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L'Arianisme

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Plan de travail

Introduction…………………………………………P.1

I. Définition de l’Arianisme…………………………………P.1-4

1- Biographie de son fondateur…………………………P.1

2- Doctrine enseignée par l’Arianisme……………………P.2-4

II. Conséquences de l’Arianisme dans son temps…………………P.4-5

1- Le concile de Nicée………………………………………P.4-5

2- Excommunication d’Arius…………………………………P.5

Conclusion………………………………………P.6

Webographie……………………………………P.7

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L’Arianisme
Introduction
Le Credo est une profession de Foi de l’Eglise Catholique récitée par le
chrétien catholique pour professer sa foi en Dieu. Il est le fruit de plusieurs
divergences doctrinales au début de l’Eglise dont l’une des plus connues est
l’Arianisme. Pour mieux comprendre cette doctrine et par ricochet, l’histoire du
Credo, nous allons tout d’abord définir en premier lieu l’Arianisme en
commençant par faire la biographie de son fondateur pour ensuite découvrir la
pensée ou la doctrine d’Arius. En second lieu nous verrons ce qu’a engendrer
cette doctrine dans son temps.

I- Définition de l’Arianisme

1- Biographie d’Arius

Arius, né vers 250 ou 256 probablement en Libye et mort en 336 est un


prêtre d’Alexandrie, en Egypte, dont l’enseignement et la doctrine, appelée
arienne, ont été condamnés par l’Eglise réunie en concile, à Nicée, en 325,
comme étant hérétique. Vers 318, alors qu’il était avancé en âge, a été rappelé à
l’ordre par son évêque Alexandre à cause de son enseignement donné aux
fidèles de Baukalis, une paroisse au bord de la Méditerranée dont il était le curé,
sur le Fils de Dieu. La question que se posait Arius était : “Le Fils de Dieu peut-
il être consubstantiel et coéternel avec le Dieu le Père ?” Sa réponse est négative
: “Le Fils ne peut pas être consubstantiel avec le Père, ni coéternel avec lui
puisqu’il a un commencement, son engendrement du Père, donc, avant qu’il soit
engendré, il y eut un temps où il n’était pas”. Arius était suivi dans sa doctrine
par d’autre prêtres et même évêques qui seront excommuniés par un petit synode
réuni par Alexandre dans la ville métropolitaine en 320.

2- Doctrine enseignée par Arius

Selon la pensée d’Arius, si on admet que le Fils soit engendré, il faut


nécessairement admettre qu’il y eut un temps, celui d’avant son engendrement,
où il n’existait pas. Par conséquent, il faut admettre également qu’il advient à
l’existence ex-nihilo qui veut dire à partir de rien, par la volonté du Père, comme
les autres créatures. Lisons un extrait de la Lettre d’Arius à son évêque sur ce
sujet : « Nous reconnaissons un seul Dieu, seul inengendré, seul éternel, seul
sans commencement, seul véritable, seul possédant l’immortalité, seul sage, seul

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L’Arianisme
bon, seul puissant, juge de tous, gouverneur, administrateur, immuable et
invariable, juste et bon, Dieu de la Loi et des Prophètes et de la Nouvelle
Alliance, qui a engendré son Fils unique avant les temps éternels, par qui il a
fait les siècles et toutes choses, qui l’a engendré non pas en apparence mais en
vérité, qui l’a fait exister par sa propre volonté, immuable et invariable ,
créature de Dieu parfaite, mais non pas comme une des créatures, produit mais
pas comme un des êtres produits… Il a été créé par la volonté de Dieu avant les
temps et avant les siècles et il a reçu du Père la vie et l’être et la gloire. ». Pour
mieux comprendre cela voici les principaux points doctrinaux d’Arius et leurs
enjeux théologiques :

. Dieu n’a pas toujours été Père, mais il y eut un temps où il n’était pas
Père. Avant qu’il engendre le Fils il ne pouvait pas être Père. Il a fait advenir à
l’existence son Fils par l’engendrement ex-nihilo par sa propre volonté.
L’argument biblique avancé pour une telle affirmation est Dt 6, 4 : « Je suis le
Seigneur Un ». Donc le Fils a été créé en premier, avant toute créature, pour
que, par lui, tout vienne à l’existence. Seul le Père est Dieu véritable, dans le
vrai sens du terme, immuable et indivisible. Le Fils ne connait même pas sa
nature et il n’a jamais existé avant que le Père l’ait voulu : « Dieu n’a pas
toujours été père ; il y eut un moment où il était seul, et il n’était pas Père : plus
tard il est devenu Père en engendrant le Fils ex nihilo. Dieu lui-même demeure
tel qu’il est ineffable pour tous. Mais nous le disons inengendré à cause de celui
qui par nature est engendré ; nous le célébrons sans principe à cause de celui
qui a un principe ; nous le vénérons comme éternel à cause de celui qui a
commencé d’être dans le temps ; Celui qui est sans principe posa le Fils comme
principe des êtres du devenir et par lui-même il le promut Fils en l’engendrant.
Il n’a rien de Dieu en propre selon la substance de son propre être, car il n’est
pas son égal, ni surtout de la même essence que lui… En effet, le Fils lui-même
ne connait pas sa propre essence, car étant Fils il exista réellement par la
volonté du Père » (extrait de Thalie d’Arius citée par Athanase, Sur les synodes,
15).

. Le Verbe de Dieu n’est pas Dieu comme le Père. Pour mieux


comprendre l’enseignement christologique d’Arius il faut se reporter à une
cinquantaine d’années en arrière quand Paul de Samosata et Sabellius ont été
condamnés pour leurs positions quant à la consubstantialité du Verbe pour
exprimer la relation entre le Père et le Fils. A l’époque, Denis, le Patriarche
d’Alexandrie, a dû intervenir et tenir un discours concernant la consubstantialité
du Fils au Père dans des termes qui conviennent à Arius et auxquels celui-ci fait
appel pour sa propre défense. Le pape Denis de Rome intervient et Denis
d’Alexandrie doit intervenir à nouveau pour expliquer sa position dans un

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L’Arianisme
contexte doctrinal à tendance sabellienne. Athanase à son tour écrira un ouvrage,
Sur la défense de Denis d’Alexandrie, pour défendre la doctrine de Denis
d’Alexandrie et dénoncer l’erreur qu’Arius, par sa ruse, veut inculquer dans la
pensée de l’illustre patriarche alexandrin. « Par essence, le Père est étranger au
Fils, puisqu’il est sans principe… Aussi bien, le Fils n’étant pas, le Père est
Dieu… Par la volonté de Dieu, le Fils a telle taille et dimension, issu de Dieu il
exista selon tel moment et à partir de là et depuis lors, étant un Dieu fort il
chante le plus puissant d’une façon limitée. Pour le dire en bref, à l’égard du
Fils Dieu reste ineffable, car il est en lui-même ce qu’il est, à savoir indicible, si
bien qu’aucune des choses dites, le Fils selon la compréhension ne sait
l’exprimer. Car il lui est impossible d’explorer le Père tel qu’il est par lui-
même. Le Père lui est supérieur en tout » (extrait de la Thalie d’Arius). A partir
de cette citation, voici les principaux points de doctrine christologique selon
Arius :
a. le Verbe et le Père ne sont pas de la même substance ;
b. le Fils est un être créé, donc il a un commencement comme toutes les
créatures ;
c. les créatures sont venue à l’existence par lui et rien n’a été fait sans lui ;
d. il y eut un temps où il n’existait pas, avant qu’il soit engendré du Père.

. La Trinité est dissemblable à elle-même. Les deux positions doctrinales


précédentes conduisent tout naturellement Arius à affirmer la dissemblance des
personnes à l’intérieur de la Trinité. En effet, selon lui, seul le Père est Dieu
véritable, tandis que le Fils et l’Esprit sont des créatures différentes et
dissemblables à l’infini de la substance du Père : « Les substances du Père, du
Fils et du Saint Esprit sont divisées par nature, étrangères, séparées, sans
rapport ni participation mutuelle ; ils sont totalement dissemblables les uns aux
autres parleurs substances et par leurs gloires, et cela à l’infini » (extrait de la
Thalie d’Arius). Arius ne pouvait pas voir en Jésus-Christ Dieu incarné. Il était
trop imbibé de la philosophie platonicienne pour se permettre de faire descendre
Dieu, la divinité incommensurable, immuable, immatérielle, dans une humanité
mesurable, muable et matérielle. Il n'était pas le premier à le dire, mais on fit de
lui le successeur d'un autre hérétique, Paul de Samosate.

II- Conséquences de l’Arianisme dans son temps

1- Le concile de Nicée (325)

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L’Arianisme
Constantin, suite à la victoire contre son rivale Maxence au Pont Milvius,
avait réussi à réunir l’Empire Romain sous un seul Empereur. Or, l’Arianisme
vient « briser » le rêve de l’unité de l’Empire réalisé par Constantin. Alors,
celui-ci, bien qu’encore non-baptisé, décide de convoquer un concile auquel il
confie deux missions sous la direction d’Osius, évêque de Cordoue : élaborer
une formule de foi capable de faire l’unanimité entre les chrétiens sur la doctrine
christologique suscitée par la prédication d’Arius et de ses partisans et se mettre
d’accord sur une date commune pour la célébration de la Pâques.
Toutes les églises orientales et occidentales envoient des représentants à ce
concile. Le pape Silvestre, lui-même trop âgé pour entreprendre un tel voyage,
envoie deux prêtres pour le représenter. C’était pour la première fois que
l’Eglise toute entière était convoquée pour un concile. Ce concile a eu lieu à
Nicée en Syrie d’où son nom le concile de Nicée.

2- L’excommunication d’Arius

Lorsque Constantin convoque le concile de Nicée en 325 et Arius, ses


disciples et son enseignement sont condamnés. L’hérésiarque lui-même est
exilé. Celui-ci fait appel à l’empereur et à son fidèle ami et collucianiste 1,
Eusèbe de Nicomédie, auprès duquel il se réfugie dans les temps de tempête.
Enfin, Constantin se laisse convaincre par la profession de foi d’Arius et
ordonne sa réintégration dans la communion de l’Eglise. Athanase voit ses
efforts sans résultat et refuse catégoriquement, en tant qu’évêque d’Alexandrie
et Pape d’Egypte, son admission dans l’Eglise. En 336, lorsqu’il se préparait à
entrer dans l’Eglise avec grande pompe et muni d’une lettre impériale, Arius
meurt soudainement dans une situation lamentable.

1
Les collucianistes sont les disciples de Lucien qui naquit à Antioche vers janvier 240 – mort en Antioche,
312, prêtre, saint et martyr. Théologien influent, il laissa une profonde empreinte dans l'histoire du
Christianisme et de la théologie antiochienne. Arius se réclame de lui pour se défendre devant l’empereur et devant son
évêque, mais il prend en compte sa profession de foi catholique et sa mort comme martyre.

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L’Arianisme
Conclusion

En conclusion, il faut noter que les premières polémiques à propos


christologiques sont antérieures à Arius. Elles avaient d'abord concerné les
rapports entre le Père et le Fils et donné naissance à un certain nombre de
courants. L’Arianisme est ainsi la polémique qui a suscité le premier concile de
l’Eglise qui a eu pour fruit le Credo qui nous permet aujourd’hui de professer
notre foi en Dieu qui est Père, Fils et Saint-Esprit.

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Webographie

-www.l’arianisme.pdf.com
-http://ekladata.com/4hhA8VyTGQECQwGWHuolB416ryk/Arius-
Arianisme.pdf

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