Intégrales et Séries en Maths PSI
Intégrales et Séries en Maths PSI
Rémi Crétois
I Intégrale de Gauss
Q 1. La fonction t 7→ e−t est continue sur R+ . De plus, par croissances comparées, t2 e−t −−−−→ 0, donc
2 2
t→+∞
−t2 1
= o(1/t ) au voisinage de +∞. Or, la fonction t 7→ 2 est intégrable sur [1, +∞[, donc t 7→ e−t
2 2
e
t
Z +∞
e−t dt est bien convergente .
2
aussi par comparaison. Donc l’intégrale
0
e−(t +1)x
2 2
Q 2. Pour tout x ∈ R, la fonction t 7→ est continue sur [0, 1] par opérations. Donc la fonction
t2 + 1
f est bien définie sur R .
Soit x ∈ R : Z Z
e−(t +1)(−x) e−(t +1)x
1 2 2 1 2 2
f (−x) = dt = dt = f (x)
0 t2 + 1 0 t2 + 1
donc f est paire .
Z 1
1 π
Enfin, f (0) = 2
dt = [arctan(t)]10 , donc f (0) = .
0 t +1 4
e−(t +1)x
2 2
Q 5. Pour éviter les ennuis, on commence par remarquer que l’égalité est vraie pour x = 0 car f ′ (0) = 0
et g(0) = 0. Puis, pour x 6= 0, on pose u = xt :
Z x
′ −x2 2 du
e−u = −2e−x g(x) = −2g ′ (x)g(x)
2
f (x) = −2xe
0 x
1
CCS PSI MATHS2 Corrigé 2023 - Filière PSI
II Formule de Stirling
Q 8. Soit n ∈ N. La fonction t 7→ tn e−t est continue sur R+ et tn e−t = o(1/t2 ) au voisinage de +∞ par
1
croissances comparées. La fonction t 7→ 2 étant intégrable sur [1, +∞[, la fonction t 7→ tn e−t est
t
intégrable sur [0, +∞[ par comparaison. Donc In est bien définie .
Q 9. Soit n ∈ N. On réalise une intégration par parties : on pose u : t 7→ tn+1 et v : t 7→ −e−t qui sont
deux fonctions de classe C 1 de sorte que lim u(t)v(t) = 0 :
t→+∞
Z +∞ Z +∞ Z +∞
′ ′
In+1 = u(t)v (t) dt = [u(t)v(t)] − u (t)v(t) dt = (n + 1) tn e−t dt
0 0 0
Z +∞
donc In+1 = (n + 1)In . Comme I0 = e−t dt = [−e−t ]+∞
0 = 1, on a par récurrence immédiate,
0
pour tout n ∈ N, In = n! .
√
Q 10. Soit n ∈ N∗ . On effectue le changement de variable t = n + ny qui est C 1 bijectif strictement
√ t
croissant. On a y = − n + √ , donc
n
Z +∞
√ n −n−√ny √ √ n −n
Z +∞ n √
y
In = √ n + ny e ndy = nn e √
1+ √ e− ny
dy
− n − n n
Z
√ n n +∞ y n −√ny
∗
D’après la question précédente, on en déduit que pour tout n ∈ N , n! = n √
1+ √ e dy .
e − n n
√ p √
Q 11. Soit y ∈ R. Posons N = by 2 c + 1. Alors pour tout n ⩾ N , n ⩾ y 2 = |y|, donc − n ⩽ y. Ainsi,
pour tout n ⩾ N ,
y n −y√n √ √
fn (y) = 1 + √ e = en ln(1+y/ n)−y n .
n
√ √ √ √
Or, lorsque n tend vers +∞, n ln(1 + y/ n) − y n = n(y/ n − y 2 /2n + o(1/n2 )) − y n =
−y 2 /2 + o(1) −−−−−→ −y 2 /2. Ainsi, (fn ) converge simplement sur R et fn (y) −−−−−→ e−y
2 /2
par
n→+∞ n→+∞
continuité de l’exponentielle.
Q 12. La fonction q est continue sur ] − 1, 0[∪]0, +∞[ par opérations. De plus, au voisinage de 0, q(x) =
x − (x − x2 /2 + o(x2 )) 1 1 1
2
= +o(1) −−−→ . Donc q est prolongeable par continuité en 0 en posant q(0) = .
x 2 x→0 2 2
Q 13. Soit x > −1. La fonction u 7→ 1 + ux est continue et ne s’annule pas sur [0, 1], donc l’intégrale est
bien définie. De plus, si x 6= 0,
Z 1 Z
u 1 1 ux
du = du
0 1 + ux x 0 1 + ux
Z
1 1 1 + ux − 1
= du
x 0 1 + ux
Z
1 1 1 1
= − du
x x 0 1 + ux
1 1
= − 2 [ln(1 + ux)]10
x x
x − ln(1 + x)
=
x2
Z 1
1
Pour x = 0, q(0) = = u du.
2 0
Z 1
u
Donc ∀x > −1, q(x) = du .
0 1 + ux
u
Q 14. Soit −1 < x < y. Pour tout u ∈ [0, 1], −1 < −u < ux < uy, donc 0 < 1 + ux < 1 + uy et >
1 + ux
u
, donc q(x) > q(y) par croissance de l’intégrale. Ainsi, q est décroissante sur ] − 1, +∞[ .
1 + uy
Soit n ∈ N∗ et y ∈ R+ .
Si y = 0, alors l’inégalité est bien
vérifiée.
ln(fn (y)) y y
Si y > 0 alors 2
= −q √ ⩽ −q(y) car la fonction −q est croissante sur R+ et √ ⩽ y.
y n n
Donc ∀y ∈ R+ , fn (y) ⩽ e−y = e−y (1 + y) .
2 q(y)
√ √
Soit n ∈ N∗ et y ∈ R∗− . Alors, si y ⩽ − n, fn (y) = 0 ⩽ e−y /2 et si y > − n, alors fn (y) >
2
ln(fn (y)) y y2
0 et 2
= −q √ ⩽ −q(0) car −q est croissante sur R− . Donc ln(fn (y)) ⩽ − et
y n 2
∀y ∈ R∗− , fn (y) ⩽ e−y
2 /2
.
Q 15. Appliquons le théorème de convergence dominée :
— pour tout n ∈ N∗ , fn est continue par morceaux sur R et intégrable sur R (questions 8 et 10) ;
y2
— (fn ) converge simplement vers f : y 7→ e− 2 qui est continue sur R et intégrable sur R (question
1 et parité) ; (
(1 + y)e−y si y ⩾ 0
— pour tout n ∈ N∗ et y ∈ R, 0 ⩽ fn (y) ⩽ g(y) où g : y 7→ qui est une
e−y /2
2
si y < 0
fonction continue par morceaux sur R et intégrable au voisinage de +∞ (question 8) et de −∞
Z +∞ 1).
(question Z +∞ Z +∞ Z +∞
y n −y√n −y 2 /2
e−y /2 dy par
2
Donc √
1+ √ e dy = fn (y)dy −−−−−→ e dy = 2
− n n −∞ n→+∞ −∞ 0
parité.
y √ Z +∞ t2 √
En effectuant le changement de variable t = √ , cette limite vaut donc 2 2 e dt = 2π
2 0
d’après la question 7.
n! √ √ n n
D’après la question 10, on a donc √ n −
− −−−→ 2π et n! ∼ 2πn .
n ne n→+∞ n→+∞ e
Q 16. Pour tout n ∈ N∗ ,
un+1
wn = vn+1 − vn = ln
un
√ !
(n + 1)n+1 e−(n+1) n + 1n!
= ln √
nn e−n n(n + 1)!
√
(n + 1)n e−1 n + 1
= ln √
nn n
1 1
= −1 + n + ln 1 +
2 n
1 1 1 1 1
= −1 + n + − 2 + 3 +o
n→+∞ 2 n 2n 3n n3
1 1 1
= 2
− 2 +o
n→+∞ 3n 4n n2
1 1
= 2
+o
n→+∞ 12n n2
1
Donc wn ∼ . En particulier, (wn ) est positive à partir d’un certain rang et comme la série
n→+∞ 12n2
X 1 X
converge par critère de Riemann, la série wn converge aussi .
n2
an
Q 17. Comme an ∼ bn , −−−−−→ 1. Par définition de la limite, il existe n0 ∈ N∗ tel que pour tout
n→+∞ bn n→+∞
an an
n ⩾ n0 , − 1 ⩽ ε, donc 1 − ε ⩽ ⩽ 1 + ε. Ainsi, comme (bn ) est une suite de réels strictement
bn bn
positifs, ∀n ⩾ n0 , (1 − ε)bn ⩽ an ⩽ (1 + ε)bn .
X X
Q 18. La série (1 + ε)bn converge donc la série an converge par comparaison de séries à termes
positifs.
X
+∞ X
+∞ X
+∞ P+∞
ak
De plus, pour n ⩾ n0 , (1 − ε)bk ⩽ ak ⩽ (1 + ε)bk , donc ∀n ⩾ n0 , Pk=n
+∞ − 1 ⩽ ε.
k=n k=n k=n k=n bk
P+∞ X
+∞ X+∞
k=n ak
Ainsi, P+∞ −−−−−→ 1 donc ak ∼ bk .
k=n bk
n→+∞ n→+∞
k=n k=n
1
Q 19. Soit n ∈ N∗ . La fonction t 7→ est décroissante sur [n, n + 1], donc pour tout t ∈ [n, n + 1],
t2
Z n+1
1 1 1 1 1 1
2
⩾ 2 ⩾ 2
. Par croissance de l’intégrale, 2
⩽ 2
dt ⩽ 2 .
n t (n + 1) (n + 1) n t n
Z +∞
1 1
Q 20. Soit n ∈ N∗ . En sommant l’encadrement précédent, Rn+1 ⩽ 2
= dt ⩽ Rn , l’intégrale
n t n
étant convergente car 2 > 1.
1 1 1
Donc pour tout n ⩾ 2, ⩽ Rn ⩽ , et par encadrement, Rn ∼ .
n n−1 n→+∞ n
X 1
1 1
Q 21. Comme wn ∼ 2
, que la suite 2
est strictement positive et converge et
n→+∞ 12n 12n n∈N∗ 12n2
X
+∞
1
(wn ) est positive à partir d’un certain rang au moins, on a d’après la question 18, wk ∼ Rn .
n→+∞ 12
k=n
X
+∞
1
D’après la question 20, wk ∼ .
n→+∞ 12n
k=n
X
+∞
√
Q 22. On remarque que pour tout n ∈ N∗ , wk = lim(vk ) − vn . Or vk = ln(uk ) −−−−→ − ln( 2π)
k→+∞
k=n
√ 1 1
d’après la question 15. D’après la question 21, − ln( 2π) − vn = +o , donc vn =
n→+∞ 12n n n→+∞
√ 1 1
− ln( 2π) − +o .
12n n
1 −vn
√ 1 1
+o( n
√ 1 1 1 1
Enfin, =e = 2πe 12n ) = 2π 1 + +o . En posant qn = n √ −1− ,
un n→+∞ 12n n un 2π 12n
n n
√ 1 qn
on obtient donc qn −−−−−→ 0 et n! = 2πn 1+ + .
n→+∞ e 12n n
(S2n = 0) = {ω ∈ Ω : card{i ∈ J1, 2nK, Xi (ω) = 1} = card{i ∈ J1, 2nK, Xi (ω) = −1} = n}
[ \ \
= (Xi = 1) (Xi = −1)
I⊂J1,nK i∈I i∈I¯
card(I)=n
∗ 2n n n
On a donc bien ∀n ∈ N , an = p q .
n
Q 26. Pour tout n ∈ N∗ ert x ∈ R∗ ,
X
1 1
Donc d’après le critère de d’Alembert, la série numérique an x converge pour tout x ∈ − √ , √
2n
2 pq 2 pq
1 1
et diverge pour |x| > √ et le rayon de convergence est R = √ .
2 pq 2 pq
1
Q 27. Lorsque √ > 1, c’est-à-dire lorsque 4pq = 4p(1 − p) < 1 ou encore 4p2 − 4p + 1 = (2p − 1)2 > 0,
2 pq
1
donc lorsque p 6= , on a R > 1, donc A(1) a une valeur finie ;
2 √ 2n
1 4πn 2n 1 1 X 1
Pour p = , on utilise Stirling : an ∼ e
2n n
= √ . Or la série √ est divergente
2 n→+∞ 2πn n 4 πn n
X e
donc la série an diverge par comparaison des séries à termes positifs.
1
Ainsi, A(1) converge ssi p 6= .
2
+∞
X
1 2n 1 n
Q 28. Pour tout x ∈] − 1, 1[, √ = x (développement usuel).
1 − x n=0 n 22n
+∞
X
2n 1 1
Donc pour tout x ∈] − R, R[, A(x) = 2n
(4pqx2 )n et A(x) = p .
n 2
n=0 1 − 4pqx2
\
2k−1 \
+∞
Q 29. Soit n ∈ N∗ . Posons pour k ∈ N∗ , Rk = (Si 6= 0) ∩ (S2k = 0) et R0 = (Si 6= 0). La famille
i=1 i=1
(Rk )k∈N est un système complet d’événements. On applique la formule des probabilités totales :
X
+∞
an = P ((S2n = 0) ∩ Rk ). Or, lorsque k = 0 ou k > n, on a P ((S2n = 0) ∩ Rk ) = 0.
k=0
X
n
Donc an = P ((S2n = 0) ∩ Rk ). Or, pour tout k ∈ J1, nK, (S2n = 0) ∩ Rk = Rk ∩ (S2n − S2k = 0) =
k=1
X
2n X
2n
Rk ∩ ( Xi = 0). D’aprés le lemme des coalitions, Rk et ( Xi = 0) sont indépendants, donc
i=2k+1 i=2k+1
X
2n X
2n X
2n−2k
P (Rk ∩ ( Xi = 0)) = P (Rk )P ( Xi = 0) = bk P ( Xi = 0) en utilisant la propriété
i=2k+1 i=2k+1 i=1
admise dans l’énoncé.
X
n X
n
∗ ∗
Ainsi, on obtient ∀n ∈ N , an = bk an−k . Comme b0 = 0, on trouve donc ∀n ∈ N , an = bk an−k .
k=1 k=0
Q 30. On remarque que pour tout n ∈ N, 0 ⩽ bn ⩽ an donc le rayon de convergence de B est supérieur
ou égal à R. Donc pour tout x ∈] − R, R[,
!
X
+∞ X n X
+∞
A(x)B(x) = bk an−k xn = an xn
n=0 k=0 n=1
X
0
par produit de Cauchy et car bk a0−k = 0. Ainsi, pour tout x ∈] − R, R[, A(x)B(x) = A(x) − 1 .
k=0
A(x) − 1 1
Q 31. Pour tout x ∈] − R, R[, B(x) = =1− car A ne s’annule pas.
A(x) A(x)
p
Enfin, d’après la question 28, pour tout x ∈] − R, R[, B(x) = 1 − 1 − 4pqx2 .
p
Q 32. La fonction p 7→ 1 − 4p(1 − p) est définie pour 1 − 4p(1 − p) = (2p − 1)2 ⩾ 0 c’est-à-dire
pour tout réel p .
!
X
+∞ [
+∞
On remarque que B(1) = P (Rk ) = P Rk car l’union est incompatible.
k=1 k=1
X
Donc la série bn converge pour toute valeur de p ∈ [0, 1] .
\
+∞ [
+∞
Q 33. L’événement R0 = (Si 6= 0) = « le point ne revient jamais en 0 » a pour complémentaire Rk
i=1 k=1
X
+∞ X
+∞
qui est une union incompatible. Donc, P (R0 ) = 1 − P (Rk ) = 1 − bn .
k=1 n=0
1 p p
Lorsque p 6= , 1 ∈] − R, R[, donc P (R0 ) = 1 − B(1) = 1 − 4pq = (2p − 1)2 = |2p − 1|, d’où
2
P (R0 ) = |p − q| .
1
Prenons p = . Pour tout n ∈ N, on pose un : x 7→ bn x2n qui est une fonction continue sur [0, 1],
2 X X
positive et majorée par bn . Comme bn converge, la série un converge normalement sur [0, 1],
X
+∞ p X
+∞
n=0 bn x = lim 1 −
bn = lim sum+∞ 1 − x2 = 1. D’où P (R0 ) = 1 − bn = 0 = |p − q| .
n
donc
x→1− x→1−
n=0 n=1
IV Loi de l’arcsinus
Q 34. Remarquons que le nombre cherché est :
( )
X
n
Nn,x = card (ε1 , . . . , εn ) ∈ {−1, 1} : n
εk = x .
k=1
Si x ∈ J−n, nK, pour tout (ε1 , . . . , εn ) ∈ {−1, 1}n , en notant m = card{i ∈ J1, nK : εi = −1}, on a
Xn
n− εi = n − (n − m − m) = 2m qui est pair. Donc si n − x est impair, Nn,x = 0 .
i=1
X
n
De plus, pour tout (ε1 , . . . , εn ) ∈ {−1, 1} ,
n
εi ∈ J−n, nK, donc si x 6∈ J−n, nK, Nn,x = 0 .
i=1
Enfin, supposons que x ∈ J−n, nK et que n−x est pair. Pour choisir un n-uplet d’éléments de {−1, 1}
n−x
dont la somme fait x ∈ N∗ , il faut et il suffit de choisir x + = a coordonnées qui valent 1 et
2
n−x n
toutes les autres (il y en a ) valent −1. Donc Nn,x = .
2 a
1
Q 35. Comme dit dans l’énoncé, tous les chemins sont équiprobables de probabilité , on a compté les
2n
chemins qui mènent à (Sn = x) donc
n 1
P (Sn = x) = si x ∈ J−n, nK et n − x est pair et P (Sn = x) = 0 sinon .
a 2n
1
Q 36. On réutilise la question 23 et la variable Bn qui suit une loi binomiale de paramètres n et et telle
2
que Sn = 2Bn − n. En particulier, Sn prend des valeurs x ∈ J−n, nK telles que n + x est pair (ou de
n 1 n+x
façon équivalente n − x est pair). Pour un tel x, P (Sn = x) = P (Bn = a) = n
, où a = .
a 2 2
Q 37. On a une bijection entre les chemins du premier et deuxième type : à chaque chemin reliant (0, x)
à (n, y) passant au moins une fois par un point d’ordonnée 0, on associe le chemin obtenu à partir
de celui-ci en prenant la réflexion par rapport à l’axe des abscisses de la portion joignant (0, x) au
premier point d’ordonnée 0.
Réciproquement, un chemin de (0, −x) à (n, y) passe forcément par au moins un point d’ordonnée
0 (car x, y ∈ N∗ ) et on réalise la même réflexion.
Q 38. En effectuant la translation de vecteur (−1, −1), le nombre total de chemins joignant (1, 1) à (n, x)
est égal à Nn−1,x−1 .
D’autre part, en effectuant la translation de vecteur (−1, 0), le nombre de chemins joignant (1, 1)
à (n, x) en passant au moins une fois par l’axe des abscisses est égal au nombre de chemins de
(0, 1) à (n − 1, x) passant au moins une fois par un point d’ordonnée 0 et donc d’après la question
précédente, il est égal au nombre de chemins quelconques de (−1, 0) à (n − 1, x) qui est égal à
Nn−1,x+1 en faisant la translation de vecteur (0, 1).
Donc le nombre de chemins reliant (1, 1) à (n, x) sans jamais rencontre l’axe des abscisses vaut
Nn−1,x−1 − Nn−1,x+1 .
Q 39. Soit k ∈ N∗ . L’événement (S1 > 0) ∩ · · · ∩ (S2n−1 > 0) ∩ (S2n = 2k) correspond aux chemins
passant par (0, 0), (1, 1) puis joignant (2n, 2k) sans jamais rencontrer l’axe des abscisses. Il y en a
1
N2n−1,2k−1 − N2n−1,2k+1 qui sont tous equiprobables de probabilité 2n , donc
2
1 1 1
P ((S1 > 0) ∩ · · · ∩ (S2n−1 > 0) ∩ (S2n = 2k)) = N2n−1,2k−1 − 2n−1 N2n−1,2k+1
2 22n−1 2
1
= (P (S2n−1 = 2k − 1) − P (S2n−1 = 2k + 1))
2
d’après la question 35.
[
+∞
Q 40. Comme S2n ne prend que des valeurs paires, (S2n > 0) = (S2n = 2k), les événements étant
k=1
1 X
+∞
= P (S2n−1 = 2k − 1) − P (S2n−1 = 2k + 1)
2
k=1
1
P ((S1 > 0) ∩ · · · ∩ (S2n−1 > 0) ∩ (S2n > 0)) = P (S2n = 0)
2
P ((S1 > 0) ∩ · · · ∩ (S2n−1 > 0) ∩ (S2n > 0)) = P ((S1 < 0) ∩ · · · ∩ (S2n−1 < 0) ∩ (S2n < 0))
donc
P ((S1 6= 0) ∩ · · · ∩ (S2n−1 6= 0) ∩ (S2n 6= 0)) = P (S2n = 0)
X
2k+j
Or pour tout j ∈ J1, 2n − 2kK, S2k+j − S2k = Xi , donc (S2k+1 − S2k 6= 0) ∩ · · · ∩ (S2n − S2k 6= 0)
i=2k+1
X
2k+j
et (S2k = 0) sont indépendants. De plus, d’après l’énoncé (interprété largement) Xi et Sj ont
i=2k+1
la même loi, « donc », P ((S2k+1 6= 0) ∩ · · · ∩ (S2n 6= 0)) = P ((S1 6= 0) ∩ · · · ∩ (S2n−2k 6= 0)). Ainsi,
Q 43. On remarque que f est continue sur [0, 1], donc d’après le théorème sur les sommes de Riemann :
Z 1
1X
n−1
un = f (k/n) −−−−−→ f (t) dt.
n n→+∞ 0
k=0
k
Or pour tout k ⩽ bnαc ⩽ nα, on a ⩽ α, donc f (k/n) = f (α). De même pour k ⩾ bnβc + 1 ⩾ nβ,
n
k
on a ⩾ β et f (k/n) = f (β).
n
⌊nα⌋ ⌊nβ⌋
1 X X X
n
1 1 bnαc n − bnβc
Ainsi, un = f (k/n) + f (k/n) + f (k/n) = f (α) + f (β) +
n n n n n
k=0 k=⌊nα⌋+1 k=⌊nβ⌋+1
⌊nβ⌋
X 1 1 bnαc bnαc
√ √ . Or, pour tout n ∈ N∗ , α − ⩽ ⩽ α, donc −−−−−→ α et de même
k=⌊nα⌋+1
k n − k n n n n→+∞
bnβc
−−−−−→ β. D’où :
n n→+∞
⌊nβ⌋
X Z 1
1
√ √ −−−−−→ f (t) dt − αf (α) − (1 − β)f (β).
k=⌊nα⌋+1
k n − k n→+∞ 0
Z α Z 1
Comme f est constante sur [0, α] et sur [β, 1], f (t) dt = αf (α) et f (t) dt = (1 − β)f (β), et
0 β
⌊nβ⌋
X Z β
1
√ √ −−−−−→ f (t) dt.
k=⌊nα⌋+1
k n − k n→+∞ α
√
nπ 2n
Q 44. Pour tout n ∈ N, posons εn = 8n 1 − n et vérifions que εn −−−−−→ 1. En utilisant le
4 n n→+∞
raffinement de la formule de Stirling :
√ √ (2n)2n !
nπ 2 nπ e2n 1 + 24n 1
+ q2n2n
εn = 8n 1 − n 2n 2
4 2πn ne2n 1 + 12n
1
+ qnn
!
1
1 + 24n + q2n2n
= 8n 1 − 2
1
1 + 12n + qnn
1 1 1 1
= 8n 1 − 1 + +o 1−2 +o
24n n 12n n
1 1 1
= 8n 1 − 1 − + +o
6n 24n n
1 1
= 8n +o
8n n
= 1 + o(1).
εk
⌊nβ⌋
1 X 1 εn−k
= √ √ 1− 1−
π k n−k 8k 8(n − k)
k=⌊nα⌋+1
εn εn
Soit 1 > ε > 0. Comme −−−−−→ 0, prenons N ∈ N tel que pour tout n ⩾ N , 0 < 1 − ε ⩽ 1 − ⩽
8n n→+∞ 8n
1 + ε.
Comme bnαc −−−−−→ +∞ et n − bnβc ⩾ n(1 − β) − 1 −−−−−→ +∞, soit N ′ ∈ N tel que pour tout
n→+∞ n→+∞
n ⩾ N ′ , min(bnαc, n − bnβc) ⩾ N . Alors pour tout n ⩾ N ′ , et tout k ∈ Jbnαc + 1, bnβcK,
εk εn−k
(1 − ε) ⩽ 1 −
2
1− ⩽ (1 + ε)2
8k 8(n − k)
et ainsi,
εk εn−k
1− 1− − 1 ⩽ ε(2 + ε) ⩽ 3ε
8k 8(n − k)
d’où
⌊nβ⌋
X ⌊nβ⌋
X ⌊nβ⌋
X
1 2k 2n − 2k 1 1 1 1
− √ √ ⩽ 3ε √ √ .
4n k n−k π k n−k π k n − k
k=⌊nα⌋+1 k=⌊nα⌋+1 k=⌊nα⌋+1
⌊nβ⌋
X 1
La suite √ √ converge donc est bornée. Il existe donc M ∈ R+ tel que pour tout
k=⌊nα⌋+1
k n − k
n ⩾ N ′,
⌊nβ⌋
X ⌊nβ⌋
X
1 2k 2n − 2k 1 1
− √ √ ⩽ Mε
4n k n−k π k n − k
k=⌊nα⌋+1 k=⌊nα⌋+1
⌊nβ⌋
X ⌊nβ⌋
X
1 2k 2n − 2k 1 1
Ainsi, n − √ √ −−−−−→ 0 .
4 k n−k π k n − k n→+∞
k=⌊nα⌋+1 k=⌊nα⌋+1
(
bnαc + 1 si nα + 12 ⩽ bnαc + 1
Q 46. Pour tout n ∈ N∗ , on pose mn = . On vérifie alors que 2k ∈
bnαc + 2 sinon.
Jb2nαc + 1, b2nβcK ⇐⇒ k ∈ Jmn , bnβcK.
T2n
Ainsi, pour tout n ∈ N∗ , ∈ [α, β] = (T2n ∈ [2nα, 2nβ]) = (T2n ∈ Jb2nαc + 1, b2nβcK) =
2n
⌊nβ⌋
[
(T2n = 2k). D’après la question 42,
k=mn
X 2k 2n − 2k 1
⌊nβ⌋
T2n
P ∈ [α, β] =
2n k n − k 4n
k=mn
et d’après les questions 45 et 43, et en utilisant le fait que P (T2n = mn ) −−−−−→ 0, on trouve :
n→+∞
Z β
T2n 1 1
P ∈ [α, β] −−−−−→ p dt
2n n→+∞ π α t(1 − t)
2
Il ne reste plus qu’à calculer l’intégrale en posant t = u :
Z β Z √β
1 2
p dt = √ √ du = 2[arcsin(u)]βα
α t(1 − t) α 1−u 2
Ainsi,
T2n 2 p √
P ∈ [α, β] −−−−−→ arcsin( β) − arcsin( α) .
2n n→+∞ π
• • • FIN • • •