République Algérienne Démocratique et Populaire
Ministère de l’Enseignement Supérieure et de la Recherche Scientifique
Université Tahri Mohamed de Béchar
Faculté des ...............................
Spécialité .................
Titre :
Elaboré par : Diriger par:
Ben Taleb Ikhlas ……………
Année universitaire: 2021-2022
Plan de travail
INTRODUCTION
1. QU'EST-CE QUE L'HÉPATITE B ?
2. QUELLES SONT LES DIFFÉRENTES HÉPATITES VIRALES ?
3. L'HÉPATITE B EST-ELLE UNE MALADIE FRÉQUENTE ?
4. COMMENT ATTRAPE-T-ON L'HÉPATITE B ?
5. QUELS SONT LES SYMPTÔMES DE L'HÉPATITE B ?
6. COMMENT ÉVOLUE L'HÉPATITE B ?
7. COMMENT DÉPISTE-T-ON L'HÉPATITE B ?
8. QUI DOIT SE FAIRE DÉPISTER POUR L'HÉPATITE B ?
9. LA VACCINATION CONTRE L'HÉPATITE B
10. QUELS SONT LES TRAITEMENTS DE L'HÉPATITE B ?
CONCLUSION
LES REFERENCES
INTRODUCTION
L'hépatite B est une maladie du foie d’origine virale. Malgré la vaccination et les
progrès thérapeutiques, l'hépatite B, qui se transmet surtout par le sang et les rapports
sexuels, continue à circuler en France. Si l'infection ne guérit pas et devient chronique,
elle peut conduire à la cirrhose et au cancer du foie.
1. QU'EST-CE QUE L'HÉPATITE B ?
L'hépatite B est une maladie du foie causée par un virus qui se
transmet essentiellement par relations sexuelles ou par contact avec
du sang infecté. Cette infection est bénigne dans la plupart des cas.
Mais chez environ 10 % des personnes infectées, l'hépatite B
devient une infection chronique qui peut provoquer des troubles
graves, comme la cirrhose ou le cancer du foie. En France, on
estime que 280 à 300 000 Français sont atteints d’hépatite B
chronique, mais près de la moitié d’entre eux l’ignorent.
2. QUELLES SONT LES DIFFÉRENTES HÉPATITES VIRALES ?
Les hépatites sont une inflammation du foie. Elles sont le plus souvent d’origine virale,
mais elles peuvent également être causées par l’alcool, un médicament, une plante ou
un produit chimique. Les différentes hépatites d’origine virale sont distinguées par une
lettre de l’alphabet, en fonction du virus responsable : A, B, C, D et E. Selon leur mode
de contamination, on peut les classer en trois types :
hépatite d’origine alimentaire : les hépatites A et E ;
hépatite transmise par le sang et les relations sexuelles : les hépatites B et D ;
hépatite transmise par le sang : l'hépatite C. Elle peut se transmettre dans
certains cas lors de rapports sexuels où il y a saignement.
3. L'HÉPATITE B EST-ELLE UNE MALADIE FRÉQUENTE ?
Dans le monde, on estime à 2,5 milliards le nombre de personnes infectées ou qui ont
été infectées par le virus de l’hépatite B, soit une personne sur trois ! L’hépatite B est
la plus fréquente des hépatites virales. Actuellement, environ 350 millions de
personnes souffrent d’une hépatite B chronique, et l’on estime que les complications
cancéreuses de cette maladie provoquent un million de décès chaque année, faisant de
l’hépatite B la deuxième cause de mortalité par cancer après le tabac.
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En France, ce sont plus de trois millions de personnes qui ont été en contact avec le virus,
et l’on constate environ 5 000 nouvelles contaminations par an alors qu’il existe depuis
1982 un vaccin sûr et efficace. Les personnes les plus fréquemment touchées par
l’hépatite B sont les migrants provenant de pays où cette maladie est fréquente, les
usagers de drogue, les personnes séropositives pour le VIH/sida et les personnes qui ont
de nombreux rapports sexuels non protégés dans leur vie.
4. COMMENT ATTRAPE-T-ON L'HÉPATITE B ?
L’hépatite B est provoquée par un virus, le virus de l’hépatite B (VHB). Ce virus est
très contagieux : dix fois plus que celui de l’hépatite C et cent fois plus que celui
du VIH/sida. Cette caractéristique s’explique en partie par le fait que le virus de
l’hépatite B peut survivre pendant une semaine à l’air libre (donc sur les objets). De
plus, il est résistant à l’alcool.
Le virus de l’hépatite B se transmet par contact avec le sang d’une personne infectée
et ses sécrétions : le sperme, les sécrétions vaginales et le lait maternel.
Une personne non vaccinée peut être contaminée par :
une relation sexuelle (vaginale, anale ou buccogénitale) non protégée avec une
personne infectée. En tout début d’infection par l’hépatite B, le virus est présent
également dans la salive. Il existe alors un risque de transmission lors d’un baiser
profond.
le partage de matériel qui a été en contact avec le sang de la personne infectée :
objets de toilette (brosse à dents, rasoir, ciseaux, coupe-ongles, pince à épiler, etc.),
bijoux transperçants (piercing, boucle d’oreille), mais aussi matériel utilisé lors
d’injection ou d’inhalation de drogue : aiguille, seringue, coton, cuillère, paille, etc.
le contact direct avec le sang d’une personne infectée. Il n’y a actuellement plus
de risque de transmission de l’hépatite B par transfusion sanguine mais les
professionnels de santé ont un risque de contamination plus élevé (aiguilles,
seringues, intervention chirurgicale, dentisterie, etc.).
un tatouage, un piercing ou une séance d’acupuncture, s’ils sont réalisés sans
respecter les règles d’hygiène indispensables (matériel à usage unique ou stérilisé
selon les normes en vigueur).
l’accouchement ou l’allaitement, lorsque la mère souffre d’hépatite B. En France,
depuis 1992, le dépistage de l’hépatite B est obligatoire chez les femmes enceintes.
Des mesures spécifiques sont alors prises pour protéger le nourrisson.
Il n’y a pas de transmission du virus de l’hépatite B par l’eau, ni par les aliments, le
partage des couverts ou encore l’utilisation de toilettes communes. Les contacts
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physiques (poignées de main, bises, massages, etc.) ne transmettent pas le virus de
l’hépatite B.
5. QUELS SONT LES SYMPTÔMES DE L'HÉPATITE B ?
Après la contamination, la période d’incubation de l’hépatite B peut durer plusieurs
semaines. Ensuite, des signes de type grippe apparaissent pendant quelques jours puis
disparaissent. Dans 20 à 40 % des cas, des symptômes apparaissent ensuite : fatigue
importante, jaunisse, urines foncées, nausées, perte d’appétit, maux de ventre du
côté droit, et parfois démangeaisons. Cette phase dure quelques mois. Si, après 6 mois,
le virus de l’hépatite B est toujours présent dans le sang, on parle d’hépatite B
chronique.
Pendant les deux à trois mois qui suivent la contamination, la quantité de virus présent
dans l’organisme est très importante, même si la personne contaminée ne présente
aucun symptôme. Elle est donc contagieuse pour son entourage.
6. COMMENT ÉVOLUE L'HÉPATITE B ?
Dans la très grande majorité des cas (98 % des infections), l’évolution de
l’hépatite B est sans gravité. Neuf personnes sur dix vont éliminer le virus grâce à
leurs défenses immunitaires : elles guérissent spontanément et sont immunisées parce
qu’elles ont fabriqué des anticorps contre le VHB.
Chez 10 % des personnes infectées (15 % chez les hommes, 5 % chez les femmes),
le virus de l’hépatite B va rester dans le foie où il sera plus ou moins actif. Cette activité
entraîne une hépatite chronique. Les personnes dites « immunodéprimées », c’est-à-
dire dont les défenses immunitaires sont affaiblies (par exemple, chimiothérapie contre
le cancer, dialyse, VIH/sida), développent une hépatite chronique plus fréquemment
(40 % des cas).
Les personnes qui souffrent d’hépatite B chronique sont porteuses du VHB, en général
sans problème de santé particulier. Mais chez 20 % de ces personnes, des complications
apparaissent en l’absence de surveillance médicale et de traitement.
Les deux complications principales de l’hépatite B chronique sont la cirrhose du foie
(chez 20 % des personnes souffrant d’hépatite B chronique) et le cancer du foie (chez 2
% des personnes souffrant de cirrhose).
Dans les pays en voie de développement, les personnes atteintes d'hépatite B chronique
succombent à ces complications qui sont souvent diagnostiquées trop tard. Dans les pays
industrialisés, le dépistage précoce permet de mettre en place les traitements nécessaires
pour prévenir les complications de l'hépatite B.
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7. COMMENT DÉPISTE-T-ON L'HÉPATITE B ?
Habituellement, on dépiste une maladie infectieuse en cherchant, dans le sang de la
personne, les anticorps dirigés contre l’agent infectieux (virus ou bactérie). Si la
personne est ou a été infectée (ou si elle est vaccinée contre l’agent infectieux), elle
présente ces anticorps.
Dans le cadre de l’hépatite B, la présence d’anticorps indique bien que la personne a
été en contact avec le VHB, mais les choses sont plus complexes. En effet,
certains anticorps indiquent une absence de passage à la chronicité (le patient a
probablement éliminé le VHB), alors que d’autres anticorps peuvent indiquer que le
patient souffre d’une hépatite B chronique. Enfin, pour compliquer davantage les
choses, certaines personnes souffrent d’hépatite B chronique sans présenter
d’anticorps contre le VHB !
Pour confirmer son diagnostic, le médecin demande une recherche d’antigènes, c’est-
à-dire une recherche de certaines substances qui composent le virus de l’hépatite B
(antigène HBs, antigène HBe ou ADN viral). Si le patient souffre d’hépatite B aiguë ou
chronique, ce test est positif.
Si c'est le cas, le médecin fait alors effectuer des analyses pour évaluer l'état du foie :
prise de sang pour doser les transaminases (des enzymes qui sont produites en grande
quantité en cas de souffrance du foie) et examen du foie (échographie, scanner, IRM ou
prélèvement d'un tout petit fragment du foie pour analyse, un examen appelé
« ponction biopsie hépatique »).
8. QUI DOIT SE FAIRE DÉPISTER POUR L'HÉPATITE B ?
Un test de dépistage de l’hépatite B est obligatoire chez la femme enceinte et chez les
donneurs de sang. Il est également recommandé pour les personnes exposées au risque
de contact présent ou passé avec le virus de l’hépatite B :
les personnes ayant bénéficié d’une transfusion sanguine à la suite d’un accident,
d’une opération chirurgicale ou d’un accouchement avant 1992,
les personnes ayant des relations sexuelles non protégées avec plusieurs
partenaires,
l’entourage proche et les partenaires sexuels d’une personne porteuse de
l’hépatite B,
les personnes nées ou ayant vécu longtemps dans des pays étrangers où
les hépatites virales sont fréquentes,
les usagers de drogue qui ont partagé leur matériel d’injection ou d’inhalation («
sniff ») avec d’autres usagers,
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les personnes séropositives pour le VIH/sida ou ayant une infection sexuellement
transmissible,
les personnes ayant des tatouages ou des piercings,
les personnels de santé.
La prévention de l’hépatite B repose principalement sur le dépistage et la vaccination.
Le vaccin contre l’hépatite B qui existe depuis 1982 permet de prévenir efficacement la
maladie.
9. LA VACCINATION CONTRE L'HÉPATITE B
La vaccination contre l’hépatite B permet à l’organisme, à la suite de l’injection d’une
fraction du VHB, de produire des anticorps spécifiques. Elle se fait en trois injections
Depuis 1992, l’Organisation mondiale de la santé recommande la vaccination
des nourrissons et/ou des préadolescents à tous les pays (y compris les pays
industrialisés).
En France, la vaccination contre l’hépatite B a été introduite dans le calendrier vaccinal
en 1995. Dans le calendrier vaccinal 2018, elle est obligatoire pour les professionnels
de santé et les étudiants en filière médicale et paramédicale. Elle est également
rendue obligatoire pour tous les nourrissons nés après le 1er janvier 2018. L’intérêt
de la vaccination du nourrisson repose sur différents éléments :
bonne tolérance du vaccin contre l’hépatite B (les cas d’atteinte neurologique
évoqués après la vaccination chez des adolescents n’ont jamais été observés lors
de la vaccination chez l’enfant de moins de 2 ans) ;
bonne efficacité (la protection observée chez le nourrisson est plus élevée que
chez l’adulte) ;
la durée de protection contre le VHB est longue (>15 ans). Le taux de protection
du vaccin contre l’hépatite B est de 99 % s’il est effectué avant quinze ans. Cette
protection dure toute la vie si la vaccination est faite avant l’âge de vingt ans.
Le vaccin ne protège plus qu’à 60 % chez les personnes âgées de plus de 50 ans.
En France, la vaccination systématique contre l’hépatite B est également
recommandée :
dès la naissance pour les nouveau-nés dont la mère est porteuse du virus de
l’hépatite B,
pour tous les enfants et les adolescents avant l’âge de seize ans dans le cas où ils
n’auraient pas été vaccinés auparavant,
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pour les personnes à risque qui ne seraient pas vaccinées : usagers de drogue,
personnes vivant dans des pays où l’hépatite B est fréquente, personnes ayant de
nombreux partenaires sexuels, personnes souffrant d’autres maladies du foie, etc.
10.QUELS SONT LES TRAITEMENTS DE L'HÉPATITE B ?
Il n’y a pas de traitement spécifique de l’hépatite B aiguë (celle qui suit la
contamination). Le patient doit se reposer, manger des aliments peu gras et éviter toute
consommation d’alcool ou de médicaments qui pourraient se révéler toxiques pour un
foie déjà fragilisé par le virus de l’hépatite B. Il existe des médicaments indiqués dans
le traitement de l’hépatite B chronique. Mais la plupart des personnes atteintes
d’hépatite B chronique n’ont pas besoin de ces traitements médicamenteux. Un
suivi médical régulier suffit.
Lorsque le virus de l’hépatite B est très actif ou lorsque le foie montre des signes
d’inflammation ou de fibrose, le médecin envisage le recours aux traitements contre
le virus de l’hépatite B. Dans les formes graves d’hépatite B chronique, et en particulier
chez les personnes où elle est diagnostiquée très tard, une hospitalisation peut être
nécessaire pour traiter les symptômes, mettre en place un traitement et surveiller
l’évolution.
CONCLUSION
Le foie est fragilisé chez les personnes qui souffrent d’hépatite B chronique (mais
également à celles qui souffrent d’hépatite B aiguë), quelques mesures simples sont
conseillées :
Ne consommez pas d’alcool.
Demandez l’avis de votre médecin sur les médicaments que vous pouvez
prendre. De nombreux médicaments courants peuvent fatiguer le foie.
Essayez de cesser de fumer.
Faites attention à votre alimentation : le surpoids et l’obésité favorisent
l’apparition d’une cirrhose du foie.
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LES REFERENCES
Hépatite B, Vidal Recos, 08/2018
Hépatite B, OMS, 07/2018
Prise en charge des personnes infectées par les virus de l’hépatite B ou de l’hépatite
C, Ministère des solidarités et de la santé, 2014
Guide sur les hépatites, SOS hépatites, 2012
Aide-mémoire hépatite B, Santé publique France, 10/2009