1. SE02_1.1_Introduction_Définitions(SE02_1.
1_Introduction_D…)
Ce document commence par une définition étymologique du terme «
économie », provenant du grec ancien oikonomia (gestion de la maison),
pour ensuite exposer la complexité de cette discipline. L'économie est un
domaine qui tente de comprendre et d'analyser la gestion des ressources
limitées dans un monde réel, où l'information est incomplète et
inégalement répartie, les comportements sont souvent routiniers et
mimétiques, et les marchés sont imparfaits. Il traite également de
l'influence des monopoles, des gouvernements et des politiques
économiques.
Le texte présente plusieurs perspectives classiques sur la définition de
l'économie :
Adam Smith (1776) définit l'économie comme l’étude des causes
et de la richesse des nations, un domaine fondé sur la gestion des
revenus pour assurer la subsistance et le financement des services
publics.
David Ricardo (1820) met l'accent sur la répartition des richesses
entre les différentes classes sociales (travailleurs, capitalistes,
propriétaires), considérant la répartition comme l'objet central de
l’économie.
Jean-Baptiste Say (1834) parle de l’économie comme une science
de la production, de la distribution et de la consommation des
richesses.
John Stuart Mill (1844) considère l’économie comme une science
des lois des phénomènes sociaux liés à la production des richesses.
Lionel Robbins (1932) propose une définition plus moderne :
l'économie est une science qui étudie la relation entre des fins et
des moyens rares, une vision qui souligne la rareté des ressources.
Le document aborde aussi les notions de science normative, c'est-à-dire
que l'économie a historiquement été orientée vers des jugements de
valeur sur la politique économique. L'accent est mis sur l'influence de
l'économie dans les décisions politiques, les entreprises et la vie
quotidienne des citoyens. Il est également question de la difficulté
d'étudier l'économie, car elle s’entrecroise avec les aspects scientifiques,
doctrinaux et pratiques.
Un autre thème important est celui de l'inégalité : Ricardo et d’autres
économistes pensent que l’économie doit avant tout s’occuper de la
répartition inégale des richesses plutôt que de la seule croissance
économique. Ce débat reste d'actualité avec des questions liées à la dette,
l'environnement ou la finance.
Enfin, le document conclut avec une distinction entre l'économie
orthodoxe (dominée par les idées néoclassiques de marchés équilibrés et
d'individus rationnels) et l'économie hétérodoxe (qui conteste les
hypothèses classiques et s’intéresse aux aspects environnementaux,
institutionnels, et à l'innovation).
2. SE02_1.2_Introduction_Cadre et concepts
(SE02_1.2_Introduction_C…)
Ce texte expose le cadre analytique de la pensée économique, qui repose
sur trois fondements :
1. Les acteurs rationnels : Les individus ou les groupes prennent des
décisions en fonction de leurs objectifs et contraintes, selon un
comportement rationnel, c’est-à-dire prévisible et orienté vers la
maximisation de l’intérêt (profit ou utilité).
2. Les mécanismes de coordination : Il s'agit des moyens par
lesquels les décisions des acteurs sont coordonnées, avec d’un côté
les marchés (où les prix régulent l’offre et la demande) et de l’autre
les hiérarchies (comme dans les entreprises où les décisions sont
planifiées).
3. Les institutions : Les institutions (États, banques, organismes
internationaux) établissent les règles qui encadrent les
comportements économiques, exercent des fonctions souveraines
comme la production de biens collectifs, et fixent les taxes. Elles
jouent un rôle clé dans l'encadrement des interactions entre acteurs
économiques.
Le document analyse les principaux objets économiques, comme les
marchandises, les biens collectifs et la monnaie :
Les marchandises sont des objets appropriables et aliénables,
c’est-à-dire échangeables contre de la monnaie. Le document
distingue les biens de consommation des moyens de production, et
des titres financiers (droits à recevoir de la monnaie dans le futur).
Les biens collectifs sont des biens non exclusifs et non rivaux
(comme l'éclairage public), dont la consommation par un individu ne
réduit pas celle des autres.
La monnaie est présentée comme un équivalent général des
marchandises, acceptée par tous dans un espace géographique
donné pour faciliter les échanges. La monnaie repose sur la
confiance des acteurs dans sa valeur.
Le document aborde aussi les actes économiques comme la production,
l’échange, la consommation et le financement. La production y est définie
comme un flux de marchandises produit à partir de stocks de facteurs de
production, tels que la terre, le travail et le capital. La finance, quant à
elle, est expliquée comme le mécanisme permettant l’épargne et le
financement des projets de production, en organisant l’échange des
risques à travers des titres financiers.
Enfin, il est souligné que tous ces concepts sont historiquement
déterminés, c’est-à-dire qu’ils sont influencés par le contexte social et
économique dans lequel ils se développent. Les règles du jeu économique,
les définitions de la monnaie, de la propriété ou du travail, varient selon
les époques et les sociétés.
3. SE02_1.3_Introduction_Epistémologie
(SE02_1.3_Introduction_E…)
Ce document traite de l’épistémologie économique, c’est-à-dire des
fondements et des méthodes de la science économique. Il commence par
poser la question de savoir si l’économie est une ou multiple, soulignant
que si les hypothèses économiques divergent, la méthode et le cadre
analytique sont similaires.
Trois grandes définitions de l’économie sont présentées :
1. Étude des économies réelles : C'est l'idée que l'économie analyse
les systèmes économiques existants.
2. Ensemble d’outils analytiques : L’économie fournit des
instruments pour comprendre et orienter le monde social.
3. Science des décisions rationnelles : L’économie est définie
comme la science qui étudie les choix rationnels en situation de
rareté, c'est-à-dire les décisions prises face à des ressources
limitées, comme l’argent, le temps ou l’énergie.
Le document met en avant les deux grandes approches de l’économie
:
1. Approche mathématique et théorique : Inspirée par les sciences
exactes, cette approche repose sur l'utilisation de modèles
mathématiques pour étudier les comportements économiques,
souvent dans un cadre d’équilibre (ex. Ricardo, Walras).
2. Approche institutionnelle et historique : Elle se concentre sur
l’étude des institutions et des événements historiques pour
comprendre les déséquilibres et les crises économiques (ex. Keynes,
Marx).
Il explique également que l’économie fonctionne avec des modèles
simplifiés, qui permettent de comprendre les comportements
économiques et d'en tirer des prévisions. Toutefois, l’économie ne peut
pas être expérimentale comme la physique ; ses hypothèses ne sont
valables que dans un cadre spécifique.
Le texte aborde ensuite la notion d’Homo œconomicus, une figure
théorique d’un acteur économique rationnel qui maximise son utilité ou
son profit, un concept central du modèle néoclassique. Cependant, ce
modèle simplifié est souvent critiqué pour son manque de réalisme.
Enfin, le document conclut sur le lien intrinsèque entre économie et
politique. Il montre que l’économie ne peut être détachée de la politique,
car les décisions économiques sont fondées sur des choix collectifs et des
valeurs. L'économie comme science sert à analyser, prévoir, et proposer
des solutions, mais leur mise en œuvre dépend des processus politiques.