ARGUMENTAIRE
Les organisations sont de plus en plus soumises à des impératifs de transforma-
tions au gré de l’incertitude et des évolutions en cours. La pression des parties
prenantes et les tensions géopolitiques de ces dernières années, ont remis les
objectifs de transition et de croissance durable au centre des préoccupations des
entreprises.
La prospérité des entreprises résulte, désormais, non seulement de la capacité de
limiter les externalités négatives de leurs activités, mais de réaliser une transition
vers de nouveaux modèles où les enjeux économiques et sociétaux (exprimés par
les Objectifs du Développement Durable, ODD 2030) se nourrissent conjointe-
ment. Ces appels à la transition écologique et sociétale ont été bousculés par la
frénésie de l’innovation, perçue comme unique voie pour le progrès et la crois-
sance (Aggeri, 2024). Les entreprises se livrent à une bataille pour mettre au
points des produits, procédés et prestations toujours plus innovants ou pour dis-
rupter leurs concurrents en optant pour des modèles totalement nouveaux. Elles
se basent, ainsi, sur un changement du modèle Ressources, Process et Valeurs
(RPV) moteur de leurs activités antérieures (Silberzahn, 2015).
La digitalisation, toujours plus performante grâce aux progrès technologiques
continus, a joué un rôle important pour accélérer ces stratégies. Bien que con-
stamment présente dans les débats depuis le début du 21ème siècle, Alter (2017)
souligne que les premières réflexions, notamment sur le télétravail, remontent
aux années 1970.
La digitalisation permet aux entreprises et aux organisations de créer des expéri-
ences clients plus attractives, d’augmenter l’efficacité des procédures et de
développer l’efficience en recentrant l’effort humain sur les activités créatrices de
valeur (Kotler et al., 2022).
En revanche, la digitalisation soulève également des problèmes épineux. Elle est
souvent perçue comme une fin en soi au lieu de jouer son rôle de levier de la
stratégie organisationnelle. Elle a contribué au déplacement des centres de pou-
voir au sein des organisations. Les services informatiques définissent les nou-
velles procédures et en font parfois le nouveau diktat. Plébiscitée au début pour
ses rôles de simplification des démarches, la digitalisation se transforme (à son
insu) à un accélérateur de la bureaucratie . Les expériences de transformation se
multiplient dans les différentes organisations. Lorsque le volet humain de ces
expériences passe sous silence, les problèmes de résistance au changement
s’amplifient.
C’est dans ce contexte que L’Intelligence Artificielle (IA) générative a fait son
apparition. Le caractère récent de cette grande nouveauté ne permet pour l’heu-
re de déceler avec précision son potentiel ni d’anticiper ses éventuels risques et
dérives. L’intelligence artificielle (IA) est un concept complexe et il n’est pas aisé
de la définir (Villani et al, 2018).
L’évolution de l'IA bien qu’irrégulière reste continue et connait actuellement une
ascension fulgurante qui en réalité est liée aux investissements irréguliers et à sa
médiatisation (Barabel et Meier, 2022). Les impacts de l’IA sont disparates, affect-
ent différentes dimensions et varient selon les métiers, la complexité des tâches,
la fonctionnalité d’IA mobilisées (Benhamou, 2018). L’utilisation de l’IA procure
aux organisations des gains de productivité néanmoins l’acculturation des
travailleurs restent un enjeu majeur pour les organisations d’autant plus que les
projets peuvent en subir des répercussions et être ralentis.
La démocratisation des intelligences artificielles génératives (IAG) marque une
nouvelle ère, les IAG sont une branche d’IA produisant du texte, des images, de la
musique à partir d’un prompt formulé par une demande ou une question (Devil-
lers, 2023). L’usage des IAG pose des questions éthiques notamment de l’ordre de
la responsabilité tant sur l’aspect juridique que de la « philosophie morale". (Cha-
tila, Devillers, Grinbaum, Comité national pilote d’éthique du numérique
(CNPEN), 2023).
Des études ont récemment montré que les IAG augmentent la productivité des
travailleurs qui accèdent aux recommandations générées par celles-ci (Brynjolfs-
son et al, 2023) et à l’optimisation de la charge de travail notamment en matière
de reporting ou de la gestion de la relation client (Tesson et Vottero, 2023). Les
IAG produisent également des fausses informations, des résultats erronés égale-
ment appelées « hallucinations » qui sont « inévitables » (Le Cun, 2023, Ziwei et al,
2023). Les organisations font face à des enjeux cruciaux tant sur les possibilités de
transformation des processus et des pratiques avec des promesses de gains
exponentiels qu’à des risques majeurs en matière de protections des données,
d’éthique et de responsabilités.
THÈMES DU COLLOQUE :
Ce colloque traite tous les sujets liés aux problématiques suivantes. Sans être exhaus-
tif, les thématiques suivantes sont prioritaires :
Digitalisation et incidences sur La durabilité et la RSE
- Transformation Digitale, conduite de changement et acculturation
Des travailleurs
- Digitalisation et Marketing expérientiel
- Digitalisation des pratiques RH
- IA et bien-être dans les organisations
- Innovation de rupture et disruption
- Digitalisation, IA et performance des organisations
- Digitalisation et IA dans le secteur de la santé
- Management algorithmique
- Fintech et inclusion financière
- IA et Gestion des risques financiers
- IA et finance durable
- IA, Ludopédagogie et innovations pédagogiques
- IA et formation
- IA et Supply Chain
- Marketing 5.0
- Evolution des métiers, des pratiques et des compétences avec l’essor de l’IA
- Risques de l’IA, mesures réglementaires et éthiques
INDICATIONS AUX AUTEURS
Les intentions de communications seront de type Résumé Elargi (4 pages).
Elles pourront être rédigées en français ou en anglais, puis soumises au format doc,
docx ou PDF, Times New Roman, 12, format A4.
Le non-respect de ces normes entraine le rejet de la demande de communication.
PROCÉDURE ET DATES À RETENIR
Date limite de soumission des résumés élargis (4 pages)
30/9/2024
Retours aux auteurs
30/10/2024
Date du colloque
11,12 et 13 Décembre 2024
Les intentions de communication devront être envoyés à l’adresse suivante :
Rvmarrakech@[Link]
SESSION DE LA CHAIRE DE MANAGEMENT ET
DE DIGITALISATION DES ÉTABLISSEMENTS DE SANTÉ :
Une session sera consacrée pour les travaux de recherche en lien avec le sujet de la
chaire. Les chercheurs intéressés pourront soumettre leurs travaux et manifester leur
intérêt de faire partie des membres affiliés à cette Chaire pour les 3 prochaines années
REVUES DU COLLOQUE:
Les meilleurs travaux seront soumis à 2 revues classées : La Revue des Sciences de
Gestion (Rang 4), Management et Sciences Sociales (Rang4). Des numéros spéciaux
seront édités. Les conditions de soumission seront précisées après.
FRAIS DE PARTICIPATION :
Enseignants chercheurs & Doctorants : 500 dhs
Professionnels : 1000 dhs
Les frais incluent la participation aux ateliers de formation, Master Class,
la présentation des communications dans les sessions parallèles,
pause-café et documentation.
Les Attestations de participation sont remises sur place
LES MODALITÉS SERONT COMMUNIQUÉES APRÈS
ACCEPTATION DES RÉSUMÉS.
COMITÉ D’HONNEUR :
Pr Moukrim Abdellatif : Président de l’Université Hassan 1er
Pr Belaid Bougadir : Président de l’Université Cadi Ayyad
Pr Moulay Ahmed Lamrani : Président de l’Ecole HEEC
Pr Hicham Medromi : Président Délégué De La Fondation de
Recherche de Développement et d’Innovation en Sciences
et en Ingénierie, Président Sup Tech
Dr Elmaati Errachiq : PDG Groupe Oliviers Santé
Pr Jamal Zahi : Doyen de la Faculté d’Economie et de Gestion,
Université Hassan 1er
Pr Eric Le Deley : Doyen de l’ISTEC Businsess School de Paris
Pr Gurvan Branellec : Directeur du Programme Grande Ecole,
ISTEC Businsess School de Paris
COORDONNATEURS :
Nabil Ouarsafi : Faculté d’Economie et de Gestion,
Université Hassan 1er
Adil Berrazouk : HEEC Marrakech
Kawtar Khales : HEEC Marrakech
Khalid El Housni : EST Essaouira, Université Cadi Ayyad
Kenza Bendennoune : HEEC Marrakech
Larbi Safaa : EST Essaouira, Université Cadi Ayyad
Zineb El Bayed : HEEC Marrakech
COMITÉ D’ORGANISATION :
Abdelaziz Tahour : Faculté d’Economie et de Gestion, Université Hassan 1er
Adil Cherkaoui : FSJES Ain Chock, Université Hassan II
Aimad Amzil : HEEC MARRAKECH
Arougay Houda : HEEC MARRAKECH
Basma Inqaoui : HEEC Marrakech
Bellout Zakia : HEEC MARRAKECH
Hicham El Bayed, Directeur du CIOCE, Université Hassan 1er
Dominique Baruel Bencherqui : Directrice de la recherche, ISTEC,
PRISM, Sorbonne
Jihane Chaari : Co-Responsable de la chaire Management et
digitalisation des établissements de santé, ISTEC
Ilham Zid El Khir : Groupe Oliviers Santé
Kanza Lamrani : HEEC Marrakech
Kawtar Khales : HEEC Marrakech
Khalid Sadiqi : Faculté d’Economie et de Gestion, Université Hassan 1er
Lamrani My Youssef : HEEC MARRAKECH
Mohamed Hassainate : FSJES Agdal, Université Mohamed V
Mohamed Lharoual : FPKS, Université Cadi Ayyad
Mohamed Nabil El Bahiri: HEEC Marrakech
Nawfal Himmouche : ISSS, Université Hassan 1er
Otmane Oublal : HEEC Marrakech
Samir Zahir : Doctorant
Soulaiman Jiddi : Marrakech Patrimonium
COMITÉ SCIENTIFIQUE :
Abdelaziz Tahour : Faculté d’Economie et de Gestion, Université Hassan 1er
Abdellatif Ryahi: Faculté d’Economie et de Gestion, Université Hassan 1er
Abderahim Benbouna: HEEC Marrakech
Adil Berrazouk : HEEC Marrakech
Adil Cherkaoui : FSJES, Université Hassan II
Aimad Amzil : HEEC MARRAKECH
Ali Smida : Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Amine Zenjari : ISCAE Casablanca
Amine Hamdoune: Faculté d’Economie et de Gestion, Université Hassan 1er
Anis Ait Alla: Faculté d’Economie et de Gestion, Université Hassan 1er
Asmaa Farah: ENCG, Université Moulay Slimane
AARAQ MY ABDELFETTAH : HEEC Marrakech
Azzedine Bennani: Al Akhawayn University
Berangère Szostak : ISM-IAE, Université Paris Saclay
Bouchra Esslimani : ENCG Marrakech, Université Cadi Ayyad
CHOUKAIRI DINI Fatima Ezzahra : HEEC MARRAKECH
Dominique Baruel Bencherqui: ISTEC Business School de Paris
Fatima Zahra Guertaoui: ENCG Marrakech, Université Caddi Ayyad
Firdaous Guemira : Faculté d’Economie et de Gestion, Université Hassan 1er
Gilbert Giacomoni : ISTEC Business School de Paris
Hicham El Bayed: Faculté d’Economie et de Gestion, Université Hassan 1er
Ikhlasse Hamzaoui : Suptech Santé
Ismail Benzidia: IAE Business School Of Metz
Pr Issam El Bahja: Sup Tech Santé
Jaouad Laamire : FEG Université Hassan 1er
Khalid El Housni: EST Essaouira, Université Cadi Ayyad
Khadija El Idrissi : Faculté d’Economie et de Gestion, Université Hassan 1er
Khalid Sadiqi : Faculté d’Economie et de Gestion, Université Hassan 1er
Larbi Safaa: EST Essaouira, Université Cadi Ayyad
Marc Bidan : Université Polytechniques de Nantes
Masmoudi Laid: HEEC Marrakech
Mohamed Amine Margoum : FSJES Marrakech, Cadi Ayyad
Mohamed Fikri : Faculté d’Economie et de Gestion, Université Hassan 1er
Mohamed Hadach : EST Essaouira, Université Cadi Ayyad
Mohamed Hassainate : FSJES, Université Mohamed V
Mohamed Lharoual : Faculté Polydisciplinaire KS, Université Cadi Ayyad
Mohamed Nabil El Bahiri: HEEC Marrakech
Moulay Youssef Lamrani: HEEC Marrakech
Mustapha El Idrissi: Faculté Polydisciplinaire KS, Université Cadi Ayyad
Nabil Ouarsafi: Faculté d’Economie et de Gestion, Université Hassan 1er
Najoua Hammouche : ENCG Agadir, Université Ibn Zohr
Najoua Elommal : ISTEC Business School de Paris
Nawfal Himmouch: ISSS, Université Hassan 1er
OUQOUR AHMED : HEEC MARRAKECH
Omar Bencharef : FST, Université Cadi Ayyad
Philippe Naszalyi : La Revue des Sciences de Gestion
Rachid Boutti : ENCG Agadir, Université Ibn Zohr
Widad Hairout : Faculté d’Economie et de Gestion, Université Hassan 1er
Yassine Hilmi : ENCG El Jadida, Université Chouaib Doukkali
Youssef Rachid : Faculté d’Economie et de Gestion, Université Hassan 1er
Yves Soulabail : ISTEC Business School de Paris
Zakaria Benjouid: Faculté d’Economie et de Gestion, Université Hassan 1er
Zakaria Lissaneddine : ENCG Meknes, Université Moulay Ismail
Zineb El Bayed: HEEC Marrakech
NOS PARTENAIRES :