Systèmes de numération et conversions numériques
Systèmes de numération et conversions numériques
CHAPITRE 1
CHAPITRE 2
1
ALGEBRE DE BOOLE
CHAPITRE 3
OPERATIONS ARITHMETIQUES
CHAPITRES 4
CIRCUITS INTEGRES
CHAPITRE 5
CIRCUITS COMBINATOIRES
CHAPITRE 6
SORTIES DES CIRCUITS INTEGRES
NUMERIQUES
CHAPITRE 7
MEMOIRES A SEMI-CONDUCTEUR
SYSTEME DE
NUMERATION ET
CODES
CHAPITRE 1
Définition 1 :La base d’un système de numération est le nombre 2 de chiffres qu’utilise ce système.
Dans un système décimal, on utilise un maximum de dix symboles pour représenter
un nombre quelconque N, soit: 0,1,2,3,4,5,6,7,8,9.
Dans un système binaire, on utilise un maximum de deux symboles pour
représenter un nombre quelconque N, soit:0,1.
Dans un système octal, on utilise un maximum de huit symboles pour
représenter un nombre quelconque N, soit :0,1,2,3,4,5,6,7.
Dans un système hexadécimal, on utilise un maximum de seize symboles
pour représenter un nombre quelconque N, soit :0,1,2,3,4,5,6,7,8,9,A ,B,C,D,E,F.
Définition 2 : Dans tous les systèmes de numération, le chiffre de
poids le plus fort (Most Significant Bit en binaire : MSB) d’un nombre est dans la
colonne extrême gauche, le chiffre de poids le plus faible (Least Significant
Bit en binaire : LSB est dans la colonne extrême droite. Le rang d’un chiffre
d’un nombre est égale au numéro de sa colonne, la première colonne (numèro0)
étant celle du poids le plus faible.
Exemple :
256987 : poids le plus fort 2 ; poids le plus faible 7
rang du chiffre 7 :0
rang du chiffre 8 : 1
rang du chiffre 9 : 2
rang du chiffre 6 : 3
rang du chiffre 5 : 4
rang du chiffre 2 : 5
Exemples :
• Dans le système décimal : ai ∈ ⎨0,1,2,3,4,5,6,7,8,9⎬ Soit : (54219)10 = 9x100 +1x101 +2x102+4x103+5x104
• Dans le système à base 4 : ai ∈ ⎨0,1,2,3⎬
• Dans le système binaire (à base 2) : ai ∈ ⎨0,1⎬ Soit : (1011)2 = 1x20 +1x21 +0x22+1x23
Exemples :
Soit à déterminer la valeur décimale des nombres de l’exemple précédent :
• (30212)4 = 2x40 +1x41
+2x42+0x43+3x44 = (806)10
• (1011)2 = 1x20 +1x21 +0x22+1x23 3
= (11)10
Exemples :
• Convertir le nombre N=(231)10 en binaire.
189520:16=11845 reste 0
11845 :16= 740 reste 5
740 :16= 46 reste 4 N= (2E450)16
46 :16= 2 reste 14
2 :16= 0 reste 2
n
N = Σ ai x b-i où ai ∈ ⎨0,1…….b-1⎬
Exemples :
Exemple :
Exemples :
Soit à convertir en binaire le nombre (0,72145)10
0,72145 x2 = 1 , 44290
0,44290x2 = 0 , 88580
0,88580x2 = 1 , 77160 N=(0,101110)2
0,77160x2 = 1 , 54320
0,54320x2 = 1, 08640
0,08640x2= 0 , 17280
0,784x8 = 6 , 272
0,272x8 = 2 , 176
Règle : A partir de la virgule , grouper les bits par groupes de trois en allant
vers la gauche pour la partie entière et vers la droite pour la partie
fractionnaire. Convertir ensuite chaque bloc séparément en octal selon le code
binaire naturel .
Exemples :
• Soit
à convertir en octal le nombre binaire
N=(001110011101,01110001)2 N=(001 110 011 101,011 100 001)2
• Soit
à convertir en binaire le nombre en octal N=(7510)8
N=(7510,246)8
N=(111 101 001 000 , 010 100 110)2
Exemples :
Exemple 1-addition:
11 Report
2563 Cumulande
+ 764 Cumulateur
_______________
=3327 Somme
Exemple 2-soustraction :
5 15 4 13 Retenue
65 5 3 5 Diminuende
- 1 6 3 8 3 Diminuteur
_________________
=4 9 1 5 2 différence
4 9 9 14 1 11
5 0 0 4 21
- 4 9 2 51 3
____________________
= 0 0 7 9 0 8
Règles de l’addition :
0+0=0
1 + 1 = 0 report 1
1+0=1
1 + 1 + 1 = 1 report 1
Exemple : 7
1 11 11
1100 1100 11
+ 1001100110
______________________
= 10 1 1 0 0 1 1 0 0 1
Règles de la soustraction :
0-0=0
1-1=0
1-0=1
0 - 1 = 1 retenue 1
Exemple :
01 011
1 1 0 0 1 1 0 00 1
-1001100110
______________________
=0011001011
Règle: Si le bit dans lequel il faut effectuer une retenue est égal à 0, effectuer
cette retenue dans le premier bit égal à1 rencontré en parcourant le diminuende
vers la gauche. Remplacer ce bit par 0 et les 0 intermédiaires par des 1.
VI- COMPLEMENTATION
6-1 Complément à 1 :
6-2 Complément à 2 :
VII- CODES
Par exemple pour passer de 7 à 8 décimal, soit de 0111 à 1000 binaire naturel les
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT
Exemple :
(10)10 (1 0 1 0)2
(10)10
8-2-1 : Représentation :
Exemple :
ALGEB
CHAPITRE 1I
RE
DE BOOLE
I°) DEFINITIONS :
1°) Présentation :
Les circuits électroniques sont classés en deux grandes catégories : les circuits digitaux
12
(numériques) et les circuits analogiques.
Dans un circuit analogique, les signaux électriques ont une amplitude variant continuellement.
Cette amplitude peut prendre un nombre très élevé de valeurs entre le minimum et le maximum.
Un amplificateur basse fréquence, par exemple, est un circuit analogique. Il amplifie aussi bien
les signaux faibles que les signaux forts. L'amplitude varie sans cesse, suivant le niveau de la
voix ou de la musique à amplifier.
Un circuit digital est un circuit dans lequel les signaux ne peuvent avoir que deux niveaux, soit le
niveau 1, soit le niveau 0. Un interrupteur, par exemple, est un circuit digital. Les circuits logiques
utilisent la technique digitale.
Les circuits logiques ont besoin d’une alimentation pour fonctionner, cette alimentation ne sera pas
représentée pour ne pas compliquer les schémas, mais elle existera toujours !!!
Alimentation
Entrées
Circuit
a
b Logique Sortie
c
Masse
2°) Introduction :
- En logique négative :
Une logique est dite négative si l'on associe le potentiel électrique le plus élevé à l'état logique 0.
Remarque :
D'une façon générale, dans les schémas logique, on travaille en logique positive.
Le niveau logique 0 correspond à la tension 0V.
Le niveau logique 1 correspond à une tension positive (5V ou 12V par exemple).
* Chronogrammes :
On représente les états logiques en fonction du temps.
13
Une variable logique ou binaire, notée X, est une grandeur qui ne peut prendre que deux états
(0 ou 1):
X = 0 si X ≠ 1
X = 1 si X ≠ 0
Un interrupteur K ne peut prendre que deux états, il est ouvert, ou il est fermé. L'état de cet
interrupteur peut être décrit par une variable logique X. En général, on attribue la valeur 0 à cette
variable quand K est ouvert, et la valeur 1 quand K est fermé
Une fonction logique est une associations de variables, reliées par des opérations, qui ne peut prendre
que deux valeurs (0 et 1). Par suite une fonction logique pourra à son tour être considérée comme une
variable vis-à-vis d'une autre fonction logique (fonction de fonction).
Exemple :
e1 e2 S
0 0 0
0 1 1
1 0 1
1 1 1
Remarque : L'état 1 est aussi appelé état haut (H); l'état 0 est l'état bas (B, L).
14
* Définition :
La fonction OUI effectue l'égalité entre deux variables. Elle sert à transmettre et à amplifier
l'information.
* En électricité :
Au repos (a=0), la lampe est éteinte (S=0). Si on appuie sur a (a=1) , la lampe s'allume (S=1).
On peut donc écrire la relation S=a. Donc un contact travail représente la variable.
a S
* Table de vérité :
0 0
1 1
* Equation : S=a
* En électronique :
Symbole normalisé :
Ancien Symbole :
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT
*Chronogrammes :
* Définitions :
La fonction NON (ou négation) effectue le complément logique (ou l'inverse) d'une variable. On le
note en ajoutant une barre sur la variable (est le complément de x et se lit x barre).Cette définition
conduit aux relations suivantes :
1=0;0=1
On en déduit que le complément de A est égale à A barre ( A ) ; et le complément de A barre est égale
à A.
Donc si A = 0 alors A= 1
Et si A = 1 alors A= 0
Exemple : A = A
* En électricité :
Au repos (a=0), la lampe est allumée (S=1) ; si on appuie sur a (a=1), la lampe s'éteint
(S=0); On peut donc écrire S= a . Donc un contact repos représente le complément de la variable.
* Table de vérité :
a S
0 1
1 0
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT
* Equation :
S= a
* En électronique :
Symbole normalisé :
16
Ancien symbole :
* Chronogrammes :
* Définitions :
Cette opération, aussi appelée intersection, appliquée à deux variables, conduit au produit,
En électricité :
Au repos, la lampe est éteinte; la lampe s'allume seulement si l'on appuie sur a et b. On est donc en 17
présence d'une fonction ET.
Remarque :
Le ET en électricité se réalise en mettant les contacts en série.
* Table de vérité :
a b S
0 0 0
0 1 0
1 0 0
1 1 1
Remarque :
En généralisant, pour que S soit à 1, il faut que toutes les variables d'entrées soient à 1.
Le ET logique est équivalent à une multiplication.
* Equation :
S= a.b
* En électronique :
Symbole normalisé :
Ancien symbole :
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT
* Propriétés :
A.A = A
A.A = 0
1.A = A
0.A = 0
18
*Chronogrammes :
* Définitions :
Cette opération, aussi appelée réunion, appliquée à deux variables, conduit à la somme, ou fonction
OU de ces deux variables. On la note par le signe U entre les deux variables x U y,
ce qui évite de la confondre avec l'addition arithmétique, mais en pratique, o n la notera sous la
forme x+y. Le résultat est égal à 1 si l'une ou l'autre des variables ou les deux valent 1.
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT
* En électricité :
19
Au repos , la lampe est éteinte ; la lampe s’allume si l’on appuie sur a ou b .On est donc ne
présence d’une fonction OU.
Remarque :
* Table de vérité :
a b S
0 0 0
0 1 1
1 0 1
1 1 1
Remarque :
En généralisant ,il suffit qu’une des variables d’entrées soit à 1 pour que la sortie soit à 1 .
Le OU logique est équivalent à une addition sauf la dernière ligne car A et B sont des états
et pas des valeurs numériques .
* Equation : S= a + b
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT
* En électronique :
Symbole normalisé :
Le signifie que pour que la sortie passe à 1 ,il faut que le nombre d’entrées au niveau 1
soit égal ou supérieur à 1. 20
Ancien symbole :
* Propriétés :
A+A=A
A+A=1
1+A=1
0+A=A
*Chronogrammes :
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT
* Définition :
La fonction OU Exclusif est encore appelée fonction d’anti-coïncidence car sa sortie n’est à
l’état 1 que lorsque les 2 entrées sont dans des états différents .
* En électricité :
OU
Au repos, la lampe est éteinte ; la lampe s’allume si l’on appuie sur a ou sur b ,mais elle s’éteint si l’on
appuie sur les deux. En résumé S=1 si et seulement si l’on appuie exclusivement sur a ou sur b .On est
donc en présence d’un OU exclusif.
* Table de vérité :
a b S
0 0 0
0 1 1
1 0 1
1 1 0
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT
Remarque :
* Equations :
S=a+b
S = a.b + a.b
22
S = (a + b ). ( a + b )
* En électronique :
Symbole normalisé :
Ancien symbole :
* Propriétés :
1+A=A
0+A=A
* Chronogrammes :
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT
* Définition :
La fonction NON ET n’est à l’état 0 que si toutes les entrées sont à l’état 1. Dès que l’une des
entrées est à l’état 0,la sortie passe à l’état 1.
* En électricité :
23
Au repos, la lampe est allumée ; la lampe s’éteint si l’on appuie sur a et sur b. On est donc en
présence d’une fonction NON ET.
* Table de vérité :
a b S
0 0 1
0 1 1
1 0 1
1 1 0
Remarque :
En généralisant, la sortie est à 0 seulement quand toutes les variables d’entrées sont au niveau 1.
* Equations :
S = a.b = a + b
* En électronique :
Symbole normalisé :
Ancien symbole :
*Chronogrammes :
24
* Définition :
La sortie ne se trouve à 1 que si toutes les entrées sont à l'état 0.
* En électricité :
* Table de vérité :
a b S
0 0 1
0 1 0
1 0 0
25
1 1 0
Remarque :
En généralisant, La sortie est à 1 seulement lorsque toutes les entrées sont à 0.
* Equations :
S=a+b=a.b
* En électronique :
Symbole normalisé :
Ancien symbole :
* Chronogrammes :
26
* Définitions :
La sortie est à 1 quand les entrées sont égales.
* En électricité :
OU
Au repos, la lampe est allumée; La lampe s'éteint si l'on appuie sur a ou sur b, mais elle s'allume si l'on
appuie sur les deux.
* Table de vérité :
a b S
0 0 1
0 1 0 27
1 0 0
1 1 1
* Equations :
S=a+b
S=a.b+a.b
S=(a+b).(a+b)
* En électronique :
Symbole normalisé :
Ancien symbole :
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT
* Chronogrammes :
28
A+A=1 A.A=0
Les opérations sont commutatives :
A+B=B+A
A.B=B.A
Les opérations sont distributives :
Distributivité du ET par rapport au OU
A + A.B = A A(A+B ) = A
29
3°) Théorème de DE MORGAN :
a) 1er Théorème :
Le complément d’un produit de variables est égal à la somme des compléments de variables .
A.B.C = A + B + C
b) 2ème Théorème :
Le complément d’une somme de variables est égal au produit des compléments de variables .
A+B+C = A . B . C
Ils permettent des simplifications remarquables des équations logiques donc des réductions
de schémas.
30
1°) Définition :
F= (a+b).(a+c).d
Une fonction est complètement définie quand on connaît sa valeur (0 et 1) pour toutes les
n
combinaisons possibles des variables d’entrées .Ces combinaisons sont au nombre de 2 pour
n variables d’entrées. On établit alors la table de vérité de la fonction.
Exemple : Table de vérité de la fonction majorité sur 3 variables : la fonction vaut 1 si la majorité des
variables d’entrées sont à 1. Il y a 23=8 combinaisons des 3 variables a, b, c. La fonction F est
31
complètement définie si on connaît son état logique (0 ou 1 ) pour chacune de ces 8 combinaisons .On aura la
table de vérité suivante :
c b a F
0 0 0 0
0 0 1 0
0 1 0 0
0 1 1 1
1 0 0 0
1 0 1 1
1 1 0 1
1 1 1 1
Une fonction est incomplètement définie quand sa valeur est indifférente ou non spécifiée
pour certaines combinaisons des variables d’entrées . Ce cas se rencontre lorsque certaines
combinaisons sont impossibles physiquement .On notera X la valeur de la fonction dans ce cas. Ces
cas non définis sont très intéressants pour la simplification des fonctions.
Exemple : Table de vérité de la fonction majorité pour 4 variables d’entrées.
d c b a F
0 0 0 0 0
0 0 0 1 0
0 0 1 0 0
32
0 0 1 1 X
0 1 0 0 0
0 1 0 1 X
0 1 1 0 X
0 1 1 1 1
1 0 0 0 0
1 0 0 1 X
1 0 1 0 X
1 0 1 1 1
1 1 0 0 X
1 1 0 1 1
1 1 1 0 1
1 1 1 1 1
Méthode simplificatrice : Le tableau de Karnaugh
A .) PRESENTATION DE LA METHODE
La méthode de KARNAUGH consiste à présenter les états d’une fonction logique ,non
sous la forme d’une table de vérité, mais en utilisant un tableau à double entrée. Cela permet
d’éviter la simplification algébrique de la fonction.
Chaque case du tableau correspond à une combinaison des variables d’entrées ,donc
à une ligne de la table de vérité.
33
Le tableau de Karnaugh aura autant de cases que la table de vérité possède de lignes.
Les lignes et les colonnes du tableau sont numérotées selon le code binaire réfléchi,
donc chaque fois que l’on passe d’une case à l’autre, une seule variable change d’état.
On peut numéroter les cases pour que ce soit plus facile à remplir ,mais
attention à l’ordre de numérotation !
Tableau de Karnaugh à 2 variables d’entrée :
b
a 0 1
0
0 1
1
2 3
b.a
c
00 01 11 10
0
0 1 3 2
1
4 5 7 6
b.a
d.c 00 01 11 10
00
0 1 3 2
01 4 5 7 6 34
11 12 13 15 14
10 8 9 11 10
0
0 0 1 0
1
0 1 1 1
0
0 0 1 0
1
0 1 1 1
On en déduit la fonction simplifiée en prenant tous les regroupements de 1 effectués. Pour chaque
regroupement ,on ne garde que les variables d’entrées en abscisse et en ordonnées qui restent fixes ( et
donc on élimine les variables qui changent !) et on fait un ET logique entre chaque variables. Une variable
à 0 est prise comme variable barre .Et on fait un OU logique entre chaque regroupement .
Pour les simplifications, on peut utiliser certaines cases X comme des 1 si cela
facilite les regroupements, et 0 dans le cas contraire .Mais on ne peut pas attribuer qu’une
seule valeur, à une case X donné.
Reprenons l’exemple de la fonction majorité à 4 variables d’entrée :
0 0 X 0
0 X 1 X
36
X 1 1 1
0 X 1 X