0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
25 vues37 pages

Systèmes de numération et conversions numériques

Transféré par

MAN
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
25 vues37 pages

Systèmes de numération et conversions numériques

Transféré par

MAN
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT

CHAPITRE 1

SYSTEME DE NUMERATION ET CODES

CHAPITRE 2
1
ALGEBRE DE BOOLE

CHAPITRE 3

OPERATIONS ARITHMETIQUES
CHAPITRES 4
CIRCUITS INTEGRES
CHAPITRE 5
CIRCUITS COMBINATOIRES
CHAPITRE 6
SORTIES DES CIRCUITS INTEGRES
NUMERIQUES
CHAPITRE 7
MEMOIRES A SEMI-CONDUCTEUR

KOUASSI AHOU PATRICIA -07 98 01 34 24


ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT

SYSTEME DE
NUMERATION ET
CODES
CHAPITRE 1

I- BASE D’UN SYSTEME DE NUMERATION :


1-1 DEFINITIONS:

Définition 1 :La base d’un système de numération est le nombre 2 de chiffres qu’utilise ce système.
Dans un système décimal, on utilise un maximum de dix symboles pour représenter
un nombre quelconque N, soit: 0,1,2,3,4,5,6,7,8,9.
 Dans un système binaire, on utilise un maximum de deux symboles pour
représenter un nombre quelconque N, soit:0,1.
 Dans un système octal, on utilise un maximum de huit symboles pour
représenter un nombre quelconque N, soit :0,1,2,3,4,5,6,7.
 Dans un système hexadécimal, on utilise un maximum de seize symboles
pour représenter un nombre quelconque N, soit :0,1,2,3,4,5,6,7,8,9,A ,B,C,D,E,F.
Définition 2 : Dans tous les systèmes de numération, le chiffre de
poids le plus fort (Most Significant Bit en binaire : MSB) d’un nombre est dans la
colonne extrême gauche, le chiffre de poids le plus faible (Least Significant
Bit en binaire : LSB est dans la colonne extrême droite. Le rang d’un chiffre
d’un nombre est égale au numéro de sa colonne, la première colonne (numèro0)
étant celle du poids le plus faible.
Exemple :
256987 : poids le plus fort 2 ; poids le plus faible 7
rang du chiffre 7 :0
rang du chiffre 8 : 1
rang du chiffre 9 : 2
rang du chiffre 6 : 3
rang du chiffre 5 : 4
rang du chiffre 2 : 5

1-2 FORME POLYNOMIALE :

Tout nombre N peut être décomposé en fonction de puissances entières de


la base.
n
N = Σai x bi où ai ∈ ⎨0,1…….b-1⎬

i=0 i rang du chiffre ai


n exposant du chiffre de poids fort.

Exemples :
• Dans le système décimal : ai ∈ ⎨0,1,2,3,4,5,6,7,8,9⎬ Soit : (54219)10 = 9x100 +1x101 +2x102+4x103+5x104
• Dans le système à base 4 : ai ∈ ⎨0,1,2,3⎬

Soit : (30212)4 = 2x40 +1x41 +2x42+0x43+3x44


ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT

• Dans le système binaire (à base 2) : ai ∈ ⎨0,1⎬ Soit : (1011)2 = 1x20 +1x21 +0x22+1x23

1-3 VALEUR DECIMALE D’UN NOMBRE N DE BASE b QUELCONQUE:


La valeur en décimal d’un nombre n de base b quelconque s’obtient en
effectuant les opérations de l’expression de sa forme polynomiale.

Exemples :
Soit à déterminer la valeur décimale des nombres de l’exemple précédent :
• (30212)4 = 2x40 +1x41
+2x42+0x43+3x44 = (806)10
• (1011)2 = 1x20 +1x21 +0x22+1x23 3
= (11)10

II- CHANGEMENT DE BASES (CONVERSIONS):


2-1 CONVERSION D’UN NOMBRE ENTIER DECIMAL EN UN NOMBRE
DE BASE b QUELCONQUE :

Algorithme : L’opération consiste à procéder à des divisions


successives du nombre à convertir puis des quotients par la base du nouveau
système tout en conservant les reste de ces divisions. On écrit ensuite tous les
restes à partir de la fin de gauche à droite, en les convertissant en lettres s’il y
a lieu.

Exemples :
• Convertir le nombre N=(231)10 en binaire.

231 :2= 115 reste 1


115 :2= 57 reste 1
57 :2 = 28 reste 1
28 :2=14 reste 0 N= (11100111)2
14 :2=7 reste 0
7 :2= 3 reste 1
3 :2=1 reste 1
1 :2=0 reste 1

• Convertir le nombre N=(189520)10 en hexadécimal.

189520:16=11845 reste 0
11845 :16= 740 reste 5
740 :16= 46 reste 4 N= (2E450)16
46 :16= 2 reste 14
2 :16= 0 reste 2

2-2 CONVERSION D’UN NOMBRE FRACTIONNAIRE N UN NOMBRE DE BASE


b QUELCONQUE :
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT

2-2-1 Forme polynomiale d’un nombre fractionnaire:

n
N = Σ ai x b-i où ai ∈ ⎨0,1…….b-1⎬

i=0 i rang (décimal) du chiffre ai


n exposant du chiffre décimal le plus à droite.

Exemples :

Soit à déterminer la valeur décimale des nombres :


• (0,30212)4 = 3x4-1 +0x4-2+2x4-3+1x4-4+2x4-5
• (1011)2 = 1x2-1 +0x2-2 +1x2-3+1x2-4 4

2-2-2 Conversion d’un nombre fractionnaire de base b en décimal :

Exemple :

• (0,1011)2 = 1x2-1 +0x2-2 +1x2-3+1x2-4 = 1x0,5+1x0,125+1x0,0625 = (0,6875)10


• (0,163)8 =1x8-1 +6x8-2 +3x6-3 = (0,224609375)10

2-2-3 Conversion d’un nbre décimal fractionnaire en un nombre de base b:

Algorithme : L’opération consiste à procéder à des multiplications successives


du nombre à convertir puis des différents résultats par la base du nouveau
système tout en conservant les nombres entiers de ces multiplications.

Exemples :
 Soit à convertir en binaire le nombre (0,72145)10

0,72145 x2 = 1 , 44290
0,44290x2 = 0 , 88580
0,88580x2 = 1 , 77160 N=(0,101110)2
0,77160x2 = 1 , 54320
0,54320x2 = 1, 08640
0,08640x2= 0 , 17280

 Soit à convertir en octal le nombre (0,732)10


 0,732x8 = 5 , 856
 0,856x8 = 6 , 848

 0,784x8 = 6 , 272
 0,272x8 = 2 , 176

Remarque : En augmentant le nombre de multiplications , on


améliore l’approximation.
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT

III- NUMERATION OCTALE:


3-1 REPRESENTATION OCTALE :

La base du système de numération octale comprend huit(8) chiffres:


0,1,2,3,4,5,6,7.

3-2 CONVERSION BINAIRE-OCTALE :

3-2-1 Code binaire naturel :


4
quatre bits permettent d’avoir 16 combinaisons (2 ), donc d’écrire 15 entiers 5
de 0 à 15 :
0 1 2 3 4 5 6 7
0000– 0001-0010-0011-0100-0101-0110-0111-
8 9 10 11 12 13 14 15
1000-1001-1010-1011-1100-1101-1110-1111
ce code est appelé code binaire naturel ou code 8421. Chacun de ces chiffres
représente le poids d’un bit . Ce code est très souvent utilisé en techniques
numériques.

3-2-2 Conversion binaire-octal et octal-binaire :

Règle : A partir de la virgule , grouper les bits par groupes de trois en allant
vers la gauche pour la partie entière et vers la droite pour la partie
fractionnaire. Convertir ensuite chaque bloc séparément en octal selon le code
binaire naturel .

Exemples :

• Soit
à convertir en octal le nombre binaire
N=(001110011101,01110001)2 N=(001 110 011 101,011 100 001)2

• Soit
à convertir en binaire le nombre en octal N=(7510)8
N=(7510,246)8
N=(111 101 001 000 , 010 100 110)2

IV- NUMERATION HEXADECIMALE:


4-1 REPRESENTATION HEXADECIMALE :

La base du système de numération hexadécimale comprend 9 chiffres et 6


lettres alphabétiques: 0,1,2,3,4,5,6,7,8,9,A,B,C,D,E,F.
0 1 2 3 4 5 6 7
0000– 0001-0010-0011-0100-0101-0110-0111-
8 9 A B C D E F
1000-1001-1010-1011-1100-1101-1110-1111

4-2 Conversion binaire-hexadécimal et hexadécimal-binaire :


ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT

Règle : A partir de la virgule , grouper les bits par groupes de quatre en


allant vers la gauche pour la partie entière et vers la droite pour la partie
fractionnaire. Convertir ensuite chaque bloc séparément en hexadécimal.

Exemples :

• Soit à convertir en hexadécimal le nombre binaire


N=(1110011101,01110001)2 N=(0011 1001
1101,0111 0001)2
N=( 3 9D , 7 1 )16
On lit : un trois neuf D , sept, un
• Soit à convertir en binaire le nombre en hexadécimal N=(7A1F,B46) 16 6
N=(7A1F,B46)16
N=(0111 1010 0001 1111 , 1011 0100 0110)2

V- OPERATIONS ARITHMETIQUES EN BINAIRE:


5-1 Rappel du principe de l’addition et de la soustraction
en décimal :

Il faut effectuer un report dès que la somme dépasse le chiffre 9, chiffre


le plus élevé dans la base 10.

Exemple 1-addition:

11 Report
2563 Cumulande
+ 764 Cumulateur
_______________
=3327 Somme

Exemple 2-soustraction :

5 15 4 13 Retenue
65 5 3 5 Diminuende
- 1 6 3 8 3 Diminuteur
_________________
=4 9 1 5 2 différence

4 9 9 14 1 11
5 0 0 4 21
- 4 9 2 51 3
____________________
= 0 0 7 9 0 8

Règle 1 : Une retenue augmente le diminuende trop petit de la base du système


et diminue de 1 le diminuende immédiatement à gauche du diminuende trop petit.

Règle 2 : Lorsque le chiffre dans lequel on doit effectuer la retenue est 0,


parcourir le diminuende vers la gauche et retenir 1 dans le premier chiffre
rencontré différent de 0; puis remplacer tous les zéros parcourus par le plus
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT

grand chiffre du système de numération.

5-2 Addition en binaire :

Règles de l’addition :

0+0=0
1 + 1 = 0 report 1
1+0=1
1 + 1 + 1 = 1 report 1

Exemple : 7

1 11 11
1100 1100 11
+ 1001100110
______________________
= 10 1 1 0 0 1 1 0 0 1

5-3 Soustraction en binaire :

Règles de la soustraction :

0-0=0
1-1=0
1-0=1
0 - 1 = 1 retenue 1

Exemple :

01 011
1 1 0 0 1 1 0 00 1
-1001100110
______________________
=0011001011

Règle: Si le bit dans lequel il faut effectuer une retenue est égal à 0, effectuer
cette retenue dans le premier bit égal à1 rencontré en parcourant le diminuende
vers la gauche. Remplacer ce bit par 0 et les 0 intermédiaires par des 1.

VI- COMPLEMENTATION

6-1 Complément à 1 :

 En décimal : En décimal, on forme le complément à 9 d’un nombre en


soustrayant de 9 chaque chiffre de ce nombre. La somme d’un nombre décimal
et de son complément à 9 est toujours égale à 999….9 (même nombre de
chiffres 9 que le nombre complémenté).
Exemple : Le complément à 9 du nombre 58472 est 41527. La somme de ces
deux nombres est égale à 99999.
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT

 En binaire : En binaire, on forme le complément à 1 d’un nombre en


soustrayant de 1 chaque bit de ce nombre. La somme d’un nombre binaire et de
son complément à 1 est un nombre binaire uniquement composé de 1. (même
nombre de bits 1 que le nombre complémenté).
Remarque : Pour obtenir le complément à 1 d’un nombre binaire , il suffit de
complémenter chaque bit : 1 devient 0 et 0 devient 1.

Exemple : Le complément à 1 du nombre 011011101 est 100100010. La somme de


ces deux nombres est égale à 111111111.
8

6-2 Complément à 2 :

 En décimal : En décimal, on forme le complément à 10 ou complément Vrai


d’un nombre en soustrayant de 10 le chiffre de rang 0 et de 9 les autres.

Remarque : La somme d’un nombre décimal et de son complément à 10 est


égale à la puissance de 10 immédiatement supérieure.

Exemple : Le complément à 10 du nombre 58472 est 41528. La somme de ces


deux nombres est égale à 1000000.

 En binaire : En binaire, on forme le complément à 2 d’un nombre en le


soustrayant de la puissance de 2 immédiatement supérieure. La somme d’un
nombre binaire et de son complément à 2 est le nombre binaire égale à la
puissance de 2 immédiatement supérieure.

Remarques : Pour obtenir le complément à 2 d’un nombre binaire , il suffit


d’ajouter 1 à son complément à 1.
Une autre méthode consiste à conserver tous les bits à partir de la droite
jusqu’au premier 1 compris et de changer les autres bits de 0 en 1 ou de
1 en 0.

Exemple : Le complément à 2 du nombre 011011101 est :


100100010
+ 1
_____________
100100011

VII- CODES

8-1 : Code Gray ou binaire réfléchi

Ce code est utilisé essentiellement dans la conversion d’une grandeur


analogique en une grandeur numérique ; car dans ces conversions on a besoin d’un
code dans lequel les grandeurs successives ne diffèrent que d’un seul caractère.

Par exemple pour passer de 7 à 8 décimal, soit de 0111 à 1000 binaire naturel les
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT

quatre bits changent.

Equivalence n code Gray des entiers 0 à 15 :

Décimal Binaire naturel Gray


0 0000 0000
1 0001 0001
2 0010 0011
3 0011 0010
4 0100 0110
5 0101 0111
9
6 0110 0101
7 0111 0100
8 1000 1100
9 1001 1101
10 1010 1111
11 1011 1110
12 1100 1010
13 1101 1011
14 1110 1001
15 1111 1000

Pour convertir un nombre du binaire naturel au binaire réfléchi, il suffit de


changer le bit qui précède directement un bit 1 .

Exemple :

(10)10 (1 0 1 0)2

1 1 1 1)2 bits à changer (précèdent un 1)

(10)10

8-2 : Code BCD (Binary Coded Décimal) ou (DCB) Décimal codé


en binaire :

8-2-1 : Représentation :

Ce code est utilisé par les calculateurs.

On fait correspondre à chaque caractère (chiffre) du


système Décimal un mot du code binaire de quatre bits.

Exemple :

DECIMAL BINAIRE BCD


258 1111 1111 0010 0101 1000
32 10 0000 0011 0010
69 100 0101 0110 1001
4096 100 0000 0000 0100 0000 1010 0110
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT

ALGEB
CHAPITRE 1I
RE
DE BOOLE
I°) DEFINITIONS :

1°) Présentation :
Les circuits électroniques sont classés en deux grandes catégories : les circuits digitaux
12
(numériques) et les circuits analogiques.
Dans un circuit analogique, les signaux électriques ont une amplitude variant continuellement.
Cette amplitude peut prendre un nombre très élevé de valeurs entre le minimum et le maximum.
Un amplificateur basse fréquence, par exemple, est un circuit analogique. Il amplifie aussi bien
les signaux faibles que les signaux forts. L'amplitude varie sans cesse, suivant le niveau de la
voix ou de la musique à amplifier.
Un circuit digital est un circuit dans lequel les signaux ne peuvent avoir que deux niveaux, soit le
niveau 1, soit le niveau 0. Un interrupteur, par exemple, est un circuit digital. Les circuits logiques
utilisent la technique digitale.
Les circuits logiques ont besoin d’une alimentation pour fonctionner, cette alimentation ne sera pas
représentée pour ne pas compliquer les schémas, mais elle existera toujours !!!

Alimentation

Entrées
Circuit
a
b Logique Sortie
c

Masse
2°) Introduction :

* En logique binaire, on a deux symboles possibles : 0 et 1.


* En électricité, on a deux possibilités : présence ou absence de courant ou de
tension. En associant les deux, on obtient deux choix possibles :
- En logique positive :
Une logique est dite positive si l'on associe le potentiel électrique le plus élevé à l'état
1. 1 -> Pr ésence de courant ou de tension.
0 -> Absence de courant ou de tension.

- En logique négative :
Une logique est dite négative si l'on associe le potentiel électrique le plus élevé à l'état logique 0.

0 -> Présence de courant ou de tension.


1 -> Absence de courant ou de tension.
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT

Remarque :

D'une façon générale, dans les schémas logique, on travaille en logique positive.
Le niveau logique 0 correspond à la tension 0V.
Le niveau logique 1 correspond à une tension positive (5V ou 12V par exemple).

* Chronogrammes :
On représente les états logiques en fonction du temps.

13

3°) Variable logique :

Une variable logique ou binaire, notée X, est une grandeur qui ne peut prendre que deux états
(0 ou 1):

X = 0 si X ≠ 1
X = 1 si X ≠ 0

Un interrupteur K ne peut prendre que deux états, il est ouvert, ou il est fermé. L'état de cet
interrupteur peut être décrit par une variable logique X. En général, on attribue la valeur 0 à cette
variable quand K est ouvert, et la valeur 1 quand K est fermé

4°) Opérateurs logiques :


On définit cinq opérateurs logiques de base :
OUI, NON, OU Inclusif, (et son complément) , ET, (et son complément), OU Exclusif, (et son
complément).

5°) Fonction logique :

Une fonction logique est une associations de variables, reliées par des opérations, qui ne peut prendre
que deux valeurs (0 et 1). Par suite une fonction logique pourra à son tour être considérée comme une
variable vis-à-vis d'une autre fonction logique (fonction de fonction).

Exemple :

Si S dépend de e1 et e2, S est une fonction des variables e1 et e2


S=e1+e2

6°) Table de vérité :


La fonction S peut-être définie à partir d'un tableau appelé TABLE DE VERITE, qui indique la valeur
de S, selon les valeurs de e1 et de e2. Chaque table de vérité définit une fonction logique.
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT

e1 e2 S
0 0 0
0 1 1

1 0 1
1 1 1

Remarque : L'état 1 est aussi appelé état haut (H); l'état 0 est l'état bas (B, L).
14

II°). DIFFERENTES FONCTIONS LOGIQUES :

1°) Fonction OUI :

* Définition :
La fonction OUI effectue l'égalité entre deux variables. Elle sert à transmettre et à amplifier
l'information.

* En électricité :

Au repos (a=0), la lampe est éteinte (S=0). Si on appuie sur a (a=1) , la lampe s'allume (S=1).
On peut donc écrire la relation S=a. Donc un contact travail représente la variable.

a S
* Table de vérité :
0 0

1 1

* Equation : S=a

* En électronique :

Symbole normalisé :

Ancien Symbole :
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT

*Chronogrammes :

2°) Fonction NON : (NO)


15

* Définitions :
La fonction NON (ou négation) effectue le complément logique (ou l'inverse) d'une variable. On le
note en ajoutant une barre sur la variable (est le complément de x et se lit x barre).Cette définition
conduit aux relations suivantes :

1=0;0=1

On en déduit que le complément de A est égale à A barre ( A ) ; et le complément de A barre est égale
à A.
Donc si A = 0 alors A= 1

Et si A = 1 alors A= 0

Il est possible de complémenter plusieurs fois une variable ou un groupe de variables.

Exemple : A = A

* En électricité :

Au repos (a=0), la lampe est allumée (S=1) ; si on appuie sur a (a=1), la lampe s'éteint
(S=0); On peut donc écrire S= a . Donc un contact repos représente le complément de la variable.

* Table de vérité :

a S

0 1

1 0
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT

* Equation :
S= a

* En électronique :

Symbole normalisé :

16

Ancien symbole :

* Chronogrammes :

3°) Fonction ET : (AND)

* Définitions :

Cette opération, aussi appelée intersection, appliquée à deux variables, conduit au produit,

ou fonction ET de ces deux variables. On la note par le .


signe ‘ ’ entre les deux variables x et

y, mais plus simplement .


xy ou x y. Le résultat est égal à 1 si les deux variables valent 1.
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT

En électricité :

Au repos, la lampe est éteinte; la lampe s'allume seulement si l'on appuie sur a et b. On est donc en 17
présence d'une fonction ET.

Remarque :
Le ET en électricité se réalise en mettant les contacts en série.

* Table de vérité :

a b S

0 0 0

0 1 0

1 0 0

1 1 1

Remarque :
En généralisant, pour que S soit à 1, il faut que toutes les variables d'entrées soient à 1.
Le ET logique est équivalent à une multiplication.

* Equation :

S= a.b
* En électronique :

Symbole normalisé :

Ancien symbole :
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT

* Propriétés :

A.A = A

A.A = 0

1.A = A

0.A = 0

18
*Chronogrammes :

4°) Fonction OU (Inclusif) : (OR)

* Définitions :
Cette opération, aussi appelée réunion, appliquée à deux variables, conduit à la somme, ou fonction
OU de ces deux variables. On la note par le signe U entre les deux variables x U y,
ce qui évite de la confondre avec l'addition arithmétique, mais en pratique, o n la notera sous la
forme x+y. Le résultat est égal à 1 si l'une ou l'autre des variables ou les deux valent 1.
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT

* En électricité :

19

Au repos , la lampe est éteinte ; la lampe s’allume si l’on appuie sur a ou b .On est donc ne
présence d’une fonction OU.

Remarque :

Le OU en électricité se réalise en mettant les contacts en parallèle.

* Table de vérité :

a b S

0 0 0

0 1 1

1 0 1

1 1 1

 Remarque :

En généralisant ,il suffit qu’une des variables d’entrées soit à 1 pour que la sortie soit à 1 .

Le OU logique est équivalent à une addition sauf la dernière ligne car A et B sont des états
et pas des valeurs numériques .

* Equation : S= a + b
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT

* En électronique :

Symbole normalisé :

Le signifie que pour que la sortie passe à 1 ,il faut que le nombre d’entrées au niveau 1
soit égal ou supérieur à 1. 20

Ancien symbole :

* Propriétés :
A+A=A

A+A=1

1+A=1

0+A=A

*Chronogrammes :
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT

5°) Fonction OU Exclusif : (XOR) (OU disjonctif ou Dilemme)

* Définition :
La fonction OU Exclusif est encore appelée fonction d’anti-coïncidence car sa sortie n’est à
l’état 1 que lorsque les 2 entrées sont dans des états différents .

* En électricité :

OU

Au repos, la lampe est éteinte ; la lampe s’allume si l’on appuie sur a ou sur b ,mais elle s’éteint si l’on
appuie sur les deux. En résumé S=1 si et seulement si l’on appuie exclusivement sur a ou sur b .On est
donc en présence d’un OU exclusif.

* Table de vérité :

a b S

0 0 0

0 1 1

1 0 1

1 1 0
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT

Attention au piège, en généralisant à 3 entrées ,il faudra d’abord effectuer un OU


exclusif entre deux variables d’entrée ,puis effectuer le suivant entre le résultat précédent et la
troisième variable d’entrée.

 Remarque :

Le OU exclusif est équivalent à une addition modulo 2 ( 1+ 1 = 0 et je retiens 1).

* Equations :
S=a+b
S = a.b + a.b
22
S = (a + b ). ( a + b )

* En électronique :
Symbole normalisé :

Ancien symbole :

* Propriétés :
1+A=A

0+A=A

* Chronogrammes :
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT

6°) Fonction NON ET : (NAND)

* Définition :

La fonction NON ET n’est à l’état 0 que si toutes les entrées sont à l’état 1. Dès que l’une des
entrées est à l’état 0,la sortie passe à l’état 1.

* En électricité :

23

Au repos, la lampe est allumée ; la lampe s’éteint si l’on appuie sur a et sur b. On est donc en
présence d’une fonction NON ET.

* Table de vérité :
a b S
0 0 1
0 1 1
1 0 1
1 1 0

 Remarque :

En généralisant, la sortie est à 0 seulement quand toutes les variables d’entrées sont au niveau 1.

* Equations :
S = a.b = a + b

* En électronique :
Symbole normalisé :

Ancien symbole :

Auteur : MAN M. Jean Claude, Ingénieur Informaticien.


07686800 / 03547508
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT

*Chronogrammes :

24

7°) Fonction NON OU (Inclusif) : (NOR) (NI)

* Définition :
La sortie ne se trouve à 1 que si toutes les entrées sont à l'état 0.

* En électricité :

La lampe s'allume seulement au repos.

Auteur : MAN M. Jean Claude, Ingénieur Informaticien.


07686800 / 03547508
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT

* Table de vérité :

a b S

0 0 1

0 1 0

1 0 0
25
1 1 0

 Remarque :
En généralisant, La sortie est à 1 seulement lorsque toutes les entrées sont à 0.

* Equations :

S=a+b=a.b

* En électronique :

Symbole normalisé :

Ancien symbole :

Auteur : MAN M. Jean Claude, Ingénieur Informaticien.


07686800 / 03547508
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT

* Chronogrammes :

26

8°) Fonction NON OU (Exclusif) : (EXNOR) (Egalité ou Coïncidence ou Identité)

* Définitions :
La sortie est à 1 quand les entrées sont égales.

* En électricité :

OU

Auteur : MAN M. Jean Claude, Ingénieur Informaticien.


07686800 / 03547508
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT

Au repos, la lampe est allumée; La lampe s'éteint si l'on appuie sur a ou sur b, mais elle s'allume si l'on
appuie sur les deux.

* Table de vérité :
a b S
0 0 1

0 1 0 27

1 0 0

1 1 1

* Equations :

S=a+b

S=a.b+a.b

S=(a+b).(a+b)

* En électronique :

Symbole normalisé :

Ancien symbole :
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT

* Chronogrammes :

28

III°) DIFFERENTES RELATIONS :

1°) Relations de bases :

Les opérations fondamentales sont : la somme, le produit ,le complément.


 Toute variable A a un inverse appelé complément et noté A tel que :

A+A=1 A.A=0
 Les opérations sont commutatives :

A+B=B+A

A.B=B.A
 Les opérations sont distributives :
 Distributivité du ET par rapport au OU

Une table de vérité permet de vérifier que : A.(B + C ) = A . B + A . C


Cette propriété autorise à développer ou, inversement , à mettre en facteurs comme en algèbre
classique.

Exemple : A= xyz + xq + w = x. (y.z + q )+ w

 Distributivité du OU par rapport au ET

De même ,on peut vérifier que : A + ( B . C) = ( A + B).(A + C )


Cette relation est intéressante pour mettre une expression sous forme de produit logique (ET)
de OU loqique.
ELECTRONIQUE NUMERIQUE – 1BT

Exemple : A= x+( y.z.q) + w = (x + y).(x+z).(x+q) + w

2°) Autres relations :


ATTENTION

A + A.B = A A(A+B ) = A

A+ A.B = A + B A (A+ B) = A.B

29
3°) Théorème de DE MORGAN :

a) 1er Théorème :

Le complément d’un produit de variables est égal à la somme des compléments de variables .

A.B.C = A + B + C
b) 2ème Théorème :

Le complément d’une somme de variables est égal au produit des compléments de variables .

A+B+C = A . B . C
Ils permettent des simplifications remarquables des équations logiques donc des réductions
de schémas.

IV°) Réalisation des fonctions logiques à l'aide des différents opérateurs :

Toute fonction logique peut-être réalisée de manières suivantes :

- Soit avec des opérateurs ET , OU , NON .


- Soit avec des opérateurs NON ET ( NAND)
- Soit avec des opérateurs NON OU (NOR)

Le schéma obtenu s’appelle le logigramme.

Exemple : Soit la fonction telle que F= a.b + a.b


Réalisation avec des opérateurs ET , OU ,NON :

Auteur : MAN M. Jean Claude, Ingénieur Informaticien.


07686800 / 03547508
Schéma :

30

V°) LES SYSTEMES LOGIQUES :

1°) Définition :

Toute fonction logique peut-être réalisée de manière suivantes :

- Soit avec des opérateurs ET , OU , NON .


- Soit avec des opérateurs NON ET ( NAND ).
- Soit avec des opérateurs NON OU (NOR).

Nous dirons que ces groupes d’opérations forment : « un système complet ».


On appelle fonction logique ,une combinaison de variables booléennes reliées par des opérateurs
logiques :

F= (a+b).(a+c).d

Le schéma obtenu s’appelle un logigramme.

Exemple : Réaliser le schéma de l’équation suivante : F= a.c + d.b


Schéma :

Auteur : MAN M. Jean Claude, Ingénieur Informaticien.


07686800 / 03547508
VI°) FONCTIONS LOGIQUES :

1°) Fonction complètement définie :

Une fonction est complètement définie quand on connaît sa valeur (0 et 1) pour toutes les
n
combinaisons possibles des variables d’entrées .Ces combinaisons sont au nombre de 2 pour
n variables d’entrées. On établit alors la table de vérité de la fonction.

Exemple : Table de vérité de la fonction majorité sur 3 variables : la fonction vaut 1 si la majorité des
variables d’entrées sont à 1. Il y a 23=8 combinaisons des 3 variables a, b, c. La fonction F est
31
complètement définie si on connaît son état logique (0 ou 1 ) pour chacune de ces 8 combinaisons .On aura la
table de vérité suivante :

c b a F

0 0 0 0

0 0 1 0

0 1 0 0

0 1 1 1

1 0 0 0

1 0 1 1

1 1 0 1

1 1 1 1

2°) Fonction incomplètement définie :

Une fonction est incomplètement définie quand sa valeur est indifférente ou non spécifiée
pour certaines combinaisons des variables d’entrées . Ce cas se rencontre lorsque certaines
combinaisons sont impossibles physiquement .On notera X la valeur de la fonction dans ce cas. Ces
cas non définis sont très intéressants pour la simplification des fonctions.
Exemple : Table de vérité de la fonction majorité pour 4 variables d’entrées.

d c b a F

0 0 0 0 0

0 0 0 1 0

0 0 1 0 0
32
0 0 1 1 X

0 1 0 0 0

0 1 0 1 X

0 1 1 0 X

0 1 1 1 1

1 0 0 0 0

1 0 0 1 X

1 0 1 0 X

1 0 1 1 1

1 1 0 0 X

1 1 0 1 1

1 1 1 0 1

1 1 1 1 1
Méthode simplificatrice : Le tableau de Karnaugh

A .) PRESENTATION DE LA METHODE

La méthode de KARNAUGH consiste à présenter les états d’une fonction logique ,non
sous la forme d’une table de vérité, mais en utilisant un tableau à double entrée. Cela permet
d’éviter la simplification algébrique de la fonction.

Chaque case du tableau correspond à une combinaison des variables d’entrées ,donc
à une ligne de la table de vérité.
33
Le tableau de Karnaugh aura autant de cases que la table de vérité possède de lignes.

Les lignes et les colonnes du tableau sont numérotées selon le code binaire réfléchi,
donc chaque fois que l’on passe d’une case à l’autre, une seule variable change d’état.

 On peut numéroter les cases pour que ce soit plus facile à remplir ,mais
attention à l’ordre de numérotation !
 Tableau de Karnaugh à 2 variables d’entrée :

b
a 0 1

0
0 1

1
2 3

 Tableau de Karnaugh à 3 variables d’entrée :

b.a
c
00 01 11 10

0
0 1 3 2

1
4 5 7 6

Auteur : MAN M. Jean Claude, Ingénieur Informaticien.


07686800 / 03547508
 Tableau de Karnaugh à 4 variables d’entrée :

b.a
d.c 00 01 11 10

00
0 1 3 2

01 4 5 7 6 34

11 12 13 15 14

10 8 9 11 10

I). Comment remplir le tableau :

 A partir de la table de vérité, on inscrit dans les cases les 0 et les 1 de la


fonction , en respectant les états des variables d’entrée ,dans l’ordre de la table
de vérité.
 A partir de la fonction logique ,on doit d’abord la mettre sous la forme somme de
produits ,pour pouvoir remplir la table.
 Dans le cas où la fonction est incomplètement définie, on mettra un x dans les
cases correspondantes.

Exemple : Représenter la fonction majorité à 3 variables dans le tableau de Karnaugh


b.a
c
00 01 11 10

0
0 0 1 0

1
0 1 1 1

Auteur : MAN M. Jean Claude, Ingénieur Informaticien.


07686800 / 03547508
II) Comment faire les regroupements :

Pour faire les simplifications, on procède à des regroupements de cases adjacentes . On


n
effectue des regroupements de 2 cases adjacentes (1, 2, 4, 8, 16,…..cases). En effectuant
ainsi les regroupements , on élimine les variables qui changent d’état , et on conserve celles
qui restent fixes. On peut utiliser une même case pour plusieurs regroupements . On doit
prendre au moins une fois tous les 1 du tableau. En pratique , on utilise cette méthode jusqu’à
4 ou 5 variables , pour plus de variables d’entrée ,on réutilise l’algèbre de BOOLE.
b.a
c 00 01 11 10 35

0
0 0 1 0

1
0 1 1 1

III) Lecture des regroupements :

On en déduit la fonction simplifiée en prenant tous les regroupements de 1 effectués. Pour chaque
regroupement ,on ne garde que les variables d’entrées en abscisse et en ordonnées qui restent fixes ( et
donc on élimine les variables qui changent !) et on fait un ET logique entre chaque variables. Une variable
à 0 est prise comme variable barre .Et on fait un OU logique entre chaque regroupement .

F= a.b + b.c + a.c


On ne doit plis pouvoir simplifier la fonction lue ,sauf y rechercher des
OU exclusif si on a des 1 en diagonale.
 Cas d’une fonction incomplètement définie :

Pour les simplifications, on peut utiliser certaines cases X comme des 1 si cela
facilite les regroupements, et 0 dans le cas contraire .Mais on ne peut pas attribuer qu’une
seule valeur, à une case X donné.
Reprenons l’exemple de la fonction majorité à 4 variables d’entrée :

0 0 X 0

0 X 1 X
36

X 1 1 1

0 X 1 X

Exercice d’application : Commande de feux tricolores :


On dispose de 3 boutons de commande des feux rouge ( r ) , orange ( o ) et vert
( v ) qui permettent d’allumer les lampes Rouge ( R ), Orange ( O ) et verte ( V ). Le rouge
est prioritaire sur le Orange qui est prioritaire sur le vert.

Construire la table de vérité , simplifier la fonction par la méthode de Karnaugh ,


en faire le logigramme.

Vous aimerez peut-être aussi