PARTIE 1
-Fonctionnalisme : pensée selon laquelle, toute pratique sociale a pour fonction de répondre à un besoin
/ dvp pdt les années à dans l’entre-deux guerres/ provient l’université de Harvard / Elle vient plus des
anthropologues que des sociologues. C’est Bronislaw Malinowski (le principe de fonction vient de lui)
anthropologue d’Harvard qui va étudier les peuples indigènes et dans cette peuplade / écrit des livres dans
les années 30/40 dont Jardin de Corail (plus grand succès)
-Roles statut : Bronislaw Malinowski détermine avec Alfred Radcliffe la notion de rôles et de statuts.
-Statut : La place qu’un individu donné occupe dans un système donné à un moment donné sera nommé
statut.
-Role :Le rôle désigne l’ensemble des modèles culturels associés à un statut donné. Il englobe par
conséquent les attitudes, les valeurs et les comportements que la société assigne à une personne et à
toutes les personnes qui occupent ce statut » R Linton, Les fondements culturels de la personnalité.
Linton formalise l’idée de Malinowski. Il a complété son idée.
Chacun a un statut et un rôle dans la société.
-Le statut actuel c’est le statut qu’on a directement (être enseignant) et le statut latent sera être un client
lors d’un achat en magasin par exemple (question de temps). Chacun n’a pas qu’un seul statut. Plus les
sociétés sont complexes plus les gens ont plusieurs statuts. On a un nombre fini de statuts et non infini.
-Le structuro-fonctionnalisme:Les deux grands auteurs qui ont pensé le fonctionnalisme sur le plan
sociologique sont Talcott Parsons et Robert K. Merton. Talcott Parsons va faire sa carrière comme professeur
à l’université de Harvard. Il va publier principalement deux livres qui seront les bases et les fondements de
sa théorie.
Parsons, T. (1937). The Structure of Social Action.
1951/ The social system; Toward a general theory of action
Talcott Parsons: Si pas chaos ds société, parce que tt a une fonction, existence ordre social/veut explique
TOUTE la société/notion de système, tout est lié. Tout ce qu’on est, ce que l’on fait, a une fonction dans la
société => analyse fonctionnaliste
Robert K. Merton est un autre auteur né en 1910 à Philadelphie et mort à New-York en 2003. Il a été formé
à Harvard. Il a fait une grande partie de sa carrière à l’université de Columbia. Il est considéré comme un des
hommes les plus brillants du 20ème siècle et son fils qui s’appelle Robert Merton a reçu le prix Nobel
d’économie dans les années 60. C'est une grande famille intellectuelle américain.
Il va défendre un fonctionnalisme plus modéré. Il va regarder les dysfonctionnements du fonctionnalisme,
ce qui ne marche pas comme prévu. Il s’y intéresse de manière plus nuancée que Talcott où tout fonctionne.
Il s’intéresse aux exceptions, cas particuliers. Ce qui intéresse Robert K. Merton ce sont les fonctions
manifestes et les fonctions latentes/cachées (attention c’est différent des rôles)
Fonctions manifestes : fonctions que l’on peut réellement occuper, les individus cherchent à remplir
directement et bénéfiquement (par ex, si on achète une grosse voiture avec un moteur puissant c’est pour
tirer un bateau)
Fonctions cachées : les résultats ne sont pas consciemment souhaités ni intentionnellement affichés mais
qui sont tout de même très fonctionnels. Ce qui est latent, c’est ce que les gens font sans le dire (par ex,
dans le cas de voiture de frimer, augmenter son attractivité...). La fonction cachée peut être inconsciente,
mais cet auteur ne s’y intéresse pas (c'est plus de l’ordre de la psychologie)
Prophéties autoréalisatrices : affirmation fausse devenant vraie par le fait de l’avoir annoncée. C’est un
contre-exemple du fonctionnalisme. C'est une sorte d’exception. Merton s’intéresse à ces exceptions, ces
cas particuliers. ( exemple journaliste erreur annoncement penurie essence donc tt le monde va en acheter
et il y a vrm une penurie )
Le phénomène de sérendipité : c’est l’idée de dire que parfois on trouve quelque chose de très intéressant
en cherchant autre chose. Par exemple, on cherche à fabriquer quelque chose et par accident on trouve une
autre fonction. (Les chips c’est quelqu’un qui voulait faire des frites très fines, la pénicilline). Il explique que
par moment quelque chose remplit une fonction qui n’était pas prévue.
Auteurs américains qui ont fait du fonctionnalisme sur le domaine du sport : A QUOI SERT LE
SPORT ? études sur les fonctions du sport ont été très nombreuses (centaines d’études) dans les années
60-70 ( USA ). Cela s’est arrêté dans les années 80 et aujourd’hui ce n’est plus à la “mode”. En France cela
n’a pratiquement pas existé. Courant dominant car dominant au US des années 30 aux années 70
C. Stevenson et J. Nixon en 1972 vont déterminer 5 fonctions sociales du sport.
• Fonction visant à inculquer la culture, les règles de la société
• Fonction intégrative : s’intégrer socialement dans la société et vivre ensemble, établir un carnet
d’adresse, de passer le permis….
• Fonction de mobilité sociale : c’est un moyen de gagner sa vie, de devenir célèbre
• Fonction politique : le sport représente l’Etat à l’Etat international avec les équipes nationales aux
JO par exemple
• Fonction socio-émotionnelle et de catharsis : on se défoule avec le sport
Fonctionnalisme est une sociologie de gens brillants/ sociologie théorique :ce sont des personnes qui
restent dans des bureaux qui font des schémas sur l’organisation de la société. C’est une sociologie de
bureau, de bibliothèque. Ils ne vont pas sur le terrain.
Defrance et Pociello (issu du courant de Bourdieu) => ils vont essayer de publier dans une grande revue
américaine, en utilisant la théorie américaine, ils vont s’improviser une théorie Parcionnienne du sport. Ils
vont publier le livre Structure and Education of Field of Sport. Ils mettent en place plusieurs fonctions
(éducative, fonction ludique, fonction spectaculaire, fonction intégrative)
PARTIE 2
L’école de Chicago : concurrence avec le fonctionnalisme en Amérique. L’école de Chicago est toujours
en activité (beaucoup de références, d’auteurs…) ce qui n’est plus le cas du fonctionnalisme (qui a « perdu »
à partir des années 60) /La première école de Chicago date de l’entre-deux guerre /La première école de
Chicago qui définit le sens de cette approche sociologique est composée de William I., Thomas et Robert
Park puis (aussi le 2nde école pour ce sociologue) / Ces sociologies vont séparer l’anthropologie et la
psychologie pour fonder le département de la sociologie en 1892. A la suite de cette création, ils vont créer
une revue sociologique appelée «American journal of Sociology» qui est considérée comme la première
revue sociologique
Ils disent que ce ne sont pas des intellectuels qui ont fait de grandes études mais qu’ils connaissent la vraie
vie. Ils ne sont pas très riches, c’étaient des gens qui avaient plutôt de la peine à finir les fins de mois. Ils
rentrent dans le monde académique assez tard (40, 50 ans). Ils considèrent que rester dans sa bibliothèque
en faisant des théories ce n’est pas bien comprendre la société. Il faut des sociologues qui s’imprègnent de
la société, Ils ont leur job de leur coté, et font leur thèses pas après leur étude mais après leur job/Pour eux,
il faut avoir travaillé dans la vie avant de faire une analyse sociale, il faut avoir une expérience de la vie
sociale, de la société afin de pouvoir préparer une thèse.
Rivalité entre les 2 écoles, chacun pensent que les sociologues de l’autre école ne sont pas au niveau, ne
comprennent pas la sociologie
L’école de Chicago est une sociologie de terrain. Ils vont sur le terrain et ne restent pas dans leur bureau. Ils
vont voir les gens dans la pauvreté, les personnes dans les usines, les immigrés… Ils font de l’ethnologie
urbaine et de l’ethnométhodologie. C’est une méthode de terrain. Ils observent la vie sociale. C’est la
spécificité de cette école, le point le plus marquant de cette école.
Centre d’intérêt = - le travail (travail des ouvriers…), c’est une sociologie du travail. Les préoccupations sont
le monde du travail, les travailleurs dans les usines, les ouvriers, les entreprises. Ils étudient les gens qui
travaillent.
-Ils s’intéressent beaucoup à l’immigration (étudier les vagues d’immigration,
l’intégration des travailleurs au sein d’une entreprise…)
Ils abordent également les questions inter-ethniques entre les noirs et les blancs, la délinquance dans les
grandes villes comme Chicago. On peut remarquer que les immigrés ne se mélangent pas
2nd Ecole chicago(génération des années 60/70): Erving Goffamn et Howard Becker
-Erving Goffamn: défend la sociologie interactionniste/il va dans un asile psychiatrique pendant 1 an
pour observer les malades mentaux. Il va beaucoup observer la vie. C’est un sociologue qui se sert de
l’ethnologie, pour lui la société ne se fait pas par de grands fonctionnements sociaux, de grandes théories,
ce sont les interactions sociales, les petites choses sociales , qui anime la société, qui fait la vie. Les petites
interactions du quotidien font les grands dessins de la société.
Quelqu’un qui va avoir de bon relationnels, savoir se positionner, se mettre en avant on va pouvoir
considérer qu’il peut être chef.
Tandis que celui qui au contraire est maladroit sera marginalisé et son idée dans la société ne va pas pouvoir
fonctionner.
C’est par les manières de faire et les interactions sociales ans la société que l’on va réussir ou pas a se faire
intégrer, que l’on va faire changer la société,tout cela se joue sur la façon de faire au quotidien (façon de
répondre…)
Il analyse ces interactions sociales. Il utilise notamment deux métaphores. La métaphore théâtrale et la
métaphore cinématographique.
Livre de Goffman = la mise en scène de la vie quotidienne. Il envisage la vie sociale comme une scène, ses
acteurs, son public et les coulisses (discussion que j’ai en off). Il existe une façade personnelle (démarche,
style, façon de porter son sac, vocabulaire…) => permet d’identifier quel acteur on est.
Fausse note = ce qui ne va pas avec mon statut social ou qui ne va pas avec l’ambiance et le moment de vie.
Très important car c’est là où se joue les relations sociales
La fausse note =c’est une action qui nous décale par rapport à ce que le public attend de nous. C’est une
rupture dans la définition de la représentation commune. Elle cause un malaise chez les autres /action qui
fait perdre la crédibilité
Stigmates = handicape visible (gueules cassés de la guerre). Goffman le transpose à bcp d’autre
chose : quelque chose qui ne correspond pas à mon statut social et qui me met à l’écart des autres.
Contraire total = chevron ce qui fait que l’on reconnait qu’une personne fait partie de tel ou tel
groupe et lui donne une légitimité dans son interaction sociale. Deux chevrons importants dans a société
française :
• Quand une personne prend la parole et à une petite barrette rouge qui correspond à la légion
d’honneur
• Quand quelqu’un porte une bague à l’annulaire gauche correspond à quelqu’un qui est marié.
Dans une interaction sociale il y a toujours un rapport de force dans lequel je ne dois pas me faire dominer
immédiatement.
- Métaphore théâtrale
Il développe la métaphore théâtrale dans La mise en scène de la vie quotidienne (Vol.1. La présentation de
soir, Vol.2. Les relations en public) 1973.
Il y explique que la vie sociale est une scène avec ses acteurs (ex le prof), son public (les élèves) et les
coulisses (ce qu’on peut raconter à quelqu’un d’autre sur le cours : discussion en off).
Stigmate : Il considère que dans une interaction sociale chacun arrive avec des stigmates. Un stigmate au
sens figuré est quelque chose qui stigmatise. Cela peut être de l’ordre social. Un des stigmates que Goffman
a identifiés est l’accent. L’accent dit beaucoup de nous, l’accent/style vestimentaire donne des préjugés aux
gens.Le stigmate c’est quelque chose de permanent, on peut faire aucune erreur mais le stigmate joue
contre nous. Il est fixé en nous.
Chevron = stigmate positive : être bodybuilder ds une salle de muscu, ds une reunion avoir la décoration de
la légion d’honneur
- La métaphore cinématographique
Dans la métaphore cinématographique, Erving Goffman dit qu’on s’exprime dans plusieurs cadres
notamment le cadre primaire et le cadre secondaire. Cette notion est particulièrement évidente dans tout
ce qui est de l’ordre de la séduction homme/femme.
Si on s’exprime à une femme pour lui montrer qu’on est intéressé il y a alors une situation à deux cadres.
Par exemple, on lui demande avec qui elle part en vacances. D’un côté, on a un cadre qui est de prendre des
nouvelles de ses vacances (cadre primaire) et de l’autre côté on cherche à savoir si elle a un compagnon
(cadre secondaire). Il y a le cadre premier où on donne une info et derrière il y a une forme de menace, de
séduction (cadre secondaire). On fait comprendre qu’il va y avoir un échange mais on ne le dit pas. C’est un
sous-entendu. Il peut même y avoir un 3ème cadre.
Howard Becker = Société divisée en plusieurs secteurs ( monde de l’art/monde de la cuisine/ monde
universitaire )
Quoi qu’on fasse, on fait une carrière, on commence qqchose, on progresse, on atteint un pic ( pic de
carrière) et on finit ( fin de carriere ), chaque domaine de notre vie peut se transformer en carrière
- La notion de déviance
Personne n’est déviant de faits. On est déviant par rapport à une norme sociale (à un lieu, à un moment
donné). Il n’existe de déviance que par rapport à une norme sociale donnée, à une époque donnée, à un
lieu donné et dans une société donnée.
III/ Les « mondes du sport » (référence à H. Becker en sociologie du sport)
Pour lui, ce qui réunit un champ c’est le fait qu’il y a des traits culturels en commun, qu’on reconnaît des
images, qu’on a une mémoire commune du domaine en question (ex: cyclisme )
V/ Approches interactionnistes des échanges sportifs
Il y a donc des chevrons et des stigmates ( si tu utilise du matériel haut de gamme, on pensera que tu es
fort alors que matériel bas de gamme te stigmatisera en débutant )
PARTIE 3
Chapitre 3 : La sociologie quantitative et positiviste
On parle de sociologie quantitative et positiviste dans ce courant d’analyse Comme les deux premières, elle
apparait aux Etats-Unis, elle date de l’entre deux guerre (années 30/40). Cette sociologie se développe
surtout dans les années 50/60/70 et aujourd’hui cette approche est dominante dans la sociologie
américaine contrairement aux années 50 à 70 ou c’étaient les approches fonctionnalistes et l’école de
Chicago. Ce n’est pas l’approche dominante en France.
Méthode qui se caractérise par ses techniques, elle utilise le chiffre et la démonstration chiffrée au cœur de
ses études. Cette sociologie utilise massivement l’informatique, les traitements informatisés.
Cette approche =c’est la perfection des techniques statistiques et informatique. On compte le nombre de
personnes sur certains faits, ont fait des calculs sur des corrélations entres les évènements sociaux. Ces
calculs sont sophistiqués (pourcentage…)
Positiviste : définition de la science pure, on considère que ce que l’on dit est totalement juste et totalement
faux (les maths, la résistance des matériaux est positiviste). Le positivisme a une visée prévisible (cela
permet de prévoir ce qu’il va se passer). On est également dans le précis et le généralisable. Par exemple, si
on fait une expérience et qu’on obtient un résultat on le généralise
🡪 c’est du positivisme
On applique la rigueur et les méthodes de manière purement scientifique. Ce sont les sciences dures
(sciences de l’exactitude).
Incrémentale de la recherche : La notion d’incrémentale, c’est le fait de considérer que chaque donnée
scientifique s’ajoute à une autre pour avancer brique par brique sur le chemin de la connaissance. Si une
donnée contredit une autre donnée, ils vont chercher l’erreur. Ils ne considèrent pas qu’il y a une nuance
sociale.
III/ Une neutralité par dichotomie entre les faits et les valeurs
Ce courant de recherche considère qu’il existe une séparation entre les faits et les valeurs, les
interprétations, les analyses. Autrement dit, selon eux, il existe des vérités quantitatives, que l’on peut
évaluer indépendamment de tout le reste (sociologie juste car on étudie les faits et non les valeurs). Il est
possible de déduire des choses des valeurs mais à partir des faits, les choses sont justes. Ils considèrent qu’il
y a d’un côté les valeurs (morales, sensations) dont ils ne s’occupent pas et de l’autre les faits qui sont
vérifiables, empiriques.
IV/ Un travail en équipes de recherche
Dans ces recherches, nous n’avons pas affaire à un grand chercheur qui pense seul dans son bureau. Cette
sociologie n’a pas beaucoup d’auteurs connu comme on pourrait avoir dans les autres approches mis à part
Paul Lazerfeld
Ce n’est jamais le livre d’un seul individu, ce sont des équipes collectives.
V/ Un travail sur commandes (privées)
Une grande partie des chercheurs effectuent leur travail sur contrat. Ces enquêtes qui demandent
beaucoup d’argent sont pour la plupart d’entre elles faite sur commandes privées, financées.
Pour les opposants ils ne sont pas neutres car ils ne choisissent même pas l’enquête (c’est le client qui
choisit) et qu’ils sont payés (on pourrait penser qu’ils sont influencés). Lazerfeld répond que comme ils
s’appuient sur des faits et non des valeurs ils sont neutres.
Jean Stoetzel a créé l’IFOP qui est l’institut français des études d’opinion publique. C’est cet institut qui fait
les enquêtes politiques, des sondages pour ceux qui veulent les financer. On a aussi l’INED qui développe
cette approche mais c’est semi-privé.
VI/ L’influence de Paul Lazerfeld
Globalement, ajd, en France à l’université, c’est la psychologie quantitative, cognitive qui a « gagné », ce qui
n’était pas le cas il y a 20 ans.
C’est un Américain d’origine autrichienne. C’est un juif autrichien qui a fui les persécutions des Allemands. Il
a ainsi émigré aux Etats-Unis pour éviter la répression des nazis. Il fait carrière à l’université de Princeton et
à l’université de Columbia.
fondateur de différents centres de recherche.
C’est lui qui a créé ce système de bureaux d’étude, ce qu’il appelle les centres de recherche sociologique.
Dans ces bureaux, on peut venir payer des prestations.
Il va faire beaucoup de sondages sur les élections présidentielles.
En France, celui qui rapatrie cette idée est Jean Stœtzel.
La two step flow theory = concept socio quantitative, sa théorie est que chaque individu ne se fait pas
son opinion.
Dans la société, il y a des leaders d’opinion (personnes bien informées, qui lisent les médias…) et ces
personnes vont influencer les autres personnes. C’est en deux marches. Une personne qui ne s’intéresse
pas à la politique « ne pense pas par elle-même », elle va se faire une opinion sur la politique parce que des
gens « influents » vont nous renseigner et ainsi nous influencer.
VII/ La relative age effect in sport (les effets d’âge relatif dans le sport)
Thompson A, Barnsley P (1985)
En sport, il y a des catégories d’âge afin que les sportifs ne soient pas désavantagés ou avantagés à cause de
leur âge. Néanmoins, quand on est en haltérophilie dans une catégorie d’âge celui qui est en fin de
catégorie d’âge quand il est en compétition contre celui qui est en début de catégorie d’âge les études
montrent qu’il sera un peu avantagé. Les théoriciens vont le quantifier au niveau de l’âge d’une même
année : si on prend deux sportifs qui ont 20 ans mais un des deux à presque 21 ans il sera également
avantagé. On appelle cela l’effet d’âge relatif.
Cela marche plus dans les disciplines de force que les autres disciplines. A partir d’un certain âge cet effet
ne fonctionne plus. Chaque discipline à son seuil (d’âge) à partir duquel l’âge n’influe plus. Le phénomène
inverse existe à partir d’un âge qui est proche de 30 ans (plus on est « vieux » moins on est bon).
VIII/ Le home advantage (l’avantage à domicile des équipes en compétitions
sportives)
Qd joue a domicile, + de chances de gagner
Home advantage :
Les caractéristiques matérielles de la structure d’accueil → ceux qui sont à domicile connaissent le stade, le
gymnase…
• Les différences précompétitions → le trajet que subi l’équipe qui ne joue pas à domicile (trajet
long, décalage horaire…)
L’ambiance dans les tribunes, l’effet des supporters → on est plus encouragé quand on est à domicile, on a
moins de supporters hostiles.
Mais il y a une exception, où le home advantage se retourne contre nous, c’est le cas du derby (éternel
match entre les deux villes proches très concurrente) => pas d’avantage mais plutôt un désavantage à cause
de la pression mental de perdre devant ses proches par rapport à leur éternel.
VIII/ Les médias
Il existe des milliers d’études sur la couverture médiatique du sport. On en tire plusieurs conclusions:
• Les équipes féminines sont sous-représentées dans la couverture médiatique du sport (sur le temps
d’antenne, sur la radio, sur les nouveaux médias…).
Ensuite la deuxième image, Lissen & Belley ils montrent que les femmes reçoivent massivement plus de
clichés sur l’apparence physique alors que les hommes se sera sur leur technique et leur performance
Les volontés nationales vont dépasser le genre.
Plus le poste est important et visible, moins de joueurs noirs sont présents. C’est la ségrégation raciale.
PARTIE 4
I/ P. BOURDIEU : Espace des positions sociales distinction des habitus des
individus
Pierre Bourdieu est un auteur contemporain français (originaire de Pau). La théorie de P. Bourdieu suppose
que l’individu est un agent, le terme d’agent est utilisé afin de souligner le fait que l’individu est dominé.
L’individu subit selon lui le poids de la société, il est déterminé par ses conditions, sa classe sociale.
L’individu n’est pas un individu totalement libre. L’individu est en grande partie déterminée par la société ,
sa famille et condition sociale
Selon lui, les gouts de l’individu, ce qu’il pense il a l’impression qu’il le pense par lui-même mais en fait ce
n’est pas ça, c’est par rapport à sa structure de classe. Pierre Bourdieu parle de classe sociale. Il mobilise la
notion de classe sociale qui fait référence à Karl Marx.
Il introduit le concept de reproduction sociale. Ainsi les enfants d’ouvriers deviennent ouvriers, les enfants
de cadre deviennent cadre, ainsi, les ouvriers épousent des ouvriers, c’est la reproduction sociale.
L’habitus, c’est un concept développé par P. Bourdieu pour désigner un carcan social qui nous maintient en
notre classe social. C’est tout ce qui est des coutumes, des manières de faire, du style qui va avec tel niveau
social.
C’est une structure qui nous enferme et qui nous conditionne. C’est notre carcan. On est déterminé
socialement à aimer les activités, les pratiques de notre classe sociale.
Ce sont les conditions sociales et matérielles qui structurent cet habitus.
L’hexis corporel c’est la traduction visible de notre habitus. C’est l’expression dans le corps et par le corps
en lui-même de cet habitus. C’est la forme visible de cet habitus ( tenue vestimentaire, coiffure, rasage,
tatouages, physique, démarche, intonation de la voix)
La société est hiérarchisée par des classes sociales. Il y a des dominants et des dominés dans ces classes
sociales. Il y a une reproduction de classes, les dominants restent dominants et les dominés restent
dominés
L’individu possède des capitaux : -Le capital économique qui correspond à l’argent mais aussi les biens
possédés, le patrimoine que possède la personne. Il y a également les facteurs de production, c’est-à-dire
les usines, les terres agricoles, les magasins qui permettent de faire de l’argent avec.
-Le capital social c’est l’ensemble de notre réseau de relations. C’est le fait
de connaitre plein de monde. Plus on a de réseau, plus on réussit.
-Le capital culturel: l’état incorporé ( connaissanc, savoir )/ l’état
objectif (bien culturels possédés : tableaux, livres, œuvres d’art, disques…) /Le capital symbolique, (ce sont
les titres scolaires, les diplômes
-Le capital symbolique : Ce capital est la conséquence des autres formes
de capitaux mais il agit comme un capital en lui-même. Il renforce la domination. ( a un chauffeur,
secretaire, doit prendre rdv pour le voir )
L’axe vertical représente le volume total de capital : en bas ceux qui n’ont rien, ni argent, ni culture (femme
de ménage, ouvriers…) et en haut ceux qui ont tout, à la fois du capital économique, à la fois du capital
culturel (médecin, avocat…)
L’axe horizontal a une double signification : à droite ceux qui ont plus de capital économique et moins de
capital culturel (prédominance économique => commerçants, artisans) et à gauche ceux qui ont moins de
capital économique et plus de capital culturel (prédominance culturelle => enseignant, artistes). Au milieu,
ils ont autant des deux
Par rapport ou tu es ds le schema, tu n’auras pas les memes activites ou gouts, ton animal de compagnie,
pour qui tu vote
La théorie de distinction correspond à la théorie dans laquelle on cherche toujours à se montrer au-dessus
des autres. On cherche toujours à de distinguer des autres, on veut être au-dessus des autres. On fait plus
dans son axe vertical. Il y a une lutte des classes. Chaque zone essaie de montrer qu’elle a la bonne attitude.
II/ L’espace des sports, approche socio-culturelle
Pociello a longtemps été professeur au STAPS d’Orsay. Il va étudier en 1980, l’espace des sports.
Le leader de cette théorie est Christian Pociello.
Il fait un gros schéma dans lequel on retrouve les grandes tendances sportives en fonction des classes
sociales.
Les classes populaires (en bas du schéma) pratiquent la boxe, de la lutte, du foot. Ce sont beaucoup de
sports d’affrontement, de force ou de contacts. Tandis qu’en haut, les classes supérieures, libérales font des
activités telles que du tennis, de la voile, du golf, de l’ULM avec des choses qui se pilotent à distance dans
lesquelles il n’y a pas d’affrontement, de contact. Plus on est haut dans la société, plus on fait des activités
informationnelles, instrumentalisées et plus on est en bas plus on fait des sports de contact, de force.
Haut 🡪 informationnelle, instrumentalisé
Bas 🡪 force, contact
Droite 🡪 motorisé
Gauche 🡪 écologiste
III/ La grâce et la force, plus on est sur la grâce (qui peut être masculine également)
Jean-Paul Clément va étudier les sports de combat et notamment trois activités, la lutte, l’aïkido et le judo
Cet auteur montre que plus on est bas dans l’espace social, plus on va faire du corps à corps et au contraire,
plus on est en haut, plus on va être éloigné.
Dans rugby, distribution sociale en fonction des postes de jeu
PARTIE 5
V/ L’espace socio-culturel des pratiques féminines
L’espace des sports = espace socio-culturel des pratiques sportives
Catherine Louveau :Plus on est en bas dans l’espace des positions sociales, plus la femme va rester au
domicile, s’occuper des enfants et du ménage tandis que l’homme va travailler à l’extérieur. Donc plus on
est en bas plus il y a une division sexuelle du travail. Dans le domaine sportif cela s’illustre par le fait que
plus on est haut, plus les femmes pratiquent des activités sportives et en bas, les femmes pratiquent
peu/pas de sport. Plus on est du côté qui a de la culture et pas d’argent et moins il y a de différence sexuée.
Louveau, C. (1979). La genèse des goûts sportifs
Chapitre 5 : La sociologie de P. Bourdieu, la théorie des champs et le
champ sportif (recherches de J. Defrance, O. Hoibian…)
I/ La sociologie de Bourdieu : limites et critiques
Lahire, B. (2004). La culture des individus.
La première forme de limite et de critiques de Bourdieu est Bernard Lahire (professeur à l’ENS à Lyon) qui
dit que l’homme peut être pluriel. B. Lahire développe le concept d’individu pluriel, il parle de socialisation
plurielle. B. Lahire dit que le déterminisme est vrai, l’homme subit le déterminisme de la société, de son
quartier, de sa culture, mais l’homme subit aussi le déterminisme des groupes qu’il fréquente, nous
subissons certes du déterminisme mais pas un seul mais plusieurs déterminismes. Par l’effet de la
socialisation plurielle, l’homme subit des déterminisme pluriels. B. Lahire en conclut que l’individu est
pluriel.
Il y a un déterminisme de notre famille, du travail, des associations sportives…
On fréquente des personnes de classe sociales différentes = socialisation pluriel = on devient pluriel
2ème critique Bourdieu: DiMaggio et Peterson : -Celui qui est tout en haut socialement va tout maitriser,
il va être doté de beaucoup de choses autant culturellement que socialement... Il peut écouter de la
musique classique comme du rap. Il fait toutes les activités. Il a des pratiques sociales diversifiées. Il a tout.
→ Omnivore
-Celui qui est pauvre (économiquement, culturellement,
socialement) ne fait soit aucune activité, soit une seule. Il ne connaitra que ça. Ce sont les classes sociales
les plus défavorisées. → Univore
C. Erard =dissonance de consommation culturelle.
Bourdieu= Il affirme que le monde social est divisé en microcosmes que l’on appelle les champs de la
société. On peut parler du champ universitaire, du champ sportif, du champ de la musique… les différents
champs sont les domaines de la société.
Ce qui caractérise l’appartenance à un champ, c’est le phénomène d’illusio. L’illusio c’est l’idée qu’il faut y
croire.
Il existe des capitaux spécifiques aux champs. Par exemple, le prix Nobel de littérature, le prix Goncourt
c’est un capital spécifique au champ de l’édition. Chaque champ à ses propres capitaux. Au sein d’un champ,
on se bat pour dominer le champ : on se bat pour la valeur des capitaux
La stratégie de conservation : dominant
La stratégie de subversion : dominé, il faut changer
Chapitre 6 : L’individualisme méthodologique, R. Boudon et les
recherches de P. Parlebas
Ce courant d’analyse est l’inverse du déterminisme de Pierre Bourdieu. C’est un courant qui se centre sur
l’individu. Ce courant est l’individualisme méthodologique avec pour leader Raymond Boudon.
Chez Bourdieu, l’individu est un agent tandis que chez Boudon, les individus sont des acteurs. Son idée est
de dire que l’individu est un acteur stratégique, actif qui n’est pas du tout déterminé. C’est l’individu qui est
maitre de soi, qui est stratégique, qui est un acteur et pense par lui-même.
Herbert Simon: Cela renvoie à l’idée que l’individu est doté d’une rationalité. Il n’est pas limité dans sa tête
mais il ne peut le faire que dans des limites de distance, géographique ou de temps. C’est la rationalité qui
est limitée et non lui. Il n’a pas connaissance de tous les choix.
Un effet pervers, « c’est un phénomène de composition où l’addition d’actions individuelles rationnelles
produit des effets inattendus et/ou contraires aux intentions de chacun ». ( embouteillages )
La raison est illimitée mais la rationalité est limitée. Pour Boudon la société peut s’écrire en équation
mathématique.
PARTIE 6