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24 Énonciation BàM Roman Autobiographique

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Mercredi 05 janvier 2022

Langue : L’énonciation dans le roman autobiographique


1. DÉFINITIONS :
 L’énoncé est un message (oral ou écrit comme une phrase) qu’un
énonciateur(celui qui parle ou écrit) veut faire passer à un destinataire (celui
qui écoute ou lit le message).
 L’énonciation est l’action de produire un énoncé.
 La situation d’énonciation est l’ensemble des circonstances dans
lesquelles un énoncé a été [Link] comprendre un énoncé on pose les
questions qui parle ? à qui ? où ? quand ?
2. Les marques et les indices de l’énonciation :
-Les marques de la 1ère et 2èmepersonne :Je, me, moi, nous ,mon,
ma, notre, nos, Tu, te, toi, ton, ta, tes, votre, vos …
-Les adverbes de temps et de lieu :
 Aujourd’hui, maintenant… Hier, demain...
 Ici, ce lieu…
 Le présent d’énonciation
 Les modalités appréciatives : ce sont les indices de sentiments et

de jugement de l’énonciateur : sans doute, certainement, peut-être,


je crois, douter, ignorer …
Application : Texte P(32-33)
La Chouafa l'interrompit : - Que ta matinée soit heureuse, Rahma !
- Que ta journée soit ensoleillée, Lalla!
- Comment te sens-tu ce matin?
- Je remercie le Seigneur…
Ma mère remua dans son lit, toussa, soupira, finit par se mettre sur
son séant. Elle se leva et ouvrit la fenêtre. La lumière m'éclaboussa
les yeux et me fit mal. J'entendis s'ouvrir les volets de Fatma
Bziouya.(… )Depuis trois ans que nous habitions ensemble, elles
avaient répété les mêmes phrases chaque matin.
Invariablement, ma mère demandait : - Comment te sens-tu ce
matin ?Ta tête ne te fait-elle pas trop souffrir ? Ton sommeil a-t-il été
paisible ? Elle concluait : -La santé est chose capitale, masœur ! Rien
ne peut la remplacer.
Ce jour-là elle ajouta : - Mon garçon n'est pas bien aujourd'[Link]
éloigne de toi et de ceux qui te sont chers le mal, et crève les yeux à
ceux qui nous envient.
La voix de la Chouafa monta du rez-de-chaussée :
- LallaZoubida ! Que tamatinée soit bénie ! Dieu éloigne de toi tout
motif de peine et te conserve, toiet les tiens, en excellente santé !
Ma mère répondit :- Que ta journée soit lumineuse et pleine de
bénédictions ! Comment te sens-tu ce matin ?Dieu veillera sur ton
bonheur et sur celui de tous ceux qui te sont proches.
La Chouafa enchaina : Ne t'inquiète pas pour ton fils, les amis de
Dieu veillent sur sa santé. II a des protecteurs dans le monde visible
et dans le monde invisible.
5- Exercice à faire :
Faites la synthèse de ce texte en donnant l’idée générale.

P(178)
- Tu ne prends pas de thé ? lui demanda
ma mère.
- Non, et dorénavant, tu feras attention
à ne pas trop gaspiller ton sucre.
- Suis-je une femme qui gaspille?
- Telle n'est pas ma pensée. Je veux
simplement te dire qu'à partir de
demain, il nous sera difficile d'avoir du
sucre et du thé tous les Jours.
Ma mère devint toute pâle. J'ouvris
grands mes yeux pour ne rien perdre de
la scène. Elle posa le plateau, se
redressa, regarda mon père bien en
face.
- Je pressens un grand malheur, dit-elle
d'une voix brisée.
3- l‘énonciation dans le roman autobiographique :
Dans le récit autobiographique, le narrateur ( plus âgé) et le
personnage (petit) sont bien la même personne, à deux moments
différents de sa vie :
a- Moment de l’énonciation = moment de l’écriture. l’auteur-adulte
commente, explique où donne des informations sur un personnage
ou un événement.
Exemple : « Il me reste cet album pour égayer ma solitude» P6
« non, je n’ai pas oublié ces instants... » P180
» Les verbes sont conjugués au présent de l’énonciation, c’es-à-dire au
moment où Ahmed Séfrioui écrit son histoire.
b- Moment des événements : C’est le moment où le narrateur évoque
des souvenirs, des événements antérieurs qu’il a déjà vécu, lorsqu’il
était encore enfant.

a- moment du souvenir :
b- moment de l’écriture.
Il y a donc deux situations d’énonciation qui se côtoient.
• le moi ici et maintenant : c’est l’énoncé qu’on dit « ancré dans
la situation d’énonciation » ( emploi du présent, passé composé,
imparfait et futur )
• le moi, personnage du passé dont je raconte les faits
marquants antérieurs. On dit alors que l’énoncé est « coupé de
l’énonciation » ( Utilisation du passé simple, imparfait )
La Chouafa l'interrompit : - Que ta matinée soit heureuse, Rahma !
- Que ta journée soit ensoleillée, Lalla!
- Comment te sens-tu ce matin?
- Je remercie le Seigneur…
Ma mère remua dans son lit, toussa, soupira, finit par se mettre sur
son séant. Elle se leva et ouvrit la fenêtre. La lumière m'éclaboussa
les yeux et me fit mal. J'entendis s'ouvrir les volets de Fatma
Bziouya.(… )Depuis trois ans que nous habitions ensemble, elles
avaient répété les mêmes phrases chaque matin.
Invariablement, ma mère demandait : - Comment te sens-tu ce
matin ?Ta tête ne te fait-elle pas trop souffrir ? Ton sommeil a-t-il été
paisible ? Elle concluait : -La santé est chose capitale, masœur ! Rien
ne peut la remplacer.
Ce jour-là elle ajouta : - Mon garçon n'est pas bien aujourd'[Link]
éloigne de toi et de ceux qui te sont chers le mal, et crève les yeux à
ceux qui nous envient.
La voix de la Chouafa monta du rez-de-chaussée :
- LallaZoubida ! Que tamatinée soit bénie ! Dieu éloigne de toi tout
motif de peine et te conserve, toiet les tiens, en excellente santé !
Ma mère répondit :- Que ta journée soit lumineuse et pleine de
bénédictions ! Comment te sens-tu ce matin ?Dieu veillera sur ton
bonheur et sur celui de tous ceux qui te sont proches.
La Chouafa enchaina : Ne t'inquiète pas pour ton fils, les amis de
Dieu veillent sur sa santé. II a des protecteurs dans le monde visible
et dans le monde invisible.
5- Exercice à faire :
Faites la synthèse de ce texte en donnant l’idée générale.
- On distingue deux types d’énoncés :
a- un énoncé ancré dans la situation, difficile à comprendre
sans connaître la situation de sa production. (« Comment te
sens-tu ce matin? » «- Mon garçon n'est pas bien aujourd'hui. )
b- Un énoncé coupé de la situation d’énonciation, qu’on peut
comprendre sans connaitre la situation de sa production (« La
pluie tombe du ciel.» « le chat mange les souris »)

Un grand silence s'établit, un silence lourd, moite, huileux et


noir comme la suie. J'étouffais. Je désirais de toutes mes
forces qu'une porte claquât, qu'une voisine poussât un cri de
joie ou un gémissement de douleur, que quelque événement
extraordinaire survînt pour rompre cette angoisse. Je voulais
parler, dire n'importe quelle sottise mais ma gorge se serra
et une plainte expira sur mes lèvres.
Mes parents ne bougeaient pas, se transformaient peu à peu
en personnages de cauchemar. Plus j'écarquillais les yeux
pour les voir, plus ils devenaient fluides, insaisissables,
tantôt transparents, tantôt d'un noir agressif, mais sans
contours précis. Pour la première fois, j'eus la sensation du
vide absolu, de la solitude sans miséricorde. Mon cœur se
remplit de peine. Une boule dure se forma dans ma poitrine,
gênant ma respiration. Je fermai les yeux. Je priai avec
ferveur. Je me sentais abandonné aux portes de l'Enfer.
Non, je n'ai pas encore oublié ces instants. Seigneur! Je me
souviens. Je me souviens de cette solitude vaste comme les
immenses étendues des planètes mortes, de cette solitude
où le son court sans écho, où les ombres se prolongent dans
des profondeurs d'angoisse et de mort. Et le cœur qui
saigne! Source intarissable de peine, torrent surchauffé par
les feux de mes chagrins et de mes douleurs; cri de ma chair
écrasée sous le poids de ta malédiction. Je n'étais qu'un
enfant, Seigneur! Je ne savais pas que le jour naissait de la
nuit, qu'après le sommeil de l'hiver, la terre sous la caresse
du soleil souriait de toutes ses fleurs, bourdonnait de tous
ses insectes, chantait par la voix de ses rossignols.

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