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ISSN: 2528-9810
Vol. 7 Issue 9, September - 2022
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progressivement irrigué la sphère publique pour conduites par la logique des moyens. Pris par
imposer, y compris là où il n’était pas question l’effet du temps, cette logique s’est avérée
de profits privés mais d’intérêt général, une plus inopérante face aux exigences de la modernité.
grande efficacité de l’action administrative »4. Il Comme l’observe Sasso PAGNOU, « la
s’ensuit d’importants changements dans la recherche d’une efficacité, d’une efficience et
perception et dans la gestion des finances d’une reddition de comptes accrues a donné lieu
publiques manifestés par une réforme budgétaire à un changement d’orientation »10.
portée par le budget-programme. L’ordonnance du 07 février 1962 portant régime
Nouveau concept des finances publiques, financier de la république fédérale du Cameroun
le budget-programme pénètre l’administration qui est le socle juridique de la logique de
publique toute entière. Perçu par les bailleurs de moyens, à en croire le Professeur Issa
fonds comme l’opportunité d’une meilleure ABIABAG, « présentait néanmoins des signes
information sur les résultats des actions qu’ils d’essoufflement marqués par l’avènement des
ont contribué à financer5, le budget-programme crises économiques des années 1980 »11. Pour
marque l’évolution de la gestion financière cela, le Cameroun n’a pas eu d’autre choix que
publique des pays en développement. Du coup, celui de s’aligner à la réforme des finances de la
les systèmes financiers et budgétaires de période contemporaine12. D’ailleurs, cette
l’Afrique sont pris par la fièvre de la réforme devenait déjà un impératif catégorique13.
performance6 inspirés par la LOLF en France. Conscient de cet impératif, le législateur va
L’irradiation de ce paradigme dans la gestion adopter la loi n°2007/006 du 26 décembre 2007
budgétaire en Afrique témoigne de l’option du portant régime financier de l’Etat14. Elle
politique à améliorer la qualité et la quantité des constitue, à l’image de la LOLF française, le
services rendus aux citoyens dans un contexte de « point de départ de la modernisation des
7
crise . finances publiques »15. Cette loi qui est centrée
Le Cameroun n’est pas resté de pour l’essentiel sur le budget-programme,
marbre face à l’évolution fulgurante des finances constitue la pierre angulaire de la réforme dite de
publiques. Certes, l’échec de la pratique 2e génération des finances publiques. Elle
administrative de la gestion axée sur les moyens « devait marquer la fin des dérives » de
depuis l’indépendance du Cameroun a conduit l’ordonnance de 1962 en le substituant, mieux en
les autorités gouvernementales sous la pression le supprimant, puisqu’« on ne supprime que ce
des institutions financières internationales à qu’on remplace »16.
s’orienter vers une gestion axée sur des objectifs
Après une décennie depuis sa
et des résultats pour parvenir à l’émergence du
promulgation, la LRFE a été abrogée par la loi
8
Cameroun . Le constat jusque-là était celui de
n°2018/012 du 11 Juillet 2018 portant régime
l’évolution peu satisfaisante9 des finances,
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L’indétermination du législateur en ce qui tout système légal possède des vides juridiques,
concerne le budget-programme est donc notoire c’est-à-dire des situations qui ne sont pas
et source de curiosité. D’ailleurs, couvertes par le droit du fait de failles dans les
l’indétermination s’assimile au silence. Le textes légaux.
silence renvoie à l’« absence de règles écrites,
Du coup, l’on ne saurait parler d’une
de dispositions expresses dans la loi »32. Il s’agit
définition du budget-programme en l’absence de
de l’absence de mention de quelque chose dans
sa consécration. Ce qui friserait une incohérence
un écrit qui, en l’espèce pourrait être assimilée
flagrante. D’ailleurs M. DJODA Jean Marc note
un défaut de consécration juridique du budget-
que le budget-programme n’a pas fait l’objet de
programme.
définition par le législateur36 ; étant entendu que
Pourtant, les réformes ambitieuses la définition est une opération par laquelle la loi
traduites par un ensemble de textes législatifs et principalement, la jurisprudence et la doctrine
règlementaires, définissent en effet un schéma caractérisent une notion37. Or, pour caractériser
répondant aux principes démocratiques une notion, il est judicieux d’en faire mention
modernes de gouvernance33. Or, au Cameroun ou de l’identifier de prime à bord. Ce que le
les réformes budgétaires annoncées et déclinées législateur n’a pas fait. Cependant, il faut scruter
recèlent un nombre considérable de failles. La sa pensée en faisant une saine distinction entre la
notion de budget-programme reste à présent lettre de la loi et l’esprit de la loi. La lettre de la
introuvable dans l’arsenal législatif camerounais. loi renvoi au texte, à la littérature qui le meuble.
La lecture des textes législatifs novateurs sur les Tandis que l’esprit de la loi renvoie à l’intention
finances publiques ne renseigne pas. Il s’agit du législateur, les raisons qui l’animent lors de la
précisément de la loi portant régime financier de rédaction de la loi et peut ressortir de l’exposé
l’Etat du 26 décembre 2007 abrogée par la loi des motifs. Le budget-programme est
n°2018/012 du 18 Juillet 2018 portant régime d’avantage présent dans l’esprit du législateur.
financier de l’Etat et des autres entités publiques, Toutefois, la garantie de la sécurité juridique
la loi de 2009 sur le régime financier des nécessite de se limiter à la lettre de la loi au
Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) risque de créer un désordre juridique car, l’âme
et le Code Général des Collectivités Territoriales de la loi parait d’une malléabilité à nulle autre
34
Décentralisées (CGCTD) . Une telle pareille au sujet de son objet et même de sa
indétermination doit être moins surprenante. Car, nature profonde38. Du coup, l’interprétation de la
en droit public camerounais, la lettre de la loi loi est moins objective et tend à une élasticité
connait souvent des problèmes d’omission des extrême.
précisions essentielles, utiles à son
Toutefois, déterminée juridiquement, la
35
intelligibilité . De même, de manière générale,
loi semble relever d’une véritable gageure du
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fait de la difficulté à ressortir ses contenus ailleurs, le même texte juridique évoque peu
normatif et littéral39. En effet, affirme le après le concept de programme en le présentant
Professeur BILOUNGA Stève Thierry, « tandis comme un « ensemble d’actions à mettre en
que la lettre de la loi semble se caractériser par œuvre au sein d’une administration pour la
une certaine élasticité, la norme qu’héberge réalisation d’un objectif déterminé dans le cadre
l’acte législatif camerounais quant à elle, tend à d’une fonction »41. Le législateur a aussi tôt
s’illustrer par sa plasticité »40. D’un texte à un clarifié le programme après avoir défini le
autre, le corps de la loi semble contenir dans son budget. Autrement dit, l’écart entre ces deux
dispositif, des éléments en moins ou en plus, qui concepts est très négligeable. Ce rapprochement
rendent sa compréhension complexe, lorsqu’ils traduit une volonté du législateur de les
ne sont pas source de curiosité sur le terrain de la rapprocher à défaut de les concilier. A la suite de
science juridique. L’élément en moins de la la clarification du programme, le législateur
législation financière au Cameroun est sans poursuit immédiatement en édifiant sur ses
doute le budget-programme. Ce concept serait en déclinaisons. Il s’agit notamment des actions, des
hibernation en attendant les conditions propices à articles et des paragraphes.
son assise. De ce fait, la mise en œuvre de la Toutefois, la loi de 2009 sur le régime
législation financière pourra être confrontée à de financier des CTD repris par le CGCTD, semble
nombreux obstacles qui feraient d’elle une loi quelque peu plus édifiante que la loi de 2018.
problématique. Partant, la loi problématique Elle précise que « le budget présente l’ensemble
conçue serait difficilement applicable. Or le des programmes concourant au développement
législateur n’a pas songé à cela en se limitant à économique, social, sanitaire, éducatif, culturel
l’éclatement du budget-programme. et sportif de la collectivité territoriale »42. Par un
raisonnement analogique, il n’est pas exclu de
2. L’éclatement de la notion de budget- penser qu’un budget présentant des programmes
programme ne peut être qu’un budget-programme. La
Le législateur en faisant fi de la notion consécration des programmes témoigne la
singulière de budget-programme, a opéré un volonté du législateur de basculer vers la gestion
choix non des moindres, celui de la manipulation axée sur les résultats ; puisque, « le programme
distincte des concepts de « budget » et représente la clef de la réforme dès lors que
« programmes ». En effet, la LRFE évoque le posant en principe une budgétisation des crédits
budget en le définissant d’emblée en ces par objectifs, il conduit les décideurs publics,
termes : « le budget décrit les ressources et les politiques ou gestionnaires, à cesser de
charges de l’Etat autorisées par la loi de raisonner strictement en termes de moyens »43.
finances, sous forme de recettes et dépenses, Cette idée s’inscrit dans celle d’Alain
dans le cadre de l’exercice budgétaire ». Par LAMBERT qui pense qu’ « il s’agit d’une
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notion fondatrice, qui sera opposable au notamment quant au sens à lui conférer. Parce
Parlement et au Gouvernement, qui servira à la qu’il est porteur de messages variés, ambigus,
construction de la structure budgétaire. Cette différents. Selon le conteste dans lequel il
définition ajoute-il est donc constitutive de la apparait, le silence doit être clarifié, déchiffré,
réforme »44. décodé, décrypté et interprété. Le silence se
justifie par l’incomplétude du droit. L’idée
Cependant, les concepts de « budget » et
d’incomplétude du droit implique l’existence
de « programme » sont-ils des concepts
des absences du droit, des vides, des espaces de
détachables ? L’un aurait-il de sens sans
non droit. Elle peut être envisagée de façon
l’autre ? Autrement dit l’appréhension conjointe
ambivalente. Il convient de distinguer l’aspect
et disjointe de ces deux concepts serait-elle
matériel de l’aspect temporel de l’incomplétude.
susceptible de déboucher sur une acception
L’aspect matériel de l’incomplétude du
commune ?
droit est lié au fait que le droit ne peut pas et ne
En effet, il est régulier que doit pas tout prévoir, ce qui fait qu’il y gagne en
l’appréhension du budget-programme passe par adaptabilité et en flexibilité. Son incomplétude
la clarification de chaque notion le constituant. peut d’abord être envisagée de manière
Ce qui d’ailleurs n’est pas le cas avec le budget intrinsèque. Il s’agit d’appréhender les lacunes
de moyen qui foncièrement doit être appréhendé dans le droit lui-même. Quant à l’aspect
en bloc. Quoiqu’il en soit, le concept de budget- temporel de l’incomplétude, il renvoie au temps
programme mérite d’avoir une assise juridique. qui passe et qui creuse l’écart entre le droit et la
D’ailleurs, son régime juridique doit clairement réalité sociale.
être consacré.
De même, l’attitude des instances
d’élaboration du droit est un vecteur explicatif
B. Les justifications de la consécration
des silences du droit. Les autorités étatiques ont
Le législateur financier a opté pour le
une part de responsabilité dans la présence des
silence sur la notion de budget-programme. Ce
lacunes, des vides et des silences du droit. Leur
choix peut se justifier tant intrinsèquement (1)
attitude à cet égard se révèle ambivalente,
qu’extrinsèquement (2) à la loi.
oscillante entre le silence coupable et le silence
complice.
1. Les justifications intrinsèques à la loi
Les justifications intrinsèques à la loi sont S’agissant du silence complice des
liées au fait que la loi ne peut tout prévoir, elle instances d’élaboration de la législation
est à certains égards silencieuse. Le silence en financière, il convient de relever que le silence
droit est une réalité difficilement contestable45. du droit peut résulter d’un comportement actif
Elle n’est pas sans soulever des problèmes, des instances d’élaboration du droit. A cet effet,
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le silence apparait comme le résultat d’un choix involontaire du législateur ? Pourrait – ton aussi
de politique législative. De manière irréductible, facilement admettre une telle omission pour un
l’idée de politique suppose un choix tendant à concept qui tout seul suscite l’espoir de toute
répondre à un besoin social ou à le satisfaire. De une discipline et partant l’élévation de l’Etat vers
manière schématique, le législateur peut décider le cercle vertueux de prospérité ?
de garder le silence sur un aspect d’un
phénomène social qu’il encadre. Il s’agit d’un 2. Les justifications extrinsèques à la loi
choix délibéré de politique législative qu’on La motivation extrinsèque du législateur
appelle silence option. sur l’abstention de l’usage du budget-programme
est liée au mimétisme. Le mimétisme juridique
En ce qui concerne le silence coupable, il
renvoie à la reproduction des règles de droit et
renvoie au silence omission. Il arrive souvent
ou d’autres composantes juridiques issues d’un
que le silence du droit ne soit pas prémédité,
ordre juridique ou d’un système juridique précis,
délibéré, mais simplement fautifs parce qu’il
par un autre ordre juridique ou système
résulte d’une omission involontaire.
juridique. C’est un transfert46, une importation de
Le législateur financier au Cameroun a composantes juridiques47.
opté pour une posture quelque peu ambiguë. Il Le silence du législateur financier sur le
serait moins aisé de déterminer son choix. Dirait- budget-programme peut résulter d’un mimétisme
on qu’il a choisi le silence option sur le budget- extérieur et intérieur. En effet, le législateur a
programme ? Alors même que les éléments certes innové dans les finances publiques, mais il
constitutifs du budget-programme se retrouvent l’a fait en substituant une logique abstraite par
çà et là dans les textes législatifs et une toute autre également abstraite.
règlementaires. Du coup, on épouserait l’idée L’ordonnance du 07 février 1962 était animée
d’un choix délibéré du législateur de se réserver par la logique de la gestion orientée sur les
d’évoquer le budget-programme dans son corpus moyens. Bien que déclinée, cette logique n’était
juridique. Il s’agirait donc d’un choix à dessein aucunement explicitée par ce texte ni par la
du législateur qui, à l’idée d’un esprit marqué règlementation en générale sur les finances
par l’immatérialité, ou d’une idéologie, voudrait publiques d’alors. L’on notait donc un silence.
être guidé par une logique toute aussi abstraite. Ce silence a été également consommé par le
Aussi, penserait-on à un silence coupable législateur qui à tort devrait le consumé. Il était
du législateur financier ? Dans cette hypothèse, opportun pour celui-ci d’opérer une rupture en se
de budget-programme dans des dispositions Or, il ne l’a pas fait, il s’est contenté de
textuelles. Mais, doit-on croire à une omission maintenir la logique de gestion comme une
idéologie, comme un esprit qui fonde et anime
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qui édulcorent son essence en droit public de parvenir aisément à ses destinataires que sont
camerounais. Elle recèle de nombreuses les citoyens : c’est l’exigence d’accessibilité60.
insuffisances consistant soit en des omissions Une fois à la disposition des citoyens, la loi doit
d’éléments déterminants, soit en des additions être facile de compréhension et pour ce faire, elle
d’éléments redondants, sources d’équivoques. doit être de lecture aisée. La lettre de la loi doit
Tel est le cas du budget-programme dont la alors être claire, précise et concise. Or, les textes
carence dans le dispositif normatif serait novateurs sur les finances publiques ne le sont
susceptible d’éloigner le législateur de l’idéal pas assez. Ils ne sont pas à l’abri des équivoques
poursuivi et même de dé-contenir le texte de qui rendraient le budget-programme
son sens a priori recherché. En effet, l’absence inaccessible.
de jure du budget-programme dans le dispositif Si la lettre de la loi consiste en
normatif est susceptible de ralentir son l’enveloppe physique qui porte l’acte législatif,
implémentation de facto par l’administration car, l’esprit quant à lui traduit l’onde immatérielle
le budget-programme est dépourvu de toute base qui lui donne un sens. C’est l’âme qui oriente la
légale. Malgré cela, il dispose d’une légitimité loi61. Le droit sans le verbe qui l’exprime est nu ;
incontestable. Or, une telle légitimité ne peut être Il ne parait pas juste de retenir que, en droit, « les
que précaire. Saisi par ce silence, le droit mots importent peu »62 . Au contraire, « le droit
budgétaire rénové plonge dans l’incertain et perd n’est que mots ; sans mots, il n’y aurait pas plus
ce qui fait son essence55. de droit et de science du droit que de poésie et
de littérature. Les mots sont comme la partie
2. L’inaccessibilité du budget- émergée d’un iceberg. Ils sont la manifestation
programme et le moyen d’action du droit. Le système
Selon Heiki MATTILA, « dans un Etat juridique n’existe qu’à travers les locutions qui
démocratique, la clarté linguistique de la lui donnent corps ; simple squelette, il serait tout
législation est une obligation absolue »56. Pour aussi inconsistant qu’inopérant et inefficace »63.
de nombreux auteurs, la clarté est le critère de Du coup, « le droit est avant toute autre chose
lisibilité d’un texte57. Si pour CARBONNIER, une pratique ; et la praticabilité du droit dépend
« le droit s’incarne pour le peuple dans le spécialement de la praticabilité de son langage.
58
législateur» , la loi est bien une vitrine de la Les mots du droit doivent être des mots clairs et
société, reflétant l’humeur et l’esprit du précis, ne laissant aucune place à l’incertitude
moment59. La qualité d’une loi dépend d’abord ou, en tout cas, le moins de place possible à
de sa lettre, qui est l’enveloppe physique l’incertitude »64.
hébergeant son esprit. La lettre de la loi doit
Parvenir à un consensus sur la
satisfaire aux normes universelles de qualité. En
terminologie et les concepts est indispensable65.
premier lieu, elle doit être d’un abord facile afin
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Il l’est d’autant plus que l’objectif recherché est clé de l’accessibilité de la législation financière
de simplifier le processus décisionnel et de et toute insuffisance des mécanismes y afférents
pouvoir en appliquer plus facilement les est vecteur d’inaccessibilité.
recommandations66. Cet impératif constitue un
défi à leur mise en œuvre réussie, parce que B : L’insécurité de la logique de budgétisation
certains mots ou concepts peuvent entrainer des par programme
malentendus, d’important chevauchements et, L’insécurité générée par le mutisme du
parfois, des conflits en rapport avec la nature et législateur relativement au budget-programme
la qualité des résultats à produire, des extrants et est le signe de sa légèreté d’une part (1), et elle
des indicateurs de performance67. L’approche par se manifeste par la fragilisation de la législation
programme présente pourtant de nombreux financière (2) d’autre part.
avantages dont l’absence d’un consensus autour
des concepts ne permet pas d’en apprécier tous 1. La légèreté de la législation financière
les bénéfices68. Une vision peut être partagée, Si la loi est traditionnellement et de plus
mais l’absence d’une harmonisation des en plus considérée comme bavarde et abondante,
définitions des termes et concepts utilisés à cet elle se révèle inévitablement lacunaire73 parce
effet en constitue une entrave majeure dans la que observant le silence sur certains aspects
mesure où chacun en va selon son techniques. Certes, le silence côtoie
entendement69. indiscutablement le droit; mais ce silence peut
s’avérer délicat lorsqu’il porte sur ses aspects
Ce faisant, le législateur financier a fait
fondamentaux tels le budget-programme.
preuve de légèreté. En effet, l’insuffisante mise à
L’abstention de l’évocation du budget-
disposition matérielle et intellectuelle de la loi
programme serait une occasion malheureuse de
par les pouvoirs publics éloigne les citoyens de
décrédibiliser la législation financière pourtant
cette norme. Or, une loi inaccessible serait
en plein essor. Saisi par le silence, le droit
« n’importe quoi (…) et nécessite une diététique
plonge ses destinataires dans l’incertain, le
(…) un régime saint (…) et une hygiène
doute, voire une certaine angoisse, marque de
alimentaire »70. Le bon législateur ne doit pas
l’insécurité juridique74. Une bonne loi est celle
perdre de vue que les lois sont faites pour les
qui n’est pas un fait créateur d’insécurité
hommes et non les hommes pour les lois71. C’est
juridique envers les personnes auxquelles elle
pour cette raison que la volonté du législateur
s’applique. C’est pourquoi il faut des lois à des
doit être clairement exprimée pour éviter des
fins utiles75 .
incompréhensions de tout ordre72. La
Pour éviter toute mauvaise interprétation
consécration et la publicité de la notion de
quant à la cohérence de la loi due au fait que le
budget-programme apparaissent donc comme la
législateur n’a pas été assez ou pas du tout
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concis et rendre la loi plus intelligible, efficace, claire est une idée finie »82 . Cette complexité
prévisible, effective et accessible à tous, il est met à rude épreuve l’idéal de clarté de la
primordiale que la rédaction de la loi soit de norme83.
bonne qualité76. La qualité, la rigueur, la
La clarté peut être comprise sous un
cohérence dans la rédaction de tout travail
aspect linguistique de lisibilité et de concision84.
juridique le rendent amplement applicable pour
Sous un angle plus juridique, elle se rapporte à la
les citoyens. Elles renvoient à une garantie par
concrétisation, mettant l’accent sur la précision
rapport à toute sa pertinence au regard des
de l’énoncé. Ainsi, est clair un texte qui fournit à
avancées de la société, ceci semble avoir
son interprète, aussitôt et sans controverse, la
échappé au législateur financier camerounais77.
solution précise dans un cas concret85. Le
Au sujet de telles lois, Alexandre FLUCKGER
législateur, conscient de ses éventuelles
s’interroge : la loi décline-elle-t-elle ? Il pense
omissions exige de pousser la réflexion sur les
que « nombreux sont aujourd’hui les auteurs
dispositions peu édifiantes en faisant
enclins à discerner sa déliquescence : « un
interdiction aux juges de refuser de juger « sous
désordre normatif », « une pathologie de la loi
prétexte du silence, de l’obscurité ou de
», une « crise de la loi », une « loi malade » »78.
l’insuffisance de la loi »86. Malgré cela,
La critique ne se laisse pas pourtant synthétisée,
l’ambigüité d’un énoncé normatif met en lumière
car elle porte sur des points de nature aussi
certaines des imperfections de la communication
différentes que la prolifération ou l’inflation
juridique87. La normativité de l’énoncé
législative, la concurrence des actes non
procèderait de l’intention de l’auteur de la norme
obligatoire, la prise de conscience d’une
dont elle est le support, si bien qu’il conviendrait
normativité graduelle, l’ineffectivité ou
de privilégier l’intention au détriment de la
l’inefficacité de l’action législative ou encore 88
signification apparente de l’énoncée afin de
79
l’inintelligibilité et l’obscurité des normes . La
dissiper ces ambiguïtés.
complexité de la loi ne fait que refléter la
complexité du monde80. Dans un tel contexte,
2. La fragilisation de la législation financière
une loi absolument claire n’aurait jamais la
L’absence de clarification des concepts
plasticité nécessaire pour s’adapter à son
est un facteur de confusion dans la mise en place
environnement et agir efficacement sur la
des réformes. Parfois, elles conduisent à leur
société81. Toutefois, la clarté a aussi ses vices :
abandon89. Dans le même sens, l’obscurité des
« si l’Italie avait écouté Giambattista Vico, (…)
lois rend le droit imprévisible90. Le mutisme du
nos ancêtres du XVIIIe siècle n’auraient pas cru
législateur baigne vers la fragilisation même de
que tout ce qui était clair était vrai ; mais au
la loi. En l’espèce, la législation financière est
contraire, que « la clarté est le vice de la raison
dépourvue de sa superbe du fait de la carence en
humaine plutôt que sa vertu », parce qu’une idée
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son sein du concept qui justifie sa raison d’être. qui conduit ainsi à la production des budgets peu
Ce qui susciterait une curiosité à nulle autre stables et hétéroclites »95. Le budget-programme
pareil dans un contexte d’encensement des non légiféré est source de difficultés. La
finances publiques. Ne pas arriver à jouir détermination du régime juridique de cette
pleinement de ses droits parce que la loi n’est notion a tout son sens car, « l’existence d’un
pas claire, stable, prévisible, accessible, efficace cadre juridique exhaustif pour la préparation du
encore moins effective, ne peut que froisser la budget est important, dans la mesure où il
qualité des rapports des citoyens envers les permet de gérer le processus budgétaire,
institutions91. En effet, la consécration juridique d’attribuer des responsabilités et de fournir une
du budget-programme est nécessaire puisque, base juridique à toutes les activités et décisions
« Le budget de programme légiféré aurait une budgétaires »96. Du coup, « l’absence
légitimité évidente et meilleure qu’un budget de d’encadrement juridique du budget de
programme non légiféré »92. Cependant, des programme induit donc des dysfonctionnements
interrogations se posent. Parlerait-on d’un importants »97.
budget-programme implicite dans la législation
Cependant, le Cameroun n’est pas le seul
financière camerounaise ? Toutefois, le budget-
pays à faire abstraction de la consécration
programme « implicite n’est pas légiféré et
juridique du budget programme. Il s’est inscrit
pourrait présenter des faiblesses d’appropriation
dans la même logique que bien d’autres à des
liées à la faiblesse juridique ; celle-ci invoque
exceptions près. Le Mali et le Burkina Faso
cependant la problématique de sa force
notamment n’ont pas légiféré sur le budget-
obligatoire »93. Cependant, le défaut de
programme98. Si les Parlements y adoptent les
consécration du budget ne nuirait pas assez à son
budgets sous la forme de programme, aucun
intérêt pour l’administration qui l’a d’ailleurs
texte juridique n’exigeait que le budget soit
institutionnalisée. Mais, il serait normal que, le
présenté sous cette forme, exception faite du
budget de programme institué par la loi présente
Burkina Faso qui a promulgué une circulaire
a priori une force obligatoire supérieure à celui
introduisant la démarche d’élaboration de ce type
qui ne l’est pas ; Malgré que, « ce n’est pas le
de budget99. Tandis que le Bénin a consacré le
caractère impératif de la loi qui lui confère une
budget-programme dans sa LOLF qui l’a
existence réelle ; ce n’est pas parce que le
d’ailleurs clairement défini d’entrée de jeu
budget-programme n’est pas légiféré qu’il ne
comme la « nomenclature de présentation du
s’impose pas aux acteurs »94. Mais comment et
budget de l’Etat qui permet de mettre en
pourquoi imposer une règle non édictée par le
relation l’utilisation de crédits budgétaires et
législateur ?
les politiques publiques mises en œuvre. Les
On note « l’absence de repères lorsque le
crédits sont regroupées et présentés au sein de
budget-programme n’est pas légiféré ; situation
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ISSN: 2528-9810
Vol. 7 Issue 9, September - 2022
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n°157, Février 2022, p. 75. Bafoussam, PUP, 2011, p. 45.
7 26
Ibidem. PAYSANT (A), Finances publiques, [Link]., p. 152.
8
KAYO SIKOMBE (A), « L’institutionnalisation de 27
GAUDEMET (J-P) et autres, Dictionnaire
l’évaluation dans l’administration publique camerounaise » encyclopédique de finances publiques, op. cit., p. 204.
in, ABOUEM à TCHOYI (D.), M’BAFOU (S- C) (dir.), 28
ABIABAG (I), Le renouveau budgétaire au Cameroun,
50 ans de réforme de l’État au Cameroun, Yaoundé, op. cit., p. 31.
L’Harmattan, 2013, p. 290. 29
NGAH NOAH (M-U), « Quelques réflexions sur le
9
NGNITEDEM (A), « 50 ans de réforme des Finances silence et le droit : essai de systématisation », Les cahiers
Publiques au Cameroun », in ABOUEM à TCHOYI (D), de droit, vol 56, n°3-4, septembre –décembre 2015, p.
M’BAFOU (S-C) (dir.), 50 ans de réforme de l’État au 570.
Cameroun, L’Harmattan-Cameroun, 2013, p. 469. 30
Ibidem.
10
PAGNOU (S.), « Les nouvelles directives de l’UEMOA 31
CHEVAUCHEZ (B), « La crise et les règles françaises
sur les finances publiques et la gestion publique financière de gouvernance des finances publiques », Revue de
dans les États membres de l’Union », RFFP, n° 132, l’OFCE, n°116, 2011/1, p. 291.
32
Novembre 2015, p. 327. CORNU (G), Vocabulaire juridique, 11e édition, PUF,
11
ABIABAG (I), Le renouveau budgétaire au Cameroun, Décembre 2015, p. 968.
33
Douala, PUL, 2013, p. 17. GUERROUJ (A), « Système de prise de décision au
12
BOUVIER(M.), Préface, in BOUVIER(M) (dir.), La Maroc : du modernisme ostentatoire au résultat
bonne gouvernance des finances publiques dans le monde, conjectural », in SEDJARI Ali (dir.), Administration,
actes de la IVe Université de printemps de finances gouvernance et décision publique, L’Harmattan, Gret,
publiques organisée par FONDAFIP, Paris, L.G.D.J, 2004, p. 271.
34
2009, p. 2. Ces différents textes notamment restent évasifs sur la
13
SAUMADE(G) cité par BILOUNGA (S-T), La réforme notion de budget-programme.
35
du contrôle de la dépense publique au Cameroun, Thèse BILOUNGA (S.T), « La crise de la loi en droit public »,
de Doctorat ph.D en Droit Public, Université de Yaoundé op. cit, p. 29.
II –Soa, Année académique 2008-2009, p. 62. 36
DJODA (J-M), La procédure d’élaboration du budget
14
Cette loi a été applicable partiellement dès sa des communes au Cameroun, Thèse de Doctorat ph.D en
promulgation, car les dispositions relatives à Droit Public, Université de Dschang, Année académique
l’implémentation du budget-programme étaient mises en 2021-2022, p. 204.
attente jusqu’à la date du 1er Janvier 2013. 37
CORNU (G) (dir.), Vocabulaire juridique, P.U.F, 11e
15
WOERTH (E.) Allocution d’ouverture, in éd., Paris, PUF, 2015, p. 313.
38
BOUVIER(M.) (dir.), La bonne gouvernance des BILOUNGA (S T), « La crise de la loi en droit public »,
finances publiques dans le monde , actes de la IVe op. cit, p. 29.
39
Université de printemps de finances publiques organisée Idem, p. 24.
40
par FONDAFIP, L.G.D.J, Paris, 2009, p. 6. Id., p. 29.
16
CAMBY (J-P), La réforme du budget de l’Etat, la loi 41
Art 8 de la LRFE.
42
organique relative aux lois de finances, L.G.D.J, Paris, ART 4 al 1 de la loi de 2009 repris par l’art 386 al 1 du
2006, p. 3. CGCTD.
17 43
NGUIMFACK VOUFO (T), « Le droit budgétaire BOUVIER (M), « Nouvelle gouvernance et philosophie
camerounais à l’épreuve du droit communautaire de la loi organique du 1er août 2001 », in SEDJARI Ali
CEMAC », Juridis périodique, n°116, Octobre-Novembre- (dir.), Administration, gouvernance et décision publique,
Décembre 2018, p. 44. L’Harmattan, Gret, 2004, p. 325.
18 44
Les lois du 11 Juillet 2018 s’inscrivent dans le cadre de LAMBERT (A) cité par BOUVIER (M), « Nouvelle
la transposition des directives du cadre harmonisé de gouvernance et philosophie de la loi organique du 1er août
gestion des finances publiques de la CEMAC, à aligner le 2001 », in SEDJARI Ali (dir.), Administration,
Cameroun sur les bonnes pratiques et les standards gouvernance et décision publique, L’Harmattan, Gret,
internationaux. 2004, p. 325.
19
MEDE (N), « La LOLF : Scénario pour, aujourd’hui », 45
GELINAS (F) cité par NGAH NOAH (M-U),
in MEDE (N) (dir.), La LOLF dans tous ses états, CPU, « Quelques réflexions sur le silence et le droit : essai de
2015, p. 17. systématisation », op. cit, p. 570.
20 46
MEDE (N), Finances publiques, espace MENY (Y) (dir), Les politiques du mimétisme
UEMOA/UMOA, Sénégal, L’Harmattan, 2017, p. 41. institutionnel. La greffe et le rejet, Paris, L’Harmattan,
21
Réforme des finances publiques au Cameroun, 1993, p. 7.
formation sur l’élaboration du budget-programme, module 47
AGOSTINI (E), « La circulation des modèles
2 : fondements et finalités du budget-programme, p. 6. juridiques », Revue Internationale de Droit Comparé,
22
Lexique de termes juridiques, op. cit. p. 53. 1990, pp. 461-467.
23
MEDE (N), « La LOLF : Scénario pour, aujourd’hui », 48
ONDOA BIWOLE (V), La budgétisation par
op. cit., p. 17. programme en Afrique subsaharienne, entre balbutiement
24
BIDIAS (B), Les finances publiques au Cameroun, 2e et résistance, éditions Clé, France, 2015, p. 67.
49
éd., BB SARL, 1982, p. 324. Ibidem.
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50 78
Idem, p. 68. FLUCKIGER (A), Le principe de clarté de la loi ou
51
Ibidem. l’ambiguïté d’un idéal », Cahier du conseil constitutionnel,
52
BILOUNGA (S T), « La crise de la loi en droit public », n°21, Janvier 2007, p. 210.
79
op. cit, p. 28. Ibidem.
53 80
TONI (E), « Crise des finances publiques et démarche Ibid.
de performance : échos d’ailleurs », in MEDE (N.) (dir.), 81
Ibid.
82
La LOLF dans tous ses états, CPU, 2015, p. 193. HAZARD (P), La pensée européenne au XVIII e siècle :
54
GEMAR (J-C), « Analyse jurilinguistique des concepts de MONTESQUIEU à LESSING ; Paris, Fayard, 2e éd,
de « lisibilité » et d’ « intelligibilité » de la loi, Revue 1979, pp. 29-30.
83
générale de droit, vol 48, n°2, 2018, p. 312. FLUCKIGER (A), Le principe de clarté de la loi ou
55
NGAH NOAH (M-U), « Quelques réflexions sur le l’ambigüité d’un idéal », op. cit, p. 213.
84
silence et le droit : essai de systématisation », Les cahiers Idem, p. 211.
85
de droit, op. cit, p. 314. Ibidem.
56 86
MATTILA Heiki, cité par GEMAR (J-C), « Analyse Art 4 du Code Civil camerounais.
87
jurilinguistique des concepts de « lisibilité » et JEANNENEY (J), « Le recours à l’intention du
d’ « intelligibilité » de la loi, Revue générale de droit, vol législateur face aux énoncés normatifs ambigus », Droit et
48, n°2, 2018, p. 321. philosophie, n°9-1, 2017, p. 102.
57 88
GEMAR (J-C), « Analyse jurilinguistique des concepts Ibid.
de « lisibilité » et d’ « intelligibilité » de la loi, [Link], p. 89
TONI (E), « Crise des finances publiques et démarche
320. de performance : échos d’ailleurs », in MEDE (N.) (dir.),
58
CARBONNIER (J), Droit civil, introduction, 18e éd, La LOLF dans tous ses états, CPU, 2015, p. 193.
90
Paris, PUF, 1988, p. 21. MALAURIE (P), « L’intelligibilité des lois », Pouvoirs,
59
GEMAR (J-C), « Analyse jurilinguistique des concepts 2005/3, n°114, p. 131.
de « lisibilité » et d’ « intelligibilité » de la loi, op. cit, p. 91
NGAH NOAH (M-U), « Quelques réflexions sur le
317. silence et le droit : essai de systématisation », op. cit, p.
60
DUPUY-MONTBRUN (G) et LEONETTI (R), « Droit 2270.
92
accessible et droit acceptable », Jurisdoctoria, n°1, 2008, ONDOA BIWOLE (V), La budgétisation par
pp. 77-90 ; programme en Afrique subsaharienne, entre balbutiement
61
BILOUNGA (S-T), « La crise de la loi en droit public et résistance, op. cit, p. 83.
93
camerounais », [Link], p. 26. Idem, p. 84.
62 94
CHAZAL (J-P), « Philosophie du droit et théorie du Ibidem.
droit, ou l’illusion scientifique », Arch. Phil. Droit, 2001, 95
Ibid.
96
p. 328. Ibid.
63 97
BARRAUD (B), « La science et la doctrine juridiques à Ibid.
l’épreuve de la polysémie des concepts », revue 98
Ibid.
interdisciplinaire d’études juridiques ,2016/1 volume 76, 99
Ibid.
100
p.8. Art 1ER de la Loi organique n°2013-14 du 27 septembre
64
Idem, p. 9. 2013 relative aux lois de finances de la République du
65
ONDOA BIWOLE (V), La budgétisation par Bénin.
101
programme en Afrique subsaharienne, entre balbutiement Art 1ER de la Loi organique n°2013-14 du 27 septembre
et résistance, op. cit, p. 86. 2013 précitée.
66 102
Ibidem. ONDOA BIWOLE (V), La budgétisation par
67
Ibid. programme en Afrique subsaharienne, entre balbutiement
68
Idem, p. 87. et résistance, op. cit, p. 85.
69 103
Ibidem. MALAURIE (P), « L’intelligibilité des lois », op. cit, p.
70
CARCASONNE (G), « Penser la loi », Pouvoirs, n°114, 131.
104
2005, p. 42. Ibidem.
71 105
SOURIOUX (J-L), « Le bon législateur selon Portalis », Ibidem.
dans Mélanges Dimitri Georges Lavroff, Paris, Dalloz,
2005, p. 516.
72
NGAH NOAH (M-U), « Quelques réflexions sur le
silence et le droit : essai de systématisation », op. cit, p.
271.
73
Idem, p. 570.
74
NGAH NOAH (M-U), « Quelques réflexions sur le
silence et le droit : essai de systématisation », Les cahiers
de droit, op. cit, p. 2273.
75
Idem, p. 2270.
76
Ibidem.
77
Ibid.
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