n≥1

10. Fonctions harmoniques, sous-harmoniques

Exercice 76. Soit u harmonique sur un ouvert Ω de C. Montrer que les dérivées partielles de
u sont harmoniques sur Ω.
Exercice 77. Soit f holomorphe sur un ouvert Ω de C à valeur dans un autre ouvert Ω0 . Si u
est harmonique sur Ω0 , montrer que u ◦ f est harmonique sur Ω.
13

Exercice 78. Soit (un )n une suite monotone de fonctions harmoniques sur un domaine Ω de
C, simplement convergente en au moins un point de Ω. Montrer que la convergence est uniforme
sur tout compact de Ω. (indic : on utilisera les inégalités de Harnack).
Exercice 79. 1) Soit (fn )n une suite de fonctions holomorphes sur un domaine Ω de C,
simplement convergente en au moins un point de Ω. Si la suite (<e fn )n converge uniformément
sur tout compact de Ω, montrer qu’il en est de même pour la suite (fn )n . (indic : on utilisera
la formule de Poisson).
2) Pour tout ouvert Ω de C on pose RH(Ω) = { <e f , f ∈, H(Ω) }. Montrer que RH(Ω)
est fermé dans C(Ω).
Exercice 80. A toute fonction scalaire f analytique sur le complémentaire d’un ensemble
localement fini S on associe sa transformée de Kelvin Kf définie par Kf (z) := f (z −1 ).
1) Montrer que Kf est holomorphe sur le complémentaire de S 0 = {0} ∪ { z −1 : z ∈ S}.
A quelle condition S 0 est-il localement fini dans C ? Cette condition étant remplie, dans quel
cas 0 est il point régulier de Kf ?
2) Soit g la somme de la partie singulière du developpement de Laurent de f autour d’un
point a de S. Montrer que Kg est, à une constante additive prés : si a 6= 0, la somme de la
partie singulière du developpemt de Kf autour de a −1 ; si a = 0, la partie entière de Kf .
3) Supposant que S ne rencontre pas le bord du disque unité D = D(0, 1) on note aj , 1 ≤
j ≤ m, les points de S ∪ D et gj la somme
Pm de la partie singulière du développement de Laurent
de f autour de aj . Montrer que f + j=1 (Kgj − gj ) est analytique sur un ouvert contenant D
et possède la même partie réelle que f sur la circonférence de D.
4) Appliquer ce que précède à la solution du problème de Dirichlet dans D pour une donnée
f de la forme x + iy 7→ A(x, y) où est rationnelle. (exemple : f (x + iy) = 16x12 +9 ).

11. Théorème de Runge

Exercice 81. Si Ω = D(0, 2)\D(0, 12 ). Montrer que la restriction au cercle unité de toute fonc-
tion holomorphe sur Ω est limite uniforme de polynômes trigonométriques. Indiquer plusieurs
méthodes.
Exercice 82. Si Ω = D(0, 1) et f ∈ C(Ω), montrer que f s’approche uniformément sur D par
des polynômes en z si et seulement si f ∈ O(Ω). (considérer fr (z) := f (rz)).
Exercice 83. Soit Ω = D(0, 1) \ D( 21 , 12 ). Montrer que Ω est simplement connexe, qu’il existe
une suite de polynomes en z qui converge uniformément sur tout compact de Ω vers f (z) =
(2z − 1)−1 mais que la convergence ne peut etre uniforme sur Ω tout entier.
Exercice 84. (enveloppes polynomiales ). Soit K ⊂ C un compact.
1) Montrer que C \ K ne possede qu’une composante connexe non bornée U et que U ∪ ∞ est
la composante connexe de S 2 \ K qui contient le point ∞.
2) Montrer que C \ U est compact et que pour tout a ∈ U il existe un voisinage V de C \ U
tel que C \ V soit connexe et V ∩ D(a, r) = ∅.
3) En déduire que pour tout a ∈ U il existe un polynome P tel que | P (a) | > k P kK .
(appliquer le théorème de Runge au compact (C \ V ) ∪ D(a, r) et à une fonction convenablement
choisie....)
4) Si G est une composante connexe bornée de C \ K montrer que ∀a ∈ G, ∀P ∈ C[z] : |
P (a) | < k P kK .
14

5) On appelle enveloppe polynomiale de K l’ensemble :


K̂ = { z ∈ C : | P (z) | ≤ k P kK ,
donner une CNS pour que K̂ = K et déterminer K̂ pour K compact arbitraire.
Exercice 85. Pour n ∈ N? on pose :
Ωn = z ∈ C : 2−n <| z | < 2n , arg(z) ∈]2−n , 2π − 2−n [

[ [
D(0, 2−n−1 ) z ∈ C : 2−n <| z | < 2n , | arg(z) | < 2−n−1

A l’aide de cette famille d’ouverts, construire une suite (Pn )n ⊂ C[z] telle que lim∞ Pn (z) =
0 ∀z ∈ C? , Pn (0) = 1. Peut on avoir uniforme convergence sur tout compact de C? ? Peut on
avoir convergence dominée sur le cercle unité ? (i.e. ∃ϕ ∈ L1 (T) : ∀n ≥ 1 | Pn (eiθ ) |≤ ϕ(eiθ )).
Enfin, trouver un ouvert Ω dense dans C pour lequel (Pn )n converge dans O(Ω), (c.f. exo 4,
feuille 1..).
Exercice 86. (théorème de Mittag-Leffler ) Soient Ω un ouvert de C, A ⊂ Ω sans points
d’accumulation dans Ω. A chaque α ∈ A on associe mα ∈ N? et la fraction rationnelle

X
Rα (z) = cj,α (z − α)−j .
j=1

Montrer qu’il existe une fonction méromorphe sur Ω admettant exactement pour pôles l’ensemble
A, et dont la partie principale en chaque α ∈ A est précisement Rα .P(indic. : si (Kn )n est une
suite exhaustive de compacts, An = A ∩ (Kn \ Kn−1 ) et Qn (z) = α∈An Rα (z), appliquer le
théorème de Runge aux fractions Qn pour construire la fonction méromorphe..)
Exercice 87. (un problème d’interpolation ) Soit Ω un ouvert de C et {zj }j ⊂ Ω une suite
discrète de points deux à deux distincts de Ω. Soit {nj }j ⊂ N? et enfin (aj,k )j≥1,0≤k≤nj −1 ⊂ C.
Montrer qu’il existe une fonction g ∈ O(Ω) telle que
g (k) (zj ) = k!aj,k , j ≥ 1, 0 ≤ k ≤ nj − 1.
Exercice 88. Soit Ω un ouvert de C, et ω un sous ouvert non vide de Ω. Montrer que les
propriétés suivantes sont équivalentes :
– O(Ω) est partout dense dans O(ω).
– Chaque composante connexe de C \ ω rencontre C \ Ω.
Exercice 89. (extrait exam. 04/1999). Pour n, m ∈ Z et N ∈ N on pose :

1 [ [
Kn,m = {z ∈ C : |z − n − im| ≤ }, KN = Kn,m , K = KN .
4 N =0
|n|≤N,|m|≤N
p
Et soit f : K → C la fonction définie par f (z) = |n| + |m| si z ∈ Kn,m .
1) Montrer que KN , N ∈ N et K sont simplement connexe.
2)Montrer que ∀N ∈ N, ε > 0 il existe un polynôme PεN tel que sup |PεN (z) − f (z)| < ε.
z∈KN
3) Montrer que pour tout C > 0 il n’existe pas de polynôme P tel que sup |P (z) − f (z)| < C.
z∈K
(on pourra si un tel P existe trouver une contradiction en étudiant sa croissance à l’infini....)
15

12. Applications conformes, théorème de Riemann

Exercice 90. (automorphismes de C) Soit ϕ une bijection holomorphe de C dans C.


1) Montrer que ϕ−1 est continue et que pour tout compact K de C, ϕ−1 (K) est compact.
2) Montrer que lim|z|→∞ | ϕ(z) | = ∞, et en déduire que ϕ à un pole à l’infini.
3) Montrer qu’il existe k ∈ N et C > 0 tels que | ϕ(z) |≤ C(1+ | z |k ), ∀z ∈ C. ? En déduire
que ϕ est un polynome de degré inférieur ou égal a K, et finalement que ϕ(z) = az + b avec
(a, b) ∈ C? × C.
Exercice 91. Appliquer conformément le demi-disque D = { z ∈ C : | z |< 1, =(z) > 0 } sur
le demi plan supérieur P = { z ∈ C : =(z) > 0 }.
Exercice 92. Appliquer conformément le secteur S = { z ∈ C : 0 < Arg(z) < π4 } sur le

disque unité de manière à ce que les points z1 = e 8 et z2 = 0 soient respectivement transformés
en 0 et 1.
Exercice 93. Soit Ω un ouvert de C et
B(Ω) = { f ∈ O(Ω), : |f (z)| ≤ 1 }.
Pour z0 , z1 ∈ Ω on pose
dΩ (z0 , z1 ) := sup{|f (z1 )|, f ∈ B(Ω), f (z0 ) = 0}.
1) Montrer que si Ω = C, alors dΩ (z0 , z1 ) = 0, ∀z0 , z1 ∈ Ω. Calculer dΩ (0, z) pour Ω = D(0, 1).
2) Montrer que ∀z0 , z1 ∈ Ω, ∃fz0 ,z1 ∈ B(Ω) telle que
dΩ (z0 , z1 ) = fz0 ,z1 (z1 ) et fz0 ,z1 (z0 ) = 0.
3) Si Ω est connexe, montrer que dΩ (z0 , z1 ) < 1. Soient Ω1 , Ω2 deux ouvert connexes tels qu’il
existe une bijection holomorphe ϕ : Ω1 → Ω2 .
4) Montrer que dΩ1 (z0 , z1 ) = dΩ2 (ϕ(z0 ), ϕ(z1 )). e. En déduire que si Ω est distinct de C et
simplement connexe, dΩ (z0 , z1 ) > 0, ∀z0 6= z1 dans Ω.
5) Si Ω = D(0, 1) déduire la forme explicite de dΩ (z0 , z1 ).
6) Soit r := dist(z1 , C \ Ω) et z10 ∈ D(z1 , 2r ), montrer que
2
|dΩ (z0 , z10 ) − dΩ (z0 , z1 )| ≤ |z1 − z10 |,
r
et en déduire que dΩ (z0 , .) est une fonction continue.

Exercice 94. Soit f une transformation conforme P du disque unité D sur un carré ouvert de
∞ n
centre l’origine vérifiant f (0) = 0. On note enfin n=0 an z un DSE de f au voisinage de
l’origine.
1) Pour z ∈ C on pose g(z) := f −1 (if (z)). Montrer que g est bien définie sur D et qu’il existe
α ∈ C de module 1 tel que g(z) = αz sur D.
2) Montrer que f (iz) = if (z) sur D. En déduire que an 6= 0 si n ≡ 1(4).
Exercice 95. Soient g et h des représentations conformes du disque unité D sur des ouverts
U et V de C ; on pose a = g(0), b = h(0). Soit f ∈ O(U ) vérifiant f (U ) ⊂ V .
1) En appliquant le lemme de Schwarz à l = h−1 ◦ f ◦ g montrer que pour 0 < r < 1 :

f g(D(0, r)) ⊂ h(D(0, r)).
2z
2) Vérifier que ψ : z 7→ z−1 est une transformation conforme de D sur {z ∈ C : <e z < 1}.
Dans la suite ρ > 0 et f ∈ O(U ) sont fixés. Pour 0 ≤ r < ρ on pose
Mf (r) := sup{| f (z) |, | z |≤ r}, Af (r) := sup{<e f (z), | z |≤ r}.
16

3) Etablir pour 0 ≤ r < R < ρ :


R−r 2r
Af (r) ≤ Af (0) + Af (R).
R+r R+r
4) On suppose f (z) 6= 0 sur D(0, ρ), montrer que pour 0 ≤ r < R < ρ on a :
R−r 2r
Mf (r) ≤ Mf (0) R+r Mf (R) R+r .
5) Soit (fn )n une suite de O(D) vérifiant 0 <| fn (z) | ≤ 1 sur D pour tout n ∈ N et telle que
lim fn (0) = 0. Montrer que la suite (fn )n tends vers 0 dans O(D).
Exercice 96. Soit Ω un domaine de C different de C, a ∈ Ω. On pose
F := { f ∈ O(Ω) : f (a) = 0, f 0 (a) = 1, f bornée sur Ω}.
1) Montrer qu’il existe une unique fontion g ∈ F injective et telle que g(Ω) soit un disque D
de centre 0. Dans toute la suite du problème R désignera le rayon de D.
2) On pose m := inf f ∈F supz∈Ω | f (z) | . On va montrer que g est le seul élément de F
vérifiant kgkΩ = m. (m est donc égal au rayon R de D). Si ϕ est la fonction inverse de g et
f ∈ F on pose Ψ = f ◦ ϕ, (Ψ ∈ O(D)).
3) Vérifier que Ψ(0) = 0, Ψ0 (0) = 1.
(n)
4) Si 0 ≤ r < R, on pose M (r) := sup|z|≤r | Ψ(z) | et cn = Ψ n!(0) . Montrer que
M 2 (r) ≤ r2 + | c2 |2 r4 + · · · + | cn |2 r2n + · · · ,
en déduire que
Mf2 ≤ r2 + | c2 |2 R4 + · · · + | cn |2 R2n + · · · ,
où Mf = supD | Ψ | = supΩ | f | . ? On suppose f 6= g montrer que Mf > R. Conclure.
Exercice 97. (démonstration de Koebe du th. de Riemann). Soit Ω un domaine simplement
connexe tel que 0 ∈ Ω ⊂6= D := D(0, 1). On désigne par r = r(Ω) := max{ρ > 0 : D(0, ρ) ⊂
Ω }, et si α 6= 0 par hα l’automorphisme de D echangeant 0 et α.

1) Soit a ∈ D \ Ω tel que |a| = r. Si ϕr := eiθ hb ◦ ◦ ha , montrer qu’un choix convenable de
θ réel et de b dans D donne ϕr injective de Ω dans D vérifiant ϕr (0) = 0, ϕ0r (0) = 21+r
√ > 1.
r
2) On construit alors une suite de domaines (Ωn )n conformes à Ω :
0 ∈ Ωn ⊂6= D : Ω0 = Ω, Ω1 = ϕr0 (Ω), · · · , Ωn+1 = ϕrn (Ωn )
où rn = r(Ωn ) . on pose enfin gn = ϕrn ◦ · · · ◦ ϕr0 . Montrer que la suite (gn )n est normale
dans O(Ω), calculer gn0 (0), montrer que rn → 1 puis que (gn )n converge vers la représentation
conforme h de Ω sur D vérifiant h(0) = 0 , h0 (0) > 0.
Exercice 98. (extrait exam. 04/1999) Soit Ω = {z ∈ C : |z − 2i | < 1, |z + 2i | < 1 }. Le but
de l’exercice est de trouver explicitement la représentation conforme f de Ω sur D = D(0, 1)
vérifiant f (0) = 0, f 0 (0) > 0.
1) Montrer que Ω est simplement connexe. √
2) Si C1 = { |z − 2i | = 1 }, C2 = { |z + 2i | = 1 }, P = − 23 ∈ C1 ∩ C2 , trouver l’angle entre
C1 et C2 au point P .
3) Trouver une application holomorphe bijective de Ω sur un secteur S = {z ∈ C : | arg(z)| <
α} et trouver α.
4) Trouver une application holomorphe bijective de S sur T = {z ∈ C : <e(z) > 0 }.
5) Trouver une application holomorphe bijective de T sur D.
6) Trouver l’unique application holomorphe bijective de Ω sur D = D(0, 1) telle que f (0) =
0, f 0 (0) > 0.
17

13. Quelques problèmes

Exercice 99. 1) Soit X un compact connexe non réduit à un point de C tel que C \ X
soit [Link] qu’il existe une bijection holomorphe ϕ de C \ X sur C \ D(0, 1)
telle que lim|z|→∞ ϕ(z)
z
existe.
2) Montrer que ϕ est unique si on impose la condition supplémentaire
ϕ(z)
lim > 0.
|z|→∞ z
(Indic : on peut supposer 0 ∈ X, et remarquer que l’application w 7→ w1 transforme C \ X
en un domaine simplement connexe inclus dans C et distinct de C.....).
3) On définit sur C la fonction ΦX par
ΦX (z) = 1 si z ∈ X, ΦX (z) = |ϕ(z)| sinon.
3-a) Montrer que ΦX est continue sur C.
3-b) Montrer que pour tout polynôme P , on a l’inégalité de Bernstein-Walsh :
deg P
|P (z)| ≤ kP kX ΦX (z) , ∀z ∈ C.
où kP kX est la norme sup. de P sur X.
(Indic : si deg P = n ≥ 1 on considérera la fonction P (z)(ϕ(z))−n qui est analytique-
ment prolongeable à C \ X....)
4) Soit f une fonction complexe définie et bornée sur X. Pour n ∈ N, Pn désigne
l’ensemble des polynômes de la variable complexe z de degré ≤ n. On pose enfin
ρn (f ) := { kf − P kX , P ∈ Pn }.
4-a) On se propose de montrer que pour tout n ∈ N, il existe Pn ∈ Pn tel que ρn (f ) =
kf − Pn kX . Dans la suite n ∈ N sera fixé.
– Montrer que pour tout k ∈ N, il existe Qk ∈ Pn tel que kf − Qk kX ≤ ρn (f ) + 2−k .
– Montrer que (Qk )k est une suite bornée dans O(C).
– Montrer que (Qk )k admet une sous-suite convergente dans O(C), si on désigne par
Pn sa limite montrer que Pn répond à la question.
1
– On suppose que ρ := lim sup(ρn (f )) n < 1.
n→∞
4-b) Montrer que f est la restriction à X d’une fonction analytique sur
Ωr = { z ∈ C : ΦX (z) < r }, avec ρ = r−1 .
(Indic : on considérera la série P0 + ∞
P
0 (Pn−1 − Pn )...). La réciproque non démontrée
ici, est vraie. Le tout constitue le célèbre Théorème de Bernstein-Walsh.
Exercice 100. Quelques notations P: dans tout ce problème R ∈ R?+ ∪ {+∞}, ER désigne l’en-
n
semble des séries entières f (z) = n≥0 an z de rayon de convergence ≥ R (E∞ est l’ensemble
des fonctions entières) ; enfin si R > 0 on note : DR := {z ∈ C : |z| < R}, DR := {z ∈ C :
|z| ≤ R}, CR := {z ∈ C : |z| = R} et D∞ := C.
On se fixe R dans R?+ ∪ {+∞}. Soient f ∈ ER , ω ∈ DR et |ω| < r < R
Z π
(1) Montrer que ∀n ∈ N : f (reit )e−int dt = 2πan rn .
−π
Z π
1 reit
(2) Montrer que f (ω) = it
f (reit )dt.
2π −π re − ω
18

r
(3) Montrer que |f (ω)| ≤ Mr (f ) (avec Mr (f ) = max{ |f (z)|, z ∈ Cr }). En considé-
r − |ω|
rant f p , p ∈ N? à la place de f en déduire que |f (ω)| ≤ Mr (f ).
(4) Qu’avez vous démontré ?
an ω n−1−j =: bj .
P
(1) Montrer pour j ∈ N la convergence de n≥j+1
1
(2) Montrer que bj = O( ) lorsque j tends vers +∞.
rj
(3) Montrer que le rayon de convergence de la série entière j≥0 bj z j est supérieur ou égal
P
à R.
(4) On pose alors pour z ∈ DR : g(z) = j≥0 bj z j . Vérifier que ∀z ∈ DR : (z − ω)g(z) =
P

f (z) − f (ω).

On suppose que f s’annule en p ∈ N? points z1 , . . . , zp deux à deux distincts dans DR \{0}.

(5) Montrer qu’il existe F ∈ ER vérifiant pour tout z ∈ DR : F (z) pj=1 (z−zj ) = f (z) pj=1 (r2 −
Q Q

zj z).
r2 − zj z
(6) Pour 1 ≤ j ≤ p et z ∈ CR \ {zj }pj=1 que vaut ?
z − zj
p
Y
(7) Montrer que Mr (f ) zj ≥ |f (0)|rp .
j=1

(8) On suppose que f (0) = f 0 (0) = · · · = f (k−1) (0) = 0, k ∈ N? . Montrer que


p
Y |f (k) (0)| p+k
Mr (f ) zj ≥ r .
j=1
k!

Soit f ∈ E∞ . Si f est nulle sur N et s’il existe 0 < c < e tel que Mr (f ) = O(cr ) lorsque r tends
vers +∞ montrer que f ≡ 0. (On pourra par exemple si f 6≡ 0 appliquer ce qui précède avec
k := min{i ∈ N : f i (0) 6= 0}, r = p, z1 = 1, . . . , zp = p puis faire tendre p vers +∞).)

Un théorème de Pólya : ici f ∈ E∞ .


Xn
• Majoration de (−1)k Ckn f (k) . Soient n ∈ N? et un réel r > n.
k=0

n!
(1) Décomposer en éléments simples la fraction rationnelle Rn (X) = .
X(X − 1) . . . (X − n)
+π n
n!f (reit )
Z
1 X
(2) Montrer que dt = (−1)n−k Cnk f (k).
2π −π (reit − 1) . . . (reit − n) k=0
n
X n!Mr (f )
(3) En déduire (−1)n−k Cnk f (k) ≤ .
k=0
(r − 1) . . . (r − n)

• Démonstration du théorème. on suppose maintenant que f vérifie f (N) ⊂ Z & Mr (f ) =


2r
o( √ ) lorsque r tends vers +∞. On va montrer qu’alors f est polynomiale, c’est le théorème
r
de Pólya.
19

(1) En choisissant r = 2n + 1 dans le paragraphe précédent, montrer qu’il existe N ∈ N tel


que
X n
∀n ≥ N : (−1)n−k Cnk f (k) = 0.
k=0
(2) Conclure. Pour cela vous pouvez utiliser le résultat suivant qui était établi dans la pre-
mière partie du problème : "Soit (uj )j une suite dans C. Il y a équivalence entre
   X i 
i−j j
∃ P ∈ Cn [X] tel que ∀ j ∈ N : P (j) = uj et ∀ i ∈ N : i ≥ n+1 =⇒ (−1) Ci uj = 0. ”
j=0

2r
L’exemple de f (z) = 2z montre que la condition asymptotique Mr (f ) = o( √ ) n’est
r
pas loin d’être optimale
Exercice 101.
Exercice 102.
Exercice 103.
Exercice 104.
Exercice 105.
Exercice 106.
Exercice 107.
Exercice 108.
Exercice 109.
Exercice 110.

25 avril 2008 Agrégation Interne de Mathématiques. Lassère Patrice : Laboratoire de Mathématiques


[Link], UMR CNRS 5580, Université Paul Sabatier, 118 route de Narbonne, 31062 TOULOUSE.
E-mail address: lassere@[Link]

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