République Algérienne Démocratique et Populaire
Ministère de l’Enseignement Supérieure et de la Recherche Scientifique
Université Tahri Mohamed de Béchar
Module : ……………………….
Titre :
Elaboré par :
…………
Année universitaire: 2021-2022
PLAN DE TRAVAIL
1-INTRODUCTION
2-HISTORIQUE
3-Définition de la norme ISO
4-Les différents types de normes ISO
5-PRÉSENTATION DE l'ORGANISATION ISO
6-STRUCTURATION L'ISO
7-ÉLABORATION DES NORMES ISO
8-LA NORMALISATION EN ALGERIE
BIBLIOGRAPHIE
1-INTRODUCTION
Les normes sont souvent perçues plus comme des contraintes que comme des outils venant
en appui de la diffusion de l’innovation et des bonnes pratiques, de l’accès aux marchés
mondiaux ou de réponse aux exigences du développement durable. Elles établissent sur une
base volontaire les règles, les pratiques, les métriques ou les conventions utilisées dans les
sciences, la technologie, le commerce et l’ensemble de la société.
Le spectre de questions traitées par les normes est très vaste : - termes et définitions, - codes et
nomenclatures, - formatage et échange de données, - dimensions, - interopérabilité physique ou
numérique, - méthodes de mesures et d’essais, - conditions et critères de sécurité, de qualité des
produits et des services, - normes de management, - pratiques d’évaluation de la conformité ou,
plus récemment, - normes traitant de la responsabilité sociétale des entreprises et du
développement durable.
Le champ d’application des normes recouvre toutes les questions économiques,
environnementales et sociales. Les normes ont un impact direct sur la diffusion de l’innovation
et sur les relations commerciales, sur la protection de l’environnement comme sur le
consommateur, le patient et le travailleur.
Les normes sont les outils incontournables et finalement stratégiques que se doit de prendre en
compte toute entreprise commerciale voulant assurer sa compétitivité, son accès aux marchés,
et donc, au final, sa pérennité.
2-HISTORIQUE
En 1912, l’American Institute of Electrical Engineer (aujourd'hui l'IEEE - Institute of Electrical
and Electronics Engineers) invita les autres instituts professionnels (American Society of
Mechanical Engineers, l'ASME, American Society of Civil Engineers, l'ASCE, American
Institute of Mining and Metallurgical Engineers, l'AIMME, American Society for Testing
Materials, l'ASTM) à se réunir afin d'établir une organisation nationale apte à définir des
standards industriels communs. Six ans plus tard, le 19 octobre 1918, l’American Engineering
Standards Committee, l'AESC était créée, en tant que coordinateur national américain du
processus de standardisation. Son rôle était de lutter de manière impartiale contre les
imprécisions en matière de conception et de niveau d'acceptabilité des produits et matériels. Les
départements américains de la Guerre, de la Marine et du Commerce se joindront cette année-
là aux cinq organismes fondateurs. La première norme américaine en matière de sécurité
(American Standard Safety Code) fut approuvée en 1921 et visait la protection des yeux et têtes
des travailleurs industriels. En 1928, l'AESC prit le nom d'ASA : American Standards
Association. Dès le début de la Seconde Guerre mondiale, l'ASA développa les standards
militaires (War Standard Procedure) pour cadrer la production américaine dans le cadre de
l'effort de guerre (on parlait alors de military standards). Au niveau international, en 1926,
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l'AESC fut animatrice du mouvement orchestré par l'anglais Charles Le Maistre (Secrétaire
général de la CEI) qui conduisit à la création de l’International Standards Association, l'ISA.
C'était une fédération rassemblant les instituts de normalisation non gouvernementaux d'une
quinzaine de pays, pour l'essentiel européens, avec la participation de l'AESC pour les États-
Unis et celle du Japon. L'ISA, très active dans les années 1930, dut malheureusement cesser
son activité au début de la guerre. L'Association Française de Normalisation, l'AFNOR, créée
en 1926, y joua un rôle très actif. L'ISA adopta ainsi sur proposition française la première norme
internationale sur les nombres normaux. En 1946, juste après la fin de la Seconde Guerre
mondiale, l'ASA et l'AFNOR, la BSI britannique, participèrent à Londres avec les instituts de
normalisation de 22 autres pays à la création de l'Organisation Internationale de Normalisation
(ISO). Elle fut officiellement créée le 23 février 1947. L'ISO succédait à l'ISA et à l'UNSCC,
organisation mise en place par les alliés pendant la guerre. La dénomination « ISO » a été
retenue en 1946 en tant qu'initiales d’International Organization for Standardization, mais le
nom d'ISOa été choisi en raison de sa similitude avec le mot grec ίσος / iso, signifiant égal.
3-Définition de la norme ISO
Normalisation
Une norme est un document officiel réalisé par un organisme agréé. La normalisation est la
rédaction de ces normes. Les établissements qui rédigent les normes sont appelés organisme
de normalisation.
Les plus connus sont :
Afnor,
CEN,
OASIS,
et bien sûr ISO.
Norme
D'après l'ISO, International Organization for Standardization, la définition officielle de la
norme est la suivante :
La norme doit impérativement :
Lister les méthodes pour reproduire un produit ou un service,
Être reconnue par les professionnels du milieu concerné.
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4-Les différents types de normes ISO
Types de normes Rôle des normes
Normes fondamentales Réglementent les sigles, symboles et la terminologie.
Renseignent sur les caractéristiques et les performances que
Normes de spécifications
l'on peut attendre d'un produit ou d'un service.
Normes d'analyses et Renseignent sur les tests à effectuer avant la sortie d'un
d'essais produit ou d'un service.
Concernent le management de la qualité et le process
Normes d'organisation
qualité.
5-PRÉSENTATION DE l'ORGANISATION ISO
Parce que le nom « Organisation internationale de normalisation » aurait donné lieu à des
abréviations différentes selon les langues (« IOS » en anglais et « OIN » en français), ses
fondateurs ont opté pour un nom court, universel : ISO. Ce nom est dérivé du grec isos,
signifiant « égal ». Quel que soit le pays, quelle que soit la langue, la forme abrégée du nom de
l’organisation est par conséquent toujours ISO L'Organisation internationale de normalisation
(International Organization for Standardization), ou ISO est un organisme de normalisation
international composé de représentants d'organisations nationales de normalisation de 158 pays.
Cette organisation créée en 1947 a pour but de produire des normes internationales dans les
domaines industriels et commerciaux appelées normes ISO. Elles sont utiles aux organisations
industrielles et économiques de tout type, aux gouvernements, aux instances de réglementation,
aux dirigeants de l’économie, aux professionnels de l’évaluation de la conformité, aux
fournisseurs et acheteurs de produits et de services, dans les secteurs tant public que privé et,
en fin de compte, elles servent les intérêts du public en général lorsque celui-ci agit en qualité
de consommateur et utilisateur. Le secrétariat central de l'ISO est situé à Genève, en Suisse. Il
assure aux membres de l'ISO le soutien administratif et technique, coordonne le programme
décentralisé d'élaboration des normes et procède à leur publication. L'ISO est le plus grand
organisme de normalisation au monde. C’est une organisation non gouvernementale
représentant un réseau d’instituts nationaux de 158 pays, selon le principe d’un membre par
pays.
6-STRUCTURATION L'ISO
Comporte 157 membres. Il y a trois différentes catégories de membres :
• le comité membre de l'ISO : l'organisme national « le plus représentatif de la
normalisation dans son pays » ;
• le membre correspondant pour les pays qui n'ont pas encore d'organisme
national représentatif ;
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• le membre abonné pour les pays dont l'économie est limitée. Des accords ont été
passés avec les Comités de normalisation Européen (CEN) afin de créer une
sorte de pacte de "non-agression" entre les deux entités concurrentes et d'éviter
des normes redondantes.
Pour les pays francophones, les membres sont : l'AFNOR pour la France (Comité membre),
l'IBN (Belgique) (Comité membre), le SNV (Suisse) (Comité membre), le CCN (Canada)
(Comité membre), etc. L'ISO coopère avec la Commission électrotechnique internationale
(CEI), responsable de la normalisation d'équipements électriques. La marque concrète la plus
importante de cette coopération a été, au milieu des années 1980, la création du Comité
Technique Commun sur les technologies de l'information (JTC1) qui a réuni la compétence
matérielle détenue par la CEI et la compétence logicielle détenue par l'ISO. Le JTC 1 est le
producteur de la plus grande partie des normes concernant l'informatique.
7-ÉLABORATION DES NORMES ISO
Les normes font l'objet d'un processus d'élaboration complexe qui se déroule en cinq phases[8]
: 1. Proposition ; 2. Préparation ; 3. Comité ; 4. Enquête ; 5. Approbation. Les normes ISO sont
élaborées par des groupes d’experts au sein de comités techniques (CT). Ces CT rassemblent
des représentants de l’industrie, des organisations non gouvernementales, des gouvernements
et d’autres parties prenantes qui sont proposés par les membres de l’ISO. Chaque CT se
consacre à une question spécifique. Pour ce qui est de l’agriculture, par exemple, il existe des
comités dont les travaux portent sur les matériels agricoles, l’irrigation, les engrais ou
l’électronique en agriculture..
8-LA NORMALISATION EN ALGERIE
8-1-L’INSTITUT ALGÉRIEN DE NORMALISATION (IANOR)
PRÉSENTATION. L‘Institut Algérien de Normalisation (IANOR )
a été érigé en établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) par Décret
Exécutif n° 98-69 du 21 Février 1998 modifié et complété par le Décret exécutif Décret
exécutif n° 11-20 du 25 janvier 2011. Il est chargé de :
1. la centralisation et la coordination de l’ensemble des travaux de normalisation
entrepris par les structures existantes et celles qui seront créées à cet effet.
2. l’adoption de marques de conformité aux normes algériennes et de labels de qualité
ainsi que la délivrance d’autorisation de l’utilisation de ces marques et le contrôle
de leur usage dans le cadre de la législation en vigueur.
3. la promotion de travaux, recherches, essais en Algérie ou à l’étranger ainsi que
l’aménagement d’installations d’essais nécessaires à l’établissement de normes et
à la garantie de leur mise en application.
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4. la constitution, la conservation et la mise à la disposition de toute documentation
ou information relative à la normalisation.
5. l’application des conventions et accords internationaux dans les domaines de la
normalisation auxquels l’Algérie est partie.
6. assure le secrétariat du Conseil National de la Normalisation (CNN) et des Comités
Techniques de Normalisation.
7. L’Institut Algérien de Normalisation est en outre le point d’information algérien
sur les Obstacles Techniques au Commerce (OTC) et ce conformément à l’accord
OTC de l’Organisation Mondiale du Commerce.
BIBLIOGRAPHIE
Management du risque. Approche globale. AFNOR. 2002. (ISBN 2-12-169211-8)
http://portailgroupe.afnor.fr/v3/pdf/officiel_normes.pdf [archive] L'officiel des normes],
avec informations sur les normes nouvelles, normes annulées, projets de normes à l'enquête
probatoire.
Pierre Franck, La Normalisation des produits industriels, Que sais-je no 1954, 1981