Le Quai de L'histoire Et D'art Antique Pour Requalifier La Friche Urbano-Portuaire
Le Quai de L'histoire Et D'art Antique Pour Requalifier La Friche Urbano-Portuaire
Avant d’entamer la présentation de notre travail, nous tenons à remercier Dieu le tout puissant de
nous avoir donné la force, le courage et la persévérance pour aller au bout de ce modeste travail.
Nul mot ne peut exprimer notre reconnaissance et nos remerciements les plus distingués à nos très
chers parents pour leur soutien incontestable ainsi que leurs encouragements.
Nos sincères remerciements pour Notre chère promotrice Mme LAOUES pour le suivie, les conseils
et l’enthousiasme qu’elle a porté à cette étude et son soutien durant toute l’année.
Mr Ait Chikh pour le partage de sa riche expérience, pour sa disponibilité, pour le regard critique
et constructif de ce travail.
Les membres du jury de nous avoir fait l’honneur d’évaluer notre travail.
En fin, tous nos amis et tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à l’accomplissement de ce
travail.
Merci à tous.
I
Dédicaces
A mon PAPA, qui fait tout pour nous, qui ne cesse de me soutenir, de me guider et de
m’encourager jour après jour je lui dis merci, j’espère qu’aujourd’hui tu es fier de moi.
A mes chers frères Mourad, Idir, et Madjid et leurs épouses Razika et Chahinez
A mes adorables nièces Zoé et Achille, la joie et la bonne humeur de la maison, que votre vie soit
remplie de joie et de succès.
A ma binôme Cam avec laquelle j’ai partagé les mauvais et les bons moments.
A mes adorables camarades avec lesquels j’ai partagé des moments inoubliables galère et
….Ouzena….
II
Dédicaces
Je rends grâce à Dieu le tout puissant pour nous avoir donné la force et les moyens de suivre cette
formation et de réaliser notre projet.
Je dédié ce travail à mes chers parents en premier lieu qui n’ont pas cessé de m’encourager durant
mes études, pour leurs amour et leurs soutien que dieu les garde et les protège.
A yemma CHEBHA que Dieu le tout puissant l’accueille dans son vaste paradis.
A Notre chère promotrice Mme LAOUES pour le suivie, les conseils et l’enthousiasme qu’elle a
porté à cette étude et son soutien durant toute l’année ainsi que Mr Ait Chikh pour le partage de sa
riche expérience, pour sa disponibilité, pour le regard critique et constructif qu’il a apporté à ce
travail.
A mes chères amies LILIZ, CYLA et particulièrement à ma chère binôme WIWIZ, mon atelier plus
particulièrement TITA, MOON MOON et Lylia et CYCY.
..Camilia….
III
Résumé
La ville de Tipaza jouit d’un important potentiel historique et paysager. Sa structure actuelle est
le résultat de la succession de plusieures dynasties. Son important patrimoine archéologique
témoigne de la splendeur de son passé glorieux et relate l’épaisseur de sa profondeur historique.
Dotée d’un double potentiel historique et naturel, Tipaza se dresse comme un véritable musée à ciel
ouvert qui se déploie sur la méditerranée, ce qui lui a permis d’être promue comme patrimoine
mondial de l’humanité en 1982.
Toutefois en dépit de sa richesse, les deux parcs archéologiques, pourtant, lieux chargés de
mémoire et d'histoire tombent dans l’oubli et la marginalisation et ne participent guère à la
dynamique urbaine et socioculturelle des habitants. L'entité paysagère quant à elle est complètement
abandonnée.
C’est ainsi que la requalification urbaine s’impose comme un outil incontournable pour changer
et améliorer l’image de Tipaza d’une part, à travers le renforcement de sa vocation touristique et
culturelle, et d’autre part réconcilier la ville, la mer, et l’histoire avec la mise en place de dialogue
architectural, fonctionnel et structurel approprié, respectueux de l’intégrité des deux parcs
archéologiques.
Mots clés : Potentiel historique, potentiel paysager, patrimoine archéologique, musé à ciel ouvert,
Tipaza, requalification.
IV
Introduction à l’option
Introduction à l’option
Option : Architecture ville et patrimoine
Requalification et projet urbain
L’option requalification et projet urbain est transcrite dans une démarche respectueuse du
patrimoine comme ressource et donnée majeure pour la reconquête des espaces urbains. Ces
derniers ont été soumis à des mutations au gré du temps, de l’histoire et tout particulièrement des
systèmes économiques mis en place. Cette situation est d’autant plus observée depuis quelques
décennies ou le système industriel qui dominait depuis le XIXe siècle, a subi de profondes
transformations, voir effondrement pour céder la place au système qualifié de conséquence de post-
industriel. A ces effets de bouleversement économique, se joignent les impératifs de compétitivité,
d’attractivité et de métropolisation pour voir les villes se transformer avec des conséquences
spatiales visibles, engendrant souvent des espaces déchus, en déshérence, les friches. Ces espaces
souvent dégradés, en perte de leur usage et leur fonction, constituent un enjeu socio économique et
des lieux en quête de reconversion et de réutilisation.
La requalification dans le cadre d’un projet urbain de ces espaces, sera orchestrée par des
interventions fondées sur l’identification des qualités à valoriser et les ressources patrimoniales
caractérisant ces sites. Celles-ci connaissent de plus en plus de regain d’intérêt pour être de véritable
enjeu dans l’opération de requalification favorisant l’attractivité, et le caractère paysager.
Notre option peut aussi bien porter sur les centres historique veritable terreau culturel d’où l’on
pourrait puiser cette qualité spatiale disparue, que sur les espaces plus contemporains tels les
ensembles d’habitat collectifs (les ZHUN…), l’espace portuaire ancien ainsi que les friches
industrielle, militaires…etc.
V
L’objectif est de répondre à ces préoccupations avec un projet urbain comme outil opérationnel à
même de traduire les aspects socio culturels et environnementaux du site et devenir le catalyseur
d’un processus de dynamisme urbain, de renouveau, de convivialité et de mixité sociale.
Dans une pensée novatrice, Patrick Geddes définit la ville comme « organisme vivant », « une
structure mêlée » où s’interconnectent ses immeubles et ses espaces publics, où le choix
d’intervention de requalification est qualifié par l’auteur de « chirurgie conservatrice». Il assimile
ainsi le renouvellement urbain à un renouvellement cellulaire d’ou la réplication de l’espace urbain.
La requalification urbaine est devenue une des préoccupations du développement durable (lutte
contre l’étalement urbain, intégration de l’histoire et de l’héritage dans la ville, développement des
centres urbains anciens, réappropriation des espaces publics et friches diverses, et protection des
formes urbaines héritées et espaces verts, régénération des lieux de mémoire à l’abondan … etc.
L’enseignante
Mme Laoues Souad
VI
Sommaire
Remerciement ......................................................................................................................................I
Dédicaces.............................................................................................................................................II
Résumé.............................................................................................................................................. III
Introduction à l’option...................................................................................................................... IV
Chapitre introductif
Introduction générale……………………………………………………………………………..…..1
1- Problématique générale……………………………………………………...………………..…...2
2- Problématiques spécifiques…………………………………………………………......................2
3- Hypothèses………………………………………………………………………………………...3
4- Objectifs ……………………………………………………………………………......................3
5- Structure de mémoire……………………………………………………………….….3
Chapitre I : Assise théorique
Introduction
1. Le patrimoine : Notions et terminologie ………………………………………..……...4
1.1. Définition et généralités………………………………………………………..………….....4
1.2. Catégorisation et pluralité …………………………………………………………………..4
1.2.1. Le patrimoine naturel ………………………………………………….………..…..4
1.2.2. Le patrimoine culturel…………………………………………………………...…..5
1.2.2.1. Le patrimoine culturel immatériel………………………………………...……5
1.2.2.2. Le patrimoine culturel matériel…………………………………………..…….6
1.3. Le patrimoine archéologique……………………………………………………..………....7
1.3.1. Notion, généralités et signification ………………………………………..................7
1.3.2. Les facteurs de vulnérabilité du patrimoine archéologique ……………………...….9
1.3.2.1. Les risques naturels……………………………………………………...…....9
I.3.2.2. Les guerres et les conflits armés………………………………….……………9
1.3.2.3. Le vandalisme…………………………………………………………….….10
1.3.2.4. Le pillage et le trafic illicite des pièces archéologiques………………..…... 10
1.3.2.5. Le tourisme de masse……………………………………………………..….10
1.3.2.6. Dégradation de l’environnement……………………………….…………....10
1.3.2.7. L’urbanisation…………………………………………………………..…....11
1.3.3. Le patrimoine archéologique en Algérie…………………………………...............11
1.3.3.1. La législation Algérienne en matière de protection des sites
archéologiques…………………………………………………………………………………...….11
1.3.3.2. La création de Secteur sauvegardé……………………………………....…..12
1.3.3.3. Le contenu du PPMVSA…………………………………………………….13
2. Interventions de requalification urbaine sur les sites archéologiques
classés…………………………………………………………………………………………….....13
2.1. La requalification urbaine …………………………………………………………….…...13
2.2. Analyse des exemples de requalification des sites archéologiques …………………..…....14
VII
2.2.1. Site archéologique de Bibracte………………………………………………….…..14
2.2.2. Stabilisation et mise en valeur des vestiges archéologiques du parc du Champ de-
Mars…………………………………………………………………………………………...….…15
2.3. Intervention sur les friches…………………………………………………………....….….18
2.3.1. La notion de friche……………………………………………………………….……18
2.3.2. Les types des friches………………………………………………………………..…18
2.3.3. Exemple de requalification d’une friche portuaire…………………………..………..20
Synthèse……………………………………………………………………………………….….....20
2.4. L’ambiance et patrimoine……………………………………………………………..…….21
2.4.1. Définition et généralités……………………………………………………….……...21
2.4.2. Pourquoi parler d’ambiances patrimoniales ?...............................................................21
2.4.3. Ambiances et sites archéologiques………………………………………….………...22
Conclusion
Chapitre II : Approche Contextuelle
Introduction
1. Présentation de la ville de Tipasa ……………………………………………………….….…....24
1.1. Choix de la ville de Tipasa……………………………………………………………….…24
1.2. Situation et Accessibilité……………………………………………………………….…...24
Synthèse………………………………………………………………………………..…..25
1.3. Les données climatiques ………………………………………………………………..…..25
1.3.1. Le climat……………………………………………………………………….…....25
1.3.2. Les vents dominants………………………………………………………….……..26
1.3.3. Les températures et humidité…………………………………………………..…….26
1.3.4. Pluviométrie………………………………………………………………………....26
1.4. Le potentiel naturel et paysager……………………………………………………….…...27
1.4.1. Les limites naturelles……………………………………………………………..…..27
1.4.2. La topographie et L’hydrographie……………………………………………...…….27
1.4.3. Potentiel paysagers………………………………………………………………..…..28
1.4.4. Potentialités agricoles……………………………………………………………...….28
2. Processus de formation et de transformation de la ville de Tipasa
2.1..L'époque préhistorique …………………………………………………………….………29
2.2..La période phénicienne ……………………………………………………………….…....29
2.3. La période des royaumes indépendants ……………………………………………….…...30
2.4. La période romaine …………………………………………………………………..…….30
2.5. La période vandale, byzantine et musulmane………………………………………..……..32
2.6 .La période coloniale ………………………………………………………...……….……32
2.7. La période après l’indépendance……………………………………………………….…..34
Synthèse……………………………………………………………………………….……35
3. Les entités composant la ville de Tipasa
3.1. L’entité antique (les deux parcs archéologiques) ………………………………….………36
3.2. L’entité post colonial…………………………………………………………..…………...38
VIII
3.3. L’entité coloniale (zone d’intervention)………………………………………..…………..39
3.3.1. Les limite ……………………………………………………………….…………..39
3.3.2. Les voies ……………………………………………………………….……………39
3.3.3. Les nœuds ……………………………………………………………….………..…42
3.3.4. Les places …………………………………………………………….………….….43
3.3.5. Les points de repères ………………………………………………….…………….44
3.3.6. Lecture typologique …………………………………………………….…………...44
3.3.7. Lecture des gabarits…………………………………………………….………...….45
3.3.8. Lecture de l’état du bâti……………………………………………….…..………....45
3.3.9. Lecture des activités…………………………………………………….……………46
3.4. Potentialités et carences………………………………………………………..…………...47
4. Diagnostic
4.1. Les différentes propositions urbanistiques…………………………………………..……..47
4.1.1. Proposition du PDAU……………………………………………………………….47
4.1.2. Critique de la proposition du PDAU ………………………………………………..48
4.2. Les actions et propositions du projet urbain…………………………………………..…....48
Conclusion
Chapitre III : approche architecturale
Introduction
1. choix de l’assiette d’intervention………………………………………………………….……..56
2. choix du thème……..…………………………………………………………………….………56
2.1. Définition et généralités ……………………………………………………………….……57
2.1.1. Le musée…………………………………………………………………………..…...57
2.1.2. La muséologie…………………………………………………………………..……...57
2.1.3. La muséographie………………………………………………………………..……...57
2.2. Les Types des musées……………………………………………………………….………58
2.2.1. Musée d’art…………………………………………………………………….……...58
2.2.2. Musée d’histoire……………………………………………………………….……...58
2.2.3. Musée des sciences………………………………………………………………..…..58
2.2.4. Musée culturel…………………………………………………………………….…...58
2.2.5. Musée généraux…………………………………………………………………….....58
2.2.6. Musée spécialisé…………………………………………………………………..…..58
2.3. Rôle du Musée………………………………………………………………………..……..59
2.4. Les exigences d’un musée………………………………………………………….…….…59
3. Analyse des exemples de référence……………………………………………………..………..60
3.1. Musée de la Romanité de Nîmes…………………………………………………….……….60
3.2. Musée de l’acropole d’Athènes……………………………………………………….……...63
4. Programme spécifique …………..……………………….…………………………….…...…....67
5. Les concepts de projet ……………….………………………………………………….…….....69
5.1. Concepts liés au contexte………………………………………………………………….…69
5.2. Concepts liés au thème…………………………………………………………………….....70
IX
6. Genès de projet ………………………………..………………………..................................…..71
7. Description du projet..…………………………………………………………………….……...73
8. Traitement de façade…………………………………………………………………….……….74
Conclusion générale………………………………………………………………...75
X
Chapitre Introductif
Introduction générale
Certains des biens patrimoniaux sont déjà perdus, d’autre sont menacés par l’ignorance, le laisser
aller, l’urbanisme non planifié et le tourisme incontrôlé.
Depuis les dernières décennies, la notion du patrimoine plus élargie s’est affirmée. Elle est
accompagnée par l’élaboration d’un ensemble de chartes, de conventions et de recommandations
internationales, qui ont contribué à l’extension typologique de la notion du patrimoine.
Face aux menaces auxquelles est exposé le patrimoine et au risque de perte de la mémoire
collective, des repères historiques et de l’identité qu’il représente, le souci de le préserver, de le
sauvegarder d’un environnement urbain agressif a abouti à l’émergence de nouvelles approches et
de démarches d’intervention sur le patrimoine.
Ces témoins du passé sont de plus en plus dévitalisés au profit de nouveaux centre urbains
engendrés par la vie moderne et l’accroissement de la population et par conséquent des villes.
Aujourd’hui concevoir un projet urbain ne peut se faire indépendamment du patrimoine avec
l’intégration de nouvelle forme urbaine dans les lieux de mémoire. Des opérations de médiation
sont alors menées entre la ville et ses différentes parties (édifices, espaces publics…) avec des
opérations de requalification d’espace souvent délaissés, abandonnés ou bien affectés à des lieux
appelés des friches. Ces dernières vont permettre des actions qui peuvent favoriser la valorisation
du patrimoine ainsi que la redynamisation des centres anciens.
Les villes côtières Algériennes ne sont pas en reste. La stratification civilisationnelle a engendré
à plus d’un titre, des richesses patrimoniales inestimables, ceci en plus d’un potentiel naturel allant
de la mer et la montagne.
TIPAZA site historique par excellence véhicule l'emprunte des civilisations séculaires qui
s'expriment à travers les vestiges de son précieux patrimoine archéologique, témoin indiscutable de
la profondeur de son épaisseur historique. En outre, sa situation particulièrement stratégique sur le
littoral algérien, lui confère un important caractère paysager. Ce double potentiel historique et
paysager lui a valu d'être promue patrimoine mondiale de l'humanité par l'Unesco1982.
Toutefois en dépit de sa richesse, l’incompatibilité de l’activité portuaire avec la ville, la rupture
entre le centre ancien, les parcs archéologiques, l’entité périphérique et la mer, la congestion
notamment en saison estivale et la marginalisation de ses ressources patrimoniales (cultuelles et
1
Chapitre Introductif
La ville de Tipaza présente des atouts multiples par les richesses des vestiges archéologiques qui
marquent ce territoire et témoignent de son histoire ainsi la richesse de son paysage naturel et
maritime.
Ces vestiges présentent des signes de dégradations liées à la négligence et l’inconscience, donc
l’absence des politiques de valorisation et de promotion de ce trésor historique.
En effet, les deux parcs archéologiques, pourtant, lieux chargés de mémoire et d'histoire sont
entourés de clôture ce qui les empêche de s'ouvrir à la ville et de participer pleinement à la
dynamique urbaine et socioculturelle des habitants. L'entité paysagère quant à elle est complètement
abandonnée. Ce qui permet de soulever le questionnement suivant:
Comment faire de Tipaza une ville touristique par excellence en exploitant ses richesses
patrimoniales et paysagères?
Problématique spécifique
Notre choix s'est porté sur la zone portuaire. Un périmètre très représentatif, situé au cœur de la
ville historique. Ce dernier occupe une position charnière entre la ville et la mer et entre les deux
parcs archéologiques.
Au-delà de la richesse de cette composante territoriale, notre périmètre met en exergue ruptures
et incohérences car elle se présente comme une entité en état vétuste indépendante de diverses
extensions qu’a connu la ville de Tipasa et constitue une fragmentation entre les deux parcs
archéologiques d’une part et d’autre une rupture entre la ville et la mer, ce qui nous a amené à
poser les problématiques suivantes :
Comment réconcilier entre les différentes entités disloquées pour valoriser le potentiel
touristique de la ville de Tipaza?
Comment peut-on revitaliser la mémoire et l’image de Tipasa et en faire d’elle un véritable
carrefour archéologique et culturel ?
2
Chapitre Introductif
Hypothèses
En vue de répondre à la problématique posée, nous avons élaboré les hypothèses suivantes :
- Le patrimoine culturel et naturel sont deux sources irremplaçables de vie et d’inspiration qui
témoignent d’un héritage porteur d’identité, de mémoire et de traces du passé peuvent être des
atouts majeurs capables de porter des projets de requalification visant la ville entière.
- Lier ce site archéologique, avec les atouts majeurs de la ville et bien évidement la mer, et avec
les monuments historiques est l’un des meilleurs moyen pouvant redynamiser la ville de Tipaza
toute entière et assurer une meilleure valorisation de ce site.
- Un aménagement réfléchi de la zone portuaire contribuera à réconcilier la ville avec la mer.
- La création d’un quai de l’art et de l’histoire au niveau de la zone portuaire revalorisera l’image
de la ville de Tipaza et constitue une forte articulation entre les deux parcs archéologiques.
Objectifs
- Réconcilier la ville avec la mer, les deux parcs archéologiques en exploitant toutes les
potentialités naturelles et culturelles existantes.
- Revaloriser le patrimoine archéologique de Tipaza pour assurer ainsi sa protection, conservation
et sa durabilité dans le temps et les faire participer aux dynamiques urbaines de la ville de Tipaza
par la requalification le (réaménagement) de la baie maritime à travers des projets attractifs afin de
promouvoir le tourisme culturel et balnéaire de qualité à Tipaza.
- Faire en sorte que notre projet « le quai de l’art et de l’histoire » ait pour but la sensibilisation à
la protection du patrimoine archéologique à travers la vulgarisation de cet héritage méconnu et très
peu valorisé et contribuer à la sauvegarde et la mise en valeur de la mémoire du site afin d’assurer
la pérennité de patrimoine culturel archéologique de Tipaza.
Structuration du mémoire
Notre travail est constitué, d’un chapitre introductif, comprenant une introduction générale, une
problématique spécifique, des hypothèses et des objectifs d’étude, il comprend par la suite trois
autres chapitres et une conclusion générale.
Le premier chapitre est un corpus théorique, comprenant, les différents concepts et notions
clefs relatifs à notre thème d’étude
Le second chapitre comprend l’état des lieux et diagnostic, de la ville de Tipaza.
Le troisième chapitre est relatif à la conception architecturale, qui comprend une thématique
sur les musées de l’histoire et d’art.
3
Chapitre I Assise théorique
Introduction
L'archéologie est une discipline historique qui a comme objet d’étude les vestiges matériels dans
le but d’explorer et de comprendre les anciens comportements humains.
A l’inverse de l'histoire traditionnelle, l’archéologie n’a pas recours aux documents écrits
comme jalon principal d'information. L’important de son information provient des vestiges
matériels qui se trouvent dans les lieux où il y a longtemps l’homme a vécu et marqué son
territoire.
Les sites archéologiques sont des richesses non renouvelables. Ils représentent souvent notre seul
moyen d’exploration de notre histoire lointaine ; qui n'a pas laissé de traces orales ou écrites.
Diverses lois et règlements sont élaborés afin de les protéger contre le vandalisme et les fouilles non
autorisées.
Françoise CHOAY définit le patrimoine comme étant : « un bien, l’héritage commun d’une
collectivité, d’un groupe humain. Il désigne un fonds destiné à la jouissance d’une communauté
élargie aux dimensions planétaires et constitué par l’accumulation continue d’une diversité
d’objets que rassemble leur commune appartenance au passé, œuvres et chefs-d’œuvre des beaux-
arts et des arts appliqués, travaux et produits de tous les savoirs et savoir- faire des humains ».1
Quant à Robert Maurice la définition du patrimoine est comme suit : « biens ou ensemble de biens
matériels ou immatériels (…) souvent fragiles et menacés, reconnus comme représentatifs d’un
espace, d’une époque, d’un style (…) mémoire d’un groupe, d’un pays, biens affectés de valeurs
économiques, sociales, identitaires, symboliques, qui doivent être collectivement sauvegardés,
valorisés et transmis ».2
1
Françoise CHOAY, 2007, « l’Allégorie du patrimoine », Edition du seuil, p.9
2
Robert Maurice, « patrimoine de pays, petit patrimoine et patrimoine culturel » : guide d’étude et de valorisation RM
2
Robert Maurice, « patrimoine de pays, petit patrimoine et patrimoine culturel » : guide d’étude et de valorisation RM
consultant, journaux 1999, p.111
4
Chapitre I Assise théorique
constitués par des formations physiques et biologiques qui ont une valeur universelle
exceptionnelle du point de vue esthétique ou scientifique 3
Le patrimoine immatériel est l’ensemble des pratiques, représentations, expressions, ainsi que
les connaissances et savoir-faire que les individus reconnaissent comme faisant partie de leur
patrimoine culturel. Il se manifeste, entre autres, dans les domaines suivants4 :
Le patrimoine culturel matériel est défini selon l’UNESCO sous divers catégories. Celles-ci
peuvent se résumer sous forme des points suivants 5
Les monuments : œuvres architecturales, de sculpture ou de peinture monumentales, éléments ou
structures de caractère archéologique, inscriptions, grottes et groupes d'éléments, qui ont une valeur
universelle exceptionnelle du point de vue de l'histoire, de l'art ou de la science6.
3
http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/Convention pour la protection du patrimoine mondial culturel et naturel
4
Idem
5
Idem
5
Chapitre I Assise théorique
Fig 7: Vue sur le site archéologique de Fig 8: Vue sur le site archéologique de
Tigzirt Djemila
Source : https://en.wikipedia.org Source : https://en.wikipedia.org
678
http://www.unesco.org/culture/ich/fr/qu-est-ce-que-le-patrimoine-culturel
6
Chapitre I Assise théorique
actions conjuguées de l'homme et de la nature, y compris les sous-sols y afférents et qui ont une
valeur historique, archéologique, religieuse et artistique, scientifique, ethnologique ou
anthropologique. Il s'agit notamment, des sites archéologiques, y compris les réserves
archéologiques et les parcs culturels » 9
a- Le contexte urbain
Les sites archéologiques présents en milieu urbain, sont
vulnérables du fait de leur exposition récurrente, à des
contraintes induites par des travaux d’aménagement et
Fig 10 : Site archéologique situé
réalisation d’infrastructures, habitat et d’équipements. en milieu urbain (Reims, France)
Source : http://xxi.ac-
Ces sites font souvent l’objet de conflits entre les aménageurs reims.fr/clgscamaroni/
articles.php?lng=fr&pg=268
(Urbanistes, architectes…) et les archéologues.
Les premiers les assimilent à des entraves et les seconds à des traces matérielles à conserver à
tout prix. L’étude de ces vestiges s’appuie sur deux approches : l’archéologie dans la ville, une
action ponctuelle sur les entités archéologiques isolées, et l’archéologie de la ville, où la ville est
9
Article 28 de la Loi n° 98-04 du 20 Safar 1419 correspondant au 15 juin 1998 relative à la protection du patrimoine
culturel
10
Delestre X, 2009, Introduction à l’archéologie, Direction de la publication universitaire, Guelma, P. 19.
11
Loi sur les biens culturels, Québec, 1972(enligne) http://www.mcccf.gouv.qc.ca/index.php?id=1003#c4146 .
7
Chapitre I Assise théorique
assimilée à un écosystème dont les entités juxtaposées et/ou superposées font objet d’étude
d’ensemble intégré12.
b- Le contexte industriel
Le milieu rural est en dehors du périmètre urbanisé. Il est caractérisé par un habitat épars, une
densité très faible et une richesse en ressources naturelles :
terres agricoles, forêts, espace végétal diversifié ainsi que
des constructions pour l’exploitation agricole.
Ces sites à haute valeur agricole, renferment des vestiges
archéologiques, souvent exposés à des dégradations
incontrôlées. Le cas de Tubusuptu en est édifiant, la cité est
située sur la basse vallée de Fenaia, à usage agricole, où
une partie du site est exploitée15. Fig 12: Vestiges romains sur le site à
Usage agricole de Tiklat (Fenaia).
Source : www.google image
a- Les sites archéologiques subaquatiques
Fondamentalement, ces sites ont été reconnus et identifiés à l’échelle internationale par la
charte d’ICOMOS en 1996, le résultat des travaux du comité scientifique international pour la
protection du patrimoine culturel subaquatique (ICUCH) en 1991. En 2000, la convention de
12
F.Z Hafsi, Op. Cit, p. 27-28.
13 14
Collectif, Atlas, « le patrimoine industriel de Champagne-Ardenne-Les racines de la modernité », 1990-1997,
file:///C:/Users/BOSINFO/Desktop/patrimoine%20industriel%20,%20atlas.html, Avril 2015.
8
Chapitre I Assise théorique
A la catégorie des menaces qui sont susceptibles d’affecter le patrimoine archéologique, il faut
ajouter les facteurs guerres et conflits armés. Comme le montrent beaucoup d’exemples ces
dernières années, les destructions militaires ont fait d’innombrables pertes et dommages dans divers
15 16 17
Laoues Souad, 2015, « L’aqueduc de la tribu de Feniaa, un patrimoine archéologique en péril »Mémoire
Magister UMMTO p 41
18
Laoues Souad, Ibid, p 42
9
Chapitre I Assise théorique
pays.20 La prise pour cible du patrimoine bâti par les raids et les invasions militaires n’est pas une
attitude récente. Ce qui est nouveau, c’est l’ampleur des ravages dûs aux conflits armés qui se
trouvent exacerbés par le développement scientifique et technique des armes et des engins de
guerre. Il suffit de voir l’ampleur des dommages entrainés par la deuxième guerre mondiale en
Allemagne, en Italie, en URSS, en Pologne, en Hollande ou en Yougosl 20
1.3.2.3. Le vandalisme
Les sites archéologiques sont menacés tant par l’homme et ses actions que par la nature, nous
pouvons dire que les sites archéologiques ont subi des actions destructrices à travers l’histoire et
continuent de le subir de nos jours. En effet, l’homme détruit et saccage pour diverses raisons tels :
l’approvisionnement en matériaux de construction et d’éléments architecturaux (Blocs de pierre,
colonnes etc.) s’ajoutant à ses facteurs d’autres raisons sociales, telles le racisme, l’extrémisme
religieux…21
1.3.2.4. Le pillage et le trafic illicite des pièces archéologiques
Un autre facteur entrainant l’érosion du patrimoine archéologique est connu sous le mot de «
pillage ». Ce dernier peut être défini comme étant « l'acte de fouiller de manière illégale un site
archéologique, ou considéré comme tel. Le pillage induit une détérioration voir une destruction des
sites archéologiques, et des données y résultants ». Ce phénomène se manifeste avec plus
d’ampleur dans les pays en voie de développement ou les communautés sont confrontées à une
pauvreté endémique. La misère les pousse à piller le patrimoine archéologique qui apporte des
compléments de revenus importants. Les objets récupérés clandestinement des sites violés sont
destinés à fournir les collectionneurs et les braconniers du patrimoine culturel22.
1.3.2.5. Le tourisme de masse
Les sites archéologiques sont générateur de fonds, cela est dû à leur attractivité, comme ils sont
ouverts au public, ils peuvent être menacés par ce qu’on appelle le tourisme de masse. Le tourisme
de masse est à double tranchant : il crée des emplois, fait tourner l'économie, mais produit des
désagréments et des impacts environnementaux tels la pollution et des impacts culturels ;
standardisation des cultures, folklore, destruction ou dégradation de sites23.
1.3.2.6. Dégradation de l’environnement
Le patrimoine archéologique est exposé aux risques, dus à la dégradation de l’environnement
19
dictionnaire-environnement.com/risque_naturel_ID711.html
20
Bombardemenr de l’Irak par les forces américaines en 2003
21
Hafsi F.Z,, « Pour une conservation intégrée des sites archéologiques dans la politique de l’aménagement
du territoire », mémoire de magister, Université Mentouri , P. 40
10
Chapitre I Assise théorique
causé par l’homme dont la pollution atmosphérique. En effet, les substances toxiques peuvent
affecter les sites archéologiques, et peuvent affecter aussi la qualité des objets et d’œuvre d’arts24
1.3.2.7. L’urbanisation
L’urbanisation menace elle aussi la survie du patrimoine archéologique. En effet, les sites
archéologiques font face à l’urbanisation qui se manifeste par la construction de nouvelles
infrastructures par exemple. Ces travaux peuvent s’avérer très néfaste pour les sites archéologiques
et peuvent fortement les endommager25.
L’Algérie dispose d’un patrimoine archéologique hors du commun, d’une richesse exceptionnelle
qui traduit dans toute sa plénitude une histoire millénaire. Demeurant l’empreinte de la diversité des
cavillations qu’elle a connus à travers l’histoire.
Le pays dispose d’une multitude de sites archéologiques que nous pouvons répertorier de la
préhistoire en passant par l’antiquité jusqu’à la période coloniale, nous pouvons citer plusieurs
vestiges et sites archéologiques témoin de cette richesse très diversifiée tel que le Tassili qui date la
préhistoire, aussi des villes antiques comme : Tipaza, Timgad, Cirta. L’Algérie compte désormais
près de 470 sites culturels protégés, dont les plus important, la ville Romaine de Tipasa, Cherchell,
Ain Témouchent, M’daourouch, Timgad, Djemila.
a- La période de 1830-1940
Les premières années de l’occupation française sont caractérisées par l’absence d’une vraie
politique de gestion des sites archéologiques. La vision de la politique était vague et les ressources
du pays étaient encore ignorées, entrainant ainsi une incertitude quant aux moyens à employer28.
22
Hafsi F.Z,opcit, P. 42
23
http://www.cyberpresse.ca/voyage/top-10/200911/23/01-924285-dix-endroits-menaces-par-le-tourisme-demasse.
24 25
Hafsi F.Z Ibid, P. 44
11
Chapitre I Assise théorique
Elle est marquée par deux principales lois, l’ordonnance n° 67-281 du 20 décembre 1967 relative
aux fouilles et à la protection des sites et monuments historiques et naturels et la loi 98-04 15.
En 1998, est mise en place la loi 98-04 portant sur la protection du patrimoine Culturel. Elle est
considérée comme l'acte fondateur de la stratégie de la prise charge du Patrimoine culturel en
Algérie indépendante. Elle dynamise le régime de protection par les procédures réglementaires
suivantes :
- inscription sur la liste de l’inventaire supplémentaire (article 10 à 15)
- classement: elle soumet les sites archéologiques au classement au même titre que les
monuments historiques.
Protection : les sites archéologiques sont protégés par le plan de protection, de sauvegarde et de
mise en valeur des sites archéologiques (PPSMVSA) défini dans l’article30: «il est établi un plan
de protection et de mise en valeur pour les sites archéologiques et leur zone de protection. Le plan
de protection et de mise en valeur fixe les règles générales d’organisation, de construction,
d’architecture et d’urbanisme, d’occupation s’il y a lieu, ainsi que les servitudes d’utilisation de
sol, notamment celle relative à la détermination des activités qui peuvent être exercées dans les
limites du site classé et sa zone de protection. La procédure d’élaboration, d’instruction,
d’approbation et le contenu du plan de protection et de mise en valeur sont précisés par voie
réglementaire.»30
1.3.3.2. La création de Secteur sauvegardé
La loi réalise une véritable évolution en considérant les ensembles urbains et ruraux en tant que
figure tutélaire gérée par un instrument spécifique qui est «le secteur sauvegardé» doté d’un
26
http://www.babzman.com/douze-sites-archeologiques-et-historiques-algeriens-classes
27
Delestre X, « Introduction à l’archéologie, éd. Direction de la publication universitaire de Guelma », 2009, p 15
28
Oulebsir N, 2004, « les usages du patrimoine, Fondation de la Maison des sciences de l’homme », Paris, P. 25.
29
http://www.archeodroit.net/Textes/Terrain/loi1941.html
12
Chapitre I Assise théorique
PPSMVSS tenant lieu du POS31. (Article41-45).En 2003 fut créé le Décret exécutif n°03-323 du 5
octobre 2003 portant sur le plan de protection et de mise en valeur des sites archéologiques
(PPMVSA). Les éléments essentiels décrétés portent sur ce qui suit:
1.3.3.3. Le contenu du PPMVSA (article17)
-le rapport de présentation: qui montre l’état actuel des valeurs archéologiques qui vont justifier le
PPMVSA et les mesures proposée pour la conservation et la mise en valeur du site et sa zone de
protection.
-Le règlement: fixe les règles générales d’utilisation des sols et des servitudes ainsi que les
différentes opérations à envisager.
Les documents graphiques et les annexes 2.Il s’élaborent en trois phases (Art. 18):
- diagnostic et mesure d’urgence
- relevés topographiques et archéologiques et avant
- projet du PPMVSA et sa rédaction finale
2. Interventions de requalification urbaine sur les sites archéologiques classés
A travers un nouveau projet attenant dans un site a proximité qui va aller essentiellement dans le
sens de la jouissance de ces sites archéologiques, et en continuité avec ces visites guidées…..etc.
« C’est une stratégie politique conduite par les communes dans un contexte fortement
décentralisé. Elle consiste à donner des nouvelles fonctions aux tissus anciens. Pour que la mise en
valeur de ces derniers ne soit pas qu’un investissement touristique, mais aussi un investissement
urbain et social »32, et cela pour :
« Bologne » est une ville italienne son centre historique est un espace privilégié, précieux et
30
Article 30 de la loi 98 /04
31
plan d’occupation au sol de Tipaza
13
Chapitre I Assise théorique
unique par son passé, ses stratifications urbaines et son patrimoine. Les principales actions du projet
de requalification sont
Fig 14 : vue sur la ville de Bologne Fig 15 : vue sur la ville de Bologne
avant la requalification après la requalification
Source : www .Google .com. Source : www .Google .com.
Exemple 1
a- Présentation du site : La ville gauloise de Bibracte est Fig 16: La carte de localisation
de Bibracte
située sur le sommet du Mont Beuvray, au cœur du Parc
Source : Bibracte,
naturel régional du Morvan, est d’une superficie 200 ha MontBeuvray.
Reconnaissance des voies
recouverts de forêts. La ville antique est bien connue de
la communauté scientifique Grâce aux importantes fouilles archéologiques qui y ont été
Conduites au XIXe siècle 33.
b- Mise en valeur du site
La mise en valeur de site de Bibracte ce fait par intégration de Plusieurs équipements
32
le Dictionnaire de l’Urbanisme et de l’Aménagement (Merlin Pierre & Françoise Choay, éditions PUF).
14
Chapitre I Assise théorique
Exemple 2
Les vestiges montraient des signes dégradation importants. Le projet de stabilisation et de mise
en valeur vise à garantir la conservation des vestiges archéologiques, pour les générations futures.
La réduction de l’impact des pressions hydriques et des cycles de gel-dégel à l’intérieur des
murs et le recouvrement de l’ouvrage par un couronnement protecteur sont au cœur de
l’intervention.
Le soin apporté porte sur la stabilisation stricte puis sur la reconstruction la plus authentique
possible là où absolument nécessaire, marquage architectural des nouvelles pierres de taille
introduites dans l’ouvrage historique, et réversibilité de toute intervention contemporaine.
La décision la plus radicale du projet, cependant, est de concevoir et d’introduire un
couronnement protecteur 36
a- Objectifs spécifiques des travaux
- Solutionner les problèmes ayant causé la dégradation des maçonneries tout en respectant les
chartes internationales et les normes de conservation du patrimoine archéologique en vigueur.
- Assurer la protection des vestiges archéologiques des fortifications et de ses sections
reconstruites en 1992.
- Mettre en valeur et conserver un patrimoine exceptionnel ; les vestiges d’un front complet
des fortifications.
Assurer une intégration harmonieuse des vestiges et du paysage urbain du Champ-de- Mars
33
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bibracte
34
Vincent Guichard. Bibracte une expérience de gestion intégrées d’un site archéologique
16
Chapitre I Assise théorique
35
https://fr.wikipedia.org/wiki/Champ-de-Mars_(Montreal)
36
Stabilisation et mise en valeur des vestiges archéologiques du Champ-de-Mars. Travaux été 2010 - été 2011
document réalisé dans le cadre de l'entente sur le développement culturel de Montréal.
17
Chapitre I Assise théorique
b.2. l’éclairage
18
Chapitre I Assise théorique
démantelées, le terrain ayant été totalement débarrassé ou éventuellement conservent des vestiges
d’installation.
Les friches industrielles posent souvent des problèmes de dépollution pour pouvoir les
reconvertir à d’autres fins (agriculture, logement, loisirs…).
2.3.2.3. Les Friches militaires
Certaines peuvent être comparables aux friches industrielles.
Mais le devenir de ces friches Repose sur un programme immobilier conjoint entre le ministère
français de la Défense et L’acquéreur.
2.3.2.4. Les friches administratives
Les friches d’équipements publics (écoles, stades sportifs, hôpitaux, etc.).
2.3.2.5. Les friches portuaires
Elles sont apparues à partir des années 1970-1980 à la suite de l'effondrement de l'industrie
lourde
2.3.3. Exemple de requalification d’une friche portuaire
Gênes présente le cas le plus proche des modèles d’évolution de la Patrimonialisation des
espaces urbains, des projets de modernisation ne laissant
en place que les monuments à la progressive prise en
compte du centre historique comme un ensemble. Gênes
constitue le modèle idéal d’une ville qui a mis en valeur
ses potentialités historiques et naturelles pour promouvoir
son image.
a- Les objectifs majeurs Fig 25 : La ville de Gène
Source: fichier PDF
• L’embellissement de la ville et la confirmation de son
attractivité culturelle et touristique.
• Développer une ville portuaire, et faire du vieux port un
espace culturel urbain.
• Assurer la continuité entre le centre ancien et le front de mer.
• La préservation de la destruction du centre historique.
• Redynamiser l’ensemble de la ville par une action ciblée sur ces espaces historiques.
b- Les différentes actions de renouvellement et de requalification du centre historique
de Gènes et son port
La réhabilitation et le renouvellement du port pour :
19
Chapitre I Assise théorique
Synthèse
D’après l'analyse effectuée sur la ville de Genès, on a tiré des enseignements sur la manière de
remédier aux ruptures, ville, centre historique, vieux port. Plusieurs actions sont entreprises comme
: la réhabilitation, le renouvellement, la rénovation et la reconvention des palais et immeubles
dégradés porteurs de valeurs patrimoniales. Des réaménagements des espaces publics, création des
promenades piétonnes au niveau du vieux port de Gênes ont donné une nouvelle image à la ville.
20
Chapitre I Assise théorique
37
https://www.google.com/search?q=ambiance+sensorielle+et+materielle&ie=utf-8&oe=utf-8&client=firefox
38
http://nombresetmots.ens-lyon.fr/IMG/pdf/belakehal.pdf
21
Chapitre I Assise théorique
22
Chapitre I Assise théorique
restituent les recherches des archéologues et l’histoire du lieu sous forme de documents
compréhensibles pour les visiteurs …etc.
-la mise en ambiance à travers l’injection de la lumière
-la mise en scène…etc.
Par un projet architectural ou urbain qui met en valeur ces sites archéologiques
A travers un nouveau projet attenant dans un site a proximité qui va aller essentiellement dans le
sens de la jouissance de ces sites archéologiques, et en continuité avec ces visites guidées…..etc. Il
est appelé à préserver, redynamiser et réanimer le patrimoine archéologique, culturel, touristique et
vise à promouvoir de manière prioritaire la connaissance, la conservation et la mise en valeur du
patrimoine archéologique de proximité.
Conclusion
Au terme de ce chapitre nous pouvons conclure que les facteurs de réussite d’une mise en valeur
d’un site archéologique sont atteints lorsque ces sites sont bien étudiés et bien compris, et que les
plans d’actions et d’ interventions sont bien planifiés dans le cadre d’une stratégie globalisante ,
tenant compte des différentes formes de menaces, de dégradation tout en exploitant les atouts
qu’offrent ces sites, ces actions doivent être en mesure de protéger, d’encadrer et de planifier toutes
les formes d’utilisation des ressources patrimoniales du lieu. Cette approche concerne la manière
d’intervenir sur un site archéologique en péril qui sera examiné dans le prochain chapitre.
23
Chapitre 2 Approche contexuelle
Introduction
L’élaboration d’un projet architectural nécessite au préalable une bonne connaissance du contexte
dans lequel il s’inscrit, ce doit être un projet contextualisé et parfaitement intégré à son
environnement.
Une telle intégration suppose impérativement une bonne Lecture et une analyse des caractéristiques
de cet environnement (géographiques, physiques, artificiels…).
La phase que nous entamons est une étape analytique qui nous permettra de rechercher et
d’accumuler une banque de données et de connaître l’évolution de l’état actuel du site en question
pour pouvoir identifier les éléments patrimoniaux comme enjeux de développement du site
,diagnostiquer les insuffisances, et enfin apporter des réponses éventuelles aux carences et
contraintes relevées.
1. Présentation de la ville de Tipaza
1.1. Choix de la ville de Tipaza
Tipaza est un trésor offert par la nature dotée d’un
potentiel patrimonial et culturel important, de nombreux
vestiges puniques, romains, chrétiens attestent de la
richesse de l'histoire de cette colonie.
La présence de la mer, des reliefs du Chenoua et de la
Dahra lui confèrent un paysage particulier et un intérêt
touristique non négligeable. Cependant elle est en Fig 33: Vue depuis le parc Ouest sur le
train de perdre peu à peu de son image conséquence potentiel paysager
Source: www.algérie-monde.com
d’une urbanisation accélérée.
Son potentiel et ses richesses diverses nous ont motivé à la choisir comme cas d’étude afin de les
exploiter au mieux et proposer des aménagements adéquats qui contribueront à la revalorisation de
Tipaza.
1.2. Situation et Accessibilité
1.2.1. Situation
Tipaza est une ville algérienne une commune
de la wilaya de Tipaza dont elle est le chef-lieu,
Située à 70 km à l’Ouest d’Alger. Elle est
Délimitée par :
- La mer méditerranée au Nord ; Fig 34: la carte de situation de Tipaza à
L’échelle nationale
- Alger à l’Est ; - Chlef à l’Ouest Source: traitée par auteurs
- Blida au Sud Est ; - Ain Defla au Sud
24
Chapitre 2 Approche contexuelle
Synthèse
Tipaza jouit d’une situation stratégique par sa position centrale dans la bande côtière et sa
proximité de la capitale Alger ce qui lui confère une importance à l'échelle nationale.
1.2.2. Accessibilité
• Route nationale 11
Axe antique qui relie Cherchell à Alger, il traverse la commune dans la partie Nord en longeant le
littoral.
• Chemin de wilaya 106
Ce chemin longe le chef-lieu en sa limite Est du Nord au Sud permettant d’établir une relation
avec le Sud de la commune et assure la desserte des douars : Essarhane et Benkheira, il débute de la
RN11 pour se brancher à la route nationale N°67.
• Chemin de wilaya 109
Ce chemin est une voie côtière qui contourne le Mont de Chenoua dans sa partie Nord, il assure la
liaison avec Cherchell en passant par les agglomérations de Beldj M’Rabet et Douar Benaouda ainsi
que la ville de Chenoua.
1.3.4. Pluviométrie
La période pluvieuse s’étale du mois de Novembre au mois de Janvier, les mois de Novembre et
Décembre étant les plus pluvieux, les mois de Juin et Juillet sont les plus secs.
26
Chapitre 2 Approche contexuelle
Fig 39 : le graphe des variations d’humidité Fig 40: barre des variations de Pluviométrie
annuelles annuelles
source:https://planificateur.acontresens.net/afrique/al Source:
gerie/Tipaza http://fr.meteovista.be/Afrique/Algerie/Tipaza
1.4. Le potentiel naturel et paysager
27
Chapitre 2 Approche contexuelle
28
Chapitre 2 Approche contexuelle
Synthèse :
La ville de Tipaza présente des potentialités naturelles importantes qui ne sont malheureusement
pas exploitées :
-Ses montagnes, ses crêtes, ses forêts et la mer constituent un paysage pittoresque qui confère à
cette ville toute sa beauté.
Elles constituent un atout pour l’avenir touristique de Tipaza, un secteur qui mériterait qu’on lui
accorde plus d’intérêt en puisant de l’environnement naturel pour le relancer.
2. Processus de formation et de transformation de la ville de Tipaza
La ville de Tipaza a connu un passé historique assez riche, caractérisé par la succession de
multiples civilisations qui ont contribué à dessiner son image actuelle. Cet aperçu historique a pour
objectif de décrire son évolution architecturale et urbaine. Nous avons pour cela essayé de
répertorier les changements selon quatre grandes périodes.
2.1. La période préhistorique (Au milieu du 3éme millénaire AV. JC):
Les hommes se sont abrités dans les grottes du littorale, à
l’Est comme à l’Ouest de Tipaza, à proximité des rivages.
Ce choix leurs permettaient de combiner à la fois:
la chasse dans la montagne, et la récolte des produits de
la mer à des fins alimentaires ou esthétique.
Un peu plus tard du 4e au 3e siècle avant J-C, ils
commençaient à s’intéresser aux terres fertiles, donc
Fig 47: Carte présentative de la période
s’organiser en tribus dans la région pour développer par Préhistorique
Source : traitée par auteurs
la suite la technique d’agriculture.39
2.2. La période phénicienne (25 av J-C, 40 ap J-C)
Au début, Elle était une escale parmi d’autres
échelonnées tous les 30 à50 km sur cette côte
méditerranéenne située entre ICOSIUM(ALGER) et
IOL(CHERCHEL); d’où est l’origine de son appellation
ainsi que le rôle primitif de son établissement 40.
Les étapes de fondement la ville de TIPAZA sont
Fig48: L’implantation des Phéniciens sur
évaluées sur cinq phases : les deux parcs archéologique.
Source : Musée de Tipaza, traitée par
a) Phase d’observation et de découverte auteurs
39
Révisions du PDAU 2006, document écrit, p 03
29
Chapitre 2 Approche contexuelle
Le choix des phéniciens pour bâtir leur ville est régit par plusieurs paramètres :
- Situation stratégique (défense militaire).
- Présence de terres fertiles et de ressources en eaux.
- Etablissement des liens commerciaux avec les autochtones.
b) Phase de pré-installation
Les physionomies générales des sites encouragèrent les phéniciens à construire un port primitif
au niveau des deux îlots.
c) Phase d’installation
La présence du port amènera par la suite à l’installation d’un comptoir d’échange et de commerce.
d) Phase d’occupation
Le surpeuplement de ce comptoir obligea les phéniciens à passer d’un stade d’installation à un
stade d’occupation.
Faits urbains
-Etablissement d’un port primitif sur la côte.
-Installation d’un comptoir commercial et d’échanges sur le promontoire central.
2.3. La période des royaumes indépendants
Comme la nature de son site lui confère une position défensive favorable, Tipaza ne resta pas
seulement un comptoir maritime, elle devient une ville relativement importante pour constituer avec
IOL et quelques villes avoisinantes le noyau des royaumes de Maurétanie par la création d’un axe
qui relie ICOSUIM, Alger, et IOL ou Cherchell actuellement.
A ce moment-là, on double la route maritime des caboteurs par une route côtière terrestre venant
d’IOL et rejoignant ICOSUIM (l’actuel tracé du bord de mer) 41.
2.4. Période romaine (40 ap J-C, 430 ap J-C) :
2.4.1. Premier noyau Ville primitive
(40 avant JC - 150 après JC)
Construction de la ville primitive sur le
promontoire central, sur les traces de
l'établissement phénicien.
30
Chapitre 2 Approche contexuelle
portes et structurée par deux axes CARDO-DECUMANUS dont l’intersection donne naissance au
forum autour duquel s’articulent quelques édifices publics tels que: la basilique judiciaire, le curie,
le capitole, le temple.
40
Ibid,p04
41
Ibid,p05
42
Ibid,p05
31
Chapitre 2 Approche contexuelle
En 429 après J.C, les tribus Vandales accostèrent sur le rivage du Maghreb, leur marche vers l’Est
fut rapide. En 430, ils occupèrent la ville de Tipasa et détruisirent le rempart pour faire de celle-ci
une ville ouverte.
Quant à l’époque Byzantine, elle a commencé en 533, mais n’a laissé que peu de traces, le port de
Tipaza n’a pu connaître qu’une occupation temporaire, certaines basiliques (Sainte Salsa et St Pierre
et Paul) ont fait l’objet de remaniements pouvant être attribués aux Byzantins 45 .
La période musulmane
32
Chapitre 2 Approche contexuelle
l’espace. La superficie de cette nouvelle implantation était d'environ 9.8 hectares en 5 îlots, sur
les quels l'entreprise Demonchy avait la charge de construire 48 maisons, et une grande demeure,
jamais édifiée.
• La construction des édifices tels que la mairie, l’église et
l’école à l’image de son nouveau statut de Chef-lieu de
commune.
- Le bâti est caractérisé par l’alignement par rapport
aux rues.
- des maisons à un seul niveau couvertes d'une toiture
en tuile à double pente. Fig54 : Epoque coloniale 1861-1887
Source: musée de Tipaza
Phase 2 : la construction de l’ilot industriel (1861-1887)
A cette époque Le village colonial a connu la première
extension de son noyau initial.
Faits urbains
- En 1864 : L’extension vers le Nord-Ouest par la
- construction de l’Ilot industriel CHAIX
TREMAUX48
Fig55 : Epoque coloniale 1887-1959
Phase 3 : le second lancement de la ville (1887-1959) Source: musée de Tipaza
Faits urbains
1925 : Extension vers le Sud-ouest par la construction de l’ilot de BOURGARD suivie d’une
extension vers l’Est.
1948 : L’extension vers le Nord est marquée par la
construction du port suivant la même trame en respectant
les limites des sites antiques 49.
Phase 4 : éclatement de la ville (1959-1962)
Tipaza est passée du mode de croissance continu au mode
discontinu. Fig56: Epoque coloniale 1959-1962
Faits urbains Source: musée de Tipaza
Franchissement des limites des sites antiques par la construction au Sud de la cité « OUED
MERZOUG » qui sera reliée au noyau colonial par des voies de distributions Nord Sud passant par
le tracé agraire. Cette rupture s’explique par l’hypothèse, qu’on ait choisi le lieu le plus favorable
par sa position au sommet qui permet de domine la mer, par son orientation différente des autres
exposés aux vents d’hiver 50 .
33
Chapitre 2 Approche contexuelle
-Dans ses premières extensions, elle a suivi les potentialités naturelles à savoir la présence de la
mer, mais aussi le phénomène de stratification tout au long de son évolution historique, selon un
mode de croissance continue. Ce mode se conçoit dans le respect de la structure existante. Mais
après l’indépendance sa cohérence urbaine se transforme vers la désarticulation et la non maitrise
de l’extension afin de répondre aux besoins de développement humain. (Passage d’un mode de
croissance continue à un mode de croissance discontinue, d’où la rupture totale entre la périphérie
moderne et le centre historique).
-Les deux parcs archéologiques et les éléments naturels (la mer et oud Merzoug) ont conditionné
l’évolution de la ville de Tipasa:
La non possibilité d‘extension du côté nord à cause de la présence des deux parcs archéologiques
et la mer, d’où son extension au côté sud au détriment des terres agricoles jusqu’à arriver à oued
Merzoug (limite naturelle). ceci a induit une extension des cotés Est et Ouest de la ville de la ville
de Tipasa.
-La croissance urbaine de la ville de Tipasa est faite sur deux axes qui sont :
- L’axe de transition qui est la RN 11.
-L’axe centralisant nord sud qui mène vers la cité oued Merzoug.
- Elle est riche en histoire, elle comprend des joyaux architecturaux(les deux parcs
archéologiques) qu’il faut impérativement préserver et mettre en valeur ainsi que quelques édifices
coloniaux.
Les éléments naturels, culturels et les faits historiques de la ville de Tipaza ont contribué à sa
formation et ont fait d’elle la ville qu’elle est aujourd'hui.
Morphologiquement, le tissu urbain de la ville de Tipaza se décompose en trois entités qui sont :
- Entité antique (les deux parcs
archéologiques),
- Entité coloniale
- Entité postcoloniale
3.1.1. Le decumanus
Il avait été marqué par deux portiques : des marches de
différentes hauteurs en Permettaient l'accès depuis la voie54.
3.1.2. Amphithéâtre
« Cet édifice s’inscrit dans une forme elliptique dont le grand
axe mesure 80m .Lors des fouilles, une galerie qui relie Fig61: Le decumanus
l’édifice à l’aqueduc est découverte. Selon les hypothèses, elle romain
permet d’inonder l’arène pour des naumachies (des spectacles
représentant des batailles navales).Malheureusement, son état
de dégradation est très avancé ; Il n’en reste plus que le mur de
Podium, quelques parties des structures voûtées qui
supportaient les gradins »55.
48 49 50
Ibid,p08
51 52 53
Ibid,p09
54 Fig62: Amphithéâtre Romain
http:/ /www.vitaminedz.org/articlesfiche/1/1070.pdf
55 Source : Auteurs
http://alger-roi.fr/Alger/tipaza/Tipasa_pdf/tipasa2.pdf
36
Chapitre 2 Approche contexuelle
37
Chapitre 2 Approche contexuelle
En élévation il se dégage une silhouette d’ensemble d’une monotonie frappante dans un rythme
répétitif de construction.
Synthèse
-Paysage urbain d’une monotonie angoissante avec une architecture ne possédant aucun lien avec
le contexte historique, culturel ou symbolique de la ville.
-L’ensemble est loin de donner une figure appréciable qu’on peut appeler urbaine.
3.3. L’entité coloniale (zone d’intervention)
3.3.1. Les limites
Notre zone d’intervention est délimité par :
• la mer méditerranée au nord.
• les deux parcs archéologiques à l’Est et à l’Ouest.
• la périphérie moderne au sud.
Constat
La zone d’intervention occupe une position stratégique traduite par:
-Sa situation entre les deux parcs archéologique (un endroit qui véhicule une grande charge
historique).
-la présence de la mer présente un potentiel exceptionnel sur tous les plans du développement de la
ville.
3.3.2. Les voies
L’entité coloniale est distribuée selon
une trame viaire ou s’établie une
hiérarchie claire. Les dimensions des
rues, leurs situations dans le tissu nous
permettent de distinguer:
Les axes du premier ordre
-la RN11 Fig66: Carte du réseau routier
Source : Google Map traitée par Auteurs
-l’axe de croissance Nord-Sud
-la rue des écoles.
Les axes du second ordre
- l’axe culturel (la rue du musée).
- la rue du port
-la rue piétonne.
Les axes du troisième ordre
39
Chapitre 2 Approche contexuelle
Ce sont les différentes pénétrantes vers la mer, elles permettent la relation entre l’aire résidentielle
et l’aire portuaire.
La RN11
- élément de permanence.
- joue un rôle important qui doit être renforcé, il
permet de relier Tipaza avec des villes côtières
(ALGER à l'Est et à CHERCHELL à l'Ouest)
- Structure le noyau colonial. Fig67 : Coupe sur la RN11
Source : PDAU
- Double sens EST-OUEST
• Chaussée de 7m a 11m, avec des trottoirs de 3m de
part et d’autre marquées par un alignement d’arbres
au bord de la chaussée.
Les parois de cette rue sont composées de Fig68: Façade donnant sur la RN11
Source : PDAU
Constructions d’un gabarit variant entre RDC et
R+1 dont les RDC sont destinées pour le commerce
ou services (axe de transit à vocation commerciale).
Le boulevard sud (ex rue des écoles)
- parallèle à la RN11, relie le noyau colonial à la
périphérie moderne. Fig69 : vue sur la RN11
Source : auteurs
- assure la transition de l’Est à l’Ouest pour éviter le centre historique.
L’axe NORD SUD
-Est un axe structurant de la ville de
Tipaza, il a la particularité de relier le port
au centre
Historique puis à la ville contemporaine Fig70: façade donnant sur l’axe culturel.
jusqu’au sommet de Oued MERZOUG Source: auteurs
L’animation sur l’axe culturel est faible malgré sa forte croissance durant la saison estivale grâce à
son caractère touristique.
La rue du port
Elle date de l’époque coloniale, C’est l’axe qui
s’étend de la place de martyrs (actuellement
place de la mosquée) jusqu’au port de Tipaza et
qui se développe perpendiculairement à la
Fig72 : façade donnant sur la rue du port
RN11 et à l’axe culturel. Source : PDAU
Edifices qui le bordent habitation dont le gabarit varie entre RDC et RDC+1 et quelques
commerces et des services.
La rue piétonne
Issue du premier tracé colonial de1864, c’est une limite du village
colonial d’une part, et du parc Ouest d’autre part. Lieu
d’échange social intense, elle est le prolongement de la rue du
musée marquant ainsi, le passage de la rue mécanique à la rue
Fig73 : vue sur la rue du port
piétonne. Aujourd’hui, elle est un axe de promenade touristique Source : auteurs
à faible animation.
Les axes du troisième ordre
Ce sont les différentes pénétrantes vers la mer, elles permettent
la relation entre l’aire résidentielle et l’aire portuaire
Synthèse
-Le centre historique colonial souffre d’une mauvaise
Fig74 : vue sur la rue piétonne
organisation de son réseau routier qui est caractérisé par Source : auteurs
l’engorgement de la circulation qui est due à la présence d’un seul et unique axe routier principal
(la RN11). Il est à la fois une voie de transite et de desserte du tissu colonial.
- Manque de circulation fluide par la présence majoritaire des voies secondaire à faible
circulation aboutissant au seul axe routier la RN 11 (congestion, pollution).
-Manque de voies vouées aux piétons et au transport propre.
- Manque d’aires de pertinences sur les voies structurantes et la seule activité qui les animent
41
Chapitre 2 Approche contexuelle
sont le commerce et services ce qui engendre une qualité visuelle et ambiance faible, notamment
pour le touriste et le visiteur.
-Manque d’espaces de stationnement et passages piétons.
-vétusté du bâti colonial et affectation des espaces à des activités incompatibles à la vocation
touristique culturelle de l’interface ville/mer (le long du parcours culturel archéologique).
3.3.3. Les nœuds
- Les nœuds principaux
Le nœud de l’entrée de la ville : C’est l’intersection de la RN11 avec l’axe culturel, il annonce
l’accès de la ville, ce nœud reste peu matérialisé malgré son importance.
Le nœud de la sortie de la ville : Il annonce la sortie du chef-lieu de la wilaya ce nœud aussi reste
peu matérialisé.
Fig76: Nœud Secondaire Fig 77: Nœud Principal Ouest Fig78: Nœud Principal Est
Source: auteurs Source: auteurs Source: auteurs
42
Chapitre 2 Approche contexuelle
Constat Nous constatons que les nœuds ne sont pas pris en charge et sont dépourvu de toute
valeur esthétique, et architecturale.
3.3.4. Les places
La place des martyrs: lieu d’échange et de
communication sociale, actuellement place de la
mosquée. A valeur urbaine, symbolique d’usage et
historique.
La place du port: lieu de communication socio-
économique et zone tampon entre le port et le noyau
colonial. A valeur urbaine, symbolique, historique et Fig79: Carte de différentes places
d’usage. Actuellement, elle souffre d’un manque Source : Google Map traitée par Auteurs
Constat
Un manque d'espaces publiques, et des lieux de regroupements aménagés.
43
Chapitre 2 Approche contexuelle
Constat
On remarque que toutes les constructions coloniales sont en moyen au mauvais état à cause de
l’absence totale d'opérations d’intervention et de réhabilitation tandis que les constructions et les
équipements qui sont réalisés après l’indépendance sont en bon état.
3.3.9. Lecture des activités
Constat
-Nous constatons la densification des équipements à vocation administrative au périmètre d’étude,
un manque remarquable d'infrastructure touristique et d'équipements culturels, des espaces de loisir
et de détente. L’espace portuaire est mal aménagée.
-La densification des équipements de service a rendu le port un espace étouffé par l’occupation de
tout l’espace qui aurait dû être un espace reflétant la mémoire du lieu est dédié entièrement aux
habitants. Malheureusement, les potentialités dont il dispose reste inexploitées.
3.4. Potentialités et carences
Les potentialités
-Un potentiel culturel et historique inestimable riche par son patrimoine archéologique et
architecturel (les parcs archéologiques) qui témoignent de son histoire multimillénaire riche et
mouvementée au grès des vicissitudes du temps qu’il faut préserver et mettre en valeur.
-Les atouts naturels et géographiques (mer, montagne et foret) sont de véritables potentiels et
opportunités pour le développement touristiques.
-Dispose de réserves agricoles avec la disponibilité de terres exploitables et fertiles qui constituent
d’ailleurs la principale ressource économique de la commune.
46
Chapitre 2 Approche contexuelle
47
Chapitre 2 Approche contexuelle
Cette réalisation portuaire est composée d’un bassin de plaisance et d’un bassin de pèche qui ont
été agrandi si bien que la jetée principale.
Bassin de pêche :
Bassins de plaisance :
-Jetée principale 235 m
-Jetée secondaire 145 m
-Ouvrage d’accostage 130 m
-Ouvrage d’accostage 160m
-Surface plan d’eau 16500 m²
-Surface plan d’eau 5500
-Surface terre pleine 12000 m² -surface terre pleine 6000 m²
-Cale de halage 350 m² (10x35) -Linéaire d’appontement 70ml
-Capacité d’accueil prévue 12 petits métiers -Capacité d’accueil prévue 70 unités
– 08 sardiniers
Critique de la proposition du PDAU
-renforcement de l’enclavement et la rupture entre la ville et son contexte par la projection des
activités inadéquates dans un contexte patrimonial (port historique, et les deux parcs
archéologique). Nous citerons par exemple les propositions d’un parking en plein port,
l’élargissement de la jette ce qui a fermé complètement le port sur lui-même.
_ Absence d’infrastructures à vocation touristique.
_ Transport maritime inexistant.
_ Regroupement de l’activité de pêche et de loisir dans un même endroit.
_ Les richesses naturelles et les potentialités paysagères n’ont guère été exploité ni mises en valeur.
Nous constatons que la proposition du PDAU ne pas adéquate au besoin du site.
4.2. Les actions et propositions du projet urbain
Suite aux différentes lectures et au diagnostic (potentialités, carences) effectués auparavant, on
peut dire que la ville de Tipaza souffre d’un grand nombre de problèmes et de points faibles.
Pour cela, nos objectifs d’interventions à cette échelle globale du site d’intervention, vont toucher
essentiellement les points suivants :
- Préserver le cachet historique de la ville, et confirmer le titre de patrimoine mondial de son site
archéologique comme caractère dominant et force de la ville.
- Assurer une continuité spatiale entre le noyau colonial et l’extension, afin d’améliorer l’image de
la ville, lui assurer une fluidité structurelle, fonctionnelle et formelle.
- Ouvrir la ville sur la mer.
- Exploiter les potentialités de la ville (espaces en friches, position stratégique, présence du
patrimoine…) pour l’aménagement urbain.
- Prendre en charge le déficit en matière d’équipements touristiques et espaces de cohésion sociale.
48
Chapitre 2 Approche contexuelle
Notre périmètre d’étude se présente sous trois entités qui sont : les parcs archéologiques, le port et
le noyau colonial. Pour cela les interventions proposées vont porter sur chacune des entités avec une
corrélation de l’ensemble.
4.2.1. Le noyau colonial
- Restauration de l’image des édifices à grande valeurs intrinsèques (architecturale,
historique, esthétique…) datant de l’époque coloniale tels que la mairie, l’église…etc.
-Restauration immobilière qui vise à une mise en état des modifications tels que les façades les
ouvertures les couvertures et ceci dans un respect de l’intégrité architecturale, afin de reconstituer
l’architecture d’origine.
-Démolition des parties rajoutées aux constructions d’origines, des constructions illicites et
précaires et toutes les constructions incompatibles avec l’environnement.
- développement de la façade littorale à haute potentialité touristique qui n’a jamais été prise en
compte ; dans une image harmonieuse d’alignement.
- Réaffectation des RDC des bâtisses longeant l’axe culturel et les pénétrantes aux commerces de
luxe, agence de voyage, et agence bancaire, d’échange, de monnaie tout ce qui est attractif pour le
touriste vente de produits artisanaux consommation restaurants… ajoutant à cela la reconversion de
quelques équipements aux espaces affectés à la culture (centre de formation professionnel dédié à
l’artisanat de la région ...).
- Réaménager la place des Martyres, et lui redonner son rôle structurant et son vécu d’autre fois.
Renforcer l’accessibilité vers le port (ouvrir le port sur la ville) et l’interface ville/mer
Améliorer la fluidité de la circulation à l’intérieur du noyau historique et la suppression des
nuisances occasionnées par les trafics des autocars et ce en favorisant le transport propre en
commun par :
-désengorger la RN11 par une voie périphérique (le boulevard sud) et privilégier cette dernière
pour le transport en commun (proposition d’une ligne de tramway passant par la RN11) avec des
points d’arrêts notamment stations de tramway.
- l’axe culturel et les pénétrantes seront pavés vouées à la circulation piétonne mais aussi
accessible mécaniquement, exclusivement pour les taxis et les bus touristiques à toits ouverts et
pour la desserte et l’approvisionnement des équipements, à sens unique.
-valorisation et élargissement du boulevard sud de tel sorte à ce qu’il soit une déviation qui
canalisera le flux de la RN11 mais aussi pour une meilleure prise en charge des équipements qui se
trouvent tout au long de cet axe. En plus de donner à cet axe le rôle d’un élément d’articulation
entre le village colonial et l’extension.
51
Chapitre 2 Approche contexuelle
53
Chapitre 2 Approche contexuelle
55
Chapitre III Approche architecturale
Introduction
Derrière toute œuvre architecturale, il y’a une réflexion basée sur des connaissances théoriques, et
c’est cette partie théorique que nous enrichissons pour que la réflexion englobe le maximum de
besoins de cette œuvre. Elle constitue donc un soubassement et une base de données et
d’informations qui nous procurent un maximum d’instruments de compréhension et de
composition.
L’approche architecturale constitue la dernière phase dans l’élaboration du projet. Elle permet
d’appréhender le thème de l’équipement, de définir son programme de base en se basant sur des
exemples de référence, ainsi que composer le projet avec les données de son contexte et chercher
l’équilibre entre le projet architectural et son environnement immédiat.
1. Le choix du site
Le site avec sa proximité au port historique, sa position centrale dans la bande côtière et sa
situation intermédiaire entre les trois moments forts de la ville à savoir : les deux parcs
archéologiques, le centre urbain et la mer qui l’ont doté d’une valeur historique et paysagère
exceptionnelle, lui confèrent une grande importance à l’échelle de la ville et un véritable
emplacement pour un projet culturel et touristique qui répond d’une manière très efficace à notre
problématique posée au début de notre recherche.
a- Situation et délimitation
Le site se situe au nord de la ville à proximité du port et entre les deux parcs archéologiques. Il est
délimité par :
- le Nord : la mer méditerranée.
- Ouest : le parc archéologique Ouest.
- Le Sud : l’axe culturel et le village colonial
- l’Est : le parc archéologique Est
b- Accessibilité
Le site jouit d’une bonne accessibilité ( accessible de tous les côtés) : à partir de l’axe culturel de
côté sud et à partir des pénétrantes des cotés Nord, Est et Oust.
c- La morphologie et la forme Le terrain présente une pente très douce avoisinant les 2 ℅
(assiette plate), avec une surface de 1.6 hectares. La forme de la parcelle est irrégulière.
56
Chapitre III Approche architecturale
2. Le choix du thème
- Le musée : c’est une institution culturelle, dans lequel sont collectés, conservés et montrés
des objets dans un souci de cultiver le visiteur : « … Il arrache les œuvres, les techniques, les
objets, les sociétés à la destruction et à l’oubli, les rassemble, les expose, les révèle.» 59. Le conseil
international des musées (ICOM) le défini comme « une institution permanente sans but lucratif, au
service de la société et de son développement, ouverte au public, qui acquiert, conserve, étudie,
expose et transmet le patrimoine matériel et immatériel de l’humanité et de son environnement à
des fins d’études, d’éducation et de délectation. » 60
57
Chapitre III Approche architecturale
- La muséologie: La muséologie est la science du musée dans son sens le plus général. Elle
englobe tous les types et toutes les formes de musées. Elle est dédiée à l’étude de l’institution et ses
fonctions essentielles : collecter, conserver et présenter.
- La muséographie: c’est le côté de la muséologie tourné vers l’application pratique d’une
exposition. Elle regroupe les techniques de mise en valeur des collections (objets, contenus) au sein
des musées. Elle est définie par G.H Rivière en 1981 comme : « un corps de techniques et de
pratiques appliquées au musée »61
2.2. Les Types des musées
Les musées sont souvent spécialisés, certains le sont sur
l’œuvre d’un artiste, d’autres sur une période historique
ou géologique, on distingue trois grandes catégories :
musée d’art, d’histoire et musée des sciences ;
- Le musée d’art: où s’expose un ensemble
d’œuvres d’art, tableaux, sculptures... choisies pour leurs Fig 99: Musac « musée d’art contemporain
»
intérêts stylistique, artistique, ou encore montrant les Source :
différentes phases de la carrière d’un artiste (musée https://www.google.dz/search?q=Musac
-
- Musée généraux: Musées ayant des collections
hétérogènes et ne pouvant pas être identifiés par un
domaine principal, ce type de musée se caractérise par
une grande capacité d’accueil.
activités est primordial afin de permettre le déroulement des pratiques de recherche, d'éducation et
de présentation.
b. La conservation : le rôle du musée ne se limite pas au stockage et à la présentation des œuvres,
il doit aussi les conserver. Les objets doivent être protégés de certaines nuisances tels que :
l'humidité, la poussière, l'ensoleillement...
c. L'éclairage : c'est l'un des éléments les plus importants dans l'exposition des objets, il doit être
optimal, de façon à ne pas abîmer les objets et ne pas fatiguer le visiteur. On utilise à cet effet soit la
lumière naturelle qui peut être directe ou diffuse, soit la lumière artificielle.
d. La sécurité : comme pour tout équipement public la sécurité est de rigueur, mais elle prend une
dimension plus grande dans les musées car les œuvres doivent, elles aussi, être protégées des
incendies et des vols.
3. Analyse des exemples de référence
Exemple 1 : Musée de la Romanité de Nîmes
Présentation
Au terme d'un concours international
d'architecture, Nîmes a retenu le projet présenté par
Elizabeth et Christian de Portzamparc qui est un
Fig 104 : musée de la romanité.
musée conçu pour remédier au problème de mise
Source :
en valeur du patrimoine que regorge http://www.elizabethdeportzamparc.com/fr/projet/muse
e-de-la-romanite/
cette ville.
Situation
Le musée est situé à l’entrée de la ville
ancienne sur un ilot délaissé depuis
une vingtaine d’années entre la rue de
la République et la rue Alexandre
Ducros. Le projet s’oriente face au
Palais de Justice et part suite aux
Arènes de la ville. Ce nouveau musée Fig 105: Vues aérienne sur musée.
Source :
http://www.elizabethdeportzamparc.com/fr/projet/musee-
59 de-la-romanite/
Le Dictionnaire culturel en langue française,
.
le Robert, 2005
60
Définition d’un Musée par l’ICOM, 2007.
61
La muséologie selon Georges Henri Rivière »1989, Dundo p.81.
62
Mémoire de magister Mme MAZRI-BENARIOUA Mouna La Culture en tant que fait urbain. Lecture sur des
indicateurs de développement culturel p38
60
Chapitre III Approche architecturale
remplacera l’actuel musée archéologique devenu étroit avec une réserve de 25 000 pièces dont 150
blocs architectoniques (colonnes, chapiteaux). Le chantier débutera au premier trimestre 2014 pour
être achevé au premier semestre 2017.
Dialogue par opposition et complémentarité
Les vingt siècles d’Histoire qui séparent ces deux bâtiments requièrent la mise en place d’un
dialogue juste, malgré leur différence:
-Deux géométries (l’ovale et le carré)
deux matériaux (la minéralité de la pierre et la transparence du verre)
-deux modénatures se répondent : face à la masse de pierre et au dessin magnifique des arcs
verticaux que Rome a légué, le bâti rayonne en une présence claire, lumineuse, une architecture
contemporaine fluide et diaphane dont les drapés horizontaux semblent en lévitation sur le site et
sur le jardin archéologique. Sa légèreté, face à la massivité classique, crée un dialogue de façon
respectueuse et exceptionnelle
L’organisation spatiale
L’axe romain structure le musée en reliant entre les vestiges et les arènes, passant par un atrium de
17m de hauteur qui se trouve à son centre.
Le RDC
-hall d'accueil
- Un atrium
- des salles d'expositions temporaires
-un café doté d’une terrasse avec une vue exceptionnelle sur les arènes.
-Le "service pédagogie" comportant trois ateliers pédagogiques donnant sur le jardin archéologique.
- une librairie
61
Chapitre III Approche architecturale
- La logistique
- Des sanitaires
L’atrium
Le bâtiment est marqué par un important percement
desservant le jardin archéologique. Cet atrium qui prend sa
base en sous-sol reconstitue ce sanctuaire en y intégrant le
fronton du propylée aujourd’hui méconnu du public.
La rue intérieure
Fig 107 : simulation en 3D du propylée.
Entre le café et le hall d’entrée du musée, une large rue
Source :
intérieure, traversable même lorsque le musée est fermé, http://www.elizabethdeportzamparc.com
/fr/projet/musee-de-la-romanite/
relie le parvis au jardin archéologique en suivant les traces
des vestiges romains. Cette voie semi-publique crée une ouverture visuelle et un accès vers le
jardin archéologique.
Un jardin archéologique
des escaliers Chambord et invité à suivre un parcours tout en ascension. La montée s’effectue par
des rampes très douces qui procurent des points de vue plus élevés sur les collections. De larges
fenêtres ouvrent les salles vers le jardin et vers les Arènes.
Fig109: vues sur la rue intérieure du musée. Fig110 : vues sur parcours intérieures.
Source : Source :
http://www.elizabethdeportzamparc.com/fr/ http://www.elizabethdeportzamparc.com/fr/projet
62
Chapitre III Approche architecturale
63
Chapitre III Approche architecturale
L’entrée principale du musée se trouve au début de la rue (piétonne) Dionysiou Aréopagitou, axe
central du réseau unifié des sites archéologiques de la ville d’Athènes.
Le projet se devise en 3 volumes selon le concept : une Base ; un milieu et un dessus.
64
Chapitre III Approche architecturale
-Géométrie
Utilisation des formes simples (le
Rectangle) inspiré de la clarté
mathématique et conceptuelle l’ancien
grecque.
-Concept de monumentalité
Une entrée monumentale. Le musé se distingue par
son important auvent, qui signale l'entrée de façon
évidente
65
Chapitre III Approche architecturale
-Concept du parcours
Le circuit de visite dans le musée forme une
boucle tridimensionnelle claire, offrant une
promenade architecturale avec une expérience
spatiale riche qui s’étend des fouilles
archéologiques jusqu’aux marbres du Parthénon
et la période romaine. Fig120: Vues sur le parcours de musée
Le plan fonctionnel Source : Le musée de l’acropole
66
Chapitre III Approche architecturale
67
Chapitre III Approche architecturale
Programme spécifique
- Accueil 20m2
- Exposition époque préhistoire et 95 m2
phénicienne
- Exposition époque romaine 120 m2
- Exposition époque vandale et 48 m2
byzantine
- Exposition époque coloniale 210 m2
- Exposition époque 124 m2
Entité Histoire contemporaine
- Consultation numérique 32m2
- salle de mise en scène 45m2
- Exposition des travaux des 42m2
élèves 50m2
- Atelier de restauration 50m2
- Atelier de rénovation 53m2
- Atelier de réhabilitation 20m2
- Sanitaires
Administration : 28 m2
- direction de musée 12 m2
- gestion de musée 43 m2
- Salle de réunion 16m2
- Archives 12 m2
- Coin Café
68
Chapitre III Approche architecturale
- Accueil 34 m2
- laboratoire de recherche 53 m2
- Bibliothèque 125m2
- Rayonnage 39m2
- 4 salles de cours 43m2
- Bureau des enseignants 56 m2
Entité école - salle de projection 56 m2
d’archéologie - Foyer 134 m2
- Sanitaires 20 m2
- Cafétéria 120 m2
- les boutiques de souvenirs et 50 m2
produit artisanaux 25 m2
Entité loisir
- les agences de voyage 25 m2
consommation - agence de tourisme 28 m2
- agence d’échangé 25 m2
- restaurant panoramique 200 m2
- restaurant traditionnelle 160 m2
5. Les concepts
5.1. Concepts liés au contexte
-La transparence
La transparence dans notre projet est significative car elle laisse traverser la lumière, permettant
ainsi le rapport homme /environnement. La transparence se trouvera dans notre équipement à deux
niveaux :
-Dans la relation intérieur-extérieur : par le traitement de façade en verre, dans le but d’arriver à une
perception visuelle qui permettra la relation entre les usagers et le contexte (parcs archéologiques,
la mer, la ville…).
-A l’intérieur du projet, se résume dans la communication continue et vive entre les usagers assurée
par les séparations légères et vitrées tels que les espaces d’exposition.
-La géométrie
On a opté pour des formes géométriques simples qui sont une donnée du site .La géométrie permet
de faciliter la lecture et la clarté du projet ; et comme disait le Corbusier "les formes primaires sont
les plus belle formes car elles se lisent clairement " est donc un outil essentiel de la création
formelle, c’est à dire à la matérialisation des espaces.
-L’horizontalité
L’horizontalité est choisie en référence au site (la mer) et pour répondre à un objectif patrimonial
(évoquer l’horizontalité du tissu colonial, patrimoine XIX, XX éme siècle).
69
Chapitre III Approche architecturale
-L’ouverture et le parcours
Matérialisée par des percées dont les entrées sont marquées par des volumes en saillie (concept de
seuil). Ces dernières donnent naissance à deux parcours le premier relie la mer au parc
archéologique Ouest et l’autre, relie la ville au parc Ouest.
- la continuité historique et patrimoniale
Réinterprétation d’éléments patrimoniaux tels que le forum romain, les colonnes et le panthéon.
5.2. Concepts liés au thème
- La fragmentation et articulation
La fragmentation est un moyen de deviser le projet en entités de formes, de fonctions et d’usagers
différents. Elle nous permet de créer des espaces, des parcours intérieurs, et surtout d’assurer
l’interpénétration entre eux. Tout en assurant une articulation entre les unités cette dernière sera
matérialisée de différentes manières :
-Par un espace central « le musée à ciel ouvert ».
-Par des volumes simples au niveau des percées (emboîtement).
-Par des parcours.
-La hiérarchie
L’ouverture du projet au grand public exprime la hiérarchisation des espaces en allant des espaces
publics jusqu'aux espaces privés afin d’assurer un bon fonctionnement du projet.
Ce concept nous assure de passer de l’échelle du public au privé, il nous offre trois niveaux de
travail :
- Niveau urbain : La relation entre le projet et l’urbain est assuré par l’intégration de fonctions
urbaines tels que l’entité commerciale l’esplanade et les différentes placettes dédiées à l’urbain qui
représentent un prolongement du parcours maritime touristique.
- Niveau public : Il s’agit d’espace de regroupement
(musée à ciel ouvert), de communication et d’échange tels
que les espaces d’exposition et les placettes dédiées à notre
projet (place des artistes et la place de mémoire) ...
- Niveau privé : Présenté par l’ensemble des ateliers et les
salles d’enseignement ainsi que l’entité administrative.
6. La genèse de projet
-La 1ére étape : l‘axialité (la continuité historique)
Tracé de deux axes en référence à l’ancien tracé romain le
cardo- maximus et le documanus-maximus :
70
Chapitre III Approche architecturale
Le 1er axe parallèle au Cardo-Maximus : permet d’établir la relation entre le parc archéologique et
la ville.
Le 2éme axe parallèle au Decumanus-Maximus : permet
d’établir la relation entre le parc archéologique et la mer.
-La 2éme étape : La mixité fonctionnelle et la continuité
urbaine
Les deux axes nous ont donné 4 entités qui sont fragmentées
de manière à établir un dialogue et une continuité avec le
contexte :
-l’entité histoire (musée), l’école d’archéologie orientées vers
le parc archéologique.
-L’entité art orientée vers la ville afin de renforcer la vocation
culturelle et touristique de l’axe culturel.
Ces trois entités font le prolongement du parcours culturel
archéologique.
-l’entité commerce détente et loisirs en relation avec la mer
pour pouvoir profiter des splendides vues panoramiques
qu’offre le paysage de Tipaza et en continuité avec le
parcours marin touristique.
-La 3éme étape: l’alignement et la géométrie
-Création de deux parallélépipèdes en suivant les deux axes
tracés précédemment.
-Utilisation de forme géométrique simple (parallélépipède) en référence au tracé romain et colonial.
-La 4éme étape: la centralité
L’intersection des deux axes précédents donnera naissance
à un moment central, un élément organisateur et
articulateur des différentes entités que constituera
l’équipement. Cet espace central sera matérialisé par un
musée à ciel ouvert, un clin d’œil pour les deux parcs
archéologiques Est et Ouest se trouvant de part et d’autre
mais aussi un espace de rassemblement et de cohésion
social en référence au forum romain.
71
Chapitre III Approche architecturale
déplacements).
La 6éme étape : articulation
-Soustraction des volumes représentant l’entité histoire et art
pour travailler l’aspect formel du projet et lui apporter une
certaine légèreté.
-rotation du parallélépipède représentant l’école
archéologique pour assurer une relation entre l’entité histoire
et l’entité loisirs.
- dégager des places thématisées spécifiques pour chaque
entité (place des artistes, place de mémoire et place de loisirs
et détente).
73
Chapitre III Approche architecturale
Entité
commerce
et loisir
Entité
Pédagogique
Entité
histoire Entité
Art
74
Chapitre III Approche architecturale
La végétation pour le toit jardin de l’entité art permet des pauses de fraîcheur du bâtiment,
répondant dans le même temps à de véritables objectifs climatiques.
Les façades intérieures sont traitées d'une manière à avoir un tout homogène communiquant avec
l'espace Central, car ces dernières sont revêtues en verre pour pouvoir communiquer entre l’espace
central et l’ensemble du projet et aussi pour attirer les visiteurs à l’intérieur du projet.
Conclusion partielle
Le site de Tipaza recèle des potentialités aussi diverses que variées, des opportunités négligées et
mal exploitées comme en témoigne la réalité sur le terrain.
A travers ce travail, nous voulons démontrer que nous pouvons associer historicité, valeur
patrimoniale et modernité sans qu’il y’est nécessité de piétiner l’existant. Notre projet se veut
innovateur contemporain, son objectif principal est d’apporter une nouvelle image à la ville de
Tipaza, et lui reconstruire une identité du lieu à travers le renforcement de la liaison
ville/mer/histoire avec un aspect moderne, tout en sensibilisant sa population à l’importance de la
protection de patrimoine archéologique, tout en exploitant les richesses naturelles ce qui permet de
renforcer la vocation touristique et culturelle de lieu.
Conclusion générale
Ce travail que nous avons accompli est une tentative de réponse à notre problématique de départ car
il pourrait y avoir plusieurs possibilités architecturales de conception.
Nous n’avons pas non plus, la prétention d’avoir résolus tous les problèmes liés à ce contexte
complexe et riche de Tipaza car le processus de réflexion d’un projet urbain d’une part et d’une
conception architecturale d’autre part nécessite beaucoup d’éléments dans une dimension
pluridisciplinaire dont certains ne sont pas à notre portée (aspect économique, sociale,
démographique…). Néanmoins nous avons essayé d’élaborer un projet qui s’inscrit dans une
démarche patrimoniale, respectueux de l’intégrité des deux parcs archéologiques, site classé
vulnérable et non renouvelable, la structure urbaine existante dont l’objectif est de valoriser le
patrimoine naturel et culturel, de le redynamiser à travers la projection d’un plan d’action et d’un
projet architectural.
La réflexion que nous avons menée reste avant tout un effort de compréhension dont le but et de
déclencher un processus de réflexion à partir du moment où l’on affirme le besoin de penser la ville
en tant que structure globale. De ce fait à travers notre conception, nous avons essayé d’apporter
des réponses à des questionnements lié à la relation ville / patrimoine, au rôle que peut jouer le
caractère identitaire et culturel et environnemental d’un contexte sur l’intervention urbaine et
architecturale.
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Liste des Figures