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L'audit Fiscal Dans Les PME Au Maroc

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SECTION 1: généralité sur les PME

Section 2 : l’étude de la PME marocaine


Conclusion
Deuxième chapitre : L’audit fiscal, fondements théoriques Et modes de fonctionnement
Introduction
SECTION 1 : aperçu général sur l’audit fiscal
Section2 : Le role et les principes de l’audit fiscal
Conclusion
Troisième chapitre : L’audit fiscal dans une PME Au Maroc
Introduction
Section 1 : la méthodologie de la recherche empirique
Section 2 : L’analyse descriptive de l’échantillon étudiée
Section3 : Etude de Cas
Conclusion
Conclusion générale
Résumé
L'audit fiscal des petites et moyennes entreprises au Maroc joue un rôle essentiel dans l'économie du
pays. Ces sociétés jouent un rôle essentiel dans la croissance économique et la génération d'emplois,
cependant, elles font souvent face à des difficultés complexes en ce qui concerne la gestion fiscale. Dans
un contexte fiscal en perpétuelle mutation, marqué par des réglementations de plus en plus complexes et
des exigences de conformité de plus en plus élevées, il est crucial d'effectuer un audit fiscal rigoureux afin
de garantir la conformité réglementaire, réduire les risques et maximiser les opportunités de
développement.
Tout d'abord, la vérification fiscale assure que les petites et moyennes entreprises respectent entièrement
leurs obligations fiscales, ce qui diminue le risque de sanctions financières et de conflits avec les autorités
fiscales. En repérant les éventuelles divergences de conformité, les erreurs de déclaration et les risques de
non-conformité, l'audit fiscal contribue à préserver les PME des conséquences financières néfastes causées
par une gestion fiscale inefficace.
Ensuite, l'audit fiscal peut aussi mettre en lumière des possibilités d'optimisation fiscale légale, offrant aux
petites et moyennes entreprises la possibilité de réduire leur charge fiscale et d'optimiser leurs bénéfices.
En analysant attentivement les pratiques fiscales en vigueur, les auditeurs peuvent repérer des approches
visant à diminuer les impôts, optimiser les crédits d'impôt et exploiter les avantages fiscaux, ce qui
renforce la compétitivité des petites et moyennes entreprises sur le marché.
En outre, l'audit fiscal contribue à renforcer la gouvernance d'entreprise et la transparence des PME. En
adoptant des pratiques d'audit fiscal transparentes et rigoureuses, ces entreprises renforcent leur crédibilité
auprès des investisseurs, des partenaires commerciaux et des parties prenantes, favorisant ainsi la
confiance du marché et la croissance durable.

Dans cette situation, il est essentiel de mettre en place un Projet de Fin d'Études (PFE) sur l'audit fiscal au
sein des petites et moyennes entreprises marocaines. En examinant de manière approfondie ce sujet, les
chercheurs peuvent faire prendre conscience des défis cruciaux auxquels font face les petites et moyennes
entreprises en matière de gestion fiscale, et suggérer des solutions concrètes pour soutenir leur expansion et
leur développement durable.
Introduction générale
Dans un contexte économique en perpétuelle mutation comme celui du Maroc, les PME jouent un rôle
essentiel dans la dynamique du marché et la génération d'emplois. Toutefois, le contexte fiscal dans lequel
ces entreprises évoluent est complexe et soumis à des fluctuations régulières, ce qui représente un défi
majeur pour gérer leurs obligations fiscales. Dans cette situation, l'audit fiscal se présente comme un
moyen crucial pour assurer la conformité fiscale des petites et moyennes entreprises tout en améliorant leur
rendement financier.

L'audit fiscal consiste en une analyse approfondie et critique des pratiques fiscales d'une entreprise, dans le
but d'évaluer sa conformité aux lois et réglementations fiscales en vigueur, ainsi que de repérer les
éventuels risques fiscaux et les possibilités d'optimisation fiscale. Dans le contexte particulier des petites et
moyennes entreprises au Maroc, l'audit fiscal est d'une importance capitale en raison des défis spécifiques
auxquels ces entreprises font face, tels que la complexité grandissante de la législation fiscale, les
limitations de ressources et les compétitivités sur le marché.

Le but de ce Projet de Fin d'Études est d'approfondir l'étude de l'audit fiscal dans les petites et moyennes
entreprises marocaines, en mettant l'accent sur la découverte des pratiques actuelles, des obstacles
rencontrés et des possibilités d'amélioration. Dans le but de fournir des perspectives éclairantes sur le rôle
de l'audit fiscal dans la gestion fiscale des PME au Maroc, cette étude a adopté une approche à la fois
théorique et pratique. Elle propose également des recommandations pratiques pour renforcer leur
conformité fiscale et leur performance financière. En soulignant les défis majeurs et les bonnes pratiques
dans ce domaine, Ce projet de fin d'études vise à apporter une contribution importante à l'établissement
d'une culture solide de conformité fiscale et de gouvernance d'entreprise au sein des petites et moyennes
entreprises marocaines, ce qui favorise leur croissance durable et leur contribution à l'économie nationale.

1
Problématique :

L’audit fiscal est le secret qui permet de contrôler et assurer le développement des PME, qui assure la
survie des emplois et l'existence des nouvelles idées. À partir de ça la problématique qui se pose est la
suivante:

Quel est le rôle de l'audit fiscal pour le développement des PME au Maroc ?

Pour répondre à ces questions, on va poser des questions intermédiaires :

 Qu’est-ce une PME marocaine? Et quelles sont ses caractéristiques ?

 Qu’est ce qui un audit fiscal?

 Comment se déroule la mission de l’audit fiscal dans une PME?

Les hypothèses :

 Hypothèse 1: Les PME sont des entreprises dans l’effectif inférieur à 200 salaries avec moins de 50
millions dirham de chiffre d’affaire, la PME représente donc la majorité des emplois salaries au Maroc,
soit plus de 90 % selon diverses sources.

 Hypothèse 2: L’audit fiscal est un examen critique, effectue par un professionnel indépendant à fin
d’apprécier la situation fiscal d’une entreprise.

 Hypothèse 3: L’audit fiscal permet de se préparer pour faire face aux contrôles fiscaux et d’intégrer la
gestion du risque fiscal comme partie intégrante de la gestion du risque par l’entreprise, l’audit permet
d’analyser en profondeur les finances et la comptabilité générale de l’entreprise pour savoir si les comptes
sont bons et si l’entreprise a réellement fait des bénéfices .

2
Importance du sujet :

La question de l'audit fiscal dans les petites et moyennes entreprises au Maroc revêt une grande importance
car elle a un impact direct sur la santé financière, la conformité réglementaire et la viabilité à long terme de
ces entreprises, qui sont l'élément clé de l'économie du pays. Les petites et moyennes entreprises au Maroc
sont confrontées à un contexte fiscal en perpétuelle mutation, marqué par une législation complexe et des
exigences de conformité de plus en plus rigoureuses. Dans cette situation, il est essentiel d'effectuer un
audit fiscal approfondi pour diverses raisons. En premier lieu, il assure que les petites et moyennes
entreprises respectent entièrement leurs obligations fiscales, ce qui diminue le risque de sanctions
financières et de conflits avec les autorités fiscales. Ensuite, l'audit fiscal permet de repérer des possibilités
d'optimisation fiscale légale, ce qui permet aux petites et moyennes entreprises de maximiser leurs
bénéfices et leur compétitivité sur le marché.

De plus, en identifiant les éventuels risques fiscaux et en suggérant des mesures pour les réduire, l'audit
fiscal joue un rôle essentiel dans le renforcement de la gouvernance d'entreprise et de la transparence des
petites et moyennes entreprises, ce qui renforce leur crédibilité auprès des investisseurs, des partenaires
commerciaux et des parties prenantes. En approfondissant ce thème dans le cadre d'un Projet de Fin
d'Études, nous participons à conscientiser les PME marocaines aux défis cruciaux liés à la gestion fiscale,
et à offrir des solutions pour favoriser leur expansion et leur développement durable.

Intérêt du sujet :

 Mieux cerner le concept des PME, connaitre leurs caractéristiques, leurs importances, leurs atouts
et leurs problèmes.

 S’intéresser à l’audit fiscal, son rôle et ses principes.

 L’audit fiscal dans les PME au Maroc.

Plan de travail :

Ce travail sera présenté en trois chapitres, et chaque chapitre comportera deux sections :

3
1- Le premier chapitre traitera les fondements théoriques de la PME d’une façon générale, dans une
première section, puis de la PME au Maroc d’une manière plus approfondie, dans une seconde
section.
2- Le deuxième chapitre sera consacré à l’audit fiscal, partant de son apparition, ses sources, et ses
principes, et arrivant aux divers instruments qu’elle met à la disposition des PME.

3 - Le dernier chapitre sera consacré à une étude cas de l’audit fiscal dans une PME marocaine.

4
Premier chapitre :
Concepts et définitions des
Petites et Moyennes
Entreprises

5
Introduction
Les PME sont l'épine dorsale de toutes les économies Et c'est une source importante de
croissance économique, de dynamisme et de flexibilité dans les pays industrialisés avancés ainsi
que dans les économies émergentes et en développement. Les pays développés considèrent les
PME comme un complément important aux grandes entreprises et une source de création
d'emplois. Les pays sous-développés y voient un moyen efficace de développement industriel
sur mesure pour eux.

L’objet de ce premier chapitre est de cerner le sens de la PME, de connaitre ses caractéristiques,
d’apprécier son poids dans l’économie et de détecter ses forces et ses faiblesses.

Ce chapitre sera divisé en deux parties ; dans la section intitulée « Généralités sur les PME"
Nous allons essayer de clarifier le concept de PME en citant quelques définitions Après avoir
abordé la difficulté de donner une définition unique et universelle des PME. Alors ce sera
environ Caractéristiques communes des PME, leur rôle important dans l'économie, et conclut la
première section par une discussion sur les forces et les faiblesses des PME.

La deuxième section intitulée «Etude de la PME marocaines» sera consacrée à la PME


marocaines, qui comprendra le développement des PME marocaines Jusqu'à l'indépendance
d'aujourd'hui, la définition gouvernementale des PME au Maroc, les caractéristiques des PME
marocaines, le rôle des PME dans l'économie nationale.

6
SECTION 1: généralité sur les PME

1. La difficulté d’une définition

«La PME est un concept flou dont les définitions varient»1

Il est n’est pas facile de définir la PME qui se rapport à la fois à une notion économique et à une
notion de structure et d’organisation. C’est pour ça que La définition de la PME est l’un des
problèmes les plus épineux, reconnu par les auteurs qui depuis des dizaines d’années se posent la
question : qu’est-ce qu’une PME ?2

La difficulté de cerner les PME dans une seule et unique définition c’est que les critères
définissant le domaine considéré restent en relation étroite avec le niveau du développement
atteint par ces pays ou celui des secteurs économiques pris en considération. En plus de ça ce
n’est que le fruit d’une diversité économique et juridique

Cette diversité se reflète sur plusieurs niveaux3

 Diversité par la dimension ; les PME sont regroupées des entreprises de tailles fort
différentes. On trouve qu’une PME peut compter moins de cinq employés ou ouvriers,
comme elle peut compter plus de 200 personnes, et pour certains, elle peut compter
jusqu’à 500 personnes.

1
Paul JULIEN et B.MOREL ; «La belle entreprise » ; p13 ; Boréal ; Montréal ; 1986.
2
(Fongang, 2014) distingue les administrateurs, législateurs, gouvernements, ONG, organisations patronales de
PME, structures de financement, de garantie, de formation, de conseil, de promotion.
3
R. WTTERWULGHE, op. cit., 1998, p13

7
 Diversité au niveau du marché et du produit ; Il existe une différence entre les PME de
type artisanal inscrites dans un marché local et des PME hautement spécialisées jouissant
d’un créneau international.

 Diversité au niveau du statut juridique adopté ; en plus du statut de l’indépendant, les


PME ont chacune un statut juridique qui va de la société unipersonnelle à la société
anonyme.

L’absence d’une définition unifiée peut être contournée par une différenciation des PME et ce,
grâce au recours à des critères quantitatifs ou qualitatifs

L’approche quantitative :

1
Les critères quantitatifs sont utilisés afin de cerner l’aspect dimensionnel de l’entreprise. Parmi
ces critères,

 le profit brut,
 la valeur ajoutée
 le profit net unitaire
 le capital
 le patrimoine net …

Tous ces éléments n’ont pas la même pertinence. Certains d’entre eux ne présentent pas la
réalité de la dimension de l’entreprise

Les critères quantitatifs ont été critiqués, et maintenant ne peuvent être utilisés que comme
première approche.2

L’approche qualitative :

D’après le rapport de Bolton, Wtterwulghe (1998) expose trois critères qualitatifs essentiels pour
définir une PME :3
1
R. WTTERWULGHE, op. cit., 1998, p13
2
R. WTTERWULGHE, op. cit., 1998, p25
3
R. WTTERWULGHE, op. cit., 1998, p16

8
 l’entreprise soit dirigée par son propriétaire d’une manière personnalisée

 La PME est une entreprise qui, en terme économique, ne possède qu’une part de marché
relativement restreinte. Selon ce rapport, la plupart de ces entreprises n’ont pas une part
suffisante de leur marché pour leur permettre d’influencer les prix de manière
significative.

 L’indépendance de la société, les filiales de grandes sociétés ne font pas partie des PME.

1. Quelques définitions des PME :

Les PME sont un vecteur de dynamisme économique incontestable, elles jouent un rôle
important dans la plupart des économies du monde, elles contribuent également à la réalisation
d'un grand nombre des politiques économiques et sociales que même les grandes entreprises n’y
arrivent pas, surtout dans les pays en développement.1

La PME n’a pas la même identité partout dans le monde. Elle change de critère d’une économie
à une autre. C’est pour cela qu’il se pose un problème au niveau de sa définition.2

2-1. La définition de la PME par l’Union Européenne :

Face à la grande variété des définitions données aux PME par les pays européens en raison de la
diversité des programmes gouvernementaux. La Petite et Moyenne Entreprise a été définie
comme étant une entreprise indépendante de sa forme juridique, exerçant une activité
économique, une activité artisanale ou d'autres activités à titre individuel ou familial. Sont aussi
considérées comme PME, les sociétés de personnes ou les associations qui exercent
régulièrement une activité économique.3
1
LES DIFFICULTES DES PME AU MAROC : Par Fadoua ANAIRI Chercheur en Sciences Economiques et Gestion à la
FSJES de Rabat Souissi, Université Mohammed V.& Said RADI Professeur à la FSJES de Rabat- Souissi, Université
Mohammed V.
2
Structure du capital et de la performance des PME algériennes, Ali Nabil BELOUARD, Université de Boumerdès,
Salim SEDER, Ecole supérieure de commerce d’Alger,
3
recommandation de la commission du 6 mai 2003 concernant la définition des micro, petites et moyennes
entreprises, Journal officiel de l'Union européenne

9
En Europe, Les PME ont un effectif de salarié supérieur à dix (10) jusqu’à 250 salarié et un
chiffre d’affaire inférieur à 50 Millions d’Euros Contrairement aux grandes entreprises et les très
petites entreprises

Tableau 1 Les catégories d’entreprise d’Union Européenne :


Effectifs Chiffe d’affaire Total du bilan
Catégories

Grande entreprise Environ 2000 ≤ 1,5 Millions d’Euro 2 Milliards d’Euros

Petite et moyenne
≤ 250 employés ≤ 50 Millions d’Euro ≤ 43 Millions d’Euro
Entreprise

Très petite ≤ 10 employés ≤ 2 Millions d’Euro ≤ 2 Millions d’Euro

Source : Commission Européenne, 2003

2-2. La définition de la PME au Japon :

Le Japon possède un secteur de PME très actif, jugé complémentaire du secteur des grandes
entreprises. La puissance des PME au Japon réside surtout dans la flexibilité.1

Les critères d’une PME japonaise sont, le capital ou le montant total de l’investissement et
l’effectif de ses salariés. D’après ces critères la définition des PME au Japon varient en fonction
du secteur d’activité mais les salariés ne devront pas dépasser 300 personnes,2

Tableau 2: définition de la PME au Japon :

Secteur d’activité Critères de définition

1
K. Baydi, « PME quelle réalité ? », mémoire de fin d’études, institut supérieur international de tourisme se Tanger,
2009-2010, p13.
2
la revue de l’OCDE sur le développement en 2004

10
Fabrication Capital Moins de 300 million de Yen
Construction
Nombre d’employés Moins de 300
Transports
Capital Moins de 100 million de Yen
Vente en gros
Nombre d’employés Moins de 300
Commerce de Capital Moins de 50 million de Yen
détail
Nombre d’employés Moins de 300

Capital Moins de 50 million de Yen


Services
Nombre d’employés Moins de 300

Source : “Recent Development in SME Finance in Japan”, 20051

2-3 La définition de la PME aux Etats-Unis :

2
Selon les Etats-Unis, les seuils retenus pour qualifier une entreprise de PME varient selon
qu’elle opère dans l’industrie manufacturière, les services ou encore la construction.

En plus des critères comme l’effectif, capital, chiffre d’affaire il existe deux critères cumulatifs :

 L’indépendance tant pour la détention du capital que pour la gestion ;


 L’absence de position dominante dans son secteur d'activité.

Pour les Etats-Unis, du point de vu de l’effectif d’un PME ou « Small business » est compris
entre 100 à 500 personnes, mais ce seuil est porté à 1500 dans l'industrie manufacturière. Le
chiffre d'affaires annuel doit être inférieur à

1
Osamu Tsukahara, “Recent Development in SME Finance in Japan”, Japan Finance Corporation for Small and
Medium Enterprise, 2005, p4
2
M. D. EL KHALIFA, « l’introduction de la petite et moyenne entreprise en bourse : rôle de l’expert comptable »,
mémoire présenté pour l’obtention du diplôme national d’expert-comptable, institut supérieur de commerce et
d'administration des entreprises cycle d'expertise comptable (C.E.C), Maroc, 2005, p17.

11
 5 millions de dollars dans les services
 13.5 millions de dollars dans le commerce
 17 millions de dollars dans la construction

2.4- La définition de la PME en Tunisie :

1
En Tunisie. La PME est toute entreprise réalisant ses investissements dans les activités des
industries manufacturières et les activités de l’artisanat, 2et dans les activités des services que le
montant de son investissement ne dépasse cinq millions de dinars fonds de roulement inclus.

Sont considérés des petites entreprises et petits métiers, les entreprises individuelles ou les
sociétés de personnes ou les coopératives qui gérer par des personnes de nationalité tunisienne
justifiant de la qualification requise et s'engageant à assumer personnellement la gestion de leur
projet sans que le montant de leur investissement ne dépasse 100 mille dinars fonds de roulement
inclus3

3. Caractéristiques des PME :

Malgré que la définition des PME soit diverse d'un pays à un autre. Les caractéristiques sont
les mêmes pour toutes les PME n’importe où elles existent. Au même temps on peut trouver des
spécificités propres pour un pays ou bien un secteur. La taille reste une base, par laquelle on voir
la différence entre les PME et les grandes entreprises. Parmi ces caractéristiques, on a marqué les
plus importantes:

1
Décret n° 94-0492du 28 février 2004, ANNEXE : Liste des activités selon les secteurs,
http://www.jurisitetunisie.com/tunisie/codes/cii/94-0492a.htm
2
ANNEXE N° 1, Liste des activités de services éligibles aux interventions du fonds de promotion et de
décentralisation industrielle au titre des nouveaux promoteurs et des petites et moyennes entreprises,
http://www.jurisitetunisie.com/tunisie/codes/cii/08-0388_1.htm
3
ANNEXE N° 2, Liste des activités des métiers exercées dans les projets et petits métiers,
http://www.jurisitetunisie.com/tunisie/codes/cii/08-0388_2.htm

12
 Les PME sont caractérisées par une centralisation de direction et personnalisation de la
gestion entre le propriétaire et le dirigeant.
 Pour Marchesnay. M, Julien P.A, la PME est définie comme « une entreprise dont la
direction, sinon le dirigeant, assume la responsabilité technique et financière de
l’entreprise ». C’est-à-dire le chef de l’entreprise c’est lui qui prend la majorité des
décisions et qui garantit plusieurs fonctions de direction, donc la PME est contrôlée par
son dirigeant ; là on parle de concept de contrôlabilité vu par Torres « comme la
capacité de garder la maitrise de la mise en œuvre et du développement d’un ensemble
de ressources ».1
 Les petites et moyennes entreprises sont caractérisées par une stratégie intuitive dans
laquelle la décision se fait d’une manière e : Intuition- Décision- Action. Et aussi les
PME sont connues par un nombre réduit de niveaux hiérarchiques, et une polyvalence
élevée des personnes.2
 Les PME avoir un système d’information définit par une diffusion rapide entre les
membres d’entreprise soit au niveau interne grâce à la proximité entre le patron et ses
employés soit un système d'information externe simple basé sur les contacts directs qui
dû essentiellement à la proximité du marché. 3
 Pour les PME l’organisation hiérarchique est de type patriarcal ; c’est-à-dire la
direction est caractérisée par des rapports hiérarchiques de pouvoir du père et à l’ainé
(masculin) de manière générale on parle de Person qui en a le statut de pouvoir
stratégique sans le partager.4
 Les dirigeants des PME expriment une certaine aversion au risque de marché et à
l’incertitude du marché. Alors la PME répond avec spécialité : stratégie de niche,
alliance…Donc, le marché de la PME est souvent local, avec un petit nombre des PME
qui exportent sur les marchés étrangers.5.
 Les PME taille possède une faible capacité de financement, les apports de capitaux sont
de type familial, de voisins, et fait moins recours aux capitaux étrangers.
1
N. ZIAR, « La place des PME dans une économie en transition : le cas de l’Algérie », Université d’Oran, Algérie, p4.
2
N. ZIAR, op cit, p5.
3
R. WTTERWULGHE, op. cit., 1998, p21
4
S. BENOTMANE, « diagnostic global d'une pme algérienne », Université d'Annaba - mba finances, 2009
5
N. ZIAR, op cit, p5.

13
Les Pme jouent un rôle primordial pour l’économie du pays. Le succès des PME est un indice
sur la santé de l’économie et la société.

Les petites entreprises représentent une source essentielle de la croissance économique, de


dynamisme et de flexibilité soit dans les pays émergents ou bien les pays avancés t. on trouve
que les PME représentent entre 95 % et 99 %, selon le pays, de la population des entreprises.
Elles assurent entre 60% et 70 % de la création nette d’emplois dans tous les pays de l’OCDE.1

On peut dire que Les pays développés voir la PME comme un complément important à la
grande entreprise et une source de création d’emploi. Au temps que pays sous-développés y
voient un outil efficace de développement industriel.2

Les PME jouent un rôle fondamental dans la diffusion des techniques ou des produits innovant
dans le marché. Pour R. WTTERWULGHE « La petite dimension semble particulièrement apte
à contribuer à la création d’emplois et à diffuser les progrès technologiques. Elle renouvelle aussi
le tissu industriel ».3

a. La création d’emplois :

La petite dimension semble particulièrement apte à contribuer à la création d’emplois.

D’après l’étude de D. L. BIRCH comme le premier point de l’analyse de la participation des


PME à la création d’emploi. Selon cette étude, 66% des créations nettes d’emploi aux États-Unis
sur la période 1969-1976 c’est l’accomplissement des entreprises de moins de 20 salariés.4

b. La participation à l’innovation :

Un autre indice du rôle économique de la PME est celui qui est en relation avec sa participation
au processus de créativité et d’innovation dans le domaine des technologies nouvelles.5
1
« Le financement des PME et des entrepreneurs », Synthèses de l’OCDE, février 2007.
2
F. MERZOUK, « PME et compétitivité en Algérie », Université de Bouira – Algérie.
3
R. WTTERWULGHE, op. cit., 1998, p99.
4
R. WTTERWULGHE, op. cit., 1998, p100.
5
R. WTTERWULGHE, op. cit., 1998, p109.

14
On trouve un autre indicateur de rôle économique de la PME qui est intérêt par sa participation
au processus de créativité et d’innovation dans le domaine des technologies nouvelles.1

En 2005, plus de 99% entreprises au Japon sont des PME, le nombre de personnes qui y sont
embouchées dépasse les 70% de l’emploi industriel, et elles surpassent les grandes entreprises
dans la valeur ajoutée annuelle.2

Les PME représentent plus de 99% du total des entreprises en Chine, elles réalisent plus de la
moitié du produit intérieur brut (PIB), selon les données officielles du gouvernement chinois. 3

En France en 2005, les PME représentent 66 % de l’emploi marchand et 56 % de la valeur


ajoutée marchande.4

Les PME représentent un rôle très important grâce à certain atouts et forces indispensable dont
on ne peut se passer au temps que ces atouts n’existent pas dans les grandes entreprises.

Malgré tout ça et à cause de sa petite taille les PME faire face plusieurs difficultés qui sont à
l'origine de sa faiblesse ;

Alors on mettre le point sur les plus importants et intéressants forces et faiblesses des PME.

 Les atouts de la PME :

Dans son livre « La PME, Une entreprise humaine » en 1998, Robert Wtterwul.

Les PME ne peut pas être considérer comme un petit modèle ou bien un modèle réduit par
rapport les grandes entreprises

1
R. WTTERWULGHE, op. cit., 1998, p109.
2
Osamu Tsukahara, “Recent Development in SME Finance in Japan”, Japan Finance Corporation for Small and
Medium Enterprise, 2005, p2.
3
Marie-Christine Chalus-Sauvannet, « Etude de la veille stratégique dans des PME Chinoise », Université Grenoble
2, IUT de Valence, p7
4
G.Chertok, P-A de Malleray, P. Pouletty, « Le financement des PME », La Documentation française. Paris, 2009,
p11.

15
La PME est une entité propre qui caractérisée par des atouts fondamentaux qui sont au nombre
de trois :

 La flexibilité :

Le caractère plus direct et plus flexible du management de la PME lui permet une adaptation
de travail à chaque personnalité ainsi se former et élargir son expérience. Les relations de travail
au sein d’une PME sont caractérisées par une harmonie, qui conduit. Le travailleur est
susceptible de remplir plusieurs rôles, et de varier ses occupations. Il peut l’entreprise à une
communication employeur – employé plus directe.1

La petite taille de la PME lui facilite la communication et lui donne un mode de gestion primitif,
qui a l’avantage de la simplicité et de la cohérence.2

Alors, on peut définir la flexibilité comme la capacité de s'adapter rapidement aux changements
qualitatifs et quantitatifs de l'environnement. Cette qualité d’adaptation avec la situation
économique se trouve en particulier chez les PME. Au temps que la grande entreprise caractérise
par une rigidité de structure qui est défavorable à l'adaptation rapide au changement.

 L’efficacité:

Les processus de décisions sont donc plus rapides pour le règlement des problèmes liés à
l'activité. L'information circule également de manière plus efficace même si elle revêt un
caractère informel.3

 La qualité et simplicité des relations sociales :

La taille des PME offre une gestion du personnel plus efficace et plus économe : Plus efficace
car elle se traduit au plusieurs moments par une grande souplesse d'utilisation de la main

1
R. WTTERWULGHE, op. cit., 1998, p108-p119.
2
G. BRESSY, C.KONKUYT, “économie d’entreprise”, 7° édition, DALLOZ, paris, 2004, p26.
3
Nathalie DUFFAL, Isabelle DUVAL, « ECONOMIE D'ENTREPRISE : LA STRATEGIE DES PME », 2005, p2

16
d'œuvre et par une meilleure implication de celle-ci et Plus économe parce que la main d'œuvre
en générale est moins qualifiée et peu syndicalisée ce qui tend à réduire le coût du travail.

 Les faiblesses de la PME :

On ne peut pas oublier que les grandes entreprises disposent d’un avantage de compétitivité et
profitent des économies d’échelles, les PME faire face à des faiblesses spécifiques que l’on peut
résumer dans les points suivants :

 Problèmes liés à la taille :

La taille de la PME peut être aussi un obstacle. En réalité, les PME sont vulnérables par son
domaine d'activité. Si la PME est mono-produit, la chute de la demande entraînera une baisse des
revenus que la PME ne pourra pas compenser par un autre produit. La PME qui dépend d'un seul
client, par exemple dans la grande distribution, ou d'un seul fournisseur s'expose à un risque
économique très important.1

 Les difficultés financières :

À cause de son caractère familial, et des refus des établissements financiers à leur prêter de
l’argent, les PME trouvent des difficultés à trouver des capitaux pour leur démarrage que pour
leur croissance. Et alors, les PME avoir des difficultés à accéder aux crédits bancaires, en raison
de leur faible niveau de fonds propres, le risque élevé et l’absence de garanties présentées aux
banquiers, Ces derniers refusent dans la majorité des cas de financer ce type d’entreprises. Donc
les grandes entreprises drainent la majorité des ressources des banques. D’autant plus que les
formules de financement adaptées aux PME ne sont pas à la hauteur.2

 Les problèmes de gestion :

1
Nathalie DUFFAL, Isabelle DUVAL, op cit, p3.
2
http://blog.wikimemoires.com/2011/03/faiblesses-de-la-pme-petite-et-moyenne-entreprise/

17
Le problème qui trouve la gestion est un problème qui connaitre la quasi-totalité des pays
en voie de développement. Dans la plus parts des cas, les PME sont gérées par son propriétaire.
Ce dernier n’est pas forcement quelqu’un de compétent, ou qui a une bonne formation, et même
s’il l’était, il ne peut pas à lui de diriger toute seul l’entreprise, au but d’assurer à la fois
l’administration, le marketing, les recherches, le financement. La plupart des défaillances vécues
par les PME sont la conséquence de la négligence de nouvelles techniques de gestions mises à
leur disposition, la centralisation des pouvoirs limite largement l’expansion et même la survie de
l’entreprise.1

 Problèmes liés aux nouvelles technologies :

Robert Wtterwulghe a cité un point faible qui concerne l’adoption des nouvelles technologies
par les PME ; « Les PME sont défavorisées dans l’accès aux nouvelles technologies à cause des
imperfections de marché auxquelles elles sont confrontées. Le cloisonnement du marché
financier, l’information imparfaite sur le marché de nouvelles technologies, la faible mobilité du
facteur humain, ainsi que le cout du traitement de l’information par les nouvelles technologies
constituent une série de freins pour ces entreprises ».2

 Autres problèmes :

La PME éprouve des difficultés à élargir son marché, elles restent confinées dans les marchés
locaux, soit à cause de l’insuffisance de leurs moyens, soit pour assurer le contrôle des marchés.3

Avec une mauvaise connaissance du marché de l’entreprise ou de son évolution future en plus
des difficultés financières et des problèmes de gestion, les PME ont un problème d’insuffisance

1
http://blog.wikimemoires.com/2011/03/faiblesses-de-la-pme-petite-et-moyenne-entreprise/
2
R. WTTERWULGHE, op. cit., 1998, p119.
3
http://blog.wikimemoires.com/2011/03/faiblesses-de-la-pme-petite-et-moyenne-entreprise/

18
de personnel qualifié (ingénieurs et chercheurs surtout) capable au sein de l’entreprise de suivre
ou initier une recherche industrielle.1

Section 2 : l’étude de la PME marocaine :

1. Spécificités de la PME marocaine :

Définition de la PME marocaine :

Selon le "Livre blanc des petites et moyennes entreprises PME" du ministère de l'Industrie et des
Technologies de l'information Représentant du Premier ministre pour les affaires générales du
1
J. LACHMANN, « Financer l’innovation des PME », Ed Economica, paris, 1996, p22.

19
gouvernement(1999). Définir le mot PME n'est pas facile. « La notion de «petitesse» se conçoit
essentiellement par rapport à un comportement économique et organisationnel (“Livre Blanc de
La Petite et Moyenne Entreprise PME” 1999)» .D’une part, Le comportement économique des
petites entreprises se caractérise par Incapacité à exercer une influence significative sur son
marché. D’autre part, Le comportement organisationnel est défini comme l'existence d'un
Entrepreneur, qui marque la personnalité des PME.

Au Maroc, il n'existe pas de définition unique des PME. En fait, il existe plusieurs définitions
selon les critères considérés.1

Mais, Depuis la loi n° 53-00 du 23 juillet 2002 portant "Charte des Petites et Moyennes
Entreprises", cette catégorie d'entreprise a une définition "officielle".

Selon l'article 1 de cette loi, les PME sont des entreprises gérées et/ou administrées Directement
par des personnes physiques propriétaires, copropriétaires ou actionnaires, ces derniers ne
détiennent pas plus de 25% du capital ou des droits de vote d’une entreprise, ou un regroupement
d'entreprises.2

Par ailleurs, Les PME doivent remplir les deux conditions suivantes :

 Avoir un nombre d’employés moins de 200 personnes.


 Avoir un chiffre d’affaires inférieur à 50 millions de dirhams, et un Total bilan
annuel inférieur à 40 millions de dirhams.3

Caractéristiques des PME marocaines :

La réalité des PME marocaines est loin d'être homogène, cela n'empêche pas.
1
Le Livre blanc des PME 1999.
2
Publié dans le Bulletin officiel N° 5036- du 27 JOUMADAII 1423 (5-9-2002).
3
Le Livre blanc des PME 1999.

20
Aujourd'hui, ces entreprises rencontrent des contraintes assez similaires sur les différents aspects.

Donc les PME marocaines se définis par les caractéristiques suivants :

 Retard technologique.
 Faiblesses en matière d’application des pratiques managements.
 La séparation des tâches moins développé.
 Les informations est généralement pas forcement fiable et précis.
 Manque de créativité et d’innovation.
 Complexité des procédures.
 Le manque des ressources nécessaires pour exercer un pouvoir sur le marché.1

Contribution des PME dans la création de richesse :

 40% de la production.
 30% des exportations.
 50% de l’emploi.
 20% de la valeur ajoutée.
 40% de l’investissement.
 93% des entreprises.2

Les difficultés des PME au Maroc :

Le développement des PME au Maroc est soumis à plusieurs contraintes. Ceux-ci peuvent être
divisés en deux catégories : les facteurs endogènes à l'entreprise elle-même et les facteurs
exogènes à l'environnement externe de l'entreprise (KHERRAZI ; AHSINA; 2016).

 LES FACTEURS ENDOGENES :3


1
« Impératif de mise à niveau des PME maghrébines»
2
Haut-commissariat au plan -HCP ; 2019.
3
FINANCE PARTICIPATIVE : UNE ALTERNATIVE DE FINANCEMENT POUR LES PME AU MAROC.

21
Ce sont des facteurs intrinsèques qui concernent l’entreprise lui-même (Rapport du conseil
déontologique des valeurs mobilières, 2011).

Ces contraintes ont relation avec :

 La faiblesse de leur structure et une sous-capitalisation.


 Manque d’innovation.
 Faiblesses en termes de la gestion de l’entreprise (60% des responsables des PME
ne recrutent pas des cades est profils de hauts niveau).1
 Manque d’encadrement (seulement 26% des PME encadrent leurs personnels).
 Manque d’information financière qui impacte la fiabilité des rapports comptables
et financiers.

 LES FACTEURS EXOGENES :

Plus les facteurs intrinsèques, on trouve des difficultés d’ordre externe qui impacte le
développement des PME marocaines.

 La difficulté d’accès au financement :

A cause de manque de liquidité et une forte concurrence pousse les banques d’être trop
exigeantes en matière de prêts aux PME, en particulier celles en phase de création ou
d'expansion, ce qui entraine des difficultés d’accès au financement pour les PME marocaines. 2

Selon l’enquête nationale de l’HCP faite en 2019, 75.5% des PME expriment qu’elles ont des
difficultés pour accéder au financement externe.

1
HCP; 2019.
2
Rapport du conseil déontologique des valeurs mobilières, 2011.

22
D’après la Direction de la Supervision Bancaire de Bank Al-Maghrib, la quote-part des PME
dans ces crédits est située à seulement 17% en 2008, soit un montant global de 54 milliards de
MAD, le reste étant alloué aux grandes entreprises (Al maache & Dine-dine, 2015).

Parmi ces contraintes on trouve :

 Les garanties (les actifs corporels) :

Les entreprises qui ne possèdent qu’une faible part d’immobilisations corporelles de ses actifs,
seront confrontées à une asymétrie d'information. Depuis Ils ont donc eu recours à la dette au lieu
d'émettre des actions.1

Et, les entreprises ayant une part d’actifs réels signifiante peuvent Bénéficier de conditions de
financement favorables (Oudgou, 2018).

 Asymétrie d’information :

Les PME sont plus difficiles à analyser que les grandes entreprises en raison de leur spécificité
et de leur hétérogénéité, elles considèrent que chaque information reste un secret qui ne partage
pas avec les parties externes(en particulier les créanciers), Afin d'éviter le risque d'impayés, les
banques ont réduit les moyens d’analyses de crédits (c'est-à-dire réduction spécifique pour PME)
pour réduire les coûts elles se basent sur des garanties importantes comme un élément clé dans la
distribution des crédits.2

 Le retard des délais de paiement :

Amine Diouri responsable des études PME observatoire Inforisk de l’entreprise dit que, «les
retards de paiement sont à l’origine de 25% des faillites d’entreprises. En outre, au-delà de 30
jours de retard de paiement, le risque de défaillances est multiplié par 6. L’entreprise doit en
effet trouver de la trésorerie supplémentaire pour financer son exploitation (matières
premières, salaires, loyer, marketing...). Avec le resserrement du crédit bancaire, elles n’ont
pas beaucoup d’alternatives de financement en dehors des fonds propres, D’où l’importance des
défaillances ».Et ce retard de paiement à cause de manque de liquidité. 3
1
(Harris & Raviv, 1991).
2
(Dietsch & Mathieux, 2014).
3
Des études PME observatoire Inforisk de l’entreprise.

23
2. L’importance et rôle de la PME dans l’économie marocaine :

Aujourd’hui, personne ne peut nier l’importance des PME dans les économies développées ou
en voie de développement.

L'étude de la croissance économique marocaine prouve que les PME ont la source de la création
des emplois, opportunités d’innovation et aussi contribuent au développement d'une manière
déterminante.

Les PME jouent un rôle socio-économique dans la stratégie de développement au Maroc grâce à
son adoption aux différentes créativités d’emploi, leur mobilisation de l’Epargne individuel et
son orientation dans les investissements productifs.

Pour R. WTTERWULGHE « La petite dimension semble particulièrement apte à contribuer à la


création d’emplois et à diffuser les progrès technologiques. Elle renouvelle aussi le tissu
industriel ».1

En adoptant la nouvelle définition de l’ANPME, et d’après les données Inforisk (TILFANI,


2011), et l’étude réalisée par le Ministère de l'Économie et des Finances.2

L’importance des PME au niveau nationale est présentée selon les tableaux au-dessous :

Tableau 3 : Répartition des PME selon leur poids dans le tissu productif national :

Secteurs d’activités PME Grandes Entreprises


(GE)

Agriculture, chasse, 98,86 % 1,14%


sylviculture
Pêche, aquaculture 98 ,86% 1,14%
Industries extractives 97,83% 2,17%
1
R. WTTERWULGHE, op. cit., 1998, p99. Cité par (ABDELMALEK, 2012)
2
Critère adopté dans cette étude: chiffre d’affaires 100 millions versus 175 millions dans le cadre de la définition
de la PME aujourd’hui.

24
Industries manufacturières 98,18% 1,82%
Production et distribution 96,33% 3,67%
Bâtiments et travaux publics 99,61% 0,39%
Commerce 99,16% 0,84%
Hôtels et restaurants 99,69% 0,31%
Transports et 99,33% 0,67%
communications
Immobiliers, location et … 99,63% 0,37%
Total 99,30% 0,70%

D’après ce tableau, les PME au Maroc représentent plus de 96% dans tous les secteurs
d’activité, selon l’étude du Ministère de l'Économie et des Finances « le poids de la PME
représente 98% de l’ensemble du tissu productif national. La part des PME est de plus de 90%
dans l’ensemble les branches d’activité sauf celle de la production et distribution d’électricité,
gaz et eau, où est uniquement de 50%.

Tableau 4 :Répartition des PME selon leur participation dans la création de la


valeur ajoutée globale :

Secteurs d’activité PME Grandes Entreprises


(GE)
Agriculture, chasse, 78,19% 21,81%
sylviculture
Pêche, aquaculture 51,85% 48,15%
Industries extractives 34,35% 65,65%
Industries manufacturières 41,68% 58,32%
Production et distribution 8,85% 91,15%

25
Bâtiments et travaux publics 63,22% 36,78%
Commerce 54,35% 45,65%
Hôtels et restaurants 70,28% 29,72%
Transports et 22,23% 77,77%
communications
Immobiliers, location et … 65,14% 34,86%
Total 42,00% 58,00%

Selon Inforisk, « la participation des PME dans la création de la valeur ajoutée globale est de
40% », c’est une participation qui est très variable, d’après le tableau elle est de 78% pour le
secteur de l’agriculture, alors que pour la production et la distribution de l’électricité, le gaz et
l’eau il ne représente que 8%. Cependant, il faut marquer que selon l’analyse faite en 2000 par
le Ministère de l'Économie et des Finances, la contribution des PME dans la valeur ajoutée
nationale est estimée à 21%. Toutefois, Inforisk signale que les résultats de cette étude ont été
diminues sur l’enquête de la direction de la statistique de 1995, alors on peut estimer que le tissu
des PME a augmenté durant cette période.1

Tableau 5 : Les exportations des PME :

Secteurs d’activité PME

Industries textiles et cuir 46 %

Industries chimiques et para chimiques 10 %

Industries mécaniques et métallurgiques 4%

Industries électriques et électroniques 1%

Industries agroalimentaires 39 %

1
La nouvelle définition de l’ANPME, et les données Inforisk (TILFANI, 2011), et l’étude réalisée par le Ministère de
l'Économie et des Finances.

26
Lorsque on parle des exportations, ce sont les industries textiles et cuir qui représentent la
première place avec un taux de 46%, suivies, par les industries agroalimentaires par un taux de
39%, et les industries chimiques et para-chimiques avec 10% et les industries mécaniques et
métallurgiques d’un pourcentage de 4%, et en dernier place les industries électriques et
électroniques avec un taux de 1%.

En se basant sur ces statistiques, on peut conclure que les PME au Maroc représentent l’armature
de toute l’économie nationale, par leur prédominance dans tous les secteurs d’activité, alors leur
contribution importante dans les exportations et les investissements nationaux, ainsi que dans
l’absorption du chômage (50% des salariés). 1

1
Les données Inforisk (TILFANI, 2011), et l’étude réalisée par le Ministère de l'Économie et des
Finances
27
Conclusion

Dans ce premier chapitre nous avons vu que la première difficulté rencontrée lors d’une étude
portée sur les PME été la définition de cette dernière.

Les définitions qui ont été attribué à ce type d’entreprises, quelle soient quantitatives ou
qualitatives, varient d’un pays à un autre, et d’une industrie à une autre, mais cela ne les empêche
pas d’avoir des caractéristiques communes.

Grace à sa petite taille, la PME bénéficie de quelques atouts qui lui sont propre, tels le caractère
direct et flexible du management, la facilité de la communication et la rapidité de la circulation
de l’information.

Aujourd’hui, les PME ont une place importante dans les pays industrialisés et aussi dans les pays
en développement, puisque ces entreprises sont considérées, non seulement comme des
entreprises ayant une importante capacité d’innovation et d’adaptation, mais surtout comme des
acteurs important dans la création de la valeur ajoutée et de l’emploi.

Les PME ont à faire face à plusieurs problèmes, qu’ils soient liés, à la gestion, aux nouvelles
technologies, à la petite taille ou à d’autres raisons, mais le problème majeur reste le problème du
financement.

28
Pour plus en savoir sur le financement des PME, nous avons consacrés deux chapitres. Dans un
premier temps, nous allons voir les fondements théoriques de la finance islamique, puis nous
allons passer au financement des PME au Maroc, on ajoutant les défis ainsi que les clés de
Réussite de ce type de financement.

Deuxième chapitre :
L’audit fiscal,fondements
théoriquesEt modes de
fonctionnement

29
Introduction
Au cours de ce deuxième chapitre, nous examinons les bases théoriques de l'audit fiscal, en
examinant les concepts essentiels et les principes fondamentaux qui soutiennent cette pratique
cruciale dans le domaine des PME au Maroc.

Les théories et les modèles qui orientent la réalisation de l'audit fiscal seront étudiés, tout comme
les normes et les meilleures pratiques internationales en matière de gouvernance fiscale des
entreprises. En adoptant une approche théorique solide, notre objectif est de créer une fondation
conceptuelle solide afin de comprendre et d'analyser l'audit fiscal dans le contexte particulier des
petites et moyennes entreprises marocaines. Nous mettons en évidence les principaux concepts et
les cadres conceptuels pertinents pour notre étude.

30
SECTION 1 : aperçu général sur l’audit fiscal

1. L'historique de l’audit fiscal

Dans le premier âge médiéval, les Sumériens ont ressenti le besoin de surveiller la comptabilité
des agents. Le recoupement est un système de contrôle qui permet de comparer une information
provenant de deux sources d'enregistrements distinctes. Cependant, le terme « audit » n'a été
introduit que sous l'empire romain, plus précisément au IIIe siècle avant Jésus Christ2(*), où il
avait une signification plus étendue.

Cette mission est confiée à des questeurs, anciens fonctionnaires du Trésor. Ils devaient rendre
compte de manière orale devant une assemblée constituée de "auditeurs" qui finalement
approuvait les comptes.

Ce contrôle s'est développé plus tard à la suite des efforts des Anglais. De la même manière, ses
objectifs se sont principalement concentrés sur la détection de fraude, puis ont progressivement
évolué vers la recherche d'erreurs, puis à la publication d'opinions sur la validité des états
financiers, enfin sur leur régularité et leur sincérité.

Le contrôle des sociétés par des agents externes n'a été instauré que dans le XIXe siècle par les
législateurs en raison de : L’industrie, le commerce, les banques, les assurances...

La responsabilité qui incombe à l'auditeur reconnu comme protecteur des investisseurs face aux
abus des gestionnaires.

31
Au début du XXe siècle et avec la crise de 1929 causée par une divulgation incorrecte de
l'information fiable, les besoins en audit dans le monde des affaires ont augmenté.

Aux États-Unis, à la suite de cette crise, les entreprises cotées sont contraintes de faire appel à
des membres de l'AICPA pour effectuer des audits. La récente utilisation de l'audit en Tunisie est
réglementée par l'article 13 du CSC, qui impose aux sociétés dépassant un seuil en capital ou en
chiffre d'affaires de désigner un CAC pour certifier leurs comptes.1

À l'échelle nationale et internationale, la révision comptable, maintenant appelée audit, est l'objet
de recherches continues qui ont principalement abouti aux normes internationales d'audit : les
ISA.
Aujourd'hui, l'audit occupe une place centrale dans les préoccupations des gestionnaires.
Dans cette optique, et en réponse à divers besoins, l'audit s'étendait à d'autres domaines qui ont
été indispensables avec l'émergence et la généralisation de nouvelles méthodes de traitement de
l'information.
2. Le Progrès de la Notion d'Audit

L'audit a été principalement axé sur l'audit comptable du commissariat aux comptes, dans le but
de certifier les états financiers.
Cependant, il a rapidement été évident que les missions d'audit peuvent être bénéfiques pour de
nombreux utilisateurs des états financiers, ce qui a entraîné l'importance de recourir à l'audit
contractuel et à l'audit interne.
Il est possible que la loi impose l'intervention de l'auditeur pour vérifier les états financiers. Cette
forme de l'audit est la plus classique et est effectuée par le commissaire aux comptes, et elle est
appelée « l'audit légal » ou « révision légale des comptes ».
Cependant, un tiers intéressé ou un membre de l'entreprise peut demander le contrôle de
l'information, ce qui entraîne une relation contractuelle ou conventionnelle entre le prescripteur
et l'auditeur. Il en va de même pour un dirigeant qui désire obtenir une évaluation de la qualité
des états financiers produits par son entreprise, ou pour un futur actionnaire qui souhaite obtenir
un audit comptable de l'entreprise avant d'acquérir des actions ou des parts sociales.
1
https://www.memoireonline.com/03/07/398/m_l-audit-fiscal1.html

32
La nature contractuelle de la mission d'audit élargit considérablement son champ d'application
initial et change le cadre des relations entre l'auditeur et le prescripteur, ou l'audité et l'auditeur.
D'un autre côté, la quantité importante d'informations comptables et financières accroît le risque
d'erreurs et d'omissions, ce qui entraîne un coût élevé d'un contrôle exhaustif. C'est pourquoi les
entreprises ont peu à peu instauré des services internes, qui ont pour mission de réaliser des
missions de contrôle similaires à celles réalisées par les auditeurs comptables externes.
L'audit interne consiste à vérifier régulièrement les outils dont dispose une entreprise afin de
contrôler et gérer sa gestion.1
Lorsque l'audit interne s'est développé, les entreprises ont réalisé l'intérêt que cela pourrait leur
apporter en exprimant leur opinion sur des informations autres que celles liées à la comptabilité
et aux finances. Chaque rôle de l'entreprise, chaque type d'opérations et même chaque
information sont potentiellement susceptibles d'être auditées. Par exemple, on peut mentionner
l'audit social, l'audit des achats, l'audit de la production, l'audit informatique, et ainsi de suite.

Toutefois, les recherches dans les divers domaines de l'audit sont très différentes. Certains
englobent déjà une réalité concrète, telle que l'audit social ; d'autres en revanche offrent des
perspectives de développement potentielles.
Autrement dit, le concept d'audit connaît actuellement une expansion considérable même si, dans
l'ensemble, la réflexion sur les différentes extensions de l'audit progresse plus rapidement que les
travaux en vue de la réalisation de ces missions.

En ce qui concerne l'audit comptable, les critères employés sont largement établis. Il est essentiel
d'exprimer l'opinion de l'auditeur en ce qui concerne la régularité et la sincérité des états
financiers. En ce qui concerne l'utilisation de l'audit dans le domaine de la gestion, le critère «
d'efficacité » a récemment été souligné.2

1
https://www.memoireonline.com/03/07/398/m_l-audit-fiscal1.html

2
https://www.memoireonline.com/03/07/398/m_l-audit-fiscal1.html

33
3. L’objectif de l’audit fiscal :

Selon les idées suivantes, la mission d'audit fiscal repose sur l'étude et l'analyse des dispositions
qui découlent des obligations légales auxquelles l'entreprise doit se conformer, sous peine de
sanctions. Il guide les décisions prises par l'entreprise vers des décisions rationnelles et
cohérentes basées sur des bénéfices et/ou des options fiscales qui lui permettent de réaliser un
bénéfice fiscal.
Par conséquent, l'audit fiscal a deux objectifs distincts :
- Un but de conformité : vérification de la conformité fiscale.
- Un but stratégique : vérification de l'efficacité des impôts
Le contrôle de régularité : Il s'agit d'une vérification qui vise à garantir la fiabilité des sources
d'information. De cette façon, il permet de repérer les anomalies, leurs origines et les risques qui
en découlent, afin de réparer les éventuelles infractions fiscales et d'éviter d'être soumis à un
contrôle lié à cela.

Le contrôle d’efficacité : Il évalue l'aptitude de l'entreprise à saisir les opportunités et les


avantages fiscaux établis par la loi et à les gérer.
Ce contrôle concerne deux catégories de décisions :
- Les décisions stratégiques concernant la gestion quotidienne, telles que l'adoption du régime
d'option en matière de TVA, le mode d'amortissement, etc.
- Les décisions stratégiques prises de temps en temps, dont la fiscalité est l'un des éléments

34
essentiels pour prendre des décisions. Par exemple, on peut citer le choix du domaine fiscal, ainsi
que le choix du régime fiscal pour certaines opérations particulières. 1

4. La distinction entre l’audit fiscal et le contrôle fiscal :

La possibilité d'être soumis à un contrôle fiscal est la conséquence logique du système


déclaratif qui exige que l'impôt soit calculé à partir des déclarations du contribuable et ne soit
contrôlé que par l'administration à posteriori.
Cependant, cette possibilité peut être considérée comme une menace redoutable si l'entreprise ne
connaît pas assez ses droits ou ses obligations, ou si, à défaut d'une organisation adéquate, elle ne
peut pas faire face dans les meilleures conditions à un contrôle envisageable. Cependant, l'audit
fiscal ne pourrait pas évaluer la virilité fiscale de l'entreprise car l'auditeur peut rencontrer des
difficultés à évaluer l'existence ou l'absence de risque fiscal, pour des raisons liées à l'évaluation
délicate du risque fiscal.
 Points communs et différence de l’audit fiscal par rapport au contrôle fiscal :
Les deux domaines sont soumis à des contrôles fiscaux afin de prévenir les risques considérables
d'irrégularité, de choix irrationnels, d'ignorance, de fraude et d'évasion, ainsi que de trouver des
solutions pour lutter contre la fraude fiscale.
Néanmoins, il existe une distinction entre une mission d'audit fiscal et une mission de
vérification fiscale. La première approche implique une évaluation interne du contrôle en

1
https://www.univ-bejaia.dz/jspui/bitstream/123456789/13797/1/Audit%20fiscal%20au%20sein%20d%27une
%20entreprise.pdf

35
réponse à une demande de la part de l'entreprise (par exemple, d'un des actionnaires), dans le but
de garantir le respect des règles et normes fiscales.
Par ailleurs, le contrôle fiscal est une tâche de vérification légale, imposée par la loi sur la société
contrôlée. Toutes les entreprises sont soumises à un contrôle fiscal régulier afin de répondre aux
exigences de la loi en accord avec la loi.
En ce qui concerne leurs déclarations fiscales (impôts et taxes), le contrôle fiscal délégué
intervient également pour effectuer un contrôle sur place afin de vérifier l'application effective
des normes fiscales en cas d'incertitude. 1

5. Les limites de l’audit fiscal:


La législation fiscale est de plus en plus importante, complexe et instable, ce qui entraîne de plus
en plus de dangers.
La fiscalité est considérée comme une contrainte difficile à maîtriser. Cependant, il n'est pas.
Il n'est pas toujours envisageable, en raison des conditions de contrôle et de la ponctualité de la
mission d'audit fiscal, de réaliser tous les contrôles requis.
De la même manière, dans certains cas, il est beaucoup plus difficile d'évaluer l'irrégularité, ce
qui rend difficile de déterminer l'importance du risque et les sanctions auxquelles l'entreprise est
exposée en conséquence.

 Les limites liées à la contrainte de temps de la mission :


La contrainte fiscale qui oblige l'entreprise à respecter des dispositions importantes et évolutives,
a un impact direct sur sa gestion et son impact financier, ce qui est directement mesurable, ainsi
que la fiscalité.
La multiplicité, la complicité et l'instabilité de ses textes sont une préoccupation majeure pour
toute entreprise, car ils entraînent de plus en plus de risques.
Chaque décision qui a des conséquences fiscales a un effet sur la marge de l'entreprise.
L'audit fiscal est une tâche occasionnelle où l'auditeur fiscal ne se trouve pas en permanence.
Continuité au sein de l'entreprise Lorsqu'il intervient au sein de l'entreprise, il s'agit d'une période
restreinte, conformément à un calendrier préétabli avec l'organisme audité.

1
https://www.univ-bejaia.dz/jspui/bitstream/123456789/13797/1/Audit%20fiscal%20au%20sein%20d%27une
%20entreprise.pdf

36
Le temps d'intervention de l'auditeur est donc restreint, ce qui empêche une analyse complète de
tous les facteurs de risque.
 Les limites liées à l’appréciation ardue du risque fiscal :
Quand les règles sont claires, qu'elles concernent des obligations de forme ou même de délai,
leur surveillance ne va pas poser de problème.
Dans d'autres situations, au contraire, l'ensemble des textes, la progression constante de la
complexité de la législation fiscale met en péril la possibilité de définir un ensemble de critères
objectifs pour évaluer l'irrégularité ou l'absence d'irrégularité. En d'autres termes, il est difficile
de distinguer le régulier de l'irrégulier. Au mieux, l'auditeur fiscal peut repérer une zone de
risque et informer l'entité auditée de la possibilité d'un redressement. Cependant, à moins de cas
particulièrement importants, il lui est difficile de donner un avis définitif. 1

1
CHADEFAUX, Martial. , L’audit fiscal. Paris : LIEC Editions.1987, 227 p

37
38
39

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