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1

Epigraphe

« Les scientifiques étudient le monde tel qu’il est et


les ingénieurs créent un monde qui n’a jamais été »

Théodore Von Karman


2

Dédicace
Nous voici au terme de notre travail sanctionnant la fin de notre premier cycle
universitaire de Bachelier en Géomines, qui demeure les fruits d’énormes sacrifices durant nos
trois ans à L’ISTL en sigle au département des sciences techniques appliquées.
Nos remerciements vont à l’endroit de tout le corps professoral de l’ISTL et un fort
acteur à tous ceux de Géomines et aux autorités académiques dont le DG Jeannot MPANYA et
la section de l’institut.
A vous tous qui avaient contribué dans plusieurs aspects pour la réussite de cet ouvrage
je vous suis reconnaissant et vous dédie cette œuvre.
3

Remerciement
Avant tout, je remercie le Bon Dieu pour son soutien et pour le souffle de vie et sa
protection durant Notre Cursus académique à l’institut technique de Lubumbashi.
La réalisation de ce travail a connu l’assistance de plusieurs personnes que nous devons
remercier, sinon ce serait une ingratitude de notre part. Ainsi nos remerciements s’adressent
d’une manière particulière au professeur Lorris Honoré qui a accepté de diriger ce travail et au
Co-directeur de ce travail pour ses conseils et remarques pertinentes faites lors de la rédaction
de ce travail
Nos très sincères remerciements à l’ingénieur Jérémie KABONGO pour nous avoir
accompagnés dans la réalisation de cette œuvre scientifique.
A vous mes très parents CHULU KABEBA Michel et MAKONGA Odette, pour tant
de privation et sacrifices consentis, des peines et des souffrances endurées, des conseils et
affection, depuis mon enfance jusqu’à ce jour, souffrez que je vous exprime ma gratitude la
plus profonde.
A vous mes frères et sœurs, Clarisse BUPE, Chris BANZA, Joé LUBELA et à toute la
famille CHULU MAKONGA.
A vous mon beau frère Grégoire KAFINDO, pour votre soutient.
A vous mes amis et compagnons de lutte de promotion pour votre collation au cours de
notre parcours.
En fin nous témoignons notre gratitude à tous ceux qui de près ou de loin ont contribué
à l’élaboration de ce travail
4

LISTE DES FIGURES


Figure I. 1 : Localisation de KOV sur l'arc Lufilien................................................................12
Figure I. 2 : Représentation des écailles de KOV....................................................................20

Figure II. 1 : Quelques types d’outils utilisés dans le forage, outils à picots, outil à lames, outil
diamanté (de gauche à droite) 31
Figure II. 2 : Charge totale Qtot d’un explosif, celle – ci est égale à la somme de la charge de
fond Qb et de la charge de colonne QC, [Tshibangu K, 2007]...............................................31
Figure II. 3 : Chargement de l’ANFO à partir d’une installation mobile [Tshibangu K, 2007]
..................................................................................................................................................34
Figure II. 4 : Mèche lente « DURA FUSE », [AEL, 2006]......................................................36
Figure II. 5 : Détonateur fond trou 'Shock Tube-Multi SPD' [AEL Mining Services, January
2010]........................................................................................................................................37
Figure II. 6 : Représentation des pentolites Booster [AEL Mining Services, January 2010]. 37
Figure II. 7 : Représentation des cordeaux détonant [AEL Mining Services, January 2010] 38
Figure II. 8 : représentation des micros-retards [AEL Mining Services, January 2010].......39
Figure II. 9 : Amorçage de la pentolite booster [GOKHALE, 2011]......................................41
Figure II. 10 : les camions AEL pour le chargement de l’émulsion........................................42
Figure II. 11 : Relais de 25 ms et de 42 ms..............................................................................43
Figure II. 12 : Enregistreur de vibrations et Capteur de sons.................................................44
Figure II. 13 : coût opératoires en fonction de la granulométrie des blocs [TSHIKONDE F.,
2013]........................................................................................................................................45
Figure II. 14 : impact d’une mauvaise fragmentation sur le transport...................................48
Figure II. 15 : impact de la fragmentation à l’alimentation du concasseur............................48
Figure II. 16 : Développement de la fissure et de la fracturation dans l’abattage du massif
rocheux [NGOY B. 2010].........................................................................................................50
5

Figure III. 1 : La valeur minimale de la ligne de moindre résistance 53


Figure III. 2 : Croquis simplifié du lot à miner. Sur la figure (A), on reconnaît trois rangées de
trous et la surface de dégagement d’une mine à ciel ouvert. La figure (B) illustre les différents
paramètres d’un trou de mine chargé à l’explosif...................................................................59

LISTE DES TABLEAUX


Tableau I. 1 : Système katanguien...........................................................................................15
Tableau I. 2 : Lithologie du Roan............................................................................................17
Tableau I. 3 : Produits d'altération des formations de KOV (LUNDA, 2000)........................18
Tableau I. 4 : Zone de cémentation..........................................................................................21
Tableau I. 5 : Minéralisation de KOV......................................................................................23
Tableau I. 7 : Catégories des roches d’après la résistance à la compression, [Bureau d’études
Minières(EMI), Gécamines].....................................................................................................24
Tableau I. 8 : TYPES D’ENGIN...............................................................................................25
Tableau I. 9 : Engin de transport.............................................................................................25
Tableau I. 10 : Engin de terrassement.....................................................................................25
Tableau I. 11 : Situation de la réserve géologique du Cut 1D.................................................26
Tableau II. 1 : Propriété de l'émulsion P100
Tableau III. 1 : La constante liée à la pente du trou des mines...............................................57
Tableau III. 2 : Valeur de la constante en fonction de la cohésion de la roche......................57
Tableau III. 3 : les différents résultats obtenus après les applications des méthodes de
Langefors, de stigo Olofsson et de l’A.E.L...............................................................................66
6

BIBLIOGRAPHIE
A NOTES DES COURS
1. Pr KAMULETE: Cours d’Exploitation des Mines à Ciel 0uvert
UNILU/Polytechnique, 2013;
2. Ass Ir Civil des Mines Jacques Mukadi M, Cours d’Exhaure MCO et M.S , ISTL
2020-2021 ;
3. Ass Ir Civil des Mines Kamiji , Cours de Métallogénie ISTL 2020-2021 ;
4. Ass Géologue Rolly , Cours d’ Hydrogéologie ISTL 2020-2021 ;
5. Pr Bilez : cours d’abattage , UNILU /Polytechnique 2021
B. TFC & MEMOIRES
 KANINDA M.(2011) :Evaluation des besoins en explosif et accessoires de
tir pour l’exploitation du gisement de Kabolela Sud, Polytechnique, UNILU ;
 J.Mukadi : Etude technico-économique pour la poursuite des travaux
d’exploitation de la mine à ciel ouvert de Kasombo, TFE 2013, Polytechnique
UNILU ;
 KALUME P : Optimisation des paramètres de fragmentation de la MCO de
Luswishi, UNILU/Polytechnique/2012 ;
 Mémo EMI/GCM/L’SHI KOV n°004/2012 ;
 KAPEND T. (2010): Analyse des paramètres de fragmentation et définition des
besoins en explosifs pour l’exploitation jusqu'au niveau 1060.
(Cas de la mine à ciel ouvert de l’ETOILE/CHEMAF), Polytechnique, UNILU
7

TABLE DES MATIERES


Epigraphe……………………………………………………………………………………….I
Dédicace………………………………………………………………………….…………….II
Remerciement……………………………………………………………………………....…III
Liste des figures…………………………………………………………………………….…IV
Liste des Tableaux…………………………………………………………………….………..V
Bibliographie…………………………………………………………………………………..VI
Table des Matières…………………………………………………………………………....VII
INTRODUCTION......................................................................................................................1
I.1. APERCU HISTORIQUE.................................................................................................12
II.2. SITUATION GEOGRAPHIQUE...................................................................................12
I.2.1. LOCALISATION.....................................................................................................12
I.2.2. GEOMORPHOLOGIE.............................................................................................12
I.2.3. HYDROGRAPHIE..................................................................................................13
I.2.4. CLIMAT ET VEGETATION..................................................................................13
I.3. ESQUISSE GEOLOGIQUE DU SECTEUR D’ETUDE.................................................14
I.3.1. Katanguien...............................................................................................................14
I.3.2. Tectonique et structure.............................................................................................18
I.3.3. Minéralisation...........................................................................................................20
I.4. Catégorie de terrains suivant la résistance à la compression........................................23
I.4.1. Catégorie 2...............................................................................................................23
I.4.2. Catégorie 2D............................................................................................................23
I.4.3. Catégorie 3...............................................................................................................24
I.4.4. Catégorie 3D............................................................................................................24
8

I.5. Méthode d’exploitation...................................................................................................25


I.6. Description du CUT 1 D.................................................................................................25
I.7. CONCLUSION................................................................................................................27
Chapitre II NOTIONS GÉNÉRALES SUR LA FRAGMENTATION...................................28
II.1. Définition.......................................................................................................................28

II.2. Forage...........................................................................................................................28

II.2.1. Types de forage.......................................................................................................28


II.2.2. Méthodes de forages...............................................................................................29
II.2.3. Outils de forage.......................................................................................................30
II.3. Minage...........................................................................................................................31
II.3.1. Généralités..............................................................................................................31
II.3.2. Minage primaire......................................................................................................31
II.3.3. Minage secondaire..................................................................................................32
II.4. Substances explosives....................................................................................................32
II.4.1. Généralités..............................................................................................................32
II.4.3. Explosifs nitratés.....................................................................................................33
II.4.4. Bouillies explosives................................................................................................34
II.4.5. Émulsions................................................................................................................35
II.4.6 Choix des explosifs..................................................................................................35
II.5. Artifices de tir................................................................................................................35
II.5.1. Mèche lente.............................................................................................................35
II.5.2. Détonateurs.............................................................................................................36
II.5.3. Cartouches amorces...............................................................................................37
II.5.4. Cordeau détonnant..................................................................................................37

II.5.5. Le système NONEL................................................................................................38


II.5.6. Emploi des micros retards.......................................................................................39
II.6. Minage à KOV...............................................................................................................40
II.6.1. Introduction.............................................................................................................40
II.6.2. Curage des trous de mines......................................................................................40
II.6.3. Amorçage et chargement d’explosif.......................................................................40
II.7. Interaction fragmentation, transport et chargement en mine à ciel ouvert..................44
II.7.1. Coûts opératoires en fonction de la granulométrie des blocs.................................44
II.7.2. Interaction fragmentation – chargement.................................................................46
9

II.7.3. Interaction fragmentation – transport......................................................................47


II.7.4. Interaction fragmentation – concassage des blocs..................................................48
II.9. Conclusion Partielle......................................................................................................51
Chapitre III MÉTHODES DE CALCULS DANS LA FRAGMENTATION.........................52
III.1. Introduction..................................................................................................................52
III.2. Méthodes empiriques....................................................................................................52
III.3. Méthodes de certains spécialistes................................................................................54
III.3.1. Méthodes de Langefors [U. Langefors et B. Kihlström, 1967].............................54
III.3.2. Méthode de STIGO OLOFSON............................................................................57
III.3.3. Méthode d’AEL (African Explosive LIMITED) filiale d’AECI...........................59
III.4. Quelques applications directes au terrain de KOV selon les différentes méthodes
énoncées................................................................................................................................62
III.4.1. Application avec la méthode de LANGEFORS....................................................62

III.4.2. Application avec la méthode de STIGO OLOFSON............................................63

III.4.3. Application avec la méthode d’AEL (African Explosive Limited).......................65


III.5. Conclusion partielle.....................................................................................................67
CONCLUSION GENENERALE.............................................................................................68
LISTE DES FIGURES...............................................................................................................1
LISTE DES TABLEAUX...........................................................................................................5
10

INTRODUCTION
Tout programme d’optimisation d’un minage appelle à la compréhension claire des
principaux effets des paramètres de minage et de forage, ainsi que leurs bonnes applications.
Les principes du minage par gradin sont les mêmes bien que le type des roches pris en carrière,
mines et autres surfaces soit différent, surtout par rapport aux bénéfices générés. Cependant de
nombreuses tentatives ont été réalisées pour déterminer les propriétés des roches, les plus
importantes dans la prédiction de la destructibilité des roches par abattage à l’explosif. Dans la
littérature y afférente, certaines relations ont été trouvées par des spécialistes dans le domaine
de l’abattage à l’explosif, entre toutes les propriétés des matériaux et leur destructibilité par
rapport au minage.
Cependant, il n’y a pas de concept général que l’ingénieur chargé de fragmentation
peut utiliser lorsqu’il veut déterminer ou prédire la destructibilité des roches par abattage à
l’explosif. Les expériences pratiques et les techniques en fragmentation restent les attributs
majeurs pour prédire les résultats de la fragmentation des roches. Il est évident que la structure
géologique joue un rôle majeur dans la fragmentation et guide souvent le choix nécessaire pour
un bon minage.
En abattage à l’explosif, il n’y a pas qu’un seul concept qui a été développé et accepté,
et qui explique pleinement les mécanismes de la fragmentation des roches en toute situation,
cependant plusieurs travaux de recherche ont contribué avec des informations valables et avec
perspicacité dans les théories de la fragmentation.
L’analyse du gain économique généré dans l’abattage des roches par la méthode classique que
nous déterminerons sur base des estimations desdits paramètres par rapport à la nature du
terrain qui présente une difficulté due au niveau hydrostatique qui complique l’avancement de
11

la productivité de la mine. Une évaluation rapide et alternative des paramètres de minage, en


réduisant ainsi le coût et le besoin en temps, généré par des essais et des calculs fastidieux.
En vue de bien mener notre travail intitulé «Détermination des paramètres de
fragmentation de la mine à ciel ouvert de KOV », hormis l’introduction et la conclusion,
nous avons subdivisé ce présent travail en cinq chapitres qui sont :
Chapitre I Généralités sur la mine à ciel ouvert de KOV: Ce chapitre présente le site
dans lequel nous avons eu à faire notre étude. Il passe par une présentation de l’entreprise, un
aperçu historique, géographique, climatique et enfin géologique du site.
Chapitre II Notions générales sur la fragmentation : Ce chapitre est consacré aux concepts
généraux de la fragmentation. Par fragmentation, nous sous entendons le forage et le minage.
Nous ajouterons aussi les concepts généraux sur les substances explosives, ainsi que les
artifices de tir.
Chapitre III Méthodes de calculs dans la fragmentation : Ce chapitre nous introduit
dans la phase conceptuelle de notre sujet, en abordant notre étude par une approche
mathématique et scientifique, suivant les méthodes de Langefors, de S. Olofson et de A.E.L;
utilisées dans le domaine de l’abattage à l’explosif et quelques applications.
12

CHAPITRE I GENERALITES SUR LA MINE KOV


I.1. APERCU HISTORIQUE
La mine de Kamoto Oliveira Virgule a été ainsi appelée KOV en sigle, à cause de ces
trois principaux gisements qui la constitués en ce temps du démarrage. Le gisement de la
mine de KOV a été mis en évidence par la Générale des Carrières et des Mines, Gécamines en
sigle. Cette société de configuration étatique, amorça l’exploitation de ce gisement en 1982.
Ainsi fut le début de l’existence de la mine de KOV. Fort malheureusement cette exploitation
ne dura que dix ans. Et donc en 1992 la mine de KOV se verra mise aux arrêts jusqu’ en 2007,
année où l’Entreprise Kamoto Operating Limited, KOL en sigle amorce le dénoyage de KOV
puis poursuivi par l’Entreprise Kamoto Copper Company, KCC en sigle qui aboutit à son
exploitation en 2010.
II.2. SITUATION GEOGRAPHIQUE
I.2.1. LOCALISATION
La mine à ciel ouvert de KOV est localisée à environ 7,5km à l’Ouest du centre-ville de
Kolwezi et à environ 300km au Nord-Ouest de la ville de Lubumbashi, chef-lieu de la province
13

du Haut- Katanga. Par cette carte nous essayons de localiser la ville de Kolwezi ainsi que la
mine de KOV dans laquelle nous travaillons.

Figure I. 1 : Localisation de KOV sur l'arc Lufilien


I.2.2. GEOMORPHOLOGIE
L’altitude moyenne de la région de Kolwezi varie entre 1000 et 1500m. D’après
FRANCOIS (1973), quatre régions morphologiques peuvent être mises en évidence. Il s’agit
de : Plateau de la Manika avec une altitude moyenne légèrement supérieure à 1500m. La
colline de Kibara au NW de la ville de Kolwezi avec des altitudes variant entre 1200 et 1300
m, Vallée du Lualaba représentée surtout par le lac de retenu de Nzilo. Dans cette région
l’altitude varie aussi entre 1200 et 1300 m, La région de Kolwezi en bordure du plateau de la
Manika. C’est dans cette région morphologique que nous avons d’importants gisements cupro-
cobaltifère dont certains sont en cours d’exploitation et d’autres abandonnés surtout pour le
problème d’eau.
I.2.3. HYDROGRAPHIE
La région de Kolwezi appartient intégralement au Bassin versant du Lualaba. Elle est
constituée de plusieurs petits cours d’eau prenant leurs sources dans le plateau de la Manika et
se rattachant aux sous bassins de la Luilu et de la Musonoï, deux rivières importantes de cette
région. L’hydrographie de Kolwezi offre seulement deux caractères dominants [FRANCOIS,
1973¿. Le premier est constitué par la Musonoï, la Luilu, la Kabulungu pour lesquels le plateau
de la Manika pour son altitude, joue le rôle du château d’eau. Le deuxième est constitué par le
fleuve Lualaba qui prend sa source à environ 1400m d’altitude près de la frontière de la
Zambie.
I.2.4. CLIMAT ET VEGETATION
La ville de Kolwezi connaît un climat tropical humide et tempéré à deux saisons de
durées inégales : une longue saison de pluie (7 à 8 mois, allant de mi-septembre à Avril) et une
courte saison sèche (4 à 5 mois, allant de mai à mi-septembre). La température moyenne varie
entre 20°C et 21°C. Les températures moyennes mensuelles sont toujours comprises entre
18°C et 22°C avec une moyenne mensuelle des maxima atteignant 29°C au début de la saison
de pluie en septembre ; tandis que celle des minima atteint 10°C en Juin-Juillet. La végétation
est dominée par deux composantes à savoir : la forêt claire Katanguienne et la savane
steppique vers le Sud. La forêt claire Katanguienne est constituée principalement par des
arbustes bas à grandes failles et à traces tourmentées. Le gisement de KOV se situe dans la
ceinture cuprifère Congolaise ; une des grandes provinces métallogénie du monde, qui
14

recouvre le Sud- Est de la République Démocratique du Congo et le Nord de la Zambie


(province de Copperbelt), et compte cinq écailles à savoir ; Kamoto-Est (exploité à ciel ouvert
jusqu’à 1230), Oliveira, Virgule, Variante et FNSR (Flanc Nord Sud Ridge) ; en cours
d’exploitation. Il est composé principalement des formations du systeme Katanguien, du super
groupe de Roan et dans le groupe des mines (R2) (INTIOMALE, 1983). Ce gisement est
contenu dans une concession de la Générale des Carrières et des Mines. Le projet KOV final
de la Générale des carrières et des mines visait la profondeur 470m environ unifiant la mine à
ciel ouvert de Kamoto-Est et celle d’Oliveïra, Virgule, FNSR et Variante. Ce projet couvrirait
environ 15km2 à son stade final. Cette réalité n’a pas été atteinte pour plusieurs raisons, parmi
lesquelles le retard en découverture cause d’importants fonds y relatif. La Gécamines l’avait
exploité jusqu’en 1992, année de noyade de la dite Mine causée par le non fonctionnement des
infrastructures d’exhaure dû à un déclenchement prolongé. Les travaux d’exploitation étaient
en cours afin d’atteindre le niveau 1215. La mine fût alors inondée jusqu’au niveau
«
1275.Actuellement, ce gisement est exploité par l’entreprise privée Kamoto Copper
Company ». Les travaux d’exploitation, surtout de recarage se poursuivent afin de découvrir
d’autres horizons minéralisés. Le projet KCC fixe le niveau final d’exploitation à 1080.Ce
gisement regorge d’importantes réserves cuprocobaltifère mais est confronté à des sérieux
problèmes de gestion d’eau qu’il faudrait prendre en considération.
I.3. ESQUISSE GEOLOGIQUE DU SECTEUR D’ETUDE
Le Kahalarien : d’âge cénozoïque ;
Le Katanguien : d’âge néo protérozoïque, qui appartient à l'arc tectonique Lufilien
consistant en une succession d'environ 9 km de roches sédimentaires katanguiennes ;
Le Kibarien : d’âge méso protérozoïque.
Le gisement de KOV appartient à la l’ensemble géologique du katanguien.
I.3.1. Katanguien.
Le Katanguien est constitué d’une succession des sédiments déposés durant la période
séparant l’orogenèse Kibarienne de celle Lufilienne. Ces sédiments katanguiens se sont
déposés entre 880 et 500Ma. Le Katanguien affleure au Sud de la chaîne Kibarienne, plus
précisément au Sud, au Centre et au Nord du Katanga. On y observe au Nord, le Katanguien
tabulaire comprenant les plateaux de Biano au Nord-Ouest et celui de Kundelungu au Nord-Est
et au Sud, le Katanguien plissé communément appelé " arc Lufilien " qui part de la Zambie
jusqu’à Kolwezi et en Angola. Nous présentons les subdivisions du système Katanguien, ainsi
que sa lithologie dans le tableau I.1. Ci- dessous.
15

Tableau I. 1 : Système katanguien


16

Nous nous intéresserons encore plus au super-groupe de Roan et plus particulièrement


au groupe des mines, auxquels appartiennent les formations géologiques du site d’étude. Les
roches du groupe des mines, où se loge principalement la méga brèche de Kolwezi, ont été
classées dans 5 types de faciès sédimentaires sur base des caractéristiques des horizons RSF,
RSC et particulièrement des SDB et SDS (François 1973, 1987 ; Okitaudji, 1989). Il s’agit des
faciès Menda, Kalumbwe, Kilamusembu (entoure les formations de faciès Musonoï), Musonoï
et Long. Seuls les deux derniers nous concernent :
17

Le faciès Musonoï : situé au centre de la structure, comprend deux ou trois horizons de


dolomie dont le premier constitue la limite des SD de base tandis que le deuxième est
stromatolithique. Ce faciès se remarque dans les gisements de Musonoï et de Kamoto ;
Le faciès Long : constitue l’extrémité nord de la nappe de Kolwezi. Il est caractérisé par plus
de trois horizons de dolomie (avec stromatolithes) et plus d'un banc d’arkose ou de grès au sein
des SDS. Les SDB sont souvent carbonés, noirs. Les RSC sont continuées, bréchiformes et peu
caverneuses à l’altération, tandis que les RSF sont souvent carbonées, noires. On trouve ce
faciès à Tombolo, Fungurume, Kalukundi, Tenke et Nguba.

I.3.1.1. Litho-stratigraphie de KOV


Du point de vu litho-stratigraphique, le gisement de KOV est essentiellement localisé
dans le super-groupe de Roan et principalement dans le groupe des mines (R2). Il est composé
de deux corps minéralisés où Ores bodies. L’Ore body inférieur (OBI) regorge les RAT grises,
DSTRAT, RSF et à la base des RSC. L’Ore body supérieur (OBS) occupe le sommet des RSC,
le SDB, le BOMZ et le CMN. La RAT constitue le mur du groupedes mines et le CMN le toit.
La description lithologique de KOV est la suivante :
 Roches Argilo- Talqueuses (RAT) : sont essentiellement des argiles gréso-
dolomitiques composées en grande partie des chlorites et peu de talcs. Elles s’altèrent
facilement pour donner une roche argileuse savonneuse et massive ;
 Dolomies Stratifiées (Dstrat) : elles se présentent en gros bancs constituées d’une
succession des bancs des dolomies siliceuses de couleur gris-blanchâtre ;
 Roches Siliceuses Feuilletées (RSF) : ce sont des dolomies siliceuses microgrenues de
couleur gris blanchâtre. Elles sont finement stratifiées en petits bancs caractérisées par
une alternance des dolomies siliceuses et des shales dolomitiques micro- gréseux
micacés;
 Roche Siliceuse Cellulaire (RSC) : elle est remarquable par sa structure massive et
vacuolaire et de couleur gris- claire. Elle constitue un repère pour le géologue ;
 Shales Dolomitiques (SD) : nous en avons ceux de base (SDB) et ceux supérieure
(SDS), ils sont séparés par le Black Ore Minéral Zone (BOMZ) ;
 Calcaires en Minéraux Noirs (CMN) : ce sont des dolomies plus ou moins siliceuses de
couleur gris- bleus ou gris- noirs ;
 Roches Gréseuses Siliceuses (RGS) : ce sont principalement des shales parfois
dolomitiques. Ils sont microgrenus, massif et affectés par des fractures.
18

Le tableau ci-dessous donne la lithologie du Roan.


Tableau I. 2 : Lithologie du Roan
Super-
Système Groupes Formations
groupes
Dipeta (R3) R.31 RGS
R.23 CMN
KATANGUIEN SD supérieur

R.22 BOMZ et S.D

ROAN
de base
Mines (R2)

R.S.C
R.S.F
R.21
D. strat
R.A.T grise
RAT (R1) R.13 S.D massives

Des phénomènes d’altérations très importants sont remarqués dans ces formations.
Ces altérations sont surtout constatées aux alentours des fissures. Elles favorisent la circulation
des eaux souterraines et la transformation de la plupart des roches dolomitiques en roches
sableuses ou argilo-sableuses qui sont de grands réservoirs d’eaux. Elles sont plus importantes
à l’Ouest qu’à l’Est (BULUNDWE, 1992). Le tableau I.3 illustre les produits d’altération des
formations géologiques de KOV.
19

Tableau I. 3 : Produits d'altération des formations de KOV (LUNDA, 2000)


PRODUITS D’ALTERATION
RAT lilas Argiles sablonneuses lilas ou lie de vin.
RAT grise Sable argileux savonneux gris clair.
FORMATIONS GEOLOGIQUES

Dstrat Argile sablonneuse grise jaune ou blanchâtre.


RSF Argile sablonneuse gris-clair.
RSC Sable fin avec un peu d’argile ; blanc ou brun avec
paillette de mica et pulvérulente par endroit.
SD Argile sablonneuse blanchâtre ou brune avec paillettes de
mica et pulvérulente par endroit.
CMN Argile avec un peu de sable ou sable argileux, gris jaune
contenant des lits de cherts et des paillettes de mica.
RGS Argile sableuse savonneuse de couleur jaune-brune.

I.3.2. Tectonique et structure


I.3.2.1. Tectonique du Katanguien
Trois cycles successifs d’orogenèses échelonnées entre 600 et 500Ma ont affecté le
Katanga méridional. Un premier cycle affectant le système Antékibarien, un second cycle ; le
système Kibarien qui s’est manifesté immédiatement en bordure du système Antékibarien et un
troisième cycle Kundelunguien ou lufilien. De cette orogenèse, nous pouvons constater la
position stratégique du super-groupe de Roan au-dessus du Kundelungu tel que nous illustre la
méga brèche de Kolwezi, parmi tant d’autres dans le Katanguien, qui ne répond pas au principe
de superposition. Ces mouvements furent étudiés par FRANCOIS (1973) qui les résument en
trois phases ; Kolweziènne, Kundelunguiènne et Monweziènne qui sont expliqués par le
chevauchement enraciné au Sud et le charriage qui est l’hypothèse la plus soutenue.Au Sud du
Katanga, le Katanguien s’est plissé sous forme d’un grand arc dont la concavité est tournée
vers le Sud. Le Roan est remonté de la profondeur et a été extrudé sur le Kundelungu. Il a été
plissé, chevauché, voir charrié, puis disloqué en plusieurs méga fragments de dimensions
variables.Ces mouvements se remarquent principalement par les faits suivants :On remarque
sur la base de la méga brèche de Kolwezi des éléments grossiers des débris du Roan et du
Kundelungu supérieur. Ceci témoigne les mouvements relatifs de certaines parties de la méga
brèche de Kolwezi, qui est en soit une nappe charriant.
20

La structure de la méga brèche est dominée par des plis couchés, parfois charriés et se
chevauchent ce qui a donné naissance à plusieurs écailles, fruit de la fissuration. Ces écailles
sont séparées par la RAT qui s’est insérée dans les failles. Selon certaines hypothèses, cette
RAT aurait favorisé le mouvement de charriage de Kolwezi ; Toutes les dolomies,
principalement à KOV, présentent une perméabilité en grand (perméabilité de fissuration) bien
que ces terrains soient qualifiés d’aquicludes, (NGOIE, 1997).
I.3.2.2. Tectonique et structure de KOV
Les mouvements tectoniques à KOV ont abouti à une dislocation du groupe des mines
dans ce site en plusieurs écailles plus ou moins indépendantes et parfois jointives. Ces écailles
sont Kamoto- Est, Oliveïra, Virgule, Variante, Œuf et FNSR (Flanc Nord South Ridge).
 Virgule est un synclinal faillé le long de l’axe Est-Ouest sur lequel il s’étend. Cette
faille est remplie de RAT. Ce flanc Nord de KOV s’étend en pente faible (20° à 25°).
Le fond de l’écaille atteint le niveau 650 ;
 Kamoto- Est à une structure synclinale qui s’étend de l’Ouest vers l’Est. Ce flanc Sud
de KOV est très redressé à l’Est et au Centre acquiert une pente de 40° à l’Ouest ;
 Oliveïra est situé dans le Nord de KOV. Il est incliné vers le Sud- Ouest et est localisé
sous l’écaille de Virgule dont il est en discontinuité suivant une grande faille remplie de
RAT. Cette écaille s’étend d’Ouest en Est, son bord inférieur descend sous le niveau
620 et le bord supérieur atteint la surface.
 Variante est une écaille très peu connue jusqu’aujourd’hui. Elle est allongée dans la
direction NE- SW. Son extrémité Sud- Ouest se situe sous le niveau 710 et joint la
surface par une pente de 30 à 35°. En profondeur Variante s’étend sous Virgule et
Oliveira et s’insère en surface entre Oliveira et FNSR. Elle est très fissurée et
totalement enrobée de RAT ; ce qui constitue un grand aquifère à étudier de près suite à
ses potentialité hydrogéologique ;
 FNSR est l’extension du FSSR de Musonoï. Dans cette écaille les formations sont
renversées et dont la pente est orientée vers le Sud. Cette écaille se place sous la partie
profonde de Virgule ;
 Œuf est une écaille à structure de cuvette dont le fond dépasse le niveau 1200. Elle est
composée principalement des formations de CMN, les sables et les terres rouges. Cette
écaille s’étend de l’Ouest à l’Est dans le synclinal de Kamoto-Est et Virgule dont elle
est séparée par des RGS.
21

Il est à souligner que de toutes les écailles de KOV, Variante est la seule qui n’a pas
fait l’objet d’études approfondies vu qu’elle ne renferme pas une grande réserve économique.
Mais néanmoins quelques forages y ont été exécutés pour les besoins d’étude d’exhaure et de
stabilité. Sur le point hydrogéologique, des études approfondies doivent être faites sur cette
écaille afin d’évaluer ses potentialités hydrogéologiques. En conclusion, PLACET (1984), met
en relation les différentes écailles du complexe KOV de la manière suivante :
 Oliveira : dans le Nord de KOV ;
 Virgule : dans le flanc Ouest de KOV;
 Kamoto-Est : dans le flanc Sud de KOV ;
 Variante: légèrement à l’Est (vu sa faible valeur économique, elle n’est pas mis en
évidence);
 FNSR : emballé dans les RAT entre Virgule et Kamoto-Est ;
 Œuf : entre Kamoto- Est et Virgule, plus ou moins au centre de ce complexe.
Par la figure I.2, voyons les différentes écailles de la mine à ciel ouvert de KOV

Figure I. 2 : Représentation des écailles de KOV


I.3.3. Minéralisation
Le complexe KOV est un des gisements les plus riches de la méga brèche de Kolwezi.
Sa minéralisation est du type cupro-cobaltifère dont les teneurs moyennes en cuivre et en
cobalt sont respectivement de 4,6% et 0,4%. D’une manière générale, la minéralisation est
localisée dans la partie inférieure du Groupe des Mines (RAT grises, D. strat. et RSF d’une
part, et SDB d’autre part). Elle se présente sous forme de deux corps minéralisés stratiformes
orientés du Sud- Ouest au Nord- Est. Ces deux corps minéralisés sont séparés par une dolomie
siliceuse souvent stromatolithiques considérée comme un bioherme (RSC). Nous distinguons
22

trois zones de minéralisations à KOV ; il s’agit de la minéralisation primaire, secondaire et


mixte.
I.3.3.1. Minéralisation primaire
Il s’agit d’une zone profonde ou zone de cémentation. Dans cette zone les roches
n’ont subi aucune altération par les agents atmosphériques. En effet l’altération d’une couche
est la modification des propriétés physico-mécanique des minerais qui la composent. Les
roches sont dolomitiques et donc la minéralisation est sulfurée (cas de l’écaille FNSR plus
profonde que les autres). Cette minéralisation est repartie sur deux niveaux dans la série des
Mines :
 L’ore body inferieur (OBI) comprend les rats grises, la dolomie stratifiée et les roches
siliceuses feuilletés (RSF) ;
 L’ore body supérieur constitué de shales dolomitique de base (SDB) et des Bomz, ils
sont séparés par les roches siliceuses cellulaires (RSC).
D’une manière synthétique voici la représentation dans le tableau I.4 ci-dessous :
Tableau I. 4 : Zone de cémentation
OBS
SDB & BOMZ
RSC
RSF OBI
D.STRAT
RAT GRIS

I.3.3.2. Minéralisation secondaire


Dans cette zone, les formations géologiques primaires ont subi une altération par les
agents atmosphériques, eaux d’infiltrations. Ces derniers ont altéré la minéralisation primaire
et donne naissance à une minéralisation secondaire oxydée, sa puissance varie de quelque
dizaine à quelques centaine de mètre, la minéralisation primaire a été lessivée et par migration
s’est retrouvée à l’état secondaire altéré même dans les formations stériles (RSC, SDS, RAT
lilas et CMN). Elle porte ainsi le nom de zone d’oxydation (cas des écailles de Kamoto-Est,
Oliveira et Virgule).
I.3.3.3. Minéralisation mixte
Cette zone est localisée à l’interface des minéralisations primaire et secondaire renfermant les
minerais oxydés et sulfurés.
23

I.3.3.4. Types des minerais rencontrés à KOV


On distingue trois catégories de minerais :
 Les oxydes ;
 Les mixtes ;
 Les sulfures.
1° les oxydes
Ces sont les minerais de la zone superficielle où se passe le phénomène d’oxydation et de
lessivage, ainsi ces derniers font que dans les minerais le cuivre se trouve lié à l’oxygène avec
absence totale ou présence de sulfure sous forme de trace.
Les principaux minerais de cuivre et de cobalt rencontrés à KOV sont :
 La cuprite Cu2O;
 La malachite Cu2Co3(OH)2 ;ou CuCo3Cu(OH)2
 L’azurite : 2CuCo3Cu(OH)2 ;
 l’hétérogénite : (Cu,Co)(OH)H2O ;
 l’apseudomalachite: Cu5(OH)4(PO4)2H2O
2° Les sulfurés
Ce sont les minerais dans lesquels le cuivre se trouve lié au soufre dont les principaux sont :
 la chalcopyrite : CuFeS2 :
 la chalcosine : Cu2S :
 la carolite : CuCo3S4
 la bornite : Cu5FeS2
3° Les mixtes
Les mixtes sont ceux qui présentent un mélange des minéraux de cuivre oxydés et sulfurés.
Ainsi, nous distinguons deux sortes de mixte :
 Les mixtes francs qui ont une gangue dolomitique
 Le mixte non dolomitique avec une gangue siliceuse
Le tableau I.5 et le tableau I.6 ci-dessous représentent la minéralisation de la Mine à ciel
ouvert de KOV
24

Tableau I. 5 : Minéralisation de KOV


MINERALISATION FORMULE
CHIMIQUE
La chalcopyrite CuFe S 2
La bornite Cu2 Fe S 4

Primaire
La carrollite CuCo S 4
La chalcosine Cu2 S
La covelline CuS
La malachite Cu2 CO 3 ( OH 2 )
TYPE

La chrysocolle CuSi O3 2 H 2 O
Secondaire

L’azurite Cu3 (OH )2 ( C O3 )2


La cuprite Cu2 O
L’hétérogénite CoOOH
Le cuivre natif
u

I.4. Catégorie de terrains suivant la résistance à la compression


Notre étude sur la fragmentation en fonction des propriétés physico – mécaniques des
formations géologiques nécessite la détermination de certains paramètres caractéristiques du
terrain. Pour cela on se basera sur la classification anciennement élaborée par le bureau
d’études minières (EMI) de la Gécamines. On distingue les diverses catégories suivantes :
I.4.1. Catégorie 2
Toutes les roches classées dans la catégorie 2 représentent des terrains tendres que
l’excavateur charge sans qu’il y ait nécessité de tir. Nous distinguons principalement :
• Les terres rouges (latérite)
• Les roches gréseuses supérieures (RGS) friables par altération.
• Les schistes dolomitiques supérieurs (SDS) très altérés
• Les roches argilo – talqueuses (RAT).
I.4.2. Catégorie 2D
Ce sont des terrains relativement tendres mais qui possèdent une certaine cohésion
telle qu’une excavation à la pelle nécessite qu’ils soient ébranlés d’abord par une faible charge
d’explosif. On distingue :
• Les calcaires à minéraux noirs (CMN) plus ou moins altérés.
• Les roches gréseuses supérieures (RGS) semi – dures
• Les schistes dolomitiques supérieurs (SDS) noirs ou gris
• Les schistes dolomitiques de base (SDB) altérés
25

• Les RAT altérées mais compactes


I.4.3. Catégorie 3
Ce genre de terrain est généralement dur et demande un tir d’abattage avec une charge
relativement élevée. Ce sont :
• Les roches siliceuses cellulaires (RSC) altérées
• Les RAT dolomitiques
• Les SDB et les SDS dolomitiques
• Les roches siliceuses feuilletées (RSF) dolomitiques
• Les RGS dolomitiques
• Les CMN homogènes
I.4.4. Catégorie 3D
Les terrains classés dans cette catégorie sont les plus durs que l’on rencontre dans les
formations géologiques du groupe des mines. Ces terrains nécessitent une charge de
fragmentation beaucoup plus élevée. On peut citer :
• Les RGS dolomitiques
• Les RGS dolomitiques très durs.
Nous remarquons que dans le faciès dolomitique, les roches sont très dures par suite
de la présence de la dolomie qui leur sert de ciment, formant un ensemble compact. Par contre
dans le faciès altéré, Nous constatons que le faciès dolomitique a subi des transformations
chimiques par le fait du départ de la dolomie, ce qui diminue la dureté de la roche au minage.
Le tableau ci-dessous montre les catégories des roches d’après la résistance à la compression.

Tableau I. 6: Catégories des roches d’après la résistance à la compression, [Bureau d’études


Minières(EMI), Gécamines].
Résistance à la
Catégories Description
compression
Roches tendres: s’effritent sous des coups avec
2 la pointe d’un marteau de géologue, se coupent < 25 MPa
avec un couteau de poche
Roches moyennement tendres: ce type de roche
se marque profondément avec la pointe du
2-2D 25 à 50 MPa
marteau sous des coups fermes, se coupe et se
gratte difficilement avec un couteau de poche
Roches modérément dures: la surface de la
roche ne peut être grattée avec un couteau: de
2D 50 à 100 MPa
fermes coups avec un marteau de géologie
produisant des faibles indentations.
26

Roches dures: on obtient un échantillonnage


3 moyen avec un coup ferme d’un marteau de 100 à 200 MPa
géologie.
Roches très dures: un échantillon s’obtient
3D après plusieurs coups avec un marteau de > 200 MPa
géologie
Dans notre cas, nous travaillons dans la zone de catégorie des roches 3.
I.5. Méthode d’exploitation
La méthode d’exploitation utilisée dans la plupart des Mines à ciel ouvert dans le cas de
gisement dressant est d’application dans le complexe KOV, il s’agit de celle de fosses
emboitées c’est-à-dire les phases d’exploitation par fosse successive. D’où les activités
d’exploitation se font aux moyens des engins répertoriés dans le tableau I.8 ; I.9 ; I.10.
Tableau I. 7: TYPES D’ENGIN
Type d’engins nombre Capacité marque
godet
Pelle 2 34m3 BICYRUS
hydraulique
Pelle 2 4,5m3 BICYRUS
hydraulique
Chargeuse 2 5T CARTEPILLAR
Chargeuse 1 10T CARTEPILLAR
Chargeuse 1 7T CARTEPILLAR
Sondeuse 1 9" MD6240 CAT

Tableau I. 8: Engin de transport


Types nombre capacité marque
articulé 10 35T CARTEPILLAR
Rigide 7 45T DEMAG
RIGID 5 24OT CARTEPPILAR
E

Tableau I. 9: Engin de terrassement


Types Nombre
Bulldozer Caterpillar 4
Niveleuse Caterpillar 3
27

I.6. Description du CUT 1 D


Le complexe KOV est planifiée en trois phases d’exploitation dont voici:
Phase 1 : réalisation du CUT 1 ;
Phase 2 : réalisation du CUT 2 ;
Phase 3 : réalisation du CUT 3.
L’entreprise KCC dans son projet du complexe KOV 1080 constitué de trois phases
dont chacune est subdivisée en sous phase (mini-Project). Concernant la phase 1=CUT1, nous
retrouvons les subdivisions suivante (CUT 1A, CUT 1B, CUT 1C, CUT 1D).
Le programme des travaux sont établis dans l’ordre suivant :
L’exploitation du CUT 1D est conditionnée par l’exécution du CUT 1C qui n’est pas
fait suite à des problèmes d’infrastructure entre autre (la route et la cité de Musonoi presque à
côté) néanmoins il y a un avantage laissé par la GECAMINES d’une partie du CUT 1D
presque minéralisé qui sera rendu visible et exploitable après évacuation des boues situées au
niveau 1230 et 1220, D’autre part, l’exploitant du CUT 1A n’est possible qu’après la
réalisation du CUT 1B en découverture par de gros engins (travaux de recarrage).
Notons que le Cut 1D qui fait l’Objet de notre projet d’étude présente de réserves
géologiques considérables dont l’estimation est montrée dans le tableau I.10.
Tableau I. 60 : Situation de la réserve géologique du Cut 1D

DESIGNATI MINER STERIL TENEUR TONNA OBSERVATI


ON AI E (%) GE ON

(en T) (en T) Cu Co (en T)

CUT 1D 161180 772052 5,6 0,4 933232 MIXTES


00 20 5 4 20
Ainsi nous vous proposons un schéma du design du CUT 1D à la figure I.3 et celui de la
localisation de ses différentes phases y compris le CUT 1D sur la figure I.4.
28

I.7. CONCLUSION
Le gisement de KOV est composé de 6 écailles distinctes l’une de l’autre, dont trois
constituent cette abréviation de Kov. Le complexe Kov est un des gisements les plus riches de
la Mēga-brèche de Kolwezi avec une minéralisation du type cuprocobaltifère dont les teneurs
sont de 4,6% de Cu et 0,4% Co. Cette minéralisation généralement est localisée dans la partie
inférieure du Groupe des Mines et elle se présente sous forme de deux corps minéralisés
stratiformes orientés du Sud-Ouest au Nord-Est. Ces minéralisations se localisent dans deux
corps appelés « ores bodies » séparés par une couche stérile appelée roches siliceuses
cellulaires (RSC).
29

Chapitre II NOTIONS GÉNÉRALES SUR LA


FRAGMENTATION
II.1. Définition
La fragmentation en exploitation minière est un terme général qui décrit la taille
individuelle de chaque bloc après le tir. Deux opérations sont indispensables pour réaliser la
fragmentation en exploitation minière à savoir : le forage et le minage.
II.2. Forage
C’est une opération au cours de laquelle un trou cylindrique est exécuté jusqu’à une
profondeur donnée dans la roche. Plusieurs engins sont utilisés pour le forage (la sondeuse, le
perforateur, etc.) et se distinguent les unes des autres tant par leur mode de forage que par le
type d’énergie utilisée.
Le choix d’un engin de forage peut être guidé par :
 Le diamètre et la profondeur des trous de mine
 Le type et la constitution des roches in situ
 Le type d’énergie à utiliser
Actuellement l’outil pneumatique est le plus utilisé à cause de ses multiples
avantages qu’il présente : la maniabilité, la souplesse, la puissance et la rapidité. Quant à la
mine à ciel ouvert de KOV, elle utilise pour le forage des trous de mine, des sondeuses
PANTERA avec marteau perforateur hors du trou et des sondeuses PV 271 avec marteau
perforateur fond trou utilisant de l’énergie hydropneumatique.
II.2.1. Types de forage
On utilise classiquement trois types de forage :
• Le forage par percussion
• Le forage rotatif
• Le forage roto – percutant
En forage par percussion, les sondeuses utilisées sont caractérisées par la solidarité
de leur pointe et de leur mécanisme de percussion et toute l’énergie est pratiquement utilisée
pour la percussion, en appliquant une pression ponctuelle sur l’outil qui pénètre dans la roche
en y creusant un cratère. Par contre en forage rotatif, l’outil est soumis à une poussée
constante et un couple provoque la rotation du trépan dans un plan parallèle au fond du trou.
Enfin, en forage roto – percutant, il y a combinaison des effets décrits dans les deux méthodes
précédentes.
30

II.2.2. Méthodes de forages


Pour le choix de la méthode de forage convenant le mieux, on doit tenir compte des
facteurs suivants :
 Topographie du lieu de travail,
 Production demandée en tonnes/heure ou mètres – cubes/heure,
 Blocométrie ou granulométrie demandée,
 Type de la roche (dure, tendre, compacte ou fissurée),
 Coût par tonne commercialisée.
En plus, il faut évaluer le diamètre du trou, la profondeur du trou, le type d’explosif à
utiliser ainsi que l’aptitude du foreur. Généralement trois méthodes de forage sont à relever :
II.2.2.1. Forage au marteau perforateur hors du trou
Le forage au marteau perforateur hors du trou utilise des perforateurs pneumatiques
et hydrauliques secondaires d’une glissière et fonctionnant hors du trou. Le piston du marteau
perforateur transmet son énergie à la roche au travers d’une tige d’emmanchement, de
manchons d’accouplements, des tiges allonges et du taillant. L’énergie transmise permet un
broyage facile de la roche en petits sédiments de forage. Le moteur de rotation du marteau
perforateur fait tourner le taillant de façon à ce qu’il retrouve la roche non broyée et en même
temps écrase les sédiments de forage les plus gros pour en réduire les dimensions. Puis, les
sédiments sont remontés par l’air comprimé jusqu’à leur évacuation du trou. Un système
d’avance maintient une poussée constante sur le perforateur, et donc à la surface de la roche,
de façon à utiliser le maximum d’énergie produite par le marteau perforateur. L’ajout des
tiges allonges et manchons se traduit par une dissipation d’énergie de foration. En
conséquence, la vitesse de foration décroît avec la profondeur. La foration au marteau
perforateur hors du trou est généralement utilisée dans les roches compactes ou partiellement
fissurées.
II.2.2.2. Forage au marteau fond de trou
Le marteau fond de trou est comme son nom l’indique, installé à l’extrémité du train
de tiges de forage. Le piston du marteau est directement au contact du taillant. Puisque le
piston du marteau transmet directement son énergie au taillant, il n’y a pas théoriquement
dissipation de celle – ci dans le train de tiges alors que la profondeur du trou augmente. Une
tête de rotation hydraulique ou pneumatique située à l’extérieur du trou fournit la rotation. Les
tiges de forage assurent le passage de l’air comprimé vers le marteau fond de trou. C’est ce
même air qui remonte les sédiments de forage pour les évacuer du trou. Bien qu’aucune
31

énergie ne soit perdue lorsque la profondeur du trou augmente, les frictions entre les tiges de
forages et la paroi du trou réduisent la vitesse du forage. L’augmentation de la pression de
l’air de fonctionnement accroît l’énergie développée par le piston et donne une pénétration
plus rapide. La méthode de foration au marteau fond de trou est normalement utilisée dans les
roches fissurées ou pour des trous dont la profondeur dépasse 20 mètres. Elle a généralement
comme avantage de minimiser la déviation du trou.
II.2.2.3. Forage Rotary
La foration rotary est généralement utilisée pour les trous de grand diamètre ou pour
le forage des trous profonds. Cette foration utilise une pression très élevée de poussée sur le
tricône et une rotation de celui – ci dont l’entraînement est situé en dehors du trou. Une tête de
rotation hydraulique, ou une tige d’entraînement fournit cette rotation. La pression d’avance
et la rotation du tricône broient et écrasent la roche. L’air comprimé, la boue ou la mousse
transportent les sédiments en dehors du trou. La relation entre pression d’avance et vitesse de
rotation détermine la vitesse de foration et le rendement :
• La roche tendre demande une pression d’avance réduite et une vitesse de rotation plus rapide
• La roche dure demande une pression d’avance importante et une vitesse de rotation plus
lente.
L’utilisation des tricônes de modèles répondant très exactement aux conditions de travail
maximalise la vitesse de pénétration et leur durée de vie.
II.2.3. Outils de forage
Dans le domaine du forage plusieurs types d’outils sont utilisés : les outils à picots,
les outils à lame, les outils diamantés, les outils à aciers spéciaux. Pour ces différents types
d’outils, le processus de destruction est différent, le point commun restant l’aptitude de la
roche à être forée, qui se traduit par la notion de résistance [KAMULETE M., 2012]
32

Figure II. 1 : Quelques types d’outils utilisés dans le forage, outils à picots, outil à lames, outil
diamanté (de gauche à droite)
II.3. Minage
II.3.1. Généralités
Le minage a pour but de :
• Désagréger les roches trop dures ou trop tenaces, ceci pour permettre un travail facile des
engins d’excavation,
• Réduire les dimensions des gros blocs, ceci pour permettre à l’excavateur ou aux chargeuses
d’avoir un bon rendement et aussi pour un broyage efficace selon la capacité des broyeurs au
concentrateur.
La désagrégation des roches et la réduction des dimensions des gros blocs ne sont pas toujours
atteintes d’un seul coup, ainsi distingue – t – on deux sortes de minage : le minage primaire et
secondaire.

II.3.2. Minage primaire


Pour lequel on place l’explosif dans un trou de mine vertical ou incliné. Le double
but recherché par le minage primaire nécessite deux types de charges (Figure II.2).

Figure II. 2 : Charge totale Qtot d’un explosif, celle – ci est égale à la somme de la charge de fond
Qb et de la charge de colonne QC, [Tshibangu K, 2007]

II.3.2.1. Charge de pied (charge de cisaillement)


Qui a pour but d’éviter les pieds de butte et des bosses et de permettre le chargement
des produits par la pelle en respectant le niveau choisi (plate – forme de travail). Elle doit être
33

concentrée et exige un explosif de forte densité, car la résistance au pied du gradin est
toujours assez élevée.

II.3.2.2. Charge de fragmentation ou charge de colonne


Elle a pour but, la réduction des terrains se trouvant dans la butte. Sa densité est
faible par rapport à celle de la charge de pied.

II.3.3. Minage secondaire


Ce minage est le complément du premier, il peut se faire suivant plusieurs variantes,
cela en fonction des conditions locales d’exploitation.
La mine à ciel ouvert de Kov, utilise pour le minage primaire des émulsions, qu’on charge
sous pression à l’aide d’un flexible dans le trou. Avec comme charge amorce la pentolite
booster. Vu le coefficient d’énergie assez élevé de l’émulsion P100, il est utilisé à Kov à la
fois comme charge de pied et comme charge de colonne.
Quant au minage secondaire à Kov, il se fait au magnum que l’on charge dans des
trous forés dans les gros blocs à fragmenter. Il convient de signaler que le minage primaire
peut se faire en butte dégagée, avec matelas ou en ferme.
II.4. Substances explosives
II.4.1. Généralités
Un explosif est une substance ou un mélange de plusieurs substances qui,
lorsqu’il est initié ou détonné, peut produire une quantité importante de gaz de haute pression
au début de l’explosion, pression aussi appelée « énergie de choc » et rapidement
l’environnement de l’explosion est sujet à une onde dynamique puis à une chute progressive
de la pression appelée « effet des gaz ». La pression après la détonation peut atteindre 30 GPa
et la température peut facilement dépasser 4000°C.
On classifie les explosifs :
• Selon la vitesse de décomposition : on a des explosifs détonants, dont la vitesse de
décomposition ou de l’onde de choc est la plus rapide (l’onde de choc est à quelque
Km/s en réaction linéaire) ; et des explosifs déflagrants, dont la vitesse de l’onde de choc est
relativement faible (quelques centimètres à quelques centaines de centimètres par seconde).
• Selon le degré d’excitation nécessaire : on distingue les explosifs primaires, pour qui un
simple choc, un frottement ou une étincelle suffit généralement pour provoquer la détonation,
ils sont généralement mis dans les détonateurs, et les explosifssecondaires, qui exigent une
charge amorce pour leur détonation.
34

• Selon la structure chimique : on distingue des composés explosifs et des mélanges de


substances (composés chimiques explosifs, plus comburants, combustibles et/ousubstances
inertes).
Les explosifs détonants et secondaires utilisés dans le minage industriel sont
catégorisés selon la structure chimique en quatre principaux groupes qui sont :
• L’ANFO (Ammonium Nitrate Fuel Oil)
• Les Bouillies
• Les Emulsions
• Les dynamites ou les explosifs à base de Nitroglycérine
Deux de ces familles ont survécu : les dynamites et les explosifs nitratés. La première
doit sa survie à sa puissance et à la brisance des explosifs riches en nitroglycérine, tandis que
la seconde tient la sienne au faible coût du nitrate d’ammonium.
II.4.2. Dynamites
On appelle dynamite, un explosif à base de nitroglycérine. Ils sont fabriqués sous
forme gélatineuse ou semi – gélatineuse, dépendant de la puissance, de la densité, et de leur
sensibilité par rapport à l’eau. Généralement, les explosifs semi gélatineux sont moins chers
par rapport aux explosifs gélatineux mais leurs puissances, densités et sensibilités par rapport
à l’eau sont faibles. La nitroglycérine est un explosif très puissant mais aussi très sensible et
pour pouvoir l’utiliser, il est nécessaire de la mélanger à des corps absorbants afin de
diminuer sa sensibilité. Ces corps sont de plusieurs types, ce qui permet de séparer l’ensemble
des dynamites en deux classes distinctes.
• Dans la première classe on distingue :
a. La dynamite à absorbant inerte, maintenant très peu utilisée
b. La dynamite à absorbant actif
• Dans la seconde classe on distingue :
a. Les dynamites GOMME qui comportent plus de 60% de nitroglycérine.
b. Les dynamites gélatines qui comportent 40 – 60% de nitroglycérine.
c. Les dynamites plastiques qui comportent 20 – 40% de nitroglycérine.
d. Les dynamites pulvérulentes qui comportent 10 – 30% de nitroglycérine.

II.4.3. Explosifs nitratés


Ni le nitrate d’ammonium, ni le gasoil, n’est qualifié d’explosif. Mais lorsqu’ils sont
mélangés dans des proportions correctes, il en résulte un agent de minage effectif, lequel est
classé dans les explosifs. Ces explosifs sont des compositions à base de nitrate d’ammonium
35

(NH4NO3). Leur succès tient essentiellement à leur prix de revient plus faible que celui des
dynamites et aussi à leur faible sensibilité aux agressions mécaniques. Ce qui permet de les
charger en vrac dans les trous de mine et de les fabriquer sur les lieux d’emploi, dans des
installations mobiles montées sur camion comme on peut le voir sur la figure II.3ci – dessous.

Figure II. 3 : Chargement de l’ANFO à partir d’une installation mobile [Tshibangu K, 2007]
Le nitrate d’ammonium utilisé dans l’ANFO est sous forme de grains, typiquement
variant entre 0,5 et 1 millimètre de diamètre équivalent. Les grains doivent être poreux afin de
retenir le gasoil sans perte de beaucoup de temps lors du mélange à l’utilisation. Il a été établi
suivant les expériences que lorsque la dimension des grains de nitrate d’ammonium augmente,
la vitesse de détonation diminue. Il est à signaler que la densité de l’ANFO au chargement est
approximativement égale à 0,8 g/cm3 mais il peut augmenter jusqu’à 1 g/cm3 ou plus lors d’un
chargement pneumatique des trous de mine. Cependant, si l’ANFO est comprimé à une
densité plus grande que 1,2g/cm3, il devient moins efficace et peut ne pas détoner.
Normalement, l’ANFO ne peut détoner sans une charge amorce.
II.4.4. Bouillies explosives
D’origine nord-américaine, appelée en Amérique « slurry », les bouillies explosives
ont constitué la deuxième génération d’explosifs industriels modernes, elles ont été
développées pour surmonter les déficiences de l’ANFO dans les conditions humides (cas de la
présence d’eau dans le trou). Elles sont à base de nitrate et d’eau gélifiée, et elles sont formées
d’un mélange de :
• Nitrate d’ammonium (NH4NO3), (35 – 60%) ;
• Eau (8 – 15%) ;
• Produit sensibilisant (5 – 40%) dont l’Aluminium ;
• Gélifiant et produit divers (2 – 5%) ;
36

Comme on le voit ci-dessus les proportions sont variées, mais elles restent confidentielles
pour chaque fabriquant. Les bouillies explosives sont disponibles en vrac comme emballées
en cartouche. Le diamètre minimum est de 22 mm et peuvent avoir comme densité maximale
de 1,4, au – dessus d’une telle densité la vitesse de détonation chute rapidement.
Dépendamment de la composition, quelques bouillies explosives requièrent une charge
amorce pour les initier. Signalons que leur performance explosive est supérieure à celle des
explosifs nitratés.
II.4.5. Émulsions
Les émulsions constituent la troisième génération d’explosifs industriels à base de
nitrate d’ammonium, et elles sont aussi d’origine nord-américaine. Elles sont constituées par
le mélange des micros – gouttelettes d’une solution aqueuse de nitrate d’ammonium et d’une
matière huileuse, le tout formant une émulsion qui contient : 70 – 80% de nitrate, 8 – 15%
d’eau et 4 – 10% d’huile. Leur brisance se rapproche des dynamites. Elles sont donc plus
sûres à fabriquer que les bouillies, et on peut là encore charger en vrac dans les trous des
mines et fabriquer l’explosif sur place.
II.4.6 Choix des explosifs
Plusieurs facteurs sont pris en compte dans le choix des explosifs :
• Particularités du gisement ;
• Utilisation de la roche abattue ;
• Fragmentation requise ;
• Conditions physiques du trou ;
• Influence de la densité des explosifs ;
• Diamètres des trous forés.
II.5. Artifices de tir
Il serait nécessaire de dire que la sélection des accessoires (appareils d’initiation)
pour le minage, demande d’être prise avec un soin considérable, sinon la sécurité ainsi que
l’efficience d’une opération de minage peuvent être défavorablement affectées. Les
principaux accessoires de minage sont repris ci-dessous :
II.5.1. Mèche lente
L’initiation d’une charge explosive par une personne peut être faite vaguement mais
une seule méthode d’accomplissement est utilisée pour la mèche lente (Figure II.7). Ceci
consiste à l’utilisation d’un film de poudre noire spécialement préparé et enveloppé dans une
gaine en textile à laquelle on imprègne du vernis, de la cire et d’autres couches imperméables.
37

Figure II. 4 : Mèche lente « DURA FUSE », [AEL, 2006]

Cependant, pour initier les explosifs brisants, une mèche lente devrait être utiliséeen
conjonction avec un détonateur ordinaire. La mèche lente se consume en longueur jusqu’àun
taux de 100s/m en longueur, mais ceci peut varier entre 90 et 110s/m. A cause
d’unesynchronisation non fiable, l’utilisation d’une mèche lente est très limitée dans
lacommercialisation parce qu’elle exige un transfert d’un signal de détonation trou par trou
àdes temps très précis.
II.5.2. Détonateurs
Le détonateur est le plus commun des accessoires de minage pour initier une charge
explosive. La plupart des détonateurs contiennent une charge de base de penta-erythritol
tetranitrate (PETN), avec une charge amorce de ASA (de l’azoture de plomb, ou du styphnate
de plomb, et de l’aluminium) le tout empaqueté dans un tube en cuivre ou en aluminium d’au
moins 6,5 mm de diamètre. La puissance des détonateurs augmente avec la quantité de charge
se trouvant à la base du récipient, de ce fait les détonateurs sont identifiés suivant des numéros
qui vont du N°1, qui est le plus bas au N°8 star, qui est le détonateur de grande puissance
valable sur le marché des explosifs commerciaux. La plupart des détonateurs utilisés dans
l’excavation des matières rocheuses sont des N°8 star, lesquels ont 0,88 g comme charge à la
base, le reste des détonateurs sont des N°6 et des N°8. Ces derniers contiennent
respectivement 0,22g et 0,45 g comme charge à la base. Dépendamment du design, un simple
choc, frottement, ou étincelle suffit généralement pour provoquer la détonation de l’explosif
mis dans le détonateur. Généralement les détonateurs peuvent être subdivisés suivant les types
ci – après :
Les détonateurs électriques ;
Les détonateurs ordinaires ou thermiques ;
38

Les détonateurs électriques pour relais.

Figure II. 5 : Détonateur fond trou 'Shock Tube-Multi SPD' [AEL Mining Services, January 2010]

II.5.3. Cartouches amorces


Les amorces sont des cylindres en plastique remplis d’un explosif très énergique. Ils
comprennent un mélange de tétranitrate de penta-érythritol (PETN) et de trinitrotoluène
(TNT) également connu comme pentolite. On peut également utiliser le RDX, le Tetryl
Picrite, etc.
L’endroit le plus commun pour placer une cartouche amorce est le fond du trou. Au fond du
trou, la charge est souvent plus élevée que dans le reste du trou. A cet endroit, une grande
quantité d’énergie est utile pour être générée de façon à s’assurer que la masse rocheuse dans
l’ensemble de la charge soit bien fragmentée [GOKHALE, 2011].

Figure II. 6 : Représentation des pentolites Booster [AEL Mining Services, January 2010]
II.5.4. Cordeau détonnant
Le cordeau détonant est en effet un flexible continuel dont la détonation peut se faire
sur plusieurs centaines de mètres de longueur. Un détonateur fixé axialement sur l’une des
39

extrémités est requis pour initier toute la longueur du cordeau, lequel ne peut pas être
normalement initié par une flamme. Le cordeau (Figure II.7) a deux fonctions :
fournir une détonation simultanée de plusieurs trous de mine chargés et
interconnectés, ainsi éviter le besoin important des détonateurs électriques ou
thermiques ;
fournir une initiation continuelle de toute la longueur d’une colonne d’explosif dans le
trou de mine, contrairement à la création d’un point chaud avec des détonateurs.

Figure II. 7 : Représentation des cordeaux détonant [AEL Mining Services, January 2010]

II.5.5. Le système NONEL


Le système Nonel est relativement un nouveau système d’initiation utilisé lorsque la
mise à feu électrique est prohibée, mais juste une détonation séquentielle est requise. Le tube
Nonel est fait d’un plastique spécial (polyéthylène) souple, d’un diamètre extérieur de 3mm et
d’un diamètre intérieur de 2mm.
Actuellement, le tube Nonel a pratiquement remplacé le cordeau détonant dans les
exploitations à ciel ouvert en vertu des multiples avantages qu’il présente sur le cordeau
détonant. La transmission de l’énergie explosive se réalise sur une couche mince d’octogène
(83%) et d’aluminium (17%) répartie à 20g/m à l’intérieur du tube. L’onde de choc se
propage dans le tube à peu près à 2000m/s sans bruit et sans effet radial sensible à l’extérieur
du tube. Certains tubes Nonel se terminent par un détonateur placé dans la charge principale.
Ainsi l’amorçage se fait dans le système Nonel avec un détonateur (détonateur
Nonel) et une cartouche amorce (Pentolite Booster).
40

II.5.6. Emploi des micros retards


Les relais sont les artifices premièrement utilisés comme retard dans les opérations
de minage à ciel ouvert et des carrières. Il existe deux principaux types : les TLD (Nonel
trunkline delays, Figure II.8 à gauche) et les DRC (detonating relay connectors, Figure II.8 à
droite). Le tir des trous de mine avec micro retard est nécessaire pour trois raisons essentielles
:
 Augmenter la fragmentation
 Contrôler le déplacement des produits minés
 Diminuer les vibrations
Au fur et à mesure que l’onde se déplace à travers la roche en la fracturant, le volume
de gaz s’accroît pour pousser la roche le long de ces fractures. Les mouvements de la roche
sont relativement lents, comparés à la propagation de l’onde. Le manque d’utilisation de
retard peut aboutir à un «mauvais» minage [NKOMBA, 2009].

Figure II. 8 : représentation des micros-retards [AEL Mining Services, January 2020]

En effet si deux trous de mine sautent simultanément, les ondes de tension générées
s’amplifient des unes vers les autres, et la plus grande cassure s’effectue en une ligne droite
entre les deux trous. En retardant le tir des trous en séquence, la première onde de tension
monte avant que ne commence la seconde. Ainsi, il n’y a pas un effet d’accroissement entre
les trous et la fragmentation est uniforme autour du trou. Si, on n’adopte pas de retard
suffisant entre les trous, il n’y a pas lieu que la roche abattue se déplace adéquatement. Cela
provoquera des pieds, des buttes excessives dans le prochain tir.
41

II.6. Minage à KOV


II.6.1. Introduction
La préparation du coup de mine est une opération qui consiste au chargement des
trous de mines jusqu’à la mise à feu. Le chargement des trous de mine à Kov se fait soit par
magnum, soit à l’aide de l’Anfo ou Anfex, soit enfin au moyen de l’émulsion. Il est à noter
que le magnum est utilisé pour le sautage secondaire, tandis que l’émulsion et l’Anfo sont
utilisés pour le minage primaire mais respectivement pendant la saison pluvieuse et pendant la
saison sèche. On utilise la pentolite Booster comme charge amorce qui est initiée par un
détonateur fond trou (Benchmaster) et qui est raccordée ensuite aux retards de surface
(Handimaster).
II.6.2. Curage des trous de mines
Le curage de trous de mines se fait pendant et après le forage de la profondeur
projetée par jet d’air comprimé. Cette opération doit se faire à la veille d’un minage primaire
en découverte.
II.6.3. Amorçage et chargement d’explosif
II.6.3.1. Artifices d’amorçage
L’artifice d’amorçage utilisé est le détonateur fond trou « Benchmaster » qui est
constitué à son extrémité par un tube Nonel. Le tube Nonel est un tube en plastique de 3mm
de diamètre dont l’intérieur est enduit d’une substance réactive permettant à une onde de choc
de se déplacer à une vitesse de 2000m/s et de 12mètres de longueur. Le détonateur fond trou
possède un dispositif de retard de 500 millisecondes. La réaction ayant lieu dans un tube, elle
n’a pas d’effet explosif. Elle agit surtout comme un signal conducteur. Il s’agit d’un système
non électrique conçu par l’entreprise suédoise Nitro-Nobel. Le tube Nonel présente une
grande résistance à la traction, à l’usure; et possède une bonne résistance aux agressions
chimiques. Les relais dans le système Nonel appelés aussi blocs de distribution ou de
connexion ont pour effet de retarder la détonation de la charge explosive à l’aide d’un élément
temporisateur à temps variable. Le service de minage de Kov utilise des retards de 0, 17, 25,
42 et 75 ms.
II.6.3.2. Amorçage
L’amorçage est la période technique durant laquelle l’énergie circule des explosifs
d’initiations sensibles et puissants, utilisés en faible quantité vers les explosifs relativement
moins sensibles utilisés en quantités importantes en vue de la désagrégation du massif
rocheux. L’amorçage se fait au moyen de la pentolite booster de 150g contenant une certaine
42

proportion d’explosif fort ou brisant, dans laquelle on introduit un détonateur Nonel de


500 ms ×12 m (tube Nonel – relais). L’ensemble est introduit dans le trou de mine (figure
II.9).

Figure II. 9 : Amorçage de la pentolite booster [GOKHALE, 2011]


II.6.3.3. Chargement des explosifs
1. Introduction
L’efficacité du minage peut aussi résulter du choix d’explosif et de leur répartition
dans le trou de mine lors du chargement. De ce fait durant notre stage à KCC, nous avons eu à
miner à l’émulsion. Cela constitue un gain économique car l’ANFO est plus coûteux que
l’émulsion. Signalons que tout explosif en vrac contient les composants essentiels suivants :
• Un oxydant qui fournit l’oxygène pour la réaction ;
• Un fuel qui réagit avec l’oxygène pour produire de la chaleur et du gaz ;
• Un sensibilisant pour faciliter la réaction chimique de l’oxydant et du fuel.
2. Chargement proprement dit
Le chargement de l’émulsion se fait à l’aide d’un camion AEL, qui est une unité de
pompage conçue de telle sorte qu’on y trouve :
 5 tanks : respectivement pour l’émulsion, pour le GASSING
 Une pompe à vis pour l’émulsion ;
 Deux pompes dont une pour le GASSING et l’autre pour l’eau de lubrification ;
 Un mixer qui est un dispositif ou se mélangent l’émulsion et le Gassing.
 Un groupe diesel pour entrainer la pompe hydraulique.
43

Figure II. 10 : les camions AEL pour le chargement de l’émulsion


3. Contrôle de la qualité des explosifs
Certains explosifs sont chargés tel qu’ils sont livrés par les fournisseurs, Par contre
pour l’émulsion, des prises de densité se font régulièrement pour le contrôle de la qualité du
produit qui est en train d’être chargé dans les trous. Des gobelets en plastique de 550ml
permettent de prélever les échantillons. Le produit mélangé réagit car le sensibilisant crée des
bulles d’air dans le produit. Le produit mélangé est alors laissé jusqu’à atteindre après un
certain temps une densité de 1,1kg/dm3. Le tableau ci-dessous donne les propriétés de
l’explosif
Tableau II. 1 : Propriété de l'émulsion P100
Facteur
Diamètre de d’énergie(ou Facteur de
Types Densité Résistance à
trou mine relative effective puissance
d’explosif (g/cm3) l’eau
minimum (mm) energie (REE)) (RBS) (%)
(%)
Emulsion
75 1,1 86 139 Excellente
P100

4. Risque dus à la manipulation de l’émulsion


La manipulation de l’émulsion présente trois risques pour les personnels œuvrant :
 Ingurgitation : risque d’avaler le produit ;
 Inhalation : risque de respiration des gaz dégagé par le produit ;
 Absorption : risque de pénétration du produit dans la peau.
44

C’est pourquoi, il est recommandé de porter un casque, des lunettes, des habits en
coton à longue manche, des gants en PVC et des souliers de sécurité ou des bottes résistant à
l’eau.
II.6.3.4. Bourrage
Le bourrage se fait après remplissage de la charge explosive dans le trou de mines au
moyen de matériaux peu générateur d’étincelles et ne contiennent pas des particules
grossières, comme les cuttings de forage et des graviers.
II.6.3.5. Raccordement
Le raccordement se fait après avoir bourrer les trous, il se fait avec des relais de 0ms,
17ms, 25ms et 42ms. Le raccordement s’exécute suivant le pendage des couches ou du
gisement (pour le souci de sélectivité), l’étendue de la zone à miner, les caractéristiques et la
qualité de la roche à miner, les nombres de zones de dégagement, etc.
Le raccordement peut s’effectuer :
 Rangée par rangée
 Trou par trou
 En V
 En diagonale normale
 En diagonale fortement aplatie.

Figure II. 11 : Relais de 25 ms et de 42 ms


A KOV, pour le contrôle des vibrations et des ondes de chocs, on utilise un appareil
enregistreur qu’on appelle le sismographe représenté sur la figure ci-dessous.
45

Figure II. 12 : Enregistreur de vibrations et Capteur de sons

II.6.3.6. Mise à feu


Avant la mise à feu, on déplace d’environ 200 à 300m tous les engins miniers et les
personnels à 600m et on allume la corde lente liée à un DURAFUSE par un briquet ou une
tige d’allumette. La mise à feu est donc une opération délicate et en cas de négligence, elle
entrave la bonne réussite du minage, c’est pourquoi nous prenons en rigueur les précautions
suivantes :
 Eviter de mettre le feu en début de la butte dégagée pour échapper à l’étalement du
minerai et par suite sa dilution (salissage ou pollution des minerais);
 Eviter de mettre le feu plus loin de la butte dégagée pour éviter une action inefficace
de l’explosif par l’absence d’une surface de dégagement.
II.6.3.7. Nettoyage du chantier
On concentre tous les emballages des matériels de minage en un lieu qui ne
perturbera pas les tirs, et ils devront être brulés après minage.
II.7. Interaction fragmentation, transport et chargement en mine à ciel
ouvert
II.7.1. Coûts opératoires en fonction de la granulométrie des blocs.
Lorsqu’on a des gros blocs, dans le godet de la pelle et dans le bac de l’engin de
transport, il subsiste des vides entre les blocs qui sont importants, ce qui conduit à la
diminution de la capacité du godet ainsi que de l’engin de transport. Les pieds des buttes
ainsi que les bosses ne facilitent pas le remplissage du godet et le chargement, ils gênent le
46

positionnement de l’engin de transport devant la pelle ; ce qui allonge le temps de cycle de


chargement et de transport aussi. De même lorsque les produits fragmentés sont projetés loin,
non seulement que le risque de salissage croît, mais aussi le temps de cycle. Toutes ces
considérations ont pour conséquence néfaste, la baisse du rendement des opérations
technologiques citées et l’augmentation des coûts liés à ces opérations.
Ainsi, sur base des analyses précédentes et de la qualité de la fragmentation d’éviter
l’obtention des blocs de dimensions inégales d’une part et d’autres part les gros blocs, les
bosses ou les pieds des buttes ; on estime donc que la courbe de productivité en fonction de la
fragmentation se présenterait selon l’allure ci-après :

Coût Total
Coût
Zone A Zone B Zone C
opératoire

Chargement
et transport

Concassage

Broyage

Forage et
minage

Taille des fragments

Figure II. 13 : coût opératoires en fonction de la granulométrie des blocs [TSHIKONDE F., 2013]
Le forage de trou de mine à petite maille avec n’importe quel diamètre de trou
aboutit à l’obtention d’une fragmentation fine. Dans le même ordre d’idée, l’utilisation d’un
explosif de grande densité et/ou de grande énergie aboutira à la même conclusion. Dans les
deux cas, les coûts de forage et minage augmentent autant que la fragmentation est fine.
Contrairement, le chargement et le transport se déroulent mieux, suivant que les blocs de
roche à charger et à transporter sont fins. Une grande quantité de matériau est déplacée,
l’usure des pièces est moindre et les engins travaillent à un bon rendement. En ce qui
concerne le broyage, peu d’énergie est utilisée vu que la dimension des blocs se prête bien à
l’opération. D’où le coût est moindre. La courbe des coûts totaux (somme de toutes les
courbes) est divisée en 3 zones :
47

Les zones A et C sont les zones où, bien que le coût d’une opération soit moindre, les coûts
des autres opérations sont tellement excessifs que le coût total est excessif
La zone B est la zone où le coût total atteint son minimum. Il est souhaitable que les coûts
des différentes opérations se retrouvent dans cette partie.
II.7.2. Interaction fragmentation – chargement
Le chargement étant une opération minière qui consiste à prendre les produits abattus
du lot où ils se trouvent et à les déposer dans un engin ou une unité de transport ; on cherchera
donc dans ce cas à démontrer l’influence de la fragmentation sur les paramètres dont dépend
la capacité de production d’un engin de chargement. Le temps de cycle de chargement est
influencé par la fragmentation lorsqu’après celle-ci, on observe la présence des pieds des
bosses qui ne faciliteront pas la pénétration du godet de la pelle ainsi que son évolution d’une
part et d’autre part si après fragmentation les produits ont été projetés un peu plus loin, ce qui
pousse l’opérateur à aller chercher les produits à charger un peu plus loin. Tout ceci avec
comme conséquence l’augmentation du temps de cycle qui diminue donc le rendement de la
pelle. Il faut aussi signaler que le fait d’aller chercher les produits projetés plus ou moins à
une grande distance cause beaucoup de manœuvres dont leur temps allonge aussi le temps de
cycle.
La granulométrie des produits influence le chargement dans la mesure où elle est
fonction de la capacité du godet de la pelle. La présence des gros blocs dans le lot miné
occasionne parfois un allongement des temps de manœuvre ce qui entraîne l’augmentation du
temps de cycle de chargement d’une part et d’autre part, il existe des vides entre les gros blocs
dans le godet ce qui diminue le cubage transporté dans le godet de la pelle. La fragmentation
doit être donc menée de façon à permettre l’obtention des blocs de dimensions facilitant le
chargement d’un grand cubage par cycle de la pelle, car comme l’indique la figure II.13 :
(productivité en fonction de la fragmentation) plus on tend vers les grossières plus le coût de
chargement et de transport augmente.
La productivité étant liée au rendement ; le rendement effectif de la pelle est donné
par la relation :
3600 Cg. Kr
CUA [ m /h ] [II .1]
3
Réf =
tc . f
Avec :
 3600 : le nombre de secondes en 1 heure.
 Cg : La capacité nominale du godet (m3)
 Kr : Le coefficient de remplissage du godet.
48

 CUA : Le coefficient d’utilisation absolue.


 t c: La durée moyenne du cycle de l’excavateur en secondes
 f : Le coefficient de foisonnement du matériau.
Les deux paramètres ci-haut s’avèrent donc plus influençables par la fragmentation,
ainsi donc, celle-ci doit être telle qu’on évite des pieds des buttes et des bosses afin de faciliter
le travail de la pelle et la diminution du temps de cycle. Une granulométrie bien choisie
permet le chargement d’un grand cubage pour un même temps de cycle, ce qui entraîne
l’augmentation de la production horaire.
II.7.3. Interaction fragmentation – transport
Le transport étant une opération qui consiste à déplacer les produits (minerais ou
stériles) des fronts de chargement vers les points de déchargement. En considérant que le
chargement et le transport sont intimement liés, les facteurs influençant le temps de cycle de
chargement, influenceront aussi le temps de cycle de l’engin de transport en général. Le débit
horaire effectif de l’unité de transport se calcule par la relation suivante :
60.CUB . C TR 3
D TR = [ m /h ] [II .2]
T
Avec
 CUB : le coefficient d’utilisation relative de l’unité de transport.
 T : la durée d’un cycle complet en minutes, de l’unité de transport.
 C TR : capacité nominale de l’unité de transport (m3)
Toutefois, si sur la piste des engins de transport on observe des bosses résultant de la
fragmentation, celles-ci pourront occasionner le débordement de la charge dans l’engin avant
d’arriver au pied de l’incliné d’une part et d’autre part sur le remblai de déversement ce qui
entraîne la diminution de la capacité nominale de l’unité de transport, et parfois obligent le
ralentissement de la vitesse, ce qui conduit à une augmentation du temps de cycle. Ces bosses
pourront non seulement influencer le positionnement de la pelle, mais aussi celui de l’engin
de transport avec comme conséquence une augmentation des refus des bacs des engins de
transport. Lorsque ces charges (de renversement et les refus des bacs) deviennent importantes,
elles pourront nécessiter un arrêt de production afin de niveler si elles sont récurrentes ou soit
la pelle les ramène vers le lot à charger ce qui entraîne pendant ce temps une diminution du
coefficient d’utilisation relative de l’unité de transport. Toutes ces considérations réunies ont
pour effet la diminution de la production horaire, car le débit horaire de l’unité de transport
diminue aussi.
49

Figure II. 14 : impact d’une mauvaise fragmentation sur le transport


II.7.4. Interaction fragmentation – concassage des blocs
Pour augmenter le rendement de la fragmentation, il faudra qu’une grande partie des
produits minés parviennent à passer la maille de la trémie pour être traités dans les unités
établies à cette fin. Or, après minage, on rencontre parfois de gros blocs qui occasionnent des
coûts supplémentaires aux opérations technologiques particulièrement à la fragmentation
parce que non seulement qu’ils nécessitent un minage secondaire, mais aussi ils entraînent un
manque à gagner important du fait qu’ils n’arrivent pas à franchir les mailles des trémies et ils
suscitent des arrêts de débourbage suite à l’engorgement ou mieux à la saturation du
concasseur primaire. Ainsi, il devient impérieux de déterminer une dimension maximale des
blocs acceptables à l’alimentation et qui minimisera les arrêts au débourbage.

Figure II. 15 : impact de la fragmentation à l’alimentation du concasseur


50

II.8. Mécanisme de fracture de la roche


Le processus de la fracturation à l’explosif repose sur l’action combinée de l’onde de
choc et des gaz d’explosion. La détonation n’est pas un phénomène instantané, mais les deux
étapes qui la constituent ont des durées très différentes : le phénomène de l’onde de choc est
très court par rapport à l’action des gaz. Quatre zones de fragmentation ont été identifiées
lorsqu’une roche est soumise à une explosion (figure II.17). Dans la zone de broyage près de
l’explosif, la roche est transformée en poussière. Lors d’un tir en carrière, cette zone est
considérée comme perdue, car la roche n’y est pas exploitable. Dans la zone de fragmentation
multiple, des morceaux ou blocs de roche se détachent : c’est la zone utile d’un tir. Puis
seulement, quelques fissures débouchent de cette zone pour créer une zone de fragmentation
simple [NGOY B., 2010].
Une phase dynamique, durant laquelle on peut distinguer différents phénomènes,
relatifs à différentes zones du massif rocheux :
L’onde de choc génère tout d’abord, dans un régime que l’on peut supposer hydrodynamique
une onde de compression qui va engendrer des contraintes supérieures à la résistance en
compression de la roche. Cet état de contrainte va donc broyer la roche en fines particules,
dans une zone autour du trou désignée par « zone de broyage ».
La décroissance de ces contraintes est cependant très rapide : à courte distance, les contraintes
sont inférieures à la résistance en compression ;
On observe ensuite la création de fissures radiales : l’onde de choc perd en intensité, mais les
contraintes tangentielles qu’elle crée sont encore suffisantes pour fracturer la roche via des
contraintes tangentielles de traction. Malgré une décroissance en 1/r 3 dans la zone de broyage
et en 1/r² par la suite, les contraintes demeurent supérieures à la résistance en traction de la
roche, dans une zone appelée zone transitoire ou de fragmentation utile. Au-delà de cette
zone, aucune fissuration microscopique marquante n’apparaît : c’est la zone sismique. L’onde
contribue à affaiblir le massif, sans pour autant mettre en cause sa structure globale par des
préfissurations ;
Le dernier phénomène de la phase dynamique fait intervenir les ondes de traction: en effet,
les ondes de choc initialement créées vont rencontrer des surfaces libres (typiquement, le front
à abattre ou les discontinuités du massif) sur lesquelles elles vont se scinder en une onde
transmise et une onde réfléchie. La répartition entre les énergies transmises et réfléchies
dépend du rapport des impédances des deux milieux. Dans le cas d’une interface roche air,
cette réflexion est presque totale. L’onde de compression initiale se réfléchit en une onde de
traction.
51

Cette onde réfléchie engendre dans le massif rocheux des contraintes de traction, qui vont
dépasser les caractéristiques mécaniques de la roche et provoquer une fissuration appelée
écaillage, dans une zone proche de l’interface. De plus, les ondes réfléchies, en se propageant,
vont réinitialiser les fissures créées par la première phase.
Une phase quasi statique, qui est la dernière étape de l’abattage à l’explosif: les
ondes de contraintes ont joué leur rôle, fissurant ou affaiblissant le massif, les gaz d’explosion
emprisonnés vont pouvoir se détendre, poursuivant leur propagation et leur action. Ils filtrent
dans les discontinuités, participant éventuellement à la fissuration, et mettant surtout
l’ensemble en mouvement.

Figure II. 16 : Développement de la fissure et de la fracturation dans l’abattage du massif rocheux


[NGOY B. 2010]
52

II.9. Conclusion Partielle


Dans ce chapitre, nous avons vu comment la fragmentation est importante dans une
exploitation minière. Dans notre cas, elle est exécutée à l’aide d’explosif (émulsion P100) et
elle résulte aussi de l’utilisation efficiente de ces accessoires : mèche lente, détonateur,
pentolite booster, relais en ce qui nous concerne. La fragmentation regroupe quatre étapes
(forage, minage, concassage et broyage) en exploitation des matières solides mais en ce qui
concerne notre étude nous nous limiterons à deux étapes qui sont le forage et le minage.
Nous allons pouvoir dégager les contraintes et les objectifs dans la partie suivante,
puis les moyens disponibles pour les atteindre, et trouver, non pas l’optimum, mais une
solution qui satisfera la chaîne de production sur base de certaines règles liées au minage.
53

Chapitre III MÉTHODES DE CALCULS DANS LA


FRAGMENTATION
III.1. Introduction
Dans le domaine de l’abattage par explosifs, on utilise généralement deux approches :
• Une approche par formules empiriques établies essentiellement sur base des « essais ou des
expériences ». Cette approche, quoique donnant des résultats proches de la réalité dans
certains cas, ne peut être généralisée car elle est limitée par les « hypothèses de travail ».
• Une approche analytique basée sur une formulation mathématique à partir des lois physiques
et un raisonnement analytique sur le phénomène.
III.2. Méthodes empiriques
Lorsque l’abattage des roches se fait par des travaux des tirs, le problème principal
des calculs technologiques consiste à déterminer la ligne de moindre résistance «Wp » au pied
du gradin. Mais avant toute chose, il convient de justifier l’inclinaison des trous de mines
(trous des mines verticaux ou trous des mines inclinés). Il est établi que la ligne de moindre
résistance au pied du gradin en fonction du diamètre d se traduit par les expressions
empiriques suivantes [KAMULETE M, 2012] :
• Pour les roches fracturées faciles à fragmenter
℘max <50 d (3.1)
• Pour les roches fracturées assez résistantes lors de la fragmentation par le tir
℘max <40 d (3.2)
• Pour les roches massives, tenaces et difficiles à fragmenter par le tir :
℘max <30 d (3.3)
Dans les conditions répondant aux formules ci – dessus, il est supposé qu’il ne
restera que des massifs résiduels à la base du gradin qui nécessiteraient un minage secondaire.
En plus la valeur minimale de Wp doit satisfaire à la condition de sécurité exprimée par
l’expression suivante :
54

b c

Hg

Wp min

Figure III. 1 : La valeur minimale de la ligne de moindre résistance


W pmin =Hg .cotg β +bc [ 3.4 ]
bc=Hg ¿
Avec :
 Wpmin : Ligne de moindre résistance minimale au pied du gradin
 Wpmax : Ligne de moindre résistance maximale au pied du gradin
 Hg : Hauteur de gradin
 β : Angle du talus de gradin
 α : Angle de frottement interne
 bc : Distance entre la crête de la surface de dégagement et le trou de mine
 abc : prisme d’éboulement
La comparaison des valeurs W pmax et W pminpermet de choisir l’angle d’inclinaison des trous
de mine lorsqueW pmin > W p max, on recourt à l’utilisation des trous inclinés.
Une fois le choix sur l’inclinaison est fait, on détermine la ligne de résistance au pied du
gradin compte tenu des conditions géologiques, technologiques et techniques à savoir :
 La quantité d’explosif par mètre de trou foré de mine (kg/m)
 La consommation spécifique d’explosif (kg/m3)
 Le coefficient de rapprochement de forage.
 La hauteur du gradin.
 La longueur du trou de mines inclinées.
Trous de mine verticaux
La ligne de moindre résistance au pied du gradin peut-être obtenu à partir de la formule
suivante:

W pmin = √
0,056 p 2+ 4 Kr . q . p . Hg2 −0 ,5 p
[ 3.7 ]
2 Kr . q . Hg
Avec:
55

 p : la quantité d’explosifs par mètre de trou de mine.


 q : la consommation spécifique d’explosifs exprimée en kg/m3.
 Kr : le coefficient de rapprochement des trous de forage.
 Hg : la hauteur de gradin (m)
Trous de mine inclinés
La ligne de moindre résistance au pied du gradin peut-être obtenu à partir de la formule
suivante :

℘min = √ p 2+ 4 Kr .q . p . Hg.<¿− p
[ 3.8 ] ¿
2 Kr . q . Hg
Avec:
Hg+ Sf
 ¿ : La longueur du trou de mine incliné. Il se calcule par ¿= [3.9]
sin β
 Sf : surforage ou valeur de l’approfondissement des trous de mine en dessous du
niveau d’exploitation.
III.3. Méthodes de certains spécialistes
Les différents spécialistes dans l’art et l’ingénierie du minage ont dû établir chacun
dans son champ d’essai des formules qui ont fait leurs revues avec des résultats satisfaisants.
Les formules étant établies sur base de critères différents selon les auteurs et lieux, ainsi il est
indispensable de les soumettre à une étude de sensibilité lors du choix de la formule qui
offrira les meilleures opportunités d’emploi pour le terrain à miner.
III.3.1. Méthodes de Langefors [U. Langefors et B. Kihlström, 1967]
Pour avoir une compréhension convenable de la fragmentation, partant de la formule
de Langefors, nous allons successivement définir chaque terme et facteur intervenant dans les
calculs de la charge de fragmentation. Les variables seront isolées une à une pour clarifier le
fait que les résultats d’un minage sont affectés par chaque variable. Finalement par la formule
de Langefors les variables sont dépendant les unes des autres, ce qui donne les relations de
base en fragmentation des roches.
1. Banquette B
C’est la distance qui sépare la première rangée des trous de mine à la surface libre du
gradin. Elle est aussi considérée comme la distance d’écartement entre rangées et s’exprime
en mètre. Langefors propose une formule pour le calcul de la banquette maximum, dépendant
de la charge par mètre au fond du trou de mine et la profondeur du trou, du facteur de
puissance de l’explosif (la brisance), de la constante de la roche, du facteur de fixation ou
56

facteur de contrainte de la roche qui varie avec l’inclinaison du trou et l’espacement entre
trous. C’est ainsi que Langefors a établi la formule suivante de:
La largeur de la banquette B est donnée par :


d ρe . S
B= [ m ][ 3.10 ]
33 E
Cm . f .
V
La quantité d’explosifs par mètre du trou de mine du fond (la charge de pied ou de
cisaillement) :

Pp=0 ,8
f
S
. E .Cm .V
[ ]
kg
m
[ 3.11 ]

La quantité d’explosif par mètre de trou de mine au-dessus de la charge de pied (il s’agit de la
charge de fragmentation ou de colonne).s’agit de la charge de fragmentation ou de colonne) :

Pc=0 , 4 Pp
[ ][
kg
m
3.12 ]

Avec :
 B : la largeur de la banquette [m]
 d : le diamètre des trous de mine [mm]
 ρe : la densité apparente d’explosifs [kg/dm3]
 S: le paramètre de puissance de l’explosif
 Pour la dynamite gomme BAM : 1.3
 pour la tolamite : 1.1
 pour la LFB suédoise (35 % NGL) : 1
 pour l’Anfo : 0.9
 pour la bouillie nitraté TNT : 0.8
 Cm : le facteur de minage au rocher. Pour l’auteur, cette constante peut être
déterminée par des essais au laboratoire, mais en pratique cela n’est pas toujours facile
à déterminer. Il peut diminuer quelque peu pour les roches moyennement dures.
Il peut être limité à des valeurs suivantes :
Pour 1 , 4 m<V <15 m :Cm=C +0 , 75[3.13]
0 , 07
Pour V <1 , 4 m:Cm= +C [3.14]
V
Dans les roches dures C=0 , 4 [3.15]
Avec C la résistance au tirage de la roche.
En pratique, l’application de la formule ne se justifie que pour des terrains qui ne
sont pas anormalement fissurés et crevassés.
57

 f : le facteur de contrainte de la roche qui varie avec l’inclinaison du trou de mine


entre les limites suivantes :
 trous inclinés de 3/1 à 1/1 : f = 1,3
 trous inclinés de 5/1 à 3/1 : f = 1,2
 trous verticaux : f = 1,0
 E : espacement entre trous voisins d’une rangée [m]
 V : Ecartement entre deux rangées consécutives qu’on assimile parfois à la largeur de
la banquette B [m]
 Pp : la quantité de la charge du fond par mètre du trou de mine [kg/m]
 Pc : la quantité de charge de colonne ou charge de fragmentation par mètre de trou de
mine [kg/m]
U. Langefors a établi d’autres formules pour les paramètres de tir comme suit :
Qf =Pp . Hf ( kg ) [ 3.16 ]
Qm=Pc . Hm ( kg ) [ 3.17 ]
Hg
H= + 0 ,3 B [ 3.18 ]
sin β
Qt
q= [ 3.19 ]
Vt
Avec :
 Qf : la quantité de la charge d’explosif du fond (kg)
 Hf : la hauteur de la charge du fond (en m) : Hf =1 ,3 B
 Qm : la quantité de la charge d’explosif de la médiane ou charge de fragmentation (en
kg)
 Hm : la hauteur de la charge médiane (en m). Elle est définie par :
Hm= ¿ −2 V [ 3.20 ]
sin β
Avec :
 ¿ : la longueur totale du trou de mine (en m)
 Hg : la hauteur du gradin (m)
 q : la consommation spécifique d’explosif (kg/m3)
 Qt : la quantité de la charge totale d’explosifs dans un trou de mine (kg)
 Vt : le volume du trou de mine ou de la zone d’influence du trou de mine (m 3). Il est
défini par :
Vt =E ×V × H [ m ] [ 3.21 ]
3
58

Dans la formule de U. Langefors, les paramètres pouvant être l’objet d’une variation
sont :
 Le paramètre de puissance de l’explosif S
 Le facteur de contrainte de la roche f
 L’espacement entre trous voisins d’une rangée E
III.3.2. Méthode de STIGO OLOFSON
La méthode de Stigo Olofson prend en considération le diamètre des trous de mine,
l’inclinaison des trous de mine, la hauteur des gradins, les caractéristiques de l’explosif de
référencé ainsi que de nombreuses constantes en vue de calculer :
1° la quantité d’explosif de référence par mètre de trou de mine.
2
πd Se
p= ×δe × [ kg/m ] [3.22]
4 100
Avec :
 P : la quantité d’explosif de référence par mètre de trou foré.
 d : le diamètre de trou de mine(m)
 δe : le poids volumique (densité apparente) de l’explosif de référence (kg/m3)
 Se: le degré de remplissage de l’explosif de référence dans le trou de mine.
2° la banquette maximum ou écartement maximum entre rangés consécutives se calcule par :
Bmax =A . √ p . R 1 . R2 [m] [ 3.23 ]
Avec:
 Bmax : écartement maximum entre rangées consécutives (m)
 A : coefficient dépendant de l’explosif (m), pour l’Anfo, A=1 ,36
 R1 : constance liée à la pente du trou de mine
Tableau III. 1 : La constante liée à la pente du trou des mines
Pente du trou vertical 10 / 1 5 /1 3 /1 2/1 1/1
trou
R1 0,95 0,96 0,98 1,00 1,03 1,10

R2 : La constante liée à la cohésion (C) de la roche :


Tableau III. 2 : Valeur de la constante en fonction de la cohésion de la roche
C 0.3 0.4 0.5
R2 1,15 1,0 0,90
0

 C = 0,3 s’applique aux roches relativement tendres du type 2D à la Gécamines


 C = 0,4 aux roches dures du type 3D
59

 C = 0,5 aux roches très dures du type 3D*


3° la profondeur du trou de mine se calcule par :

Avec:
H= ( Hg+ Sf )
√ a2
b
2
+1[m] [ 3.24 ]

 Hg : hauteur de gradin (m)


 Sf : le sur forage (m) ; il se calcule par Sf =0 , 3 B max (m)
 a /b : inverse du rapport représentant la pente du trou de mine.
 tg α = b/a

4° l’imprécision tolérance du forage se calcule par :


d
I= + 0 ,03 . H ( m ) [ 3.25 ]
1000
Connaissant l’imprécision tolérable du forage, l’écartement B entre les rangées consécutives
se calcule par :
B=Bmax – I ( m ) [ 3.26 ]
5° la hauteur de bourrage se calcule pour :
Hb=B ( m ) [ 3.27 ]
6° la hauteur de la charge de pied ou du fond, elle se calcule par :
Hm=H – Hb – Hf ( m ) [ 3.28 ]
Avec Hf : la hauteur de charge de pied ou du front. Elle se calcule par :
Hf =1 ,3 × B max [ 3.29 ]
7° la charge d’explosif (Qm) de la colonne ou médiane se définit par :
Qm=0 , 60 Hm × p ( kg ) [ 3.30 ]
8° la charge d’explosif du pied ou du fond est définie par :
Qp= p × Hf ( Kg ) [ 3.31 ]
9° la charge spécifique d’explosif se calcule par :

q=
( )
Qt kg
Vt m3
[3.32]

Avec :
 Qt : la charge totale d’exploitation dans un trou de mine
Qt =Qm +Qf ( kg ) [3.33]
 Vt : volume d’une zone d’influence du trou de mine ;
60

Vt =B × E× H ( m3 ) [3.34]
 E : espacement entre trous successifs d’une rangée (m)

III.3.3. Méthode d’AEL (African Explosive LIMITED) filiale d’AECI


La méthode expérimentale d’AEL permet en fonction d’une charge spécifique bien
déterminée par différents essais, fonctions de la nature de certaines roches types, de
déterminer la charge spécifique réelle d’une roche étudiée [A.E.L., 2013]. Les résultats d’un
tir ayant un effet direct sur la sûreté, l’efficacité et les coûts des opérations de minage, des
facteurs suivants doivent être pris en considération :
 Le type d’explosif
 Le type de roche
 La longueur de trou de mine
 Le diamètre du trou de mine
La figure ci-dessous montre un croquis simplifié d’un lot à miner.

Figure III. 2 : Croquis simplifié du lot à miner. Sur la figure (A), on reconnaît trois rangées de
trous et la surface de dégagement d’une mine à ciel ouvert. La figure (B) illustre les différents
paramètres d’un trou de mine chargé à l’explosif.
1. la charge spécifique d’explosif q :
Elle est définie comme étant la masse d’explosifs requise pour fragmenter un mètre
cube de roche in situ. Elle s’exprime en kg/m3.
Elle dépend de :
 La dureté de la roche
61

 Des conditions physico-mécaniques de la roche


 De la force ainsi que des caractéristiques de l’explosif
La charge spécifique d’explosif peut se calculer par :

q=
p . Lc kg
( )
B . E . H m3
[3.35]

Avec :
 Lc : la longueur de la charge d’explosif dans un trou de mine
 p: la densité de la charge linéaire d’explosif (kg/m)
 E : espacement entre deux trous d’une même rangée
 B: l’écartement entre deux rangées consécutives
 H : la hauteur de gradin
Sur base de la formule de la charge spécifique d’explosif, on peut calculer la
dimension de la banquette B ou l’écartement entre deux rangées consécutives des trous de
mine. Pour ce faire, on suppose que B = E ;

B=
√ Lc . p
q. H
[ m ] [3.36 ]

2. La longueur de bourrage Lb
La longueur de bourrage est déterminée expérimentalement et est influencée par :
 La structure de la roche
 La longueur de la charge d’explosif
 Le diamètre des trous de mine
 La quantité totale d’explosifs dans le trou de mine
 Le contrôle de projection des roches
 La longueur du trou de mine.
On peut la calculer par la formule suivante :


Lb=Z Q't ×
E'
100
[ m ] [3.37 ]

Ou
Lb=20. d ou 30. d [ m ] [3.38]

Avec :
 Z : le facteur de contrôle des projections
 Z = 1 ; pour les tirs normaux,
 Z = 1,5 ; pour les tirs contrôlés
62

 A : le facteur de la roche en rapport avec la dureté.


'
 Qt : la quantité de la charge d’explosif dans le trou de mine ou masse
explosive chargée sur 8 fois le diamètre [kg]
 E ’ : le facteur d’énergie de l’explosif avec l’Anfo pris comme explosif de référence,
en %.
3. La charge linéaire d’explosifs p
Il existe deux groupes d’explosif, chacun ayant une méthode différente d’approche
du calcul de la densité de charge linéaire d’explosif.
Explosifs en vrac ou en bouillie :
Ces types d’explosif remplissent entièrement le trou de mine pour autant que ce
dernier ne soit pas fissuré. La densité de charge linéaire d’explosifs se calcule par :

( )
2
ρe . dt kg
p= [3.39]
1,273 m
Avec :
 ρe : la densité de l’explosif (kg/m3)
 dt : le diamètre du trou de mine (mm)
Explosifs en cartouches :
Avec ces types d’explosifs, une attention doit être mise sur le degré de déchirure lors
de chargement dans le trou de mine. Les facteurs qui peuvent influencer la déchirure des
cartouches sont :
 la profondeur du trou de mine
 le rapport entre le diamètre de la cartouche et celui du trou de mine
 la présence de l’eau dans le trou de mine
 la raideur de l’explosif
 les fissures sur le carton, ou l’emballage utilisé
 la densité de charge linéaire d’explosifs se calcule par :
2
Cp . δe. dt
p= [3.40]
1,273
Avec :
 Cp : le coefficient représentant le rapport entre le volume d’explosifs et celui du trou

[ ]
2
Lc de
de mine. Il est défini par : Cp= [3.41]
H dt
 Lc : la longueur de la charge d’explosifs dans un trou de mine
 H : longueur du trou de mine (m)
63

 de : le diamètre de la cartouche d’explosif (m)


 dt : le diamètre du trou de mine (m).
III.4. Quelques applications directes au terrain de KOV selon les
différentes méthodes énoncées.
III.4.1. Application avec la méthode de LANGEFORS
Données de base :
 Surforage Sf =2 m
 Hauteur de gradin Hg=10 m
 Paramètre de puissance S=1, 3( pour l’ émulsion)
 Diamètre de trou ϕ=251mm
 Facteur de minage au rocher Cm=1 ,15
 Poids volumique de l’explosif : δ e =1 ,20 kg/m3
 Facteur de contrainte de la roche : f =1 (trous verticaux)
E
 Le ratio =1
V
 Pentolite de 400g correspond à 0,2028 kg d’émulsion
1. calcul de la largeur de la banquette

B=

251 1, 20 ×1 , 3
33 1 , 15 ×1 ×1
=8,859 m

2. calcul de la charge de cisaillement par mètre de trou de mine


1
Pp=0 ,8 ×8,859 ×1 , 15 ×8,859=55,541kg /m
1 ,3
3. La quantité d’explosifs par mètre de trou de mine au-dessus de la charge de pied (il
s’agit de la charge de fragmentation ou de colonne).
Pc=0 , 4 × 55,541=22,2164 kg/m
4. la quantité de la charge d’explosif du fond
Hf =1 ,3 × 8,859=11,5167 m
Qf =55,541 ×11,5167=639.6490347 kg
5. la quantité de la charge d’explosif de la médiane ou charge de fragmentation
Hg+ Sf 10+ 2
¿= = =12m
sin 90 ° 1
12
Hm= ¿ −2V = − (2 × 8,859 )=−5,718 m
Sinß sin 90°
Qm=Pc × Hm=22,2164 × (−5,718 )=−127,0333752 kg
64

Comme la hauteur de la charge médiane est négative, alors nous la déconsidérons.


6. la charge totale d’explosif dans le trou de mine
Qt=Qf +Qm=639,649−0= 639,649 kg
A cette charge, il faut ajouter la charge amorce qui est la pentolite booster
Qpentolite=¿ 0,202kg
Soit Qt=¿639,649+0,202= 639,851kg
7. le volume du trou de mine ou la zone d’influence du trou de mine
Hg
H= + 0 ,3 B
sin 90 °
10
H= + 0 ,3 × 8,859=12,6577 m
sin 90 °
D’où
Vt =E ×V × H=8,859× 8,859 ×12,6577=993 , 4 [ m3 ]

8. la consommation spécifique d’explosif est de :


Qt 639,851 Kg
q= = =0,644 3 ou 644g/m³
Vt 993 , 4 m
Analyse critique de la méthode de LANGEFORS
Cette méthode nous permet de déterminer la largeur de la banquette. Celle-ci peut
être assimilée à l’écartement entre deux rangées consécutives donc à la maille de forage. La
hauteur de charge de colonne étant considérée nulle, la profondeur totale du trou n’est pas
satisfaisante. La charge spécifique a été déterminée uniquement en prenant en compte la
charge de pied ; ce qui n’est pas toujours souhaitable. Il aurait été intéressant de calculer
également la charge explosive linéaire ; cela n’a pas été le cas.
III.4.2. Application avec la méthode de STIGO OLOFSON
Données de base :
 Maille: 6 , 5 ×6 , 5
 Diamètre de trou ϕ=251mm
 Coefficient dépendant de l’explosif A=1,36
 Poids volumique de l’émulsion : 1200 kg/m3
 Degré de remplissage Se=100 %
 Hauteur de gradin Hg=10 m
 Constante lié à la pente du trou : R1:0 , 95 trous verticaux
 Constante liée à la cohésion R2 = 1 (roche dure)
65

1° la quantité d’explosif de référence par mètre de trou de mine.


2 2
πd Se 3 ,14 ×0,251 100
p= ×δe × = × 1200× =59,347 kg/m
4 100 4 100
2°la banquette maximum ou écartement maximum entre rangée consécutives se calcule par :
Bmax=1 , 36 × √ 59,347 ×0 , 95 ×1=9,953 m
3° la profondeur du trou de mine se calcule par :
Le surforage est donné par :
Sf =0 , 3 ×9,953=2,9859 m
H= (10+ 2,9859 ) × 1=12,9859 m
4° l’imprécision tolérance du forage se calcule par
0,251
I= + 0 ,03 × 12,9859=0,389828 m
1000
L’écartement (B) entre les rangées consécutives se calcule par :
B=Bmax−I =9,9859−0,389828=9,596 m
5° la hauteur de bourrage se calcule pour :
Hb=9,596 m
6° la hauteur de la charge de pied ou du fond, elle se calcule par :
 La hauteur de pied ou du fond, elle se calcul par :
Hf =1 ,3 × 9,9859=12,98167 m
 La hauteur de la charge de pied
Hm=12,9859−9,596−12,98167=−9,59177
Pas de charge médiane, on considère H m =0
7° la charge d’explosif (Qm) de la colonne ou médiane se définit par :
Sachant que H m =0 , alors Qm =0
8° la charge d’explosif du pied ou du fond est définie par :
Qf =59,347 ×12,98167=770,4231695 kg
9° la charge spécifique d’explosif se calcule par :
 Calcul de la charge total
Qt=Qm+Qf =0+770,423=770,423 kg
 Calcul de la zone d’influence Vt
3
Vt =B × E× H=9,596× 9,596 ×12,9859=1195, 78 m
La charge spécifique d’explosif est :
770,423 3
q= =0,595 kg /m
1294 , 93
66

Analyse critique de la méthode de STIGO OLOFSON


Cette méthode nous a permis de déterminer la largeur de la banquette via la largeur
de la banquette maximale. La charge d’explosive de référence par mètre de trou a été calculée.
La hauteur de charge de colonne étant négative, la profondeur du trou n’est pas non plus
satisfaisante. Le bourrage calculé, ne correspond presque pas, elle est beaucoup plus grande.
Les charges totales sont grandes et demandera un trou plus long que celui utilisé par
l’exploitant.
III.4.3. Application avec la méthode d’AEL (African Explosive Limited)
Données de base :
1. La charge linéaire d’explosifs p
2
1200 ×0,251 kg
p= =59,388
1,273 m
2. La longueur de bourrage Lb


3
Lb= ( 8× 0,251× 59,388 ) ×
86
100
=4 ,68 m

3. la charge spécifique d’explosif q :


Lc=10−4 , 68=5 ,32 m
59,388 ×5 , 32 3
q= =0,748 kg /m
6 , 5× 6 , 5× 10
4. la banquette B
Sur base de la formule de la charge spécifique d’explosif, on peut calculer, la dimension de la
banquette B ou l’écartement entre deux rangées consécutives des trous de mine. Pour ce faire,
on suppose que B = E ;

B=
√ 5 ,32 ×59.388
0,748 × 10
=6.5 m

5. le surforage U
U =0,251× 6 , 5=1.6315 m
Ht=10+ 1,6315=11,6315 m
¿=5 ,32+1,6315=6,9515 m
6. la charge spécifique réelle
59,388×(5 , 32+1,6315)
q= =0,977 kg /m3
6 ,5 × 6 , 5× 10
Analyse critique de la méthode d’A.E.L (Africa Explosive Limited)
67

Cette méthode permet de déterminer la maille de forage suivant la catégorie


de terrain et les caractéristiques de l’explosif. Le bourrage a été calculé ainsi que la
charge spécifique réelle. Les diamètres de trous ont une charge spécifique se rapprochant le
plus possible de la charge spécifique correspondante aux roches dures et très dures selon les
études faites par la Gécamines à l’EMI. Le tableau résumant les différents résultats obtenus
après les applications des méthodes de Langefors, de stigo Olofsson et de l’A.E.L est donné
ci-dessous :
Tableau III. 3 : les différents résultats obtenus après les applications des méthodes de Langefors,
de stigo Olofsson et de l’A.E.L

PARAMETRE STIGO
LANGEFORS A.E.L
S OLOFSSON
B (m) 8,859 9,596 6,5
Pp (kg/m) 55,541 59,347 59,388
Pc (kg/m) 22,2164 - -
Hf (m) 11,5167 12,98167 -
Qf (kg) 639,649 770,423 -
Lt (m) 12 12,9859 6,9515
Hm (m) -5,718 0 -
Qm (kg) -127,03 0 -
Qt (kg) 639,851 770,423 -
H (m) 12,6577 12,9859 11,6315
Vt (m³) 993,4 1294,93 491,43
q (kg/m³) 0,644 0,595 0,977
Sf (m) 2 2,9859 1,6315
Hb (m) - 10,376 4,68
I - 0,389828 -

III.5. Conclusion partielle


Nous savons que les principaux paramètres caractérisant un tir sont la géométrie du
minage et la séquence d’initiation, la performance de la charge explosive et des
caractéristiques géomécaniques du massif rocheux à abattre. Parmi ces paramètres, il est
possible de retenir que la performance de la charge est une fonction essentielle visant à
garantir des mécanismes particuliers dans le tir. Cette performance est, plus en plus, variable
68

en fonction de la géométrie du minage et des conditions géomécaniques du massif rocheux.


Pour notre étude qui nous amène à l’analyse du gain généré d’abattage des roches en faisant
usage des tulips. Dans le chapitre qui suit, nous essayerons un peu de parler de la méthode du
Power Deck et en l’appliquant sur notre site de travail qui est la Mine de Kov avec une seule
méthode classique (la méthode de AEL) en faisant usage des Tulips
69

CONCLUSION GENENERALE
Ce présent travail intitulé : « Détermination des paramètres de fragmentation de
la mine à Ciel Ouvert de KOV » sanctionnant la fin de nos études au cycle de Bachelier en
Géomines de l’Institut Supérieur Technique de Lubumbashi.
En effet, nous croyons apporter un plus à l’étude desdits paramètres de fragmentation sur base
des méthodes proposées par les spécialistes dans l’art du minage et des expériences de la
Gécamines.
Ainsi tout au long de l’élaboration du présent travail la question préoccupante était celle de
déterminer les paramètres de fragmentation de la mine de KOV. Pour y arriver, il a été
nécessaire de procéder par des analyses avec les différentes méthodes des spécialistes (U.
Langefors, Stigo Olofson et A.E.L.
Ce travail permettra à l’entreprise minière KCC de bien faire l’usage des tulips lors
du minage car celui-ci permet de minimiser le coût de fragmentation (forage et minage) et
aussi de garantir la sécurité du point de vue environnemental, sanitaire et sécuritaire.
Loin de nous l’idée d’avoir tout dit sur ce sujet si important que complexe, c’est pour autant
que nous restons ouverts aux critiques, remarques et suggestions de toute personne qui
exploitera ce travail.

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